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Découvrez Marguerite Yourcenar à travers ces interviews

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Éminemment humaniste, l’écrivaine et poète Marguerite Yourcenar (1903– 1987) fut la première femme élue au sein de l’Académie française. Nous vous proposons de découvrir un extrait de l’essai Les Yeux Ouverts, un ensemble d’interviews de l’auteure réalisées par Matthieu Galey, paru en 1980 aux éditions Le Centurion.

Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar

« Je condamne l’ignorance qui règne en ce moment dans les démocraties aussi bien que dans les régimes totalitaires. Cette ignorance est si forte, souvent si totale, qu’on la dirait voulue par le système, sinon par le régime. J’ai souvent réfléchi à ce que pourrait être l’éducation de l’enfant. Je pense qu’il faudrait des études de base, très simples, où l’enfant apprendrait qu’il existe au sein de l’univers, sur une planète dont il devra plus tard ménager les ressources, qu’il dépend de l’air, de l’eau, de tous les êtres vivants, et que la moindre erreur ou la moindre violence risque de tout détruire.

Il apprendrait que les hommes se sont entretués dans des guerres qui n’ont jamais fait que produire d’autres guerres, et que chaque pays arrange son histoire, mensongèrement, de façon à flatter son orgueil.

On lui apprendrait assez du passé pour qu’il se sente relié aux hommes qui l’ont précédé, pour qu’il les admire là où ils méritent de l’être, sans s’en faire des idoles, non plus que du présent ou d’un hypothétique avenir.

On essaierait de le familiariser à la fois avec les livres et les choses ; il saurait le nom des plantes, il connaîtrait les animaux sans se livrer aux hideuses vivisections imposées aux enfants et aux très jeunes adolescents sous prétexte de biologie ; il apprendrait à donner les premiers soins aux blessés ; son éducation sexuelle comprendrait la présence à un accouchement, son éducation mentale la vue des grands malades et des morts.

On lui donnerait aussi les simples notions de morale sans laquelle la vie en société est impossible, instruction que les écoles élémentaires et moyennes n’osent plus donner dans ce pays.
En matière de religion, on ne lui imposerait aucune pratique ou aucun dogme, mais on lui dirait quelque chose de toutes les grandes religions du monde, et surtout de celle du pays où il se trouve, pour éveiller en lui le respect et détruire d’avance certains odieux préjugés.

On lui apprendrait à aimer le travail quand le travail est utile, et à ne pas se laisser prendre à l’imposture publicitaire, en commençant par celle qui lui vante des friandises plus ou moins frelatées, en lui préparant des caries et des diabètes futurs.

Il y a certainement un moyen de parler aux enfants de choses véritablement importantes plus tôt qu’on ne le fait. »

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Harper et les conservateurs fédéralistes auraient planifié l’extinction des Premières Nations

2 commentaires

 

 

 

 

Les Premières Nations sont les premiers occupants du territoire.

Les Premières Nations sont les premiers occupants du territoire.

 

En plus du peuple québécois de langue française,depuis septembre 2014,le gouvernement Harper a clairement signalé son intention de :

 

-Concentrer tous ses efforts sur l’assimilation des Premières Nations en forçant leur intégration dans les structures des gouvernements fédéral et provinciaux du Canada.

 

-Abolir les droits inhérents, ancestraux et issus de traités des Premières Nations qui sont pourtant protégés par la Constitution et reconnus par le droit international.

Tout a commencé par l'arrivée de Jacques Cartier ,en 1534.

Tout a commencé par l’arrivée de Jacques Cartier ,en 1534.

 

-Extinction dans ce contexte signifie que le gouvernement fédéral mettra fin à la souveraineté préexistante des Premières Nations en forçant ces dernières à conclure des ententes définitives de règlement des revendications territoriales et d’autonomie gouvernementale en vertu desquelles elles seront converties en municipalités, leurs réserves seront converties en *terres en fief simple et leurs droits inhérents, ancestraux et issus de traités seront abolis.

 

Pour y parvenir, le gouvernement Harper a annoncé trois (3) nouvelles politiques :

 

-Une approche “axée sur les résultats” en matière de négociation de traités modernes et de l’autonomie gouvernementale. Il s’agit d’un processus d’évaluation de 93 tables de négociation d’un bout à l’autre du Canada en vue de déterminer qui acceptera et qui refusera d’abolir les droits inhérents, ancestraux et issus de traités aux conditions imposées par le Canada dans ses politiques sur les revendications globales et l’autonomie gouvernementale. En cas de refus, les négociations se termineront puisque le gouvernement fédéral se retirera, emportant avec lui le financement.

 

-Le financement de base des organisations politiques régionales et nationales des Premières Nations sera réduit et plafonné. Pour les organisations politiques régionales des Premières Nations, le financement de base annuel sera plafonné à 500 000 $. Pour certaines organisations régionales, cela se traduira par une réduction annuelle de 1 million de dollars ou plus. Cela restreint la capacité des chefs et des cadres supérieurs des organisations provinciales et territoriales à mobiliser les Premières Nations et à défendre leurs droits et intérêts.

 

-Le financement des conseils tribaux et de bande des Premières Nations destiné aux services de consultation sera aboli au cours des deux (2) prochaines années, ce qui restreindra davantage la capacité des chefs et des cadres supérieurs des conseils tribaux et de bande à analyser et à évaluer les répercussions des politiques et des lois fédérales et provinciales sur les droits inhérents, ancestraux et issus de traités.

 

Ces trois nouvelles politiques s’ajoutent aux lois fédérales unilatérales suivantes que le gouvernement Harper impose aux Premières Nations :

 

-Projet de loi C-27, Loi sur la transparence financière des Premières Nations.

-Projet de loi C-45, Loi de 2012 sur l’emploi et la croissance [ce projet de loi omnibus comprend les modifications à la Loi sur les Indiens concernant le vote sur la cession et la désignation de terres de réserve].

-Projet de loi S-2, la Loi sur les foyers familiaux situés dans les réserves et les droits ou intérêts matrimoniaux.

-Projet de loi S-6, Loi sur les élections au sein de Premières Nations.

-Projet de loi S-8, Loi concernant la salubrité de l’eau potable sur les terres des Premières Nations.

-Projet de loi C-428, Loi sur la modification et le remplacement de la Loi sur les Indiens [projet de loi émanant d’un député que le gouvernement Harper appuie].

 

Chef amérindien.

Chef amérindien.

Il y a également les projets de loi d’intérêt public émanant du Sénat :

 

-Projet de loi S-207, Loi modifiant la Loi d’interprétation (maintien des droits autochtones ancestraux ou issus de traités).

 

-Projet de loi sur la reconnaissance de l’autonomie gouvernementale des Premières Nations.

 

 

Algonquin dansant dans un Pow Wow.

Algonquin dansant dans un Pow Wow.

