La Conspiration nazi: la Chambre d’ambre volée par les soldats du Reich aurait été localisée

PREMIÈRE PISTE

Le trésor russe légendaire pillé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale pourrait être caché dans une grotte des Monts Métallifères dans l’est de l’Allemagne.

Les chercheurs allemands Leonhard Blume, Günter Eckardt et Peter Lohr affirment que la fameuse Chambre d’ambre volée par les nazis en 1941 et dont les traces avaient été perdues lors de la Seconde Guerre mondiale se trouverait en réalité dans la grotte du Prince près de Dresde, dans l’est de l’Allemagne.

Les spécialistes racontent notamment qu’une «source fiable» leur a indiqué l’emplacement de la Chambre d’ambre ce qui les a poussés à entamer des recherches. Ils ont ensuite scanné le sol dans la grotte du Prince au moyen d’un radar et trouvé des cavités ressemblant à un bunker.

«Nous avons trouvé sur les murs des traces de câbles en acier qui ont été utilisés pour faire descendre des cargaisons. D’après les données du géoradar, il y a un système de tunnels secrets sous les grottes», ont-ils expliqué au journal The Daily Mail.

Ils précisent notamment qu’à proximité de la grotte du Prince se trouvait une gare où on avait vu en avril 1945 un train en provenance de Königsberg (des militaires allemands y avaient emporté la Chambre d’ambre en 1941), ce qui serait un avantage en faveur de la théorie des chercheurs allemands. Ils sont également d’avis que les grottes pourraient abriter le trésor du dernier monarque de l’Empire allemand, Guillaume II.

Pour l’instant, les spécialistes recherchent des fonds pour poursuivre leur recherche.

La Chambre d’ambre, un ensemble de panneaux d’ambre sculptée qui ornait autrefois les murs d’une chambre du Palais Catherine, a été volée par les nazis en 1941 et a disparu deux ans et demi plus tard. Depuis 70 ans, les chasseurs de trésors les plus fervents refusent de baisser les bras et cherchent à la retrouver.

Ce chef-d’œuvre légendaire, volé dans les environs de Saint-Pétersbourg (à Tsarskoïe Selo), représente une pièce murale recouverte d’éléments d’ambre sculptés. Une reproduction de la Chambre a été inaugurée en 2003 après presque 30 années de travaux au Palais Catherine à Saint-Pétersbourg.


UNE AUTRE  PISTE

A Wuppertal (Allemagne), Wilfried Fischer, un retraité de 64 ans, espère trouver la chambre d’ambre dans ce bunker.

Depuis 1945, nul n’a revu la pièce couverte d’ambre qui ornait le palais russe de Tsarskoïe Selo. Détruite par un incendie pour les uns, cachée par les nazis selon les autres, ce chef-d’œuvre inestimable fait toujours courir les chercheurs de trésors d’Allemagne et de Pologne.

Au coin de la rue, l’aventure. A un carrefour du centre-ville de Wuppertal, cité industrielle dans l’ouest de l’Allemagne, Wilfried Fischer, 64 ans, retraité d’une compagnie de canalisations, mène l’enquête. Treillis, veste militaire, bottes boueuses, casque de chantier, lampe frontale : bien équipé, il nous guide dans le sentier qui grimpe sur la colline, derrière l’arrêt de bus. Trois mètres plus loin, nous y voilà déjà. Devant une porte d’acier, Wilfried Fischer sort la clé confiée par la mairie et nous laisse pénétrer dans l’obscurité d’un bunker. Dans ce dédale de calcaire et de béton, où se succèdent cinq longues salles humides qui protégeaient des bombes les habitants à la fin de la seconde guerre mondiale, il cherche la « chambre d’ambre » : l’un des plus précieux trésors jamais disparus, dont la trace a été perdue en avril 1945. « Elle pourrait être là », prétend-il. Dans une pièce murée, derrière une paroi, ou dans un autre des 180 bunkers et tunnels de la ville, qui n’ont pas tous été explorés, serait caché ce joyau, surnommé la « huitième merveille du monde ».

Un cadeau de la Prusse à la Russie en 1716

Cette photo prise en 1917 est la seule disponible, en couleur, de la chambre originelle.

Cet ensemble de panneaux d’ambre finement sculptés a été façonné entre 1701 et 1713 à la demande du roi de Prusse, Frédéric Ier, pour décorer son château de Charlottenburg, à Berlin. Finalement exposée dans la résidence d’Oranienburg, un peu plus au nord, la chambre éblouit le tsar russe Pierre Le Grand, en visite en 1716. Pour renforcer l’alliance des deux pays, le successeur de Frédéric Ier, Frédéric-Guillaume Ier, la lui offre. Il reçoit, en retour, un étonnant présent : 55 soldats géants, ainsi qu’un navire bâti au port de Saint-Pétersbourg et un gobelet façonné par le tsar. La chambre est installée en 1771, dans sa version définitive de 96 mètres carrés, au palais de Tsarskoïe Selo, à Pouchkine, à 25 kilomètres de Saint-Pétersbourg. Malheureusement, à l’été 1941, l’offensive nazie prend de court l’URSS. Dans l’urgence, la chambre est cachée derrière des couches de tissus. En vain. Les nazis arrivent, démontent la pièce en trente-six heures et l’expédient à Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad), où elle est exposée dans un château. Au printemps 1945, c’est au tour des Soviétiques de mener l’offensive et aux nazis d’empaqueter leurs trésors. La précieuse pièce, démontée et répartie dans 28 caisses, est vue pour la dernière fois le 9 avril 1945. Le 11, les soldats russes envahissent le château de Königsberg, qui brûle intégralement. Aucune trace de la chambre d’ambre n’est retrouvée.

