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Facebook reconnaît avoir écouté et retranscrit les appels d’utilisateurs

 

Le réseau social payait des centaines de sous-traitants pour écouter les conversations d’usagers de Messenger, avec l’accord de ces derniers.

Facebook a payé des centaines de sous-traitants pour transcrire des extraits sonores de conversations de certains usagers, a révélé mardi 13 août l’agence Bloomberg. Le premier réseau social au monde a longtemps nié agir de la sorte pour mieux calibrer ses publicités ou pages d’information.

Dans un communiqué transmis à l’agence financière, Facebook reconnaît avoir fait transcrire des enregistrements sonores de conversations – avec l’autorisation des usagers – mais affirme avoir mis fin à cette pratique.

« Tout comme Apple ou Google, nous avons gelé la pratique de faire écouter les enregistrements sonores par des humains la semaine dernière », explique le réseau social. Interrogé par l’AFP, Facebook n’a pas répondu dans l’immédiat. Facebook explique avoir eu l’autorisation de procéder à la transcription de leurs conversations par des usagers de son application Messenger.

Les sous-traitants vérifiaient si l’intelligence artificielle du réseau interprétait correctement les messages qui avaient été rendus anonymes. Mais Bloomberg se demande s’il n’était pas aussi question de mieux calibrer ses publicités ciblées, et de vérifier si les appels enfreignaient la politique de Facebook.

Des accusations longtemps niées par Facebook

Selon Bloomberg, les employés qui sont chargés de la transcription s’inquiètent des implications éthiques de leur travail, n’étant ni informés de l’origine des enregistrements des conversations, ni de l’usage qu’en fait l’entreprise fondée par Mark Zuckerberg.

Amazon, Apple et Google, qui vendent tous des assistants vocaux, avaient déjà reconnu faire de même pour améliorer les réponses de leurs applications. Apple et Google ont indiqué avoir abandonné la pratique ces dernières semaines.

Amazon donne le choix aux usagers de bloquer l’utilisation de leurs échanges avec Alexa, l’intelligence artificielle qui anime ses assistants vocaux Echo.

Facebook, qui vient tout juste de payer une amende record de 5 milliards de dollars aux autorités fédérales américaines pour un mauvais usage des données privées de ses usagers, a longtemps nié utiliser des enregistrements audio pour pouvoir mieux cibler ses publicités ou rendre ses pages plus attractives.

Le fondateur et PDG du géant des réseaux sociaux avait rejeté l’idée même lors d’une audition devant le Congrès en avril 2018.

« Vous parlez d’une théorie du complot qui circule affirmant que nous écoutons ce qui se passe dans votre micro et que nous l’utilisons pour de la pub », avait répondu le jeune milliardaire à une question du sénateur Gary Peters. « Nous ne faisons pas ça », avait-il répliqué fermement.

Plus tard, Facebook avait précisé qu’il n’accédait au microphone d’un usager uniquement si ce dernier avait donné l’autorisation à l’application.

Selon Bloomberg, l’entreprise n’avait pas précisé ce qu’elle faisait ensuite des enregistrements.

 

 

 

 

 

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Nouvelle fuite de données chez Facebook, des millions d’utilisateurs concernés

Une fuite de plus… Des numéros de téléphone liés à plus de 400 millions de comptes Facebook se sont retrouvés stockés en ligne, à la merci d’une utilisation malveillante, dernière violation en date du groupe américain en matière de protection des données personnelles, a rapporté ce mercredi 4 septembre le site TechCrunch.

 

Un serveur vulnérable a stocké 419 millions de dossiers d’utilisateurs du premier réseau social mondial sur plusieurs bases de données, dont 133 millions de comptes aux Etats-Unis, plus de 50 millions au Vietnam et 18 millions en Grande-Bretagne, selon le site américain.

Les bases de données répertoriaient les identités des utilisateurs de Facebook – une combinaison de chiffres unique pour chaque compte – ainsi que les numéros de téléphone associés aux profils, le sexe pour certains comptes et la localisation géographique.

Le serveur n’était pas protégé par un mot de passe ce qui signifie que n’importe qui pouvait accéder aux bases de données. Il est resté en ligne jusqu’à tard mercredi, quand TechCrunch a contacté l’hébergeur.

Facebook a partiellement confirmé les informations de TechCrunch mais minimisé l’incident, assurant qu’en l’état actuel des vérifications le nombre de comptes concernés ne représentait que la moitié environ des 419 millions évoqués.

Amende record de 5 milliards de dollars

Le groupe a ajouté que nombre d’entre eux étaient des copies et que les données étaient anciennes. « Cet ensemble de données a été retiré et nous n’avons vu aucun signe montrant que des comptes Facebook aient vu leur sécurité compromise », a indiqué un porte-parole.

