Accueil

Pétrole : la hausse des prix ne fait que commencer

Laisser un commentaire

Alors que les prix de l’or noir tendent à se stabiliser, après une chute historique depuis l’été 2014, le ministre saoudien de l’énergie Khaled al-Faleh a estimé que le cycle de baisse des prix du brut touchait à sa fin, dans un contexte d’amélioration des fondamentaux du marché en termes d’offre et de demande.

roi-du-petrole

Le PDG du groupe de services pétroliers Schlumberger, Paal Kibsgaard, a quant à lui souligné que l’offre et la demande de pétrole brut étaient « désormais plus ou moins équilibrées« , citant la stabilisation des stocks mondiaux de pétrole. La demande mondiale de pétrole a encore augmenté en septembre, tandis que, dans le même temps, l’offre s’est stabilisée, notamment en raison du déclin continu de la production des pays extérieurs à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). « En nous basant sur les niveaux d’investissements actuels, nous pensons que la production des pays hors-Opep en 2017 sera au moins stable« , a-t-il ajouté, soulignant que « toute hausse de la production aux États-Unis, au Canada et au Brésil sera contrebalancée par la poursuite du déclin dans le reste » du monde.

Les taxes et les impôts ont augmenté de 1939% au Canada depuis 1961

Un commentaire

argent canadien

 

 

TORONTO – Les sommes consacrées au paiement des taxes et impôts de toutes sortes ont considérablement gonflé depuis 1961, selon un rapport de l’Institut Fraser dévoilé mardi.

Les chercheurs de l’organisation ont passé au peigne fin l’évolution des principales dépenses d’une famille canadienne moyenne sur un horizon de 55 ans, en s’intéressant à l’argent dépensé pour des biens et produits de «nécessité» comparativement à ce qui est payé à l’État. Ils en ont conclu que les paiements de taxes ont augmenté de 1939 % en chiffres d’absolus (donc, non ajusté pour l’inflation), ce qui est fait le poste budgétaire ayant connu la plus forte hausse.

Les impôts du fédéral et du provincial, les taxes scolaires et municipales, les taxes de vente, ainsi que celles sur l’alcool et le carburant entrent dans ce calcul.

«Tous les gens ne le réalisent pas, mais un ménage canadien consacre maintenant davantage d’argent pour payer ses impôts de toutes natures que pour des biens de première nécessité», a avancé Charles Lammam, directeur des études fiscales à l’Institut Fraser, dans un communiqué publié mardi.

En guise de comparaison, les sommes dépensées pour le logement ont bondi de 1425 % (toujours en chiffres absolus), celles pour les vêtements de 746 % et 645 % pour la nourriture.

L’indice des prix à la consommation (IPC) a quant à lui progressé de 706 % au cours de cette même période.

En 2015, une famille moyenne gagnait un revenu de 80 593 $ et en a versé 42,4 % en paiements de taxation divers. En 1961, cette famille moyenne avait plutôt un revenu de 5000 $, payait 1675 $ en taxes, ce qui représentait le tiers de l’argent gagné soit 33,5 %.

«Les taxes contribuent à financer les services gouvernementaux, mais avec un montant qui atteint désormais 42 % de leur revenu, les Canadiens sont plus que jamais en droit de se demander s’ils sont satisfaits de ce qu’ils reçoivent en retour», a conclu M. Lammam.

 

Sources:journal de Montréal

 

 

 

 

Alerte au totalitarisme de 1984:Vladimir Poutine invite l’Europe à joindre une alliance eurasiatique

Laisser un commentaire

Poutine : « Le projet de grande Eurasie est bien évidemment ouvert aux pays de l’Europe »

Discours du président russe au Forum de Saint-Pétersbourg

Discours très économique – et donc forcément géopolitique – du président russe Vladimir Poutine au Forum de Saint-Saint-Pétersbourg le 17 juin 2016. Il y dessine notamment les contours de l’union économique eurasiatique, pour y inviter les pays européens.

Tout cela semble faire référence au roman 1984 ,d’Aldous Huxley.

 

 

La banque portugaise BCP s’effondre à la Bourse de Lisbonne

Laisser un commentaire

Sous pression depuis le début du mois, la banque portugaise Millenium BCP s’est effondrée de plus de 8% lundi à la Bourse de Lisbonne, en raison des craintes des investisseurs sur la nécessité de renforcer son capital.

A la clôture, le titre a dévissé de 8,18% à 2,02 centimes d’euro, dans un marché en baisse de 2,84%, après avoir chuté auparavant en séance jusqu’à 9,09%, atteignant un nouveau minimum historique.

