​Le 11 Septembre 20 ans plus tard – Aux États-Unis, le commerce de la guerre

Dans son discours de fin de mandat prononcé il y a 60 ans, le 17 janvier 1961, le président Dwight D. Eisenhower prévenait son pays contre le risque que faisait déjà peser l’industrie de la défense sur la démocratie américaine. La Deuxième Guerre mondiale, puis la guerre froide avaient survolté ce secteur.

Des soldats américains déchargent leurs armes après avoir traversé la frontière koweïtienne dans le cadre du dernier convoi militaire américain à quitter l'Irak le 18 décembre 2011.
Des soldats américains déchargent leurs armes après avoir traversé la frontière koweïtienne dans le cadre du dernier convoi militaire américain à quitter l’Irak le 18 décembre 2011.

« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel, avait alors dit le commandant en chef, lui-même général cinq étoiles. Le risque d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. »

Dire que la prophétie noire des cassandres en uniforme s’est réalisée relève de l’euphémisme : le budget militaire américain annuel frise les 700 milliards, soit environ 35 % du total mondial. Les États-Unis demeurent d’ailleurs les premiers exportateurs d’armes dans le monde grâce à des entreprises comme Lockheed Martin, Boeing ou Rayhteon Technologies — en fait, grâce à des milliers de compagnies, petites, grandes et gigantesques.

Les conflits en chaîne déclenchés après les attaques du 11 septembre 2001 ont fait s’affoler tous les indicateurs. Selon les dernières estimations rationnelles dévoilées au début du mois par le projet Costs of War, le pays a consacré 8000 milliards de ses dollars aux campagnes d’Afghanistan, d’Irak et d’ailleurs au Moyen-Orient.

 

La « guerre au terrorisme » a justifié des pratiques dérogatoires à certains droits fondamentaux. Une loi d’exception, le Patriot Act, a permis des détentions secrètes, a créé des statuts de combattants (dits ennemis ou illégaux) bafouant l’habeas corpus. La prison hors des frontières américaines (et donc hors Constitution) de Guantánamo est devenue le théâtre emblématique de cette guerre hors norme liberticide. Washington et ses alliés proches, dont le Canada, ont aussi instauré en secret une surveillance mondialisée de populations entières, comme l’a révélé le lanceur d’alerte Edward Snowden.

« Le terme “complexe militaro-industriel” est plus juste que jamais », indique Heidi Peltier, directrice du projet Costs of War et professeure au Département de science politique de la Pardee School of Global Studies de l’Université de Boston. « De plus en plus d’observateurs étendent d’ailleurs maintenant le concept pour parler du complexe militaro-industriel du Congrès. »

Cette référence supplémentaire aux élus s’appuie sur la réalité des « portes tournantes » établies entre les deux chambres de la branche législative et les industries militaires. Dans ce mouvement de va-et-vient profitable, des politiciens deviennent des administrateurs de compagnies militaires et vice versa.

Un exemple frappant : avant d’être le va-t-en-guerre en Afghanistan puis en Irak du président Bush fils, le vice-président Dick Cheney, ancien secrétaire à la Défense de Bush père, a été président du conglomérat Halliburton, qui a reçu des dizaines de milliards pour des contrats de l’armée depuis le début du siècle. En plus, beaucoup d’élus (représentants comme sénateurs) possèdent des actions de compagnies du secteur militaire.

Des comptes incomplets

Mme Peltier a été interviewée la veille du dévoilement des derniers comptes ahurissants parlant de ces 10 000 milliards de dollars canadiens et d’environ 900 000 morts. Le projet sur les coûts de la guerre a été lancé en 2010, à l’approche du dixième anniversaire des attaques terroristes qui ont servi de casus belli aux États-Unis et à leurs alliés de l’OTAN.

« Les données justes manquaient ou semblaient bien incomplètes, explique la directrice. Quand le département de la Défense publiait des chiffres sur les budgets militaires ou les dépenses liées aux conflits, ou sur le nombre de victimes, ceux-ci semblaient toujours sous-estimés. Il manquait des catégories. Le but principal du projet a donc été et demeure de fournir des comptes complets sur les coûts des guerres après le 11 Septembre. Nous avons examiné le sujet sous plusieurs angles dans une perspective multidisciplinaire. »

De même, l’approche du vingtième anniversaire, combinée à la fin de l’occupation de l’Afghanistan, a stimulé la production de nouvelles études. « Avec nos études, nous espérons informer les décideurs politiques pour leurs futures prises de décisions politico-stratégiques, dit la directrice Peltier. Malheureusement, on répète sans cesse les mêmes erreurs. Chaque fois, on nous promet une intervention militaire de courte durée, peu dispendieuse [cheap],sans beaucoup de pertes de vies. Chaque fois, c’est le contraire qui se produit, à l’exception de la première guerre du Golfe. Chaque fois, l’intervention se révèle longue, coûteuse et fait perdre de nombreuses vies. »

Mme Peltier elle-même s’est intéressée récemment aux compagnies ayant signé des contrats avec l’armée pour fournir du matériel ou du personnel. Elle parle d’une « camo economy », utilisant donc le diminutif des soldats pour désigner le camouflage dont bénéficient les nouveaux profiteurs de la guerre. « Cette économie camoufle beaucoup de coûts financiers et humains réels des conflits, résume-t-elle. L’emploi de mercenaires illustre bien ce problème. Le recours aux armées privées permet de réduire le nombre annoncé de soldats de l’armée régulière déployés sur les terrains d’opération et le nombre de morts. »

Rien qu’en 2019, le Pentagone adépensé 370 milliards de dollars américains pour des services, du matériel et des « ressources humaines » fournis par des « contractors », soit plus de la moitié du budget du département de la Défense. C’est aussi 164 % de plus que pour les dépenses semblables engagées en 2001. Depuis l’invasion de l’Afghanistan en 2001, on estime que 8000 personnes au service des « contractors » ont perdu la vie par rapport à environ 7000 soldats des troupes régulières.

L’enquête de Mme Peltier, économiste de formation, déboulonne aussi la croyance que le recours au secteur privé permet finalement de faire des économies. On connaît la rengaine. Au contraire, les contrats se donnent souvent sans la concurrence qui permettrait de faire baisser les prix. Rien qu’en 2008 et en 2019, le département américain de la Défense a dépensé 1200 milliards de cette manière, créant dans les faits de très profitables situations de monopole.

Vingt ans après, le 11-Septembre reste synonyme d’héroïsme des New-Yorkais. Les dirigeants new-yorkais répètent que c’est grâce à leur « résilience » que la ville a, depuis un mois, ramené sous les 1 % le taux de contamination d’un virus qui a tué plus de 23 000 New-Yorkais.

La professeure ne parle d’ailleurs pas (ou pas seulement) d’une privatisation de la guerre (comme dans la formule de la socialisation des risques et de la privatisation des profits), mais carrément de sa commercialisation.

« Le modèle de la privatisation s’applique quand des services normalement offerts par le gouvernement sont transférés au secteur privé, explique-t-elle. Je n’aime pas ce terme ici. Ce qui arrive n’a pas vraiment à voir avec l’habituel recours au privé avec des fonds provenant des impôts servant à acheter des services au meilleur coût dans l’intérêt du public. Quand l’argent commun est dépensé pour des raisons de sécurité en employant une compagnie qui ne fait pas face à la pression de la concurrence du marché, on doit parler de commercialisation de la guerre. »

Il y a 5 ans ,j’avais fait une vidéo qui comportait cette image.Bien sur c’était sur You Tube qui l’a censuré!

 

 

 

 

 

 

 

 


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20ème ANNIVERSAIRE DU MENSONGE OFFICIEL: Le 11 septembre 2001 était un coup d’État straussien

Avec le retour des talibans aux commandes en Afghanistan, je pense que nous entendrons bientôt parler du 11 septembre, le prétexte fabriqué de leur renversement il y a vingt ans. Ils n’ont jamais eu la chance de se défendre. Lorsque le moment sera venu de faire une déclaration publique, nous pourrons peut-être apercevoir des responsables chinois en arrière-plan. Ils pointeront du doigt les États-Unis, qui réagiront par une propagande anti-chinoise intensifiée. De nouveaux développements sont à prévoir de toute façon. Voici ma contribution pour ce vingtième anniversaire plein d’espoir.

 

James Hepburn a conclu son livre Farewell America de 1968 par ces mots :  » L’assassinat du président Kennedy était l’œuvre de magiciens. C’était un tour de scène, avec des accessoires et de faux miroirs, et quand le rideau est tombé, les acteurs et même le décor ont disparu.« 
Le 11 septembre était aussi un tour de scène de magiciens – la même compagnie, je crois. Non seulement ils ont fait disparaître les plus hauts gratte-ciel de New York dans un nuage de fumée avec le mot magique « Oussama Ben Laden ». Ils ont également fait apparaître puis disparaître des avions [1]. Pas seulement UA93, avalé par la terre, ou AA77, vaporisé dans le Pentagone. Je veux dire aussi UA175, qui s’est soi-disant écrasé sur la tour sud (laissons de côté AA11, dont l’unique image fantomatique a été capturée surnaturellement par les frères Naudet deux fois récompensés aux Emmy Awards).
Un Boeing 767, essentiellement un tube creux en aluminium, peut-il couper des colonnes d’acier massives, des ailes et tout, sans même ralentir ? Si vous n’y avez pas sérieusement pensé, voici un bon point de départ : https://911planeshoax.com/ . Pour ma part, j’étais d’abord convaincu qu’aucun avion réel n’était impliqué dans le 11 septembre par le film d’Ace Baker de 2012 9/11 The Great American Psy-Opera (commencer par le chapitre 6 à 2:27). J’ai fait la collation suivante de 18 minutes des extraits les plus révélateurs :
Richard Hall a étudié toutes les vidéos de l’accident d’avion dans la tour sud et a également conclu qu’il n’y avait pas eu d’accident d’avion [1]. Cependant, il a pointé une lacune dans la théorie d’Ace Baker : elle ne peut expliquer pourquoi, dans la cinquantaine de vidéos montrant l’UA175 s’écrasant sur la tour sud, la trajectoire de l’avion est conforme aux données officielles fournies par la National Transport Safety Board dans son rapport « Radar Data Impact Speed ​​Study ». Quelque chose de plus que la composition vidéo est impliqué. En 2012, Hall a donc proposé une théorie alternative dans cette vidéo de 23 minutes :
Tout comme la question de la technologie utilisée pour faire tomber les tours, la question de la technologie utilisée pour truquer les avions n’est toujours pas complètement résolue. Pourtant, je pense que, sur la base de ce que l’on sait, l’inexistence des vols AA11 et UA175 (y compris leurs passagers, bien sûr) est une hypothèse bien plus raisonnable que leur existence.
La question est importante, car l’arme du crime est souvent l’indice le plus sûr menant au meurtrier. S’il n’y avait pas d’avions, nous n’avons pas besoin de gaspiller de l’énergie à chercher de quel type d’avion il s’agissait et qui ou quoi les a pilotés. Nous avons juste besoin de demander : qui contrôle ce que nous voyons à la télévision ? Et nous connaissons la réponse à cette question, n’est-ce pas ? [2]
Je ne vais pas prétendre que le 11 septembre était essentiellement un coup d’État sioniste. Je suppose que la plupart des lecteurs d’ Unz Review sont déjà arrivés à cette conclusion. Je renvoie ceux qui ne l’ont pas fait au travail de Christopher Bollyn (son dernier livre est une bonne introduction) ou à ma propre contribution, « Le 11 septembre était un travail israélien ». Ce que je veux faire ici, c’est faire la lumière sur l’âme sombre qui a comploté cette opération incroyablement audacieuse.