Huit Indiana Jones allemands sur les dents

Mais soixante et onze ans plus tard, 1 200 kilomètres plus à l’ouest, le retraité Wilfried Fischer est persuadé d’être sur sa piste, à Wuppertal. Sa conviction a été forgée par son ami Karl-Heinz Kleine. Cet ex-ingénieur de 70 ans préside une association d’Indiana Jones du dimanche, qui fouillent sans relâche les anciennes caches nazies de la région. Pour ces huit aventuriers de la Ruhr, la chambre d’ambre a été dissimulée dans les parages, sur l’ordre d’Erich Koch, gouverneur nazi de Prusse orientale (la région de Königsberg pendant la guerre). Lui seul avait le pouvoir de mettre à l’abri le trésor. « Il est né à Wuppertal et y avait des amis influents, capables de l’aider », indique Karl-Heinz Kleine. Depuis huit ans, lui et ses acolytes ont ratissé une trentaine de bunkers, percé quantité de murs et pioché sans se décourager dans une poignée de tunnels. L’un d’entre eux, le tunnel de Schee, qui traverse une montagne boisée à dix minutes du centre-ville, paraît fort suspect à Karl-Heinz Kleine et  à son jeune confrère Dennis Issel, 37 ans, commercial en assurances et arpenteur de bunkers lui aussi. « A la fin de la guerre, des avions de chasse étaient assemblés ici par la firme Homann, dont le directeur était un ami d’Erich Koch », indique Dennis Issel, à l’entrée de cette longue galerie. « Kleine pense que la chambre pourrait être cachée dans une pièce secrète ou une grotte naturelle, sous le tunnel ou pas loin », commente-t-il. Impossible de vérifier l’hypothèse, l’endroit ayant été transformé depuis en piste cyclable. « Nous avons cherché à la sortie, mais n’avons rien trouvé », regrette Dennis.

 

A Pouchkine, une réplique de la pièce précieuse

De 1979 à 2003, un extraordinaire travail de reconstitution, fondé sur les rares photos de la chambre, mobilisa plusieurs dizaines d’artisans, qui façonnèrent 6 tonnes d’ambre brut pour recréer la pièce, après vingt-quatre ans d’effort. Elle fut inaugurée, au palais de Tsarkoïe Selo, le 31 mai 2003, à l’occasion du tricentenaire de Saint-Pétersbourg, en présence de Vladimir Poutine et de nombreux dirigeants européens, dont Jacques Chirac

Persuadé que le trésor se cache dans ce bunker de Mamerki (Pologne), Bartlomiej Plebanczyk, directeur du musée de la ville, envisage de recourir à des équipements utilisés dans les pyramides d’Egypte pour trouver des salles secrètes.

La piste polonaise

Tous ceux partis sur la trace de la chambre d’ambre ont connu la même déconvenue. Depuis 1945, la quête a attiré des milliers d’amateurs du monde entier, dont Matthias Gluba, ingénieur allemand retraité. « Il existe une centaine de théories sur le lieu où elle serait cachée », précise-t-il, convaincu, pour sa part, que le trésor croupit dans un bois vers Auerswalde, dans l’est de l’Allemagne. L’écrivain allemand Mario Ulbrich a lui suivi, en 2011, un autre chercheur de trésors, Dietmar Reimann, lancé sur une piste dans la forêt de Poppenwald, au sud de Dresde. « Il a prouvé qu’une opération secrète y avait bien eu lieu début 1945, mais il n’est pas sûr qu’elle ait concerné la chambre d’ambre », nous confie l’auteur.
A ce jour, l’espoir le plus vif vient de Mazurie, région des grands lacs dans le nord-est de la Pologne. A Mamerki, lieu-dit paisible au milieu des bois, à 150 kilomètres au sud de Kaliningrad, une trentaine de bunkers secrets abritaient le haut commandement de l’armée nazie sur le front de l’Est. Le directeur du musée local, Bartlomiej Plebanczyk, est persuadé que le bunker 31, un bloc de béton de 6 mètres de haut sans entrée ni ouverture, abrite un trésor. « C’est trop haut pour de simples fondations », tranche-t-il. La chambre d’ambre serait-elle enterrée sous ces tonnes de ciment ? « Pour les nazis, c’était la cache la plus sûre à proximité de Königsberg », juge-t-il. Un vétéran de la Wehrmacht, l’armée allemande, confirme justement y avoir vu débarquer des caisses au printemps 1945. Enfin, « en 1975, la police polonaise avait amené ici Erich Koch, emprisonné après guerre », ajoute-t-il. Trois fouilles, menées par l’armée et les services secrets au début des années 1950, à la fin des années 1960, puis en 1975, ont tenté de percer ce cube à coups d’explosifs. En vain. En juillet dernier, Bartlomiej Plebanczyk a utilisé des moyens plus modernes : plusieurs carottes ont été forées, sur les indications d’un scanner, malheureusement erronées. « Nous recommencerons l’année prochaine avec des équipements utilisés dans les pyramides d’Egypte pour trouver des salles secrètes », promet-il.