Les projets de loi du gouvernement Harper précités visent à porter atteinte aux droits collectifs des Premières Nations en mettant l’accent sur les droits individuels des personnes. Voilà le “cadre législatif moderne” que les conservateurs ont promis en 2006. Le programme électoral des conservateurs de 2006 promettait de :

 

Remplacer la Loi sur les Indiens (et la législation connexe) par un cadre législatif moderne qui donnera aux Autochtones canadiens l’entière responsabilité juridique et démocratique de leurs propres affaires au sein de la Constitution, y compris la Charte canadienne des droits et libertés.

 

Bien sûr, pour les conservateurs, le terme “moderne” signifie l’assimilation des Premières Nations en abolissant leurs droits collectifs et en délestant les responsabilités fédérales sur les Premières Nations et les provinces.

 

Un projet de loi qui n’a pas encore été déposé au Parlement, mais qui le sera, est celui de la Loi sur le droit de propriété des Premières Nations (LDPPN). Ce concept de propriété privée dans les réserves indiennes propagé par des gens comme Tom Flanagan et par l’ancien chef de Kamloops, Manny Jules, qui propose certaines mesures fiscales, est également au coeur du programme électoral de 2006 du gouvernement Harper.

 

Il y eut de nombreux amérindiens qui se portèrent volontaires pour servir l'Empire Britannique durant la Première Guerre Mondiale.

Il y eut de nombreux amérindiens qui se portèrent volontaires pour servir l’Empire Britannique durant la Première Guerre Mondiale.

Dans son programme électoral de 2006, le gouvernement Harper promettait aux Autochtones :

 

D’appuyer la possession de biens immobiliers par des particuliers dans les réserves et d’encourager un régime de crédit à l’appui de la propriété de résidences particulières.

 

Les objectifs à long terme mis de l’avant dans les politiques et les mesures législatives du gouvernement Harper et énumérés ci-dessus ne datent pas d’hier ; ils sont au moins aussi vieux que la Loi sur les Indiens et ont été formulés dans le Livre blanc de 1969 sur la politique indienne du gouvernement fédéral, lequel comprenait un plan visant à abolir les droits des Indiens.

 

Anciens plans d’extinction : Livre blanc de 1969 et “précipice à bisons (Buffalo Jump) des années 1980”.

 

Certificat de statut d'indien...au Canada. Il y a  plusieurs sortes de citoyens,des lois différentes entre les sortes d'individus...et une justice inopérante déconnectée du réel.

Certificat de statut d’indien…au Canada.
Il y a plusieurs sortes de citoyens,des lois différentes entre les sortes d’individus…et une justice inopérante déconnectée du réel.

Les objectifs du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne étaient les suivants :

 

-Assimiler les Premières Nations.

-Supprimer la reconnaissance législative.

-Neutraliser la reconnaissance constitutionnelle.

-Imposer la taxation.

-Favoriser un empiètement des provinces.

-Éliminer les terres de réserve et abolir le titre ancestral.

-Faire en sorte que les communautés soient économiquement sous-développées.

-Dissoudre les traités.

 

Puisque les Premières Nations d’un bout à l’autre du Canada se sont ralliées pour contrer la politique d’extinction proposée en 1969 par le gouvernement libéral Trudeau, le gouvernement fédéral a dû trouver une stratégie pour les rassurer et mettre fin à la levée de boucliers.

 

Dans une note du 1er avril 1970, David Munro, sous-ministre adjoint d’Affaires indiennes en matière de consultation et de négociations auprès des Indiens, a donné les avis suivants à ses maîtres politiques, Jean Chrétien et Pierre Trudeau :

 

[…] dans notre définition des objectifs et des buts, non seulement dans la façon dont ils sont formulés dans les documents officiels, mais aussi dans la façon dont on y fait référence dans les notes officieuses, les ébauches de documents de planification ou les simples conversations. Nous devons cesser de dire que nous voulons atteindre l’objectif d’en finir avec les Premières Nations au cours des cinq (5) prochaines années […]. Nous pouvons continuer à croire avec autant de fermeté et de sincérité que les politiques [du Livre blanc] que nous proposons sont les bonnes […] [Traduction].

 

La dernière proposition [du Livre blanc], qui vise à éliminer le statut particulier dans les lois, doit être remise à beaucoup plus tard […] en conclusion, j’estime que nous n’avons pas à changer le contenu de la politique [du Livre blanc], mais que nous devrions accorder une importance variable à ses divers volets et que nous devrions essayer d’en discuter en fonction de ses divers volets plutôt que dans son ensemble […] nous devrions avoir recours à des tactiques différentes en ce qui a trait à la politique [du Livre blanc], mais nous ne devrions pas nous éloigner de son contenu fondamental. (Non souligné dans l’original) [Traduction].

 

Au début des années 1970, le gouvernement libéral Trudeau a renoncé publiquement à la mise en oeuvre du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne, mais, comme on peut le lire dans la note de M. Munro, la bureaucratie fédérale a changé l’échéance de la mise en oeuvre des objectifs d’assimilation et d’extinction du Livre blanc de 1969 ; en effet, ce qui devait être atteint en cinq (5) ans devait désormais l’être à long terme.

 

Au milieu des années 1980, le gouvernement conservateur Mulroney a repris les éléments du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne dans un mémoire au Cabinet.

 

En 1985, il y a eu fuite aux médias par un employé du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien (MAINC) d’une soumission secrète devant être présentée au Cabinet. Un autre représentant du gouvernement fédéral l’avait surnommé “précipice à bisons des années 1980”. Le surnom faisait allusion aux recommandations comprises dans le document secret, qui, une fois adopté, devait mener les Indiens inscrits à une mort culturelle, d’où la métaphore.

 

Ce document proposait une approche de gestion des politiques et des programmes touchant les Premières Nations, laquelle visait à :

 

-Limiter et, à long terme mettre, fin aux obligations fiduciaires fédérales.

-Réduire les dépenses fédérales engagées pour les Premières Nations, en vertu de programmes de financement, et interdire le financement déficitaire.

-Transférer aux provinces et aux “bandes avancées” la responsabilité et les coûts liés aux services offerts aux Premières Nations, au moyen d’ententes tripartites, de cogestion et d’autonomie gouvernementale.

-Réduire la taille du MAINC en transférant la responsabilité administrative de programmes aux “bandes avancées” et en transférant des programmes à d’autres ministères fédéraux.

-Négocier des ententes d’autonomie gouvernementale municipales avec les Premières Nations, ce qui aurait comme conséquence que le gouvernement des Premières Nations abandonnerait son statut constitutionnel de gouvernement souverain et deviendrait une municipalité assujettie aux lois provinciales ou territoriales.

-Éteindre le titre et les droits ancestraux en échange d’un titre en fief simple en vertu des lois provinciales ou territoriales tout en donnant à la province ou au territoire le titre sous-jacent sur les terres des Premières Nations.