Nous comprenons tous que le 11 septembre a été conçu par un réseau de conspiration qui comprenait les crypto-israéliens qui se sont appelés néoconservateurs – de manière trompeuse, car ils n’ont rien de « conservateur ».[3] Ce qu’ils voulaient, c’est déclencher la « 4ème guerre mondiale » (ils considèrent la guerre froide comme la troisième guerre mondiale, car elle a fourni le contexte de la guerre des six jours qui a doublé la taille d’Israël). La « quatrième guerre mondiale » a été proclamée pour la première fois le 20 novembre 2001 par le néoconservateur Eliot Cohen dans un article pour le Wall Street Journal. Puis, en février 2002, Norman Podhoretz a écrit un article pour Commentary intitulé « Comment gagner la quatrième guerre mondiale », plus tard développé dans le livre World War IV: The Long Struggle Against Islamofascism(2007). En 2004, le sujet d’une conférence à Washington d’Eliot Cohen à laquelle ont assisté Podhoretz et Wolfowitz était : « La quatrième guerre mondiale : pourquoi nous combattons, qui nous combattons, comment nous combattons ».
La 3ème Guerre mondiale était définitivement le but du 11 septembre. Derrière leur image publique, les néocons sont une Cabale comparable aux «Parushim» qui ont intrigué pour la Première Guerre mondiale, avec des membres influents comme le juge de la Cour suprême Louis Brandeis (1856-1941) et son patron Samuel Untermeyer (1858-1940). Sarah Schmidt , professeur d’histoire juive à l’Université hébraïque de Jérusalem, a documenté que les initiés de l’Ordre des Parushim devaient se déclarer « soldats de l’armée de Sion » et jurent :  » Je me promets par la présente moi-même, ma vie, ma fortune , et mon honneur à la restauration de la nation juive« . Après avoir récolté la Déclaration Balfour du sang et des cendres de la Première Guerre mondiale, la même cabale a poussé pour la Seconde Guerre mondiale, avec le même objectif sioniste annoncé de manière presque transparente à la une du British Daily Express., 24 mars 1933 : « La Judée déclare la guerre à l’Allemagne » (la Judée était l’un des noms envisagés pour leur nouvel État). Après la Seconde Guerre mondiale, ils ont tout mis en œuvre pour souffler sur les braises de la guerre froide au Moyen-Orient, et ont assassiné Kennedy qui voulait y mettre fin.

Comme Seymour Hersh l’a souligné dans The New Yorker du 12 mai 2003 , les membres principaux des Neocons sont d’anciens étudiants de Leo Strauss ou des étudiants de ses étudiants (le New York Times les a renommés « Leo-Cons » ) . Il y a donc de fortes chances que la connaissance de la pensée de Strauss puisse nous aider à donner un sens au 11 septembre. Et il y a autant de tromperie dans ce qui est dit à propos de Strauss qu’il y en a à propos du 11 septembre.

Leo Strauss (1899-1973)

Leo Strauss (1899-1973) était un universitaire juif allemand qui a déménagé à New York en 1937 et a enseigné les sciences politiques à l’Université de Chicago de 1949 à 1969. Il existe des interprétations divergentes de sa philosophie politique : dans Leo Strauss : Man of Peace (Cambridge UP, 2014), Robert Howse prétend que les néocons sont de mauvais élèves de Strauss, et qu’ils interprètent mal leurs propres fantasmes guerriers entre les lignes de Strauss. Catherine et Michael Zuckert, deux étudiants de Strauss, font de lui un amoureux passionné de la démocratie américaine dans The Truth about Leo Strauss : Political Philosophy and American Democracy (University of Chicago Press, 2008). Les titres de ces deux livres me rappellent en quelque sorte l’autobiographie d’Arlen « Magic Bullet » Spectre, Passion for Truth.Il y a autant de chances de trouver « la vérité sur Leo Strauss » dans un livre écrit par les Chicago Straussiens qu’il y en a de trouver « la vérité sur le 11 septembre » dans le rapport de la Commission sur le 11 septembre .
Un autre apologiste de Strauss, Benjamin Wurgaft , a absous Strauss de l’héritage désastreux des néocons en affirmant que « le Strauss que nous connaissons grâce à ses écrits a mis en garde contre l’application directe de la philosophie politique aux politiques publiques. . . . Les vrais penseurs, pensait Strauss, devraient éviter ce monde et sa tendance à compromettre la quête de la vérité philosophique« . C’est risible : quel genre de philosophe politique découragerait ses étudiants de s’engager dans la politique ? Même si Strauss l’a fait, il est évident que ses disciples pensaient que non, et ce qui nous intéresse ici, c’est ce que les Strauss ont appris de Strauss.
Si Strauss n’est pas un juif épris de paix, il doit nécessairement être un nazi belliqueux. C’est ainsi que William Altman, un autre auteur juif, le dépeint dans The German Stranger : Leo Strauss and National Socialism (Lexington, 2012). C’est l’équivalent des efforts de John Hankey pour imputer l’assassinat de JFK aux nazis dans son film d’animation Dark Legacy (2009).
Je n’ai lu que des fragments de ces livres. Ma compréhension de Strauss doit davantage à Leo Strauss and the American Right (1999) de Shadia Drury, dont les arguments sont commodément résumés dans son interview en ligne par Danny Postel . J’ai trouvé que l’analyse de Drury était un bon point de départ (je n’ai pas lu son livre précédent, The Political Ideas of Leo Strauss,qui semble n’avoir guère plus à offrir), mais, avec une seule entrée pour « Israël » dans son index, il souffre d’un énorme angle mort, déjà évident à partir de son titre et de sa couverture. Je me suis tourné vers la lecture de certaines des œuvres clés de Strauss dans l’espoir d’apprendre ce que Drury cache. J’ai, avec beaucoup de difficulté, parcouru une demi-douzaine de livres de Strauss. Ma conclusion générale est que Strauss est un pan-sioniste super-machiavélique, quelque chose qu’aucun érudit, pas même Drury, n’oserait dire, mais qui contribue largement à expliquer le 11 septembre. C’est ce que je souhaite illustrer ici.
Ce que Drury a correctement saisi, je pense, c’est la nature secrète et élitiste de l’enseignement de Strauss. Dans la presse écrite, Strauss n’a exprimé ses opinions les plus controversées que de manière cryptique en les attribuant aux philosophes du passé, souvent à tort, selon ses détracteurs. Il ne partageait ouvertement sa véritable philosophie qu’oralement avec ses étudiants proches, qui se trouvaient être exclusivement juifs (comme Drury ne le remarque pas). Il s’est inspiré de Moïse Maïmonide, dont les « secrets », écrit-il, « ne peuvent être expliqués qu’en privé et uniquement à des individus possédant à la fois la sagesse théorique et politique ainsi que la capacité de comprendre et d’utiliser un discours allusif ». Dans Qu’est-ce que la philosophie politique ? (1959), Strauss explique que la philosophie ou la science recherchent la « connaissance », et donc « mettent en danger la société », dont l’élément est « l’opinion ». « Par conséquent, la philosophie ou la science doivent rester l’apanage d’une petite minorité ».
Les philosophes ou les scientifiques qui ont ce point de vue sur la relation entre la philosophie ou la science et la société sont amenés à employer une manière d’écrire particulière qui permettrait de révéler ce qu’ils considèrent comme la vérité à quelques-uns, sans mettre en danger l’engagement inconditionnel du plus grand nombre envers le opinions sur lesquelles repose la société. Ils distingueront entre les vrais enseignements comme l’enseignement ésotérique et l’enseignement socialement utile comme l’enseignement exotérique ; alors que l’enseignement exotérique est censé être facilement accessible à chaque lecteur, l’enseignement ésotérique ne se révèle qu’aux lecteurs très attentifs et bien entraînés après une étude longue et concentrée.
Dans Persécution et l’art d’écrire, Strauss insiste sur la nécessité pour les sages de dissimuler leurs opinions, afin de protéger les masses de la laideur de la vérité (oui, la vérité straussienne est laide) et de se protéger des représailles.

