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La fin annoncée de la civilisation industrielle: une mosaïque d’effondrements politiques et sociaux

Un commentaire

Un jour,les déserts prendront le dessus.

Un jour,les déserts prendront le dessus.

Sur les neuf frontières vitales au fonctionnement du « système Terre », au moins quatre ont déjà été transgressées par nos sociétés industrielles, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité ou le rythme insoutenable de la déforestation. Transgresser ces frontières, c’est prendre le risque que notre environnement et nos sociétés réagissent « de manière abrupte et imprévisible », préviennent Pablo Servigne et Raphaël Stevens, dans leur livre « Comment tout peut s’effondrer ». Rappelant l’ensemble des données et des alertes scientifiques toujours plus alarmantes, les deux auteurs appellent à sortir du déni. « Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide ».

 

Pablo Servigne et Raphaël Stevens : [1] La naissance du livre est l’aboutissement de quatre années de recherche. Nous avons fusionné des centaines d’articles et d’ouvrages scientifiques : des livres sur les crises financières, sur l’écocide, des ouvrages d’archéologie sur la fin des civilisations antiques, des rapports sur le climat… Tout en étant le plus rigoureux possible. Mais nous ressentions une forme de frustration : quand un livre aborde le pic pétrolier (le déclin progressif des réserves de pétrole puis de gaz), il n’évoque pas la biodiversité ; quand un ouvrage traite de l’extinction des espèces, il ne parle pas de la fragilité du système financier… Il manquait une approche interdisciplinaire. C’est l’objectif du livre.

Au fil des mois, nous avons été traversés par de grandes émotions, ce que les anglo-saxons appellent le « Oh my god point » (« Oh la vache ! » ou « Oh mon dieu ! »). On reçoit une information tellement énorme que c’en est bouleversant. Nous avons passé plusieurs « Oh my god points », comme découvrir que notre nourriture dépend entièrement du pétrole, que les conséquences d’un réchauffement au-delà des 2°C sont terrifiantes, que les systèmes hautement complexes, comme le climat ou l’économie, réagissent de manière abrupte et imprévisible lorsque des seuils sont dépassés. Si bien que, à force de lire toutes ces données, nous sommes devenus catastrophistes. Pas dans le sens où l’on se dit que tout est foutu, où l’on sombre dans un pessimisme irrévocable. Plutôt dans le sens où l’on accepte que des catastrophes puissent survenir : elles se profilent, nous devons les regarder avec courage, les yeux grand ouverts. Être catastrophiste, ce n’est ni être pessimiste, ni optimiste, c’est être lucide.

Comparatif entre les prévisions du Club de Rome de 1972 et la situation actuelle en matière d’épuisement des ressources, de production agricole et industrielle, d’accroissement de la population, d’augmentation de la déforestation et de la pollution globale...

Comparatif entre les prévisions du Club de Rome de 1972 et la situation actuelle en matière d’épuisement des ressources, de production agricole et industrielle, d’accroissement de la population, d’augmentation de la déforestation et de la pollution globale…

Pic pétrolier, extinction des espèces, réchauffement climatique… Quelles sont les frontières de notre civilisation « thermo-industrielle » ?

Nous avons distingué les frontières et les limites. Les limites sont physiques et ne peuvent pas être dépassées. Les frontières peuvent être franchies, à nos risques et périls. La métaphore de la voiture, que nous utilisons dans le livre, permet de bien les appréhender. Notre voiture, c’est la civilisation thermo-industrielle actuelle. Elle accélère de manière exponentielle, à l’infini, c’est la croissance. Or, elle est limitée par la taille de son réservoir d’essence : le pic pétrolier, celui des métaux et des ressources en général, le « pic de tout » (Peak Everything) pour reprendre l’expression du journaliste états-unien Richard Heinberg. A un moment, il n’y a plus suffisamment d’énergies pour continuer. Et ce moment, c’est aujourd’hui. On roule sur la réserve. On ne peut pas aller au-delà.

 

Ensuite, il y a les frontières. La voiture roule dans un monde réel qui dépend du climat, de la biodiversité, des écosystèmes, des grands cycles géochimiques. Ce système terre comporte la particularité d’être un système complexe. Les systèmes complexes réagissent de manière imprévisible si certains seuils sont franchis. Neuf frontières vitales à la planète ont été identifiées : le climat, la biodiversité, l’affectation des terres, l’acidification des océans, la consommation d’eau douce, la pollution chimique, l’ozone stratosphérique, le cycle de l’azote et du phosphore et la charge en aérosols de l’atmosphère.

Sur ces neuf seuils, quatre ont déjà été dépassés, avec le réchauffement climatique, le déclin de la biodiversité, la déforestation et les perturbations du cycle de l’azote et du phosphore. L’Europe a par exemple perdu la moitié de ses populations d’oiseaux en trente ans (lire ici). La biodiversité marine est en train de s’effondrer et les premières « dead zones » (zones mortes) apparaissent en mer. Ce sont des zones où il n’y a carrément plus de vie, plus assez d’interactions du fait de très fortes pollutions (voir ici). Sur terre, le rythme de la déforestation demeure insoutenable [2]. Or, quand nous franchissons une frontière, nous augmentons le risque de franchissement des autres seuils. Pour revenir à notre métaphore de la voiture, cela correspond à une sortie de route : nous avons transgressé les frontières. Non seulement nous continuons d’accélérer, mais en plus nous avons quitté l’asphalte pour une piste chaotique, dans le brouillard. Nous risquons le crash.

Quels sont les obstacles à la prise de conscience ?

Il y a d’abord le déni, individuel et collectif. Dans la population, il y a ceux qui ne savent pas : ceux qui ne peuvent pas savoir par absence d’accès à l’information et ceux qui ne veulent rien savoir. Il y a ceux qui savent, et ils sont nombreux, mais qui n’y croient pas. Comme la plupart des décideurs qui connaissent les données et les rapports du GIEC, mais n’y croient pas vraiment. Enfin, il y a ceux qui savent et qui croient. Parmi eux, on constate un éventail de réactions : ceux qui disent « à quoi bon », ceux qui pensent que « tout va péter »…

Civilisation 1

L’alerte sur les limites de la croissance a pourtant été lancée il y a plus de 40 ans, avec le rapport du physicien américain Dennis Meadows pour le Club de Rome (1972). Comment expliquer cet aveuglement durable des « décideurs » ?

Quand un fait se produit et contredit notre représentation du monde, nous préférons déformer ces faits pour les faire entrer dans nos mythes plutôt que de les changer. Notre société repose sur les mythes de la compétition, du progrès, de la croissance infinie. Cela a fondé notre culture occidentale et libérale. Dès qu’un fait ne correspond pas à ce futur, on préfère le déformer ou carrément le nier, comme le font les climatosceptiques ou les lobbies qui sèment le doute en contredisant les arguments scientifiques.

Ensuite, la structure de nos connexions neuronales ne nous permet pas d’envisager facilement des évènements de si grande ampleur. Trois millions d’années d’évolution nous ont forgé une puissance cognitive qui nous empêche d’appréhender une catastrophe qui se déroule sur le long terme. C’est l’image de l’araignée : la vue d’une mygale dans un bocal provoque davantage d’adrénaline que la lecture d’un rapport du GIEC ! Alors que la mygale enfermée est inoffensive et que le réchauffement climatique causera potentiellement des millions de morts. Notre cerveau n’est pas adapté à faire face à un problème gigantesque posé sur le temps long. D’autant que le problème est complexe : notre société va droit dans le mur, entend-on. Ce n’est pas un mur. Ce n’est qu’après avoir dépassé un seuil – en matière de réchauffement, de pollution, de chute de la biodiversité – que l’on s’aperçoit que nous l’avons franchi.

Ne pouvons-nous pas freiner et reprendre le contrôle de la voiture, de notre civilisation ?

