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Alerte San Andreas:Des tremblements de terre énormes se produisent des deux côtés du Pacifique et les experts avertissent :La faille de San Andreas pourrait lâcher d’un seul coup

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Pourquoi notre planète tremble si violemment tout d’un coup? Il y a littéralement des douzaines de tremblements de terre importants à droite le long du Ring of Fire dans les 30 derniers jours, et deux géants ont fait les manchettes partout dans le monde ce jeudi. Tout d’abord, un séisme de magnitude 6,5 a frappé la côte du comté de Humboldt, en Californie, et qui a été suivie plus tard dans la journée par un séisme de magnitude 7,8 dans les îles Salomon. Mais bien sûr, ces derniers tremblements de terre ne sont que les derniers exemples d’augmentation secousses le long du périmètre extérieur de l’océan Pacifique. Les experts ne sont pas tout à fait sûr que faire de tout cela en secouant, mais ils avertissent que « Big One » pourrait frapper la côte ouest  littéralement…à tout moment.

Ces derniers mois, il y a eu beaucoup d'activité sismique le long de la côte ouest, ce qui a soulevé des craintes que «le Big One" pourrait être à venir bientôt.

Ces derniers mois, il y a eu beaucoup d’activité sismique le long de la côte ouest, ce qui a soulevé des craintes que «le Big One » pourrait être à venir bientôt.

Commençons par discuter du tremblement de terre historique qui vient de frapper les îles Salomon. Selon le Washington Post , il était à l’ origine déterminé à être un séisme de magnitude 8,0 avant d’ être rétrogradé à un 7.8 …

Un tremblement de terre a éclaté le long d’une ligne de faille à proximité des îles Salomon dans le sud-ouest Océan Pacifique jeudi. Le tremblement de terre a été initialement détecté comme une magnitude-8 par le Service géologique des États-Unis, mais a depuis été réduit à un 7,8 sur l’échelle Moment-Magnitude.

Elle a été suivie par un séisme de 5,5 de magnitude, et les répliques continuent à rouler à travers.

Par la suite, ce tremblement de terre a été suivi par 20 très grandes répliques qui sont tous tombés dans une plage comprise entre magnitude 4,8 et 6,5 magnitude.Tout cela,une  violente activité sismique semble avoir secoué la planète entière à au moins un certain degré, parce que les stations de surveillance partout dans le monde ont été confrontés à des  « vibrations » étranges comme si des  répliques après répliques auraient secoué les îles Salomon.

Une faille de plus en plus visible.

Une faille de plus en plus visible.

Avant que  tout cela  vienent secouer dans les îles Salomon, un séisme de magnitude 6,5 au large des côtes de la Californie a secoué les résidents du comté de Humboldt.

Heureusement , le séisme a été assez loin en mer que pas beaucoup de dommages a été fait, mais il est signalé que les personnes vivant dans la région pourrait sentir le sol roulant

Bonnie Brower, propriétaire du Ferndale Pie Company, a déclaré à l’Associated Press qu’elle attrapait quelque chose du frigo dans la cuisine du restaurant quand le tremblement de terre est arrivé. Elle ne voit pas les dégâts, mais a dit dit sentir une « grande secousse. »

«Je me sentais cette très grosse secousse et je ne savais pas ce qu’il était», a déclaré Brower à l’AP. Par la suite, il se sentait comme le sol roulait, « comme si vous étiez sur un bateau. »

Ces derniers mois, il y a eu beaucoup d’activité sismique le long de la côte ouest, ce qui a soulevé des craintes que «le Big One » pourrait être à venir bientôt.

Et Fox News a récemment rapporté qu’une importante étude a conclu qu’il est probable qu’un jour le 800-mile de long faille de San Andreas « pourrait décompressez tout à la fois » …

Pendant des années, les scientifiques ont cru le puissant San Andreas-800-mile de long faute sur toute la longueur de la Californie où le Pacifique et les plaques nord-américaines rencontrer-ne pouvaient se rompre dans des sections isolées.

Mais une étude récente par des chercheurs fédéraux, provinciaux et universitaires a montré qu’une grande partie de la faute pourrait décompressez tout à la fois, déclenchant une rare catastrophe singulière . Maintenant, les assureurs ont utilisé que la recherche à venir avec une nouvelle analyse des dommages qui pourraient être causés par la rupture par état de San Andreas.

San Andreas en 1906.

San Andreas en 1906.

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi ça ne sonne pas bien.

Mais parce que les choses ont été si calme en Californie depuis plusieurs décennies, la plupart des personnes vivant dans la région semblent sous-estimer grandement la menace.

Ceux qui vivent sur la côte ouest ont entendu l’année même des avertissements après année, et beaucoup d’entre eux ont acquis la conviction que «le Big One » ne va jamais se produire dans leur vie.

Malheureusement, le froid, la science dure nous raconte une histoire bien différente.Selon les meilleurs experts dans le domaine, la faille de San Andreas est très enretard pour un tremblement de terre historique

Les experts ont averti que la ligne de faille a été calme pendant beaucoup trop longtemps et est due à entrer en éruption à tout moment.

Thomas Jordan, directeur du Centre de tremblement de terre en Californie du Sud, lors d’une conférence à Long Beach: « Les ressorts sur le système San Andreas ont été liquidées très, très serré. Et le sud de la faille de San Andreas, en particulier, ressemble à un système verrouillé, chargé et prêt à éclater « .

Les sismologues ont dit que sur les 1.400 à 1.500 derniers tremblements de terre,les plus monstrueux se produisent à des intervalles de 150 ans.

Et bien sûr, la faille de San Andreas est seulement une petite partie d’une zone sismique connue sous le Ring of Fire qui entoure à peu près la totalité de l’océan Pacifique. Le US Geological Survey fournit des outils qui montrent les derniers tremblements de terre dans le monde, et plus tôt aujourd’hui, j’utilisé un de ces outils pour afficher tous les tremblements de terre le long du Ring of Fire de grandeur 2,5 ou plus qui sont survenus au cours des 30 derniers jours. Ce qui suit est une capture d’écran de ce que je découvre …

La croûte de notre planète est de plus en plus instable, mais en attendant, la plupart des gens ont été bercé dans un faux sentiment de sécurité.

La croûte de notre planète est de plus en plus instable, mais en attendant, la plupart des gens ont été bercé dans un faux sentiment de sécurité.

 

À un certain moment un grand tremblement de terre en Californie est à venir, et quand il frappera, il va changer la vie de dizaines de millions de personnes en un seul instant.

 

sources:Michael Snyder,  End Of The American Dream
Waking Times Media

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C’est parti:l’effondrement généralisé a commencé

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C’était annoncé de longue date, un effondrement total était annoncé depuis longtemps déjà, il ne fait que se confirmer! Et celui-ci ne se limite pas à la simple finance comme nous le verrons plus loin dans l’article, même si de ce côté-là, les informations sont de plus en plus inquiétantes!

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Nous pouvons apprendre aujourd’hui, en plus de tout ce qui circule dans le domaine, que le système financier européen au seuil d’une grosse catastrophe d’après Ernst Wolff, qui n’est pas le seul à annoncer cela, et qu’au niveau de l’or, les ventes augmentent encore et toujours, un signe qui ne trompe pas! Les ventes d’or explosent au Japon, mais les banques centrales russes et chinoises elles aussi achètent autant qu’elles le peuvent, ils préparent le terrain… Et pendant ce temps, après vous avoir proposé d’acheter votre or, les acheteurs planqués dans les paradis fiscaux vous proposent de vous soulager de tout votre plaqué-or comme le montre l’affiche dans la dernière revue de presse de Pierre Jovanovic.  Le moindre gramme doit être récupéré, à vous de ne rien leur vendre, et d’en acheter un maximum également si vous en avez la possibilité. Mais ne comptez pas uniquement sur l’or, il y a également d’autres investissements d’urgence à l’heure actuelle, ce qui est  expliqué dans l’une de ces lettres d’information

On voit déjà se profiler ,à l'horizon,l'ombre   des 4 Cavaliers de l'Apocalypse.

On voit déjà se profiler ,à l’horizon,l’ombre des 4 Cavaliers de l’Apocalypse.

Autre annonce du jour qui ne trompe pas et qui montre bien l’étendue de la catastrophe financière en cours en France (qui bien sûr n’est pas intéressante pour la télévision…), le fait que la BCE rachète les dettes des groupes du CAC 40, tout simplement énorme!!!

Le suspens est enfin levé. Lundi 18 juillet 2016, la Banque centrale européenne (BCE) a dévoilé la liste des obligations d’entreprises qu’elle a commencé à racheter le mois dernier. Au total, l’institution a acquis pour 10,427 milliards d’euros de dettes privées entre le 8 juin et le 15 juillet. Si le montant par entreprise et par pays n’est pas connu, une chose est sûre : selon les analystes, les grands groupes tricolores arrivent en tête.

« Ce n’est pas une surprise : le marché obligataire français est le plus gros de la zone euro, devant l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie », explique Maxime Sbaihi, économiste chez Bloomberg Intelligence.