Alors que le président de la banque, Nuno Amado, avait tenté d’apaiser les investisseurs la semaine dernière en assurant que la BCP n’avait pas besoin d’une augmentation de capital, la nervosité entourant le titre n’est pas retombée.

 

La plus grandemillennium_bcp-300x169 banque du Portugal au bord de l’effondrement, après un 1er trimestre catastrophique

Parmi les motifs d’inquiétude des intervenants du marché figure l’intérêt manifesté par la BCP pour la course au rachat de Novo Banco, née en août 2014 des décombres de Banco Espirito Santo et mise en vente par la Banque du Portugal.

Avant de pouvoir concourir à cette vente, la BCP est censée rembourser d’abord les aides de l’Etat, soit 750 millions d’euros reçus dans le cadre d’une injection de fonds publics de 3 milliards d’euros dont elle a bénéficié en 2012.

Exclue début juin de l’indice international MSCI Global, la banque avait vu son bénéfice net chuter de 33,7% à 46,7 millions d’euros au premier trimestre 2016, pénalisée par la dépréciation de son portefeuille de titres de l’Etat.

Selon des analystes locaux, les investisseurs s’inquiètent aussi des mauvaises créances de la BCP, même si les provisions dans ce domaine ont diminué pendant cette période de 20,1% à 160,7 millions d’euros.

Source: romandie

Crise économique mondiale:Enorme, ce qui est en train de se passer:cela précède toujours le début d’une récession.

Laisser un commentaire

Ce que vous allez lire et voir confirme clairement qu’un nouveau ralentissement économique majeur a déjà commencé.

Il y a une semaine, vendredi 03 Juin 2016, le gouvernement américain a publié le pire rapport sur l’emploi depuis 6 ans, et beaucoup de gens ont été horrifiés par cette publication. Mais lorsque vous commencez vraiment à rentrer dans le détail de ces chiffres, vous comprenez alors rapidement que les choses sont encore plus graves que ce que la plupart des analystes laissent entendre. En particulier lorsque l’on analyse le nombre d’emplois à temps partiel aux États-Unis qui a commencé à baisser de manière significative après avoir atteint un sommet en décembre dernier. Alors pourquoi est-ce si important de le signaler ? Eh bien, c’est parce que le nombre d’emplois à temps partiel avait également commencé à décliner brusquement, juste avant les deux dernières récessions.

Vous voyez, lorsque les conditions économiques commencent à se dégrader, les salariés à temps partiel sont souvent affectés avant que les autres ne le soient. ils sont plus faciles à embaucher que d’autres types de salariés, mais ils sont également plus faciles à licencier.

 

Dans le graphique ci-dessous, il y a 3 sommets…, vous pouvez voir que le nombre de salariés à temps partiel avait d’abord atteint un 1er sommet et avait commencé à décliner rapidement avant même que la récession de 2001 n’ait démarré (1ère zone grisée à gauche). Et vous remarquerez aussi que le nombre de salariés à temps partiel avait également atteint un 2nd sommet, puis qu’il avait commencé à décliner rapidement avant même que le récession de 2008 n’ait débuté(2nde zone grisée). Cela montre pourquoi cette main-d’œuvre à temps partiel est considérée comme un “indicateur avancé” de l’économie américaine dans son ensemble. Lorsque le nombre de salariés à temps partiel atteint un pic et qu’ensuite, il commence à baisser de manière constante, c’est clairement une alerte majeure. Et voilà pourquoi il est extrêmement inquiétant de constater à nouveau que ce nombre de salariés à temps partiel avait atteint un sommet en Décembre 2015 et surtout, qu’il ait commencé à baisser un peu depuis…

 
http://research.stlouisfed.org/fred2/graph/graph-landing.php?g=4FHU

Bien sûr, j’ai averti les gens de ce nouveau ralentissement économique et ce depuis le milieu de l’année 2015. Cela fait 18 mois d’affilée que les commandes à l’industrie américaine sont en baisse, les annonces de licenciements sont en hausse de 24 % par rapport à la même période de l’année 2015, et tout récemment l’entreprise Microsoft a annoncé qu’elle allait supprimer 1.850 emplois alors que le marché des smartphones continue de ralentir.

Sur le mois de mai 2016, l’économie américaine a encore perdu 21.000 emplois à temps partiel, et depuis décembre 2015, elle en a quasiment perdu 64.000.

