Les restes d’un dinosaure volant battent des records

Les restes d’un reptile retrouvé en Roumanie seraient ceux d’un ptérosaure énorme, et selon les chercheurs il ne s’agirait cependant pas du plus grand. En revanche, certaines de ses caractéristiques battraient déjà des records.

Jusqu’à aujourd’hui, le ptérosaure ayant la plus grande envergure a été découvert en 2009 par le paléontologue Mátyás Vremir, près de la ville roumaine de Sebeș en Transylvanie. Exposé au Dinosaur Museum Altmühltal (Allemagne), ce squelette a de la concurrence, mais restera vraisemblablement le plus imposant.

 Représentation d’un ptérosaure

 

En effet, Mátyás Vremir a étudié un autre squelette – ou plutôt un fossile de symphyse mandibulaire – c’est-à-dire une mandibule de ptérosaure. Selon le chercheur, le ptérosaure à qui cette mandibule appartenait n’est assurément pas le plus grand répertorié, si bien que le squelette découvert en 2009 n’a pas de soucis à se faire de ce côté-là.

En revanche, le nouveau fossile révèle le ptérosaure ayant eu la plus grande mâchoire inférieure, comme l’intéressé l’indique dans une récente publication parue dans la revue Lethaia. Selon Mátyás Vremir, la taille de la mâchoire inférieure de ce ptérosaure a été estimée entre 110 à 130 centimètres. Comme son prédécesseur, l’animal était lui aussi très grand, d’une envergure comprise entre 8 et 9 mètres.

Cette découverte appuie davantage la théorie concernant la Transylvanie, qui était un archipel durant le Crétacé. Selon Michael Habib, un des chercheurs travaillant sur cette région où l’on a retrouvé plusieurs grands spécimens, l’archipel devait être un endroit aux conditions très favorables. En effet, de nombreux ptérosaures de grande taille y avaient élu domicile.

Par ailleurs, la mâchoire étudiée par Mátyás Vremir a en quelque sorte été redécouverte. Bien que trouvée en 1978, elle n’avait pas été identifiée comme telle et avait été oubliée durant plusieurs décennies, avant d’être à nouveau considérée avec intérêt.

Source

 

 

 

 

 

 

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Incroyable ! 12 000 empreintes de dinosaures vieilles de 68 millions d’années révèlent leurs secrets

C’est comme s’ils avaient marché ici récemment, et que le ciment avait séché pour immortaliser leur passage. Pourtant, les empreintes de dinosaures du site archéologique de Cal Orcko, à Sucre en Bolivie, ne datent pas d’hier : au contraire, elles ont environ 68 millions d’années.

Sur un mur haut de 200 mètres, et large d’1,5 kilomètres, plus de 12 000 traces de pas venant de huit espèces différentes sont référencées, faisant de ce lieu l’endroit où la densité d’empreintes fossilisées sur une même couche est la plus grande au monde.

Découvert il y a 20 ans, le site attire de plus en plus de touristes, émerveillés par ces traces presque intactes, malgré les millions d’années qu’elles ont traversé. Parmi les fossiles identifiés, on trouve ceux de titanosaures ou encore d’herbivores de 15 mètres de long, dont les empreintes rondes sont si grandes qu’elles peuvent contenir un homme. Les touristes peuvent également s’émerveiller devant la plus longue piste de dinosaure connue : 500 mètres d’empreintes ininterrompues d’un petit tyrannosaure, baptisé pour l’occasion «Johnny Walker».

Aujourd’hui, l’observation des empreintes a permis de comprendre le comportement de certaines espèces: les titanosaures, par exemple, se déplaçaient en groupe, leurs petits au milieu du troupeau. Par ailleurs, «la grande biodiversité observée à Cal Orcko corrobore l’idée d’une extinction soudaine des dinosaures, au détriment de la théorie d’un lent déclin de la diversité des espèces pendant la période crétacée» explique Christian Meyer, professeur à l’université de Bâle.

Voici les traces de 465 dinosaures différents
Mais pourquoi les traces de pas sont-elles le long d’un mur ? Il s’avère que ce mur de roche a été l’ancien rivage d’un lac soulevé au fil du temps par des mouvements tectoniques. Désormais, les fossiles sont devenus fragiles car exposés à l’érosion éolienne et hydraulique.