Le pensionné Karl-Heinz Kleine croit qu’il connaît l’emplacement de la chambre d’ambre et qui l’a caché là. Selon Kleine, l’administrateur en chef des Nazis en Prusse orientale, Erich Koch, a caché le trésor dans sa ville natale de Wuppertal dans la région industrielle de la Ruhr.
Ca n’aurait rien d’étonnant de penser cela de Koch. Même les nazis ont été horrifiés par ses vols d’airain et l’utilisation des détenus du camp de concentration à des fins personnelles. Koch a été jugé pour corruption devant un tribunal nazi en 1944 et condamné à mort. Plus tard, il revient dans les faveurs des nazis et continue d’amasser sa fortune personnelle jusqu’à la fin de la guerre.
Une fois capturé en Pologne, il a été condamné à mort pour le meurtre de 72 000 Polonais et pour l’envoi de 200 000 autres dans des camps de travail. Mais il a encore échappé à sa peine. La mauvaise santé de Koch a empêché la Pologne d’exécuter sa condamnation à mort, et il a vécu en prison pendant 27 ans, sans se repentir jusqu’à la fin.

« Une sorte de monstre du Loch Ness »

Les spécialistes de la chambre d’ambre sont sceptiques. «  Ces théories, c’est comme le monstre du Loch Ness », tranche le journaliste allemand Guido Knopp, qui y a consacré un ouvrage. « Ceux qui veulent vraiment voir la chambre peuvent contempler sa réplique au musée de Saint-Pétersbourg » conseille-t-il. Les ex-journalistes du quotidien britannique The Guardian, Adrian Levy et Catherine Scott-Clark, partagent son avis. Dans leur essai publié en 2004, ils concluent que le chef-d’œuvre a brûlé à Königsberg dans un incendie déclenché par les soldats soviétiques lors de la contre-offensive de l’Armée rouge. « L’enquêteur russe missionné après guerre pour tirer l’affaire au clair a fait la même conclusion, mais la vérité a été cachée pour faire porter le chapeau aux Allemands », raconte Adrian Levy.
Est-il toutefois possible qu’un morceau de la chambre ait été préservé ? « Je ne l’exclus pas », affirme le président de l’Association de recherche des crimes d’art (Arca), Noah Charney. Mais dans quel état ? « Après soixante-dix ans dans une caisse de bois, il n’en resterait rien », assure le professeur Alexander Shedrinsky, spécialiste de l’ambre à l’université de Long Island (Etats-Unis). Il en faudra plus, toutefois, pour dissuader les Wilfried Fischer, Dennis Issel et autres grands enfants en quête d’aventure, de s’adonner à leur hobby : percer des trous dans des bunkers.

En 2006,un chercheur de Vérité sort la théorie que la Chambre d’Ambre aurait été embarquée à bord d’un u-boat à destination de l’Argentine ou de …Neue Schwabenland,la base secrète en Antartique.

 

L’histoire

1701 Le roi de Prusse Frédéric Ier commande la réalisation de la chambre d’ambre.
1716 Son successeur, Frédéric-Guillaume Ier, l’offre au tsar russe Pierre Le Grand.
1771 Après des travaux d’agrandissement, la chambre d’ambre est installée au palais de Tsarkoïe Selo, à 25 kilomètres de Saint-Pétersbourg.
1866 Dans Voyage en Russie, l’écrivain Théophile Gautier décrit sa visite du joyau : « L’œil (…) est comme ébloui par la richesse de tons chauds qui traversent toute la gamme des jaunes, du topaze étincelant au citron clair… »
1941 L’armée nazie envahit Tsarkoïe Selo et rapatrie à Kaliningrad (alors Königsberg) la chambre d’ambre.
1945 L’Armée rouge chasse les soldats allemands de Kaliningrad. Aucune trace de la chambre n’est retrouvée.
2003 Une reconstitution est inaugurée à Tsarkoïe Selo.

reconstitution de 2003

Publicités

Le corps de Jamal Khashoggi aurait été retrouvé dans la résidence du consul saoudien

Le corps de Jamal Khashoggi aurait été retrouvé dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul, selon le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek.

Le corps de Jamal Khashoggi a été retrouvé dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul, a déclaré mardi le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek. 

«Des sources fiables au sein du service de sécurité à Istanbul m’ont informé que des fragments du corps de Khashoggi avaient été découverts dans un puits situé dans le jardin de la résidence du consul d’Arabie saoudite», a-t-il précisé.

Peu après, le Président turc a commenté l’enquête sur la mort de Jamal Khashoggi.

La résidence du consul est située à quelques centaines de mètres du consulat saoudien où le journaliste a disparu le 2 octobre.

Images du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul
Khashoggi: une vidéo a enregistré un véhicule diplomatique saoudien abandonné à Istanbul

La semaine dernière, l’Arabie saoudite a fini par reconnaître la mort du journaliste, disparu début octobre au consulat saoudien à Istanbul. Riyad assure que Jamal Khashoggi a été tué dans une rixe et dément avoir ordonné qu’il soit assassiné.