Dans le détail, la BCE a ciblé une bonne partie du CAC 40 : Axa, Total, Danone, Sanofi, Orange, Pernod Ricard ou encore Air Liquide et Schneider Electric ont vu une partie de leur dette rachetée par l’institution. Le luxe est également prisé, avec LVMH et Kering, tout comme l’énergie avec Engie et Total. Hors CAC 40, sont présents La Poste, JC Decaux ou EDF. Les groupes allemands, comme BMW, BASF et Daimler, ont également été privilégiés par la BCE.

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Taux négatif

Celle-ci s’est lancée dans le rachat de dettes privées en complément de celui de dettes publiques, entamé en 2015.

Au total, ces programmes représentent un volume de 80 milliards d’euros par mois, dont seule une petite partie est consacrée aux obligations d’entreprises (3 à 6 milliards par mois environ).

Les dettes privées éligibles doivent être notées au moins « BBB – » par l’une des trois grandes agences de notation, afin de garantir leur qualité.

Les titres de banques et de filiales de banques sont exclus, mais pas ceux des assureurs.

Article complet sur Le Monde via Business Bourse

Localisation de la BRI dans la pyramide de contr¸ole illuminati du Nouvel Ordre Mondial.

Localisation de la BRI dans la pyramide de contr¸ole illuminati du Nouvel Ordre Mondial.

Mais comme expliqué plus haut, l’effondrement à venir ne se limite pas à la finance, car si le système financier se « casse la gueule » dans un krach pire que celui de 1929, on peut se dire que l’on continuera à manger en récoltant ce qu’on trouve… Même pas! Car selon une étude, la planète « connaît une chute de la biodiversité terrestre remettant en cause la capacité des écosystèmes à subvenir aux besoins humains ». En clair: La nature subviendra de plus en plus difficilement aux besoins humains!

L’alarme n’est pas tirée par des zadistes opposés à la destruction d’une zone humide. Ni par des militants de la Ligue de protection des oiseaux, inquiets de la disparition des volatiles. C’est une étude publiée dans la revueScience, qui conclut que 58 % de la surface terrestre, habitée par 71 % de lapopulation mondiale, connaît une chute de la biodiversité terrestre remettant en cause la capacité des écosystèmes à subvenir aux besoins humains.Selon les 23 scientifiques internationaux ayant traité statistiquement 2,38 millions de rapports sur l’état de la faune et la flore terrestres, la diversité des espèces a en effet baissé de 15,4 % sur plus de la moitié des terres émergées. Pour être soutenable, la perte de biodiversité doit rester inférieure à 10 %, selon une autre étude publiée dans Scienceen 2015. « Cette perte de biodiversité, si elle reste incontrôlée, sapera les efforts vers un développement durable de long terme », concluent-ils.

Lire aussi :   La planète a atteint ses limites

Tim Newbold, chercheur spécialisé dans l’impact humain sur la biodiversité au sein du University College of London, a dirigé ces recherches. Il est inquiet : « Les fonctions écosystémiques sont gravement menacées par cette disparition des espèces. Dans de nombreuses zones, l’intervention humaine devra bientôt remplacer les services rendus par la nature. »

Pollinisation, épuration des eaux, production d’oxygène…

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Ces services écosystémiques sont aussi nombreux que vitaux. La pollinisation, la production de nutriments nécessaires à la croissance des plantes, l’épuration naturelle des eaux ou encore la production d’oxygène sont pourtant menacées par la baisse de la biodiversité des écosystèmes. Le directeur de recherches doute de la capacité de l’être humain à imiter la nature grâce aux innovations technologiques : « Je ne pense pas que quiconque puisse aujourd’hui affirmer que l’être humain en est capable. »

Pour Pierre-Henri Gouyon, chercheur à l’institut de systématique, évolution et biodiversité au Muséum national d’histoire naturelle, la question n’est pas tant de savoir si une telle option est réalisable, mais souhaitable : « On pourrait sans doute remplacer les abeilles par de petits robots. Ce serait avant tout moins efficace et plus coûteux. Tout cela alors qu’on pourraitpréserver la biodiversité et les services écologiques qui en découlent. Ce n’est tout simplement pas le monde dans lequel je nous souhaite de vivre. »

La pêche industrielle du crabe de l'Alaska aura tôt fait de le faire disparaître. Le droit des américains et des consommateurs capitalistes de bouffer leur repas de crabes doit être maintenu.

La pêche industrielle du crabe de l’Alaska aura tôt fait de le faire disparaître.
Le droit des américains et des consommateurs capitalistes de bouffer leur repas de crabes doit être maintenu.

Cette érosion de la biodiversité est documentée de longue date par la communauté scientifique. En 2009, une équipe internationale de chercheurs, menée par Johan Rockström, définissait neuf limites planétaires à ne pas dépasser. L’étude portait notamment sur les seuils à respecter en matière d’utilisation de l’eau douce, de pollution chimique et de changement climatique. Ils concluaient déjà à une érosion de la biodiversité qui mettait en danger les écosystèmes dans lesquels l’être humain vit.

Article complet sur Le Monde

À chacun de faire sa part du colibri, et de multiplier les gestes pour la planète! Si l’on peut survivre à un effondrement économique, cela s’avère plus délicat lorsqu’il s’agit de la biodiversité. Pourtant celle-ci est extrêmement riche, elle se compte en millions d’espèces, mais combien s’éteignent chaque secondes par la faute de l’homme? Avec pour principales raisons le profit et la production de nourriture, ce qui est totalement inepte quant à la seconde raison, puisqu’il n’est pas nécessaire d’abattre des forêts pour produire plus de nourriture

L’ensemble des techniques alternatives de production vont s’avérer indispensables et salvatrices, que cela soit la permaculture, l’aquaponie, et l’ensemble des autres techniques. Si nous pouvons nous passer d’argent, cela ne le sera pas pour la nourriture.

Préparez-vous, les effondrements sont en court…

 

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Vie future:la rotation de la Terre ralentit et son axe change

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La banquise arctique a atteint son quatrième point le plus bas en 2015, la ligne jaune représentant la moyenne de son étendue sur les années 1981-2010... Plus elle fond, plus le niveau des mers monte.

La banquise arctique a atteint son quatrième point le plus bas en 2015, la ligne jaune représentant la moyenne de son étendue sur les années 1981-2010… Plus elle fond, plus le niveau des mers monte.

 

La fonte des glaciers et de la banquise fait monter le niveau des océans, qui a une influence sur la rotation de la Terre. Ou comment le réchauffement climatique va rallonger les journées terrestres. Un petit peu.

La fonte des glaciers et de la banquise fait monter le niveau des océans. Le message a été répété un nombre incalculable de fois lors de la COP 21 à Paris, afin de mettre en garde contre les conséquences dramatiques sur les zones côtières et les îles… Mais un autre effet est imputable à la montée des eaux: elle ralentit la rotation de la Terre et rallonge les journées.  

L’impact se chiffre en millisecondes par siècle. Il semble imperceptible, certes. Mais il est suffisant pour fausser certains calculs astronomiques. L’hypothèse, émise en 2002, a été vérifiée et amendée par une équipe de chercheurs qui publie ses résultats dans Science Advances. 

 

Walter Munk et son énigme

« Si vous faites fondre les calottes glaciaires ou les glaciers, ce qui se produit à proximité des pôles, et que toute cette masse se déplace des pôles vers l’équateur, ce mouvement est comparable à celui d’un surfeur qui utilise un bras pour ralentir sa vitesse », décrit un des auteurs, Jerry Mitrovica, professeur de géophysique à l’University d’Harvard, au Washington Post. Ce déplacement va « ralentir la rotation de la Terre » et, puisqu’il n’est « pas tout à fait symétrique ni également réparti », il peut aussi affecter son axe de rotation. 

L’océanographe Walter Munk avait tenté de calculer cet effet dans un article publié en 2002 dans Proceedings of the National Academy of Sciences, mais n’avait pas réussi à prouver sa théorie. Un décalage s’insinuait entre son évaluation de la montée des eaux au XXe siècle et celle du ralentissement de la rotation de la Terre. Or la clé de cette « énigme de Munk » pourrait avoir été trouvée. Non seulement le scientifique avait surévalué la montée des eaux passée, mais il avait oublié des complices. 

La montée des eaux n’est pas la seule coupable

« L’attraction gravitationnelle de la Lune contribue également » à ce léger freinage, note Mathieu Dumberry, professeur de physique à l’Université d’Alberta et coauteur de l’étude. « Mais la combinaison de ces effets ne suffit encore pas: le rôle du noyau terrestre doit être pris en compte. Or depuis 3000 ans, le coeur de la Terre a légèrement accéléré [vers l’est, NDLR] tandis que le manteau sur lequel nous nous trouvons a légèrement ralenti sa rotation [vers l’ouest, NDLR]. » Ces modifications influent sur le champ magnétique de la planète, mais aussi sur la durée de nos journées.  

D’après les calculs présentés dans Science Advances, ces effets cumulés devraient ajouter 1,7 millisecondes à chaque jour terrestre d’ici la fin du XXIe siècle. Une poussière pour l’homme mais une poussière mesurable qui s’ajoute aux multiples études scientifiques sur le changement climatique et ses ramifications, note le Washington Post. « Ces effets semblent minuscules mais ce sont eux qui recèlent les changements les plus importants du système terrestre », estime Jarry Mitrovica.  