Il faut bien comprendre que si un nouveau ralentissement économique avait déjà commencé, c’est précisément ce à quoi il faudrait s’attendre. Ce qui suit sont quelques observations faites par Wolf Richter

US-recession-300x180

les entreprises sont confrontées à une baisse des commandes, elles réduisent donc en premier lieu leur recours à l’intérim. Les ventes des entreprises américaines sont en baisse constante depuis mi-2014. La productivité a été mauvaise et la situation s’aggrave. Les bénéfices sont en baisse pour le quatrième trimestre consécutif. Les entreprises constatent que la demande pour leurs produits est en train de faiblir, de sorte que la réduction des coûts a commencé. Les premiers à partir et à en subir les conséquences sont ces malheureux salariés à temps partiel.

Un autre indicateur montre de gros problèmes pour les salariés américains, c’est le labor market conditions index (un concentré de 19 indicateurs du marché du travail qu’a crée la Fed il y a un 18 mois environ)… Il suffit de consulter ce graphique provenant du site zerohedge, qui montre que cet indice a baissé d’un mois sur l’autre sur les 5 derniers mois consécutifs. Depuis la dernière récession, nous n’avons jamais vu une telle situation se produire…

20160606_LMCI

Alors que je mets en garde depuis des mois, les mêmes événements dont nous avions été témoins juste avant la dernière grande crise économique (2007/2009) se produisent à nouveau sous nos yeux.

Peut-être que vous avez une foi aveugle en Barack Obama, en la Réserve fédérale et en certains de nos «leaders», et sans doute, vous êtes convaincu que tout va bien se passer en quelque sorte, mais il y en a d’autres qui font tout ce qu’ils peuvent pour se préparer à l’avance afin de faire face à l’éventualité inverse.

Cela peut vous surprendre d’apprendre que George Soros est l’un d’entre eux.

Selon les derniers communiqués de presse, George Soros a vendu des paquets d’actions et a ensuite investi d’énormes quantités d’argent dans l’or ainsi que dans des actions de sociétés aurifères

gold-or-pièce-300x162

Peut-être que le meilleur argument en faveur de l’Or est le légendaire investisseur américain et milliardaire George Soros, qui a récemment vendu 37% de ses actions pour acheter aussitôt de l’or ainsi que des actions de mines d’or.

“George Soros , qui parlait jadis de “Bulle ultime” sur l’or, a repris ses achats du métal précieux après une interruption de trois ans. Lundi, l’investisseur milliardaire a révélé que sur le premier trimestre, il avait acheté pour 1,05 million d’actions de SPDR Gold Trust, le plus grand fonds indiciel adossé à l’or dans le monde, évalué à environ 123,5 millions de dollars, selon ce qu’ont publié Fortune et Reuters mardi 17 mai 2016.

George Soros n’a pas fait fortune n’importe comment.

De toute évidence, il sent que quelque chose d’important va arriver, et il effectue en conséquence, les mouvements qui lui paraissent les mieux appropriés.

Si vous pensez que le gouvernement va faire une grande annonce pour vous expliquer que la récession a déjà débuté, eh bien, vous risquez probablement d’attendre longtemps avant que cela n’arrive.

Habituellement, et c’est ce qu’on ne vous dit pas, le gouvernement attend toujours qu’une récession se soit produite sur une période prolongée de temps avant d’expliquer et d’informer qu’elle vient de commencer.

Par exemple, si on remonte au milieu de l’année 2008, Ben Bernanke, alors président de la Réserve Fédérale américaine avait insisté sur le fait que l’économie américaine ne se dirigeait pas vers une récession, même si nous avions compris bien plus tard que nous étions déjà en récession au moment où Ben Bernanke avait tenu cette infâme déclaration.

Sur mon site, j’ai publié tous les signaux d’alerte qui indiquent clairement qu’une nouvelle récession est déjà là depuis des mois.

Vous pouvez faire comme Ben Bernanke en 2008 et enfouir votre tête dans le sable et faire comme si rien ne se passait, ou vous pouvez évaluer honnêtement la situation actuelle et ajuster vos stratégies en conséquence comme George Soros est en train de le faire.

Bien entendu, je ne suis absolument pas un fan de George Soros. Les choses louches qu’il a effectué pour promouvoir la gauche radicale dans le monde entier sont bien connus. Mais si on parle de lui comme étant un investisseur futé, ce n’est pas non plus sans raison.