Le “précipice à bisons” du gouvernement Mulroney a temporairement été mis en échec par la crise d’Oka, en 1990. Le premier ministre Mulroney a répondu à la crise d’Oka par sa politique des “quatre piliers” :

 

-Accélérer le règlement des revendications territoriales.

-Améliorer les conditions sociales et économiques dans les réserves.

-Renforcer les relations entre les peuples autochtones et les gouvernements.

-Étudier les préoccupations des peuples autochtones du Canada dans le contexte de la vie canadienne contemporaine.

En 1991, le premier ministre Brian Mulroney a également annoncé la création d’une Commission royale sur les peuples autochtones, laquelle a commencé ses travaux au cours de la même année ; la création d’une Commission des revendications des Indiens pour examiner les revendications particulières ; la création d’un Groupe de travail sur les revendications en Colombie-Britannique, lequel a constitué le fondement du processus de la Commission des traités de la Colombie-Britannique.

 

En 1992, les organisations autochtones et le gouvernement fédéral se sont entendus, dans le cadre de l’Accord de Charlottetown de 1992, sur des modifications à la Loi constitutionnelle de 1982 de façon à y inclure la reconnaissance du droit inhérent des peuples autochtones à l’autonomie gouvernementale. C’était la première fois que les organisations autochtones participaient à part entière aux pourparlers. L’Accord a cependant été rejeté lors d’un référendum national.

 

La réforme de la Constitution canadienne ayant échoué en 1992, depuis les vingt (20) dernières années, le gouvernement fédéral (libéral aussi bien que conservateur) continue à élaborer des politiques et des lois axées sur les objectifs du Livre blanc et du “précipice à bisons”. Malheureusement, bien des Premières Nations ont accepté de compromettre leurs droits constitutionnels et internationaux en négociant sous les conditions imposées par les politiques d’extinction du Canada.

 

Légitimation des politiques d’extinction du Canada par les tables de négociation

Depuis trente (30) ans, les droits ancestraux et issus de traités sont “reconnus et confirmés” par l’article 35 de la Constitution canadienne. Comment se fait-il que la protection constitutionnelle des droits inhérents, ancestraux et issus de traités des Premières Nations n’ait pas été mise en oeuvre sur le terrain ?

 

On peut répondre à cette question ainsi : après l’échec des conférences des premiers ministres sur les questions constitutionnelles intéressant les Autochtones dans les années 1980, nombre de Premières Nations ont accepté de mettre en jeu leurs droits inhérents, ancestraux et issus de traités protégés par l’article 35 en concluant ou en négociant des traités modernes ou des ententes sur l’autonomie gouvernementale selon les conditions de négociation unilatérales du Canada.

 

Non seulement ces traités modernes et ententes sur l’autonomie gouvernementale ont contribué à rendre l’article 35 de la Constitution canadienne vide de sens juridique, politique ou économique, mais les ententes définitives créent ensuite des précédents utilisés contre d’autres Premières Nations en négociation.

 

De surcroît, les politiques du Canada en matière de négociation de revendications territoriales et de l’autonomie gouvernementale se trouvent bien en deçà des normes internationales établies dans les articles de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Le Canada a appuyé publiquement la Déclaration en novembre 2010, mais de toute évidence, son interprétation de la Déclaration diffère de celle de la plupart des Premières Nations, si l’on tient compte de l’approche unilatérale qu’il privilégie en matière d’élaboration de lois et de politiques.

 

Le Canada avait voté contre la Déclaration le 13 septembre 2007, déclarant qu’elle allait à l’encontre de ses politiques intérieures, particulièrement les articles portant sur le droit à l’autodétermination des peuples autochtones, les droits territoriaux et le consentement préalable, donné librement et en connaissance de cause.

 

Actuellement, la position du Canada à l’égard de la Déclaration est qu’elle peut être interprétée comme bon lui semble, bien que les principes de la Déclaration fassent partie du droit international et non du droit interne.

 

La stratégie fédérale consiste à garder la Loi sur les Indiens (avec des modifications) en tant que loi fédérale principale pour maîtriser et gérer les Premières Nations. La seule façon pour les Premières Nations de se soustraire à la Loi sur les Indiens est de négocier une entente en vertu des politiques à sens unique du Canada en matière de négociation de revendications territoriales et de l’autonomie gouvernementale. Ces ententes sur les revendications territoriales et l’autonomie gouvernementale exigent toutes l’extinction des droits ancestraux pour une parcelle de terre, une compensation financière et la délégation de compétences dans le cadre des ordres de gouvernement fédéral et provincial existants.

 

Le Canada a décidé de ne pas reconnaître la souveraineté préexistante des Premières Nations ni de permettre l’établissement d’un ordre de gouvernement distinct pour les Premières Nations en fonction de l’article 35 de la Constitution canadienne.

 

Que ce soit par le biais du chantage, de la subornation ou de la force, le Canada utilise la pauvreté des Premières Nations pour obtenir des concessions de celles qui veulent s’affranchir de la Loi sur les Indiens par le biais d’ententes sur les revendications territoriales ou l’autonomie gouvernementale. Toutes ces ententes sont conformes à l’interprétation, par le Canada, de l’article 35 de la Constitution canadienne, qui consiste essentiellement à convertir les Premières Nations en municipalités ethniques sur le plan juridique, politique et économique.

 

Les premiers groupes au Canada qui ont accepté de mettre en cause leurs droits inhérents et ancestraux conférés par l’article 35 en s’engageant dans des traités modernes ont créé une coalition, la Land Claims Agreement Coalition, qui a pour membres :

 

le Conseil des Premières Nations du Yukon (représentant neuf organisations de revendications territoriales au Yukon) ;

le Grand conseil des Cris (Eeyou Istchee) ;

le Conseil tribal des Gwich’in ;

la Société régionale Inuvialuit ;

la Première Nation des Kwanlin Dun ;

les Premières Nations des Maa-Nulth ;

la Société Makivik ;

a Nation naskapie de Kawawachikamach ;

la nation Nisga’a ;

Nunavut Tunngavik Inc. ;

Nunatsiavut Government ;

Sahtu Secretariat Inc. ;

Tlicho Government ;

la Première Nation de Tsawwassen ;

la Première Nation des Gwitchin Vuntut.

Les membres de la Coalition se sont regroupés, voyant que le gouvernement fédéral n’appliquait adéquatement aucun de ses traités modernes. Elle est devenue essentiellement un groupe de pression pour pousser collectivement le gouvernement fédéral à respecter ses traités modernes. Selon les membres de la Coalition, l’application des traités modernes pose encore problème aujourd’hui.

 

Le fait que le Canada a déjà enfreint les traités modernes ne devrait pas inspirer confiance aux Premières Nations qui se préparent à participer aux tables de négociation avec le Canada sur les revendications globales et l’autonomie gouvernementale.

 

Affaires autochtones et Développement du Nord Canada a recensé 93 tables de négociation de traités modernes ou d’ententes sur l’autonomie gouvernementale à l’échelle du Canada.

 

Indiens micmacs en raquettes,en 1981.