Notre volant est bloqué. C’est le verrouillage socio-technique : quand une invention technique apparaît – le pétrole et ses dérivés par exemple –, elle envahit la société, la verrouille économiquement, culturellement et juridiquement, et empêche d’autres innovations plus performantes d’émerger. Notre société reste bloquée sur des choix technologiques de plus en plus inefficaces. Et nous appuyons à fond sur l’accélérateur car on ne peut se permettre d’abandonner la croissance, sauf à prendre le risque d’un effondrement économique et social. L’habitacle de notre voiture est aussi de plus en plus fragile, à cause de l’interconnexion toujours plus grande des chaînes d’approvisionnement, de la finance, des infrastructures de transport ou de communication, comme Internet. Un nouveau type de risque est apparu, le risque systémique global. Un effondrement global qui ne sera pas seulement un simple accident de la route. Quelle que soit la manière dont on aborde le problème, nous sommes coincés.

Les manières dont l’effondrement pourraient se produire et ce qui restera de la civilisation post-industrielle est abondamment représentée au cinéma – d’ Interstellar à Mad Max en passant par Elysium – ou dans des séries commeWalking Dead. Cet imaginaire est-il en décalage avec votre vision du « jour d’après » ?

Parler d’effondrement, c’est prendre le risque que notre interlocuteur s’imagine immédiatement Mel Gibson avec un fusil à canon scié dans le désert. Parce qu’il n’y a que ce type d’images qui nous vient. Nos intuitions ne mènent cependant pas à un monde version Mad Max, mais à des images ou des récits que nous ne retrouvons que trop rarement dans les romans ou le cinéma. Ecotopia, par exemple, est un excellent roman utopiste d’Ernest Callenbach. Publié aux États-Unis en 1975, il a beaucoup inspiré le mouvement écologiste anglo-saxon, mais n’est malheureusement pas traduit en français. Nous ne pensons pas non plus que ce sera un avenir à la Star Trek : nous n’avons plus suffisamment d’énergies pour voyager vers d’autres planètes et coloniser l’univers. Il est trop tard.

Il y a une lacune dans notre imaginaire du « jour d’après ». L’URSS s’est effondrée économiquement. La situation de la Russie d’aujourd’hui n’est pas terrible, mais ce n’est pas Mad Max. A Cuba, le recours à l’agroécologie a permis de limiter les dégâts. Mad Max a cette spécificité d’aborder un effondrement à travers le rôle de l’énergie, et de considérer qu’il restera encore assez de pétrole disponible pour se faire la guerre les uns contre les autres. Les scientifiques s’attendent bien à des évènements catastrophistes de ce type. Dans la littérature scientifique, l’apparition de famines, d’épidémies et de guerres est abordée, notamment à travers la question climatique. L’émigration en masse est déjà là. Il ne s’agit pas d’avoir une vision naïve de l’avenir, nous devons rester réalistes, mais il y a d’autres scénarios possibles. A nous de changer notre imaginaire.

Existe-t-il, comme pour les séismes, une échelle de Richter de l’effondrement ?

Nous nous sommes intéressés à ce que nous apprennent l’archéologie et l’histoire des civilisations anciennes. Des effondrements se sont produits par le passé, avec l’Empire maya, l’Empire romain ou la Russie soviétique. Ils sont de différentes natures et de degrés divers. L’échelle réalisée par un ingénieur russo-américain, Dmitry Orlov, définit cinq stades de l’effondrement : l’effondrement financier – on a eu un léger aperçu de ce que cela pourrait provoquer en 2008 –, l’effondrement économique, politique, social et culturel, auxquels on peut ajouter un sixième stade, l’effondrement écologique, qui empêchera une civilisation de redémarrer. L’URSS s’est, par exemple, arrêtée au stade 3 : un effondrement politique qui ne les a pas empêchés de remonter la pente. Les Mayas et les Romains sont allés plus loin, jusqu’à un effondrement social. Cela a évolué vers l’émergence de nouvelles civilisations, telle l’entrée de l’Europe dans le Moyen Âge.

Quels sont les signes qu’un pays ou une civilisation est menacé d’effondrement ?

Il y a une constante historique : les indicateurs clairs de l’effondrement se manifestent en premier lieu dans la finance. Une civilisation passe systématiquement par une phase de croissance, puis une longue phase de stagnation avant le déclin. Cette phase de stagnation se manifeste par des périodes de stagflation et de déflation. Mêmes les Romains ont dévalué leur monnaie : leurs pièces contenaient beaucoup moins d’argent métal au fil du temps. Selon Dmitry Orlov, nous ne pouvons plus, aujourd’hui, éviter un effondrement politique, de stade 3. Prenez le sud de l’Europe : l’effondrement financier qui a commencé est en train de muter en effondrement économique, et peu à peu en perte de légitimité politique. La Grèce est en train d’atteindre ce stade.

Autre exemple : la Syrie s’est effondrée au-delà de l’effondrement politique. Elle entame à notre avis un effondrement social de stade 4, avec des guerres et des morts en masse. Dans ce cas, on se rapproche de Mad Max. Quand on regarde aujourd’hui une image satellite nocturne de la Syrie, l’intensité lumineuse a diminué de 80% comparé à il y a quatre ans. Les causes de l’effondrement syrien sont bien évidemment multiples, à la fois géopolitiques, religieuses, économiques… En amont il y a aussi la crise climatique. Avant le conflit, des années successives de sécheresse ont provoqué des mauvaises récoltes et le déplacement d’un million de personnes, qui se sont ajoutées aux réfugiés irakiens, et ont renforcé l’instabilité.

Même simplifiée, cette classification des stades nous permet de comprendre que ce que nous sommes en train de vivre n’est pas un événement homogène et brutal. Ce n’est pas l’apocalypse. C’est une mosaïque d’effondrements, plus ou moins profonds selon les systèmes politiques, les régions, les saisons, les années. Ce qui est injuste, c’est que les pays qui ont le moins contribué au réchauffement climatique, les plus pauvres, sont déjà en voie d’effondrement, notamment à cause de la désertification. Paradoxalement, les pays des zones tempérées, qui ont le plus contribué à la pollution, s’en sortiront peut-être mieux.

Cela nous amène à la question des inégalités. « Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons », a déclaré, le 21 mai à Paris, le secrétaire général de l’OCDE. Quel rôle jouent les inégalités dans l’effondrement ?

Les inégalités sont un facteur d’effondrement. Nous abordons la question avec un modèle nommé « Handy », financé par la Nasa. Il décrit les différentes interactions entre une société et son environnement. Ce modèle montre que lorsque les sociétés sont inégalitaires, elles s’effondrent plus vite et de manière plus certaine que les sociétés égalitaires. La consommation ostentatoire tend à augmenter quand les inégalités économiques sont fortes, comme le démontrent les travaux du sociologue Thorstein Veblen. Cela entraîne la société dans une spirale consommatrice qui, au final, provoque l’effondrement par épuisement des ressources. Le modèle montre également que les classes riches peuvent détruire la classe des travailleurs – le potentiel humain –, en les exploitant de plus en plus. Cela fait étrangement écho aux politiques d’austérité mises en place actuellement, qui diminuent la capacité des plus pauvres à survivre. Avec l’accumulation de richesses, la caste des élites ne subit l’effondrement qu’après les plus pauvres, ce qui les rend aveugles et les maintient dans le déni. Deux épidémiologistes britanniques, Richard Wilkinson et Kate Pickett [3], montrent aussi que le niveau des inégalités a des conséquences très toxiques sur la santé des individus.

Le mouvement de la transition, très branché sur les alternatives écologiques, s’attaque-t-il suffisamment aux inégalités ?

Le mouvement de la transition touche davantage les classes aisées, les milieux éduqués et bien informés. Les classes précaires sont moins actives dans ce mouvement, c’est un fait. Dans le mouvement de la transition, tel qu’il se manifeste en France avec Alternatiba ou les objecteurs de croissance, la question sociale est présente, mais n’est pas abordée frontalement. Ce n’est pas un étendard. La posture du mouvement de la transition, c’est d’être inclusif : nous sommes tous dans le même bateau, nous sommes tous concernés. C’est vrai que cela peut gêner les militants politisés qui ont l’habitude des luttes sociales. Mais cela permet aussi à beaucoup de gens qui sont désabusés ou peu politisés de se mettre en mouvement, d’agir et de ne plus se sentir impuissant.