Le Venezuela sombre dans le chaos. L’effondrement économique est tellement fort que les gens en sont rendus à chasser les chiens comme les chats pour se nourrir. Dans la majeure partie du reste du monde, les choses sont loin d’être aussi négatives, et elles ne le seront pas pendant un certain temps encore. Mais sans nul doute, l’économie mondiale s’oriente dans la mauvaise direction, et le rythme s’accélère.

Actuellement, nous avons deux catégories de gens, il y a ceux qui sont déjà prêts, et les autres qui sont convaincus que tout va bien se passer et qu’il n’y a pas besoin de se préparer et d’anticiper quoi que ce soit.

En fin de compte, la plupart des gens finissent par croire à ce qu’ils veulent croire, et nous ne sommes plus très loin de cette période où ces choix auront de graves conséquences.

Source: theeconomiccollapseblog

 

Crise économique mondiale:Le château de cartes s’effondre (E. von Greyerz)

Laisser un commentaire

« L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. » – Frédéric Bastiat

chateau de carte casino bourse

 

« La Deutsche Bank est en faillite. En Chine, la bulle de crédit de 30 000 milliards $ va imploser. La plupart des banques ne survivront pas. Les actions bancaires ont baissé de 20-25% cette année, et le prix des CDS (Credit Default Swaps) grimpe en flèche. Les hedge funds et les spéculateurs perdent une fortune sur le yen qui monte. Pourtant, être baissier sur le yen aurait dû être un pari gagnant, cela semblait garanti. Mais ce carry trade engendre des pertes massives avec le yen qui a gagné 10% en douze jours.

Et Janet Yellen est maintenant inquiète au sujet des taux d’intérêt. Pourtant, nous lui avions signalé la chose en décembre. D’autres pays baissent les taux jusqu’en territoire négatif. La Suède vient de baisser ses taux d’un autre 15 points, à -0,5%. Le pétrole brut établit de nouveaux bas à 26 $. Les actions boursières s’effondrent à travers le monde.

Alors, quelles sont les bonnes nouvelles ? Iil n’y en a pas, et les choses vont aller de mal en pis. Ceci n’est que le commencement. Ce qui est arrivé en 2007-2009 n’était qu’une simple répétition… ce qui arrive sera la vraie représentation, et cela sera extrêmement déplaisant pour tout le monde. 

En fait, je n’ai pas vraiment dit la vérité au sujet des bonnes nouvelles. Pour le 0,5% d’investisseurs qui détiennent de l’or et des compagnies minières, 2016 a débuté de très belle façon. Mais la plupart des investisseurs ne sentent toujours pas le besoin de préserver leur richesse avec de l’or physique. J’ai parlé, récemment, à plusieurs richissimes investisseurs (UHNWI), et ils veulent rester dans le capital privé, les hedge funds, l’immobilier, les obligations et les actions. Ils n’ont pas encore compris qu’ils perdront presque toute leur fortune. 

Le monde commence maintenant à s’enfoncer dans la crise, mais la plupart des investisseurs croient toujours qu’ils seront sauvés par les planches à billets ou les banques centrales. Malheureusement pour eux, ils ne le seront pas. C’est l’heure ! Le temps est venu d’enfiler les gilets de sauvetage et de sauter dans les canots de secours. Mais, pour la plupart des investisseurs, l’orchestre joue toujours sur le Titanic, et rien de mal ne leur arrivera… Quand ils réagiront, il sera trop tard ».

Egon von Greyerz, Goldbroker.fr, le 12 février 2016


MAIS QUAND SURVIENDRA CE FAMEUX EFFONDREMENT ÉCONOMIQUE?

Voici ce qu’écrivait Jeff Thomas dans un prestigieux magazine  économique en octobre 2015:

« Au début des années 2000 je m’étais mis à prévenir mes amis et mes collègues que la majorité de la planète connaîtrait probablement un début de dépression économique avant la fin de la décennie. Je pensais que cela se produirait en différentes étapes, d’abord avec un mini crash et une reprise. Puis, quelques années plus tard, on se rendrait compte que le redressement économique escompté n’était pas là. L’économie serait dans les limbes. Ensuite, un crash bien plus important aurait lieu, propulsant le monde dans une dépression économique à grande échelle. En tant que couverture, je préconisais l’achat d’or vu que ce métal survivrait et conserverait de la valeur tandis que les actions, les obligations et même les devises plongent.

Les faits m’ont donné raison à propos du timing des crashes initiaux, mais m’ont donné tort à propos du timing du crash majeur.

