Moyen Orient:Le chaos des alliances et des mésalliances politiques

« Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples ». Cette phrase prémonitoire du général De Gaulle, quoique quelque peu sortie de son contexte, résume à merveille la complexité de la scène moyen-orientale. C’est particulièrement vrai aujourd’hui, alors que nous assistons à l’émergence d’un casse-tête d’alliances et de contre-alliances où les acteurs eux-mêmes semblent parfois se perdre…

Ce blog a souvent ironisé sur les béantes contradictions de la politique américaine au Moyen-Orient. Les YPG syriens étaient des alliés mais leur alter ego du PKK, à quelques kilomètres de l’autre côté de la frontière, était « terroriste ». Pour une fois, Kurdes et Turcs devaient rire ensemble… très jaune. Et ne parlons même pas du soutien de la CIA à des groupes tirant sur les soldats envoyés par le Pentagone !

Soldats américains en Syrie…l’an passé.

Si l’empire US a souvent porté l’incohérence à son paroxysme, il n’est toutefois pas le seul. Nous allons voir, dans ce petit tour d’horizon schématique, une kyrielle de discordances chez les protagonistes du jeu dans la région.

Pourquoi l’Iran soutient-il en Libye ce qu’il combat en Syrie, pourquoi les Saoudiens arment-ils au Yémen ce qu’ils désarment en Égypte, comment diable le Hamas se retrouve-t-il dans le même camp qu’Israël sur le conflit syrien depuis dix ans ? Que penser des œillades émiraties envers les Iraniens malgré la proximité de ceux-ci avec le Qatar, ennemi juré d’Abu Dhabi ? Une proximité qui n’a d’ailleurs pas empêché l’Iran et le Qatar de s’affronter en Syrie. Syrie où Moscou et Téhéran sont alliés alors qu’ils se retrouvent dans des camps opposés en Libye. Faites vos jeux, rien ne va plus…

Avant de commencer, dressons un rapide tableau synoptique, forcément sommaire, des trois grandes oppositions qui traversent le Moyen-Orient. Ce sont en effet elles qui, ne se recoupant pas toujours, expliquent en partie le maelstrom.

  • Courant nassérien vs courant religieux

Pendant les décennies d’après-guerre, c’était la grande opposition qui divisait le Moyen-Orient. D’un côté, un bloc nationaliste, socialisant et laïc, férocement anti-sioniste, comprenant l’Égypte de Nasser, le Baath en Irak et en Syrie ou encore l’OLP d’Arafat. De l’autre, la tendance religieuse regroupée autour des pétromonarchies du Golfe.

La Guerre froide est évidemment venue mettre son grain de sel. Par proximité idéologique, l’URSS a soutenu le courant nassérien tandis que, par contrecoup, les États-Unis ont logiquement embrassé le courant religieux, d’autant plus qu’ils y avaient encore d’autres intérêts (pétrole, pétrodollar)

La chute de l’URSS a laissé le premier orphelin, même si celui-ci n’avait de toute façon jamais rien fait pour se placer dans une position confortable : conflit « fratricide » perpétuel entre la Syrie d’Assad père et l’Irak de Saddam, expulsion des 20.000 (!) conseillers soviétiques d’Égypte en 1972 etc.

Aujourd’hui, ce qui reste du nassérisme se compte sur les doigts de la main : l’Égypte des militaires (mais qui a complètement abandonné son anti-sionisme), la Syrie d’Assad fils et, d’une certaine façon, le général Haftar en Libye. C’est peu. Cependant, ce courant déclinant a été rejoint, au moins partiellement, par un autre, qui a totalement changé la donne en 1979…

  • Chiisme vs sunnisme

Sous l’éteignoir pendant des siècles, oppressé par la majorité sunnite, le chiisme a explosé avec la Révolution iranienne. Partout au Moyen-Orient, exaltées par le militantisme khomeyniste, les communautés chiites relevaient la tête, provoquant la panique, aussi bien du courant religieux sunnite (pétromonarchies) que d’une partie du courant nassérien qui se scinde alors.

Craignant une contagion révolutionnaire dans sa population majoritairement chiite, Saddam, fortement encouragé et financé par les pétromonarchies, déclenche en effet la guerre contre son voisin. Il reçoit l’appui diplomatique de l’Egypte tandis que la Syrie se range du côté des Iraniens. Soutenus à la fois par Bagdad et par Téhéran, les Palestiniens sont quant à eux un peu perdus…

Pour Israël, l’ennemi n’est plus le courant nassérien, qui s’est irrémédiablement affaibli au fil du temps, mais le nouvel « axe de la résistance » mis sur pied par les Iraniens : ce fameux arc chiite dont on a beaucoup parlé concernant la guerre en Syrie.

Nassérisme éclaté, partiellement remplacé par le chiisme qui s’est allié à certaines de ses composantes et en a combattu d’autres ; on pourrait croire que seul le courant religieux sunnite est sorti indemne des soubresauts moyen-orientaux. Il n’en est rien.

  • Frères musulmans vs wahhabisme

Nous n’allons pas entrer ici dans les innombrables querelles théologiques au sein de l’islam sunnite mais nous attacher à la principale opposition qui le traverse. Contrairement à une idée reçue, l’Arabie saoudite n’a pas toujours été l’ennemie des Frères Musulmans (appelons-les « FM » car le nom reviendra souvent). Durant des décennies, ces deux-là avaient un commun adversaire – le laïc Nasser – et Riyad accueille dans les années 60 des milliers de membres de la confrérie, souvent des enseignants chargés d’éduquer la population largement analphabète du pays [1].

Les choses commencent à déraper lors de la guerre du Golfe (1990-1991), lorsque ceux-ci s’opposent au déploiement des troupes américaines sur le sol saoudien. Elles s’enveniment définitivement avec le « printemps arabe » de 2011 qui amène les FM au pouvoir en Égypte, en Tunisie, en Libye et ailleurs. Depuis, le Saoud s’oppose résolument à la confrérie, d’autant plus que le sultan Erdogan, concurrent pour le commandement officieux des FM de la Oumma.

Ces considérations étant posées, voyons comment ces grilles de lecture se traduisent sur le terrain.

Commençons justement par l’Arabie saoudite. Nous avons vu plus haut qu’elle était à la fois anti-nassérienne, anti-chiite et anti-frériste. Diantre ! Quand un conflit éclate entre deux de ces composantes, qui soutient-elle ? Les faits présents ou passés nous permettent d’établir une typologie assez sûre. Les ennemis du Saoud sont dans l’ordre :

  1. les chiites et l’Iran
  2. les Frères musulmans
  3. les nassériens

Le tiercé gagnant de Riyad sera immanquablement 3 contre 1 (guerre Iran-Irak), 3 contre 2 (Égypte, Libye) ou 2 contre 1 (Syrie, Yémen).

Atterrés par la prise de pouvoir FM en Égypte, les Saoudiens y soutiennent le coup d’Etat militaire, pourtant laïc, en 2013. Et quand la sanglante répression pousse le Département d’Etat américain à interrompre son aide financière au Caire, ils sautent comme un diable de leur boîte pour offrir leurs pétrodollars.

Le général Haftar

En Libye, la guerre actuelle oppose le Gouvernement d’Entente Nationale (GNA en anglais) tendance FM à l’Armée Nationale Libyenne du général Haftar, nous y reviendrons. Sans surprise, l’Arabie saoudite soutient là aussi, avec armes et bagages, le général « nassérien » contre le gouvernement frériste.

Mais qu’entrent en scène l’Iran ou les chiites, et les Frères musulmans deviennent soudain beaucoup plus acceptables ! C’était évidemment le cas en Syrie quand ils combattaient Assad, allié de Téhéran. C’est également le cas au Yémen où le Saoud ravale sa fierté et épaule la milice al-Islah, principale force sur le terrain face aux Houthis chiites.

Si l’Arabie saoudite suit donc une stratégie à géométrie variable, graduelle en l’occurrence, deux poids lourds du Moyen-Orient conservent quant à eux une ligne directrice tout à fait cohérente, diamétralement opposée d’ailleurs. L’Égypte des militaires s’oppose universellement aux Frères musulmans, la Turquie les soutient partout.

Nous avons subrepticement évoqué le point chaud actuel, à savoir la Libye. La guerre y fait rage à peu près sans interruption depuis que les petits génies de l’OTAN se sont lancés dans un de leurs catastrophiques « regime change » en 2011. Si le général Haftar vient d’échouer aux portes de Tripoli à cause de la massive intervention turque, il contrôle encore la grande majorité du territoire (en rose).