 

Soyons heureux

Tout ce qui a trait à l’avenir n’est pas toujours déprimant, certaines annonces sont tout ce qu’il y a de plus inoffensives, même les plus étonnantes. Une des conséquences du réchauffement planétaire sera le ralentissement de la rotation de la Terre ! Rassurez-vous, pas d’apocalypse en vue, les jours vont uniquement devenir un peu plus longs.

La conspiration nucléaire d’Hiroshima à Fukushima…le gouvernement japonais connaissait les risques

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*Je remercie mon correspondant au Japon pour les nombreuses informations envoyées..

Le champigon atomique de Nagasaki.Dans l'atomisation du Japon,les américains font  figure de juges,assassins et exécuteurs.

Le champigon atomique de Nagasaki.Dans l’atomisation du Japon,les américains font figure de juges,assassins et exécuteurs.

Après le désastre causé par un tremblement de terre suivi d’un raz-de-marée au Japon le 11 mars 2011, la fusion du réacteur nucléaire de Fukushima continue à inquiéter les gens dans le monde entier. Le monde a vu pratiquement en direct les explosions successives d’un bâtiment de réacteur après l’autre et l’un des pays les plus évolués techniquement tenter de contrer les 770 000 terabecquerels [1] de radioactivité relâchés par la fusion avec des sceaux et des tuyaux d’arrosage. Le Japon a tenté sans y parvenir de convaincre le monde que tout était sous contrôle.

Ayant vu les reportages sur le Japon, beaucoup de gens se demandent pourquoi les gouvernements successifs ont choisi de miser sur l’énergie nucléaire dans un pays aussi propice aux tremblements de terre – après les États-Unis et la France, le Japon est le troisième pays le plus nucléarisé du monde – et pourquoi le peuple de ce pays semblait si indifférent aux dangers de l’énergie nucléaire.

Ce sont les questions auxquelles nous allons tenter de répondre.

Le changement d’orientation d’Eisenhower

La propagation de la technologie nucléaire au Japon a été une conséquence directe des tentatives militaires américaines de gagner de l’influence sur le développement de ce pays immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. Peu après la fin de la guerre, les États-Unis ont commencé à transformer le Japon en un rempart face à l’Union soviétique. Cette politique a été intensifiée après la prise de pouvoir par les régimes staliniens en Chine et en Corée du Nord. Ayant perdu le monopole des armes nucléaires, les États-Unis ont dû rendre le Japon réceptif à l’énergie nucléaire.

Le 20 avril 2011, le journal japonais Mainichi Shimbu a écrit : « au cours de la huitième assemblée générale des Nations unies de décembre 1954, l’ex-président Eisenhower a donné un discours intitulé « Atomes pour la paix. » Sa stratégie a été d’assigner des technologies importantes à d’autres pays pour les intégrer dans le bloc américain, assurant ainsi son hégémonie dans la guerre froide contre l’Union soviétique. Que le Japon, le seul pays à avoir souffert de toute la puissance d’armes nucléaires, accepte d’accueillir la technologie nucléaire était d’une énorme importance stratégique. »

L’agent de la CIA « Podam »

Ce même article de journal cite Tetsuo Arima, chercheur en sciences de la communication et professeur de sciences sociales à l’université de Waseda, au sujet du politicien pro-nucléaire japonais Matsutaro Shoriki, qui est aussi un grand patron du secteur médiatique : « Après la guerre mondiale, la CIA a travaillé en étroite collaboration avec M. Shoriki pour faire progresser la campagne en faveur de l’introduction de l’énergie nucléaire au Japon. Elle l’a fait parce que cet homme disposait non seulement des relations nécessaires dans la politique et l’économie, mais également du pouvoir de mobiliser son empire de presse et de télévision. »
Durant des années de recherches aux Archives nationales des États-Unis, Arima a découvert 474 pages de dossiers de la CIA, documentant en détail les progrès de l’introduction de la technologie nucléaire au Japon. Il en cite le passage suivant : « Les relations avec Podam ont maintenant atteint le point où une coopération complète peut être initiée. »

Matsutaro Shoriki...travaillait pour la CIA.

Matsutaro Shoriki…travaillait pour la CIA.

« Podam » était le nom de code d’un membre du Parlement et informateur de la CIA, Matsutaro Shoriki, qui allait devenir plus tard président de l’Autorité de l’énergie atomique qu’il avait fondé lui-même, et aussi ministre des sciences et de la technologie. Shoriki est aujourd’hui considéré comme le père de l’énergie nucléaire japonaise.

Le Goebbels japonais

La carrière de Shoriki aurait été impensable sans ses relations étroites avec la CIA et le Pentagone. En tant que chef de la police politique durant la guerre, il était directement responsable de la chasse et de l’écrasement des syndicats, des communistes, socialistes et tous opposants à la guerre. Plus tard, il est devenu membre de la chambre haute du Parlement [Sénat] et chef du service de renseignement du ministère de l’intérieur, qui était en charge de la guerre idéologique et de la propagande. Il avait acheté le journal Yomiuri Shimbun dès 1924. Ce journal allait devenir le principal porte-parole des va-t-en-guerre et de la dictature militaire dans les années 1930 et 1940. C’est aujourd’hui le journal le plus lu au Japon, avec près de dix millions de lecteurs. On peut dire que Shoriki était le Joseph Goebbels du Japon.

Après la Guerre, il a été emprisonné en tant que criminel de guerre majeur durant trois ans. Cependant, son cas n’a jamais été poursuivi. En fait il a été relâché sans procès. La CIA et le ministère de la défense américain avaient besoin de ses talents et de son influence pour appliquer la politique d’Eisenhower au Japon. Des fichiers secrets du gouvernement américain montrent que la CIA et le Pentagone ont fourni des fonds, des dizaines de millions de dollars, pour la construction de l’empire médiatique de Shoriki – il était également le fondateur de la première chaîne de télévision privée au Japon, Japan TV, ainsi que de la fédération professionnelle de Baseball japonaise. [2]

Shoriki que l'on voit à gauche de cette photo de 1934,aurait même pu  s'entretenir avec l'illustre Babe Ruth.

Shoriki que l’on voit à gauche de cette photo de 1934,aurait même pu s’entretenir avec l’illustre Babe Ruth.

À cette époque, le peuple japonais était toujours traumatisé par la destruction de Hiroshima et Nagasaki, et réagissait avec horreur à toute mention de l’énergie atomique, que ce soit pour un usage pacifique ou comme arme. En mars 1954, un autre événement a secoué le public japonais. Un chalutier japonais a été tellement contaminé par les radiations au cours d’un test d’une bombe à hydrogène sur l’atoll de Bikini qu’un membre d’équipage est mort et beaucoup d’autres ont été sérieusement blessés, alors que le bateau était dans une zone déclarée sans dangers par les autorités américaines. Le sentiment anti-nucléaire s’est alors développé en un large mouvement populaire contre les États-Unis. Pour pouvoir appliquer la politique d’Eisenhower au Japon, la CIA avait besoin de ce criminel de guerre, Shoriki, pour créer un climat favorable à l’énergie nucléaire et distraire l’attention de la population des questions politiques en général. [3]

La remilitarisation du Japon

Cela correspondait aux intérêts de Shoriki, bien qu’il ait des intentions quelque peu différentes de celles de la CIA. Le 20 avril 1952, son journal, le Yomiuri Shimbu publiait un article intitulé : « Le gouvernement commande un plan concret pour l’établissement d’un ministère des sciences et de la technologie en préparation du réarmement et de la production d’armes. » L’article se poursuivait en citant Kantaro Suzuki, le dernier amiral de la flotte impériale et Premier ministre lors de la capitulation du Japon : « Nous avons perdu cette guerre à cause de notre manque de science. Par conséquent, il est de notre devoir de promouvoir la science afin de reconstruire le Japon. » Pour Suzuki, cependant, « reconstruire le Japon » signifiait restaurer l’empire japonais.

Shoriki, ardent nationaliste, était réticent à n’être qu’un pion de la CIA pour sa propagande. Au contraire, il voulait utiliser la CIA et le pentagone pour ses propres fins. Son plan était d’exploiter ses relations avec eux pour devenir chef du gouvernement, et refaire du japon une superpuissance militaire.
Le ministère de la science et de la technologie – prédécesseur du ministère de l’éducation et de la science – a été créé par Shoriki lui-même. Avec pour slogan de campagne, « une nouvelle révolution industrielle grâce à l’énergie nucléaire, » il est devenu député, puis président de sa propre création, l’Autorité de l’énergie atomique, qui est devenue par la suite le ministère des sciences et de la technologie. Masao Maeda, l’un des collègues de Shoriki au Parti libéral démocrate (PLD), a rédigé le projet de loi de création de ce ministère. Il définissait la tâche d’un des services de ce ministère, l’Institut central pour la science et la technologie dans ces termes : « la recherche sur les technologies d’armement, y compris les armes nucléaires. » [4]

Karl Mundt, un sénateur républicain de droite qui avait rédigé la loi créant la Voice of America (VOA, la radio de propagande anti-communiste pour les forces armées américaines en Asie), avait envoyé un de ses assistants, Henry Holthusen, au Japon rencontrer Shoriki pour y monter une version télévisée de VOA. Il y coopérait avec la compagnie Unitel pour diriger une station de télévision pour l’armée américaine qui diffusait dans tout l’Extrême-Orient. [5]

Shoriki collaborait avec Holthusen. Il usa de ses relations avec le Pentagone – par l’intermédiaire du cabinet d’avocats Murphy, Duiker, Smith et Burwell à Washington – pour passer un accord avec le ministère de la défense américain concernant l’argent dont il aurait besoin pour monter la station de télévision. [6]

Shoriki et Nakasone,les pères de l'énergie nucléaire au Japon. Deux grands amis de la CIA.