Plus tard, le ministère saoudien de l’Information a affirmé que les personnes qui avaient interrogé le journaliste au consulat avaient «tenté de dissimuler ce qui [était] arrivé». Il n’y a pour l’instant aucune confirmation officielle du lieu où se trouve le cadavre de M.Khashoggi.


MISE À JOUR DU 13 novembre 2018:

Des traces d’acide auraient été trouvées dans la résidence du consul saoudien à Istanbul

Des traces de substances toxiques ont été trouvées dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul général d’Arabie saoudite à Istanbul, où le journaliste Jamal Khashoggi aurait été tué, annonce la chaîne Al Jazeera, citant sa propre source au sein du bureau du procureur turc.

Les autorités saoudiennes ont utilisé des substances chimiques pour éliminer le journaliste Jamal Khashoggi, a annoncé Al Jazeera, citant une source issue du bureau du procureur turc. Selon cette dernière, des traces d’acide fluorhydrique et d’autres produits chimiques ont été découvertes dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul général saoudien, Mohammed al-Otaybi, à Istanbul.

«Dans la nuit du 16 au 17 octobre, les enquêteurs turcs travaillaient à l’intérieur de la résidence et voulaient avoir un accès complet au jardin et au puits, sans toutefois obtenir une autorisation […]. Cependant, ils ont pu rapidement prélever des échantillons pris avec une sonde en haut du puits. Ces échantillons ont été ensuite examinés. Ils prouvent la présence d’acide fluorhydrique et d’autres produits chimiques», a déclaré le correspondant de la chaîne, Andrew Simmons.

Riyad a récemment fini par reconnaître la mort du journaliste, disparu le 2 octobre au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Les autorités saoudiennes assurent que Jamal Khashoggi a été tué lors d’une rixe et démentent avoir ordonné son assassinat. Selon Riyad, 18 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.

Les enquêteurs n’ont toujours pas retrouvé le corps de Jamal Khashoggi, qui s’était exilé en 2017 aux États-Unis et publiait régulièrement dans le journal The Washington Post des tribunes critiques envers l’héritier du trône saoudien, le prince Mohammed ben Salmane al-Saoud.

La Turquie mène sa propre enquête sur ce meurtre. Le 31 octobre, le procureur général d’Istanbul a annoncé que, dès son arrivée au consulat, Jamal Khashoggi avait été tué par strangulation, son corps ayant par la suite été démembré. Il a souligné le caractère prémédité de ce meurtre.

Le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek, avait annoncé pour sa part que le corps de Jamal Khashoggi se trouvait dans un puits, situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul.

 

 

 

Général Gomart : « l’invasion de l’Europe par les migrants est programmée, contrôlée et acceptée »

Le général Gomart, patron du renseignement militaire, qui a quitté l’armée en mai 2017, explique : « Cette invasion de l’Europe par les migrants est programmée, contrôlée et acceptée ».

Et « rien du trafic migratoire en Méditerranée n’est ignoré des autorités françaises, militaires et civiles ».

L’ex-général Christophe Gomart

Le général de corps d’armée (quatre étoiles) Christophe Gomart, patron de la DRM (Direction du renseignement militaire) était chargé de recueillir toutes les informations susceptibles d’aider la France à prendre ses décisions d’ordre militaire.

Il a expliqué, en ouverture du colloque GEOINT (Géospatial Intelligence), qui s’est tenu à la Société de Géographie à Paris, les 11 et 12 septembre 2018, comment le trafic migratoire au Moyen-Orient et en Méditerranée n’échappe au Renseignement français.

  • La Direction du Renseignement Militaire, qui est leader en France sur le renseignement d’origine imagerie (ROIM) fourni par les satellites-espions militaires, a inauguré le 19 janvier dernier un très discret centre d’expertise, le CRGI (Centre de Renseignement Géospatial Interarmées).
  • Pluridisciplinaire, il intègre une trentaine de spécialistes civils, militaires et réservistes de haut niveau dont la principale fonction consiste à fusionner le renseignement recueilli par la DRM à partir d’une multitude de capteurs (interceptions, satellites, sources ouvertes, cybersurveillance, etc.).
  • C’est ainsi que la DRM peut présenter au gouvernement français une situation précise de la présence des migrants subSahariens en Libye, ainsi que les identités exactes, les modes opératoires et les stratégies des « passeurs » de migrants.
  • Ces informations sont transmises par la France à l’état-major de la mission européenne en Méditerranée (Eunavfor Med) lancée en mai dernier.

Le général Gomart a déclaré, lors du colloque, que les militaires français avaient repéré les principaux points d’entrée des filières de trafic humain sur le territoire libyen, notamment à partir de la zone des trois frontières (Libye, Soudan, Égypte).

Point de rassemblement en Lybie.
  • Le renseignement français sait où les passeurs échangent leurs cargaisons humaines, où ils les hébergent.
  • Il les voit préparer les départs vers l’Europe depuis les plages de Tripolitaine et de Cyrénaïque, imposant aux migrants un processus immuable.

Avant tout départ en mer, les passeurs appellent le Centre de Coordination Italien des Secours Maritimes, et c’est ainsi que les bateaux européens vont recueillir directement en mer les masses migratoires, pour les transporter à bon port, de crainte qu’ils ne s’égarent sur les côtes africaines…

Le GEOINT est devenu « l’outil idéal pour valoriser des données massives géo localisées. Il joue le rôle d’un accélérateur de prises de décisions en donnant une vision claire et complète aux chefs militaires et aux décideurs politiques ».