Je pensais que le feu d’artifice pourrait démarrer dès 2010 tout en estimant que 2012 et après étaient des dates plus plausibles. L’eau a coulé sous les ponts et malgré le fait que les gouvernements ont continué de contribuer à la détérioration de leur économie, le château de cartes, aussi branlant soit-il, est toujours debout.

Heureusement, je ne suis pas le seul à m’être planté. Des investisseurs et des économistes avec des décennies de pronostics corrects derrière eux ont tous été trop prompt à anticiper le crash majeur.

Ces gens avaient tout recommandé l’or en tant que protection en affirmant que lorsque les marchés s’effondreront et que les devises tangueront, le cours de l’or augmentera de façon spectaculaire.

Sans surprise, l’or poursuivit sa progression après le mini-krach de 2008 tout en semblant n’avoir plus de limites. Beaucoup d’analystes affirmèrent que si l’or devait atteindre les 2000 $ sa progression deviendrait irrésistible vu que même le citoyen lambda comprendrait que l’or n’est pas un investissement en tant que tel mais un moyen de préserver sa richesse, surtout durant les périodes incertaines.

Mais après avoir franchi le cap des 1900 $ l’once, l’or plongea. Les aficionados de l’or prirent l’événement en tant que correction inéluctable tandis que ceux qui s’étaient rués sur le métal dans l’espoir d’engranger des profits mirobolants à court terme lâchèrent l’or comme une patate chaude et le métal poursuivit sa baisse. Depuis, à chaque fois que l’or tente une percée, les banques de lingots [bullion banks] ont vendu des positions short nues sur les marchés des futures pour ensuite acheter les parts échangeables contre du métal vendues sur le marché papier, massacrant ainsi le cours. Aujourd’hui, 4 années après le début de la chute de l’or à 1900 $, le cours du métal se situe à un niveau qui rend son extraction difficilement profitable. (…)

Contrairement à l’or, le dollar est en danger. La dette américaine l’a mis dans une situation tellement délicate qu’il finira plus que probablement par tomber. Comme l’investisseur milliardaire Jim Rogers l’a répété à de nombreuses reprises : « Je suis long sur le dollar, mais j’espère que je serai assez intelligent pour en sortir à temps ». Récemment, il a déclaré : « si l’or devait passer en dessous des 1000 $, j’espère que je serai assez intelligent pour saisir l’opportunité d’en acheter, peut-être même beaucoup. »

Le dollar n’est pas véritablement une monnaie forte. C’est en fait la moins mauvaise de toutes. Ce sera la dernière à tomber, mais elle tombera. Il faudra peut-être patienter beaucoup avant que cela arrive. Que ce soit une question de mois ou d’années, c’est impossible à prédire. Mais actuellement, surtout si le dollar augmente encore par rapport à l’or, ce métal représente une affaire. Il a soit atteint son plus bas ou il est sur le point de le faire. Toute baisse significative serait le signal qu’il faut charger la mule vu que sa hausse est inévitable. (…)

Comme c’est le cas pour tout actif, lorsque la panique se déclare sa valeur n’a plus de limites. Nous assisterons à une ruée sur l’or. La plupart des économistes contrariens prédisent un cours variant de 5000 aux 8000 $ l’once, d’autres bien plus. La ruée vers l’or n’est pas imminente mais inévitable. »


LE CHATEAU DE CARTE CANADIEN

Je discute souvent sur ce site de ce qui pourrait devenir l’effondrement de l’économie américaine. Mais qu’en est-il de l’économie canadienne? Si on se fie strictement de ce qu’on lis dans les pages financières des journaux, tout est rose de ce côté de la frontière. Apparemment, nous sommes déjà sortis de la récession et en route vers la croissance. Mais voilà: nous savons également que notre gouvernement, la Banque du Canada et les médias sont dominés par des keynésiens. Donc, comment avoir l’heure juste. Les sources d’informations fiables se font rares. En survolant le blogue de Mike Shedlock, autrement connu sous le nom de Mish, j’ai fait la connaissance d’un blogue canadien anglophone qui vaut son pesant d’or. C’est le blogue d’un type du nom de Jonathan Tonge qui semble en savoir pas mal long sur l’économie et plus particulièrement le financement hypothécaire.

Présentement, les canadiens se félicitent d’avoir évité le pire grâce à notre système bancaire plus conservateur. Ce que la plupart d’entre nous ignore est que notre économie est bâtie sur le même sable mouvant de  dettes que celle des États-Unis et notre arrogance nous rend aveugles.