Le mouvement de la transition est venu du Royaume-Uni où, historiquement, le recours à l’État providence est moins fort. « N’attendons pas les gouvernements, passons à l’action », est leur leitmotiv. Il s’agit de retrouver des leviers d’action là où une puissance d’agir peut s’exercer, sans les politiques ni l’État : une rue, un quartier, un village. Le rôle des animateurs du mouvement est de mettre chacun, individu ou collectif, en relation.

Le mouvement de la transition semble être configuré par les espaces où un citoyen peut encore exercer sa puissance d’agir : la sphère privée, sa manière de se loger ou de consommer, son quartier… Le monde du travail, où cette puissance d’agir est actuellement très limitée, voire empêchée, mais qui demeure le quotidien de millions de salariés, en est-il de fait exclu ?

Pas forcément. C’est ce qu’on appelle la « REconomy » : bâtir une économie qui soit compatible avec la biosphère, prête à fournir des services et fabriquer des produits indispensables à nos besoins quotidiens. Cela ne se fait pas seulement sur son temps libre. Ce sont les coopératives ou l’entrepreneuriat tournés vers une activité sans pétrole, évoluant avec un climat déstabilisé. Ce sont aussi les monnaies locales. Tout cela représente aujourd’hui des millions de personnes dans le monde [4]. Ce n’est pas rien.

La transition, c’est l’histoire d’un grand débranchement. Ceux qui bossent dans et pour le système, qui est en voie d’effondrement, doivent savoir que cela va s’arrêter. On ne peut pas le dire autrement ! Il faut se débrancher, couper les fils progressivement, retrouver un peu d’autonomie et une puissance d’agir. Manger, s’habiller, se loger et se transporter sans le système industriel actuel, cela ne va pas se faire tout seul. La transition, c’est un retour au collectif pour retrouver un peu d’autonomie. Personnellement, nous ne savons pas comment survivre sans aller au supermarché ou utiliser une voiture. Nous ne l’apprendrons que dans un cadre collectif. Ceux qui demeureront trop dépendants vont connaître de grosses difficultés.

Ce n’est pas un peu brutal comme discours, surtout pour ceux qui n’ont pas forcément la capacité ou la marge de manœuvre d’anticiper l’effondrement ?

La tristesse, la colère, l’anxiété, l’impuissance, la honte, la culpabilité : nous avons successivement ressenti toutes ces émotions pendant nos recherches. Nous les voyons s’exprimer de manière plus ou moins forte au sein du public que nous côtoyons. C’est en accueillant ces émotions, et non en les refoulant, que nous pouvons faire le deuil du système industriel qui nous nourrit et aller de l’avant. Sans un constat lucide et catastrophiste d’un côté, et des pistes pour aller vers la transition de l’autre, on ne peut se mettre en mouvement. Si tu n’es que catastrophiste, tu ne fais rien. Si tu n’es que positif, tu ne peux pas te rendre compte du choc à venir, et donc entrer en transition.

Comment, dans ce contexte, faire en sorte que l’entraide et les dynamiques collectives prévalent ?

Le sentiment d’injustice face à l’effondrement peut être très toxique. En Grèce, qui est en train de s’effondrer financièrement, économiquement et politiquement, la population vit cela comme une énorme injustice et répond par la colère ou le ressentiment. C’est totalement légitime. La colère peut être dirigée, avec raison, contre les élites, comme l’a montré la victoire de Syriza. Mais elle risque aussi de prendre pour cible des boucs émissaires. On l’a vu avec le parti d’extrême droite Aube dorée qui s’en prend aux étrangers et aux immigrés. Traiter en amont la question des inégalités permettrait de désamorcer de futures catastrophes politiques. C’est pour cela que les syndicats et les acteurs des luttes sociales ont toute leur place dans le mouvement de la transition.

Recueilli par Ivan du Roy


Notes

[1] Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Raphaël Stevens est expert en résilience des systèmes socio-écologiques. Ils sont tous les deux les auteurs deComment tout peut s’effondrer, Ed. du Seuil, avril 2015.

[2Entre 1995 et 2010, la planète a perdu en moyenne 10 hectares de forêt par minute, selon la FAO.

[3Voir leur livre, traduit en français : « Pourquoi l’égalité est meilleure pour tous ».

[4Voir notre article précédent et vérifier nos cartes à la fin : (Comment transformer un paradis…)

 

 

 

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Voici 16 signes évidents qui prouvent l’existence des extraterrestres

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Le milliardaire russe Yuri Milner et l’astrophysicien Stephen Hawking lancent un programme pour détecter des formes de vie extra-terrestres et entrer en contact avec elles. L’existence des extra-terrestres est un sujet de controverse depuis des centaines d’années chez les astronomes, mais personne ne peut nier que certains événements nourrissent la thèse d’une certaine forme de vie extra-terrestre. De la civilisation égyptienne à la capitale des ovnis sur notre planète, voici 16 signes qui nous  prouvent  l’existence des extra-terrestres.

Le milliardaire russe Yuri Milner et l’astrophysicien Stephen Hawking lancent un programme pour détecter des formes de vie extra-terrestres et entrer en contact avec elles. L’existence des extra-terrestres est un sujet de controverse depuis des centaines d’années chez les astronomes, mais personne ne peut nier que certains événements nourrissent la thèse d’une certaine forme de vie extra-terrestre. De la civilisation égyptienne à la capitale des ovnis sur notre planète, voici 16 signes qui nous prouvent l’existence des extra-terrestres.

Ambassadrice extra-terrestre     L’astrophysicienne malaisienne Mazlan Othman est directrice du Bureau des affaires spatiales des Nations Unies (United Nations office of outer space Affairs ou UNOOSA), qui s’occupe de tous les dossiers relatifs à l’activité spatiale. Mazlan est mandatée pour accueillir les visiteurs extra-terrestres et coordonner leur reconnaissance s’ils venaient à entrer en contact avec nous.  Lire un  formidable interview avec elle: lien Ambassadrice extra-terrestre.

Ambassadrice extra-terrestre
L’astrophysicienne malaisienne Mazlan Othman est directrice du Bureau des affaires spatiales des Nations Unies (United Nations office of outer space Affairs ou UNOOSA), qui s’occupe de tous les dossiers relatifs à l’activité spatiale. Mazlan est mandatée pour accueillir les visiteurs extra-terrestres et coordonner leur reconnaissance s’ils venaient à entrer en contact avec nous.
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Du méthane dans l’atmosphère martienne     Le méthane est normalement produit par des organismes vivants et une quantité importe de ce gaz a été trouvé dans l’atmosphère de Mars, ce qui nourrit encore une fois l’idée de la possibilité d’une forme de vie sur Mars.

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Le signal Wow     En 1977, des scientifiques de l’Université de l’Ohio ont intercepté des signaux qui avaient voyagé dans l’espace pendant plus de 200 millions d’années avant de nous rejoindre. Ces signaux remarquablement forts ont laissé les scientifiques perplexes et ces derniers tentent toujours d’en identifier la source.

Le signal Wow
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Des scorpions sur Vénus?   Après avoir reçu des images de Vénus de la sonde Venera-13, le scientifique russe Leonid Ksanfomaliti a affirmé que des êtres ressemblant à des scorpions pourraient exister sur la planète Vénus. Photo : Sur cette image de la planète Vénus, les zones sombres dans les plaines vénusiennes sont en fait des dépôts associés à l’impact de grosses météorites.

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Collisions aériennes évitées de justesse
Il n’y a pas que la circulation aérienne régulière qui garde les pilotes alertes ces jours-ci. À plusieurs occasions, des jets commerciaux ont passé à un cheveu d’entrer en collision avec un ovni. Un pilote rapporte avoir vu un objet volant de forme triangulaire se diriger vers l’appareil alors qu’il s’approchait de Manchester, en Angleterre. L’ovni a disparu avant qu’il ne puisse réagir pour éviter une collision.
Certains sont vraiment entré en collision…

L’équation de Drake   Notre galaxie, la Voie lactée, contient plus de 400 milliards d’étoiles et les scientifiques croient que la moitié de ces étoiles ont au moins une planète dans leur orbite. L’astronome et astrophysicien américain Frank Drake a mis au point une équation afin d’estimer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres, en tenant comptant de la probabilité que certaines planètes inhibent les êtres vivants.