Carte des territoires contrôlés au 26 juin 2020
Il est soutenu par tous les Etats qui, pour des raisons diverses, sont ennemis des Frères musulmans : Egypte, Arabie saoudite, Emirats Arabes Unis, Russie et, par ailleurs, la France. Le Caire, qui craint comme la peste la confrérie et ne veut pas voir un gouvernement qui en est issu à ses frontières, est même prêt à intervenir militairement pour aider Haftar.
Le GNA (en bleu sur la carte) est naturellement défendu par les pays proches des FM, au premier rang desquels la Turquie et le Qatar. Surprise (qui n’en est peut-être pas une finalement), il vient également de recevoir le soutien de l’Iran ! Echange de bons procédés – je me range de ton côté en Libye, tu continues à t’opposer aux sanctions US – lors de la visite du MAE iranien à Ankara ? Sans doute, mais il y a peut-être plus…
Le rapport entre Téhéran et les Frères musulmans – les « meilleurs ennemis du monde » – a toujours été compliqué. Peu de points communs entre le chef de file du monde chiite et le mouvement islamiste sunnite, sinon les points de friction. En Syrie, les milices iraniennes se battent depuis des années contre les groupes d’obédience frériste ; au Yémen, les Houthis font face à al-Islah etc.
Et pourtant, dans les hautes sphères surplombant les combats sur le terrain, les choses sont soudain beaucoup plus nuancées, car entrent en jeu les intérêts stratégiques profonds des puissances. Ainsi, pour Téhéran, la rupture de juin 2017 au sein du Conseil de Coopération du Golfe a été une véritable bénédiction :
Les Perses la jouent très fine, faisant d’une pierre deux coups. Les demandes qataries en nourriture et eau potable ont été acceptées et même devancées puisque l’Iran offre maintenant l’utilisation de trois ports pour le ravitaillement de son voisin. En intensifiant ses relations avec Doha, il espère faire exploser le Conseil de Coopération du Golfe, le biais par lequel l’axe Washington-Riyad-Tel Aviv fait pression sur Téhéran. Et en échange de l’aide de première nécessité fournie actuellement, on imagine qu’une condition a été posée : le retrait du soutien qatari aux rebelles modérément modérés de Syrie.
Depuis, les rapports sont restés excellents avec l’émirat gazier et l’Iran, engagé dans un bras de fer titanesque, semble décidé à jouer la carte turco-qatarie frériste contre la triade américano-saoudo-israélienne qui le harcèle. L’ennemi de mon ennemi est théoriquement mon ami, même si je le combats sur le terrain dans plusieurs guerres…
Ceci pourrait expliquer le surprenant soutien iranien au GNA libyen, qui place Téhéran complètement en porte-à-faux vis-à-vis de Moscou et même de son allié syrien ! Rappelons en effet qu’Assad et Haftar, mus par une commune détestation du sultan, ont noué des relations diplomatiques, le second allant jusqu’à ouvrir une ambassade à Damas. On donnerait cher pour connaître la réaction d’Assad à la récente prise de position iranienne.
Et que penser des Houthis qui, sans tout à fait se ranger derrière le GNA, s’opposent à l’intervention militaire égyptienne en Libye alors qu’eux-mêmes combattent depuis des années des groupes FM ? Est-ce par simple suivisme de la ligne iranienne ? A ce titre, il sera très intéressant de voir la réaction du Hezbollah qui, pour l’instant, reste muet sur la question. S’il prend parti, il se mettra à dos l’un de ses deux protecteurs, Damas ou Téhéran. Orient compliqué, décidément…
Si les contorsions d’une partie de l’axe chiite ont au moins l’excuse de viser à un objectif supérieur – la défense de l’Iran -, il n’en est rien pour le Hamas palestinien, dont la trahison « gratuite » reste dans toutes les mémoires. Soutenu à bout de bras pendant des décennies par l’Iran et la Syrie, il retourne sans vergogne sa veste en 2012 et prend parti pour les rebelles modérément modérés en lutte contre Assad, partageant même avec eux son savoir-faire en matière de tunnels et de roquettes.
A la base de cette décision stratégiquement infantile et suicidaire (l’Iran diminuera d’ailleurs fortement son aide financière), la religion. Le Hamas est frériste, comme la majorité de la rébellion syrienne au début de la guerre, Ahrar al-Cham par exemple. Certes, on peut se demander ce que les Frères musulmans ont jamais fait concrètement pour la cause palestinienne mais les dirigeants du mouvement gazaoui ne se posent apparemment pas la question. Elle finit cependant par revenir en force et, retournant une fois de plus son keffieh, le Hamas reprend bouche avec l’Iran qui, à cette occasion, se montre bien peu rancunier.
Ce qui nous amène indirectement à la Turquie. La politique néo-ottomane d’Ankara n’est plus à prouver et a maintes fois été décrite, notamment sur ce blog. Pour accomplir ses rêves sultanesques, elle s’appuie presque exclusivement sur les Frères musulmans, tant par proximité idéologique – l’AKP d’Erdogan est peu ou prou FM – que par pragmatisme – la confrérie est présente sur tous les théâtres où opèrent les Turcs, Syrie et Libye principalement.
Dans le dossier palestinien par contre, le sultan fait moins le fier, et c’est la seule incohérence de sa vision globalement homogène. S’il grogne de temps en temps, par exemple quand Israël lui coule un bateau (épisode de la flottille à destination de Gaza), il n’a jamais été au-delà des belles paroles et n’a aucune intention de rompre avec Tel Aviv tout comme, dans un autre registre, il est hors de question pour lui de quitter l’OTAN.

 

Terminons sur un pays dont on parle moins, mais qui ne jette pourtant pas sa part au chien  dans le grand concours de dissonance moyen-orientale. Les Émirats Arabes Unis suivent fidèlement la ligne saoudienne concernant l’organisation frériste qu’ils ont en horreur. Ils sont en pointe dans l’aide à Haftar en Libye, ont rompu avec le Qatar lors du grand esclandre de 2017 et s’opposent généralement partout où ils le peuvent à la Turquie.
Comme Riyad, ils ont cependant mis de l’eau dans leur chicha au Yémen, où ils soutiennent eux aussi les milices FM contre les Houthis. Mais le plus déroutant est que, contrairement cette fois au Saoud, qui suit avec un fanatisme épatant son obsession religieuse, les EAU n’ont rien contre l’axe chiite. Preuve en sont les très bonnes relations qu’ils entretiennent avec Téhéran (dont ils bombardent pourtant les protégés yéménites), accointance encore renforcée par la pandémie covidienne. Dans une région habituée à toutes les contorsions, le grand écart émirati remporte sans doute la palme.
Et si après tout cela, chers lecteurs, le jeu moyen-oriental vous paraît encore quelque peu obscur, voici une carte qui vous permettra de comprendre … ou pas.

Un dernier mot sur la Russie. Il a été relevé, notamment dans le livre de votre serviteur, que Moscou réussissait le tour de force de s’entendre bien avec à peu près tout le monde et, sans renier ses alliances, de ne fermer la porte à personne. Quand on voit le maelstrom moyen-oriental, ses innombrables contradictions et ses retournements incessants, c’est peut-être en effet l’approche la plus sage…

 


EN COMPLÉMENTAIRE

Le général Haftar,un ancien actif de la CIA est devenu un casse-tête américain en Libye

Avril 2019,dans un renversement brutal de la politique américaine de longue date qui reconnaît uniquement le gouvernement d’accord national (GNA) soutenu par l’ONU à Tripoli comme l’autorité légitime sur la Libye, la Maison Blanche a déclaré  que le président Trump avait parlé par téléphone  au commandant basé à Benghazi, Khalifa Haftar. , s’engageant à soutenir le général et son armée nationale libyenne (LNA) alors qu’elle assiège la capitale.

Le communiqué de la Maison Blanche a déclaré que Trump « reconnaissait le rôle important du maréchal Haftar dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des ressources pétrolières de la Libye, et les deux ont discuté d’une vision commune de la transition de la Libye vers un système politique démocratique et stable. »

Khalifa Haftar, centre, chef de l’armée nationale libyenne

 

Haftar, qui a fait la connaissance de Kadhafi en tant que jeune officier militaire, semblait être un fidèle partisan du chef libyen jusqu’en 1987, date à laquelle lui et 400 autres soldats ont été capturés par les forces adverses au Tchad voisin, où il a servi comme commandant en Libye. la guerre du chef là-bas.

Haftar s’est retourné contre son ancien patron lorsque Kadhafi a répudié l’échec de la campagne au Tchad, avec les prisonniers de guerre et Hifter lui-même. Hifter a rejoint le Front national pour le salut de la Libye (NFSL), un groupe de dissidents libyens soutenu par les États-Unis qui prévoyait de renverser Kadhafi.

La Maison Blanche du président Ronald Reagan avait précédemment approuvé une opération secrète, nommée « Tulip », qui visait à canaliser le soutien aux groupes dissidents dans le but de renverser le leader libyen. Kadhafi avait des liens avec des groupes terroristes et était allié à l’Union soviétique. Reagan l’a qualifié de «chien fou du Moyen-Orient».

C’est au Tchad que les hommes de Haftar ont établi des liens avec des agents des services de renseignement américains, selon plusieurs anciens responsables impliqués dans l’opération en Libye.

Selon un ancien responsable, les soldats libyens sous Haftar ont été formés par du personnel de la Division des activités spéciales de la CIA, la branche paramilitaire de l’agence. La CIA a refusé de commenter.

Récemment,des mercenaires venant d’agences du Qatar ont été filmé en Lybie.

 

 

 

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Nouvel Ordre Mondial sioniste: le plan des élites illuminati pour le 21e siècle selon Jacques Attali

 

 

Dans un livre que Henry Kissinger a qualifié de « brillant et provocateur … difficile à rejeter », Jacques Attali confirme que les banquiers Illuminati imposent à l’humanité un affreux « Nouveau Monde », opposé au bien, à la vérité ou à la réalité. Ce Nouvel Ordre Mondial est en cours de formation sous nos yeux, et que nous en sommes inconscients.  Dans « Une brève histoire de l’avenir » Attali parle en tant qu’initié illuminati, il a par conséquent accès aux plans de ces derniers concernant la planète terre. Il ne parle pas dans le vide.  Voici quelques thèmes pour vous donner une idée du livre.




Juif français (il a récemment déclaré au Congrès juif européen que la population juive mondiale doit augmenter de 200 millions, pour qu’Israël puisse survivre), Attali est un technocrate de haut niveau travaillant à la mise en place du Nouvel Ordre Mondial.

Jacques Attali a un CV des plus variés. Pendant dix ans il a travaillé comme conseiller de l’ancien président français François Mitterrand. En 1980, il a lancé le programme européen Eurêka (un grand programme européen sur les nouvelles technologies qui a inventé, entre autres, le MP3).

 

IMMIGRATION

Les flux d’immigration vont s’étendre et submerger les États-nations. «La Grande-Bretagne deviendra un pays d’accueil majeur, notamment pour les citoyens des pays d’Europe centrale.

Le nomadisme deviendra aussi la norme en Occident : de plus en plus de gens vont quitter un pays pour un autre: bientôt, plus de dix millions d’entre eux changeront de pays chaque année.

Notre principal atout sera l’argent, mais beaucoup partiront parce qu’ils sont dégoûtés de leur patrie : «Ils ne voudront plus dépendre d’un pays dont ils rejettent le système fiscal, la législation et même la culture. Et aussi disparaître complètement, vivre une autre vie. Le monde sera donc de plus en plus rempli de personnes devenues anonymes de leur plein gré; ce sera comme un carnaval où tout le monde – la liberté ultime! – aura choisi une nouvelle identité pour lui-même. »

SEXUALITÉ

À l’avenir, les gens ne créeront plus de liens et ne créeront plus de familles. «Le couple ne sera plus la base principale de la vie et de la sexualité. [Les gens] préféreront choisir, en toute transparence, des amours polygames ou polyandres ».