 

 

En septembre 2017, la ville de Sucre a d’ailleurs déposé un dossier pour soumettre la candidature de Cal Orcko au Patrimoine mondial de l’Unesco. «En entrant sur la liste, la préservation des empreintes ne serait plus seulement la responsabilité des autorités locales mais aussi nationales et bien sûr de l’Unesco», explique Cloris Lambertin, secrétaire départementale au tourisme. Ce serait la moindre des choses : la richesse archéologique du site de Cal Orcko demeure aujourd’hui unique au monde et permet aux archéologues d’en savoir toujours plus sur ces bêtes fascinantes qu’étaient les dinosaures.

 

 

 

Une photo d’un ptérodactyle abattu durant la Guerre de Sécession …vraie ou fausse?

Voici la photo originale  revendiquée dans les années 1960…Les  manipulations  auraient été difficiles à faire éditer à l’époque. Ça aurait pu être une bannière qu’ils tenaient ces soldats confédérés, éditée par les techniques modernes du photoshop mais même là, cela arait  très bien fait.Par un expert!

 

Photo originale!

 

Ils n’avaient pas la capacité d’effets spéciaux à l’époque. Ils n’avaient même pas de plastique. La créature est au-delà de la  compétence d’un taxidermiste qui aurait dépassé tout ce qui a été fait et produit  pour ce genre de chose à l’époque.Ce trucage aurait même surpassé ce que faisait  Barnum et Buffalo Bill dans leurs cirques!

Ce pourrait être un canular moderne, mais il y a des réclamations que la photo remonterait aux années 1960 qui sont des décennies avant même l’informatique à la maison. Ils utilisaient toujours des machines à écrire et la télévision était une nouvelle invention. Donc, si ces photos étaient dans les années 60, cela ajoute au mystère car elles ne pouvaient pas avoir été édité non plus,à cette époque.

 


Voici ce qui semble être des trucages

 

Ces photos seraient apparues au-début des années 2000!

Il est possible que deux photos similaires soient toutes deux fausses. Mais quand l’un d’eux a été fait pour imiter étroitement l’aîné, il est au moins un peu suspect. Un projet de loi contrefait est le plus susceptible d’être fait à l’imitation d’un véritable projet de loi, pas une autre contrefaçon. Nous n’avons pas de corrélation exacte entre cela et les deux photos de ptérosaura de la guerre de Sécession, mais il y a suffisamment de relations pour mériter maintenant notre attention.

Figure-1: Comparaison des deux photographies: celle de droite est un canular ( émission de télévision Freakylinks )

Cliquez sur Figure-1 (peut-être en cliquant une seconde fois pour un grossissement maximum). Quelqu’un qui cherche une preuve de reconstitution de la guerre civile peut avoir peu de difficulté à remarquer un ou plusieurs problèmes avec la photo sur la droite. C’est une photo de canular, faite pour promouvoir la série télévisée Freakylinks qui a été diffusée sur le réseau Fox de 2000-2001. La photo à gauche, cependant, est plus ancienne, apparemment vue par de nombreux lecteurs d’un livre au milieu du XXe siècle. Avec cette connaissance, il est facile de voir que le canular de Freakylinks aété fait pour imiter la photographie plus ancienne.

Photoshop PAS!

Le photo-hoax de Freakylinks a commencé avec une reconstitution par des hommes habillés comme des soldats de la guerre civile. Ils ont été photographiés debout sur une mauvaise imitation du Ptéranodon apparent original dans la photographie plus ancienne. La photo avec les faux soldats a ensuite été traitée avec Photoshop ou un programme de traitement d’image similaire. Il a été fait pour avoir l’air très vieux.

Cela ne prouve pas que la photographie plus ancienne (Ptp) soit authentique ou que les producteurs de Freakylinks(Haxan Films) aient été impliqués dans une conspiration, comme certaines personnes l’ont suggéré. Mais certaines personnes ont déclaré se souvenir de la photo Ptp dans un livre autour des années 1960. C’était de nombreuses années avant que Photoshop ne soit développé.

En outre, un scientifique (Clifford Paiva, un physicien) a trouvé un certain nombre de preuves de l’authenticité de l’image du Ptéranodon apparent dans l’ancienne photo Ptp. Ceux-ci incluent des ombres constantes sous la botte du soldat qui se tient en face de l’animal, l’ombre cohérente avec ceux trouvés sur et sous l’animal. En d’autres termes, aucune manipulation de Photoshop n’a été impliquée en collant ce soldat sur une image d’un ptérosaure apparent apparent.

En surface, il semble improbable que ces deux photos de « guerre civile » soient « bidon », mais un point plus important est le suivant: un scientifique a vérifié que l’image de cet animal dans la photographie Ptp est authentique .