L’invasion n’avance pas au hasard

Il n’y a donc aucun mystère, tout se sait.

  • On sait où les « passeurs » vont s’approvisionner en bateaux.
  • On sait que la Turquie délivre de faux passeports et que les autorités de réception ferment les yeux.
  • Le Renseignement français est capable de voir le trafic migratoire en Afrique jusque dans ses détails, et il pourrait le voir également en Europe.

Mais peut-être regarde-t-il, par ordre, dans d’autres directions !

SourceDreuz.info.

 

 

 

Fuites d’information:Un média turc parle de celui qui a ordonné et préparé le meurtre sadique de Khashoggi

Le meurtre du journaliste Khashoggi a été ordonné par le chef du renseignement saoudien de l’époque, Ahmed Asiri, et attribué à l’attaché du consulat général saoudien à Istanbul, qui aurait servi d’espion résident du royaume en Turquie, a rapporté mardi le journal Sabah.

Selon la source, citant une source policière, l’attaché du consulat général d’Arabie saoudite à Istanbul, Ahmad Abdullah Muzaini, se trouvait à l’intérieur du bâtiment du consulat saoudien le 28 septembre, lorsque Khashoggi s’est rendu pour la première fois dans les locaux nécessaires. pour recevoir des papiers pour son remariage.

Le journal a également affirmé que le 29 septembre, Muzaini s’était envolé pour Riyad, où il avait rencontré Asiri et avait reçu des instructions sur les tâches d’un groupe spécial composé de 15 personnes, qui était ensuite arrivé à Istanbul pour assassiner le journaliste.

Le 1er octobre, l’attaché est retourné à Istanbul, où il a informé le consul général d’Arabie saoudite, Mohammed al-Otaibi, des détails du projet d’assassinat du journaliste. Le 2 octobre, alors que Khashoggi était déjà tué, Muzaini est rentré dans la capitale saoudienne, a ajouté le média.

Khashoggi, connu pour ses critiques de la politique saoudienne, a récemment travaillé comme chroniqueur pour le Washington Post. Le journaliste a été aperçu pour la dernière fois dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul le 2 octobre.

Après plus de deux semaines de dénégations, l’Arabie saoudite a admis vendredi à la télévision publique que le journaliste avait été tué lors d’une bagarre au sein du consulat. Riyad a arrêté 18 personnes pour leur implication dans l’incident, et au moins cinq responsables saoudiens, dont Asiri, ont été démis de leurs fonctions, l’affaire Khashoggi prenant de l’ampleur.

 

 

 

 

 

Affaire Khashoggi:Un présumé accord secret sur l’armement saoudien créerait 500 000 emplois aux USA

  • Trump affirme que l’accord sur les armes de 110 milliards de dollars qu’il a négocié avec l’Arabie saoudite l’année dernière créera « 500 000 emplois »
  • La réclamation est au centre de ses raisons pour ne pas sanctionner le royaume pour le meurtre du journaliste du Washington Post Jamal Khashoggi dans son consulat à Istanbul
  • Un document interne à Lockheed Martin indique que moins de 1 000 postes américains seraient créés par un entrepreneur en défense 
  • Un véritable boom économique serait créé en Arabie saoudite, où 10 000 nouveaux emplois verraient le jour 
  • Raytheon s’attend à maintenir 10 000 emplois existants et à créer un petit pourcentage de ce chiffre 

 

Chaque fois que le président Donald Trump mentionne l’accord sur les armes de 110 milliards de dollars qu’il a négocié avec l’Arabie saoudite l’année dernière, il fait un suivi rapide en déclarant: « C’est 500 000 emplois ».

Toutefois, s’il parle de nouveaux emplois dans le secteur de la défense aux États-Unis, un document interne consulté par Lockheed Martin, de Reuters, prévoit que moins de 1 000 postes seraient créés par le sous-traitant, qui pourrait potentiellement livrer quelque 28 milliards de dollars de marchandises.

Lockheed prévoit au contraire que cet accord pourrait créer près de 10 000 nouveaux emplois en Arabie saoudite, tout en occupant jusqu’à 18 000 travailleurs américains existants, si tout se mettait en place – un résultat que les experts estiment peu probable.

Une personne familière avec la planification de Raytheon a déclaré que si l’ordre saoudien était exécuté, cela pourrait aider à maintenir environ 10 000 emplois américains, mais le nombre de nouveaux emplois créés ne représenterait qu’un faible pourcentage de ce chiffre.

 

Lockheed, un sous-traitant de la défense, participe à l’énorme contrat d’armement saoudien, aux termes duquel il fournirait des versions exportées de son hélicoptère Blackhawk. Mais ses documents internes montrent qu’il ne créerait rien de plus que les 500 000 emplois revendiqués par Trump.

Lockheed Martin Corp a refusé de commenter le « package deal  saoudien ». Le directeur financier de Raytheon Co, Toby O’Brien, a déclaré la semaine dernière que le nombre de recrutements est en croissance, mais il n’a pas imputé ces programmes à un programme particulier.