Le moteur de cette tendance est la technologie qui libère les jeunes du contrôle parental.

Une culture dominée par les médias créera une population égocentrique qui «ne sera loyale qu’envers elle-même».

Les amoureux échouant à se marier pour la vie, « le monde ne sera plus qu’une juxtaposition de solitudes et une juxtaposition de masturbations« .

Attali écrit qu’au XXe siècle, la société « cherchait à évacuer le rôle reproductif de la sexualité en rendant la maternité artificielle, en utilisant des méthodes de plus en plus sophistiquées – pilules, travail prématuré, fécondation in vitro, mères porteuses« .

À l’avenir, la société ira même jusqu’à dissocier la reproduction et la sexualité. La sexualité sera le royaume du plaisir, reproduisant celle des machines. ‘

Les générations futures fabriqueront l’être humain comme un artefact sur mesure, dans un utérus artificiel, ce qui permettra au cerveau de se développer davantage avec des caractéristiques choisies à l’avance. L’être humain sera ainsi devenu un objet commercial.

SURVEILLANCE

Attali dresse le portrait d’une société de surveillance qui ferait grimacer la Stasi.

Même nos machines à laver conspireront contre nous, tandis que «l’emballage de produits alimentaires, de vêtements et d’articles ménagers deviendra « communicatif ».

Nous vivrons avec des robots peu fiables.

Le robot aspirateur peut facilement transmettre des données sur votre vie privée.

«Les robots domestiques deviendront universels dans la vie quotidienne. Eux aussi seront constamment connectés aux réseaux à haut débit dans l’omniprésence des nomades. Ils feront office d’aide domestique, d’aide aux handicapés ou aux personnes âgées, de travailleurs et de membres des forces de sécurité. En particulier, ils deviendront des « observateurs » ».

Toutes nos données seront collectées par des entreprises de sécurité publiques et privées. La principale forme de surveillance consistera en appareils de divertissement portables. L’embryon de ceci aujourd’hui est l’iPhone actuel qui envoie des données à la NSA.

 « L’objet nomade unique sera traçable en permanence. Toutes les données qu’il contient, y compris des images de la vie quotidienne de chacun, seront stockées et vendues à des entreprises spécialisées ainsi qu’à la police publique et privée. »

D’ici 2050, ces machines auront évolué pour devenir ce qu’Attali appelle des «machines d’autosurveillance» qui permettront à chacun de contrôler sa propre conformité aux normes.

Nous surveillerons notre consommation d’eau, d’énergie et de matières premières. Nous aurons même la «possibilité de mesurer, de manière permanente ou périodique, les paramètres de [notre] propre corps.

«Les insectes électroniques, portés par voie sous-cutanée, enregistrent sans cesse des battements de cœur, de la tension artérielle et du cholestérol. Des microprocesseurs connectés à divers organes surveillent leur fonctionnement par rapport aux normes. »’

Vivant des vies chaotiques et sans sécurité, nous serons dépendants des compagnies d’assurance. Ces entreprises veilleront à ce que leurs clients se conforment aux normes afin de minimiser les risques et les coûts… Elles viendront progressivement dicter des normes planétaires (Que manger? Que savoir? Comment conduire? Comment se protéger? Comment consommer? Comment produire?)’

Ces entreprises seront impitoyables.

«Elles pénaliseront les fumeurs, les buveurs, les obèses, les inemployables, les mal protégés, les agressifs, les négligents, les maladroits, les distraits, les dépensiers. L’ignorance, l’exposition aux risques, l’émaciation et la vulnérabilité seront considérés comme des maladies. »’

Les prisons « seront progressivement remplacés par la surveillance à distance d’une personne assignée à résidence. »

LE FUTUR DES USA

Le dollar restera dominant jusqu’à au moins 2025, lorsque les bailleurs de fonds étrangers commenceront à l’abandonner et que « la pyramide du crédit, basée sur la valeur du logement américain, s’effondrera ».

Les États-Unis vont alors commencer à se désintégrer, avec violence et chaos. Attali a déclaré: « Ce ne sera pas l’Afrique de demain qui ressemblera un jour à l’Ouest d’aujourd’hui, mais tout l’Occident qui pourrait évoquer demain l’Afrique d’aujourd’hui« .

« Les États-Unis pourraient alors, vers 2040, être la proie d’une tentation théocratique, explicite ou implicite, sous la forme d’un isolationnisme théocratique dans lequel la démocratie ne serait qu’une présence ténébreuse. »

Avant la fin du siècle, les États-Unis seront désintégrés et placés sous l’autorité d’un gouvernement mondial collectiviste.

GUERRES FUTURES

Vers 2030, Attali voit « l’hyperconflit » commencer, une période de violences et de bouleversements énormes, à partir de laquelle une « hyperdémocratie »; un gouvernement communautaire mondial, émergera vers 2060.

L’hyperconflit consistera en «guerres dévastatrices, en opposant des nations, des groupes religieux, des entités terroristes et des pirates du marché libre».

Les guerres à venir seront menées avec des armes «chimiques, biologiques, bactériologiques, électroniques et nanotechnologiques».

«Les armes chimiques seront capables de rechercher et de tuer des dirigeants sans être détectée]s; les pandémies devraient être prêtes à se déclencher à volonté; des armes génétiques complexes peuvent un jour être spécifiquement dirigées contre certains groupes ethniques. [voir : Les Américains développent des armes biologiques pour exterminer les Russes] .

Des nanorobots aussi minuscules que de la poussière, connue sous le nom de gelée grise, pourraient effectuer des missions de surveillance furtive et attaquer les cellules des corps ennemis. ‘

Même les vaches seront utilisées par les pionniers militaires, « les animaux clonés pourraient bien mener des bombes d’animaux vivants dans des missions, des monstres sortis du cauchemar« .

Ces armes seront largement disponibles.

« La plupart de ces armes seront accessibles aux petites nations, aux non-Etats, aux corsaires, aux pirates, aux mercenaires, aux maquisards, aux mafias, aux terroristes et à tous les types de trafiquants … Dans un avenir pas si lointain, il sera possible fabriquer une bombe électronique à 400 dollars avec un condensateur, une bobine de fil de cuivre et un explosif. »

LÉGALISATION DES DROGUES

Attali prédit un monde futur où les masses se noient avec amusement pour échapper à leurs vies incertaines et sans signification.

Nous revendiquerons le droit de nous enraciner.

« Ils vont regretter le temps où les frontières étaient fermées et où l’emploi à vie était garanti, les objets perduraient, les mariages étaient scellés et restaient scellés, les lois incassables. »

Le divertissement sera notre échappée principale.

«Certains se cloîtrent dans l’autisme d’une utilisation assidue d’objets nomades. Ils seront narcissiquement obsédés par les auto-contrôleurs, comme l’otaku japonais – ces fanatiques du nomadisme virtuel, de l’écoute autistique de la musique et de l’auto-surveillance du corps. ‘

De concert avec le divertissement, les drogues seront légalisées pour nous rendre insensibles à la folie croissante qui nous entoure.

«Alcool, cannabis, opium, morphine, héroïne, cocaïne, produits de synthèse (amphétamines, méthamphétamines, ecstasy). Les drogues chimiques, biologiques ou électroniques, distribuées par des « réparateurs automatiques », deviendront des produits de consommation dans un monde sans loi de police, dont les principales victimes seront les infranomades. « 

(Infranomades = pauvres du monde)

LE FÉMINISME NÉCESSAIRE AU SOCIALISME

Jacques Attali est un pionnier de la microfinance et a fondé PlaNet Finance, la troisième plus grande organisation du genre. La microfinance consiste à accorder des prêts à des populations pauvres et à des groupes communautaires du monde entier pour créer des entreprises.

Lorsqu’on lui a demandé pourquoi 80% des microcrédits sont accordés à des femmes, Attali décrit le phénomène comme une « chose étrange », mais dans le livre, il en donne la véritable raison.

Les femmes renonceront à adopter le collectivisme.

En 2060, Attali voit l’hyperdémocratie (un gouvernement collectiviste mondial) devenir une réalité et les pionniers de ce système sont ce qu’il appelle des « transhumains ».

Les transhumains trouveront du plaisir à servir les autres dans leurs communautés. Ils vont « inaugurer une économie d’altruisme, de libre disponibilité, de réciprocité, de service public, d’intérêt général ».

« Les femmes deviendront transhumaines plus facilement que les hommes: trouver du plaisir à donner du plaisir est propre à la maternité. »

«La montée progressive des femmes dans tous les domaines de l’économie et de la société, notamment à travers la microfinance, augmentera énormément le nombre de transhumanistes. ‘

BRAINCHIPS

 

Le futur homme marchera dans les rues, terrifié par ses propres pensées. Il sera implanté avec une puce.

« Les prothèses bioniques directement connectées au cerveau nous aideront à construire des ponts entre les sphères de la connaissance, à produire des images mentales, à voyager, à apprendre, à fantasmer et à communiquer avec d’autres esprits. »

Cette technologie permet déjà à un quadraplégique d’écrire quinze mots à la minute par simple transmission de pensée et de les envoyer par courrier électronique. La télépathie est donc (déjà) la réalité. ‘

Nous allons tous récolter les «avantages» de cette technologie.

« Demain, ces processus permettront de créer de nouvelles formes de communication directe via l’esprit et d’améliorer le processus d’apprentissage et la création d’un réseau à l’écran. »

La conséquence de ce développement sera une surveillance suffocante. Aujourd’hui, l’État a accès à notre profil Facebook ; demain ce sera chacune de nos pensées.

Un jour, la conscience sera stockée numériquement et il sera possible de vivre dans plusieurs hôtes.

« Grâce aux progrès incroyables que nous pouvons attendre des nanosciences, chacun espère même transférer sa conscience de soi à un autre organisme, acquérir son propre double, des copies de personnes bien-aimées, d’hommes et de femmes de rêve, des hybrides construits avec des traits particuliers présélectionnés atteindre des objectifs précis. Certains chercheront même à dépasser l’espèce humaine avec une forme de vie dotée d’une intelligence différente et supérieure. »

Certains vivront des milliers d’années et entreront dans une zone crépusculaire entre la vie et la mort.