L’équation de Drake
Notre galaxie, la Voie lactée, contient plus de 400 milliards d’étoiles et les scientifiques croient que la moitié de ces étoiles ont au moins une planète dans leur orbite. L’astronome et astrophysicien américain Frank Drake a mis au point une équation afin d’estimer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres, en tenant comptant de la probabilité que certaines planètes inhibent les êtres vivants.

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L’ovni d’Erie Le 1er août 1966, les nouvelles matinales ont rapporté qu’un ovni avait été aperçu dans le parc national de Presque Ile en Pennsylvanie : une dénommée Betty Klem affirmait avoir vu une lumière très vive descendre vers elle et se poser à 640 mètres d’elle.

Le visiteur d’Apollo 11...selon la NASA...   Quand les astronautes américains ont aluni durant la mission Apollo 11, ils ont aperçu un objet non identifié qui volait tout près d’eux. Ils ont d’abord cru qu’il s’agissait d’une pièce détachée de la fusée SIV- B, qui, a-t-on confirmé plus tard, se trouvait à 9 656 km d’eux. C’est un mystère que les scientifiques sont incapables d’expliquer encore aujourd’hui. Ceci est la vision rationnelle de la science actuelle ,mais moi je considère qu'Apollo XI n'a pas  été sur la Lune.

Le visiteur d’Apollo 11…selon la NASA…
Quand les astronautes américains ont aluni durant la mission Apollo 11, ils ont aperçu un objet non identifié qui volait tout près d’eux. Ils ont d’abord cru qu’il s’agissait d’une pièce détachée de la fusée SIV- B, qui, a-t-on confirmé plus tard, se trouvait à 9 656 km d’eux. C’est un mystère que les scientifiques sont incapables d’expliquer encore aujourd’hui.
Ceci est la vision rationnelle de la science actuelle ,mais moi je considère qu’Apollo XI n’a pas été sur la Lune.

Mystérieux signaux radio   Depuis des décennies, des astronomes tentent d’entrer en contact avec la planète Mars en envoyant des ondes radio dans l’espace extra-atmosphérique. En 2004, ils ont observé un signal radio non identifié qui devenait de plus en plus fort et ont cru que des extra-terrestres tentaient peut-être de communiquer avec nous.

Mystérieux signaux radio
Depuis des décennies, des astronomes tentent d’entrer en contact avec la planète Mars en envoyant des ondes radio dans l’espace extra-atmosphérique. En 2004, ils ont observé un signal radio non identifié qui devenait de plus en plus fort et ont cru que des extra-terrestres tentaient peut-être de communiquer avec nous.

Russian Pentagon alliance putting final end to Khazarian Mafia rule

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I am a Malaysian

… Benjamin Fulford Update, July 27, 2015

Noted:
*Cocaine-snorting-in-presence-of-prostitutes Lord Sewel’s London residence raided by police
* Time to derail this gravy train: Fury over cost of freeloading peers as size of Lords edges towards a thousand
* The 1 percent’s twisted games: How they’re distorting reality and diluting democracy

Source of report here.

Last week a Russian White Dragon Society representative came to Japan to cement an alliance with other factions of the WDS around the world. As a part of this, the WDS authorized the release of this photograph:

hatsumi-210x300

The person pictured with this writer (in his capacity as WDS spokesperson) is Masaaki Hatsumi. Hatsumi runs the Bujinkan martial arts training school, which has trained over 250,000 special operations troops and has a network of 50 training centers worldwide. His name is a household word among people involved in actual fighting and real martial arts worldwide…

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Comment transformer un paradis boréal en un enfer boueux et toxique : grâce aux sables bitumineux

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 Vue d’une exploitation de sables bitumineux en Alberta /

Vue d’une exploitation de sables bitumineux en Alberta /

 

 

Nous sommes loin de l’image du derrick perdu dans le désert ou d’une sage plateforme pétrolière émergeant à l’horizon. Voici l’Alberta, province canadienne, où des firmes pétrolières, parmi lesquelles Shell et Total, exploitent à un rythme effréné les gisements de sables bitumineux, du pétrole visqueux contenu dans du sable. Elles espèrent tripler leur production d’ici 2030. Mais à quel prix ! S’il est souvent question de l’impact des sables bitumineux sur le dérèglement climatique, on parle moins de leurs conséquences sur les ressources en eau et la biodiversité locale. Extraction excessive et pollutions commencent à faire sentir leurs effets, jusqu’à l’océan Arctique. Premier volet d’une enquête exclusive réalisée par Edward Struzik, journaliste canadien.

200 kilomètres en aval des exploitations géantes de sables bitumineux du nord de l’Alberta, un aborigène du nom de Joe Wandering Spirit vit dans une cabine d’une seule pièce, avec un chat sauvage et une meute de chiens de traîneau qu’il tient attachés lorsqu’il n’est pas en train de chasser, de poser des pièges ou de pêcher. Ici, au cœur du delta Paix-Athabasca, l’un des plus importants deltas d’eau douce au monde, vivre dans une contrée sauvage moitié terre moitié eau n’est pas sans risques pour un homme vieux de 75 ans comme lui. Chaque année, au moment de la rupture printanière des glaces, les rivières sinueuses du delta peuvent changer abruptement de cours et déborder soudain de leurs rives.

Il y a cinquante ans, lorsque commencèrent les travaux de construction de la première exploitation commerciale de sables bitumineux en Alberta, plus de 400 aborigènes menaient une existence modeste dans cet écosystème marécageux de plus de 3000 kilomètres carré. Les étés dans le delta et dans le lac Athabasca, immédiatement à l’Est, donnaient suffisamment de poissons non seulement pour subvenir à leurs propres besoins, mais aussi pour soutenir une petite pêcherie commerciale. Avec l’automne arrivaient des milliers d’oies et de canards en route vers le sud, qui faisaient étape pendant plusieurs jours dans le delta avant de poursuivre leur migration. L’hiver, il y avait des élans, des caribous et des bisons à chasser. Au retour du printemps, il y avait des œufs de sterne, de goélands, de canards ou d’oies à collecter, et suffisamment de rats musqués pour remplir un bateau en une journée. Les rats musqués et les œufs d’oiseaux constituaient aussi une source fiable de nourriture pour des visons, des lynx, des coyotes, des loups et d’autres prédateurs.

L’importance écologique du delta Paix-Athabasca n’est pas disputée. En 1922, lorsque le gouvernement canadien créa Wood Buffalo, le plus grand parc national du pays, 80% du territoire du delta fut inclus dans son périmètre. En 1982, l’Unesco classa Wood Buffalo et le delta Paix-Athabasca au patrimoine mondial de l’humanité et les désigna parallèlement comme un site Ramsar d’importance internationale (voir les cartes en fin d’article).

« Le prix mondial du développement insoutenable »

Aussi important et reconnu qu’il soit au niveau international, le delta est en train de mourir lentement. Le changement climatique, les barrages hydroélectriques, la pollution et les extractions massives de l’eau des rivières pour la fracturation hydraulique et l’exploitation des sables bitumineux affectent si lourdement l’intégrité écologique de la région que Wandering Spirit est maintenant la seule personne qui continue à y vivre tout au long de l’année. La pêcherie commerciale est abandonnée, en raison notamment de lésions et de malformations qui rendaient le poisson invendable. Les truites que l’on pouvait capturer dans la partie aval de la rivière Athabasca ont disparu. De même la plupart des caribous.

