De nombreuses îles des atolls pourraient bientôt être inhabitables

Dans quelques décennies — et non des siècles — la plupart des atolls, ces îles basses qui émergent autour des récifs coralliens, pourraient devenir inhabitables, selon une étude.

 

 

Les atolls, ces milliers de petites îles disséminées dans tout le Pacifique qui abritent plus de 50 000 personnes, sont gravement menacés par l’élévation du niveau de la mer, notamment par les inondations provoquées par les vagues. Publiée dans la revue Science Advances, l’étude révèle que les insulaires du Pacifique vivants aujourd’hui devront faire face aux conséquences du changement climatique, et non simplement les générations futures, comme on le pensait auparavant.

Cette étude a notamment porté sur l’île Roi-Namur, située sur l’atoll Kwajalein aux îles Marshall, entre novembre 2013 et mai 2015. La République des Îles Marshall a plus de 1 100 îles basses sur 29 atolls, abritant de nombreuses nations insulaires et des centaines de milliers de personnes. L’endroit est de plus en plus sujet aux inondations causées par les vagues, selon l’étude. Celles-ci n’inondent pas seulement les habitations, l’eau salée s’infiltre également dans les eaux souterraines dont les insulaires dépendent pour boire. Ces événements se produisant de plus en plus régulièrement, l’approvisionnement en eau douce n’aura donc aucune chance de compenser les niveaux de salinité bientôt atteints. Cette petite île pourrait ainsi devenir inhabitable d’ici 2030, ou au plus tard en 2065, d’après les chercheurs.

Si l’étude ne porte ici que sur l’île Roi-Namur, ces résultats sont également pertinents pour la plupart des autres îles des atolls à travers les tropiques, toutes sensibles aux mêmes menaces — les îles Caroline, les îles Cook, les îles Gilbert, les îles de la Ligne, les Maldives, ou encore les Seychelles — d’autant que leurs options pour renouveler les eaux souterraines sont beaucoup plus limitées, selon l’étude. Des conséquences désastreuses qui nécessiteront la relocalisation des habitants de l’île ou d’importants investissements financiers dans de nouvelles infrastructures.

Ironie de la situation : les habitants de ces atolls coralliens ne contribuent quasiment pas aux émissions de carbone fossile à l’origine du changement climatique. Ils sont simplement les premiers affectés.

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Les trois dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées

Le réchauffement climatique s’est poursuivi en 2017, faisant des trois dernières années les plus chaudes jamais enregistrées depuis le début des relevés météorologiques au XIXe siècle, a annoncé jeudi l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

2017 est cependant « l’année la plus chaude sans un phénomène El Niño », précise l’agence spécialisée de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Ainsi, malgré l’absence de ce phénomène, la température en 2017 s’est située 1,1 °C au-dessus des niveaux préindustriels. La température à la surface du globe en 2016 était la plus chaude jamais enregistrée, avec 1,2 °C de plus qu’à l’époque préindustrielle. En 2015, elle la dépassait de quelque 1,1 °C.

Parmi les événements climatiques majeurs de 2017 figurent plusieurs ouragans qui ont frappé les Caraïbes et les États-Unis, tandis que la banquise arctique a connu en fin d’année son niveau le plus bas au milieu de l’hiver et que les barrières de corail tropicales ont pâti de températures élevées de l’eau.

« La température record devrait attirer l’attention des dirigeants mondiaux, y compris du président Trump, sur l’ampleur et l’urgence des risques que les changements climatiques font subir aux populations, riches et pauvres, dans le monde », a estimé Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

Lors l’accord de Paris en 2015, la communauté internationale s’est engagée à contenir le réchauffement « bien en deçà » de 2 °C. Donald Trump, sceptique sur la réalité du changement climatique, a retiré les Etats-Unis de l’accord, estimant qu’il détruirait des emplois industriels.

Dix-sept des 18 années les plus chaudes répertoriées depuis le début des relevés météorologiques, au XIXe siècle, se sont produites depuis 2000, confirmant l’impact des gaz à effet de serre sur les températures, affirme l’OMM.

L’OMM utilise notamment les données de l’Administration américaine pour les océans et l’atmosphère (NOAA), de l’Administration américaine pour l’aéronautique et l’espace (Nasa), du Centre Hadley du Service météorologique britannique, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et du Service météorologique japonais.