«Alors, l’homme, enfin fabriqué comme un artefact, ne connaîtra plus la mort. Comme tous les objets industriels, il ne pourra plus mourir, puisqu’il ne sera jamais né. »

LA FOLIE DE L’ORDRE DU JOUR

Le livre est jonché d’autres descriptions similaires du futur homme en tant qu’objet industriel, faisant écho au rêve communiste de «l’homme soviétique».

À un moment donné dans le livre, Attali affirme que les enfants seront élevés dans des laboratoires comme un « objet commercial ».

BUT FINAL DU NOM (NWO)

Vers la fin du livre, Attali nous dit le but ultime du Nouvel Ordre Modial (NOM ou NWO) est de détruire l’humanité.

 

L’hyperdémocratie va développer un bien commun défini par une intelligence collective, qui est « une intelligence qui lui est propre, qui pense différemment de chaque membre du groupe« , de la même manière, « qu’un ordinateur pense différemment de chaque processeur« .

Ensuite, nous nous effacerons nous-mêmes progressivement avec les progrès technologiques.

« Enfin, au stade ultime de l’évolution, nous pourrions assister (nous le sommes peut-être déjà) à une hyperintelligence des vivants, dont l’humanité ne sera qu’un composant infinitésimal. »

L’humanité mourra alors.

« L’histoire singulière de l’Homo sapiens sapiens atteindrait son apogée. »

NOTRE MONDE OU LE LEUR

Attali pense que toute opposition à l’ordre mondial à venir sera vaine car elle ne proposera pas un autre système.

« La plupart de ces nouveaux candidats ne proposeront aucun système de substitution … Attendez-vous à une poignée qui proposera un retour à la théocratie. »

Il ne suffit pas de critiquer et d’exposer, nous devons nous efforcer de créer notre propre monde avant qu’un culte fou ne nous détruise à jamais.

Source : Illuminati Insider foretold Migrants, Surveillance, Mechanical Procreation


COMMENTAIRE
Dans cet ouvrage Jacques Attali dresse l’état du monde futur, d’ici à 2050. Jonglant avec des images réelles (des catastrophes qui ont déjà eu lieu) et des images de synthèse, l’essayiste dessine le visage d’un avenir de plus en plus fascinant et inquiétant.

En résumé :

Pour Attali, le XXI° siècle sera divisé en quelques phases :

– l’hyperempire, qui débutera vers 2030, et qui verra le monde passer d’un système unipolaire américanomorphe à un système multipolaire, régi en pratique par le capital mondialisé,

– l’hyperconflit, qui débutera peu après l’avènement de l’hyperempire et le submergera progressivement, un temps de chaos anarchique et ultraviolent à l’échelle du globe,

– l’hyperdémocratie, qui succèdera à l’hyperconflit et se construira en réaction à ses excès, une sorte d’âge du Verseau, pacifique et « transhumain ».

Connaitre le passé pour mieux anticiper l’avenir.

Cette vision de l’avenir est appuyée en premier lieu sur une étude du passé. Pour Attali, l’histoire humaine se résume à un nombre limité de lois :

– Pour survivre, il faut savoir s’adapter

– L’homme s’écarte de plus en plus de sa condition naturelle, en particulier sur le plan sexuel

-L’Histoire a vu successivement le pouvoir des prêtres (à l’époque des tribus), puis celui des guerriers (à l’époque des royaumes appuyés sur l’agriculture), et enfin celui des marchands (dans le cadre de l’industrialisation).

-Le moteur de l’Histoire n’est ni la lutte des classes, ni la lutte des peuples, mais l’affrontement multimillénaire entre nomades et sédentaires, et ce sont d’une manière générale les nomades qui créent le progrès

-La démocratie résulte du marché (ce qui revient à confondre démocratie et ploutocratie), en particulier parce que le marché facilite l’échange au sein des élites, échange par hypothèse créateur de progrès, même quand il oppose des civilisations ennemies

-L’idéal démocratique, (c’est-à-dire selon Attali le sous-jacent théorique de la ploutocratie), consiste à établir les droits de l’homme. La loi universelle qui régit toutes ces lois secondaires est l’extension indéfinie de la liberté individuelle, supposée être l’objectif en soi de l’humanité.

 

 

 

 

 

Courte opinion du jour:Karl Marx, penseur du racisme systémique

Parmi les incongruités lues ici ou là ces derniers temps, figure l’idée qu’il serait scandaleux de se réclamer du marxisme lorsqu’on participe au combat contre le racisme. Au motif que pour Marx le capital n’avait pas de couleur, qu’il défendait la majorité et non les minorités, et que l’essentiel c’est la lutte des classes et non la lutte des races, et autres arguments du même acabit.

Sauf que Marx a parfaitement vu le rapport entre discrimination raciale et oppression de classe, et qu’il a écrit des pages lumineuses sur la question. Il lui a même consacré un chapitre entier du Capital, le chapitre 31 de la Huitième section du Livre I, dans lequel il décrit l’engendrement du capitalisme moderne à partir du régime colonial et de l’esclavage de plantation.
On se contentera d’en citer quelques extraits :
« Les trésors directement extorqués hors de l’Europe par le travail forcé des indigènes réduits en esclavage, par la concussion, le pillage et le meurtre, refluaient à la mère patrie pour y fonctionner comme capital ».
« La découverte des contrées aurifères et argentifères de l’Amérique, la réduction des indigènes en esclavage, leur enfouissement dans les mines ou leur extermination , les commencements de conquête et de pillage aux Indes, la transformation de l’Afrique en un terrain de chasse aux peaux noires , voilà les procédés idylliques d’accumulation primitive qui signalent l’ère capitaliste à son aurore ».
« Le sort des indigènes était le plus affreux dans les plantations destinées au seul commerce d’exportation, telles que les Indes occidentales, et dans les pays riches et populeux, tels que les Indes orientales et le Mexique, tombés entre les mains d’aventuriers européens âpres à la curée  ».
La vérité, on le voit, c’est que Marx a compris que le racisme systémique inhérent à l’esclavagisme marchand était l’acte de naissance du capitalisme moderne ; que ce dernier épouserait bientôt la logique de ce que Samir Amine appellera le « développement inégal » ; qu’une fois les rapports de dépendance entre le Nord et le Sud institués, cette inégalité allait conférer sa véritable structure au système mondial ; qu’entre le centre et la périphérie s’instaurerait une division du travail assignant la seconde au rôle de fournisseur de main d’œuvre et de matières premières à bas prix ; que générant une exploitation en cascade, cette hiérarchisation du monde perpétuerait des rapports d’exploitation dont l’Occident capitaliste tirerait sa prospérité et dont les séquelles sont encore visibles.
Marx a également écrit de nombreux articles sur le colonialisme britannique aux Indes. Dans un texte publié par le New York Daily Tribune le 22 juillet 1853, il soulignait que la brutalité de la bourgeoisie européenne, aux colonies, pouvait se déchaîner sans entraves :
« L’hypocrisie profonde et la barbarie inhérente à la civilisation bourgeoise s’étalent sans voile devant nos yeux, en passant de son foyer natal, où elles assument des formes respectables, aux colonies où elles se présentent sans voile ».
un timbre sur Karl Marx par l’Union Soviétique.
Loin d’être indifférent à la question raciale, Marx en a perçu le caractère originaire, il a vu qu’elle était indissociable de la genèse du mode de production capitaliste. Il a brossé le portrait d’une domination sans précédent, qui étendit à la terre entière la loi d’airain du capital en renouant avec des pratiques ancestrales d’une violence inouïe. Soumis au fouet, mutilé ou brûlé vif à la moindre tentative de rébellion, l’esclave noir (ou blanc) des colonies était la métaphore d’un monde où le racisme d’État justifiait toutes les transgressions. Il représentait la pointe extrême d’un système d’exploitation mondialisé qui transformerait bientôt les travailleurs, quelle que soit leur couleur, en simples marchandises vouées à l’accumulation du profit.
En 2018,le Parti communiste chinois inaugurait le deucentième anniversaire de la naissance du grand penseur communiste.
« Dans le même temps que l’industrie cotonnière introduisait en Angleterre l’esclavage des enfants , aux États-Unis elle transformait le traitement plus ou moins patriarcal des noirs en un système d’exploitation mercantile. En somme, il fallait pour piédestal à l’esclavage dissimulé des salariés en Europe l’esclavage sans phrase dans le Nouveau Monde ».
À gauche,vous reconnaissez Karl Marx et sa fille Jenny Marx…À droite,vous voyez Friedrich Engels avec sa fille.
L’esclavagisme racial existait bien comme tel, et Marx en a tenu compte dans son analyse des rapports sociaux capitalistes. Ce n’est pas un hasard s’il cite l’esclavagisme de plantation aux États-Unis. Il savait que le racisme institué y constituait l’un des fondements de la soi-disant démocratie américaine. C’est pourquoi il a publiquement pris parti pour l’Union contre la Confédération durant la guerre civile, et ce simple fait invalide toute interprétation visant à minorer la question raciale dans sa pensée. Pour Marx, qui savait fort bien que Lincoln défendait les intérêts de la bourgeoisie industrielle du Nord, l’abolition de l’esclavage racial pratiqué dans le Sud était une priorité absolue.
Ce que montre Marx avec brio, c’est que le capital a institué le racisme systémique dès son origine, que c’est un fait de structure incontestable, et qu’il il est indépendant des attitudes individuelles. Si Marx ne parle pas de notre époque, il parle bien de ce qui la précède et la sous-tend, tant il est vrai, disait-il, que « la tradition des peuples du passé pèse comme un cauchemar sur le cerveau des vivants ».

Oublier cette leçon, c’est oublier Marx.