L’« élitisme secret » de Strauss pourrait sans doute être une bonne chose si les élites qu’il avait en tête étaient vraiment les « sages ». Strauss le pensait probablement, mais il pensait aussi, évidemment, que seuls les Juifs devaient postuler, car le cercle de ses disciples était exclusivement juif. Il a probablement estimé, comme Samuel Untermeyer en 1933 , que « les Juifs sont les aristocrates du monde ».
Dans plusieurs livres sur Platon, Strauss a abusé du concept de « noble mensonge » de Platon ( La République ) pour approuver l’utilisation de la tromperie de masse en politique. « Il ne fait aucun doute », a déclaré Shadia Drury , « que la lecture de Platon par Strauss implique que les philosophes retournent dans la grotte et manipulent les images (sous la forme de médias, de magazines, de journaux). » Citant l’ argument de Strauss et l’action des lois de Platon, Drury dit que « la vraie solution platonicienne telle que la comprend Strauss est la règle secrète des sages. » Comme l’a écrit Abram Shulsky, étudiant de Strauss, dans « Leo Strauss and the World of Intelligence »(1999), pour Strauss, « la tromperie est la norme dans la vie politique » – une règle que Shulsky a appliquée en tant que directeur du Bureau des plans spéciaux, responsable de la fabrication de faux renseignements sur les « armes de destruction massive » de Saddam.
L’insistance de Strauss sur la nécessité pour les élites dirigeantes d’utiliser des mensonges et des mythes afin de contrôler les masses est une leçon bien apprise par les néocons. C’est sous l’inspiration de Strauss que Philip Zelikow, avant d’être nommé directeur exécutif de la Commission du 11 septembre, s’est spécialisé dans l’art de forger des « mythes publics » en « ‘saisissant’ ou ‘formant’ des événements [qui] prennent une importance ‘transcendante’ et, par conséquent, conservent leur pouvoir même lorsque la génération expérimentatrice quitte la scène » (ses propres mots, tels que cités dans Wikipédia ). En décembre 1998, il a cosigné un article pour les Affaires étrangères intitulé « Terrorisme catastrophique », dans lequel il spéculait sur ce qui se serait passé si l’attentat du WTC de 1993 (déjà imputé à Ben Laden) avait été fait avec une bombe nucléaire :
Un tel acte de terrorisme catastrophique serait un événement décisif dans l’histoire américaine. Cela pourrait entraîner des pertes de vies et de biens sans précédent en temps de paix et saper le sentiment fondamental de sécurité de l’Amérique, comme l’a fait l’essai de la bombe atomique soviétique de 1949. Comme Pearl Harbor, cet événement diviserait notre passé et notre avenir en un avant et un après. Les États-Unis pourraient réagir par des mesures draconiennes, réduisant les libertés civiles, permettant une surveillance plus large des citoyens, la détention de suspects et le recours à la force meurtrière.
Selon les mots de Drury, « Strauss pense qu’un ordre politique ne peut être stable que s’il est uni par une menace extérieure ; et à la suite de Machiavel, il a soutenu que si aucune menace extérieure n’existe, alors il faut en fabriquer une. Cela a fourni la justification de l’invention par les néocons du « choc des civilisations » pour remplacer la guerre froide.

Strauss considérait les nations comme entièrement façonnées par leurs « régimes », et est à l’origine de l’obsession des néocons pour le « changement de régime », considérée comme un moyen de transformer une nation en une nation totalement différente – les peuples n’étant guère plus que des morceaux informes d’argile. D’après les Straussiens Catherine et Michael Zuckert (lire ici), « la plus grande menace vient des États qui ne partagent pas les valeurs démocratiques américaines. Changer ces régimes et faire progresser les valeurs démocratiques constitue [selon les mots d’Irving Kristol] « la meilleure méthode pour renforcer la sécurité (des États-Unis) et la paix« .


 

EN COMPLÉMENTAIRE

 

Depuis septembre 2001, l’humanité a franchi une porte où l’on voit se dessiner deux routes en sens contraire. Le 11 septembre avec son spectacle stupéfiant de tours pulvérisées fut le rite de passage vers une nouvelle époque. Le monde entier fut averti du tournant brutal avec les effets spéciaux d’un grand spectacle à l’américaine. La mise en scène, grandiose et stupéfiante, était à la mesure du message que les producteurs du film voulaient transmettre. A ceux qui n’ont toujours rien compris, que peut-on encore ajouter?

Si devant le spectacle effarant des plus hautes tours du monde s’effondrant sur elles-mêmes, on n’a pas vu l’extraordinaire manipulation en direct, et qu’on s’est laissé bercer par les explications officielles, c’est que la conscience a perdu sa faculté de voir le mensonge, ou bien, plus grave encore, qu’elle a abdiqué devant l’imposture en s’en faisant complice.

C’est là le signe d’un clivage radical entre deux types d’humanité: ceux qui aiment la vérité et ceux qui la nient et la combattent, activement ou passivement. C’est pourquoi nous disons que l’ humanité s’est scindée en deux.

Derrière le caractère invraisemblable des événements de septembre 2001, ne pas ressentir de doute, c’est déjà avoir perdu son libre-arbitre. Il est admissible de ne pas savoir interpréter ces événements rocambolesques car tout cela est trop compliqué – et qui comprend vraiment? – mais croire dans la thèse du complot ourdi par un Ben Laden fantôme, par ailleurs formé par la CIA, c’est montrer à l’évidence qu’on a basculé dans le camp des victimes des super-menteurs.

Deux directions s’offrent à nous: l’une est largement ouverte vers l’emprisonnement dans l’ordre mondial de l’élite, et l’autre s’élève dans la lumière d’une conscience éveillée.

Les deux humanités 

Septembre 2001 est une date qui a été enregistrée dans les annales occultes comme la fin de notre cycle de civilisation et le début d’une nouvelle période. La civilisation humaine en tant que telle n’existe plus, et nous sentons bien que quelque chose d’autre est en train d’apparaître.

Cette date est très précisément indiquée dans la chronologie gravée dans la pierre de la grande pyramide de Giseh. Les anciens sages égyptiens, experts dans la science des cycles cosmiques et planétaires, n’étaient pas des dilettantes, et s’ils font cesser le cycle actuel en septembre 2001, c’est que telle est la vérité. Ils ont voulu nous indiquer que l’histoire s’arrête là. Après cette date, mystère…

Depuis 2001, tout est caricatural et factice, sauf les morts et les bénéfices qui vont multiplier la fortune des banques qui prêtent l’argent de l’armement au gouvernement américain, dont le peuple est dépossédé de lui-même à cause de la dette.

Revenons au problème, c’est-à-dire à notre état de conscience face à la situation présente et aux perspectives d’avenir. Il s’agit pour nous d’un enjeu de conscience et le fracas du monde est secondaire, comme un bruit de fond, dont on peut faire abstraction jusqu’à l’oublier. Moins on se branche sur les médias de masse, et plus on préserve son intégrité.

Nous avons parlé des deux directions en sens contraire où s’est engagée l’humanité. D’abord le grand nombre, qui depuis la date fatidique du passage initiatique de septembre 2001, a plus ou moins délibérément choisi de suivre aveuglément ce que ses dirigeants lui ordonnent. On objectera que les gens se méfient souvent de l’information officielle, mais s’ils doutent un court instant, le matraquage finit par emporter leur adhésion aux thèses officielles. Ils écoutent mais n’entendent pas. Ils regardent mais ne voient pas. Ce n’est pas nouveau, mais c’est devenu effrayant. Observez comment les gens peuvent admettre certains faits en privé, mais combien ils acceptent l’instant d’après la pensée dominante sécuritaire. C’est une loi physique, et nous avons tous à fournir un effort pour ne pas nous faire happer par la puissance émotionnelle collective.

En ce qui concerne le groupe majoritaire conformiste, on lui met sous les yeux des mystifications inimaginables, et il ne capte rien, ou préfère ne rien voir.

Sans rancune, mais nos chemins se séparent. Vouloir les convaincre est inutile. Intéressons-nous plutôt à l’autre groupe, certes très minoritaire, et qui se gratte encore la tête avec perplexité en se disant: «Il y a quelque chose qui cloche!» En faisant preuve d’optimisme, disons qu’ils représentent 10 % de la population mondiale. Cette minorité est en train de muter dans un sens tout à fait nouveau. C’est plutôt réjouissant. Et même si ce n’était que 1 % du total, soyons de ceux là.

La minorité de conscience 

Cette minorité dissidente, si l’on peut la nommer ainsi, est répartie sur toute la Terre, à travers toutes les races, les classes, les cultures et les religions. Progressivement, sous la pression des événements mondiaux, ces êtres vont se reconnaître, et se découvrant appartenir à la même «fraternité spirituelle», ils mettront en pratique la parole: «Aime ton prochain comme toi-même».

Ayant passé avec succès le test de conscience de 2001, ceux-là se découvriront unis dans une fraternité qui ne doit rien au simulacre humanitaire de l’ordre mondial. Quant aux innombrables ayant abdiqué devant ce qu’il faut bien nommer la «puissance du mal», non par méchanceté, mais par ignorance et lâcheté, ils prendront la voie de l’endurcissement qui les transformera en des êtres robotiques, dangereux et immoraux. Non qu’ils soient mauvais, mais parce qu’ils croient devoir obéir à leurs bergers qui les conduiront là où ils n’iraient pas. En termes spirituels, c’est ce qu’on nomme un «jugement». C’est un processus cyclique entre deux périodes qui permet de soustraire du collectif un groupe de pionniers dont la mission est de devancer la marche collective afin de l’accélérer. En l’absence de pionniers, tout le monde reste en arrière. Il n’y a rien d’injuste ou de cruel dans ce processus qui s’est déroulé maintes fois depuis l’origine des civilisations. Il est nécessaire de sauver les germes de conscience du flot régressif qui risque de l’emporter. Il n’y a rien de personnel ou d’égotique, et nul ne doit interpréter cette sélection comme un privilège donné à quelques uns, car c’est une lourde responsabilité. La conscience implique un devoir plus grand. Il faut des pionniers, sinon tout se perd.

Notre compassion va vers l’humanité qui est retenue par la psychose sécuritaire. Mais notre amour doit se tourner vers ceux qui désirent la libération de l’homme au sens spirituel.

Il faut sauver l’amour du naufrage, et pour cela, il est indispensable de garder la tête hors du noir courant de l’inconscience où sont plongées nombre de personnes que nous aimons. Elles démontrent déjà de l’animosité à notre égard lorsque leurs croyances sont ébranlées par les faits. Mais le phénomène le plus inquiétant est la manifestation d’une mauvaise foi d’un genre redoutable. Elle se résume par cette attitude: «Je sais bien que c’est mauvais mais je le fais quand même».