Shoriki et Nakasone,les pères de l’énergie nucléaire au Japon.
Deux grands amis de la CIA.

Nakasone, le bras droit de Shoriki

Il devenait de plus en plus difficile à la CIA et au Pentagone de contrôler Shoriki. Les États-Unis n’avaient aucune intention d’équiper leur ex-ennemi de la seconde Guerre mondiale en technologies d’armes nucléaires. La politique d’Eisenhower était plutôt de rendre la société japonaise bienveillante envers l’énergie nucléaire pour que, d’une part, les armes atomiques américaines puissent être stockées partout où on en avaient besoin, et en second lieu qu’un grand marché s’ouvre au Japon pour l’industrie nucléaire civile américaine.

C’est la raison pour laquelle le savoir-faire technologique nucléaire n’a été communiqué que sous la stricte supervision du gouvernement américain et seulement sur le sol américain. Ainsi, la plupart des ingénieurs nucléaires de la Compagnie d’électricité de Tokyo ont été « formés » dans une école établie en Illinois, l’International School of Nuclear Engineering, qui était gérée par la Commission de l’énergie atomique. Cependant, le savoir-faire transmit était insuffisant pour développer des réacteurs au Japon, et ne permettait que de faire fonctionner les centrales clefs en main que les États-Unis leur vendaient. [7]

Mais Shoriki s’intéressait d’abord à la technologie militaire. Les premiers réacteurs qu’il a construits en tant que chef de l’Agence de l’énergie atomique au Japon étaient d’un autre type : les réacteurs Calder Hall anglais, développés au départ pour la production de plutonium militaire. L’utilisation de leur chaleur résiduelle pour la production d’électricité n’était qu’un sous-produit.

Les États-Unis ont été atterrés par la machination de Shoriki, et celui-ci a eu de plus en plus de mal d’obtenir un soutien de la part de la CIA ou du Pentagone. Son objectif de s’emparer du gouvernement au Japon ne pouvait plus se réaliser.

 

Voici la conclusion d’un article en deux parties sur les antécédents historiques sur le désastre nucléaire de Fukushima. La première partie a été publiée le 30 juin 2011.

Si Matsutaro Shoriki, ex-criminel de guerre, magnat des médias et chef de l’agence nucléaire japonaise, avait perdu le soutien des Américains, et perdu tout espoir de prendre le contrôle du gouvernement japonais, son élève et bras droit, Yushiro Nakasone, est parvenu à donner une suite à ses plans.

Nakasone a succédé à Shoriki au poste de chef du ministère des sciences et techniques, puis il fut ministre de la défense et finalement Premier ministre de 1982 à 1987. Nakasone écrivit ses mémoires en 1996, dans lesquelles il dit : « J’ai travaillé comme assistant de M. Matsutaro Shoriki, qui avait été président du département des sciences et technologies. J’ai écrit toute la législation sur l’énergie nucléaire, par exemple, la loi de création de l’Autorité de l’énergie nucléaire, la loi pour le développement des matières premières nucléaires, la loi de création de l’Institut de recherche nucléaire, celle de l’Institut du combustible nucléaire… » [8]

Quand il était un jeune officier de la marine, Nakasone avait vu le largage de la bombe atomique sur Hiroshima. Il écrit dans son autobiographie : « j’ai vu le champignon nucléaire depuis ma base d’opérations navales à Takamatsu. Intuitivement j’ai senti que le futur de l’ère nucléaire avait commencé. » [9] Ce n’étaient pas les 200.000 personnes tuées d’une manière aussi horrible, ni l’agonie ou la mort lente des victimes survivantes dues aux radiations qui l’intéressaient. Sa réaction n’a été que d’anticiper l’ère à venir où le Japon aurait la puissance nucléaire.

Yuko Fujita, professeur de physiques à l’université Keio, a décrit ainsi le rôle de Nakasone dans un article présenté lors d’une réunion annuelle de la Société japonaise de physique :

« En 1953, il a été approché par un certain Mr. Coulton, officier du contre-espionnage au Quartier général du Général Douglas McArthur, et invité à un séminaire à l’Université d’Harvard organisé par [Henry] Kissinger. Après ce séminaire, Nakasone a rencontré Hideo Yamamoto, homme d’affaires de l’entreprise Asahi Glass devenu étudiant à l’Université de Columbia, pour recevoir plus d’informations sur l’énergie nucléaire. Yamamoto lui a dit qu’il : « était intéressé en particulier par les armes nucléaires. Puisqu’il était partisan du réarmement japonais, je suppose qu’il voyait les armes nucléaires comme un impératif pour le Japon. »

La propagande américaine  se fit entendre ,sur le plan international par le slogan de "Atoms for Peace".

La propagande américaine se fit entendre ,sur le plan international par le slogan de « Atoms for Peace ».

Le début du programme nucléaire

Dès son retour, Nakasone a commencé à préparer un budget spécifique pour la recherche nucléaire, un budget supplémentaire. Après avoir mené une rapide procédure de négociations parlementaires durant trois jours, il est parvenu à faire passer le projet de loi, finalement adopté par les deux chambres du Parlement le 4 mars 1954. Ainsi, le premier programme nucléaire du Japon a été créé avec un budget de 235 millions de yens. (Cette somme particulière était l’idée de Nakasone lui-même, il a dit plus tard que le nombre de millions était inspiré de l’élément Uranium 235).

Cette rapidité était nécessaire en raison du récent incident du chalutier japonais au cours du test de la bombe à hydrogène dans l’atoll de Bikini en mars 1954, le navire allait rentrer au Japon 14 jours après. Cet accident allait obséder le public japonais des années durant.

Nakasone est devenu chef du ministère des sciences et de la technologie dans le gouvernement Kishi à la fin des années 1950. Comme Shoriki, Shinsuke Kishi avait été emprisonné pour son rôle durant la guerre, mais il avait été libéré par la CIA puis était devenu Premier ministre. Sous Kishi, Nakasone est devenu le maître d’oeuvre du programme nucléaire japonais.

Dans son autobiographie, Kishi écrit sur l’importance du programme nucléaire : « la technologie nucléaire peut être utilisée à des fins pacifiques ou militaires. […] le Japon n’a peut-être pas d’armes nucléaires, mais il peut augmenter son influence dans l’arène internationale en augmentant sa capacité potentielle à en avoir. »

Nakasone était président de l’Autorité de l’énergie atomique quand il a publié le premier « Programme pour le développement long terme et l’utilisation de l’énergie nucléaire » en 1961. C’est ce programme qui a lancé la création des centrales nucléaires telles que celle de Fukushima. Leurs réacteurs étaient fournis par la compagnie américaine General Electric, c’était des installations clefs en main conformes aux plans originaux de la CIA. Les contrats de construction de la plupart des centrales japonaises sont allés à la même compagnie : le groupe Kajima, dont le chef faisait partie de la famille de Nakasone.

Durant la construction de la plupart des centrales nucléaires au début des années 1970, Nakasone occupa deux postes ministériels : ministre du commerce et de l’industrie et ministre des sciences et de la technologie. Il était par conséquent à même d’user de tout son pouvoir dans la politique énergétique et dans le programme nucléaire.

Le mouvement d’opposition à l’ANPO

Comme nous l’avons déjà mentionné, l’introduction de l’énergie nucléaire a été très généralement mal reçue dans la population japonaise.Les expériences de Hiroshima et Nagasaki à la fin de la deuxième Guerre mondiale l’expliquant en grande partie. Durant les années 1950 et 1960, le mouvement anti-nucléaire s’est développé en un mouvement de masse contre la présence militaire américaine, atteignant son apogée avec les légendaires luttes anti-ANPO (l’acronyme du Traité de défense mutuelle américano-japonais). Ce mouvement a organisé de véritables grèves générales contre la prolongation de l’accord de défense avec les États-Unis. L’Etat a réagi par des violences policières brutales.

En fin de compte, toutes ces manifestations et ces mouvements d’opposition – y compris les grandes manifestations étudiantes de 1968-69 – ont été battues, parce que l’Etat et le lobby nucléaire ont été en mesure de s’appuyer sur le Parti communiste japonais et la direction des syndicats pour tenir cette opposition sous leur contrôle, puis la trahir. Le Parti communiste japonais, qui n’avait rien à voir avec un programme authentiquement socialiste, avait au début soutenu ouvertement la politique nucléaire de l’Etat. Il jouissait d’une grande influence, en particulier dans les services publics, jouant par exemple le premier rôle dans le syndicat des enseignants.