 


CITATION

« Le règne de la liberté commence seulement à partir du moment où cesse le travail dicté par la nécessité et les fins extérieures ; il se situe donc, par sa nature même, au-delà de la sphère de la production matérielle proprement dite. […] La réduction de la journée de travail est la condition fondamentale de cette libération. »

Karl Marx

 

 

 

 

Courte opinion du jour:Racisme anti-blanc , double langage et crimes impunis

Emily Jones

 

Cette petite fille s’appelait Emily Jones, elle avait 7 ans.
Elle était blanche, donc certainement raciste, future policière ou gendarme, et responsable de la colonisation.
Elle a été assassinée alors qu’elle jouait dans un parc, la gorge tranchée devant les yeux de son père il y a quelques semaines…
Ils sont où les Omar Sy, Camélia Jordana et autres artistes hollywoodiens en mal de succès pour la défendre ????
Ha bah non, ils sont pas là, la femme qui l’a assassinée est Somalienne, donc forcément…

Alors arrêtez avec vos hashtags à la con et vos images de profil débiles, parce qu’apparemment, toutes les vies ne se valent pas… 7 ANS BORDEL !!!!

Source:Valgelata Michel


 

 


EN COMPLÉMENTAIRE

« Autant en Emporte le Vent » interdit, Colbert et Churchill déboulonnés : magistrale analyse de Zemmour

 

Ce qui se passe est terrifiant et inacceptable. Mais, loin d’être une question de racisme, de violences policières, c’est quelque chose d’infiniment plus grave. Et Eric Zemmour, hier soir, sur C News, dans Face à l’info a dit vraiment l’essentiel.

Ci-dessous un extrait de l’émission, le dernier quart d’heure, à ne pas manquer, afin de mieux comprendre ce qui se joue et de pouvoir… éclairer famille, voisins, amis, commerçants… qui se contenteraient de répéter ce que des journaleux aux ordres affirment sans rire à longueur d’antenne.

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Question de Christine Kelly :

S’agit-il d’une chasse aux sorcières comme on l’a vu dans les années 50 avec le Mac carthysme ou bien c’est juste un rééquilibrage qui s’opère ? 

Zemmour 

Mac Carthy a voulu extirper le danger communiste, considéré comme le mal, de la société.

Est-ce que, aujourd’hui, il s’agit d’extirper le mal raciste ? Non, on en est bien loin… C’est une histoire qui a commencé dans les années 80 avec SOS racisme. On a extirpé le mal, ça y est, c’est fini, plus personne ne défend des positions qui paraîtraient racistes. les programmes ont été expurgés, les cerveaux nettoyés. Le Mac Carthysme, c’est hier. 

Aujourd’hui nous sommes passés à une deuxième étape. Ce qui se passe là c’est la volonté de détruire l’histoire d’un peuple, de détruire l’histoire d’une civilisation pour l’éradiquer et la remplacer.

Quand on saccage la statue de Churchill, ça veut dire que là tout est possible… Ça veut dire que si Churchill est raciste, le Général de Gaulle aussi est raciste. quand il dit qu’il ne veut pas que son pays devienne Colombey-les-deux-mosquées, il faut aller saccager la statue du Général de Gaulle.Il faut interdire Voltaire parce qu’il a écrit une pièce qui s’appelle Mahomet. Et je vous parle même pas de Céline. Il faut interdire Balzac parce qu’il est réactionnaire. Il faut interdire Molière parce qu’il a écrit Les Femmes savanntes qui est misogyne. Il faut aller plus loin, il faut que les Juifs demandent que Saint-Louis ne soit plus évoqué parce qu’il a persécuté les Juifs. Ou que les protestants exigent que Richelieu et François premier soient exclus, que leurs statues soient dégagées parce qu’ils ont persécuté les protestants. Il faut que les gens d’origine vietnamienne exigent que les statues du Général Leclerc soient détruites parce qu’il a fait la guerre au Vietnam… C’est sans fin. L’objectif, aujourd’hui, c’est la destruction d’une culture, d’un peuple, d’une civilisation…

 

 

 

EN CONCLUSION

Ces minorités cherchent à détruire notre histoire et par là même, notre identité et les étapes à ce dessein passent d’abord, par notre culpabilisation, pour s’orienter vers notre repentance, notre soumission et au final, notre effacement à leur profit. En celà, elles sont aidées par la gauche et extrême-gauche voyant là, une opportunité à satisfaire leur idéologie révolutionnaire internationaliste.
Pour en venir au film: Autant en emporte le vent qui est instrumentalisé à dessein dans ce contexte idéalisé, lorsque je l’ai vu il y a très longtemps, à aucun moment je n’y ai perçu qu’il véhiculait du racisme mais une histoire d’amour avec des personnages pétris d’orgueil.; les serviteurs noirs étant là pour reproduire ce qu’était la société dans ce pays; ce que nous n’ignorions pas sans approuver leurs conditions de vie hors contexte filmographique.
Cependant, je vous reprends sur le point de l’origine de la guerre de Sécession; l’esclavage n’a pas été la cause de cette guerre mais des dissensions économiques et idéologiques ( politico-religieuses) entre des états du sud et nord. L’esclavage en fut un prétexte idéalisé tactique en cours de guerre pour affaiblir le Sud car celui-ci avait recours à une main d’oeuvre noire importante car plus agricole que le Nord lequel pourtant usait de l’esclavage dans certains domaines aussi.
Je peux vous citer un autre exemple d’idéalisation d’aller en guerre comme le slogan en 1917  » Lafayette, nous voilà »! justifiant l’entrée en guerre des USA contre l’Allemagne en soutien à leurs amis français.
Non ! là non plus, l’amitié franco-américaine n’en est pas la raison.
Les USA étaient menacés par l’Allemagne par intrigue auprès du Mexique pour l’inciter à entrer en guerre contre les USA sur leur frontière afin de les occuper sur leur sol, les dissuadant de venir en Europe.
Et l’affaire du Lusitania ne fut qu’un fait supplémentaire à leur décision d’intervenir en Europe.

Nous,les peuples blancs et français,voire occidentaux par la langue,la culture et la civilisation,nous sommes entrés dans une ère de légitime défense ou je vous suggère de tuer avant d’être exécutés.

Aux armes ,citoyens…car nos patries sont en danger!

 

 

 

Une anomalie électromagnétique aurait Capilla del Monte comme épicentre

Capilla del Monte,en Argentine, pourrait être l’épicentre de l’inversion des pôles magnétiques ! 

L’Agence spatiale européenne vient de publier une vidéo où elle montre comment le champ magnétique terrestre s’affaiblit et oh coïncidence le foyer central de l’anomalie de nos jours, se trouve dans notre Cordoue se déplaçant vers l’ouest

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Quelque chose de similaire aurait été localisé il y a des décennies dans le célèbre triangle des Bermudes. Il s’agit de l’intensité magnétique minimale de cette décennie, le champ magnétique de la planète déviant le vent solaire, empêchant l’érosion de l’atmosphère et le bombardement de la surface par des rayonnements de haute énergie.

En fait, sans ce champ, notre planète ressemblerait à Mars.

  Il a été spéculé si ces changements sont un signal qui anticipe une inversion des pôles, un événement dans lequel les pôles magnétiques changent de position, comme cela s’est produit des dizaines de fois au cours de l’histoire de la planète.

Pour le moment, cependant, les changements sont considérés comme étant dans les fluctuations normales.

La grande anomalie de l’Atlantique-sud se déplace vers ce point.

Pour l’instant, ces changements sont presque inoffensifs. Le seul inconvénient est que les satellites qui survolent l’anomalie qui a Capilla del Monte comme épicentre ont une plus grande tendance à connaître des défaillances en raison du plus grand flux de vent solaire qui existe dans ces régions.

Ce n’est pas que Capilla del Monte veuille être dans l’actualité tous les jours, mais le sort de l’univers semble jouer le rôle principal dans cette humble ville.

L’influence cosmique semblerait affecter les décisions du gouvernement actuel et des habitants en général. Cela aussi, ainsi que l’anomalie, ont fluctué, depuis hier, nous avons vu l’appel de M. le maire Fabrizio Díaz à une réunion de toutes les institutions pour coordonner les actions face à la crise de Covid19 et aujourd’hui, nous constatons que l’appel est suspendu faute de l’espace étant donné que la participation dépasserait la capacité du lieu de tenir la réunion selon le protocole.

Nous espérons que la société fera écho à cet appel et, à partir de cette réunion, la solution pour lutter contre la crise actuelle sortira « au moins avant que les pôles ne soient inversés … 


Capilla del Monte est dans un univers parallèle

Il y a quelques jours, la NASA a publié un article annonçant l’existence d’un univers parallèle dans lequel le temps reculerait.

Différentes études ont été réalisées en Antarctique car elle est plus propice à son atmosphère, pour ce type de recherche scientifique, et apparemment à l’époque du Big Bang, non seulement notre univers mais un autre univers parallèle auraient été créés.

Et si … il fallait s’y attendre à un moment donné, la NASA devait nous découvrir.

Pourquoi Capilla del Monte vit dans un univers parallèle, selon ce que certains experts disent est Uritorco, le facteur déclenchant de toutes les altérations surnaturelles qui sont observées dans cette ville curieuse. 

Depuis sa création, il a été pensé différemment, si l’on regarde son plan de rue, on remarquera la présence de trois nœuds principaux d’artères dans lesquels se distinguent cinq coins. Quelle coïncidence que sa forme soit la même que « l’étoile magique à 5 branches ».

Ces trois nœuds de rue principaux simulent les trois Marie dans le ciel connues sous le nom de Constellation d’Orion. Chance, coïncidence, qui sait …

Mais le fait que ces trois croisements de rues très particuliers soient en plein centre de la ville, fait réfléchir.

L’une est au début de la célèbre Calle Techada, l’autre à droite où commence la Plaza San Martín et la troisième où la place se termine, ce n’est pas un hasard si ces trois formations sont alignées avec l’église de la ville elle-même, érigée sur une vieille montagne qui maintenant il n’est pas distingué, mais au pied duquel convergent trois rues formant une étoile à six branches.

Cela peut sembler fou ou un caprice du destin, mais la même rue qui borde l’église et l’étoile à six branches mène également à la célèbre promenade El Zapato, un lieu de cérémonie pour les anciens aborigènes de la région. 

Se pourrait-il que ceux qui ont construit et aménagé Capilla de Monte aient voulu nous dire quelque chose, ce sera que notre ville est faite de telle manière qu’elle attire les forces du Cosmos et peut-être même celles d’un univers parallèle, personne ne peut le dire avec certitude. Mais ce que nous savons, c’est que cette ville et ses habitants sont très particuliers, ici il est très courant de s’asseoir dans un café aux «5 coins» et de se sentir à la table d’à côté, alors que vous parlez de vos rencontres avec des extraterrestres , ou voyez celui sur la table d’en face comment il lance les cartes de tarot.

