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Découverte en Russie d’une nouvelle espèce fossile de reptile marin

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Une nouvelle espèce fossile de plésiosaure, un grand reptile marin de l’époque des dinosaures, a été mise au jour par une équipe internationale de chercheurs, parmi lesquels figure un paléontologue de l’Université de Liège (ULg).

« Cette découverte change profondément la compréhension de l’évolution de ces dinosaures », s’est félicitée l’ULg jeudi.

Un fossile « exceptionnellement bien conservé »

C’est un fossile pliosaure qui a été découvert en 2002 sur la rive droite de la Volga, près de la ville d’Ulyanovsk en Russie et qui fait l’objet d’une nouvelle étude publiée cette semaine dans la revue Current Biology. L’équipe de chercheurs y décrit les caractéristiques de ce fossile « exceptionnellement bien conservé » datant de la période du Crétacé inférieur (il y a environ 130 millions d’années).

 

Cette étude suggère que les pliosaures ont pu se diversifier à nouveau abondamment après l’extinction de la fin du Jurassique mais qu’ils ont ensuite fait face à une autre extinction qui, cette fois, les a anéantis définitivement.

Un crâne de 1,5 m de long

Dans la famille des plésiosaures – qui représentaient le groupe le plus diversifié de tétrapodes aquatiques il y a 200 à 66 millions d’années avant notre ère -, les pliosaures se caractérisaient par un grand crâne de 2 mètres de long, des dents énormes et des mâchoires puissantes. Ils étaient les prédateurs supérieurs des océans.

Le crâne de cette nouvelle espèce mesure 1,5 mètre de longueur et son rostre est très mince, ressemblant à celui d’animaux aquatiques qui mangent des poissons comme le Gavial (une espèce de crocodile) ou certaines espèces de dauphins de rivière. « C’est la caractéristique la plus frappante, qui suggère que les pliosaures ont colonisé une gamme beaucoup plus large de niches écologiques que pensé précédemment », souligne Valentin Fischer, chargé de cours à l’ULg et auteur principal de l’étude.

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Ce dinosaure vieux de 125 millions d’années ressemble étrangement à une poule

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Une équipe internationale de paléontologues, menée par des chercheurs de l’Université de Hong Kong vient de découvrir le fossile d’une nouvelle espèce de dinosaure. Datée de 125 millions d’années environ, celle-ci ressemble étrangement à une poule et pourrait jeter un faisceau de lumière sur les origines lointaines des oiseaux volants. 

Jianianhualong tengi

 

Baptisée Jianianhualong tengi, cette nouvelle créature découverte dans le nord-est de la Chine est de type Troodontidae, une famille de dinosaures proches de l’origine des oiseaux. Les scientifiques le datent de 125 millions d’années environ, avec une fourchette marginale située entre 100 à 145 millions d’années.

Jianianhualong tengi : il portait des plumes asymétriques

C’est l’un des détails les plus importants qui ressortent de l’étude du fossile. Haut d’environ 1 mètre, ce dinosaure est le plus ancien Troodontidae daté à porter des plumes asymétriques. Ces longues et rigides plumes sont plus longues d’un côté du rachis que l’autre.

« L’asymétrie des plumes est considérée comme étant étroitement liée à la capacité des oiseaux à voler. (…) L’apparition d’aubes asymétriques chez les espèces représente donc l’un des événements majeurs dans l’évolution des plumes« , écrivent les auteurs de cette étude, dirigée par Michael Pittman, du Département des sciences de la Terre de l’Université de Hong Kong.

 

Cette asymétrie a peut-être permis au dinosaure de contrôler le flux d’air au niveau de ses plumes. Cela lui aurait éventuellement servi à se déplacer dans les airs, ce qui suggère que Jianianhualong était sans doute un dinosaure volant, même si ses plumes asymétriques comme seul facteur ne suffisent pas à l’établir formellement.

Une découverte importante

Comme décrit dans la revue Nature Communications où ont été publiés les détails de l’étude, ce dinosaure à plumes est maintenant le troodontidae le plus découvert à ce jour à présenter des plumes asymétriques. Cette famille est considérée comme l’ancêtre le plus proche des oiseaux avec des capacités aérodynamiques.

La découverte de plumes asymétriques sur le Jianianhualong tengi, une espèce aussi ancienne, indique que l’ancêtre commun le plus proche entre les oiseaux et les dinosaures de ce genre présentaient déjà cette caractéristique. Pour faire simple, grâce à cette découverte, on peut considérer que l’apparition des capacités aérodynamiques chez ces espèces remonte bien plus loin dans le temps qu’on pouvait penser.

 

 

 

 

 

 

 

 

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