L’Etat s’est alors orienté vers un alignement systématique de sa politique éducative sur le programme nucléaire. Ainsi, des chapitres sur l’énergie nucléaire ont été inclus dans les livres obligatoires de toutes les écoles, pour implanter fermement chez les élèves dès le plus jeune âge l’idée que l’énergie nucléaire était une forme d’énergie sûre pour l’avenir. Les livres d’école japonais étaient contrôlés par le ministère de l’éducation et des sciences, le même qui gérait le programme nucléaire.

Des mesures réglementaires et économiques diverses ont ensuite mené à rendre les pouvoirs publics locaux dépendants des centrales nucléaires.

L’importance militaire des projets d’énergie nucléaires

Les opérateurs de centrales nucléaires ont exercé une grande influence sur le gouvernement national durant des années. Cela a contribué au fait que les risques de l’énergie nucléaire pour la sécurité des populations soient largement ignorés. L’aspect militaire des politiques énergétiques nucléaires est encore plus important et toujours d’actualité. Pour le démontrer, quelques faits doivent encore être mentionnés.

Plus de 52 milliards de dollars ont déjà été investis dans la construction de deux usines de retraitement à Rokkashomura et Tokaimura, et du réacteur à surgénération de Monju. À elle seule, l’usine et les équipements annexes de Rokkashomura coûtera au total 100 milliards de dollars – une somme qui dépasse toutes les estimations de sa viabilité économique. Toutes ces installations sont situées dans des zones propices aux

tremblements de terre et aux tsunamis. Plus de 4000 tonnes de matières radioactives sont stockées dans ces usines, c’est-à-dire une quantité plusieurs fois suffisante pour rendre tout le pays inhabitable en cas d’accident de catégorie 7. Et il y a déjà eu des accidents sérieux dans les trois (entraînant des décès dans le cas de Tokaimura).

Ces trois installations seraient capables de produire des armes nucléaires et sont étroitement liées à l’entreprise Mitsubishi, le plus gros producteur d’armes au Japon, qui produit entre autres des missiles balistiques, des avions de combat, des missiles guidés, des navires de guerre etc. Mitsubishi a supervisé la conception et la construction de ces installations.

Le chef de la compagnie qui gère l’usine de retraitement de Tokaimura, l’Institut de recherche sur l’énergie atomique du Japon, est Kaneo Niwa, qui était auparavant PDG de la division Industries lourdes de Mitsubishi. Son prédécesseur, Taizo Shoda, était à l’initiative du projet de surgénérateur de Monju. Il venait également de la division industries lourdes de Mitsubishi, comme son successeur, Yotaro Lida, qui avait présidé le comité de direction à Rokkashomura et Tokaimura.

Minimiser la catastrophe de Fukushima est d’une importance cruciale pour ces gens, non seulement pour des raisons économiques (maintenir en fonctionnement les 54 autres centrales nucléaires) : mais aussi pour pouvoir appliquer les plans militaires de l’Etat pour l’avenir.

Au départ de l,explosion,on voit bien le champignon caractéristique.Les retombées seront énormes.

Au départ de l,explosion,on voit bien le champignon caractéristique.Les retombées seront énormes.

Fukushima était prévisible

Il y a vingt ans, la Commission américaine de régulation du nucléaire, avait prévenu dans son rapport sur la sécurité NUREG 1150 que les équipements auxiliaires de certains réacteurs (comme les générateurs de secours fonctionnant au diesel, les réservoirs de stockage d’eau, etc.), ne supporteraient pas les effets des tremblements de terre. Les réacteurs mentionnés incluaient le type Mark I, celui de Fukushima. Cette institution affirmait qu’il était très probable que les circuits de refroidissement auraient une défaillance en cas de tremblement de terre. L’autorité de la sécurité nucléaire japonaise et TEPCO (les opérateurs des réacteurs) – qui étaient responsables, entre autres, des réacteurs à Fukushima – ont ignoré ce rapport.

Hidekatsu Yoshii, physicien nucléaire et député, avait défié le président du Comité de sûreté nucléaire au cours d’un débat parlementaire en octobre 2006, disant : « Il y a un risque de fusion lié à une défaillance du système de refroidissement dans 43 centrales nucléaires (dont Fukushima 1), parce qu’ils sont conçus d’une manière qui garantit que les lignes électriques seraient endommagées par des tremblements de terre, causant une coupure de courant totale ; ou l’apport d’eau de refroidissement pourrait être entravé en cas de raz-de-marée important. »

En décembre de la même année, Yoshii a à nouveau insisté auprès du cabinet pour qu’il prenne des mesures pour protéger la population contre les tremblements de terre majeurs qui auraient des effets sur le fonctionnement des centrales nucléaires. Le Premier ministre de l’époque, Shinzo Abe (du Parti libéral démocrate), avait répondu négativement en affirmant qu’une défaillance des générateurs de secours au diesel ou une défaillance du système de refroidissement ne s’était jamais produite au Japon.

Yukinobu Okamura, géologue et directeur de l’Institut national pour la science industrielle de pointe et la technologie, avait examiné en 2004 l’étendue des traces d’un raz-de-marée qui avait frappé la région de Fukushima au neuvième siècle. D’après ses recherches, le raz-de-marée avait produit des vagues si hautes qu’elles avaient causé des dégâts jusqu’à 5 à 6 km à l’intérieur des terres. En 2009, il présenta ses conclusions à un comité parlementaire sur les risques sismiques pour les centrales nucléaires, insistant pour que TEPCO prenne les mesures de sécurité nécessaires en cas de raz-de-marée à Fukushima. Mais la réponse de TEPCO a été d’affirmer que les données disponibles n’étaient pas suffisantes pour justifier de telles précautions.

 

Notes

[1] 1 terabecquerel est égal à 10 à la puissance 12 becquerels

[2] Arima : Genpatsu, Shoriki, CIA (Les centrales nucléaires, Shoriki et la CIA), éditions Shinchosha, 2008.

[3] Voir : Crypto-convergence, Media, and de Cold War : The early Globalization of Television Networks in the 1950, Conférence Media in Transition, MIT, mai 2002 ; James Schwoch, Northwestern University, Center for International and Comparative Studies

[4] Rapport sur « les problèmes de l’énergie atomique du Japon », publié par l’Association des scientifiques démocratiques, département de physique, 1953, p. 21

[5] Jack K. MacFall-Holthusen, 4 avril 1952, TV Worldwide Network Japan, Holthusen Papers, Box 8 à la bibliothéque Herbert Hoover.

[6] Telecommunication Network System for Japan: Memoranda and Exhibits Prepared and Presented by Murphy, Duiker, Smith, & Burwell, Overseas Information Program Subcommittee, Section I, pp. 1-4, Hickenlooper Papers 86, Bibliothèque Herbert Hoover.

[7] Genpatsu e no Keisho (l’Énergie nucléaire bombe à retardement), Katsuo Uchihashi, Kodansha 1986, p. 69, ff.

[8] Yasuhiro Nakasone : 50 Years of Postwar Politics, publié par Bungei Shunju, 1996, p. 170

[9] Yasuhiro Nakasone : Politics and Life, éditions Kodansha, 1992, p. 75

[10] « Military Aspects of Japan’s Nuclear Policy », article présenté à la réunion annuelle de la Société de physique japonaise, 2004

 

 

 

Alerte Majeure: catastrophe nucléaire en cours à 655 mètres sous terre au centre de stockage de déchets radioactifs du Nouveau Mexique

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Depuis le 5 février 2014, une catastrophe nucléaire est en cours au centre de stockage profond de déchets radioactifs au Nouveau Mexique (USA). Un incendie dans la zone nord puis, 9 jours plus tard, un relâchement de radioactivité dans la zone sud se sont produits au WIPP (Waste Isolation Pilot Plant) qui est prévu pour entasser 176 000 m3 de déchets transuraniens contenant notamment de l’Américium et du Plutonium, issus d’activités nucléaires de défense (recherches militaires et production d’armes nucléaires). Un ou plusieurs containers se sont ouverts, à 655 mètres sous terre, suite à une explosion d’origine chimique. La radioactivité la plus terrible – Plutonium, Americium – s’est échappée et s’échappe encore.

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Le Centre états-unien de stockage de déchets radioactifs en profondeur (1) pourrait bientôt voir le jour aussi en France. C’est en tout cas ce que veulent à tout prix le lobby nucléaire et les gouvernements français successifs qui tentent d’imposer leur décision criminelle dans la région de Bure (Champagne). Objectif : cacher aux yeux de tous la merde mortelle engendrée par le secteur du nucléaire civil et militaire. Et taire aux générations futures leur forfait qui durera jusqu’à un million d’années.

Ce qui se passe aux Etats-Unis, dans le silence assourdissant des médias occidentaux, préfigure la terrible réalité hexagonale tricolore si on les laisse faire.