Indiens micmacs en raquettes,en 1981.

Le gouvernement fédéral (et les provinces ou territoires) se sert des Premières Nations qui prennent part à ces 93 tables pour justifier les politiques fédérales en matière de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale, qui sont fondées sur l’extinction du titre ancestral et des droits inhérents, ancestraux et issus de traités.

 

Le gouvernement fédéral fait régulièrement fi des Premières Nations qui refusent de négocier et qui résistent aux politiques fédérales de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale et continue d’exercer le contrôle et la gestion de ces dernières, grâce à la Loi sur les Indiens (des modifications).

 

Les tentatives des Premières Nations non participantes pour réformer les politiques fédérales en matière de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale ne sont pas prises au sérieux par le gouvernement fédéral, vu le nombre de Premières Nations qui ont déjà mis en cause leurs droits inhérents, ancestraux et issus de traités en acceptant de négocier selon les conditions générales et de financement de ces politiques en matière de négociation de revendications globales et de l’autonomie gouvernementale.

 

Par exemple, après le jugement Delgamuukw, passé en 1997 par la Cour suprême du Canada, reconnaissant l’existence du titre ancestral au Canada, l’Assemblée des Premières Nations a tenté de réformer la politique de négociation des revendications globales afin qu’elle soit en accord avec la décision rendue par la Cour suprême du Canada dans la cause Delgamuukw.

 

Cependant, le 22 décembre 2000, Robert Nault, le ministre des Affaires indiennes de l’époque, disait essentiellement, dans une lettre adressée au chef Arthur Manuel : pourquoi le gouvernement fédéral devrait-il changer sa politique en matière de négociation des revendications globales si les Premières Nations sont prêtes à négocier en vertu de la politique dans sa forme actuelle ?

 

Voici une question qui mérite d’être soulevée : pourquoi les Premières Nations demeurent-elles à des tables de négociation qui mènent ultimement à l’extinction des droits inhérents et ancestraux de leur peuple, surtout lorsqu’il s’avère que les traités modernes sont régulièrement violés après leur signature par le gouvernement fédéral ?

 

Nombre de ces négociations se déroulent en Colombie-Britannique où, malgré vingt ans de négociations, le processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique a produit deux petits traités modernes, avec les Premières Nations de Tsawwassen et des Maa’Nulth. Le traité des Nisga’as avait été conclu en 2000, en marge du processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique.

 

Tous ces traités modernes ont donné lieu à l’extinction du titre ancestral, par la conversion de réserves en terres en fief simple, l’élimination d’exonérations fiscales, la conversion de bandes en municipalités, parmi tant d’autres répercussions sur les droits inhérents et ancestraux.

nation métissée du Québec 001

La nation métissée du Québec existe aussi.

 

Le plan d’extinction du gouvernement Harper

Outre l’imposition de lois unilatérales ou de réductions et plafonds de financement aux Premières Nations et à leurs organisations politiques, l’approche “axée sur les résultats” annoncée le 4 septembre 2012 pour la négociation des traités modernes et de l’autonomie gouvernementale revient, pour le gouvernement Harper, à dire aux Premières Nations qui négocient : “c’est à prendre ou à laisser”.

 

La politique du Canada en matière de négociation des revendications globales exige des Premières Nations qu’elles empruntent du gouvernement fédéral pour négocier leurs “revendications territoriales”. Selon le gouvernement fédéral :

 

À ce jour, les prêts courants versés aux groupes autochtones par le Canada afin d’appuyer leur participation aux négociations totalisent 711 millions de dollars. Ce montant représente une responsabilité financière majeure pour la collectivité autochtone. De plus, le gouvernement du Canada verse annuellement 60 millions de dollars en subventions et contributions aux groupes autochtones pour appuyer leur participation aux négociations.

 

Ce sont les politiques du Canada qui ont forcé les Premières Nations à emprunter pour négocier leurs “revendications”, la “responsabilité financière” qui en découle est donc une mesure politique conçue par le gouvernement fédéral pour pousser les Premières Nations à arriver le plus rapidement possible à un règlement de leurs “revendications”. Aux dires du gouvernement fédéral, le processus de négociation des revendications globales a plutôt “créé une industrie de la négociation qui a peu d’incitatifs à atteindre un accord”.

 

Cette dette cumulative de 711 millions de dollars, greffée aux subventions et contributions qui s’élèvent à 60 millions de dollars annuellement, a compromis ces Premières Nations participantes et leurs dirigeants au point où ils ne sont plus en position de sérieusement s’opposer au plan d’extinction du gouvernement Harper.

 

Plus de 50 % des revendications globales se trouvent en Colombie-Britannique. Le Sommet des Premières Nations représente les Premières Nations participantes en Colombie-Britannique, quoique certaines se soient jointes à l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique, brouillant ainsi la distinction de longue date entre ces deux organisations politiques. Auparavant, cette dernière s’opposait avec véhémence au processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique, tandis que maintenant, elle se fait plutôt muette à ce sujet.

 

Ces deux principales organisations politiques, le Sommet des Premières Nations et l’Union des chefs indiens de la Colombie-Britannique, se sont regroupées pour former le B.C. First Nations Leadership Council, intégrant encore davantage les droits et intérêts de leurs communautés membres respectives, sans égard au fait qu’elles participent ou non au processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique.

 

Cela pourrait expliquer en partie pourquoi les chefs qui ne prennent pas part au processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique réagissent peu à l’approche “axée sur les résultats” du gouvernement Harper pour la négociation des traités et de l’autonomie gouvernementale.

 

Les Premières Nations de la Colombie-Britannique ne tirent pas parti du fait que depuis le jugement Delgamuukw, les gouvernements doivent considérer les revendications territoriales non réglées et les litiges comme passifs éventuels. Des passifs qui peuvent avoir une incidence sur la cote de crédit souverain du Canada et les cotes de crédit des provinces. Pour contrer ces passifs, le Canada présente le processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique comme le moyen auquel il a recours afin d’amortir ces passifs, faisant remarquer que les Premières Nations empruntent des sommes substantielles pour négocier avec les gouvernements.

 

Un autre exemple récent qui montre à quel point les Premières Nations de la Colombie- Britannique et leurs organisations sont déconnectées est le fait qu’elles se soucient davantage de ce qui se passe sur la scène internationale que de la réalité nationale en matière de politiques et de droit est le tollé que le récent Accord Canada-Chine a provoqué au sein des Premières Nations.

 

Les chefs de la Colombie-Britannique, ainsi que leurs organisations dénoncent publiquement l’Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers Canada-Chine en raison de son incidence néfaste sur le titre et les droits ancestraux, pourtant, ils ne réagissent pas au plan d’extinction accéléré du premier ministre Harper. Il semble que les Premières Nations participantes se préoccupent davantage du fait que l’Accord Canada-Chine puisse faire obstacle au règlement de futures revendications territoriales dans le cadre du processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique.