Après le scandale Cambridge Analytica en mars 2018, révélant l’exploitation à des fins politiques de données de millions d’utilisateurs de Facebook à leur insu, le groupe avait supprimé une fonctionnalité permettant des recherches sur la plateforme avec les numéros de téléphone.

La mise en ligne de leurs numéros de téléphone expose les utilisateurs aux appels non sollicités ou à des piratages avec le transfert de cartes SIM – comme cela est arrivé récemment au patron de Twitter Jack Dorsey.

Fin août, Facebook a dévoilé des tests pour une nouvelle fonctionnalité permettant aux utilisateurs de contrôler leurs données récupérées par la société américaine hors du réseau social. Cette annonce intervenait moins d’une semaine après de nouvelles révélations sur les pratiques de Facebook, qui a reconnu avoir transcrit les écoutes d’extraits sonores de conversations de certains usagers après l’avoir longtemps nié.

Fin juillet, Facebook a été condamné à une amende record de 5 milliards de dollars par la FTC, l’autorité américaine de régulation des communications, pour ne pas avoir su protéger les données personnelles de ses utilisateurs.

 

 

 

Dictature de la pensée unique:Facebook espionne votre vie hors ligne pour décider si vous êtes un «agent de la haine»

Fb spie
Fb spie
Un document interne à Facebook révèle que le géant des médias sociaux surveille le comportement hors ligne de ses utilisateurs afin de déterminer si une personne doit être classée dans la catégorie «agent de la haine», comme l’a signalé le Washington Pundit .

 

 

Intitulé « Révision de la politique des agents de haine », le document révèle que Facebook utilise une série de « signaux » qui incluent le comportement d’une personne, à la fois sur et hors de la plate-forme. Une fois déterminé à être un «agent de haine», une personne est bannie de la plateforme.

Si vous louez les mauvaises personnes, si vous les interviewez ou si vous participez à des événements parallèles, Facebook peut vous classer dans la catégorie «agent de la haine».

Facebook peut également vous considérer comme un agent haineux si vous vous identifiez vous-même ou si vous défendez une « idéologie haineuse désignée », si vous vous associez à une « entité haineuse désignée » (un des exemples cités par Facebook comme « entité haineuse » comprend: Critique de l’islam Tommy Robinson), ou si vous avez «des tatouages ​​de symboles de la haine ou des slogans de haine».

(Le document n’en cite aucun exemple, mais les médias et les groupes de défense de la cause « anti-racisme » qualifient de plus en plus les objets inoffensifs comme des « symboles de haine », notamment une  grenouille de dessin animé  et le signe de la main  » OK « .)

Facebook vous classera également comme un agent de la haine pour possession d’un «attirail pour la haine», bien que le document ne fournisse aucun exemple de ce qui entre dans cette catégorie.

Facebook pourrait même qualifier quelqu’un d’agent haineux pour des « déclarations faites en privé mais rendues publiques par la suite », selon le rapport. Même le simple fait de « défendre un ethnostat » peut vous donner une telle image, bien que ce que l’on entend réellement par « un militant pour un ethnostat  pour les Blancs , car les Noirs, les Métis et la plupart des Juifs sont parfaitement libres de défendre leurs propres ethnostats. » et ni Facebook ni aucun des autres géants des médias sociaux ne la considèrent «odieuse».

En outre, Facebook peut vous qualifier d’agent de haine simplement pour avoir parlé de manière neutre d’individus et d’organisations que le réseau social considère comme «haineuses».



EN COMPLÉMENT

Facebook et Twitter omis du « sommet des réseaux sociaux » de la Maison-Blanche

 

La Maison-Blanche tiendra un sommet consacré aux réseaux sociaux jeudi afin de discuter des défis auxquels est confrontée cette industrie. Mais Facebook et Twitter, deux acteurs majeurs du milieu, n’auraient pas été invités, rapporte CNN.

Le réseau américain tire ces informations de sources anonymes familières avec ce dossier.

Selon ces sources, le sommet ne viserait pas à parler des problèmes du marché des réseaux sociaux. Ces personnes affirment qu’il s’agirait plutôt d’une tribune pour que des individus politiquement à droite puissent se plaindre au sujet des réseaux sociaux.

La Maison-Blanche a refusé de commenter, indique CNN.