 CC Suncor Energy - Le delta d’Athabasca /

CC Suncor Energy – Le delta d’Athabasca /

 

CC Pembina Institute - Préparation à l’extraction de sables bitumineux /

CC Pembina Institute – Préparation à l’extraction de sables bitumineux /

 

Les populations de rats musqués ont décliné si brutalement que les aborigènes ont renoncé à les piéger. Les oiseaux sont eux aussi touchés. Les populations de gibiers d’eau comme les macreuses ou les fuligules ont chuté de 70% ou plus depuis les années 1950. Les œufs de goélands à bec cerclé collectés en 2012 contenaient 139% de mercure de plus qu’en 2009. « Rien sur la planète ne peut être comparé à la destruction en cours dans cette partie du monde », résume David Schindler, un scientifique canadien de renommée mondiale qui étudie la région depuis plus de 20 ans. « S’il y avait un prix mondial du développement insoutenable, les sables bitumineux seraient sûrs de gagner. »

Du pétrole qui consomme autant d’eau qu’un million de personnes

Malgré les promesses des industriels et du gouvernement de réduire l’utilisation de l’eau pour l’exploitation des sables bitumineux et de restaurer les zones humides qui ont été minées jusqu’à une profondeur de plus de 200 mètres, le déclin écologique du delta deviendra irréversible si les entreprises pétrolières triplent effectivement leur production en Alberta, comme elles l’annoncent, d’ici l’année 2030. Extraire le pétrole du sable bitumineux requiert en effet des quantités énormes d’eau. Pour chaque baril de pétrole produit, au moins 2,6 barils d’eau doivent être extraits de la rivière Athabasca, ou de nappes phréatiques locales. Pour les opérations dites « in situ », qui utilisent de la vapeur pour séparer le pétrole du sable dans la terre, et pompent ensuite le bitume à la surface, la consommation d’eau douce est moindre, mais toujours significative.

Au total, les sables bitumineux requièrent l’extraction de pas moins de 170 millions de mètres cube d’eau chaque année de la seule rivière Athabasca. C’est environ la moitié de la quantité d’eau que consomme la ville de Toronto (2,5 millions d’habitants) dans le même temps. Et contrairement à la ville de Toronto, qui traite ses eaux usées et les rend au cycle naturel, les entreprises de sables bitumineux et de fracturation hydraulique ne rendent pas l’eau qu’elles utilisent à la nature. Elle est beaucoup trop toxique, et il est donc interdit de la rejeter. Les eaux usées qui ne sont pas recyclées sont réinjectées dans le sous-sol, ou stockées dans des bassins de rétention.

Lacs artificiels toxiques

Ces derniers forment des lacs artificiels qui couvre actuellement une surface équivalente aux trois quarts du territoire de la ville de Paris. Ils sont tellement grands que les oiseaux migrateurs font parfois l’erreur fatale d’y atterrir, pour se reposer. À mesure qu’augmente le volume d’eau toxique contenu dans les bassins de rétention de l’industrie pétrolière, le débit de la rivière Athabasca se réduit inévitablement. L’eau potentiellement extraite pour des activités d’exploitation des sables bitumineux en opération ou en préparation représente actuellement 2,5% du débit annuel naturel de la rivière. Ce pourcentage peut atteindre 10% en hiver, lorsque la rivière est à son plus bas niveau.

CC Pembina Institute - Forêt boréale le long de la rivière Athabasca /

CC Pembina Institute – Forêt boréale le long de la rivière Athabasca /

 

CC Pembina Institute - Fort McMurray sur la rivière Athabasca dans l’Alberta /

CC Pembina Institute – Fort McMurray sur la rivière Athabasca dans l’Alberta /

 

C’est l’une des raisons pour lesquelles les crues saisonnières, nécessaires pour recharger en eau les lacs étalés et peu profonds du delta, ont quasiment cessé depuis 1997. Suite à la crue importante survenue cette année là, 55% de la partie nord du delta, alimentée par la rivière de la Paix, était couverte d’eau ou de marais peu profonds. En 2014, ce chiffre était tombé à 33%. La partie sud du delta, qui est rechargée par la rivière Athabasca, est en meilleur état, mais elle aussi tend à devenir de plus en plus sèche.

Les scientifiques prédisent que la situation va devenir bien pire si la production de sables bitumineux est effectivement multipliée par trois à l’horizon 2030, pour atteindre 5,2 millions de barils par jour. La quantité d’eau extraite de la rivière Athabasca, disent-ils, pourrait alors atteindre 30% du débit naturel.

L’Ouest canadien bientôt asséché ?

Ce pourcentage pourrait même être en fait supérieur si les glaciers et la couverture neigeuse dont la fonte alimente les rivières de la Paix et Athabasca continuent à décliner du fait du changement climatique. Des scientifiques ont récemment calculé que les 17 000 glaciers de Colombie-Britannique – dans les montagnes Rocheuses et sur la côte Pacifique – perdaient 22 milliards de mètres cube d’eau par an. De quoi remplir d’eau un stade de football de 60 000 places 8300 fois… L’enneigement et les glaciers diminuent également dans l’Alberta, à tel point que même certains acteurs des sables bitumineux concèdent que leur industrie pourrait être confrontée à l’avenir à une pénurie d’eau.

L’avenir du delta paraît si sombre que la nation Mikisew Cree a récemment demandé à l’Unesco de placer Wood Buffalo et le delta Paix-Athabasca sur la liste du patrimoine mondial en danger. Cette liste a pour but de susciter une prise de conscience internationale des menaces qui pèsent sur un site classé, et d’encourager des mesures préventives par les gouvernements concernés.

« Nous sommes profondément inquiets des impacts de l’activité industrielle sur nos terres traditionnelles dans le delta Paix-Athabasca au sein du parc national Wood Buffalo », écrit le chef Mikisew Steve Courtoreille à l’Unesco. « Ces menaces s’intensifient avec le projet de barrage Site C en Colombie-Britannique et avec l’expansion des sables bitumineux. Nous usons de tous les moyens possibles avant qu’il ne soit trop tard pour sauver la terre qui a nourri notre peuple pendant des millénaires. »

Zones humides détruites

La baisse du niveau des rivières n’est pas le seul problème à laquelle la région est confrontée. Avant que les entreprises de sables bitumineux n’entrent en scène, au moins la moitié, si ce n’est les deux tiers des territoires aujourd’hui exploités étaient des zones humides boréales typiques du nord de l’Alberta. Ces zones humides, au sud du delta, abritaient un grand nombre d’espèces végétales, parmi lesquelles des orchidées sauvages parmi les plus rares de l’Ouest canadien ; des centaines d’espèces d’oiseaux ; des espèces d’insectes innombrables ; et des grands mammifères comme le caribou des bois, l’élan, le loup ou le grizzly. Personne ne sait l’étendue de la biodiversité qu’elles abritaient, car aucun inventaire n’en a jamais été réalisé, que ce soit avant ou pendant la construction des installations industrielles destinées à l’exploitation des sables bitumineux.

 

 CC kris krüg - Vue de la rivière Athabasca à Jasper, en amont de la zone des sables bitumineux /

CC kris krüg – Vue de la rivière Athabasca à Jasper, en amont de la zone des sables bitumineux /

 

  half a world away - Les eaux de l’Athabasca dans la zones d’extraction pétrolière /


half a world away – Les eaux de l’Athabasca dans la zones d’extraction pétrolière /

 

Ce que l’on sait, c’est que ces zones humides, après avoir été minées par les firmes pétrolières, ne filtrent plus l’eau, ne séquestrent plus le carbone et ne nourrissent plus la chaîne complexe de plantes et d’animaux qui en dépendaient auparavant. Outre les émissions de gaz à effet de serre directement issues de la combustion du pétrole extrait en Alberta, les transformations de paysages occasionnés par l’exploitation des sables bitumineux pourraient également générer entre 11,4 et 47,3 millions de tonnes de carbone, selon une étude de la scientifique canadienne Suzanne Bayley. Ces transformations, ajoute-t-elle, réduiront parallèlement la capacité de séquestration du carbone des zones humides de la région de peut-être 7,2 millions de tonnes par an.

Un énorme passif environnemental et sanitaire

Joe Wandering Spirit connaît mieux que quiconque les bouleversements entraînés dans la région par l’industrie des sables bitumineux. Ce qui l’inquiète encore davantage, de même que les autres aborigènes qui vivent en aval, est la possibilité que l’un des murs de terre qui retiennent les eaux usées des bassins de rétention s’effondre un jour, relâchant un déluge d’eau toxique vers l’aval.