N’avez-vous donc pas remarqué que les prix immobiliers au Canada ont plus que doublé depuis 2001? Savez-vous aussi que l’endettement hypothécaire moyen des canadiens en rapport à leur revenu brut est de 160% en 2016, alors qu’il était de 110% en 2009,et de  46% en 1985?  Vous croyez qu’on pourra encore se payer une maison quand on devra emprunter plus de 200% de nos revenus bruts? Dans combien de temps allons-nous frapper un mur? Voyez-vous, les canadiens autant que les américains ont un niveau d’endettement qu’ils ne peuvent plus soutenir très longtemps. Un jour, ça va craquer et ce jour risque d’être bientôt si on ce fie au modèle de Jonathan Tonge tiré de ce billet.

 

Canada -Residential Mortgage Debt as percent of Salaries (accelerated)

Comme vous pouvez le constater, le modèle assume une croissance annuelle des revenus de 2.4% et une accélération du taux de croissance du crédit hypothécaire de seulement 0.8%. Il est virtuellement impossible qu’on se rende jusqu’à la projection de 2016 alors notre bulle devrait éclater bien avant. Gageons que la moindre hausse des taux d’intérêts va le déclencher. La BdC ne peut pas maintenir les taux à 0.25% pour bien longtemps, alors si vous songiez à acheter une maison ou un condo, oubliez ça. Vous allez vous retrouver avec une équité négative l’an prochain.

Pour cette état des choses, remerciez les ingérences de notre gouvernement sous la forme de crédit facile de la BdC et la securisation des hypothèques de la SCHL. Le contribuable sera ultimement responsable de tous les défauts grâce à la socialisation des pertes par notre gouvernement et on blâmera une fois de plus le capitalisme débridé.

 

 

 

Source : or-argent.eu, le 6 octobre 2015

Autre source: GoldSwitzerland

Un tiers du secteur pétrolier menacé de faillite, dit Deloitte

Un commentaire

 

Un tiers du secteur pétrolier menacé de faillite, dit Deloitte

péttrole 001


Environ un tiers des producteurs de pétrole sont exposés à un risque élevé de cessation de paiements cette année, conclut une enquête du cabinet Deloitte. Ils souffrent en effet d’un accès restreint aux liquidités et d’une capacité réduite de désendettement.

Fondée sur l’étude de plus de 500 entreprises d’exploration et de production de pétrole et de gaz naturel cotées dans le monde, elle estime à plus de 150 milliards de dollars (147,7 milliards de francs) la dette globale des quelque 175 sociétés jugées menacées.

Si 95% des producteurs de pétrole peuvent extraire du brut pour moins de 15 dollars le baril, grâce aux réductions de coûts et aux améliorations technologiques mises en oeuvre depuis la mi-2014 (époque à laquelle deux tiers seulement du secteur pouvait produire à ce prix), cela pourrait être insuffisant pour certains, estime Deloitte.

Certaines entreprises ont fait le choix de liquider leurs couvertures pour récupérer des liquidités, une option risquée, ajoute l’étude.

Sociétés de services moins touchées
Elle note par ailleurs que les sociétés de services au secteur pétrolier sont moins touchées par les dépôts de bilan que les producteurs eux-mêmes, ce qui peut s’expliquer par les besoins de fonds propres – et donc d’endettement – supérieurs des producteurs.

Sur les 53 sociétés du secteur qui ont déposé leur bilan au cours du quatrième trimestre 2015, seulement 14 étaient des fournisseurs de services et Deloitte estime que cette tendance devrait se maintenir à court terme.

« Les fournisseurs de services sont davantage des entreprises de main-d’oeuvre, avec moins de capitaux déployés, elles sont donc plus souples financièrement », explique William Snyder, responsable des activités de restructuration d’entreprise de Deloitte.


LE QUÉBEC ET LE PÉTROLE

Pétrole cargo kurde

Est-ce vraiment la fin du pétrole au Québec? Les messages envoyés à l’industrie pétrolière par le gouvernement Couillard demeurent confus et surtout contradictoires. On a déjà vu mieux.

Pourtant, le Québec n’a jamais été aussi accro aux produits pétroliers. Chaque année, le Québec consomme plus de 15 milliards de litres de carburants. C’est davantage qu’il y a 20 ans.

Plus de 80 % des produits pétroliers vendus au Québec sont consommés sous la forme d’essence et de carburant pour voitures, camions, motos, avions et bateaux.