20140206__WPPnidnt-0206_p5.jpgDepuis le 5 février 2014

Depuis le 5 février 2014, une catastrophe nucléaire est en cours au centre de stockage profond de déchets radioactifs au Nouveau Mexique (USA). Un incendie dans la zone nord puis, 9 jours plus tard, un relâchement de radioactivité dans la zone sud se sont produits au WIPP. Le Waste Isolation Pilot Plant est prévu pour entasser 176 000 m3 de déchets transuraniens contenant notamment de l’Américium et du Plutonium, issus d’activités nucléaires de défense (recherches militaires et production d’armes nucléaires). Ces containers proviennent du LANL (Los Alamos National Laboratory) qui mit et met au point les bombes atomiques. Ils contiennent du Plutonium et de l’Americium. Un ou plusieurs containers se sont ouverts, à 655 mètres sous terre, suite à une explosion d’origine chimique. La radioactivité la plus terrible – Plutonium, Americium – s’est échappée et s’échappe encore. Pendant plus d’un mois, plus personne n’a pu entrer dans les galeries d’accès. 

La catastrophe nucléaire s’est enclenchée suite à un « banal » incendie sur un camion utilisé, à proximité du puits, pour évacuer le sel excavé des alvéoles d’accueil des fûts de matières radioactives. Rapidement le dispositif d’extinction d’incendie, dont était équipé le camion, s’est déclenché, la ventilation des installations souterraines a été arrêtée.

20140206__WPPnidnt-0206_p3.jpgToutes les opérations de stockage ont dû être suspendues et l’évacuation en urgence de tout le personnel – plus de 650 personnes – a été décrétée. Mais six employés ont dû être transférés à l’hôpital en raison d’une possible inhalation de fumées toxiques et de gaz radioactifs.

Selon le Département Américain de l’Energie (DoE) il s’agit de l’incendie le plus sérieux qui se soit produit dans les installations souterraines du WIPP sous-entendant que d’autres incidents s’y sont déroulés antérieurement sans que cela n’ait été révélé.

Un autre incident le 14 février 2014

Le 14 février 2014 vers 23h30, une contamination radioactive élevée de l’air s’est également produite, confirmée par une alarme-balise située dans les installations souterraines à proximité d’une cavité en cours d’exploitation et de remplissage, depuis 2013, par des colis de déchets hautement radioactifs. L’air sortant des installations souterraines par le puits dédié a alors dû être dirigé, en urgence, vers un autre réseau d’évacuation à l’air libre équipé de filtres qualifiés de très haute efficacité (THE). Mais de la radioactivité d’américium et de plutonium s’est malgré tout échappée à l’extérieur de l’installation en contaminant la zone jusqu’à environ 800 mètres au nord-ouest du puits d’extraction d’air.

Un balise situé au niveau de la station d’échantillonnage située le long de la route d’accès au WIPP a enregistré la contamination radioactive de l’air. Mais ce n’est que 5 jour plus tard, le 19 février, que la contamination a été annoncée officiellement par le DoE et la presse. Pourtant, selon les documents actuellement disponibles, un pic de radioactivité avait eu lieu dès le 15 février jusqu’à atteindre un niveau total de 0,87 Bq sur le filtre de particules. Une autre station de mesure située sur le site détecte aussi la contamination radioactive sur un autre secteur (2)

Un niveau de radioactivité démentiel pendant au moins 15 heures

La simulation du panache radioactif relâché à l’extérieur de l’installation – simulation réalisée par le NARAC (3)- fondée sur les mesures effectuées à la sortie de l’émissaire de rejet d’air (après filtration) et sur les paramètres météorologiques au moment du rejet et durant 4 jours après celui-ci, montre que la radioactivité a pu atteindre 3,7 107 Bq (1 mCi) pendant 15 heures.

2014_USA_WIPPsurface.jpgLe nuage radioactif s’est dirigé vers le nord-ouest et a atteint la station située le long de la route d’accès au WIPP. Le NARAC a également estimé les doses liées à l’inhalation qui auraient pu être reçues par une personne se trouvant dans le trajet du panache. Ces doses seraient inférieures à 10 µSv à l’extérieur du site du WIPP et inférieures à 100 µSv sur le site. Autrement, bien que le « bruit de fond » (radioactivité permanente ambiante) dû aux transuraniens communément mesuré autour du centre soit de l’ordre de 0,004 Bq pour le Plutonium et 0,0005 Bq pour l’Américium, ces mesures seraient étonnamment dans les « normes états-uniennes ». Il y a là comme un mauvais remake du scénario TEPCO à Fukushima.

Même l’IRSN (l’Institut français de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire), peu suspecte de complaisance à l’égard des antinucléaires, doute quelque peu des déclarations officielles états-uniennes : « …ce qui semble indiquer un relâchement de particules radioactives par le puits de sortie d’air du WIPP pendant le bref moment entre l’occurrence de l’évènement et le passage de la ventilation en mode filtration. Sur ce dernier point, il est à noter que le directeur de la sûreté des déchets du SwRI5, centre de recherche et d’expertise nucléaire, a émis des réserves sur les performances des systèmes de filtration, qui n’ont jamais été testés« . Et l’organisme tricolore de préciser dans sa phraséologie poétique sinistre : « Il subsiste donc une incertitude sur le fait qu’une part d’air non filtré ait conduit à un relâchement direct d’activité en surface.  » Autrement formulé : une contamination radioactive par les terrifiants plutonium et américium a pu avoir lieu.

Pas un mais deux accidents en cours : des victimes

2014_WIPP_USA_installations-souterraines.jpgLe 26 février 2014 , la contamination interne à l’Américium 241 de 13 membres du personnel a été reconnue du bout des lèvres par les autorités états-uniennes, s’empressant de sortir aussitôt l’éternelle phraséologie nucléariste stipulant comme règle d’or à servir au peuple et aux médias  » qu’il serait prématuré de spéculer sur la base de ces résultats préliminaires quant aux effets sur la santé de cette contamination interne, ou quant au traitement qui pourrait être nécessaire. » Presque de l’ex-ministre Besson, dans le texte, lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Pourtant la terrible et mortelle contamination détectée dans des prélèvements de selles concerne à présent 17 salariés. Aussi, suivant de près la catastrophe en cours, l’IRSN précise dans une note d’évaluation :  » (que les prélèvements tendent à montrer) soit que la contamination n’a pas pénétré dans les poumons, soit que la contamination inhalée n’a pas été suffisante pour être passée, à des niveaux détectables, dans le sang puis l’urine.  » Contaminé, oui, mais pas tout l’organisme. La mort en sera donc plus lente et plus discrète.

Pas mieux qu’à Fukushima malgré la suprématie technologique

Fin mars 2014 le gestionnaire du site de stockage nucléaire espérait pouvoir envoyer une équipe dans les installations souterraines pour évaluer la situation et tenter de cerner ce qui s’est passé et ce qui se passe. Les scénarios envisagés seraient (selon la boule de cristal) soit un effondrement du plafond de la cavité de stockage (attention à Bure en Champagne, car les spéculateurs nucléocrates français affirment que ce n’est pas possible) ou bien l’écrasement et l’éventrement d’un fût de déchets radioactifs par un chariot à fourche. On voit que les super-ingénieurs voient large dans le champs des possibles incidents pouvant conduire à une catastrophe d’ampleur. Toujours est-il que ces rejets radioactifs sont considérés par l’exploitant comme sans lien avec l’incendie du 5 février. Compte tenu de la distance et du délai qui ont séparé les deux incidents, l’IRSN estime quant à elle  » que l’absence de lien entre eux est plausible mais que ceci doit être confirmé par les investigations à venir qui devraient permettre de faire la lumière sur l’origine exacte du « relâchement d’activité » (rejets radioactifs contaminants)« . 

Autrement dit : tout ce beau monde pseudo scientifiques et de hauts niveaux techniques patauge dans la mare de ses croyances criminelles et n’en sait pas plus que le balayeur de la chocolaterie de Pont-a-Mousson.

De la chair à canon pour masquer la gloire déchue des nucléocrates

WIPP_USA_container-baille-db9d7.jpgImbu de sa suprématie mégalomaniaque le lobby nucléaire états-uniens (comme celui des autres pays) impose sa loi d’airain aux salariés. A l’image de la mafia c’est l’omerta qui préside à ses agissements. Aussi les salariés et notamment les ouvriers de base doivent se taire et ne sont pas autorisés à parler à la presse. D’autant que si jusqu’à présent leurs conditions de travail les exposaient aux doses radioactives dites « faibles » mais récurrentes, à présent ils vont devoir aller au casse-pipe et travailler dans des conditions d’isolement implacables : port de combinaisons lourdes et pesantes à chaque instant puis décontamination systématique durant des heures car, comme le reconnait le représentant états-uniens de la commission « santé » de l’agence des Nations Unies de l’Energie atomique : “Médicalement parlant, c’est très, très difficile d’extraire et d’éjecter la radioactivité de votre corps.” 

Ce n’est qu’en avril que des investigations prudentes et dangereuses peuvent être tentées. A l’image des catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima les pontes du nucléaire des Etats-Unis sont désarçonnés et dans le désarroi car jamais au grand jamais ils n’ont envisagé que leurs magnifiques plaquettes et scénarios de gestion de crises nucléaires puissent être inopérants et à mille lieux du réel. En tout les cas, ils avaient fini par croire à leurs propre propagande et mensonges.