Wandering Spirit n’est pas le seul à être inquiet. En 2012, un panel d’experts réunis par le Rosenberg International Forum on Water Policy estimait qu’un tel incident était non seulement possible, mais probable. « Si une rupture de ce type survenait durant l’hiver et que les eaux usées atteignaient la rivière Athabasca sous les glaces, concluait le panel, il serait virtuellement impossible d’y remédier ou de dépolluer… Un déversement majeur, par exemple en cas de rupture significative d’une retenue importante d’eaux usées, pourrait menacer l’intégrité biologique du bassin inférieur de la rivière Athabasca, du delta Paix-Athabasca, du lac Athabasca, de la rivière des Esclaves et de son delta, du Grand lac des Esclaves, du fleuve Mackenzie et de son delta et peut-être même de la mer de Beaufort [dans l’océan Arctique, NdT]. Ses conséquences sur la société humaine dans les Territoires canadiens du Nord-Ouest seraient sans précédent. »

Aussi bien les autorités du Canada et de l’Alberta que l’industrie pétrolière ont été extrêmement lentes à s’attaquer à l’énorme passif environnemental des sables bitumineux, qui pourrait représenter jusqu’à 13 milliards de dollars canadiens (9,3 milliards d’euros) rien qu’en coûts de réhabilitation. Le gouvernement de l’Alberta a même essayé de réduire au silence John O’Connor, un médecin qui a suivi pendant 15 ans une population d’environ 900 aborigènes vivant en aval des sables bitumineux. Son seul crime est d’avoir exprimé publiquement son inquiétude sur les taux anormalement élevés de cancers rares et d’autres pathologies dans ces communautés. O’Connor n’avait fait que suggérer que des études supplémentaires étaient requises pour déterminer si ces problèmes étaient liés à la pollution occasionnée par les sables bitumineux.

Le docteur O’Connor a mené – et remporté – une longue bataille contre le gouvernement après que celui-ci eut essayé de révoquer sa licence de praticien. Mais en mai 2015, une agence gouvernementale lui annonça que ses services n’étaient plus requis, lui faisant perdre le droit de soigner les gens de la communauté.

Au-delà de ces enjeux sanitaires, le gouvernement de la province et les partisans des sables bitumineux eux-mêmes commencent à se rendre compte que le statu quon’est plus une option acceptable, particulièrement depuis que les États-Unis ont fermé la porte à l’envoi du pétrole issu des bitumes de l’Alberta vers le sud à travers l’oléoduc Keystone.

Moratoire

De nouvelles régulations mises en place en mai 2015 limitent la quantité d’eaux usées pouvant être stockée dans des bassins de rétention et obligent les entreprises à investir dans des technologies réduisant la quantité d’eaux usées produites par leurs opérations. Des seuils ont été établis afin de déterminer quand les entreprises doivent prendre des mesures pour réduire leurs impacts environnementaux. Et ces régulations obligent aussi les firmes à mettre en place des garanties financières pour les problèmes potentiels de réhabilitation.

Les critiques des sables bitumineux restent sceptiques. Lorsque des régulations similaires furent introduites en 2009, les entreprises n’ont pas pu, ou pas voulu, se mettre en conformité. En outre, ces régulations reposent sur des solutions technologiques… qui n’existent pas encore. Au vu de l’expérience passée, un nombre croissant de scientifiques et d’économistes du Canada et des États-Unis estiment désormais que la seule manière d’avancer est la mise en place par les gouvernements du Canada et de l’Alberta d’un moratoire sur les nouvelles exploitations de sables bitumineux.

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Carte de  la zone discutée dans l'article.

Carte de la zone discutée dans l’article.

 

Dans une tribune récemment publiée par la revue scientifique Nature, la chercheuse Wendy Palen et sept de ses collègues avancent que les controverses sur les bassins de rétention et les oléoducs comme Keystone ou Northern Gateway cachent un problème plus profond – ce qu’ils décrivent comme un « processus politique détraqué ». Que ce soit au Canada ou aux États-Unis, soulignent-ils, la production des sables bitumineux, la gestion de l’eau, les politiques de transport, climatique et environnementales sont abordées séparément. Chaque projet est évalué de manière isolée. Il y a selon eux un besoin urgent d’une approche plus cohérente, qui évaluerait tous les nouveaux projets de sables bitumineux dans le contexte d’une stratégie énergétique et climatique plus cohérente et plus large.

« Les sables bitumineux canadiens sont vastes, et la production a plus que doublé au cours de la décennie écoulée pour atteindre plus de 2 millions de barils par jour », m’a récemment déclaré Palen. « La ruée sur le développement de ces ressources a été beaucoup trop rapide au regard du besoin d’une analyse robuste des impacts sur l’environnement, la santé humaine et le système climatique global. Tout nouveau développement devrait être suspendu jusqu’à ce que l’on ait pu étudier leurs effets cumulés de manière publique et transparente. »

Sources: Edward Struzik

 

 

 

Apparition de marguerites mutantes à Fukushima

Un commentaire

Les fameuses marguerites

Les fameuses marguerites

 

En 2011, un puissant tsunami faisait exploser la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. Quatre ans plus tard, un internaute photographie des marguerites mutantes à proximité des lieux. Coïncidence ou séquelle ? Une chose est certaine : l’image fait beaucoup jaser sur les réseaux sociaux.

La catastrophe de Fukushima a engendré d’importantes conséquences environnementales, tandis qu’elle a été qualifiée de niveau 7 (le même niveau que Tchernobyl). Depuis, l’accès au site a été fermé. Encore aujourd’hui, les autorités tentent d’y faire baisser le niveau de radioactivité.

Des experts ont démontré les impacts considérables qu’a eus la catastrophe de Fukushima sur l’air, l’eau et les sols des environs. En 2013, il a d’ailleurs été prouvé que 300 tonnes d’eau radioactives par jour se déversaient en continu dans l’océan Pacifique depuis la centrale (actuellement ceci dépasse les 450 tonnes ). Il n’est donc pas impossible que la croissance de ces plantes ait été perturbée par le haut niveau de radioactivité.

Mais attention, il ne faut pas tenir cette hypothèse pour acquise. Chaque jour, les scientifiques observent, et ce même en absence de radioactivité, de nombreuses mutations génétiques dans le monde. Différents facteurs peuvent également provoquer une malformation, tels qu’une infection bactérienne ou un déséquilibre hormonal. Dans ce cas-ci, ces options ne peuvent pas être écartées.

Bien que plusieurs suppositions quant à la nature de ces plantes soient existantes, la photo n’en est pas moins inusitée !

humanity at risk: The point of no return was crossed and ocean warming can not be stopped

Un commentaire

Ce glacier qui fond dans une région nordique est un bel exemple du réchauffement global des océans. Ceci devrait suffire à lui seul pour décimer la population  du peuple des Humains de la Terre. Nous aurions franchi le point de non retour! Les responsables des entreprises capitalistes polluantes vont vous dire qu'ils sont désolé,donc on n'a plus rien à dire,Nous ,les esclaves!/ This glacier melting in a northern region is a fine example of global warming of the oceans. This should be enough in itself to decimate the population of the people of Earth Humans. We should have passed the point of no return! Those responsible for polluting capitalist companies will tell you they are sorry, so we have nothing more to say, we, the slaves!/

This glacier melting in a northern region is a fine example of global warming of the oceans.
This should be enough in itself to decimate the population of the people of Earth Humans.
We should have passed the point of no return!
Those responsible for polluting capitalist companies will tell you they are sorry, so we have nothing more to say, we, the slaves!/

 

 

Definition:

 

A point of no return in a space-time continuum is a place and / or time at which an event or an ongoing action can not be stopped, or from which it is impossible to change a decision.

Announced since the 1992 conference in Philadelphia, the end of our civilization is getting better and announced its probability increasingly shameless évidente.Si the protagonists of the current neoliberalism, such as those we boast the virtues of the Plan Nord at Quebec, the importance of economic growth by using oil as a development everywhere in the West, or defenders of economic alliances such as NAFTA, for example, play the ostrich before the people by continuing the myth of infinite capitalist growth, the scholars themselves, just given a very discordant note to their symphony « soon » complete: ocean warming.

Ocean warming is now unstoppable following record temperatures of 2014. That’s the finding announced on 16 July 2015 by scientists worldwide in the report entitled « The State of the Climate ». The study, which brought together 413 scientists from 58 countries, said that climate change has contributed to the rising waters, atteignants an unprecedented level.