Le sommet des réseaux sociaux a été annoncé par la Maison-Blanche en juin. L’institution américaine avait alors décrit l’événement comme une occasion de rassembler « des leaders du numérique afin d’avoir des échanges fructueux sur les occasions et les défis présentés par l’environnement en ligne actuel. »

Le Washington Post a indiqué la semaine dernière que des figures de proue de la droite américaine ont été invitées, dont certaines ont déjà exprimé leur désaccord avec les positions de différents réseaux sociaux au sujet de la liberté d’expression. Certaines de ces personnes ont accusé Facebook, Twitter et d’autres plateformes de censurer les opinions de droite ou d’avoir un biais antidroite, ce que les entreprises visées ont toujours démenti.

Le président Donald Trump fait partie de ceux qui attaquent régulièrement les réseaux sociaux. Il prétend entre autres que Twitter restreint l’accès à son profil pour ses partisans.

La liste des invités au sommet n’a pas été dévoilée par la Maison-Blanche.

 

 

 

 

Miracle : Facebook supprime 265 comptes liés à Israël qui diffusaient des fakes news

 

 

 

L’entreprise Facebook a fait savoir le 16 mai qu’elle avait supprimé 265 comptes, pages et groupes, sur Facebook et Instagram, qui faisaient partie d’un même réseau utilisé pour diffuser de fausses informations ou influer de manière malhonnête sur le débat politique, principalement en Afrique, en Asie et au Brésil. Ces comptes étaient suivis par environ 2,8 millions de personnes et ont diffusé pendant sept ans des publicités politiques pour plus de 700 000 euros.

Les équipes de l’entreprise dirigée par Mark Zuckerberg ont produit des exemples pour étayer ces accusations : des messages qui montrent que ces pages servaient à diffuser de fausses informations. Un de ces messages rendus publics, écrit en français, avait été publié par une page nommée «L’Afrique cachée», était destinée aux internautes maliens et qui assurait notamment que la société Airbus avait investi dans une mine d’or détenue par un proche du pouvoir malien.

L’enquête de Facebook a réussi à prouver que ces comptes suspects appartenaient à l’entreprise israélienne Archimedes Group, désormais interdite sur cette plateforme. Selon les informations du Monde, cette entreprise «plutôt discrète» se présente comme «une société fournisseuse d’outils électoraux, vendant notamment une suite logicielle, Archimedes Tarva, conçue pour « la gestion de campagnes de masse sur les réseaux sociaux » ou encore les « opérations nécessitant un nombre illimité de comptes« .»

Ses clients sont principalement situés en Afrique sub-saharienne et en Amérique du sud. Son président-directeur général, Elinadav Heymann, aurait longtemps travaillé dans la politique en tant que lobbyiste et consultant politique, notamment à Bruxelles, après un passage dans l’armée de l’air israélienne. Il est connu comme un défenseur zélé de la ligne israélienne conservatrice, farouchement opposée au terrorisme et au boycott des produits de l’Etat hébreu.

Le responsable de la sécurité chez Facebook a déclaré lors d’une conférence de presse :

«Certaines pages se présentaient comme étant la création d’acteurs locaux, voire comme des médias des pays concernés, et publiaient de prétendues informations confidentielles sur des hommes et des femmes politiques. Ces comptes n’ont pas été supprimés en raison de ce qu’ils disaient ou de qui les avait créés, mais en raison de leur comportement, qui visait à tromper les utilisateurs.»

 

Note  : Cela me rappelle cette news récente où plus de 400 comptes suspectés d’être frauduleux généraient des fake news pro-Netanyahu diffusées en masse sur les réseaux sociaux et calomniaient les opposants politiques pendant la campagne électorale d’avril dernier.

Source : https://francais.rt.com/international/62145-facebook-supprime-265-comptes-lies-israel-fausses-informations

 

 

 

 

 

 

Facebook refuse de supprimer une fausse vidéo où la chef démocrate a l’air saoule

 

Facebook refuse de supprimer une vidéo altérée pour faire laisser croire que la chef des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a livré un discours alors qu’elle était saoule, ce qui met en lumière un problème majeur dans le plan du géant techno pour combattre les fausses nouvelles.

Le clip, d’abord rapporté par The Washington Post, montre la démocrate californienne discutant du président Donald Trump à un événement organisé par le Center for American Progress mercredi. Un troll non identifié a réduit la vitesse de la vidéo et monté le ton pour que son discours ait l’air confus, mais normal – créant alors la fausse apparence qu’elle avait les capacités affaiblies.

La fausse vidéo s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. L’avocat privé de Trump, Rudy Giuliani, a tweeté un lien vers la vidéo sur Facebook, où le clip avait alors pas loin d’un million de visionnements. (Giuliani a plus tard supprimé le tweet et a livré des excuses qui avaient l’air confuses.)