Or, il faut savoir que le Québec ne produit toujours pas de pétrole. Annuellement, ce sont plus de 10 milliards $ qui sortent des poches des consommateurs québécois. L’argent part directement à l’étranger. Au passage, près de 5 milliards $ sont toutefois perçus en taxes par nos gouvernements.

Des voitures à essence

Sur les routes du Québec, il n’y a jamais eu autant de véhicules à moteur à essence. Le Québec compte 4,5 millions de véhicules de promenade détenus par des particuliers.

On compte d’ailleurs deux fois plus de véhicules utilitaires sport (VUS) en circulation qu’il y a 10 ans, soit près de 1,5 million de camions légers, selon la SAAQ.

Il faut dire que le nombre de véhicules électriques en circulation au Québec représente en ce moment moins de 0,2 % du parc automobile québécois.

Au 31 décembre 2015, 8188 véhicules électriques étaient enregistrés au Québec, soit 3100 de plus en un an.

Or, tout indique que l’objectif du gouvernement Couillard de voir 92 000 véhicules électriques rouler au Québec en 2020 ne sera pas atteint.

Les Québécois sont d’ailleurs très lucides sur la question de l’utilisation des produits pétroliers au quotidien.

Dans un sondage commandé par l’Institut économique de Montréal, une majorité de Québécois (54 %) se disent en faveur que le Québec exploite lui-même ses ressources pétrolières. Ils ne voient pas une transition à court terme.

Alors, on fait quoi? On fait semblant que le pétrole n’existe plus. On se ferme les yeux en pensant au fameux moteur-roue électrique qu’Hydro-Québec a développé il y a 30 ans et dont la commercialisation se fait toujours attendre au Québec?

Réserves en hausse

Il faut dire qu’il n’y a jamais eu autant de pétrole disponible sur la planète depuis une décennie. Les réserves mondiales font état de 1700 milliards de barils de pétrole, soit l’équivalent de 52 années de production mondiale actuelle, selon le site BP Statistical Review.

D’autant plus que de nombreux gisements n’ont pas encore fait l’objet de travaux de prospection.

En 2009, l’ex-économiste en chef de la Banque CIBC, Jeff Rubin, écrivait un livre-choc sur la fin du pétrole dans le monde. Il prédisait notamment un baril à 200 $ US et un litre d’essence à 2 $ au Canada.

Il prédisait également que d’ici 2019, le nombre de voitures sur les routes allait baisser de 20 %. Rien de cela n’est encore arrivé.

Ce qui fait dire à un nombre important d’économistes que le pétrole est encore là pour plusieurs années alors que les prix remonteront graduellement. Le baril de pétrole s’échange à un peu plus de 29 $ US en ce moment.

L’industrie pétrolière n’anticipe d’ailleurs pas de déclin significatif de parts de marché avant 2040 au Québec et au Canada.

L’Agence internationale de l’énergie (AEI) prévoit que le prix du pétrole rebondira au cours des prochaines années. Le prix du baril devrait atteindre les 100 $ US en 2020 et la barre des 115 $ US en 2030.

La fin approche pour l’économie capitaliste au Québec…certains vont se réveiller durement!


VERS UNE CRISE MONDIALE SÉVÈRE

pétrole fuite

 

À chaque semaine qui passe, on décélère, on révise à la baisse, on constate que l’économie mondiale ralentit. Le prix du pétrole est à l’autre extrême des crises qu’on a déjà connues dans le passé : ce ne sont pas des prix trop élevés qui semblent nous conduire à la crise cette fois-ci, mais des prix dépressifs, qui plongent vers un plancher qu’on ne connaît pas.

 

La croissance américaine est de moins en moins solide, malgré la reconstruction des dernières années si bien qu’en quelques semaines seulement, ceux et celles qui annonçaient plusieurs hausses de taux d’intérêt en 2016 aux États-Unis ne voient plus rien du tout. Il serait maintenant étonnant que la banque centrale américaine ose encore faire un mouvement cette année.

Les marchés financiers envoient des signaux d’incertitudes, les investisseurs se tournent vers les valeurs les plus sûres, les obligations de pays stables comme les États-Unis ainsi que vers le bon vieux métal jaune, l’or. Mais, que se passe-t-il donc? Est-ce qu’une récession s’annonce?

Je vais essayer, le plus simplement, de placer le domino dans le bon ordre :

1) LES ÉTATS-UNIS

 La première économie mondiale, les États-Unis, a retrouvé sa solidité, malgré certaines failles structurelles et sociales qui demeurent. La croissance est la plus forte du G7, le taux de chômage officiel vient de tomber sous les 5 %, le marché immobilier et la construction ont repris pied. Les États-Unis demeurent l’économie la plus puissante du monde, le dollar américain demeure la devise la plus sûre, la plus stable, la plus attractive. Le déclin de l’empire américain demeure une fiction. Toutefois, les dernières données laissent croire que la croissance perd de sa force.