 

Effets globaux du dégel rapide du pergélisol du Groenland

Le Groenland: comment le changement climatique rapide sur la plus grande île du monde nous affectera tous. La couche de glace se fondre et le pergélisol est en train de décongeler. Ce qui se passe au Groenland accélérera le changement climatique à travers le monde, The Independent, 7 sept. 17, Kathryn Adamson 

 

 Le plus grand incendie sauvage jamais enregistré au Groenland a récemment été repéré à proximité de la ville de Sisimiut, dans la côte ouest, non loin de l’île de Disko, où je recherche des glaciers en retraite. Le feu a attiré l’intérêt public et scientifique, non seulement parce que sa taille et son emplacement ont surpris, mais parce que c’est encore un signe de profond changement environnemental dans l’Arctique.
Un feu visible de l’espace.

Le Groenland est une composante importante du système climatique mondial. La couche de glace, qui couvre 80 pour cent de l’île, reflète une grande partie de l’énergie du soleil dans l’espace qu’elle modère les températures à travers ce qu’on appelle l’effet albedo. Et puisqu’il occupe une position stratégique dans l’Atlantique Nord, sa masse fondue tempère les modes de circulation des océans.

Mais le Groenland est particulièrement vulnérable aux changements climatiques, alors que les températures atmosphériques de l’Arctique augmentent actuellement à deux fois le taux moyen global. Les conditions environnementales établissent fréquemment de nouveaux enregistrements: «le plus chaud», le «le plus humide», le «le plus sec».

Malgré sa taille, le feu lui-même ne représente qu’un instantané de l’histoire du feu du Groenland. Cela ne nous permet pas de nous parler du changement climatique plus large de l’Arctique.

Mais lorsque nous superposons ces événements extraordinaires sur des enregistrements environnementaux à plus long terme, nous pouvons voir des tendances importantes émerger.

La couche de glace fond

Entre 2002 et 2016, la glace a perdu de la masse à environ 269 millions de tonnes par an. Un gigatonne est d’un milliard de tonnes. Une tonne concerne le poids d’un morse.

Au cours de la même période, la couche de glace a également montré un comportement inhabituel à court terme. La saison de fonte de 2012 a été particulièrement intense – 97% de la couche de glace a connu une fonte de surface à un certain point au cours de l’année. La neige a même fondu à son sommet, le point le plus élevé au centre de l’île où la glace est empilée à plus de 3 km au-dessus du niveau de la mer ………

Au Groenland, comme beaucoup de l’Arctique, les températures élevées décongelent le pergélisol. Cela signifie que la couche active augmente de 1,5 cm par an. On s’attend à ce que cette tendance se poursuive, étant donné que, selon les prévisions actuelles du GIEC, les températures de l’air de l’Arctique augmenteront de 2,0 ° C à 7,5 ° C  durant ce  vingt-et-unième siècle.

Le pergélisol arctique contient plus de 1 500 milliards de tonnes de plantes et d’animaux morts (environ 1 500 milliards d’équivalent en cadavres de morses) que l’on appelle «matière organique». À l’heure actuelle, ces choses ont été gelées depuis des milliers d’années. Mais lorsque le pergélisol décongèle cette matière organique se décomposera, libérant du carbone et du méthane (un autre gaz à effet de serre) dans l’atmosphère.

Si la décongélation se poursuit, on estime qu’en 2100 le pergélisol émettra 850-1,400 milliards de tonnes d’équivalent CO₂ (pour comparaison: les émissions globales totales en 2012 étaient de 54 milliards de tonnes d’équivalent CO₂).Tout ce que le méthane et le carbone supplémentaires, bien sûr, ont le potentiel d’améliorer encore le réchauffement climatique …… ...

Donc,cette athmosphère  terrestre serait devenue totalement hostile à la vie humaine ainsi que de nombreuses autres formes de vie adaptées à la composition actuelle de l’air et de sa température!

Sources:

http://www.independent.co.uk/environment/greenland-how-rapid-climate-change-on-worlds -largest-island-will-affect-us-all-a7926006.html

IRMA: L’île de Saint-Martin détruite à 95%. 8 morts (provisoire)

IRMA: L’île de Saint-Martin détruite à 95%. 8 morts (provisoire) Publié par wikistrike.com sur 7 Septembre 2017, 06:25am Catégories : #Terre et climat Aucune nouvelle des habitants ni des secours Dernier bilan: 8 morts, 21 blessés (provisoire) Au moins « six morts », « 95% de l’île de Saint-Martin détruite » : le passage de l’ouragan Irma sur les îles françaises de Saint-Barthélemy et Saint-Martin mercredi 6 […]

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