Pas de sanction: Trump a invoqué la revendication de 500 000 emplois américains pour justifier son refus de sanctionner l’Arabie saoudite, sous la direction de facto du prince héritier Mohammed bin Salman, pour le meurtre du journaliste du Washington Post, Jamal Khashoggi

La Maison Blanche n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Les emplois sont importants pour Trump. Il a milité sur sa capacité à créer des emplois aux États-Unis, en particulier dans le secteur manufacturier, qui sont bien rémunérés. Entre-temps, il a limité ses critiques à l’encontre des dirigeants saoudiens à propos du meurtre d’un critique de premier plan, car il ne voulait pas mettre en péril l’accord sur la vente d’armes.

Donc Trump fait face a un chantage  économique

Le chiffre de 500 000 de Trump a été salué par le scepticisme généralisé étant donné que les cinq plus grands sous-traitants américains de la défense, qui fabriquent presque tous les articles de la liste saoudienne, emploient maintenant 383 000 personnes.

Des documents vus par Reuters et des entretiens avec des sources de l’industrie de la défense connaissant le présumé accord de contrat d’armes suggèrent qu’entre 20 000 et 40 000 travailleurs américains du secteur de la défense pourraient être impliqués dans la production destinée à l’Arabie saoudite si l’ensemble du paquet de 110 milliards de dollars passait.

Les travailleurs existants sont généralement expérimentés et qualifiés, et peuvent être redéployés plus facilement que les nouveaux employés qui nécessiteraient un investissement initial important dans leur formation.

Toute prévision concernant la création d’emplois doit être mise en garde de savoir si toutes les défenses antimissiles et les radars, navires, chars, logiciels, bombes et autres équipements énumérés dans le package deal complet saoudien seront livrés.

Les entretiens avec des personnes familiarisées avec les plans et les estimations d’autres grands entrepreneurs de la défense reflètent une dynamique similaire à celle de Lockheed et de Raytheon – des ajouts relativement mineurs à leur effectif américain et une accumulation plus importante en Arabie saoudite.

Depuis le voyage de Trump dans le Royaume l’année dernière, peu d’activités économiques ont été menées au-delà des travaux de Lockheed sur quatre frégates commandées par les Saoudiens.

La commande générera près de 10 000 emplois dans les ports saoudiens pour le personnel de maintenance, mais seuls 500 nouveaux emplois seront créés aux États-Unis, selon des documents consultés par Reuters.

Des dirigeants de plusieurs des plus grandes entreprises américaines du secteur de la défense ont déclaré que Riyad souhaitait une grande partie de l’équipement militaire afin de développer une nouvelle industrie nationale et de créer de nouveaux emplois et une expertise locale dans le cadre de l’initiative Vision 2030 du prince héritier Mohammed bin Salman visant à rendre le pays hors de la dépendance au pétrole.

L’Arabie saoudite s’est fixé pour objectif de créer 40 000 emplois dans le secteur de la défense d’ici 2030.

Le paquet d’armes annoncé par Trump en mai 2017 a fait l’objet d’un nouvel examen après l’assassinat de Jamal Khashoggi, éditorialiste du Washington Post, dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. 

Cet assassinat a provoqué l’indignation de la communauté internationale. L’administration et les sous-traitants de la défense s’emploient à prévenir une réaction brutale susceptible de mettre en péril ce que Trump a qualifié de « formidable ordre » et de 500 000 emplois.

Les dirigeants de l’industrie ont fait valoir que sans le package deal saoudien, ils auraient moins de commandes à exécuter, mais les budgets de défense américains robustes, qui représentent la majorité de leurs ventes, combinés à un carnet de commandes record, suggèrent que les travailleurs risquent peu à être licenciés si le présume accord  de vente saoudien ne s’est pas matérialisé.

Certes, pour chaque contrat  de fabrication dans le secteur de la défense, amène d’autres travaux adjacents qui sont soutenus indirectement par une demande accrue de produits de défense.

Mais Heidi Garrett-Peltier, chargée de recherche à l’Institut de recherche en économie politique, a estimé que pour ce type d’industrie, le multiplicateur le plus élevé serait juste inférieur à 3,2. 

Selon les calculs de Reuters, 20 000 à 40 000 emplois durables ou nouveaux pourraient créer entre 64 000 et 128 000 emplois dans les industries connexes, ce qui porterait le nombre total d’emplois durables et nouveaux entre 84 000 et 168 000.

En bref, 500 000 emplois créés par Trump sont au moins trois à cinq fois supérieurs à ce que l’on pourrait attendre de l’accord avec l’Arabie saoudite, compte tenu des estimations des entreprises elles-mêmes, plus l’utilisation la plus généreuse du multiplicateur indirect.

Selon ses propres calculs, le département d’État américain a déclaré en mai 2017 que l’accord saoudien pourrait soutenir «des dizaines de milliers de nouveaux emplois aux États-Unis».

Rappelons aussi que l’Arabie Saoudite refuse d’extrader les dix-huit ressortissants réclamés par la Turquie pour y être jugés dans l’affaire de l’assassinat de Jamal Kharshoggi.

 

 

 

 

 

 

Nouvel Ordre Mondial:LA FEUILLE DE ROUTE DE SANTE SEXUELLE, UN TRANQUILLISANT SOCIAL…?

LA FEUILLE DE ROUTE DE SANTE SEXUELLE, UN TRANQUILLISANT SOCIAL…?