Il faut appliquer un critère de lucidité qui consiste à ne plus accueillir l’information d’où quelle provienne sans la filtrer par notre décodeur interne et notre raison aux aguets. La minorité consciente qui ne gobe plus les bobards de l’establishment est la cible d’attaques subtiles car on connaît ses points faibles, particulièrement son idéalisme et son goût pour les belles espérances.

D’un côté, ceux qui nous flattent avec leurs « messages » célestes pour nous maintenir dans une douce inconscience, et de l’autre ceux qui nous effraient pour nous vendre des systèmes de protection coûteux et dérisoires.

Les gens disent parfois: «Cela ne nous laisse aucun espoir», et cette remarque nous renseigne sur l’attente d’un miracle qui est dans l’air. Nous répondons: «Puisque vous désirez un miracle, attendez-vous à ce qu’on vous en propose! Vous devriez plutôt devenir votre propre lumière, et réaliser en vous-même le seul miracle qui compte, à savoir devenir conscient, fort et libre.» Mais pour celui qui a reçu «l’implant» de l’attente messianique, ce sont là des paroles peu satisfaisantes.

Perspectives pour l’avenir

Parlons donc des perspectives d’avenir, pour autant que nous puissions voir quelque chose dans ce brouillard. En réalité, le cours de l’histoire extérieure est déjà tracé de longue date, et c’est pourquoi les dirigeants de la planète – usurpateurs au demeurant – n’ont plus de pudeur à étaler leurs trafics. Les masses sont devenues si apathiques qu’elles iront dans le sens qu’on leur indique. C’est une affaire entendue. Dès lors, pourquoi les maîtres tergiverseraient-ils? La crise du Proche-Orient doit permettre d’allumer un incendie contrôlé. La chaotisation actuelle est orchestrée de main de maître.

Intuitivement, nombre de gens simples ressentent que quelque chose ne tourne pas rond, mais au final, ils se conforment aux ordres des médias, en portant au pouvoir des bandits doublés de super-menteurs dont la religion avérée est le satanisme. Ce fait révèle l’affaissement de la conscience morale. Les gens légitiment le mensonge dès l’instant où ils se sont laissés irradier par les messages subliminaux de la télévision.

C’est elle qui gouverne la volonté des masses et des classes moyennes. Seule une faible minorité échappe à l’embrigadement.

Quant aux événements actuels, selon toute vraisemblance, le lobby américano-sioniste, après avoir inventé le «complot terroriste international» cherche à énerver un peu les masses musulmanes, sachant qu’elles sont sous contrôle, plus intéressées par les rêves de Dallas que par le revival islamique. Et si elles descendent dans la rue au lieu de regarder le match en buvant du Coca, c’est qu’on les a poussées par un féroce bombardement d’ondes capable de déclencher une crise de fanatisme.

Le but de la crise au Proche-Orient est de focaliser l’angoisse du monde sur une région hautement magique qui fut le berceau du cycle des civilisations occidentales. Le serpent se mord la queue. Tout retourne au point de départ. Cette manœuvre pour tendre le fil jusqu’à son degré de résistance maximal permet d’amener progressivement une crise planétaire.

Les organisateurs savent où ils vont et comment ils vont y arriver. Cela demeure pour nous très tortueux et surréaliste. La crise finale s’alimente entre ces deux extrêmes: la menace de guerre d’un côté et l’espoir de paix de l’autre. La manipulation consiste à réguler ces deux courants par une propagande amplifiant les pulsions de révolte et de violence d’un côté, tout en stimulant le désir de paix et de sécurité de l’autre. Ces paroles sont sans doute pénibles aux oreilles des idéalistes qui sont tombés les yeux fermés dans la deuxième attitude, respectable au demeurant, mais qui témoigne d’une absence de lucidité. Voulons-nous être des billes dans le flippeur des maîtres du monde? Alors, continuons à prendre parti en faveur du bien ou du mal.

La menace d’un conflit généralisé débouchant sur une crise mondiale amènera une confusion et une détresse dont on ignore l’ampleur. S’agit-il de déclencher un véritable déluge générant des catastrophes naturelles qui mettront les populations à genoux ? On ne sait jusqu’où le seuil de tolérance de l’humanité peut aller, mais un effondrement économique devrait suffire à inciter les masses à implorer le ciel.

Il ne sera pas difficile de lancer à la télévision le slogan «paix et sécurité!» pour que plusieurs milliards de poitrines le reprennent en chœur. Tout cela sera suggéré au bon moment, et c’est pourquoi les maîtres de la guerre entretiennent un mouvement pacifiste international et ont conservé jusqu’à ce jour les structures religieuses qui seront jetées après usage.

Lorsque l’humanité sera plongée dans la crainte d’une chaotisation, alors les dirigeants de l’Ordre Mondial présenteront leur sauveur providentiel. Il faudra que l’humanité l’appelle de ses vœux, sinon cela ne pourra pas fonctionner. Vous voulez la paix et la sécurité? Vous voulez un miracle? Vous voulez le Messie? Et bien, vous l’aurez voulu!

* * *Attendons le bouquet final en ne cédant pas à la séduction émotionnelle comme nos frères humains dont le test du 11 septembre 2001 a prouvé que la barrière immunitaire psycho-spirituelle est très endommagée.

C’est pourquoi il y a deux groupes humains en présence sur la Terre, et ils se séparent l’un de l’autre à grande vitesse presque de jour en jour. La minorité consciente est face à la multitude qui pourrait devenir hostile lorsqu’on la suggestionnera dans ce sens. Il va falloir se préparer à une longue résistance et peut-être à des persécutions. C’est pourquoi il est temps de développer notre force intérieure. Nous sommes devant une occasion de mutation exceptionnelle.

 


 

 

C’est, bien sûr, le sermon exotérique straussien pour la consommation de masse américaine. Même les Zuckert doivent admettre : « L’une des questions très difficiles soulevées par la vision composite de Strauss que nous venons de résumer concerne la relation entre le côté idéaliste wilsonien et le côté réaliste machiavélique. Il y a, pour le moins,une tension entre les deux.
Strauss s’est émerveillé du pouvoir de la télévision et du cinéma pour façonner l’opinion publique et l’émotion. C’était un critique amateur du cinéma « occidental », un genre qu’il considérait comme un cas réussi de construction mythique nationale fondée sur une distinction nette entre les bons (nous) et les méchants (eux). Selon son élève Stanley Rosen (s’exprimant dans le documentaire d’Adam Curtis sur la BBC, The Power of Nightmares, premier épisode à 8h49), l’émission télévisée préférée de Strauss était Western Gunsmoke. Cette émission « a eu un effet salutaire sur le public américain, car elle montrait le conflit entre le bien et le mal d’une manière qui serait immédiatement intelligible pour tout le monde ». Ce n’est pas un hasard si en 1980, les néoconservateurs ont misé tous leurs jetons sur l’acteur occidental d’Hollywood Ronald Reagan, un homme qui a un jour résumé sa vision politique en ces termes :  » La différence entre le bien et le mal semble aussi claire que les chapeaux blancs (ou noirs ou des sombreros) que les cow-boys à Hollywood portaient toujours pour que vous sachiez dès le début qui était le bon gars et qui était le vilain.« 
Strauss était bien conscient, comme Neal Gabler, que la culture hollywoodienne en général était la création d’émigrés juifs d’Europe de l’Est [4]. Dans le documentaire Hollywoodism: Jews, Movies and the American Dream (1998), Gabler dit que « la grande ironie de tout Hollywood est que les Américains en viennent à se définir par « l’Amérique de l’ombre » qui a été créée par les immigrants juifs d’Europe de l’Est ».
L’attachement de Strauss au judaïsme est probablement la partie la plus ésotérique de son enseignement, en ce sens qu’elle est la moins publique. Même Drury reste très insaisissable à ce sujet : elle s’en tient à la fiction selon laquelle les néocons sont des impérialistes de droite américains. Elle prend le « nationalisme » américain autoproclamé d’Irving Kristol pour argent comptant, et elle ignore que certains des rédacteurs ou des proches collaborateurs du Projet pour un nouveau siècle américain ont également écrit des rapports secrets à Benjamin Netanyahou recommandant une politique agressive d’expansion territoriale.
Drury cite Harry Jaffa, l’un des premiers doctorants de Strauss. étudiants, en disant que « l’Amérique est la Sion qui illuminera le monde entier ». L’ironie et le sens cryptique lui manquent définitivement : l’Amérique mettra le feu au monde pour Sion. C’est ce que les néocons ont vraiment fait.
Nous avons ici une illustration du mensonge à deux étages, une technique familière à ceux que Schopenhauer appelait « les grands maîtres du mensonge » (cité par son disciple autrichien le plus célèbre). Ayant levé le voile du mensonge « exotérique » des Straussiens (le mythe de l’Amérique contre le Mal), Drury est convaincue qu’elle voit leur vérité « ésotérique » (l’Amérique a besoin du mythe), alors qu’en fait il ne s’agit que d’un mensonge plus sophistiqué. La vérité est encore un niveau en dessous.
Avec son documentaire de la BBC The Power of Nightmares, Adam Curtis est un autre exemple d’intellectuel qui effleure à peine la mince surface de la propagande néoconservatrice et croit à l’épaisse couche de mensonges sous-jacente. Curtis pense que, pendant la guerre froide, Strauss et les Straussiens voulaient fournir aux Américains un ennemi mythique et maléfique, comme moyen « de sauver le pays de la décadence morale, . . . de réengager le public dans une vision grandiose du destin de l’Amérique, qui donnerait un sens et un but à leur vie ». Bien sûr, Curtis doit alors expliquer pourquoi, sous cette noble justification patriotique, les néocons ont entraîné les États-Unis dans des guerres illégitimes causant des dommages irrémédiables à la nation. Curtis n’arrivait pas à se convaincre que les néocons déclenchent des guerres mondiales juste pour remonter le moral des Américains. Il spécule donc plutôt que les néocons sont si stupides qu’ils sont tombés dans le piège de leurs propres mensonges :« Ce qui avait commencé comme le genre de mythe que Leo Strauss avait dit être nécessaire pour le peuple américain est devenu de plus en plus considéré comme la vérité par les néoconservateurs. Ils ont commencé à croire à leur propre fiction » (épisode 1). Et encore dans l’épisode 2 :  » dans les années 1970. . . Paul Wolfowitz, Richard Perle et d’autres néoconservateurs avaient entrepris de réaffirmer le mythe de l’Amérique comme un pays unique, dont le destin était de lutter contre le mal à travers le monde. Maintenant au pouvoir, ils en étaient venus à croire à ce mythe. Ils se considéraient comme des révolutionnaires qui allaient transformer le monde, à commencer par la défaite de l’Empire du Mal. »