Facebook a depuis longtemps admis ses échecs dans la lutte aux fausses nouvelles dans la course à la présidentielle de 2016, et a dévoilé l’année suivant un système supposé arrêter le courant de matériel faux ou trompeur.

«Les fausses nouvelles sont nocives pour notre communauté, elles rendent le monde moins informé, et elles érodent la confiance», écrivait Facebook en avril 2017. «Ce n’est pas un nouveau phénomène, et nous tous – entreprises techno, entreprises médiatiques, salles de nouvelles, enseignants – nous avons la responsabilité de faire notre part pour y faire face.»

Mais un porte-parole de Facebook a déclaré vendredi que des «fakes news» évidentes, comme cette vidéo de Pelosi, techniquement ne brisaient pas les règles puisqu’il n’y a pas de politique contre la publication de faux contenu sur la plateforme. Facebook laissera donc la vidéo circuler.

Cela dit, Facebook a toutefois «mis en file d’attente» la vidéo pour une revue par une compagnie tierce de vérification des faits, ce qui voudrait dire qu’il juge la vidéo trompeuse. Alors maintenant, au lieu d’être supprimée complètement, la fausse vidéo du discours de Pelosi sera plus difficile à trouver sur la plateforme, selon le porte-parole.

L’annonce de Facebook a relancé les discussions sur les campagnes de salissage et les fausses nouvelles qui ont terni la dernière présidentielle. La vidéo de Pelosi rappelle celle d’Hillary Clinton devenue virale lors de sa campagne, qui la montrait physiquement ou mentalement indisposée.

«La vidéo modifiée/falsifiée de Nancy Pelosi n’est pas exactement une nouvelle affaire», a tweeté la journaliste de Wired Issie Lapowsky. «C’est copié du manuel “Hillary Clinton est malade” de 2016.»

Le clip de Pelosi continue à se propager sur Facebook. Un porte-parole a indiqué au Guardian que la compagnie est en constante réflexion sur la ligne entre la liberté d’expression et le contenu nocif:

Le clip de Pelosi continue à se propager sur Facebook. Un porte-parole a indiqué au Guardian que la compagnie est en constante réflexion sur la ligne entre la liberté d’expression et le contenu nocif:

«Il y a une tension ici: nous travaillons fort pour trouver le bon équilibre entre l’encouragement de la liberté d’expression et la promotion d’une communauté sécuritaire et authentique, et nous croyons que de réduire la distribution de contenu inauthentique atteint cet équilibre. Mais ce n’est pas parce que quelque chose est permis sur Facebook qu’elle devrait obtenir de la distribution. En d’autres mots, nous permettons aux gens de la publier en tant que forme d’expression, mais nous ne la montrerons pas à la une du fil d’actualité.»

 

 

 

Un nouveau scandale aux relents de Cambridge Analytica pour Facebook

Facebook a intenté vendredi une poursuite contre Rankwave, une firme sud-coréenne qu’il soupçonne d’avoir utilisé illégalement les données de ses utilisateurs à des fins publicitaires.

D’après la plainte citée par CNN, Rankwave a mis en ligne au moins 30 applications sur Facebook entre 2010 et 2019. L’une d’entre elles était une application servant à déterminer la « popularité » d’une personne sur le réseau social et vérifiant le nombre d’interactions qu’elle avait eues avec d’autres utilisateurs.

Le réseau social ne peut pas conclure pour l’instant que Rankwave a bel et bien enfreint les règles en matière d’utilisation des données privées. Les soupçons de Facebook émanent du fait que l’entreprise sud-coréenne a refusé de se soumettre à des vérifications, obligatoires pour tous les partenaires de la plateforme.

L’entreprise de Mark Zuckerberg allègue que Rankwave a utilisé les données d’utilisateurs de Facebook pour « créer et vendre de la publicité ainsi que des plateformes d’analyse marketing », à l’encontre des politiques du réseau social, rapporte CNN.

« Facebook a déjà suspendu les applications les comptes associés à Rankwave, et la plainte d’aujourd’hui demande au tribunal d’appliquer les conditions de coopération de base que Rankwave a acceptées en échange de la possibilité d’exploiter des applications sur la plateforme », a écrit dans un communiqué Jessica Romero, la directrice des litiges et de la mise en application des règles de Facebook.

Rankwave reste muette

Chris Hughes,jeune pdg de Rankwave

Les partenaires de Facebook proposant des applications et des services sur le réseau social peuvent normalement accéder à certaines données des utilisateurs s’ils obtiennent leur accord explicite. L’accès à ces données permet entre autres de se connecter à d’autres services en utilisant ses identifiants Facebook, de jouer à des jeux en ligne et de remplir des questionnaires. Les entreprises n’ont pas le droit de s’en servir pour d’autres raisons.