 La feuille de route 2018-2020 sur la stratégie nationale de santé sexuelle en France montre que l’accent est mis sur l’éducation sexuelle et le « santé reproductive » (contraception, avortement, insémination artificielle)

En particulier, l’accès aux méthodes d’avortement d’avortement devrait être garanti aux jeunes. Une consultation globale « santé sexuelle » sera mise en place pour tous les jeunes âgés de 15 à 18 ans afin de les informer sur la contraception et l’avortement. 
En outre, des projets innovants donneront un accès gratuit à une offre de préservatifs. Cette stratégie éducative favorise la sexualisation (sur-accentuation abusive et focalisation sur la disposition sexuelle dans le but de distraire) des jeunes, mais ignore des questions importantes sur la relation, telles que la « prise de responsabilités » ou la « fidélité ».

Ainsi, le philosophe Serge Canfrantan écrivait dans son livre « Leçon 163 : Sagesse et révolte  » :
 » Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. […] On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. « 
Cette stratégie semble maintenant s’appliquer à la jeunesse française.

(Source : V&VC 20/2018)
(en photo : Ariane Bilheran)

Jamal Khashoggi :Les photos qui prouvent son meurtre (coeurs sensibles s’abstenir)

Les  médias ont tout fait depuis le 25 octobre 2018,afin de faire disparaître les preuves  photographiques de l’assassinat horrible de Jamal Khashoggi au Consulat d’Arabie Saoudite en Turquie.

La simple tentative de faire disparaître ces preuves  et la disparition des policiers turcs qui ont retrouvés les parties du corps de Jamal Khashoggi nous montre l’odieux des politiciens criminels et corrompus qui dominent  cette affaire.

Donald Trump nous aura prouvé qu’on ne pourra jamais faire confiance en ce goujat issu de la mafia khazare.Cet ami fidèle d’Israël ne carbure qu’en billets verts…américains!Il forme un magnifique trio de scélérats avec le  tyran de Ryad,Mohammed bin Salmane et le dictateur  de Turquie Recep Erdogan.Ce sont de dangereux criminels en liberté,auxquels l’Union Européenne cherche a dissipper les crimes afin de profiter financièrement de la situation.

J’ai reçu ces quelques photos d’un ami dont je garde l’anonymat  et je fait suivre ces  terrifiantes et sadiques photos d’une évaluation de la situation:


LES PHOTOS

La photo du visage tuméfié de Jamal Khashoggi.La tête semble avoi été coupée!

 

des membres et diverses parties du corps furent retrouvées dans des sacs.

 

On a poussé l’horreur a enlever la peau du crâne de Khashoggi et les disposer au même endroit que ses parties génitales.

UN BREF RÉSUMÉ ET UNE ÉVALUATION DE LA SITUATION

 

 

 

De la disparition du journaliste Jamal Khashoggi le 2 octobre à l’aveu, samedi matin,le 21 octobre 2018,, par Ryad qu’il a été tué dans le consulat saoudien à Istanbul, les développements d’une crise majeure.

L’éditorialiste saoudien s’était exilé aux Etats-Unis en 2017, redoutant une arrestation après avoir critiqué le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS).

Le consulat saoudien.

– Disparition –

Le 2 octobre 2018,arrivée de Jamal Khashoggi au Consulat.
Une image de vidéosurveillance montre Jamal Khashoggi (dans le cercle rouge) à côté de sa fiancé devant le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre

Un mardi après-midi d’automne, le journaliste saoudien en exil Jamal Khashoggi entre dans le consulat de son pays à Istanbul. Cet ancien proche de la famille royale est devenu, depuis l’arrivée au cœur du pouvoir de Mohammed Ben Salman, un critique affirmé du régime de Riyad. M. Khashoggi, 59 ans, est fiancé à une femme turque, Hatice Cengiz. Afin de pouvoir l’épouser, il doit accomplir une formalité administrative, d’où sa visite à la représentation diplomatique saoudienne. Les heures passent, il ne réapparaît pas. Sa fiancée, qui l’avait accompagné et était restée l’attendre à l’extérieur, alerte les médias et le gouvernement d’Ankara, une consigne que le journaliste lui avait donnée dans le cas où il tarderait à revenir.

Une capture écran extraite de la vidéosurveillance, publiée par le journal turc « Sabah » le 10 octobre, montre des hommes suspectés d’avoir participé à la disparition de Jamal Khashoggi à l’aéroport Ataturk d’Istanbul, le 2 octobre.

 

Le 2 octobre, vers 10H15 GMT, Jamal Khashoggi entre au consulat saoudien à Istanbul, selon une image de caméra de surveillance publiée par le quotidien américain Washington Post, avec lequel il collabore. Selon sa fiancée, il s’y est rendu pour des démarches en vue de leur prochain mariage.

Ce van, entré dans l’aire du consulat saoudien le 2 octobre, est au centre de nombreuses questions.

Le 3, la présidence turque affirme que le journaliste se trouve au consulat saoudien.

Des médias turcs publient le 10 octobre des images de vidéosurveillance qui permettent de suivre les déplacements, le 2 octobre, du groupe de quinze personnes soupçonnées d’avoir orchestré la disparition du journaliste. Les profils se précisent : il s’agit d’officiers des forces spéciales et de l’armée de l’air saoudiennes et de membres supposés de la sécurité rapprochée de Mohammed Ben Salman, accompagnés d’un médecin légiste. Dans les médias proches du pouvoir turc, on commence à évoquer des enregistrements établissant un démembrement à la scie à os du journaliste saoudien. Plus d’une semaine après le début de l’affaire, les premières réactions internationales tombent.