Dans les années 70, Paul Wolfowitz, Richard Perle et d’autres néoconservateurs avaient entrepris de réaffirmer le mythe de l’Amérique comme un pays unique, dont le destin était de lutter contre le mal à travers le monde. Maintenant au pouvoir, ils en étaient venus à croire à ce mythe. Ils se considéraient comme des révolutionnaires qui allaient transformer le monde, à commencer par la défaite de l’Empire du Mal.
Selon Curtis, les néocons se font tellement d’illusions qu’ils ont été trompés par leur propre mensonge une seconde fois, finissant par croire à la fausse « guerre contre le terrorisme » qu’ils avaient inventée initialement dans le seul but de garder le moral américain.  Ils avaient décidé de créer le fantasme d’un « puissant réseau du mal, contrôlé depuis le centre par Ben Laden depuis son antre en Afghanistan. . . parce que cela correspondait à leur vision du destin unique de l’Amérique de mener une bataille épique contre les forces du mal à travers le monde. Mais encore une fois, selon Curtis, les néoconservateurs ont commencé à croire à leur propre mensonge, ce qui les a conduits à détruire innocemment le Moyen-Orient et la démocratie américaine dans le processus : « les néoconservateurs étaient maintenant de plus en plus enfermés dans ce fantasme,et ensuite, ils ont entrepris de découvrir le réseau en Amérique même.
Je me demande si Curtis lui-même croit ce qu’il dit, ou fait semblant de le croire. Quoi qu’il en soit, cela montre l’efficacité du mensonge à deux étages. C’est une stratégie dialectique : les menteurs de premier niveau doivent pouvoir compter sur les menteurs de second niveau et leurs idiots utiles – l’opposition contrôlée – pour les couvrir en feignant de les exposer. Par exemple, les Israéliens d’abord ont besoin d’un Chomsky pour les protéger de l’accusation de trahison et dire aux Américains avec un demi-cerveau que, quel que soit le mal d’Israël, elle le fait parce que l’Amérique l’oblige à le faire (théorie « The Fateful Triangle ») .

Dans le cas du 11 septembre, Israël se cache derrière deux faux drapeaux : sous le mensonge de premier niveau – « Al-Qaïda l’a fait » – a été planté le mensonge de deuxième niveau (ou demi-mensonge) – « L’Amérique l’a fait » —, comme l’ expliquait le regretté et bienheureux Victor Thorn en 2011 :
En substance, le « mouvement pour la vérité sur le 11 septembre » a été créé avant le 11 septembre 2001 comme un moyen de supprimer les informations relatives à la complicité israélienne. En 2002-2003, des « vérités » ont commencé à apparaître lors de rassemblements avec des pancartes indiquant « le 11 septembre était un travail de l’intérieur ». Au départ, ces signes ont donné de l’espoir à ceux qui ne croyaient pas aux couvertures absurdes du gouvernement et des médias grand public. Mais ensuite, une terrible prise de conscience a émergé : le slogan « Le 11 septembre était un travail de l’intérieur » était probablement le plus grand exemple de propagande israélienne jamais conçu. »
La règle de base de toutes ces astuces peut être formulée comme ceci : mentir gros aux masses, mais avoir un plus petit mensonge prêt pour quelques-uns. Soit dit en passant, la raison pour laquelle le grand mensonge fonctionne le mieux pour les masses a été expliquée en 1925 par un célèbre antisémite autrichien :

Dans la simplicité primitive de leur esprit, ils [les grandes masses] seront plus facilement victimes d’un gros mensonge que d’un petit mensonge, puisqu’ils disent parfois eux-mêmes de petits mensonges, mais auraient honte de dire un mensonge trop gros. Ils n’envisageraient jamais de dire eux-mêmes un mensonge d’une telle ampleur, ou sachant que cela exigerait une telle impudence, ils ne considéreraient pas qu’il soit possible qu’il soit raconté par d’autres. Même après avoir été éclairés et avoir montré que le mensonge est un mensonge, ils continueront à douter et à vaciller pendant longtemps et continueront de croire qu’il doit y avoir une part de vérité derrière cela, et qu’il doit y avoir une autre explication. Pour cette raison, une partie du mensonge le plus audacieux et le plus effronté est sûre de rester. C’est un fait que tous les grands menteurs et sociétés de menteurs de ce monde ne connaissent que trop bien et qu’ils utilisent régulièrement.
La déception straussienne doit être comprise comme à deux étages. Quiconque pense que les fantasmes exotériques des Straussiens sont motivés par une forme de préoccupation pour l’Amérique (ses valeurs, son empire, etc.) est victime de leurs mensonges ésotériques. La clé pour comprendre l’essence du straussianisme est le mot que Curtis ne prononce jamais dans son documentaire de trois heures sur les straussiens : Israël.

Pour avoir un aperçu du sionisme de Strauss, nous devons nous tourner vers une source primaire (que Drury, à son honneur, mentionne) : sa conférence de 1962 à la Fondation Hillel, « Pourquoi nous restons juifs » , l’une de ses communications orales enregistrées rendues accessibles à le public dans les années 90. Strauss commence sa conférence en déclarant que, pour une fois, « je ne tournerai pas autour du pot à tous égards ». Puis il révèle que, « depuis très, très tôt le thème principal de mes réflexions a été ce qu’on appelle la ‘question juive’ », ce qui en surprendra beaucoup. Son message principal à son auditoire juif américain est : « Retournez à la foi juive, retournez à la foi de nos ancêtres.
Drury considère la défense de Strauss de la « foi juive » comme une forme de tromperie ou d’hypocrisie, puisque Strauss est un athée déclaré et appelle ouvertement le judaïsme une « illusion héroïque » et « un rêve » (comme « aucun rêve plus noble n’a jamais été rêvé ») . Mais l’accusation est injuste, je pense, parce qu’elle néglige les qualifications de Strauss de « foi » et de « rêve ». Tout d’abord, Strauss précise que, par « foi », il n’entend pas nécessairement « croyance », mais « fidélité, loyauté, piété au sens latin ancien du mot pietas.» Deuxièmement, immédiatement après avoir qualifié le judaïsme de « rêve », Strauss ajoute que « le rêve s’apparente à une aspiration. Et l’aspiration est une sorte de divination d’une vision énigmatique. Bien qu’il n’élabore pas, c’est assez clair : pour Strauss, la judéité n’est pas un choix de Dieu, mais un choix de soi. C’est un point de vue très courant parmi les intellectuels juifs, apparenté à la notion kabbalistique selon laquelle Yahweh est comme l’âme collective du peuple juif. Dans un « Essai sur l’âme juive » (1929), par exemple, Isaac Kadmi-Cohen écrit que « la divinité dans le judaïsme est contenue dans l’exaltation de l’entité représentée par la race ». C’est pourquoi les Juifs peuvent être des non-croyants en Dieu tout en croyant en la promesse de Yahweh. Lorsque Drury reproche à Strauss de ne s’intéresser qu’aux avantages politiques de la religion,« Elle doit savoir qu’il ne s’agit pas forcément d’une trahison de la tradition juive. L’idée que la prophétie a une « mission politique » (Strauss,Philosophie et droit ) est une évidence pour de nombreux sionistes laïcs.
Le passage central de la conférence de Strauss « Pourquoi nous restons juifs » est une longue citation de l’ aphorisme 205 de l’Aube du jour de Nietzsche , dans lequel Nietzsche prédit que les Juifs deviendront « les seigneurs de l’Europe ». Après dix-huit siècles de formation en Europe, dit Nietzsche, « les ressources psychiques et spirituelles des Juifs d’aujourd’hui sont extraordinaires. Entre autres atouts, « ils ont compris comment créer un sentiment de puissance et de vengeance éternelle à partir des métiers mêmes qui leur étaient laissés ». Pour cette raison, dit Nietzsche (cité par Strauss) :
à un moment donné, l’Europe peut tomber comme un fruit parfaitement mûr dans leur main, qui ne tend la main que par hasard. En attendant, il leur faut se distinguer dans tous les domaines de distinction européenne et figurer parmi les premiers, jusqu’à ce qu’ils soient assez avancés pour déterminer eux-mêmes ce qui distingue. On les appellera alors les inventeurs et guides des Européens.
Strauss note que « l’Europe » devrait maintenant être remplacé par « l’Occident » dans l’aphorisme de Nietzsche, et commente que c’est « la déclaration la plus profonde et la plus radicale sur l’assimilation que j’ai lue ». Il pourrait bien être, en fait, la clé de l’agenda straussien. L’assimilation comme dissimulation et comme stratégie à long terme pour le suprémacisme juif est la seule assimilation que Strauss approuve.