Facebook croit toutefois savoir que Rankwave a utilisé ces données pour mousser ses affaires en « fournissant des services de consultation à des annonceurs et des entreprises de marketing », indique CNN.

Rankwave n’a pas commenté publiquement la plainte de Facebook. En février dernier, après avoir reçu une mise une demeure du réseau social, Rankwave avait indiqué ne pas avoir enfreint les règles de Facebook.

Retour sur Cambridge Analytica

 

 

Au début de l’année 2018, Facebook a été confronté à un scandale semblable lorsque le sonneur d’alerte Christopher Wylie a révélé que la firme d’analyse de données Cambridge Analytica avait eu accès de manière illégitime à des données d’utilisateurs.

Cambridge Analytica a par la suite utilisé ces données pour mettre au point des modèles de prédictions politiques très avancés, utilisés entre autres dans le cadre des campagnes du Oui au Brexit et de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

Résultats de recherche d'images pour « Rankwave »

 

 

 

 

Facebook n’a pas stocké de manière sécurisée les mots de passe. Voici ce que vous devez savoir.

Mark Zuckerberg, directeur général de Facebook. La société a déclaré que des millions de mots de passe de comptes d’utilisateurs avaient été stockés de manière non sécurisée.

 

 

 

 Facebook a déclaré jeudi que des millions de mots de passe de comptes d’utilisateurs avaient été stockés de manière non sécurisée, permettant potentiellement aux employés d’accéder aux comptes des personnes à leur insu.

La société de la Silicon Valley a annoncé la défaillance de la sécurité à peu près au même moment où Brian Krebs, rédacteur en cybersécurité, avait signalé la vulnérabilité du mot de passe. M. Krebs a déclaré qu’un audit de Facebook avait révélé que des centaines de millions de mots de passe d’utilisateurs datant de 2012 étaient stockés dans un format appelé texte brut, ce qui rend les mots de passe lisibles par plus de 20 000 employés de l’entreprise.

Facebook a déclaré qu’il n’avait trouvé aucune preuve d’abus et qu’il commencerait à alerter des millions d’utilisateurs et des milliers d’utilisateurs Instagram du problème. La société a déclaré que les personnes ne seraient pas obligées de réinitialiser leurs mots de passe.

L’échec de la sécurité est un autre embarras pour Facebook, un colosse de 470 milliards de dollars qui emploie certains des experts en cybersécurité les plus recherchés du secteur. Cela s’ajoute à la liste croissante de scandales de données qui ont terni la réputation de Facebook au cours des dernières années. L’année dernière, parmi les révélations selon lesquelles un cabinet de conseil politique aurait eu indûment accès aux données de millions de personnes , Facebook a également révélé qu’une attaque sur son réseau avait révélé les informations personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs .

En réponse, la société a déclaré à plusieurs reprises son intention d’améliorer la protection des données des personnes.

« Il n’y a rien de plus important pour nous que de protéger les informations des personnes, et nous continuerons à apporter des améliorations dans le cadre de nos efforts de sécurité en cours sur Facebook », a déclaré Pedro Canahuati, vice-président de l’ingénierie en sécurité et confidentialité de Facebook .

Voici un aperçu de ce que vous devez savoir sur la vulnérabilité du mot de passe et ce que vous pouvez faire.

Stocker les mots de passe en texte brut est une pratique de sécurité médiocre. Cela laisse les mots de passe largement ouverts aux cyberattaques ou aux abus potentiels des employés. Une meilleure pratique de sécurité aurait été de conserver les mots de passe dans un format crypté et indéchiffrable.

Facebook a déclaré qu’il n’avait pas trouvé de preuve d’abus, mais cela ne veut pas dire que cela ne s’est pas produit. Citant un initié de Facebook, M. Krebs a déclaré que les enregistrements d’accès avaient révélé que 2 000 ingénieurs ou développeurs avaient effectué neuf millions de requêtes pour des données contenant des mots de passe utilisateur en texte brut.

Un employé de Facebook aurait pu partager votre mot de passe avec une autre personne qui aurait alors un accès inapproprié à votre compte, par exemple. Ou bien un employé aurait pu lire votre mot de passe et l’utiliser pour vous connecter à un autre site sur lequel vous utilisiez le même mot de passe. Il y a beaucoup de possibilités.

En fin de compte, une entreprise aussi grande, riche et dotée d’un personnel suffisant que Facebook aurait dû mieux se connaître.

Il n’y a pas de moyen facile de savoir. Facebook enquête toujours et commencera à alerter les personnes dont le mot de passe aurait pu être stocké au format texte.

Facebook ne demande pas aux utilisateurs de changer leurs mots de passe, mais vous devriez le faire quand même.