 

Les chefs participant aux tables du processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique et leurs organisations ont eu vingt ans pour négocier la “reconnaissance et la confirmation” du titre et des droits ancestraux, mais cela se révèle toujours impossible en vertu des politiques du Canada visant l’extinction des droits collectifs. Résultat : le processus n’a engendré que deux traités d’extinction. Même Sophie Pierre, présidente de la Commission des traités de la Colombie-Britannique a déclaré : “Si on ne peut pas réussir, l’heure est venue pour nous de nous rendre à l’évidence. Je pense qu’on ne l’a pas, alors qu’on arrête tout ça” [Traduction].

 

Il est reconnu que le processus de négociation des traités de la Colombie-Britannique, qui se poursuit depuis vingt ans, s’est soldé par un échec. Il a bien servi les intérêts du gouvernement pour contrer ses passifs éventuels associés aux droits fonciers des Autochtones. Pourtant, il semble que les Premières Nations participantes sont tellement compromises par leurs prêts fédéraux et dépendent tellement de la source de financement que représentent les négociations qu’elles ne peuvent pas ou ne veulent pas se retirer des tables en masse et exiger concrètement que le gouvernement Harper revoie ses politiques en matière de négociation des revendications globales et de l’autonomie gouvernementale à la lumière des articles de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

 

Il en va de même pour les Premières Nations participantes en Ontario, au Québec et dans la région de l’Atlantique.

 

Les chefs qui ne participent pas aux processus de négociation de la Colombie-Britannique, du Québec ou de l’Atlantique n’ont pas réagi, ou à peine, à l’approche “axée sur les résultats” du premier ministre Harper pour la négociation des traités modernes et de l’autonomie gouvernementale. Les chefs non participants semblent préoccupés davantage par les problématiques de gestion de programmes et de services que par leur titre ancestral et leurs droits ancestraux. Un fonctionnaire fédéral a résumé la situation ainsi : les chefs se penchent sur des éléments du Livre blanc de 1969 sur la politique indienne, comme le développement économique et social, au mépris du principal objectif du Livre blanc, soit l’extinction du statut juridique des Premières Nations.

 

Conclusion

Vu leur silence devant l’approche “axée sur les résultats”, “à prendre ou à laisser”, du gouvernement Harper en matière de négociation, il semble que de nombreuses Premières Nations qui participent aux tables de négociation sur les revendications globales ou l’autonomie gouvernementale envisagent toujours de conclure une entente en vertu des politiques d’extinction du Canada.

 

Cela ne peut mener qu’à une division accrue des Premières Nations du Canada, au moment où de plus en plus de Premières Nations mettent en péril leurs droits constitutionnels et internationaux en consentant à conclure une entente définitive selon les politiques d’extinction du Canada, compromettant ainsi les positions politiques des Premières Nations qui ne sont pas en négociation.

 

Dans l’intervalle, au beau milieu d’une crise financière, le gouvernement Harper continuera de brader les terres et ressources ancestrales dans le cadre d’accords de libre-échange et de protection des investissements étrangers, qui garantiront à des sociétés étrangères l’accès aux terres et aux ressources et mettront en péril les droits ancestraux.

 

Certains dirigeants et membres de Premières Nations ont critiqué le chef national de l’APN, Shawn Atleo, pour avoir accepté une approche conjointe avec le gouvernement Harper, notamment la Rencontre de la Couronne et des Premières Nations, mais à vrai dire, les chefs des quatre coins du Canada n’ont mis aucune pression sur le premier ministre Harper à la rencontre. De nombreux chefs ont plutôt profité de l’occasion pour se faire prendre en photo avec le premier ministre.

 

Les Premières Nations qui sont en processus de négociation conjoint avec le Canada semblent se diriger collectivement vers le “précipice à bisons” en s’apprêtant à signer des ententes d’extinction avec le Canada qui rendent l’article 35 vide de sens.

 

La plupart des critiques du chef national de l’APN, Shawn Atleo, émanent des chefs des Prairies signataires de traités. Il est intéressant de noter, en jetant un coup d’oeil au tableau fédéral des 93 tables de négociation, que peu de Premières Nations des régions visées par les traités historiques participent aux tables de négociation sur l’autonomie gouvernementale, à l’exception de l’Ontario, où l’Union des Indiens de l’Ontario et la Nishnawbe-Aski Nation négocient des ententes sur l’autonomie gouvernementale.

 

À la lumière des annonces faites le 4 septembre 2012 au sujet des changements apportés à la négociation des traités modernes et de l’autonomie gouvernementale, de la réduction et du plafonnement du financement des organisations politiques des Premières Nations et des initiatives législatives unilatérales, de toute évidence, le premier ministre Harper a dupé le chef national de l’APN et les Premières Nations en démontrant que les “résultats” de la Rencontre Couronne-Premières Nations étaient à toutes fins utiles sans substance.

 

Lors de la Rencontre, un engagement que le premier ministre Harper a pris, est de faire un rapport d’étape en janvier 2013, ce qu’il fera sans doute. Le premier ministre annoncera probablement les progrès accomplis à toutes les tables de négociation au Canada ainsi que l’état d’avancement de ses initiatives législatives.

 

Il en ressort que les Premières Nations, selon la métaphore, se retrouvent “au bord du précipice”, au moment où les chefs semblent être neutralisés ou craindre de défier le gouvernement Harper. La plupart des membres des communautés, peu informés, ne voient pas l’ampleur de la situation dangereuse à laquelle ils sont exposés, ainsi que leurs générations à venir.

 

Le seul moyen de contrer le gouvernement Harper est de :

 

faire en sorte que toutes les Premières Nations qui participent aux négociations suspendent leurs pourparlers ;

organiser et coordonner des journées nationales d’action afin que les Premières Nations manifestent leur opposition au plan d’extinction du gouvernement Harper ;

réclamer que le Canada suspende toutes les dispositions législatives visant les Premières Nations au Parlement et qu’il cesse de présenter de nouveaux projets de loi ;

changer les politiques du Canada en matière de négociation des revendications territoriales et de l’autonomie gouvernementale pour “reconnaître et confirmer” les droits inhérents, ancestraux et issus de traités des Premières Nations, y compris le respect et la mise en oeuvre des traités historiques.

À défaut d’organiser un mouvement de protestation et de résistance devant le plan d’extinction du gouvernement Harper, les Premières Nations devront accepter d’être reléguées au bas de l’échelle pour tous les indicateurs sociaux, culturels et économiques du Canada, se contenter d’adhérer au plan d’action économique et de création d’emplois du premier ministre Harper, et cesser de parler de leurs droits.

 

Russell Diabo

Éditeur et rédacteur en chef du First Nations Strategic Bulletin.

 

Le First Nations Strategic Bulletin est publié par le First Nations Strategic Policy Counsel, un groupe informel de personnes qui pratiquent dans les domaines de la politique ou du droit des Premières Nations. La publication, qui fait partie d’une série, est une initiative bénévole sans but lucratif. Pour obtenir d’anciens numéros, consultez la Collection électronique de Bibliothèque et Archives Canada.