Figure-2: Un scientifique a trouvé des preuves que Photoshop n’était pas utilisé dans  la photo Ptp

 

Les sceptiques évitent l’animal

J’ai trouvé un type commun de commentaire de la part des sceptiques. Ils évitent l’image de l’animal et pointent vers les détails dans les images des soldats. Un sceptique a déclaré que Photoshop a été utilisé à cause de choses comme des doigts manquants sur un soldat. Il semble que le sceptique était complètement ignorant de la possibilité que le soldat tenait la bélière, qui n’était pas visible sur la photographie. Mais même si cette explication est incorrecte, pourquoi voudrait-on utiliser Photoshop pour coller une image d’un fusil sur une photo qui incluait un soldat tenant son bras comme s’il tenait un fusil? C’est ridicule et rien de tel qu’une preuve réelle de tout canular de l’image du Ptéranodon apparent .

Le point principal de la photo  Ptp est la créature volante . C’est le but. Un scientifique a découvert que la tête, le cou et l’épaule de cet animal sont étroitement corrélés avec ce que nous attendrions d’un Ptéranodon moderne ou d’une espèce similaire de ptérosaure.

Conclusion

L’image de ptérosaure dans la photo Ptp a assez de preuves d’authenticité pour justifier des examens plus approfondis.Mais les critiques semblent tellement biaisées en faveur des extinctions universelles de toutes les espèces de ptérosaures qu’elles ne regarderont pas où elles devraient regarder :sur  l’image même du ptérosaure lui-même.

Taille d’un humain comparé à celle du quetzalcoatlus,le plus grand des ptérosaures vivant en amérique…il y a plus de 66 millions d’années!

 

 

Source:Livingpterosaur

 

Voir notre vidéo:

Dinosaure:découverte fantastique d’un dinosaure au plumage arc-en-ciel

L’analyse microscopique d’un fossile vieux de 160 millions d’années laisse à penser que le plumage coloré du dinosaure Caihong juji ressemblait à celui de certaines espèces d’oiseaux actuelles comme les colibris.

Les restes de ce dinosaure de la taille d’un canard ont été mis au jour en Chine par un agriculteur. Il présentait une tête et une poitrine recouvertes de plumes brillantes.

Son nom latin, Caihong juji , signifie « arc-en-ciel avec une grande crête ».

Ses plumes irisées devaient avoir un éclat métallique et changeaient probablement de couleur lorsqu’elles étaient observées sous différents angles.

« L’état de préservation de ce spécimen est incroyable. Nous étions très excités lorsque nous avons réalisé le niveau de détail que nous pouvions apercevoir dans les plumes », ajoute le paléontologue Chad Eliason.

Il est même possible de voir l’empreinte laissée par les cellules mélanosomes qui contiennent les pigments qui donnent aux animaux leurs couleurs. Le pigment s’est dégradé depuis longtemps, mais les scientifiques ont pu retracer l’apparence du dinosaure à partir de la structure cellulaire.

Le crâne du Caihong ressemblait à celui du Velociraptor . Il avait également une crête osseuse au milieu de sa tête.

Cette découverte soulève des questions sur l’évolution de l’irisation, propriété qui permet de disperser la lumière en rayons ayant les couleurs de l’arc-en-ciel.

Ce type de plumage était peut-être utilisé pour attirer les partenaires amoureux, tout comme les paons utilisent leur queue colorée.


Présentation d’un dinosaure  extraordinaire

 

Au cours des dix dernières années, les dinosaures théropodes du Jurassique moyen-tardif Yanliao Biota ont offert de rares aperçus de l’évolution paravienne précoce et en particulier de l’origine des oiseaux. Le premier théropode non-scansorioptérygide de Yanliao découvert a été Anchiornis huxleyi, et depuis, plusieurs autres espèces extrêmement similaires ont également été rapportées. Caihong juji,  un spécimen de Yanliao récemment découvert, présente un éventail de caractéristiques ostéologiques, de caractéristiques de plumage et de morphologies putatives de mélanosomes qui n’avaient pas été observées auparavant chez d’autres Paraves. Le nom  Caihong  vient du mandarin ‘Caihong’ (arc-en-ciel). Le nom spécifique,  juji, vient du mandarin «ju» (grand) et «ji» (crête), se référant aux crêtes lacrymales proéminentes de l’animal.