Il existe de nombreuses méthodes pour définir des mots de passe forts. Par exemple, n’utilisez pas le même mot de passe sur plusieurs sites et n’utilisez pas votre numéro de sécurité sociale en tant que nom d’utilisateur ou mot de passe. Vous pouvez également configurer des fonctionnalités de sécurité telles que la vérification en deux étapes.

Il y a quelques autres mesures à prendre. Je recommande également de configurer votre compte Facebook pour recevoir des alertes dans le cas où un appareil non reconnu se connecte au compte. Pour ce faire, accédez aux paramètres de votre application Facebook, appuyez sur Sécurité et connexion, puis sur Recevoir des alertes concernant les connexions non reconnues. À partir de là, vous pouvez choisir de recevoir les alertes via des messages, des courriels ou des notifications.

Un audit des appareils connectés à votre compte peut également être en ordre, de sorte que vous sachiez quels ordinateurs portables, téléphones et autres gadgets ont déjà accès à votre compte. Sur la page Sécurité et connexion de Facebook , sous l’onglet « Où vous êtes connecté », vous pouvez voir une liste des appareils connectés à votre compte, ainsi que leurs emplacements.

Si vous voyez un gadget inconnu ou un appareil connecté depuis un emplacement étrange, vous pouvez cliquer sur le bouton “Supprimer” pour démarrer l’appareil à partir de votre compte.

 

 

 

Un cofondateur de Facebook appelle à démanteler le groupe

JUSTIN SULLIVAN L’un des cofondateurs de Facebook appelle dans une longue tribune au vitriol à démanteler le groupe

 

 

Une nouvelle voix s’est élevée jeudi contre Facebook et pas des moindres: l’un de ses cofondateurs, Chris Hughes, a appelé dans une longue tribune au vitriol à démanteler le groupe et à lui imposer un contrôle strict.

M. Hughes, qui a fondé le réseau social avec Mark Zuckerberg il y a quinze ans dans un dortoir de l’université de Harvard, le dit tout de go dans le New York Times: « Il est temps de démanteler Facebook » en séparant le réseau social, son activité originelle, des applications Instagram et WhatsApp.

Celui qui a depuis quitté l’entreprise et affirme avoir vendu ses parts en 2012 s’en prend même directement à l’actuel patron, Mark Zuckerberg, qu’il accuse d’avoir sacrifié la protection de la vie privée des utilisateurs au profit du « clic » et d’avoir éliminé la concurrence sans état d’âme.

Ce très long texte est accompagné d’une photo où l’on peut distinguer les deux hommes, visages juvéniles, sur le campus de la prestigieuse université en 2004.

« C’est un être humain. Mais c’est son humanité même qui rend son pouvoir, hors de contrôle, si problématique », écrit aujourd’hui Chris Hughes de son ancien condisciple.

Mark Zuckerberg « a créé un Léviathan qui élimine l’esprit d’entreprise et restreint le choix des consommateurs », affirme M. Hughes, désormais membre de l’Economic Security Project qui milite pour l’instauration d’un revenu minimum d’existence aux Etats-Unis, et du Roosevelt Institute.

Selon lui, M. Zuckerberg pourrait décider à lui seul de configurer les algorithmes de Facebook pour modifier ce que les abonnés voient sur leur fil d’actualité ou les paramètres de protection de la vie privée.

« Je suis en colère du fait que la priorité qu’il a accordée à la croissance l’ait amené à négliger la sécurité et la civilité pour la course aux clics », regrette-t-il, affirmant par ailleurs que « le gouvernement doit tenir Mark pour responsable » de cette situation.

« Facebook accepte le fait que son succès s’accompagne d’une responsabilité », a réagi Nick Clegg, responsable de la communication du groupe, auprès de l’AFP.

« Mais on ne peut pas faire appliquer cette responsabilité en appelant à démanteler une entreprise américaine à succès (mais uniquement) via l’introduction méticuleuse de nouvelles règles pour internet. C’est exactement ce à quoi a appelé Mark Zuckerberg », a-t-il ajouté, précisant que ce dernier rencontrait des responsables politiques cette semaine.

Le patron du réseau social doit notamment rencontrer le président français Emmanuel Macron vendredi à Paris.

– Monopole –

Facebook, qui a racheté Instagram (partage de photos) en 2012 puis WhatsApp (messagerie instantanée) en 2014, revendique 2,7 milliards d’utilisateurs mensuels sur l’ensemble de ses plateformes. Le groupe a dégagé un bénéfice de 2,43 milliards de dollars au premier trimestre cette année.