 

http://www.letamtamcom.com/index.php/site/actualites-article/harper-lance-un-plan-important-dextinction-des-premieres-nations/

Vivre dans le Respect et l’Honneur tout en rejetant le matérialisme

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Ce qui m’a le plus fait réfléchir ces jours-ci,c’est le philosophe allemand Hegel qui  déclarait,il y a plusieurs années  que les nègres (les noirs) n’avaient  pas le concept de Dieu et n’avaient pas  pas de religion.
C’est ce Paradigme que certains appellent  le Paradigme d´Ignorance et d’Arrogance qui perdure…car il se régénère  à partir de ses deux énoncés :l’arrogance et l’Ignorance.
Je ne pense pas qu´il y ait de solution simple. Nous participons nous à la destruction de notre propre identité.

Paix et respect

Paix et respect

Les activistes ethnocentristes noirs  crient haut et fort que les blancs ne les ont pas obligé  à aller dans leurs églises, à porter leurs noms, à s’agenouiller devant leur Jésus blanc aux yeux bleus et aux cheveux blonds.

Ils ont  tellement intériorisé ce discours négatif sur eux-mêmes qu’ils font  cela pensant que c´est ce qu’ils ont  de mieux à faire.Ils,les noirs ,qui sont les  pires   victimes du colonialisme européen, avaient développé le complexe du colonisé.C’est un complexe envahissant qui a tendance à ramollir le cerveau,à accepter de vivre sous l’humiliation et à apprendre très jeune,à marcher à genoux,sinon à ramper devant les Maîtres.Pendant ce temps,les communistes et les violeurs de conscience en profitaient pour laver le cerveau  des peuples africains,afin de mieux diaboliser le message et la philosophie du Christ ,lui-même.Des générations entières,en Afrique  dominée par les communistes,ont appris à vivre  dans la haine de toute culture occidentale.

Ils ont simplement oublié que lorsque l’on écarte un message de Paix et d’Unité,de compassion et d’entraide,on ne le remplace pas nécessairement par quelque chose d’équivalent ou par mieux,mais souvent par pire.

Force est de constater que tout a évolué  à la fois tragiquement,douloureusement  et hypocritement depuis la décolonisation,vraiment amorcée en 1960,en Afrique.Les puissantes multinationales capitalistes s’organisaient  pour faire mains-basses sur les richesses du continent,en utilisant les sociétés secrètes,dont entre autres le crime organisé et les mafia de toutes origines  ,pour contrôler les pantins politiques  et les petits dictateurs sanguinaires qu’ils soudoyaient.

L’EXEMPLE DU PRINTEMPS ARABE

kadhafi-livre

Lors du déclenchement du printemps arabe en 2011,l’ensemble des médias s’est mis à « focusser » sur les grandes manifestations en Tunisie,à Dubaï et en Égypte,mais ces mêmes journalistes ont « oublié » de mentionner que des millions de gens s’étaient rassemblés à Tripoli pour acclamer « le Grand Guide Socialiste du Peuple Lybien,Mouhammar Kadhafi ».Pendant ce temps au Québec ,nous ne parlions que des Manifestations Étudiantes ,de la corruption du gouvernement Charest et des centrales syndicales criminalisées avec la mafia.Ces mêmes syndicats poussant l’odieux jusqu’à financer  les manifestations étudiantes elles-mêmes.

Nous avons assisté aussi,en plus des mouvements  sociaux importants réprimés et oppressés à Dubaï,à la levé des citoyens israéliens et palestiniens désireux de se débarrasser du sionisme et de l’islamisme radical:ces deux systèmes nés du nazisme et de l’intolérance,du racisme et de la haine tribale et que reste-t-il de sérieux, de respectable et d’honorable pour les peuples en lutte pour leur liberté?

Pendaison de Louis Riel

Pendaison de Louis Riel

Moi,je vais  vous le rappeler: il nous reste le souvenir d’un  Mouhammar Kadhafi  qui se tenait droit devant son peuple  et qui livrait la marchandise.Un homme  qui fut probablement victime de trop vouloir en faire …au nom du respect et de l’amour qu’il portait envers son pays.Sa mort violente  montre que son karma avait des comptes à rendre avec sa propre violence,à lui,parce que je pense que l’on meurt comme l’on vit.Je pense que le gouvernement américain en appuyant les mercenaires d’Al Qaïda afin qu’ils  évincent le gouvernement légitime et aimé de la république libyenne,est responsable de crimes contre l’humanité.Tout cela me rappelle la pendaison d’un certain Louis Riel,condamné pour avoir  voulu réclamer l’égalité de droits humains…dans une constitution canadienne rétrograde déjà en 1885…En cela,le gouvernement canadien s’est lui-même  rendu coupable de pareils crimes.

Encore une fois je plaide ici pour la reprise du bon sens et la conscience de soi, seul moyen pour nous tous qui formons le Peuple des Humains de la Terre, de nous libérer réellement. Cela vaut aussi pour les religions qui actuellement font rage sur le continent africain et sur l’ensemble du monde.

Si l’on réfléchit bien : les grands guides des grandes religions  connues que ce soit Bouddha,Mahomet ,Confucius ,Jésus Christ…etc,aucun d’eux n’a  voulu fonder une religion.C’étaient des gens qui donnaient à leur prochain;ils n’avaient pas ,je crois,d’agenda caché.Ce sont les fanatiques imbus  de domination qui se sont mis à fonder des religions à leurs suites.Ce sont des profiteurs,au même tître que Raël ,de nos jours,qui se sont révélés être des escrocs et des profiteurs.Il ne faut jamais oublier que les religions sont d’abord et avant tout,des sectes,mais des sectes qui ont réussies et qui se sont adaptées .

Toutes les religions,tous les grands  courants politiques,sociaux et culturels ont été  pensé et créé par des hommes qui ont profité de la situation qui leur était offerte.Ceux qui se sont offert en tant que Guides des Peuples,sont des Hommes qui  s’offraient sans demander autre chose que l’Amour et la Compassion des Humains entre eux,tandis que ceux qui se sont donné des Tîtres,l’ont fait pour prendre pour piller et contrôler les Humains ,de façon à utiliser les sociétés dociles comme de vulgaires troupeaux de moutons.

sainte-Jeanne d'Arc est la représentation parfaite de la vision spirituelle  qui change l'avenir d'un être puis de toute une société.La Vision crée le changement dans la Vie.

sainte-Jeanne d’Arc est la représentation parfaite de la vision spirituelle qui change l’avenir d’un être puis de toute une société.La Vision crée le changement dans la Vie.

Ni Jésus Christ,ni Bouddha,ni Mahomet ,n’ont écrit de livres qui dictent des Vérités Absolues,car ils pensaient à la Liberté de l’Instant Présent pour offrir un message,une suggestion,une parabole ,un enseignement,aux témoins de leurs actes.