 


Le Washington Post affirme que les services de renseignement américains avaient connaissance d’un projet saoudien, impliquant le prince héritier, consistant à attirer le journaliste dans un piège pour l’arrêter. « Nous n’étions pas informés à l’avance de la possible disparition de M. Khashoggi », affirme le département d’État.

Donald Trump réclame des explications à l’Arabie saoudite sur le sort du journaliste. Il dit être en contact avec la fiancée de M. Khashoggi, qui a demandé son aide.


 

Dans une interview diffusée le 5 octobre par l’agence Bloomberg, le prince héritier affirme que Khashoggi est effectivement « entré » au consulat, mais qu’il en est sorti peu après.

– « Tué au consulat » –

Le 6, une source proche du gouvernement turc déclare que la police estime « que le journaliste a été tué au consulat par une équipe venue spécialement à Istanbul et repartie dans la même journée ». Ryad dément.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, prononce un discours devant les partisans à Istanbul dimanche. Erdogan a annoncé qu’il annoncerait les détails de l’enquête turque sur la mort de Khashoggi mardi.

Le 7, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s’exprime pour la première fois sur cette affaire, dit attendre les résultats de l’enquête.

« Le corps de Khashoggi a été probablement découpé et mis dans des caisses avant d’être transféré par avion hors du pays », affirme le Washington Post, citant un responsable américain.

Ryad doit « prouver » que le journaliste a quitté le consulat, dit M. Erdogan.

Le 10, des télévisions turques diffusent des images de vidéosurveillance montrant l’arrivée à Istanbul de Saoudiens soupçonnés d’avoir conduit l’opération.

Selon le Washington Post, Ankara aurait affirmé à Washington détenir des enregistrements audio et vidéo montrant comment Khashoggi a été « interrogé, torturé puis tué » à l’intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré.

– Washington menace puis ménage Ryad –

Le 13, Donald Trump estime que l’Arabie saoudite pourrait être derrière la disparition et menace Ryad d’un « châtiment sévère », tout en excluant un gel des ventes d’armes.

Le 15, le président des Etats-Unis suggère après un entretien téléphonique avec le roi saoudien Salmane que la disparition « pourrait être le fait de tueurs hors de contrôle ».

Le 16, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo affirme que Ryad est favorable à une enquête « approfondie », après des entretiens avec le roi et le prince héritier.

M. Trump réclame l’application du principe de présomption d’innocence en faveur de l’Arabie saoudite.

Le lendemain, il nie chercher à « couvrir » ses alliés saoudiens. Il souligne que les Etats-Unis ont besoin de Ryad dans la lutte contre le terrorisme et insiste sur la coopération militaire et sa dimension économique.

– Une « équipe d’exécution » –

Un journal pro-gouvernemental turc, affirmant s’appuyer sur des enregistrements sonores à l’intérieur du consulat, rapporte que le journaliste y a été torturé avant d’être « décapité ».

Selon le New York Times, l’un des hommes identifiés par les autorités turques comme faisant partie de l’équipe soupçonnée d’avoir perpétré l’assassinat appartient à l’entourage du prince héritier, et trois autres aux services de sécurité rattachés au prince.

– Washington durcit le ton –

Le 18, le secrétaire américain au Trésor annonce qu’il ne se rendra pas à une conférence économique à Ryad, boycottée par un nombre croissant de personnalités.

Donald Trump admet pour la première fois que Khashoggi est très probablement mort, menaçant Ryad de « très graves » conséquences si sa responsabilité est confirmée.

Washington décide cependant d’accorder un délai supplémentaire à l’Arabie saoudite pour s’expliquer.

– Fouilles et témoignages –

Le 19, les médias turcs indiquent que les enquêteurs ont élargi les recherches à une vaste forêt d’Istanbul. Des images de vidéosurveillance prises le 2 octobre montrent, selon une chaîne de télévision privée, au moins un véhicule muni de plaques diplomatiques y pénétrer après avoir quitté le consulat.

Les enquêteurs ont fouillé cette semaine le consulat et la résidence du consul saoudien.

Mike Pompeo prévient que les Etats-Unis disposent d’une « large gamme » de sanctions possibles contre l’Arabie saoudite s’il s’avérait qu’elle était derrière la disparition du journaliste.

– Ryad reconnaît la mort –

L’Arabie saoudite reconnaît dans la nuit du 19 au 20 octobre que Jamal Khashoggi a été tué dans le consulat, et annonce une restructuration de ses services de renseignements et des limogeages à leur tête.

« Les discussions entre Jamal Khashoggi et ceux qu’il a rencontrés au consulat du royaume à Istanbul (…) ont débouché sur une rixe, ce qui a conduit à sa mort », déclare l’agence de presse officielle saoudienne SPA, citant le parquet.

Le roi ordonne au prince héritier de restructurer les services des renseignements, dont un des hauts dirigeants, Ahmad al-Assiri, est limogé, ainsi qu’un conseiller de haut rang à la cour royale.

 

…l’histoire continue!