Dans cette même conférence, Strauss critique le sionisme politique comme appartenant au mauvais type d’assimilation, puisqu’il cherchait à créer une nation comme les autres. Si Israël devenait une nation comme les autres, l’identité juive périrait, car l’identité juive est fondée sur la persécution inhérente à la dispersion. Strauss appelle à un « sionisme religieux » qui transcende le projet national. Il croit que les Juifs doivent continuer à être une nation dispersée parmi d’autres nations. Pourtant, Strauss félicite l’État d’Israël d’avoir donné l’exemple avec son interdiction des mariages mixtes, accomplissant « un acte de nettoyage ou de purification nationale », « une réaffirmation de la différence entre Juifs et non-Juifs ». Strauss a également défendu le racisme d’État d’Israël dans la National Review :Le sionisme politique, écrit-il, « a rempli une fonction conservatrice » en enrayant la « marée de nivellement « progressif » des vénérables différences ancestrales ».
L’accent mis par Strauss sur l’endogamie va au cœur même de la Torah, qui insiste sur la stricte égalité entre le monothéisme et la pureté raciale ; commettre l’idolâtrie (« servir d’autres dieux ») et épouser des non-juifs sont une seule et même chose (par exemple Deutéronome 7 :3-4 et Nombres 25 :1-2). Toutes les lois juives sont essentiellement des murs construits autour du devoir sacré : garder le sang ! « Tout est race, il n’y a pas d’autre vérité », a écrit un autre juif « assimilé ».
Ce que Strauss dit des autres nations en relation avec la nation juive prouve également la compréhension et l’approbation pénétrantes de Strauss de l’idéologie biblique : se référant à « l’antijudaïsme de l’Antiquité classique tardive, lorsque nous… . . ont été accusés par les païens romains d’être convaincus de haine de la race humaine », ajoute-t-il :
Je soutiens que c’était un très grand compliment. Et je vais essayer de le prouver. Cette accusation reflète un fait indéniable. Car la race humaine se compose de plusieurs nations ou tribus ou, en hébreu, goyim. Une nation est une nation en vertu de ce qu’elle admire. Dans l’antiquité, une nation était une nation en vertu de son respect pour ses dieux. Ils n’avaient pas d’idéologies à l’époque ; ils n’avaient même pas d’idées à l’époque. Au sommet, il y avait les dieux. Et maintenant, nos ancêtres affirmaient a priori, c’est-à-dire sans regarder aucun de ces dieux, que ces dieux étaient des riens et des abominations, que les plus hautes choses de toute nation étaient des riens et des abominations.
L’adhésion de Strauss au programme biblique de domination juive du monde est la moins mentionnée, mais sans doute la caractéristique la plus importante de l’enseignement ésotérique de Strauss. La deuxième caractéristique la plus importante est son machiavélisme.

Strauss admirait beaucoup Machiavel, le philosophe politique du XVe siècle qui rejetait la notion classique selon laquelle la vertu devrait être le fondement du pouvoir, et affirmait que seule l’apparence de la vertu compte, et que le prince qui réussit doit être un « grand simulateur » qui « manipule et contre l’esprit des gens. Dans ses Réflexions sur Machiavel, Strauss se démarque de la tendance à vouloir minimiser l’immoralité de l’auteur du Prince, et est plutôt d’accord avec la « simple opinion » qui considère sa théorie politique comme immorale. Relativiser l’immoralité de Machiavel, dit Strauss, « empêche de rendre justice à ce qui est vraiment admirable chez Machiavel ; l’intrépidité de sa pensée, la grandeur de sa vision et la gracieuse subtilité de son discours. La pensée de Machiavel est si révolutionnaire, croyait Strauss, que ses implications ultimes ne pouvaient être précisées : « Machiavel ne va pas jusqu’au bout du chemin ; la dernière partie du chemin doit être parcourue par le lecteur qui comprend ce qui est omis par l’écrivain. Pour cela, Strauss est le guide, car « découvrir à partir des écrits [de Machiavel] ce qu’il considérait comme la vérité est difficile ; ce n’est pas impossible. » La vérité de Machiavel n’est pas une lumière aveuglante,mais plutôt un abîme sans fond que seul le philosophe accompli peut contempler sans se transformer en bête : il n’y a pas d’au-delà, et ni bien ni mal, et donc l’élite dirigeante n’a pas besoin d’être inhibée par la moralité. Machiavel, selon Strauss, est un patriote d’un genre supérieur parce qu’« il se soucie plus du salut de sa patrie que du salut de son âme ». Pour Strauss, seules les nations peuvent être éternelles, puisque les hommes n’ont pas d’âme individuelle ; par conséquent, il n’y a pas de limites morales à ce qu’un patriote (sioniste) peut faire pour sa nation.est un patriote d’un genre supérieur car « il est plus soucieux du salut de sa patrie que du salut de son âme ». Pour Strauss, seules les nations peuvent être éternelles, puisque les hommes n’ont pas d’âme individuelle ; par conséquent, il n’y a pas de limites morales à ce qu’un patriote (sioniste) peut faire pour sa nation.est un patriote d’un genre supérieur car « il est plus soucieux du salut de sa patrie que du salut de son âme ». Pour Strauss, seules les nations peuvent être éternelles, puisque les hommes n’ont pas d’âme individuelle ; par conséquent, il n’y a pas de limites morales à ce qu’un patriote (sioniste) peut faire pour sa nation.
Le sionisme et le machiavélisme sont des concepts si jumeaux dans la perspective straussienne que le disciple de Strauss, Michael Ledeen, membre fondateur de l’ Institut juif pour les affaires de sécurité nationale (JINSA), a émis l’hypothèse que Machiavel était un juif secret. « Écoutez sa philosophie politique, et vous entendrez la musique juive », a écrit Ledeen, citant le mépris de Machiavel pour l’éthique non violente de Jésus et son admiration pour le pragmatisme de Moïse, qui a pu tuer des milliers de personnes de sa propre tribu afin de établir son autorité.
Le caractère crypto-juif de Machiavel est plausible : son nom pourrait provenir de l’hébreu Mashiah bé El, « Messie de Dieu ». Dans tous les cas, sa compréhension que la peur est le moyen le plus efficace de gouverner est exactement ce que vous attendez d’un Lévite. La menace de destruction en cas de non-respect de la loi mosaïque est un leitmotiv de la Torah :
Et si, malgré cela, vous ne m’écoutez pas mais allez contre moi, j’irai contre vous avec fureur et vous punirai sept fois pour vos péchés. Tu mangeras la chair de tes propres fils, tu mangeras la chair de tes propres filles. Je détruirai vos hauts lieux et briserai vos autels d’encens ; J’empilerai vos cadavres sur les cadavres de vos idoles immondes et je vous rejetterai. Je réduirai vos villes en ruines, etc. (Lévitique 26:27-31).
La peur de la colère de Yahweh a été profondément intériorisée par le peuple juif, car elle a toujours été le moyen par lequel les élites juives contrôlent leur troupeau. La religion de l’Holocauste est une version laïque du Yahvisme.

Si l’esprit d’une nation résulte de la menace – réelle ou imaginaire – de son ennemi, comme le croit Strauss, alors Israël a l’esprit le plus fort, car elle considère le reste du monde comme ses ennemis. Les Juifs sont « le peuple choisi pour la haine universelle », comme l’a écrit le proto-sioniste Leo Pinsker dans sa brochure Auto-Emancipation (1882). Il existe une complémentarité dialectique entre la menace perçue d’extermination et la lutte pour la domination du monde, car cette dernière est le seul moyen de surmonter la première. C’est l’essence de la paranoïa juive inoculée par la Bible.