Aucune religion n’a été fondée pour Libérer ,car toute religion est fondée sur des Vérités Fabriquées de Toutes  Pièces.

Seul l’Esprit est Vrai.Quand Jésus Christ parle de l’Esprit Saint,il s’exprime de façon imagée sur un esprit réel.Quand il dit:Je serai toujours avec vous jusqu’à la Fin des Temps…je le crois,car il parle de son Esprit,de son Message d’Amour ,de sa Foi.

Mais quand des docteurs de la foi  musulmane parlent de hadith qui ont été écrits six cents ans après la mort du Prophète,je suis profondément choqué intérieurement de ces millions de gens  qui se laissent ainsi abrutir par de pareils manipulateurs.

Magnifique timbre à l'effigie de Saint-François d'Assise.

Magnifique timbre à l’effigie de Saint-François d’Assise.

De la même manière,je dénonce les hauts membres du clergé catholique qui possédaient d’immenses fortunes,battaient monnaies dans leurs fiefs,possédaient des esclaves et mangeaient comme dix pauvres mendiants.Il aura fallu un Saint-François d’Assise pour revenir à la pureté du message de Jésus, en condamnant cette richesse inappropriée ,dans les mains de ceux qui avaient fait vœux de pauvreté.

À l’époque des Croisades,correspond une époque ou la Corruption politique ,sociale et…ecclésiastique surpassait la nôtre sur bien des points.Notre époque est simplement plus hypocrite et trompeuse,parce que les nouvelles voyagent vite.

Puissions-nous nous libérer des religions en revenant à la sources des Grands Guides que furent Jésus Christ,Mahomet,Bouddha,Confucius etc …car tous parlent d’Amour,de Partage ,d’Entraide,de Compassion et d’Humanisme.

L’esclavage,c’est quand  nous admettons suivre les Règles d’une religion qui sont un lavage de cerveau.La Liberté s’affirme dans l’Esprit, car il prend sa source dans  la  Vérité Intérieure de chaque Humain de la Terre.

Un courant spirituel,c’est une  Énergie aussi forte qu’un  Fleuve de Vérités dont les Eaux humidifient la Vie , la Vie de la Terre des Hommes .C’est en reflétant l’immense lueur des Êtres de Lumières que ses Eaux apparaissent  en repoussant les Ténèbres Obscurs!

Un arbre de Vie.

Un arbre de Vie.

En Chine ,on mange du chien depuis des millénaires

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Une loi visant à interdire le commerce de chien et de chats est en étude en ce moment même en Chine. Et c’est pas plus mal! Qu’en est-il réellement de la consommation de viande canine ? Nous allons le découvrir dans cet article.

LE CHIEN, C’EST COMME LES ÉPINARDS, C’EST BON POUR LA SANTÉ!

En Chine et en Corée, on en mange d’ailleurs depuis des milliers d’années. On prête à la viande canine des vertus aphrodisiaques et médicinales! Selon les vieux de la vieille chinois, cette viande permet de se réchauffer de l’intérieur, d’où sa consommation en hiver et dans les régions du nord de la Chine, ainsi qu’en Mongolie.

UN CHIEN CUISINÉ, ÇA RESSEMBLE À QUOI ?

À cela:

Sans commentaire...moi qui aime tellement  les animaux ...vivants!

Sans commentaire…moi qui aime tellement les animaux …vivants!

Cependant les chinois ne mangent pas les labradors, les cockers, les chiwawas  ou les yorkshires , mais de gros toutous de type dalmatiens ou lévriers élevés spécialement pour leur viande. Cependant, on est loin des traitements indolores pour ces pauvres bêtes. Les animaux étant parfois battus pour, soi-disant, rendre la viande plus tendre ou bien ebouillantés vivants pour conserver leur saveur…

À noter que la viande de chien peut se trouver froide en gelée ou bien en casserole dans une soupe avec des légumes , dans certaines épiceries bien particulières de Beijing.

TOUS LES CHINOIS MANGENT-ILS DU CHIEN ?

Désolé de tuer le mythe mais non, les chinois ne mangent pas tous du chien, bien au contraire. Tous les chinois à qui nous en avons parlé ne veulent même pas y goûter. On en trouve principalement en hiver et dans les régions du nord de Beijing, dans des régions pauvres et froides, loin des villes.

En effet, dans les villes, les animaux de compagnie sont de plus en plus nombreux.Il suffit de se balader aux alentours du campus le matin pour voir pas mal de monde promenant leur chiens. Quand vous ne pouvez avoir qu’un seul enfant, eh bien vous compensez avec un chien… Les mentalités évoluent et les habitants des villes n’en consomment presque plus. A la campagne par contre c’est une autre histoire, les habitudes sont tenaces…

chien-cuisine

C’est donc en demi-teinte que nous concluons cet article. Manger du chien n’est pas un mythe en Chine, mais la proportion de gens en consommant se réduit de plus en plus, voire presque inexistante dans les grandes villes….Manger du chien c’est bien, ne pas en manger c’est mieux !

Tuer un animal est inexcusable…cette cuisine est pleine de préjugés comme les bienfaits de la corne de rhinocéros,par exemple!

Sources: Beijing University

Les relations entre les noirs africains et les arabes pré-islamiques

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Arabes pré-islamiques
« On adressait (dans le Royaume Sabéen pré- islamique) une invocation directe aux sept planètes. Le jeûne de 30 jours existait déjà- semblable à ceux qu’on pratiquait en Egypte. On priait sept fois par jour le visage tourné vers le Nord.
Ces prières qui sont adressées au SOLEIL aux différents moments de son développement ressemblent assez aux prières musulmanes qui ont lieu aux mêmes phases mais qui ont été ramenées à cinq obligatoires par le Prophète » pour alléger l’humanité » , les autres étant facultatives. Il y avait aussi des sources et des pierres sacrées, comme à l’époque musulmane : ZENZEN, source sacrée ; KAABA , pierre sacrée. Le pèlerinage à la Mecque existait déjà. La KAABA aurait été construite par ISMAËL, fils d’ABRAHAM et d’AGAR L’ÉGYPTIENNE , ancêtres historiques de MAHOMET selon tous les historiens arabes. On croyait déjà à la vie future comme en Egypte. Les ancêtres morts étaient divinisés.
TOUS LES ÉLÉMENTS NÉCESSAIRES À L’ÉCLOSION DE L’ISLAM ÉTAIENT DONC EN PLACE DÉJÀ PLUS DE 1000 ANS AVANT LA NAISSANCE DE MAHOMET ET L’ISLAM APPARAÎTRA COMME UNE » ÉPURATION » DU SABÉISME PAR « L’ENVOYÉ DE DIEU « . NOUS VENONS DE VOIR QUE TOUT LE PEUPLE ARABE JUSQU’AU PROPHÈTE EST MÉTISSÉ DE NÈGRE.LE HÉROS ROMANESQUE D’ARABIE, ANTAR, EST LUI- MÊME UN MÉTIS ».