The researchers also show that the impact of higher ocean temperatures will be felt for centuries, even if immediate efforts to reduce carbon emissions were undertaken. « Even if we could freeze the greenhouse its current level, the sea would continue to warm for centuries and millennia; and that warming will cause its expansion and therefore its elevation, « says the Guardian, oceanographer of the US National Oceanic and Atmospheric Agency (NOAA) Greg Johnson.

The ocean warming is permanently installed
Wherever ocean temperatures are unusually warm, and the West Coast of the US, the excess heat produced warmer winters, causing drought conditions, and melted the snowpack. According to Tom Karl, director of the national centers of environmental information from NOAA, this surplus could also trigger severe storms.

The absorption capacity of the oceans will change nothing. Although they may retain 90% of the excess heat caused by increased greenhouse gas emissions, they can not control their temperature. That is why they have known in 2014 of temperature records along with a rise in their levels of 6.7 centimeters from 1993. Greg Johnson uses a metaphor to illustrate the problem of ocean warming: « It’s like a freight train. It must be given a great impetus to launch it. But it is on the way now and will continue to advance long after we stopped pushing. « 

THE IPCC REACHING THE PORTRAIT … The disaster is looming on the horizon

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« The IPCC’s conclusions are based on data from the best of 2005. Given the heaviness of this organization, which brings together 2,500 researchers from 130 countries, including all publications is subject to consensus, the next report not published before 2014. But « the latest observations confirm that the worst scenarios of the IPCC is in the process of being realized. The emissions have continued to rise sharply and the climate system is changing already outside the natural variations within which our societies and our economies are built, « said the scientific committee of the conference. IPCC forecasts anticipate a temperature increase between 1.1 ° C and 6.4 ° C by the end of the century compared to pre-industrial times.

Stefan Rahmstorf presented a study that sea levels could rise within a range of 75 cm to 190 cm by 2100. Either way beyond the IPCC predictions ranging from 18 cm to 59 cm. They – and the IPCC was careful to emphasize – not taking into account changes in the ice sheets of Greenland and Antarctica. Or would their role in major reality through melting ice but especially their « flow » into the sea. « This phenomenon is much more massive and much faster than we thought, » says Eric Rignot, professor UC Irvine California.

Lucka Kajfez Bogataj, University of Ljubljana (Slovenia), has peeled all climate studies published recently. She concluded without hesitation: « The impact of global warming is earlier and faster than expected. « Between 1990 and 2006, the world experienced the thirteen warmest years since 1880, which marks the beginning of the industrial age, she cites the example. « 

Les  immenses incendies de forêts au nord de la Saskatchewan  au Canada,ainsi qu'aux États-Unis et en Australie sont directement lié au réchauffement climatique./ The huge forest fires in northern Saskatchewan in Canada and the United States and Australia are directly related to global warming./

The huge forest fires in northern Saskatchewan in Canada and the United States and Australia are directly related to global warming./

[…] « Present in Copenhagen, the IPCC chairman, Rajendra Pachauri, is not out of his reserve duty, but at nine months of maturity, he found » useful this conference reminds that political A more serious crisis than the economic crisis.  » James Hansen, the famous climatologist at NASA who was one of the first to warn in 1988 of the dangers of global warming, was more direct: « the view has to be sure of one thing. Scientists are clear. There are no big uncertainties about the film before us. And politicians can not hide behind alleged unknown for not acting. « 

According to George Monbiot, renowned columnist for the British newspaper The Guardian, about climate change, it is time to stop talking about « change » to describe a disaster (13 March 2009).

More recently, the same George Monbiot clearly says it all: we must cease to emit CO2 or go to the disaster (21 March 2009): « The world will not adapt and can not adapt: ​​the only adaptive response to a global shortage of food is starvation. Of the two strategies is reducing emissions, not adaptation, which turns out to be the most realistic option, even if it stretches the concept of feasibility to its limits. As emphasized Dieter Helm, the required action is now unlikely but « not impossible. Ultimately, it is a question of human welfare and ethics. « 

Yes, it may already be too late – even if we reduce and ethics. « 

Yes, it may be too late

– Even if we reduced emissions to zero tomorrow –

to prevent a warming of more than two degrees, but we can not behave as if this was the case. For thus we would be doing this certain prediction. As difficult that fight may be, improbable chances of success they are, we can not afford to give up.

Clearly, scientists have done their job. To policies now to make theirs … but do you think that politicians will move?

THE ALARM BELL IS LAUNCHED LONG TIME AGO

 Global climate experts present new evidence Friday of the amount of warming in a report intended to guide States towards a major international climate agreement in 2015.

 

Les Maldives sont parmi les premières victimes du réchauffement climatique./ The Maldives are among the first victims of global warming.

The Maldives are among the first victims of global warming.

Their objective is to contain global warming below the threshold of 2 ° C since pre-industrial times. The Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) meeting in Stockholm, was to finalize its report to guide the country towards a broad international agreement in 2015.

The IPCC, co-winner of the Nobel Peace Prize in 2007, was to present in 2013 the « summary for policymakers » of the first phase of its new state of the premises, on the purely scientific aspects. Two volumes (on possible impacts by sector and region and ways to mitigate them) were to follow in spring 2014 before a summary in October 2014.

Les innondations se multiplient depuis quelques années...partout dans le monde./ The floods are increasing in recent years ... all over the world.

The floods are increasing in recent years … all over the world.

 

After the failure of the Copenhagen summit in 2009, these warning signals are likely to boost international climate negotiations. A new global agreement is promised for 2015.

+ 0.8 ° C since the beginning of the twentieth century

« The scientific evidence of (…) Climate change has strengthened year after year, leaving little uncertainty aside its serious consequences », said on Monday the chairman of the IPCC, Rajendra Pachauri. As the planet has already warmed by about 0.8 ° C since the beginning of the twentieth century, the conclusions of the IPCC may highlight the little room in which countries have to stay below the 2 ° C .

Based on contributions from 250 scientists and published studies, the first volume should confirm the man’s responsibility, revise upwards the expected rise in sea level and increased extreme events in some regions, such heat waves or heavy rains for example.

Slower rise from 10-15 years

This summary should also address the possible reasons for the slowdown in 10-15 years the rising thermometer. A « pause » apparent which for climatologists, is temporary and does not affect the warming trend in the long term.

Since 2013, this « summary for policymakers », a document of about thirty pages summarizing thousands of pages of the first volume, which is approved paragraph by paragraph in camera. « These discussions can be seen as the place where science meet, politics and communication, » said the head of communications of one of the NGOs present in Stockholm.

Climate experts presented the IPCC in 2013, their new report. Global warming, human responsibility, increase in extreme weather events, rising sea levels … their findings are worrying.


 

THE FAMOUS IPCC REPORT IN 2013

La photo alarmante du réchauffement global./ The alarming picture of the global warming.

The alarming picture of the global warming.

The world climate experts presented in 2013, their new report in Stockholm. Gathered within the IPCC, they ensure that the responsibility of man in global warming is more certain than ever. Key findings of this new state of scientific areas.

– Human activity more blamed. It is now « highly likely » that human influence is the main cause of the warming observed since the mid-20th century, equivalent to 95% certainty in the precise terminology of the report. In its latest report, in 2007 this was 90% certainty.

– It increasingly heated, four scenarios possibles.Le IPCC considers it likely that the Earth is warming between 0.3 ° C, in the most optimistic scenario and 4.8 ° C by the end the century compared to the average temperature of the period 1986-2005. The high uncertainty depends primarily on the quantity of greenhouse gases that will be emitted into the atmosphere in coming decades.

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– The temperature is already rising by 0.8 ° C since pre-industrial times. The Earth has already warmed by almost one degree in a century. « Limiting climate change will require substantial and sustained reductions in greenhouse gas emissions, » according to Thomas Stocker, Vice President of the IPCC.

Le réchauffement climatique est bien chiffré ici./ Global warming is encrypted here.

Global warming is encrypted here.