L’holotype (PMoL-B00175) est un petit squelette articulé avec des tissus mous fossilisés, conservé dans une plaque et une dalle, collecté par un fermier local du comté de Qinglong, province du Hebei, en Chine, et acquis par le Musée paléontologique du Liaoning en février. 2014. Le spécimen (estimé à environ 400 mm de longueur totale du corps avec une masse corporelle de ~ 475 g) présente les autapomorphies suivantes chez Paraves: accessoire fenestra posteroventral à fenestra promaxillary, lacrymal avec crêtes orientées dorsolatérale proéminentes, dentary robuste avec antérieure pointe dorsoventrale plus profonde que sa section médiane et son ilium court.

Caihong juji  diffère d’  Anchiornis huxleyi  en ce qu’il a un crâne peu profond avec un long museau, un membre antérieur proportionnellement court et un avant-bras proportionnellement long. Caihong  ressemble aussi aux troodontides basaux et, dans une moindre mesure, aux dromaeosauridés basaux des dents (les dents antérieures sont minces et serrées, mais les dents moyennes et postérieures sont plus grosses et plus espacées et les dentelures sont absentes dans le prémaxillaire et le maxillaire antérieur).

Nanostructures plaquettaires sur le corps de  Caihong juji et les mélanosomes dans les plumes iridescentes existantes (Hu, et al., 2018)

Les plumes sont bien conservées sur le corps, mais dans certains cas, elles sont trop densément conservées pour présenter à la fois des caractéristiques morphologiques grossières et fines. Les plumes de contour sont proportionnellement plus longues que celles des autres théropodes non-avialan connus. Les plumes de la queue ressemblent à celles de l’ archæoptéryx,  et le trinfontidé  Jinfengopteryx a  de grandes rectrices attachées à chaque côté de la série caudale formant une queue en forme de fronde, une caractéristique qui a été suggérée pour représenter une synapomorphie pour les Avialae.

Mais, la caractéristique la plus remarquable observée à  Caihong,  est la présence de certaines nanostructures conservées dans la tête, la poitrine et des parties de sa queue, qui ont été identifiées comme des mélanosomes. Ils sont longs, plats et organisés en feuilles, avec un motif similaire à ceux des plumes de gorge iridescentes des colibris.

Recouvert comme un deinonychosaure basal,  Caihong  montre les premières plumes asymétriques et les avant-bras proportionnellement longs dans le registre des fossiles du théropode, ce qui indique des différences locomotrices entre les paraviens jurassiques proches et a des implications pour comprendre l’évolution des caractéristiques liées au vol.

Les références:

Hu, et al. Un dinosaure jurassique à crête osseuse avec une évidence de plumage irisé souligne la complexité de l’évolution paravienne précoce. Nature  (2018)  doi : 10.1038 / s41467-017-02515-y

Godefroit, P. et al. Un dinosaure aviaire du Jurassique de Chine résout l’histoire phylogénétique précoce des oiseaux. Nature  498 , 359-362 (2013).

 

 

Dinosaures:215 œufs fossilisés de ptérosaures découverts en Chine

La mise au jour de centaines d’oeufs fossilisés de ptérosaures dans le nord-ouest de la Chine permet de mieux comprendre la vie de ces reptiles volants qui peuplaient la terre aux côtés des dinosaures durant le Crétacé il y a 120 millions d’années.

 

Dessin d’artiste représentant des ptérosaures Cette découverte de paléontologues brésiliens et chinois permet entre autres d’établir que les bébés Hamipterus tianshanensisétaient incapables de voler à la naissance, et qu’ils devaient donc compter sur les soins de leurs parents.

Pas moins de 215 œufs ont été mis au jour, dont certains contenaient des embryons.

Cette espèce de Hamipterus tianshanensis se nourrissait en grande partie de poissons.

Les adultes possédaient une crête au sommet d’un crâne allongé et des dents pointues. Leurs ailes déployées présentaient une envergure de plus de 3,5 m (11 pi).

En outre, des milliers d’autres spécimens de mâles et femelles ont été découverts sur le même site de la région de Xinjiang.

« C’était certainement un paradis pour les ptérosaures », affirme le paléontologue chinois Shunxing Jiang en décrivant le site, qui devient ainsi l’endroit sur la planète qui recèle le plus d’informations sur ces créatures.

Les ptérosaures furent les premiers vertébrés à voler. Les oiseaux et les mammifères ont suivi par la suite.

Jusqu’à aujourd’hui, aucun oeuf de ptérosaure n’avait été découvert avec des embryons conservés en trois dimensions. Les chercheurs pensent qu’il pourrait exister jusqu’à 300 autres œufs au même endroit, enterrés sous les fossiles exposés.