CITATION EN EXERGUE DU PROFESSEUR CHEIKH ANTA DIOP .
(cf. NATIONS NÈGRES ET CULTURE…Éditions Présence africaine, Paris, 1979 page 195).

Un islamiste affirme: »dire Joyeux Noel est pire que forniquer! »

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Ce jeune islamiste radical affirme le plus sérieusement du monde que  dire « Joyeux Noel » est pire que forniquer  ou même tuer quelqu’un.

…dans ce vidéo en anglais.

On repassera là-dessus!

Joyeux Noel...à tous les islamistes qui me détestent!

Joyeux Noel…à tous les islamistes qui me détestent!

Peace Village,une enclave islamique en Ontario

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Peace Village, une petite ville de 3 000 habitants, d'origine pakistanaise pour la plupart d'entre eux.

L’islamisation du Québec et du Canada est commencé depuis fort longtemps et va en s’amplifiant.

Allons-nous finir par réagir?

À une cinquantaine de kilomètres au nord de Toronto, des musulmans ahmadis bâtissent leur ville depuis dix ans, à l’écart des banlieues traditionnelles.

L’appel à la prière tombe sur Peace Village, terre d’islam en plein  cœur de l’Ontario,juste au nord-est de Toronto. Les 3 000 habitants y sont tous musulmans. Des Pakistanais pour la plupart, mais aussi des Bengalis ou des Nigériens. Comme tous les vendredis, à 13h30 tapantes, la foi transporte ce petit peuple voilé ou moustachu de l’avenue Abdus Salam vers une immense mosquée blanche. Les dômes d’acier de Bait’ul Al Islam dominent l’horizon. Des croyantes, vêtues du niqab noir ou de voiles aux couleurs chatoyantes, se pressent vers la mosquée. Journaux en ourdou sous le bras, les hommes vêtus du ­salwar kameez, longue chemise traditionnelle pakistanaise, entrent par une porte séparée. La mosquée fait salle comble. Un millier de fidèles se tourne vers La Mecque.

Tous sont des ahmadis, pratiquant une version eschatologique de l’islam. Le secrétaire de l’association ahmadie du Canada, Ahmed Dildar, est un ancien colonel de l’armée pakistanaise. Le vieillard à la peau parcheminée s’enflamme : «Nous ne pouvions pas pratiquer notre religion au Pakistan. Certains d’entre nous ont été tués par les autorités. Ici, nous sommes libres.» À deux pas de la station de télévision musulmane locale et de la mosquée, une gigantesque inscription : «Ahmadiya, le vrai islam.» Face à la salle de prière, un libraire vend Le Djihad des Britanniques ou La Place de la femme dans l’islam, en version arabe, ourdoue et anglaise.

Cette vague coranique au pays des caribous a commencé il y a vingt-cinq ans par la croisade d’un immigré pakistanais, Naseer Ahmad, devenu à 56 ans un homme d’affaires prospère. «En 1985, il n’y avait que de la friche à des kilomètres à la ronde. Notre communauté a acheté de grands terrains et fait transformer cela en zone constructible. Sept ans plus tard, nous avons construit – pour 4,5 millions de dollars cash – ce qui était alors la plus grosse mosquée d’Amérique. C’est cher, mais c’est le rêve de toute une communauté.» Le fondateur de Peace Village vante aussi sa cité islamique de 330 pavillons, construite entre 1998 et 2008 et dont toutes les rues mènent à la mosquée.

Des cloisons pour séparer hommes et femmes

Un ghetto ? Non, «une success story musulmane», objecte le promoteur immobilier. L’homme tapote son ventre, satisfait : «Ces maisons respectent les préceptes de l’islam. Grâce à des portes coulissantes, le salon sépare les hommes des femmes. Mais nous sommes ouverts à toutes les communautés.» Peace Village n’en est pas moins à 100 % musulman.

Au coin de Mosque Avenue, une jeune fille et sa mère, toutes deux voilées, se dirigent vers leur maison. À la vue d’un étranger, la plus jeune s’affole. Elle tourne son joli voile bordeaux. «Je suis ici depuis trois mois. C’est très bien le Canada. Très bien.» Sa mère ne souffle mot, elle ne parle pas anglais. Aussitôt deux gaillards, version orientale de Laurel et Hardy, surgissent : «Il faut demander la permission pour parler aux gens et se promener.» Heureusement, il y a aussi Moen, ancien agent de voyages volubile. Il explique que tous les foyers ont une vue imprenable sur la mosquée. «Ici, les femmes ont tous les droits, assure-t-il. J’ai divorcé de ma femme et j’ai perdu beaucoup d’argent. Elle a tout pris. Mais nous sommes au Canada, il faut respecter la loi.»

Début mars, une enquête de l’>Institut national statistique du Canada a révélé que, dans vingt ans, les minorités visibles représenteraient 63 % de la population de Toronto. À cette idée, Naseer Ahmad jubile : «Ce pays a été fondé par les Français et les Anglais. Maintenant, il y a une troisième force, c’est nous. Au Canada, il faudra qu’il y ait un premier ministre pakistanais !» Dans le discours du promoteur immobilier, Allah n’est jamais loin. Son regard se durcit lorsqu’il évoque «cette France qui ne comprend rien à l’islam». Ahmad balaie la question de l’intégration : «Nous sommes très bien intégrés au Canada. Nous ne cherchons même pas à avoir notre propre école. Nos enfants vont à l’école publique.»

Cette école primaire se trouve à quelques centaines de mètres de Peace Village. La secrétaire de la Teston Village Public School explique que 80 % des élèves sont originaires de l’enclave musulmane. Les enfants s’expriment entre eux en ourdou. Beaucoup ont des difficultés en anglais. Le midi, ils mangent des pizzas halal que prépare le personnel.

Toujours pétris de politiquement correct, mais aussi d’une grande tolérance, les Canadiens anglais refusent d’émettre une opinion défavorable. «Ce sont des gens charmants, très polis et très calmes. Ils ont parfois peur de parler, car ils s’expriment très mal en anglais», explique une chauffeuse de bus. La critique vient des autres immigrants. Barry Holmes, un agent immobilier d’origine sri-lankaise, s’indigne : «Le multiculturalisme c’est bien beau, mais les gens ne se parlent pas. Ce sont toujours des rapports de forces entre communautés. Ma communauté est petite. Nous n’obtenons pas grand-chose.»

Naseer Ahmad a l’esprit ailleurs. Il montre le Peace Plazza, son centre commercial. «Il y a plusieurs restaurants halal. Je contrôle tout ici. J’ai même créé un cimetière musulman. Peace Village est une expérience unique, qui jette les bases d’autres villages.» Il balaie l’horizon, désignant une large étendue près de la mosquée : «Nous y ferons un vaste centre islamique.»

(Source : le Figaro)

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