Alors, à présent, il s’agit d’explorer pour tenter d’approcher la réalité. A plusieurs reprises des salariés sont expédiés en éclaireurs dans les couloirs souterrains à plusieurs centaines de mètres sous la surface du sol. Harnachés et prudents ils doivent avancer en milieu hostile et contaminé avec comme seule arme une caméra dont les images sont suivies et récupérées plus haut à l’air libre. Une tentative d’exploration se déroule le 30 avril 2014, puis le 10 mai, puis le 15 mai. A la lumière d’une torche électrique et par tâtonnements successifs.

Le 24 avril une prise de vue publiée dans la presse montrait l’intérieur d’une « alvéole » le jour précédent la catastrophe : des rivets apparaissent déjà mal en point, cassés et plusieurs fissures se sont créées au dessus des containers. Le sol bouge, la radioactivité détériore les installations et les sacs de magnésium soi-disant prévus pour une durée protectrice de plus de 10 000 ans. Mais comme les appareils de mesures de radioactivité indiquent des niveaux incompatibles avec les prévisions des « têtes d’œufs », bien trop supérieurs, ils ont jugé qu’il ne pouvait s’agir que de dysfonctionnements des appareils et à partir de là qu’il fallait les débrancher pour cause de malfonction. La réalité ne correspond pas aux prévisions alors la réalité se trompe. Simple n’est-ce pas ? Et certains parlent encore d’un secteur scientifique, rationnel et de haute technologie… Pourtant la vue des sacs éventrés et des rivets détériorés aurait dû les affoler. Mais non.

Écrans de fumée et enfumage de la population

Ce que vont révéler les jours suivants est une succession de scénarios et montages d’explications approximatives et floues visant à noyer le poisson et à diluer, comme toujours, les responsabilités. On va créer un mouvement de rideaux de fumées pour lancer la presse et la population états-unienne vaguement informée sur des pistes toutes aussi erronées les unes que les autres.

2014_USA_WIPP_entree.jpgSi le Département d’Etat à l’Energie nucléaire (DEO) reconnait du bout des lèvres qu’il pourrait y avoir eu une erreur de conception de certains containers, le DOE se garde bien de préciser lesquels et leur nombre. Et d’affirmer ainsi en substance qu’il n’y aurait pas eu délitement du plafond et de la structure des alvéoles mais quelque chose de magique, tel un feu spontané qui aurait provoqué des explosions et détérioré les fûts et containers de déchets radioactifs. Et tout ça à cause de nouveaux matériaux organiques utilisés comme absorbant à la place de matériaux inorganiques. Matériaux utilisés, comme il se doit un peu partout dans le monde opaque du nucléaire, pour solidifier les déchets liquides. Ah ces écolos qui arrivent maintenant même à s’infiltrer sous terre. Ça y est, voilà les responsables.

Et de lancer leurs chiens de garde idéologiques dans la presse pour mettre en scène le nouvel écran de fumée. Le magazine « Forbes » avec son article « Nuclear Waste Leak Traced To Kitty Litter » (les fuites sont dues à de la litière pour chat) est chargé de donner le ton. Pourtant tout scientifique spécialiste des effets chimiques sait pertinemment que cette fameuse « litière pour chat » (qui n’est pas de la litière pour chat évidemment) n’est autre que l’indispensable absorbant (4) évitant que les sels de nitrate s’assèchent, prennent feu et enclenchent la catastrophe. Sauf que si un incendie s’est déclaré dans ces conditions, d’autres vont suivre inéluctablement.

wipp-workersL’éternelle stratégie de manipulation et de propagande des nucléocrates est donc activée : « dormez en paix braves gens nous veillons sur vous, faites-nous confiance et habituez-vous à vous relaxer et ne pas stresser car cela augmente votre fragilité à la radioactivité, et puis habituez-vous aussi peu à peu à la destruction atomique de vos organes et ainsi vous pourrez vivre en zone contaminée radioactive plus longtemps. Et ainsi nous pourrons continuer avec le stockage en profondeur de la merde radioactive que nous générons« .

Un remake américain du scénario allemand

Mais ce qui se passe aux Etats-Unis dans la mine de sel du WIPP ressemble trop à ce qui se passe dans la mine de sel allemande de Asse pour qu’une simple attitude objective n’établisse pas le lien cruel pour les nucléocrates : il n’est pas possible techniquement d’enfouir les déchets radioactifs en profondeur sous la surface de la terre. La terre vit et bouge, la radioactivité (destruction de l’atome) attaque tout ce qui existe : matériau et vivant. Sans évoquer aussi la déliquescence éthique et la monstruosité morale de telles options d’enfouissement.

2014_USA_Wipp_stockage-dechets-radioactifs.jpgDans la salle 7 du panel 7 au WIPP il y aurait 54 containers identiques à celui qui est éventré, dans le panel 6 il y en aurait 238. Au total il y a 369 fûts au fond du WIPP et 57 à Los Alamos. Quelque part ailleurs, dans le WCS (Waste Control Specialists) il y en aurait 116. Le WCS ? : une décharge privée cotée en bourse, propriété du milliardaire texan Harold Simmons, qui a obtenu une licence unique pour l’élimination des déchets radioactifs depuis 2009 et dont le ministère américain de l’Énergie (DOE) se servit comme installation de stockage temporaire de déchets radioactifs. Le privé a été autorisé à faire venir ces déchets lucratifs par la route en traversant 36 états américains. Le fun !

L’état du Nouveau Mexique à l’ouest du Texas : le Tricastin-Cadarache-Marcoule américain

2014_USA_Los-alamos_Nouveau-Mexique.jpgLe Nouveau-Mexique est l’état nucléaire par excellence. Il correspond à ce que les français subissent en vallée Rhône-Durance. Une multitude d’installations nucléaires civiles et militaires disséminées sur des milliers d’hectares. En premier le Marcoule/Cadarache états-uniens  : le Los Alamos National Laboratory (LANL), l’usine de fabrication des bombes atomiques qui seront testées sur le Trinity site et le White Sands Missile Range. Un espace de 8300 km² dédiés à l’explosion de bombes atomiques. Puis vient le trio infernal états-uniens correspondant au Marcoule/Cadarache/Tricastin du CEA : la « Sandia Base ». Une base de développement, de test des armes atomiques américaines, devenu le Sandia National Laboratory (à l’image en France du Commissariat à l’Energie Atomique devenu le CEA-EN . EN pour « Énergie Nouvelle » sous-entendues « renouvelables »). Suit aussitôt ce qui devait s’implanter possiblement en Provence mais que les nucléocrates ont finalement décidé de tenter d’imposer à Bure en Champagne: le « Waste Isolation Pilot Plant (WIPP) » : site d’enfouissement profond dont il est question dans cet article. Et en début de chaîne, l’Eurodif/Georges Besse de Tricatin version américaine : « URENCO enrichment plant » , usine d’enrichissement d’uranium et « International Isotopes », une entreprise privée détenant un brevet de traitement de l’uranium. Auxquelles s’ajoutent aussi le « Waste Control Specialists (WCS) » : entreprise privée gérant des sites d’entreposage et de stockage de déchets radioactifs et de nombreuses mines d’uranium. Ici, en vallée du Rhône s’ajoutent la centrale nucléaire électrique de Tricastin (sous licence états-uniennes « Westinghouse ») et d’autres installations de traitement de l’uranium et des déchets radioactifs, et à Cadarache les installations nucléaires militaires spécialisées notamment dans les sous-marins nucléaires.

Ce que vont tenter les nucléocrates états-uniens
2014_WIPP_USA_puits.jpgA quelques jours de la fin du mois de mai 2014 plus de 500 fûts de déchets radioactifs sont possiblement en situation d’exploser. Pris de panique et n’ayant pas de solution face à la catastrophe en cours, et qui peu empirer encore, le gestionnaire du WIPP envisage de boucher dans l’urgence les salles souterraines qui contiennent les fûts radioactifs. Sera-ce assez pour éviter l’apocalypse ? nul ne peu l’affirmer. Le sarcophage de Tchernobyl, construit en toute hâte pour recouvrir le réacteur ukrainien en perdition, fuit depuis plusieurs années. Un second sarcophage est en cours de construction par dessus (« Bouygues » en est l’un des bénéficiaires). Mais déjà les spécialistes et les autorités annoncent qu’il ne pourra pas tenir éternellement et que des fissures sur le béton laisseront s’échapper d’autres fuites radioactives… L’internationale du crime nucléaire est à l’œuvre.