Mais il est empêtré dans une série de scandales autour des contenus motivés par la haine ou trompeurs qui circulent sur son réseau mais aussi autour de l’utilisation indue de données privées de ses abonnés. Le groupe pourrait notamment écoper d’une amende de plusieurs milliards de dollars de la part de l’agence fédérale de régulation du commerce.

Pour Chris Hughes, Facebook est devenu un monopole, qu’il convient de démanteler « dans un délai court »: régulateurs et élus doivent se saisir urgemment de ce dossier avec, le cas échéant, la menace d’un procès anti-monopole devant les tribunaux.

Et même, dit-il: « Juste démanteler Facebook n’est pas suffisant. Nous avons besoin d’une nouvelle agence, chargée par le Congrès de réguler les entreprises technologiques ».

Chris Hughes rejoint ainsi d’autres critiques virulents, comme le financier George Soros qui étrille régulièrement Facebook et d’autres géants d’internet, qu’il décrit lui aussi comme des « monopoles toujours plus puissants ».

M. Hughes rejoint aussi la sénatrice Elizabeth Warren, candidate démocrate à la présidentielle de 2020, qui a proposé récemment de « démanteler ces monopoles » et qui a d’ailleurs estimé jeudi sur Twitter que Chris Hughes avait « raison ».

Mais pour la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager, pourtant grande pourfendeuse de la puissance des colosses américains, démanteler ces géants n’est pas la meilleure solution et ne devrait être envisagée qu’en dernier recours car « il y a un risque que, même si nous démantelons ces sociétés, elles redeviennent grosses très rapidement avec les effets de réseau ».

Déjà très critiqué pour ne pas avoir anticipé les manipulations politiques orchestrées via son réseau –en particulier lors de la campagne présidentielle américaine remportée par Donald Trump en 2016–, Facebook est aussi vilipendé pour la gestion des données personnelles de ses usagers, qui fondent son modèle économique, depuis le scandale Cambridge Analytica en 2018.

 

 

 

 

Une journaliste suédoise suspendue de Facebook pour avoir mentionné Tommy Robinson et la libre expression

La journaliste indépendante et combattante de la liberté Katerina Janouch a écrit une brève introduction pour un article dans son propre magazine en ligne «Katerina Magasin».

 

L’article, écrit par une autre écrivaine suédoise – Madeleine Rönnqvist Lilja – parle du combattant britannique de la liberté Tommy Robinson.

Elle a ensuite souligné que cela «pourrait être votre tour prochain».

Et  la version Facebook suédoise a pris Katerina au mot et l’a suspendue.

Leurs actions ne peuvent être interprétées autrement que comme un signal clair contre la liberté d’expression – et en particulier contre l’idée que nous devrions accepter les vues des autres, même si nous ne sommes pas d’accord avec elles.

Katerina Janouch

Dans un commentaire sur la suspension, Katerina écrit: «Sept jours de suspension ont été obtenus lorsque j’ai publié un article sur le héros britannique de la liberté d’expression, Tommy Robinson, sur Facebook.

Veuillez continuer à lire Katerina Magasin! Et répandre les liens. Ma propre plate-forme, personne ne peut me prendre, du moins pas encore. ”


EN COMPLÉMENT

Le 28 mai 2018,
Scandale Tommy Robinson : le fondateur de l’English Defence League arrêté et emprisonné
Tommy Robinson

Outre-Manche, la polémique n’en finit pas d’enflerLa condamnation à 13 mois de prison du militant nationaliste britannique et journaliste indépendant,Tommy Robinsonarrêté alors qu’il filmait en direct sur Internet devant le tribunal de Leeds, où se tenait unprocès supposé de prédateurs sexuels indo-pakistanais,suscite une avalanche de critiques.

Le cofondateur et ancien porte-parole de l’English Defence League (EDL), un mouvement identitaire quis’oppose à l’immigration massive et à l’islamisation duRoyaume-Uni, a été arrêté ce vendredi 25 mai pour «atteinte à l’ordre public » à l’entrée du bâtiment pendant qu’il interpellait plusieurs hommes quittant le tribunal, qui lui ont répondu par des injures.

« C’est ridicule ! Je n’ai pas dit un mot, je n’ai rien fait !» Sur une vidéo virale, diffusée sur Facebook et visionnée plus de trois millions de fois, on peut voir Tommy Robinson demander les raisons de son arrestation,réclamer plusieurs fois la présence d’un avocat et déclarer aux policiers : « C’est la liberté d’expression, voilà où on en est ! »

Le même jour, le militant de 35 ansdéjà condamné avec sursis pour « outrage au tribunal » en 2017, écopait de 13 mois de prison ferme et était envoyé directement en détention, a rapporté Fox News. Dans son jugement, lejuge a même interdit aux médias britanniques de couvrir l’affaire pour éviter de compromettre le procès des pédophiles présumés.