Il est très courant de marcher dans les rues et de rencontrer des gens qui s’habillent de manière saisissante, avec des turbans ou des robes, pour ne pas parler lorsque la fête des extraterrestres approche.

Dans Chapel, vous vous frappez et d’abord ils font du reiki, puis vous pouvez consulter le médecin.À Chapel, si quelque chose vous fait mal, ils vous disent de faire du yoga ou de faire un thé yuyo et ça vous passe; À Chapel, si vous tombez malade, c’est bien parce que vous vous «purifiez» et si vous vous fâchez contre quelqu’un, le calme est votre miroir, votre ego…

Et si … nous vivons dans un univers parallèle où le temps ne recule pas mais dans un éternel et même délirant… maintenant!

Courte opinion du jour:Quelques nouvelles passées inaperçues

Les derniers jours auront vu certains thèmes phares faire la Une : tension sino-américaine croissante (sur laquelle nous reviendrons très bientôt), pétroliers iraniens vers le Venezuela bafouant ouvertement Washington, Hong Kong à nouveau en ébullition. D’autres nouvelles sont, par contre, restées dans l’ombre, tant dans les médias officiels qu’alternatifs. Elles ne sont pourtant pas dénuées d’importance, loin de là…

 

Beaucoup a été dit sur la petite friction entre Moscou et Assad ayant vu le jour il y a peu. En cause, un article du prestigieux Conseil russe aux Affaires internationales, affilié au MAE, qui a émis une inhabituelle critique sur la politique de Damas. Il n’en fallait pas plus pour que tout ce que le système impérial compte de petits génies nous resserve l’énième divorce syro-russe, plat indigeste déjà passé par toutes les tables depuis 2015.

Même un observateur respecté comme Bhadrakumar s’est cru obligé d’écrire un papier sur l’affaire, ce qui tend à prouver que, pour une fois, celle-ci n’était effectivement pas inventée de toute pièce. Mais ce que l’on dit moins, et même pas du tout, c’est que quelques jours après ces passagères chicanes, du matériel lourd a débarqué à Tartous à destination d’Assad : hélicoptères Mi-17, blindés etc. A ce prix, on en connaît beaucoup qui aimeraient se chamailler avec Moscou…

Soit dit en passant, l’ambassadeur russe à Damas, en poste depuis 2018, vient d’être nommé représentant spécial du président pour la Syrie, preuve supplémentaire que l’ours n’a aucune intention de lâcher son allié, bien au contraire.

A 12 000 kilomètres de là, il s’est passé des choses bien curieuses en Bolivie. Il y a deux mois, nous écrivions :

La situation était dans la balance jusqu’à ce que les élections prévues pour le 3 mai soient reportées sine die pour cause de coronavirus. En attendant, quel est l’état des forces en présence ? Il y a deux semaines, un sondage établissait la hiérarchie suivante :

  1. MAS : 32,6 %
  2. Carlos Mesa : 19,2 %
  3. Jeanine Áñez (présidente de facto) : 18,2 %
  4. Luis Fernando Camacho et Marco Antonio Pumari : 12,5 %
  5. Chi Hyung Chung évangéliste d’origine sud-coréenne) : 8,6 %

Le parti d’Evo Morales est donc largement en tête mais ne regroupe qu’un tiers de la population (…) La scène politique bolivienne est extrêmement divisée. Si le MAS est en tête, il ne peut prétendre gouverner avec un tiers des votants. Quant à l’autre « camp », si tant est qu’il n’y en ait qu’un seul, il est éclaté et se crêpe régulièrement le chignon.

Evo Morales

Le putschinho de novembre a remplacé la bande à Evo par une coterie de conservateurs, souvent religieux et parfois clairement illuminés, persuadés pour certains d’avoir chassé le diable du pouvoir. Quelle n’a pas dû être leur surprise en entendant les critiques acerbes du président de la Conférence épiscopale de Bolivie, Monseigneur Ricardo Centellas. Une attaque en règle, allant du maïs transgénique au manque de respirateurs pour les malades du Covid, et se terminant par ces mots assassins : « Un gouvernement de transition trop soucieux de placer ses affidés dans les institutions publiques n’est pas un gouvernement de transition« .

Paniqué, ledit gouvernement a tenté de rattraper la chose en tendant, un peu grossièrement, la main à l’Eglise. Si, depuis, la tension a baissé d’un cran, la division de l’autre « camp » est bien réelle, même entre gens censés partager les mêmes valeurs, et pourrait favoriser le MAS.

Terminons par une autre nouvelle passée inaperçue. La crise coronavirienne semblait avoir mis les pharaoniques routes de la Soie chinoises en pause. De fait, un certain nombre de projets ont, logiquement, marqué un temps d’arrêt. Pas tous, cependant. Un accord a été trouvé pour la construction de la ligne TGV entre la Chine et la Thaïlande, qui devrait être formellement signé en octobre. Il s’agit évidemment de bien plus que de simples rails : cette voie ferrée matérialise la poussée du dragon vers l’Asie du Sud-est.

Mike Pompeo

Est-ce tout à fait un hasard si l’inénarrable Pompeo vient de menacer l’Australie à propos de l’imminent accord entre l’Etat de Victoria et Pékin sur les routes soyeuses ? Si sa petite phrase – « Nous allons tout simplement déconnecter » – concernait avant tout les télécommunications et l’alliance Five Eyes, le ton du discours et son ambiguïté ont été très diversement appréciés, provoquant une tempête dont les partisans australiens dont l’Empire se seraient bien passés…

Source : Chroniques du Grand Jeu

 

 

La Valkyrie d’Adolph Hitler: comment la britannique Unity Mitford a rencontré le Führer 140 fois

 

Le premier livre allemand sur l’aristocrate britannique et fan d’Adolf Hitler Unity  « Valkyrie » Mitford révèle que le Führer était tellement obsédé par elle qu’il l’a rencontrée 140 fois alors qu’il se préparait pour la Seconde Guerre mondiale.

 

Adolf Hitler était aussi fasciné par Unity – l’une des célèbres filles «  It  » des années 1930.

La première biographie allemande traitant de cette attraction mutuelle est publiée et intitulée: «Je feuilletais le magazine Vogue lorsque le Führer m’a parlé. »

L’auteur à succès de science politique Michaela Karl raconte comment le lien a été forgé au restaurant préféré de Hitler à Munich, l’Osteria Bavaria, le 9 février 1935.

Hitler, Unity Mitford et SA Obergruppenfuhrer Franz von Pfeffer, photos à Bayreuth, 1936 Hitler, Unity and SA Obergruppenfuhrer Franz von Pfeffer, pictures in Bayreuth, 1936
L’auteur à succès de science politique Michaela Karl raconte comment le lien a été forgé dans le restaurant préféré de Hitler à Munich.
Il s’agissait du restaurant Ostara Bavaria.

Adolf Hitler et Unity Mitford dans le restaurant préféré du Führer à Munich

Unity a écrit à sa sœur Diana: «À 15 h 00, j’avais fini de manger quand le Führer est venu avec son trench-coat doux et s’est assis avec deux autres hommes à sa table.

« Je feuilletais la vogue quand dix minutes après son arrivée, l’aubergiste est venu et a dit que le chef » voulait vous parler. «  »

L’auteur Karl a dit; « Entre 1935 et 1939, Hitler et Unity se réunissaient tous les dix jours – pour un leader occupé, qui était en même temps un chef du troisième Reich allemand, c’était 140 fois au total, donc étonnamment souvent. »

Il l’emmena bientôt au Festival de Wagner à Bayreuth, au rassemblement de Nuremberg et à d’autres grands événements du national-socialisme. 

« L’unité a rapidement fait partie du cercle restreint », a ajouté Karl. « En Angleterre, elle est toujours bien connue, mais en Allemagne, juste une note de bas de page dans l’histoire. »

L’architecte d’Hitler, Albert Speer, a décrit plus tard Unity: «Elle était une femme très intelligente et avait sa propre tête, pas un type comme Eva Braun, qui ne s’intéressait à rien.

Mais le partenaire de longue date de Hitler, qui l’épouserait à l’effondrement de Berlin en 1945 pour devenir son épouse d’un jour avant de s’évader  avec lui vers l’Argentine, considérait Unity comme un rival.

Le 10 mai 1934, Eva, 23 ans, a écrit dans son journal que l’épouse du photographe personnel d’Hitler, Heinrich Hoffmann, lui avait parlé d’Unity. Eva a écrit: «Mme Hoffmann, sans tact et avec amour, m’a dit qu’il avait maintenant un remplaçant pour moi.

«Enfin, il a pu me connaître si bien, que je n’ai jamais pu lui mettre quelque chose sur le chemin quand il a découvert qu’il voulait son cœur pour un autre.

Une tentative de suicide ratée d’Eva en 1935 a été interprétée par beaucoup comme un acte de jalousie contre Unity.

 

«Enfin, il a pu me connaître si bien, que je n’ai jamais pu lui mettre quelque chose sur le chemin quand il a découvert qu’il voulait son cœur pour un autre.

Unity Mitford, une beauté aristocratique anglaise passionnément dévouée à Hitler

Quand Hitler prévoyait d’avaler l’Autriche en 1938, Unity écrivit à son cousin Winston Churchill: «Cher cousin Winston. L’idée que l’Allemagne tente de dévorer les pauvres, la petite Autriche, qui lutte pour son indépendance, est très ridicule pour tous les Autrichiens.

 

 

 

1932: Trois des sœurs Mitford au mariage de Lord Stanley d’Aldernay, lr Unity Mitford; Diana Mitford (Mme Bryan Guinness, plus tard Lady Diana Mosley) et l’écrivain Nancy Mitford

En mai 1939, Hitler a organisé pour elle un appartement de trois chambres dans le quartier Schwabing de Munich. Les Juifs qui vivaient dans l’immeuble sont partis à l’étranger peu de temps après et Unity a placé deux énormes drapeaux à croix gammée dans la chambre.