Selon le paléontologue brésilien Alexander Kellner, les os embryonnaires indiquent que les pattes postérieures d’un bébé Hamipterus se développaient plus rapidement que certaines parties des ailes.

Les chercheurs pensent que les restes de ptérosaures découverts appartiennent à des spécimens qui vivaient dans une grosse colonie près d’un lac d’eau douce.

Ils soupçonnent que des oeufs et certains individus juvéniles et adultes ont été emportés par les eaux du lac lors d’une importante tempête et qu’ils ils y ont été préservés et ensuite fossilisés.

Les oeufs mesurent jusqu’ à environ 7,2 cm de long. Ils ressemblent aux oeufs mous de certains serpents et lézards modernes.

Peu d’oeufs et d’embryons de ptérosaure ont été découverts au cours des années, en partie parce que les œufs à coquille molle se fossilisent difficilement.

Le détail de ces travaux est publié dans le journal Science .

Dinosaure : un monstre marin vieux de 150 millions d’années découvert en Inde

Un squelette d’ichtyosaure a été trouvé à l’extrême ouest de l’Inde, ce qui pourrait révéler de nombreux secrets sur l’évolution de cette espèce du Jurassique.

C’est une remarquable découverte qu’a fait une équipe de chercheurs indiens. Un ancien «dragon de mer» enterré depuis 150 millions d’années a été trouvé l’année dernière dans le district de Kutch, situé à l’extrême ouest de l’Inde, a-t-on appris mercredi dans une étude publiée dans la revue «PLOS ONE». Selon les scientifiques, le monstre -un ichtyosaure-, pourrait être le premier spécimen jamais découvert dans le pays. «C’est une découverte stupéfiante. Non pas parce qu’il s’agit de la première trouvaille d’ichtyosaure sur le territoire indien, mais parce que cela éclaire sur l’évolution et la diversité des ichtyosaures dans cette région de l’ancien Gondwana et les liens biologiques de l’Inde avec les autres continents du Jurassique», a expliqué le paléontologue Guntupalli Prasad de l’université de Delhi.

 

Ancienne gravure représentant un ichtyosaure (à gauche) et un plésiosaure (à droite).

Le squelette, bien conservé, est toutefois incomplet. Il lui manque quelques parties à l’avant et à l’arrière. Les chercheurs ont estimé à 5,5 mètres la taille de la bête quand elle nageait il y a entre 152 et 157 millions d’années. «Nous pouvons déduire de l’usure de ses dents que cet ichtyosaure était un prédateur de haut vol qui se nourrissait de nourriture dure et abrasive, y compris de mollusques marins (ammonoïdes et bélemnites), poissons et autres reptiles», a ajouté le chercheur.

 

Le fossile a été découvert dans le district de Kutch, à l’Ouest de l’Inde. — Capture d’écran Google Maps
C’est une découverte spectaculaire et remarquable. Le squelette d’un monstre marin, l’ichtyosaure, a été retrouvé à l’extrême ouest de l’Inde, dans le district de Kutch.

Les ichtyosaures, des super-nageurs ?

Mais ce qui stupéfait le plus les scientifiques par cette découverte, c’est la distance que parcouraient les ichtyosaures lorsque, il y a 150 millions d’années, le supercontinent Pangée s’est disloqué lentement en Laurasie et Gondwana. «Cela indique la possibilité que les ichtyosaures aient pu se déplacer entre [ce qui est maintenant­] l’Europe, l’Inde occidentale, Madagascar et l’Amérique du Sud», argue à nouveau Guntupalli Prasad. «Les fossiles d’ichtyosaures sont bien connus des continents septentrionaux, mais ils sont très rares dans le sud. Donc, ce nouveau squelette a le potentiel de révéler de nombreux secrets sur l’évolution de l’ichtyosaure», a commenté à «National Geographic» Steve Brusatte, un paléontologue de l’université d’Edimbourg qui n’a pas participé à l’étude.

Dans les années à venir, les chercheurs indiens prévoient d’effectuer une vaste exploration dans le district de Kutch pour y trouver plus de fossiles d’ichtyosaures ainsi que d’autres reptiles marins. «Nous espérons que notre découverte pourrait susciter un regain d’intérêt pour la recherche sur les fossiles de vertébrés dans cette région, ce qui pourrait mettre en lumière de nouvelles découvertes».


EN COMPLÉMENT

Le « Kraken », un céphalopode géant, artiste et serial killer d’ichtyosaures !