Selon une source, contactée par la chaîne américaine,l’avocat de l’activiste s’inquiète que la sentence, compte tenu de la présence de membres de gangs musulmans en prison, ne soit une condamnation à mort : « L’avocat deTommy  a dit qu’il mourrait probablement en prison étant donné son profil et de précédentes menaces crédibles, et le juge a dit qu’il s’en moquait. »

Une censure médiatique orwellienne

Après avoir publié des articles sur l’affaire, les organes de presse anglais les ont brutalement censurés de leurs sites pour se soumettre à la décision orwellienne du juge,ajoutant à la colère de nombreux internautes. Ses soutiensont diffusé le hashtag  #FreeTommy sur Twitter et ont même manifesté samedi devant le 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre Theresa Mayrestée silencieuse.

Parmi les protestataires, le rédacteur en chef de Breitbart Londres dénonce le recours aux « reporting restrictions »,mesures utilisées pour préserver la confidentialité d’un procès et qui impose le silence à la presse. « Il n’y a aucune identité à protéger, aucun trouble à l’ordre public et les faits sont déjà connus. Il s’agit d’une arrestation politique », confie Raheem Kassam à Valeurs actuelles.Tommy Robinson a rendez-vous dès demain (29 mai 2018) avec son avocat pour lancer une procédure d’appel.

 

 

 

 

Facebook interdit officiellement le nationalisme blanc

Facebook commencera à interdire le contenu « nationaliste blanc ou séparatiste blanc » sur sa plate-forme à partir de la semaine prochaine, a annoncé mercredi le géant des médias sociaux.

 

 

Les responsables de Facebook ont ​​officiellement décidé d’interdire le « nationalisme blanc » et le « séparatisme blanc » sur la plate-forme appartenant à des Juifs lors d’une réunion de modération du contenu mardi, selon Motherboard.

La censure grandissante intervient un an après que Motherboard, un journal d’informations techniques, ait rapporté que l’idéologie de modération juive-libérale de Facebook avait permis le « nationalisme blanc et le séparatisme » sur la plate-forme, bien qu’elle interdisait une « suprématie blanche » explicite, alors qu’elle n’était jamais vraie.

Dans les documents de formation destinés aux modérateurs de l’année dernière, Facebook a écrit que le nationalisme blanc « ne semble pas toujours être associé au racisme (du moins de manière non explicite) », ce qui entraîne des réactions immédiates de la part de groupes de défense des droits civiques et d’experts alors nationalisme. 

Brian Fishman, directeur de la politique de lutte contre le terrorisme chez Facebook, a déclaré à la carte mère cette semaine qu’après avoir discuté avec de nombreux experts, Facebook avait conclu que « le chevauchement entre le nationalisme blanc, le séparatisme [blanc] et la suprématie blanche est si vaste que nous distinction entre eux. « 

« Notre propre analyse des personnalités et des organisations haineuses – telle que définie par notre politique sur les personnes et organisations dangereuses – a en outre révélé le chevauchement entre nationalisme blanc, séparatisme et suprématie blanche », a déclaré Facebook dans le blog annonçant le changement. « À l’avenir, même si les gens pourront toujours faire preuve de fierté vis-à-vis de leur héritage ethnique, nous ne tolérerons ni les louanges ni le soutien du nationalisme blanc et du séparatisme. »

Des « experts » ont déclaré au géant des médias sociaux que le nationalisme blanc et le séparatisme blanc étaient liés à la violence, a déclaré Facebook.

Facebook va maintenant interdire les contenus qui « louent ou soutiennent le nationalisme blanc et le séparatisme ». Et lorsque les utilisateurs tentent de publier ou de rechercher des contenus nationalistes ou séparatistes blancs explicites, ils sont redirigés vers le site Web de Life After Hate, une organisation de défense des droits et d’assistance qui s’efforce d’aider les personnes à sortir des « groupes haineux ». Le groupe Life After Hate, parrainé par des juifs, a été fondé par des nationalistes blancs traîtres.

«Si les gens explorent ce mouvement, nous voulons les mettre en contact avec des personnes capables de fournir une assistance hors ligne», a déclaré Fishman à Motherboard. «C’est le genre de travail qui, à notre avis, fait partie d’un programme complet visant à mener ce type de mouvement.»

Fishman a déclaré que l’interdiction ne s’étendrait pas au « nationalisme blanc implicite ou codé et au séparatisme blanc », soulignant que ces messages sont plus difficiles à identifier et à supprimer, selon Motherboard.

 

 

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