Larry Silverstein,
Larry Silverstein,

En conclusion, Strauss a une vision très claire d’Israël comme une nation unique destinée – par le rêve le plus noble – à régner sur d’autres nations, et même à les détruire spirituellement, par tous les moyens immoraux possibles. On peut appeler sa vision pansionisme machiavélique, ou simplement suprémacisme juif. Quel que soit son nom, il est profondément biblique, aussi biblique que la philosophie politique de David Ben Gourion, le « père de la nation juive ». En 1962, la même année que la conférence de Strauss « Pourquoi nous restons juifs », Ben Gourion se plaignait au président Kennedy de la destruction imminente de sa nouvelle nation par les nazis égyptiens, mais en même temps il prédisait dans le magazine Lookque, dans 25 ans, Jérusalem « sera le siège de la Cour suprême de l’humanité, pour régler toutes les controverses entre les continents fédérés, comme prophétisé par Isaïe ». En effet, Isaïe a prophétisé : « Car la loi sortira de Sion et la parole de Yahvé de Jérusalem. Alors il jugera entre les nations et arbitrera entre plusieurs peuples » (2 :3-4). En d’autres termes, Israël gouvernera le monde.
Isaïe, le prophète préféré des sionistes, a également déclaré : « La nation et le royaume qui ne vous serviront pas périront, et . . . sera entièrement détruite » (60 :12) ; « Vous sucerez le lait des nations, vous sucerez les richesses des rois » (60 :16) ; « Tu te nourriras de la richesse des nations, tu les supplanteras dans leur gloire » (61 :6). C’est le plan biblique de l’ordre mondial sioniste, également promis par le diable jaloux d’Israël dans le Deutéronome : « dévore tous les peuples que Yahvé ton dieu met à ta merci, ne leur montre aucune pitié » (7 :16) ; « il vous élèvera plus haut que toutes les autres nations qu’il a faites » (28:1); « Vous ferez de nombreuses nations vos sujets, mais vous ne serez soumis à aucune » (28 :12).
Si nous ne creusons pas dans les racines bibliques du sionisme, nous ne pouvons pas comprendre le sionisme. Ben Gourion disait souvent : « Il ne peut y avoir aucune éducation politique ou militaire valable sur Israël sans une connaissance approfondie de la Bible. Cette déclaration doit être prise au sérieux. Si c’est vrai pour les dirigeants israéliens – et Benjamin Netanyahu ne s’y opposerait certainement pas -, alors c’est également vrai pour tous les analystes sérieux : il ne peut y avoir de réelle compréhension d’Israël et de son objectif de longue date, sans la connaissance de la Bible hébraïque. La conspiration sioniste pour la suprématie mondiale y est écrite en langage clair.
Yahweh est un dieu sociopathe, et Yahweh est le dieu d’Israël, donc Israël est une nation sociopathe. C’est la simple vérité du sionisme, l’équation dont dérive finalement le 11 septembre.
Remarques
James Hepburn, Farewell America : Le complot pour tuer JFK, Penmarin Books, 2002, p. 269.
Stephen Sniegoski, The Transparent Cabal: The Neoconservative Agenda, War in the Middle East, and the National Interest of Israel, Édition Enigma, 2008, p. 193.
Sarah Schmidt, « The ‘Parushim’: A Secret Episode in American Sionist History », American Jewish Historical Quarterly 65, no. 2, décembre 1975, pp. 121-139, sur ifamericansknew.org/history/parushim.html .
Benjamin Wurgaft, « A Cabal We Deserve : Leo Strauss, the Straussians, and Public Intellectual Culture », document de la réunion annuelle de l’APSA 2011, disponible sur https://ssrn.com/abstract=1900150
« Essai d’introduction » de Strauss à Moïse Maïmonide, Le guide des perplexes, vol. 1, University of Chicago Press, 1963, p. xiv-xv. Sur l’ésotérisme de Strauss, lisez Nicholas Xenos, « Leo Strauss et la rhétorique de la guerre contre le terrorisme » . Selon Xenos, Strauss a appris de Maïmonide que les vrais philosophes « écrivaient pour au moins deux publics différents. A un auditoire s’adressait le sens dit exotérique de leurs textes, qui était le niveau édifiant et superficiel, tandis qu’à un autre auditoire s’adressait un sens ésotérique, qui est enchâssé dans le texte mais que seules certaines personnes sont capables de tirer. « 
Leo Strauss, « Sur une écriture oubliée », dans Qu’est-ce que la philosophie politique ? (1959), p. 221-222.
Interview de Drury en 2003 sur http://www.opendemocracy.net/en/article_1542jsp/
« Leo Strauss and the World of Intelligence (By Which We Do Not Mean Nous) », dans Kenneth L. Deutsch et John Albert Murley, éd., Leo Strauss, the Straussians, and the American Régime, Rowman & Littlefield, 1999.
Ashton Carter, John Deutch et Philip Zelikow, « Catastrophic terrorism: Tackling the new danger », Foreign Affairs, 77 (1998), p. 80.
Shadia Drury, Leo Strauss et la droite américaine, St. Martin’s Press, 1999, p. 23.
Extrait des pages 1 à 20 de The Truth about Leo Strauss, sur press.uchicago.edu/Misc/Chicago/993329.html
Cité dans David Hamilton Murdoch, The American West: The Invention of a Myth, Welsh Academic Press, 2001, p. 100.
Neal Gabler, Un empire à part : Comment les Juifs ont inventé Hollywood, Anchor, 1989.
Patrick J. Buchanan, « La guerre à qui ? Une clique néoconservatrice cherche à piéger notre pays dans une série de guerres qui ne sont pas dans l’intérêt de l’Amérique », The American Conservative, 24 mars 2003, sur https://www.theamericanconservative.com/articles/whose-war/
2003 interview de Drury sur www.opendemocracy.net/en/article_1542jsp/
La transcription complète est disponible ici : http://aireform.com/wp-content/uploads/200410..-The-Power-of-Nightmares-The-Rise-of-the-Politics-of-Fear-aall-three -épisodes-combinés-A.Curtis-53p.pdf
Leo Strauss, « Pourquoi restons-nous juifs : la foi et l’histoire juives peuvent-elles encore nous parler ? dans la philosophie juive et la crise de la modernité : essais et conférences dans la pensée juive moderne, éd. Kenneth Hart Green, State University of New York Press, 1997, pp. 311-356, en ligne ici . Un enregistrement audio est également accessible ici .
Isaac Kadmi-Cohen, Nomades : Essai sur l’âme juive, Félix Alcan, 1929 (archive.org), p. 143.
Drury, Leo Strauss et la droite américaine, op. cit., p. 56.
Leo Strauss, « L’État d’Israël », National Review, vol. 3, n°1, 5 janvier 1957, p. 23, cité dans Drury, Leo Strauss and the American Right, op. cit., p. 41.
Sidonia, à Coningsby de Benjamin Disraeli.
Leo Strauss, Réflexions sur Machiavelli, University of Chicago Press, 1995, pp. 10-13.
« What Machiavelli (A Secret Jew?) Learned from Moses », Jewish World Review, 7 juin 1999, sur www.jewishworldreview.com
Leon Pinsker, Auto-Emancipation: An Appeal to His People by a Russian Jew (1882) , sur http://www.jewishvirtuallibrary.org/jsource/Zionism/pinsker.html .
David Ben Gourion et Amram Ducovny, David Ben Gourion, Dans ses propres mots , Fleet Press Corp., 1969, p. 116.
Dan Kurzman, Ben Gourion, Prophète du feu , Pierre de touche, 1983, p. 26.

Source : 9/11 Was a Straussian Coup


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La raison surprenante pour laquelle Bill Gates divorce

Après 27 ans de mariage, Melinda et Bill Gates divorcent. Melinda aurait contacté les avocats du divorce en 2019, peu de temps après que les rapports sur les rencontres répétées de Bill avec le célèbre trafiquant sexuel d’enfants Jeffrey Epstein aient émergé.
La « maquerelle » d’Epstein, Ghislaine Maxwell, a été arrêtée en 2020. Son affaire sera entendue à l’automne 2021. Il est possible que le divorce des Gates soit une manœuvre préventive pour protéger la réputation et l’influence de la Fondation Gates si des vérités embarrassantes devaient émerger.
M. Gates est de plus en plus critiqué pour avoir défendu le monopole de Big Pharma sur les droits de brevet du vaccin COVID-19.

Gates prétend qu’il n’y a pas assez d’usines de vaccins disponibles pour garantir la sécurité du processus de fabrication. Mais il existe au moins trois usines sur trois continents qui ont la capacité de produire des centaines de millions de vaccins COVID-19 si elles ont accès aux plans techniques.
Bill Gates est également de plus en plus accusé d’avoir instauré l’apartheid sanitaire dans le monde entier avec le déploiement des passeports vaccinaux.

Après 27 ans de mariage, Bill et Melinda Gates se séparent. La demande de divorce déposée le 3 mai 2021 indique que le mariage est « irrémédiablement brisé « 1, ce qui est le jargon juridique standard dans un divorce sans faute.

La mission philanthropique de la fondation Bill et Melinda Gates, dont la valeur est estimée à 50 milliards de dollars bien qu’elle ait distribué 45 milliards de dollars depuis sa création, se poursuivra comme avant. Ensemble, le couple possède une valeur nette totale d’environ 146 milliards de dollars en biens personnels, y compris de vastes étendues de terres agricoles de premier choix2,3.

L’auréole de Gates commence à se ternir

Un certain nombre de rumeurs ont commencé à circuler après l’annonce du divorce du couple, dont beaucoup ne sont pas forcément fondées. Ce dont nous pouvons être à peu près sûrs, cependant, c’est que toutes les informations qui seront publiées à l’avenir au sujet de Bill et Melinda seront des relations publiques soigneusement élaborées, et si mes soupçons sont exacts, nous commencerons à voir Melinda être dépeinte comme la sainte de la relation, tandis que l’auréole de Bill se détachera de sa tête.

Je soupçonne que la séparation a moins à voir avec des différences irréconciliables qu’avec la protection de la Fondation Gates et d’autres actifs, alors que la vérité sur la véritable personnalité de Bill commence à se faire jour.

Face à des critiques de plus en plus nombreuses et à une exposition potentiellement embarrassante sur de multiples fronts, ce n’est peut-être qu’une question de temps avant que sa réputation ne se transforme en saleté, comme ce fut le cas il y a un peu plus de dix ans, lorsque ses transactions commerciales sans cœur et contraires à l’éthique4 et son abus de pouvoir monopolistique5 ont été connus.

La situation de Gates est similaire à celle de John D. Rockefeller, le baron du pétrole largement détesté qui a transformé sa réputation d’industriel impitoyable en philanthrope généreux en créant la Fondation Rockefeller. M. Gates a suivi le même mode d’emploi pour redorer son image. Il a créé la Fondation Bill & Melinda Gates et a commencé à acheter des articles de presse favorables, comme l’explique en détail « Gates’ Keepers of Journalism ».

Si je devais me risquer à une supposition, le divorce de Gates pourrait bien être une manœuvre préventive pour sauver l’héritage familial au cas où Bill serait pris dans trop de scandales majeurs. Je peux me tromper, bien sûr, mais je ne serais pas surpris qu’à l’avenir, alors que l’étoile de Bill pâlira, celle de Melinda montera et qu’elle deviendra le nouveau visage de la Fondation Gates dans ses activités philanthropiques.

Malheureusement, je ne prévois pas d’amélioration des objectifs de la Fondation Gates. Elle restera probablement une entreprise intéressée, proposant des « solutions » à des problèmes qui lui rapportent beaucoup d’argent tout en aggravant la situation qu’elle tente de résoudre.

Gates – Le père de l’apartheid sanitaire

Quels sont donc les scandales qui pourraient faire tomber Bill de son piédestal de sauveur du monde ? Pour commencer, Bill Gates est de plus en plus accusé d’avoir introduit l’apartheid sanitaire dans le monde. Il a été l’un des principaux porte-parole des passeports vaccinaux, déclarant à plusieurs reprises que le monde entier doit se faire vacciner, sinon nous ne retrouverons jamais un semblant de vie normale.

Dans un billet de blog publié en avril 2020, il a déclaré : « Nous devons fabriquer et distribuer au moins 7 milliards de doses de vaccin… peut-être 14 milliards, s’il s’agit d’un vaccin multidose. » Il a également déclaré : « Je pense que le vaccin COVID-19 fera partie du programme de vaccination systématique des nouveau-nés. « 6

Ce qu’il ne dit pas ouvertement, c’est qu’il a l’intention de gagner d’énormes sommes d’argent avec ce programme de vaccination mondial, puisqu’il a fortement investi dans les vaccins COVID-19. Il s’agit du même schéma pour lequel la Fondation Gates est devenue tristement célèbre.

Gates investit dans des entreprises et des industries et nous dit ensuite que la meilleure ou la seule façon de résoudre un problème est d’utiliser les services et les produits de ces mêmes industries et entreprises. Ce n’est rien d’autre qu’un racket intéressé.

Comme l’a noté Vandana Shiva, Ph.D., depuis plus de dix ans, Gates s’est engagé dans des projets commerciaux qui sapent la vitalité et la vie sous toutes ses formes, dans le but d’en prendre le contrôle et d’en tirer profit. En finançant la recherche et les institutions publiques, il a pu contraindre ces institutions à utiliser sa propriété intellectuelle brevetée.

Plus Gates essaie de « sauver » le monde – que ce soit par le biais de cultures OGM et de monocultures chimiques, de bœuf synthétique et de faux aliments, ou de vaccins pour toutes les maladies – plus il nous rapproche de notre extinction.