2) LA CHINE

La deuxième économie mondiale, la Chine, ralentit. De statistiques officielles en prévisions d’économistes, les données chinoises montrent des signes d’essoufflement. La demande chinoise est de moins en moins forte, la transition économique vers une économie de consommation se poursuit avec des risques importants. En 10 ans, la Chine sera passée d’une croissance d’environ 12 à 14 % annuellement à moins de 6,5 %.

3) LE JAPON La troisième économie mondiale, le Japon, a frôlé la récession en 2015. La banque centrale vient d’annoncer un taux directeur négatif, une nouveauté dans le monde des banques centrales qui a pour objectif de stimuler l’économie. Plutôt que de rémunérer les banques sur leurs réserves, la Banque du Japon impose un taux négatif aux banques privées, ce qui les oblige à payer pour faire des dépôts auprès de la banque centrale. Le but est de pousser ces institutions financières à injecter ces sommes d’argent dans l’économie, sous forme d’investissements et de prêts.4) L’ALLEMAGNE ET L’EUROPE

La quatrième économie du monde, l’Allemagne, demeure le phare de l’Europe avec une croissance qui croît toujours un peu plus depuis l’été 2014 : au dernier trimestre, la croissance annualisée s’est établie à 2,1 %. Le taux de chômage officiel n’est que de 4,5 %. Cela dit, l’Allemagne mène sa barque au milieu d’une zone de turbulences continues, avec la Grèce, le Portugal, l’Espagne et la France qui suscitent des inquiétudes. La croissance est faible dans la zone euro et le taux de chômage dépasse les 10 %. La Banque centrale d’Europe a aussi adopté la stratégie du taux négatif sur les dépôts à court terme des banques.

5) LA RUSSIE ET LE BRÉSIL

La Russie et le Brésil, deux pays émergents de premier plan, sont en récession. La Russie est victime de la chute du pétrole et des sanctions internationales à son encontre en raison du conflit avec l’Ukraine. Le Brésil est plombé par le pétrole et la chute de sa devise, le réal. Quantité d’investisseurs se sont réfugiés dans le marché américain au cours des derniers mois pour deux grandes raisons : la hausse attendue des taux d’intérêt aux États-Unis annonçait des promesses de rendement pour les investisseurs.

Et l’incertitude économique mondiale éloigne les investisseurs de marchés encore risqués comme les pays émergents, au profit de pays plus sûrs comme les États-Unis. Chez nous, la chute de notre dollar fait monter les prix des biens, surtout des aliments, qu’on importe. Au Brésil, la chute de la devise fait aussi monter les prix, mais de façon bien plus marquée. Avec une forte inflation, une chute du PIB, de la consommation et des investissements et une instabilité politique en prime, le Brésil est en crise.

6) L’ARABIE SAOUDITE ET LE PÉTROLE

L’Arabie saoudite maintient la pression dans le marché du pétrole en entraînant l’OPEP à ne pas réduire sa production, malgré la surabondance de pétrole. Afin de maintenir ses parts de marché en Asie, dans le but également de ne pas laisser une seule occasion à l’Iran qui reprend progressivement ses exportations plus importantes de pétrole, l’Arabie saoudite bloque toute tentative de réduction de production. Résultat : les prix chutent, des entreprises font faillite, des dizaines de milliers d’emplois sont perdus, un pays comme le Vénézuéla, déjà fragilisé, s’enfonce. On produit aujourd’hui 2 millions de barils de pétrole de plus que ce qui est consommé quotidiennement sur la planète. La demande ne cesse de décélérer.

C’est dans ce contexte qu’on se pose de plus en plus de questions sur la suite des choses aux États-Unis. Que va faire la Fed? Le ralentissement mondial viendra-t-il affecter les exportateurs américains ainsi que les sociétés financières, touchées par les turbulences de leurs clients énergétiques? Les résultats financiers des entreprises américaines seront-ils à la hauteur des attentes? L’incertitude grandit. Sans crier aux loups, parce qu’il est honnêtement et factuellement bien difficile de prévoir ce qui s’en vient, les risques de lente croissance, de stagnation économique, voire de récession, sont bien réels.

 

 

 

Older Entries

%d blogueurs aiment cette page :