Joseph Kennedy Jr., le fils de l’ambassadeur des États-Unis à Londres et frère aîné de John F. Kennedy, a écrit après l’avoir rencontrée: «Mitford est convaincu que le conflit avec l’Angleterre et les États-Unis est, avant tout, la faute de la propagande juive. et le seul moyen de le résoudre était de chasser les Juifs.

Lorsque la France et l’Angleterre ont déclaré la guerre à l’Allemagne en septembre 1939, son monde s’est effondré. Ce qui s’est passé exactement après cela reste trouble: probablement le même jour de la déclaration, Unity s’est tiré une balle dans la tête dans le jardin anglais de Munich.

Hitler a organisé son placement dans le meilleur hôpital de Munich pour le traitement et lui a rendu visite le 8 novembre – la nuit où le menuisier George Elser a tenté de le tuer avec une bombe au Bürgerbräukeller où il parlait.

Il était parti tôt pour lui rendre visite et avait échappé à la mort de 13 minutes. Huit personnes sont mortes dans l’explosion.

Unity a été rapatriée en Grande-Bretagne où elle est décédée de ses blessures en mai 1948. Hitler, a déclaré Karl, ne l’a jamais surmontée.

Unity Mitford wearing a swastika badge with her sister Diana Mitford

 

 

Unity Mitford portant un badge à croix gammée: en Angleterre, elle est toujours bien connue, mais en Allemagne, juste une note de bas de page dans l’histoire

 

COVID-19: confinement, la planète Terre n’aura jamais été aussi silencieuse

Moins de circulation routière, pas de rassemblements publics et presque aucun chantier de construction… La Terre n’aura jamais été aussi silencieuse que depuis le début du confinement planétaire. La réduction du bruit permet aux sismologues d’enregistrer des tremblements de terre de faible magnitude qu’ils n’auraient pas pu détecter en temps normal.

Depuis la mi-mars, alors que la moitié de l’humanité est enfermée chez elle, le silence s’est installé dans les grandes villes du monde.

Les rues sont quasiment désertes. Les déplacements incessants des voitures, des autobus et des trains ont diminué. Il n’y a presque plus d’avions dans les airs. Le ralentissement de toutes ces activités humaines a provoqué une réduction du bruit sismique.

Au Canada, les sismologues notent que le bruit a diminué de 33 % à Ottawa, de 40 % à Montréal, de 60 % à Calgary et de près de 20 % à Victoria, entre le 3 mars le 14 avril. Une accalmie étalée sur une si longue période, disent-ils, c’est du jamais vu!

Les sismologues de Ressources naturelles Canada (RNCan) tentent de tirer le meilleur profit de cette grande « pause » mondiale. Ce moment de tranquillité est une occasion unique de faire avancer leurs recherches sur les tremblements de terre.

«La réduction du bruit sismique ne signifie pas qu’il y a plus de tremblements de terre», nuance avec précaution Claire Perry, sismologue à RNCan. «C’est juste qu’avec cette réduction de bruit sismique, on est capable d’enregistrer des séismes plus petits qui ne sont normalement pas ressentis par les gens autour.»

Des villes plus tranquilles

Le bruit sismique est habituellement plus élevé dans les zones urbaines. Il parasite les mesures des capteurs sismiques de RNCan situés dans les grandes villes et ne leur permet pas de détecter des tremblements de terre de magnitude en dessous de 2.

Mais depuis le confinement, « nous avons enregistré de 3 à 30 fois plus de petits tremblements de terre dans les régions urbaines», indique Mme Perry.

Ces enregistrements supplémentaires permettront aux sismologues de cartographier les failles et d’identifier les zones à risque méconnues jusqu’ici. Le Code national du bâtiment du Canada pourra être modifié et amélioré grâce à ces informations.

À plus long terme, explique la sismologue, nos recherches de tous les jours informeront les ingénieurs sur comment construire des bâtiments dans différentes régions [à risque].

Course contre la montre

Les mesures de confinement étant appelées à disparaître progressivement, les sismologues sont engagés dans une course contre la montre pour profiter de ce silence imposé.

Contrairement au sentiment partagé par la population en général, le confinement ne sera jamais assez long aux yeux de ces scientifiques.

«Juste un mois ou deux d’[isolement], ça ne nous permettra pas d’avoir une grande, grande base de données sur des séismes de petites magnitudes, mais ça va aider quand même», juge Mme Perry.

 

 

Les fausses maladies que les laboratoires inventent pour s’enrichir sur les gens en bonne santé

Leur stratégie est la suivante : les laboratoires se saisissent de troubles légers, de symptômes communs ou de petits désordres de la vie de tous les jours et en fabriquent des maladies de toutes pièces, à grand renfort d’études, de publications et d’arguments cliniques. Miracle : avant que la maladie ne soit découverte, ils disposent déjà du médicament !

Le sujet peut prêter à rire, mais c’est pourtant une réalité : les laboratoires pharmaceutiques inventent sans cesse de nouvelles maladies, dans l’unique but d’élargir leurs parts de marché et de nous vendre davantage de médicaments. Jouant sur un détournement pernicieux du lien de confiance (et de dépendance) qui unit le patient à son médecin, manipulant bien souvent le monde médical lui-même, les vendeurs de molécules, pour continuer à s’enrichir, n’ont plus d’autre choix aujourd’hui que d’étendre à l’infini le périmètre des maladies et des malades, faute de nouvelles inventions lucratives comme le furent en leur temps les génériques ou les antibiotiques.

Leur stratégie est la suivante : les laboratoires se saisissent de troubles légers, de symptômes communs ou de petits désordres de la vie de tous les jours et en fabriquent des maladies de toutes pièces, à grand renfort d’études, de publications et d’arguments cliniques. Miracle : avant que la maladie ne soit découverte, ils disposent déjà du médicament ! C’est ainsi que les nouvelles pathologies fleurissent de nos jours un peu partout, alors qu’elles ne sont parfois que des sommes de symptômes isolés qui existaient auparavant, véritables cadavres exquis.

Dans l’univers médical, on appelle ce type d’escroquerie le « façonnage de maladies » et plusieurs chaînes de télévision lui ont déjà consacré des documentaires, peut-être trop vite tombés dans l’oubli.

Ainsi, le reportage de Cash investigation intitulé « Les vendeurs de maladies » est consacré à deux fausses maladies qui ont fait relativement scandale dans la première décennie de notre siècle : le « syndrome métabolique », alias le « syndrome de la bedaine » et l’ostéoporose. Le premier aurait été découvert en 1995 et concernerait une personne sur quatre (sic). Tous les médias en ont parlé au moment où, en 2007, le géant Sanofi a prétendu avoir trouvé la solution : l’Acomplia, une molécule de son cru, évidemment. Mais qu’est-ce que le syndrome de la bedaine ?

En réalité, de l’hypertension, du cholestérol, du diabète et du surpoids qui, collés tous ensemble, ont donné naissance à un nouvel emballage capable de décimer des populations entières à coups d’infarctus, d’AVC, de kystes et d’hépatites. Enfin sur le papier.

 

En 2007, l’Acomplia est immédiatement mis sur le marché et les médecins, désinformés, se poussent pour le prescrire, alors que tous les outils pour soigner chaque symptôme existent déjà et ont prouvé leur efficacité. Vous vous en souvenez peut-être, de gigantesques campagnes de communication sont lancées, des dizaines de milliers de médecins sont démarchés, des fausses études, des articles trompeurs, des livres sont publiés à tout-va, relayés par les médias qui croient accomplir leur devoir d’information et d’intérêt général. C’est toute une machinerie de manipulation qui se met en route et tourne alors à plein régime. L’Acomplia engrange des millions. 

Mais au bout d’un an et demi, on s’aperçoit que le médicament a produit des effets secondaires graves chez un millier de patients en France, les médecins sonnent l’alerte. Troubles psychiatriques, délire, panique, agressions, insomnies, angoisses, tendances suicidaires, la molécule est devenue incontrôlable et fait dix morts, dont quatre par suicide. Le ministère suspend alors la vente du médicament. Le reportage nous apprend ensuite que Sanofi connaissait dès les essais cliniques les effets secondaires du médicament, mais que ceux-ci avaient été minorés par le laboratoire et ignorés par les autorités sanitaires qui, dans le doute, avaient agi en faveur du médicament.

Pour l’ostéoporose, à savoir la « détérioration des os à cause de la vieillesse », l’histoire est la même. D’immenses campagnes de contrôle des individus sont financées par des fondations ou des associations derrière lesquelles on retrouve toujours de grands laboratoires pharmaceutiques. Sur la base d’examens ultra-rapides et douteux, des équipes déterminent si la densité de vos os est égale ou inférieure celle d’une femme de trente ans, qui fixe la norme en vigueur.

 

Vous n’avez pas cette densité ? Vous êtes malade, vous avez l’ostéoporose, même si vous vous sentez en parfaite santé. Seulement, le médicament commercialisé par l’entreprise Merck ne réduit le risque de fracture brutale des os que chez une personne sur cent ; parallèlement, on découvre que quatre personnes sur cent sont susceptibles, au bout de quatre ans de traitement, de développer une nécrose de la mâchoire. Au lieu d’être utile, le médicament s’avère dangereux. 

Mais l’arnaque ne s’arrête pas à ces maladies. Elle touche tous les domaines de la santé, avec une prédilection pour le sexe et les maladies chroniques. Prenez le diabète et le cholestérol. Il y a trente ans, on était diagnostiqué diabétique quand notre glycémie dépassait les 140 milligrammes par décilitre de sang ; sauf qu’en 1997, un comité d’experts de l’OMS (qu’on sait très proche des laboratoires) décide de baisser le seuil à 126 milligrammes.

Résultat : des dizaines de millions de personnes à travers le monde deviennent tout à coup diabétiques. Idem pour le cholestérol : en 1998, le seuil est abaissé de 240 milligrammes à 200, projetant par là même 43 millions d’Américains dans la catégorie des malades et faisant augmenter les clients des laboratoires de 86 % aux États-Unis.

En France, il y avait en 1985 un million de personnes concernées par le cholestérol ; aujourd’hui, depuis que le seuil est passé de trois à deux grammes par litre de sang, il y en a sept millions. C’est une épidémie sur mesure, programmée pour vendre davantage de médicaments, avec la bénédiction des autorités sanitaires.