– The weather is going to panic more. « Heat waves are likely to occur more frequently and last longer. With global warming, we expect to see the currently wet areas receive more rainfall and dry regions receive less, even if there will be exceptions, « according to Thomas Stocker. The IPCC experts have not however clarified certain aspects of these weather events.
  
– The sea level is expected to rise more than prévu.Le IPCC has revised upwards its projections on the major consequence of global warming. Scientists now believe that it can rise by an average of 26 to 82 cm by 2100 against 18 to 59 cm in the report 2007. Climatologists now better take into account a phenomenon still insufficiently studied there 6: flow in ocean coastal glaciers in Greenland and Antarctica.


According to a report by researchers on climate, greenhouse gases have reached peaks of concentration in the atmosphere in 2014, while the world recorded a record temperature at its surface.

Exemple d'irresponsabilité sociale et politique:les exploitations des sables bitumineux au nord de l'Alberta,au Canada. La pollution des eaux de surface et des eaux  souterraines devrait couter 10 fois la valeur  des profits générés  par ce sale pétrole./ Example of social and political irresponsibility: the oil sands operations in northern Alberta, Canada. Pollution of surface water and groundwater should cost 10 times the value of the profits generated by this dirty oil./

Example of social and political irresponsibility: the oil sands operations in northern Alberta, Canada.
Pollution of surface water and groundwater should cost 10 times the value of the profits generated by this dirty oil./

While we are experiencing a new episode of heat wave, researchers on « Climate State » (State of the Climate), reported Thursday that the temperatures recorded on the surface of the Earth broke records in 2014. These specialists also noted that the greenhouse gases that cause climate change have reached peaks of concentration in the atmosphere last year.

Extinction de la biodiversité 15 à 37% de la biodiversité auront disparu d'ici 2050 du fait du réchauffement planétaire, affirme un article publié en 2004 par un collectif de scientifiques du monde entier. Le rythme actuel de disparition des espèces de la planète est de 100 à 1000 fois supérieur au rythme naturel qu'on a connu depuis l'histoire de la terre. En savoir plus Extinction of biodiversity from 15 to 37% of biodiversity will have disappeared by 2050 because of global warming, says an article published in 2004 by a group of scientists worldwide. The current rate of species loss on the planet is 100 to 1000 times the natural rate that has been known since the history of the earth./

Extinction of biodiversity from 15 to 37% of biodiversity will have disappeared by 2050 because of global warming, says an article published in 2004 by a group of scientists worldwide. The current rate of species loss on the planet is 100 to 1000 times the natural rate that has been known since the history of the earth./

In their report published by the US National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), 413 scientists from 58 different countries reveal that the oceans also experienced last year temperature records while the sea level has reached its highest level. « Europe experienced its warmest year by far, with about twenty countries that have beaten previous records, » the report said.
« Many countries in Asia have experienced annual temperatures among the ten warmest. Africa has recorded temperatures above average over most of mainland Australia beat a temperature record for the third time, after a peak in 2013 « . In Latin America, Mexico experienced its warmest year while Argentina and Uruguay reached the second time temperature peaks.
Temperature-related exception, the eastern region of North America (including particularly Quebec) is the only area in the world to have experienced last year temperatures below average.

Un lac asséché en Chine:bientôt des centaines de millions de gens   deviendront des victimes de cet asséchement./ A dry lake in China soon hundreds of millions of people become victims of this drying up./

A dry lake in China soon hundreds of millions of people become victims of this drying up./

As for the global sea level, up 6.7 centimeters compared to the 1993 average, it has also reached a new record in 2014.
Report based on data collected by environmental monitoring stations and published in the Bulletin of the American Meteorological Society.

Des événements climatiques extrêmes comme   la supertempête Sandy,en octobre 2012, deviendront de plus en plus fréquents et intenses. L'environement va devenir hostile aux humains./ Extreme weather events such as Sandy supertempête, in October 2012, will become more frequent and intense. The environment will become hostile to humans.

Extreme weather events such as Sandy supertempête, in October 2012, will become more frequent and intense.
The environment will become hostile to humans.

La température a dépassé jeudi ,le 5 juillet 2015,les 50 degrés Celsius au Koweït, un record pour cette année, selon le Centre météorologique de ce pays désertique du nord du Golfe. Les températures tournent autour de 40°C durant l'été au Koweït mais il arrive qu'elles grimpent au-dessus de 50°C. Aux environs de 14H00 locales (11H00 GMT) le mercure est monté à 50,1°C dans la capitale koweïtienne, pour la première fois cette l'année, selon le site internet du centre. Il a même atteint 50,9°C à l'aéroport international, situé à une vingtaine de km au sud de la capitale. Ce niveau a été dépassé dans le désert alors que les Koweïtiens et les communautés musulmanes vivant dans le pays observent le jeûne du mois du ramadan. Au poste frontalier d'Abdali avec l'Irak, à 120 km au nord de la capitale, la température a atteint 51,1°C et même 52°C dans la localité proche de Mutriba. Ces températures exceptionnelles ont été provoquées par un front d'air chaud et sec alors que l'humidité n'atteint que 5%, selon le Centre météorologique. En conséquence, la consommation d'électricité, largement utilisée pour la climatisation, a atteint un pic de 12.000 mégawatts, soit près de 90% de la capacité du pays, et 500 mégawatts de plus que mercredi./ The temperature has exceeded Thursday, July 5, 2015, the 50 degrees Celsius in Kuwait, a record for this year, according to the Meteorological Centre of the desert country of northern Gulf. The temperatures will be around 40 ° C during the summer in Kuwait but sometimes they climb above 50 ° C. At around 2:00 p.m. local time (1100 GMT) mercury rose to 50.1 ° C in the Kuwaiti capital, for the first time this year, according to the center's website. He even reached 50.9 ° C at the international airport, located about twenty kilometers south of the capital. This level was exceeded in the desert while Kuwaiti and Muslim communities living in the country are observing the fasting month of Ramadan. Abdali border crossing with Iraq, 120 kilometers north of the capital, the temperature reached 51.1 ° C and even 52 ° C in the locality near Mutriba. These exceptional temperatures were caused by a warm front air dry while the humidity reaches only 5%, according to the Meteorological Centre. As a result, electricity consumption, widely used for air conditioning, reached a peak of 12,000 megawatts, or nearly 90% of the capacity of the country and more than 500 megawatts Wednesday./


The temperature has exceeded Thursday, July 5, 2015, the 50 degrees Celsius in Kuwait, a record for this year, according to the Meteorological Centre of the desert country of northern Gulf.
The temperatures will be around 40 ° C during the summer in Kuwait but sometimes they climb above 50 ° C.
At around 2:00 p.m. local time (1100 GMT) mercury rose to 50.1 ° C in the Kuwaiti capital, for the first time this year, according to the center’s website.
He even reached 50.9 ° C at the international airport, located about twenty kilometers south of the capital.
This level was exceeded in the desert while Kuwaiti and Muslim communities living in the country are observing the fasting month of Ramadan.
Abdali border crossing with Iraq, 120 kilometers north of the capital, the temperature reached 51.1 ° C and even 52 ° C in the locality near Mutriba.
These exceptional temperatures were caused by a warm front air dry while the humidity reaches only 5%, according to the Meteorological Centre.
As a result, electricity consumption, widely used for air conditioning, reached a peak of 12,000 megawatts, or nearly 90% of the capacity of the country and more than 500 megawatts Wednesday./

 

 

 

 

 

 

 

BOKO HARAM. Un double attentat endeuille l’Extrême-Nord du Cameroun à Maroua

Un commentaire

Allain Jules

Midjiyawa Bakari Midjiyawa Bakari, Gouverneur de Maroua

MAROUA, Cameroun – Boko Haram est vraiment en perte de vitesse. Un double attentat, aux environs de 15h, heure locale, a secoué la ville de Maroua, capitale régionale de l’Extrême-Nord du Cameroun, faisant plusieurs morts, ont indiqué mercredi 22 juillet des sources sécuritaires locales. La province est régulièrement ciblée par les insurgés islamistes nigérians de Boko Haram, qui y sévissent depuis 2013. Il s’agit du deuxième attentat-suicide au Cameroun en dix jours, après celui de Fotokol, ville frontalière du Nigeria.

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