Un scénario stupéfiant vient d’être proposé pour expliquer la mort d’une dizaine d’ichtyosaures, dont les ossements ont été retrouvés regroupés en 1928 dans le Nevada. Aucune hypothèse n’avait jusqu’à présent tenu la route. Un céphalopode géant, artiste à ses heures, serait le responsable…

Au début du XXe siècle, les ossements d’une dizaine d’ichtyosaures – grands reptiles marins du Mésozoïque – étaient retrouvés dans l’État du Nevada. Depuis, de nombreux scénarios ont été imaginés par les paléontologues qui cherchent à savoir comment tous ces individus sont arrivés là. Le 10 octobre, lors du congrès annuel de la Geological Society of America, Mark McMenamin du Mount Holyoke College, a proposé une hypothèse rocambolesque, entre science et fiction.

Ces ichtyosaures, plus précisément des Shonisaurus popularis, ont été découverts en 1928 par Siemon Muller, chercheur à l’université de Stanford et datent d’environ 228 millions d’années. À cette époque, un bras de mer recouvrait la région de Berlin, petite ville située à une centaine de kilomètres de Reno, la capitale de l’État.

 

Preuves et interprétations

Quels sont les faits ? Les ichtyosaures retrouvés mesuraient jusqu’à 14 mètres de long. Les ossements étaient assez hétérogènes : certains en très bon état, d’autres davantage dégradés, ce qui fait penser à Mark Mcmenamin que les différents individus ne sont pas morts en même temps.

Les sédiments recouvrant les squelettes montrent que les ichtyosaures sont morts dans l’eau, à une profondeur d’environ 200 mètres. C’est pour cette raison que le scientifique américain suggère que tous les ossements ne se sont pas retrouvés au même endroit par hasard.

En outre, ces ossements n’étaient pas tous disposés de façon naturelle : les vertèbres ne respectaient pas toutes l’ordre qu’elles ont normalement dans la colonne vertébrale. Selon Mark McMenamin, cela indique que certains de ces os ont été déplacés, probablement par un animal.

Un scénario digne de Jules Verne

Enfin, les shonisaures se nourrissaient entre autres de céphalopodes. Ce qui veut dire que ces deux animaux occupaient sensiblement les mêmes habitats et qu’ils étaient amenés à interagir.

Un Temnodontosaure adulte et juvénile. Ces créatures étaient de grands ichtyosaures, des reptiles marins éteints qui vivaient pendant la période jurassique et mangeaient des calmars et des ammonites. Illustration de John Sibbick.

 

À partir de tous ces faits, voilà le scénario rocambolesque que Mark McMenamin a imaginé. Un céphalopode géant – environ 30 mètres – qu’il nomme Kraken, créature sortie des légendes scandinaves, aurait tué les ichtyosaures et les aurait stockés dans son garde-manger, comme le font les céphalopodes actuels avec leurs proies.

Signalons que le kraken une créature fantastique issue des légendes scandinaves médiévales. Il s’agit d’un monstre de très grande taille et doté de nombreux tentacules. Dans ses rencontres avec l’homme, il est réputé capable de se saisir de la coque d’un navire pour le faire chavirer, faisant ainsi couler ses marins, qui sont parfois dévorés. Sa légende a pour origine l’observation de véritables calmars géants dont la longueur a été estimée à 13-15 mètres tentacules compris1,2. Ces créatures vivent normalement à de grandes profondeurs, mais ont été repérées à la surface et auraient « attaqué » les navires (note de votre serviteur alias le « curieux gardien »).

Autoportrait à la vertèbre cassée

Mais pourquoi les ossements auraient-ils été déplacés, réarrangés ? Parce que, selon l’hypothèse, le Kraken – probablement un des invertébrés les plus intelligents qui n’aient jamais existé – avait des capacités… artistiques ! Il aurait placé chacune des vertèbres, qui ressemblent à s’y méprendre à des ventouses, de façon à ce que l’ensemble fasse penser à un tentacule. Un autoportrait, en somme !

Certes, l’hypothèse est audacieuse. Mais les céphalopodes sont bien connus pour posséder une intelligence hors norme. Ils ont la capacité de résoudre des problèmes, de se cacher à l’aide de coquille, certains peuvent communiquer, etc.

Bien sûr, ce scénario ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté des paléontologues, surtout sa composante artistique. Néanmoins il semble être le seul à correspondre intégralement avec les faits. Comme le disent les partisans de la réfutabilité emmenés par Karl Popper, plus une hypothèse est audacieuse, plus elle est forte et fait avancer la science.