Dans le domaine du sexe, tout est désormais médicalisé. L’impuissance féminine, les difficultés d’érection, l’éjaculation précoce, la ménopause, l’andropause, la sécheresse vaginale et des milliers d’autres symptômes sont de plus en plus en voie d’intégrer les grandes classifications des maladies, à l’égal d’Alzheimer, des allergies, de la fatigue chronique, de la spasmophilie, de la dépression…

Pour chacune de ces fausses pathologies, les laboratoires possèdent un traitement ; et plus la maladie est nouvelle, plus le traitement est coûteux. La chute naturelle des cheveux chez les hommes, vieille comme le monde si l’on peut dire, est elle-même en passe de devenir une pathologie. De nos jours, 43 % des femmes de 18 à 59 ans souffriraient de dysfonctionnements sexuels, aurait révélé une étude menée par des experts aux conflits d’intérêt évidents. Voilà à quoi ressemble l’avenir : bientôt, nous serons tous malades de quelque chose et nous aurons tous besoin de médicaments.

C’est ce que montre un reportage de Sophie Bonnet : « Maladies imaginaires : le nouveau jackpot pour les labos ? » En vingt ans, depuis les années 2000, des centaines de nouvelles maladies ont été ajoutées aux anciennes dans le monde. Pour vous donner une idée, dans les années 1950, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM) comportait 60 maladies ; aujourd’hui, ses 500 pages en comptent plus de 400, de la schizophrénie à la « phobie sociale », c’est-à-dire la timidité, considérée dès lors comme une maladie qu’on peut guérir par des antidépresseurs.

 

Encore une fois, on part d’une réalité somme toute normale et on fabrique une maladie, sans penser aux conséquences de cette médicalisation outrancière des individus, que l’on maintient dans une anxiété vertigineuse d’eux-mêmes, qu’on pousse à devenir hypocondriaques, parce que cet état est propice à la consommation de médicaments. Pire, c’est tout un système institutionnel de santé qui corrobore cette pathologisation des individus : quand un médecin ou un psychiatre prétend qu’on est malade, comment nous opposer ?

En France, 20 000 visiteurs médicaux écument en permanence les cabinets des médecins, s’immisçant dans tous les hôpitaux, dans les médias, les revues spécialisées, les pharmacies… Ce monde hautement lucratif de la santé est monopolisé par une bonne dizaine d’entreprises multinationales, qui déversent dans notre pays quelque 300 nouveaux médicaments par an.

Selon l’Inspection générale des affaires sociales, les laboratoires dépenseraient 25 000 euros par an et par médecin pour la promotion des médicaments, c’est-à-dire en trafic d’influence. Ils organisent des congrès, défraient les médecins qui y sont invités, financent certains d’entre eux pour gagner leur zèle, font courir des bruits sur les vertus d’une nouvelle molécule, le miracle d’un nouveau médicament, s’accaparent des revues scientifiques honorables, montent des fondations, font du mécénat, débloquent des opportunités…

Et même si les médecins sont de bonne foi, ils sont manipulés de toute part. Pour les autres, l’argent est le meilleur argument. 

 

En permettant que des mastodontes de la pharmacie existent, en les finançant grâce à l’argent public, en les laissant s’introduire dans toutes les institutions, nous avons donné naissance à un système monstrueux qui n’a plus rien à voir avec la noble cause de la santé. Les scandales du Mediator ou de la grippe A en 2009 nous l’ont montré : le corruption occupe tous les milieux, des laboratoires aux politiques en passant par les spécialistes, déterminés de concert à médicaliser le plus grand nombre d’individus, pourvu que la santé reste profitable.

Aujourd’hui qu’il existe une pilule ou une perfusion pour chaque chose, même pour les petits désordres de la vie courante qui ont toujours existé et qui devraient être réglés par le corps lui-même ou l’esprit, nous avons oublié que les médicaments sont dangereux, que s’ils tuent 18 000 personnes chaque année, c’est parce qu’ils consistent à modifier l’équilibre chimique de notre corps. De ce fait, ils doivent être utilisés avec le plus grand soin et ne jamais faire l’objet d’aucun compromis, d’aucun détournement.

En médicalisant le monde entier, les laboratoires espèrent s’enrichir sur les personnes en bonne santé. Dans ce chaos moléculaire, il n’existera bientôt plus que deux types de patients, comme le rappelle le reportage de Cash Investigation : ceux qui sont bel et bien malades et ceux qui ne le savent pas encore. Pour aller jusqu’au bout de leur stratégie, les firmes pharmaceutiques nous font peur, elles nous rendent étrangers à notre propre corps, craintifs de notre propre esprit.

Crainte du vieillissement, du suicide, de l’infarctus, peur de l’échec scolaire ou professionnel, de la solitude, de la tristesse, ce sont autant de terrains présents en chacun de nous et sur lesquels raffinent effrontément ces entreprises. Mais les aléas de la vie, les pannes sexuelles, le passage de la jeunesse à la vieillesse ne sont pas des symptômes et ne font pas de nous des malades : au contraire, c’est l’être humain tout entier, c’est notre humanité elle-même. La véritable maladie, ne serait-ce pas plutôt la voracité et le gigantisme de ces titans de la pharmacie ?

– Source : La Relève et La Peste

 

 

 

 

 

 

Un groupe terroriste formé par les États-Unis se rend à l’armée syrienne

Le groupe terroriste nommé Jeish al-Asha’er, dont les membres ont été entraînés par les États-Unis dans la base d’al-Tanf, dans l’est de la Syrie, s’est rendu à l’armée syrienne, ont indiqué des sources dissidentes. Un autre groupe pro-américain, Jaish Magavir Es Saura, remet des armes et du matériel volés dans une base militaire américain.

L’armée syrienne continue son offensive victorieuse.

Ma’amoun al-Hamid, membre du bureau d’information du groupe dissident de Jeish al-Maqawir, a déclaré au Step News en langue arabe que des membres de Jeish al-Asha’er avaient fui la base de formation américaine.

Il a ajouté que Jeish al-Asha’er était présent dans la province de Dara’a, dans le sud de la Syrie, avant que la province ne soit libérée par l’armée syrienne, notant que le commandant du groupe nommé Abu Hamzah Asha’er est venu dans la région d’al-Rukban en Syrie orientale avec d’autres terroristes avant la dissolution du groupe.

Al-Hamid a déclaré que des véhicules transportant des membres de Jeish al-Asha’er avaient été vus mardi se dirigeant vers des zones contrôlées par l’armée syrienne. Malgré le vœu précédent de Washington de retirer ses forces de la Syrie, les troupes américaines sont toujours présentes dans diverses parties du pays, où ils opèrent sans la permission des Nations Unies ou de Damas.

Les forces américaines ont établi le camp de réfugiés de Rukban dans la région du gouvernorat de Homs occupé près des frontières de la Syrie avec l’Irak et la Jordanie. Moscou et Damas, cependant, ont déclaré à plusieurs reprises qu’il était utilisé par les forces américaines comme base d’entraînement et cachette pour les terroristes du pays.

Vidéo

Un autre groupe remet des armes et du matériel volés dans une base militaire américaine

Des terroristes pro-américains ont volé des équipements et des armes dans une base militaire américaine et les ont remis à l’armée syrienne.

La popularité du président Assad est toujours très élevé.

Selon les données actuelles, les terroristes du groupe pro-américain Jaish Magavir Es Saura ont décidé d’abandonner la coopération avec l’armée américaine et ont quitté la région d’Et-Tanf à l’Est de la République arabe, emportant plusieurs unités d’équipement, d’armes et de munitions de la base militaire américaine, et ils ont remis volontairement tout cela à l’armée syrienne.

Il s’agit de plusieurs   dizaines d’armes légères (fusils automatiques, mitrailleuses, etc.) et de centaines d’unités de munitions, y compris des munitions pour RPG.nnées a

On ne sait pas exactement à quoi cette «désertion» des terroristes syriens est liée, cependant, les experts n’excluent pas que le transfert volontaire d’armes à l’armée syrienne puisse conduire à la libération des terroristes, au moins partiellement.

Source: Avia-pro

 

Un P8 américain dans le filet de S-400 à Hmeimim

L’avion de reconnaissance militaire américain, Boeing P-8A Poseidon, a tenté de pirater à distance les systèmes de défense anti-aériens russes S-400 déployés sur la base aérienne de Hmeimim, en Syrie, mais il a échoué. Un avion de chasse russe l’a intercepté au-dessus de la mer Méditerranée, le 15 avril.

Le chasseur américain intercepté
Selon le site d’information russe Avia.pro, l’armée américaine a regretté d’avoir mal choisi les fréquences, car les systèmes de défense anti-aérien russes ont été mis en état de préparation au combat, avec l’intention d’ouvrir le feu, lorsqu’un chasseur russe a décollé pour intercepter le Boeing P-8A.  
Des informations à ce sujet ont été annoncées après qu’un avion de combat russe a décollé en urgence de la base aérienne de Hmeimim, et ce alors que l’avion de reconnaissance américain se trouvait à plusieurs dizaines de kilomètres. De plus, des informations circulaient sur le fait que les États-Unis étaient en mesure de « collecter les fréquences de fonctionnement des systèmes russes de défense anti-aériens S-400, dont le décryptage est actuellement en cours ».
Les forces navales américaines ont quant à elles affirmé qu’un avion américain P-8A Poseidon, volait dans l’espace aérien international lorsqu’un Su-35 russe l’a intercepté.
« Le 15 avril 2020, un avion américain P-8A Poseidon volant dans l’espace aérien international au-dessus de la mer Méditerranée a été intercepté par un Su-35 russe. L’équipage du P-8A a signalé des turbulences de sillage suite à cette intervention. La durée de l’interception était d’environ 42 minutes », ont affirmé les forces navales US.
Selon des experts russes, « il est tout à fait possible qu’après avoir tenté de cibler spécifiquement les systèmes de défense anti-aériens russes, l’avion américain soit devenu une cible pour le S-400 russe. Néanmoins, étant donné que le Poseidon était dans l’espace international, les Russes n’avaient donc que pour option de le chasser, le Su-35 n’a fait qu’intercepter l’avion d’espionnage américain ».