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(1) WIPP: centre de stockage de déchets radioactifs situé au Nouveau-Mexique (Etats-Unis)

(2) Rapport IRSN mars 2014

(3) http://www.currentargus.com/carlsbad-news/ci_25066853/breaking-emergency-reported-at-waste-isolation-pilot-plant

(4) absorbants organiques : http://www.epa.gov/radiation/docs/w…

 

 

 

 

 

Alerte humains!/Humans alert!/Alerta Humanos!/Gli esseri umani avviso!/البشر في حالة تأهب

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Le capitalisme menace actuellement la totalité des formes de vie sur notre petite planète,la Terre. C'est un système social qui a légalisé le pillage des ressources naturelles et humaines,l'esclavage  des travailleurs et le meurtre  de nombreuses collectivités et d'individus. Ce système est l'héritage  des anciens rois d'Europe qui  donnèrent des mandats à des explorateurs pour revendiquer les terres ancestrales des Premières Nations  d'Afrique,d'Amérique,d'Océanie et d'Asie en leurs noms. Le vol et le pillage des terres ancestrales des Premières Nations ,une fois légalisé,a permis  l'augmentation de la puissance actuelle du Nouvel Ordre Mondial. En abolissant les frontières ,le pouvoir de l'argent et la compétition entre les humains pour dominer les uns et les autres ,nous ferons entrer toutes les Nations dans l'ÈRE NOUVELLE qui a débuté! Michel Duchaine ,chercheur et diseur de Vérités./ Capitalism is threatening all forms of life on our small planet Earth.  It is a social system that has legalized plunder of natural and human resources, the enslavement of workers and the murder of many communities and individuals.  This system is the legacy of the ancient kings of Europe who gave mandates to explorers claim to ancestral lands of First Nations in Africa, America, Oceania and Asia in their names.  Theft and plunder of ancestral lands of First Nations, once legalized, allowed the increase of the current power of the New World Order.  Abolishing borders, the power of money and the competition between humans to dominate each other, we will enter all the nations in the NEW ERA has started!  Michel Duchaine, Truthseeker and Truthteller./ El capitalismo está amenazando a todas las formas de vida en nuestro pequeño planeta Tierra.  Se trata de un sistema social que ha legalizado el saqueo de los recursos naturales y humanos, la esclavitud de los trabajadores y el asesinato de muchas comunidades y los individuos.  Este sistema es el legado de los antiguos reyes de Europa que dieron mandatos a los exploradores reclaman tierras ancestrales de las Primeras Naciones en África, América, Oceanía y Asia en sus nombres.  El robo y el saqueo de las tierras ancestrales de las Primeras Naciones, una vez legalizado, permitió el incremento de la potencia actual del Nuevo Orden Mundial.  La abolición de las fronteras, el poder del dinero y la competencia entre los seres humanos para dominar unos a otros, vamos a entrar en todas las naciones en la nueva era ha comenzado!  Michel Duchaine, investigador y representante de verdades./ Il capitalismo sta minacciando tutte le forme di vita sul nostro piccolo pianeta Terra.  Si tratta di un sistema sociale che ha legalizzato il saccheggio delle risorse naturali e umane, la riduzione in schiavitù dei lavoratori e l'assassinio di molte comunità e degli individui.  Questo sistema è l'eredità degli antichi re d'Europa che hanno dato mandato agli esploratori sostengono di terre ancestrali delle First Nations in Africa, America, Oceania e Asia nei loro nomi.  Il furto e il saccheggio delle terre ancestrali di First Nations, una volta legalizzata, ha permesso l'aumento della potenza corrente del Nuovo Ordine Mondiale.  L'abolizione delle frontiere, il potere del denaro e la concorrenza tra gli esseri umani per dominare l'altro, che entrerà tutte le nazioni nella nuova era è iniziata!  Michel Duchaine, ricercatore e diffusore di verità./ الرأسمالية يهدد جميع أشكال الحياة على كوكب الأرض الصغيرة لدينا.  بل هو نظام اجتماعي أباحت نهب الموارد الطبيعية والبشرية، واستعباد العمال وقتل العديد من المجتمعات والأفراد.  هذا النظام هو إرث من ملوك أوروبا القديمة الذي قدم إلى ولايات المستكشفين يدعون أراضي الأجداد من الأمم الأولى في أفريقيا وأمريكا وأوقيانوسيا وآسيا في أسمائها.  سرقة ونهب أراضي الأجداد من الأمم الأولى، مرة واحدة مصدقة، سمحت زيادة الطاقة الحالية من النظام العالمي الجديد.  إلغاء الحدود، وقوة المال والمنافسة بين البشر للسيطرة على بعضهم البعض، ونحن سوف يدخل جميع الدول في بدأ عصر جديد!  ميشال Duchaine، باحث ورئيس الحقائق.

Le capitalisme menace actuellement la totalité des formes de vie sur notre petite planète,la Terre.
C’est un système social qui a légalisé le pillage des ressources naturelles et humaines,l’esclavage des travailleurs et le meurtre de nombreuses collectivités et d’individus.
Ce système est l’héritage des anciens rois d’Europe qui donnèrent des mandats à des explorateurs pour revendiquer les terres ancestrales des Premières Nations d’Afrique,d’Amérique,d’Océanie et d’Asie en leurs noms.
Le vol et le pillage des terres ancestrales des Premières Nations ,une fois légalisé,a permis l’augmentation de la puissance actuelle du Nouvel Ordre Mondial.
En abolissant les frontières ,le pouvoir de l’argent et la compétition entre les humains pour dominer les uns et les autres ,nous ferons entrer toutes les Nations dans l’ÈRE NOUVELLE qui a débuté!
Michel Duchaine ,chercheur et diseur de Vérités./
Capitalism is threatening all forms of life on our small planet Earth.
It is a social system that has legalized plunder of natural and human resources, the enslavement of workers and the murder of many communities and individuals.
This system is the legacy of the ancient kings of Europe who gave mandates to explorers claim to ancestral lands of First Nations in Africa, America, Oceania and Asia in their names.
Theft and plunder of ancestral lands of First Nations, once legalized, allowed the increase of the current power of the New World Order.
Abolishing borders, the power of money and the competition between humans to dominate each other, we will enter all the nations in the NEW ERA has started!
Michel Duchaine, Truthseeker and Truthteller./
El capitalismo está amenazando a todas las formas de vida en nuestro pequeño planeta Tierra.
Se trata de un sistema social que ha legalizado el saqueo de los recursos naturales y humanos, la esclavitud de los trabajadores y el asesinato de muchas comunidades y los individuos.
Este sistema es el legado de los antiguos reyes de Europa que dieron mandatos a los exploradores reclaman tierras ancestrales de las Primeras Naciones en África, América, Oceanía y Asia en sus nombres.
El robo y el saqueo de las tierras ancestrales de las Primeras Naciones, una vez legalizado, permitió el incremento de la potencia actual del Nuevo Orden Mundial.
La abolición de las fronteras, el poder del dinero y la competencia entre los seres humanos para dominar unos a otros, vamos a entrar en todas las naciones en la nueva era ha comenzado!
Michel Duchaine, investigador y representante de verdades./
Il capitalismo sta minacciando tutte le forme di vita sul nostro piccolo pianeta Terra.
Si tratta di un sistema sociale che ha legalizzato il saccheggio delle risorse naturali e umane, la riduzione in schiavitù dei lavoratori e l’assassinio di molte comunità e degli individui.
Questo sistema è l’eredità degli antichi re d’Europa che hanno dato mandato agli esploratori sostengono di terre ancestrali delle First Nations in Africa, America, Oceania e Asia nei loro nomi.
Il furto e il saccheggio delle terre ancestrali di First Nations, una volta legalizzata, ha permesso l’aumento della potenza corrente del Nuovo Ordine Mondiale.
L’abolizione delle frontiere, il potere del denaro e la concorrenza tra gli esseri umani per dominare l’altro, che entrerà tutte le nazioni nella nuova era è iniziata!
Michel Duchaine, ricercatore e diffusore di verità./
الرأسمالية يهدد جميع أشكال الحياة على كوكب الأرض الصغيرة لدينا.
بل هو نظام اجتماعي أباحت نهب الموارد الطبيعية والبشرية، واستعباد العمال وقتل العديد من المجتمعات والأفراد.
هذا النظام هو إرث من ملوك أوروبا القديمة الذي قدم إلى ولايات المستكشفين يدعون أراضي الأجداد من الأمم الأولى في أفريقيا وأمريكا وأوقيانوسيا وآسيا في أسمائها.
سرقة ونهب أراضي الأجداد من الأمم الأولى، مرة واحدة مصدقة، سمحت زيادة الطاقة الحالية من النظام العالمي الجديد.
إلغاء الحدود، وقوة المال والمنافسة بين البشر للسيطرة على بعضهم البعض، ونحن سوف يدخل جميع الدول في بدأ عصر جديد!
ميشال Duchaine، باحث ورئيس الحقائق.

Forts séismes au Nicaragua, Chili, Papouasie-Nouvelle-Guinée

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Activité tectonique du 11 avril 2014

« Trois nouveaux séismes de forte amplitude ont frappé le Nicaragua, le Chili, et la Papouasie/Nouvelle-Guinée aujourd’hui. La forte activité tectonique qui secoue la planète depuis maintenant plusieurs semaines ne semble pas faiblir, hormis quelques rares périodes d’accalmie.

Comme je l’avais déjà évoqué, l’amplitude et la fréquence continue de ces secousses confirment l’idée selon laquelle un évènement majeur bien plus conséquent se profile dans un avenir proche. Comme le souligne Eaglefeather dans un commentaire sur les moutons enragés, d’autres séismes consécutifs bien que moins forts interpellent tout de même en Europe (Centre de l’Espagne, Sud-Est de la France, Centre de l’Italie, et Nord de la Mer Egée/sud d’Istanbul).

Il n’est pas impossible que la région sud-est de la France récemment impactée par un séisme le soit à nouveau dans les jours qui viennent. Si vous résidez dans cette zone, restez vigilants. »

La suite: http://www.le-veilleur.com/articles.php?idcat=1&idrub=2&id=1695

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