Alors que les médias grand public insistent sur le fait que Gates est une cible « simplement parce qu’il est riche et célèbre « 7, c’est loin d’être le cas. Il existe de nombreuses personnes riches et célèbres qui ne sont pas la cible de l’indignation mondiale, et il y a une raison à cela. Ils ne se sont pas enrichis en proposant au monde des « solutions » fausses et dangereuses tout en prétendant être un sauveur et en cachant leur soutien à l’eugénisme.

La controverse sur les brevets s’intensifie

Comme le rapporte The Nation8, de plus en plus de voix s’élèvent pour demander la suspension des brevets du vaccin COVID-19 et leur ouverture afin que la production de vaccins puisse être étendue. La levée de la protection des brevets ouvrirait la voie à la fabrication de versions génériques, ce qui permettrait d’augmenter l’offre et de réduire les coûts – et, en fin de compte, de fournir davantage de vaccins aux pays à revenu moyen et faible. Il n’est pas surprenant que M. Gates ait été un défenseur acharné du contrôle monopolistique de Big Pharma.

« Les reportages ont mis en évidence l’engagement idéologique de l’ancien PDG de Microsoft en faveur des brevets, de la propriété intellectuelle et du secteur privé, mais ils ont peut-être sous-estimé l’ampleur des intérêts de la Fondation Gates dans ce débat », écrit The Nation9.

« Comme l’éventail tentaculaire de la propriété intellectuelle auquel l’organisme de bienfaisance a acquis l’accès grâce à ses subventions et investissements. Ou le fait que la fondation soit copropriétaire d’une entreprise de vaccins.

En octobre dernier, The Nation a fait état d’un investissement de 40 millions de dollars réalisé par la Fondation Gates en 2015 dans une start-up appelée CureVac, qui est en train de boucler les essais cliniques de son vaccin COVID….


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La fondation n’est plus un actionnaire principal, mais son investissement de 2015 pourrait valoir des centaines de millions de dollars aujourd’hui, car en novembre dernier, CureVac a accepté de fournir jusqu’à 405 millions de doses à la Commission européenne – un accord qui semble soulever de nouvelles questions sur le rôle de Gates dans la perpétuation de l’apartheid vaccinal.

Alors que la Fondation Gates bénéficie actuellement d’un avantage financier du fait que CureVac donne la priorité aux ventes aux nations les plus riches et préserve sa propriété intellectuelle et ses brevets, la mission caritative de la fondation – et les avantages fiscaux qui en découlent – ne l’oblige-t-elle pas à diriger les vaccins dans les bras des pauvres du monde ? CureVac et la Fondation Gates n’ont pas répondu aux questions qui leur ont été posées pour savoir s’ils prévoient de le faire ou comment. »

La santé mondiale est une autre prise de monopole de Gates

La Fondation Gates a également la capacité d’influencer les marchés des vaccins – et donc ses propres profits – par le biais de plusieurs autres réseaux, dont l’Organisation mondiale de la santé, dont elle est l’un des principaux bailleurs de fonds. Selon The Nation, Gates :10 dirige les efforts de l’OMS en matière de fourniture de vaccins,

conseille la délégation du G7 sur la préparation à la pandémie, rencontre les représentants commerciaux des États-Unis pour discuter des droits de propriété intellectuelle liés aux vaccins COVID-19.

Il s’entretient régulièrement avec les PDG des entreprises pharmaceutiques et le Dr Anthony Fauci. Il a négocié des accords sur les vaccins entre l’Université d’Oxford, AstraZeneca et le Serum Institute of India. Il a même convaincu l’Université d’Oxford de renoncer à sa promesse initiale de créer un vaccin sans brevet et de s’associer à la place avec la société à but lucratif AstraZeneca11.

Gates siège également aux conseils d’administration du GlobalFund et d’Unitaid, entretient des relations étroites avec la Banque mondiale et a personnellement soutenu et participé à l’Event 201, qui simulait une pandémie mondiale déclenchée par un nouveau coronavirus. Comme le note The Nation12 : « Il est de plus en plus urgent de se demander si les multiples rôles de Gates dans la pandémie – en tant qu’organisme de bienfaisance, entreprise, investisseur et lobbyiste – relèvent de la philanthropie et du don d’argent, ou de la prise de contrôle et de l’exercice du pouvoir – un pouvoir monopolistique. »

The Nation cite Rohit Malpani, consultant en santé mondiale et membre du conseil d’administration de l’initiative mondiale pour la santé Unitaid, qui a déclaré :

« Ce que nous voyons, c’est l’accumulation de 20 ans d’expansion très prudente dans tous les aspects de la santé mondiale – toutes les institutions, toutes les différentes entreprises qui disposent souvent de ces technologies en phase de démarrage, ainsi que tous les groupes de défense qui parlent de ces questions, et toutes les institutions de recherche.

Cela reflète donc aussi l’échec de la Fondation Gates. Le fait qu’elle exerce une telle influence et même un tel contrôle sur tant d’aspects de la réponse [à la pandémie]… et le fait que nous observions tant d’inégalités témoignent de l’influence qu’elle exerce et [suggère] que les stratégies qu’elle a mises en place n’ont pas fonctionné. Et ils doivent assumer cet échec. »

Gates – un technocrate pas si équitable que ça

James Love, directeur du groupe de défense des droits Knowledge Ecology International, a déclaré à The Nation :13

« Tout ce que Gates a fait dans le domaine des vaccins depuis 1999 a été de pousser la ligne vers des droits de propriété intellectuelle forts, la dépendance envers les très grandes entreprises, les accords secrets et les licences restrictives. C’est le secret de sa réussite. Et c’est exactement le contraire de ce que nous voulons voir se produire ».

En effet, comme le note Luke Savage dans un récent article14 du magazine Jacobin, si la pandémie de COVID n’appelle pas à la coopération internationale, rien n’y fait. Pourtant, Gates choisit « les droits des brevets plutôt que les vies humaines ».

Ne vous méprenez pas. Je pense que ces vaccins mal étiquetés sont un désastre en devenir et je ne les recommande pas. Ce que je veux dire, c’est que Gates montre son vrai visage. Lorsque les choses se gâtent et que le monde demande une véritable générosité – à ce jour, plus de 100 pays n’ont pas administré une seule dose du vaccin COVID15 – Gates oppose un refus ferme.

Le vaccin COVID de Pfizer a généré 3,5 milliards de dollars de revenus au cours des trois premiers mois de 2021, et la société s’attend à ce que la « demande durable » pour le vaccin se poursuive dans les années à venir, comme pour les vaccins contre la grippe. Selon les estimations, les revenus du vaccin COVID de Pfizer atteindront 26 milliards de dollars d’ici la fin de l’année 2021.

Gates est là pour l’argent. Il est évident qu’il ne croit pas que les vaccins vont réellement sauver le monde. Si c’était le cas, et s’il était un vrai philanthrope dans l’âme, il plaiderait pour la suppression des droits de brevet et aiderait à couvrir le monde de vaccins. Au lieu de cela, il se bat pour les droits de brevet et se concentre sur l’accumulation de la propriété intellectuelle pour toutes ses solutions mondiales.

Gates ment sur la nécessité de protéger les vaccins par des brevets

La commentatrice politique de la télévision Krystal Ball ne mâche pas ses mots lorsqu’elle affirme que Gates ment lorsqu’il dit que la levée de la protection des brevets sur les vaccins COVID n’aidera pas les pays en développement. En tant que tsar mondial autoproclamé des vaccins, Gates affirme qu’il n’y a pas assez d’usines de vaccins disponibles pour garantir la sécurité du processus de fabrication. Mais ce n’est pas vrai, fait remarquer Ball.

Une enquête de l’Associated Press a trouvé trois usines sur trois continents qui ont la capacité de produire des centaines de millions de vaccins COVID-19 « si seulement elles disposaient des plans et du savoir-faire technique « 16.

Tout est une question d’avidité, selon Ball, et de maintien des profits de l’industrie pharmaceutique à un niveau aussi élevé que possible. En fin de compte, bien qu’il insiste sur le fait qu’il veut fournir des vaccins aussi rapidement que possible aux pays en développement, Gates retarde délibérément les processus de fabrication et de distribution.

L’objectif des grandes entreprises pharmaceutiques est de maintenir leurs bénéfices élevés. Elles exercent un fort lobbying aux États-Unis et dans l’UE pour protéger les monopoles de brevets afin que les versions génériques de leurs produits ne puissent pas être fabriquées. Selon le Corporate Europe Observatory17

« De nombreuses entreprises pharmaceutiques se sont engagées à faire passer la santé mondiale avant les profits pendant la pandémie, mais des documents communiqués à Corporate Europe Observatory – après de longs délais – révèlent que la Fédération européenne d’associations et d’industries pharmaceutiques (EFPIA) a fait pression contre un outil conçu pour faciliter l’accès équitable et la tarification des traitements contre la pandémie en Europe. »

Les grandes entreprises pharmaceutiques tirent profit de la recherche financée par les contribuables

Les entreprises pharmaceutiques prétendent que les brevets sont nécessaires pour protéger leurs droits de propriété intellectuelle afin qu’elles puissent continuer à rechercher et à produire des traitements qui sauvent des vies, mais elles récoltent largement les bénéfices de la recherche financée par les contribuables.

Dans un document de travail18 publié par l’Institute for New Economic Thinking, il est révélé que le financement des U.S. National Institutes of Health – 230 milliards de dollars au total – a contribué à la recherche associée à chaque nouveau médicament approuvé aux États-Unis entre 2010 et 2019.

Qui plus est, 22 000 brevets ont résulté de la recherche financée par les contribuables, ce qui a permis l’exclusivité de commercialisation de 8,6 % des nouveaux médicaments approuvés pendant la période d’étude. « L’étude démontre également que les mécanismes disponibles pour reconnaître la valeur créée par ces investissements précoces et assurer des retours publics appropriés sont limités », note le document.

Même la technologie ARNm utilisée dans les vaccins COVID-19 est le résultat d’une recherche fondamentale financée par le gouvernement fédéral et menée par les NIH et le ministère de la Défense.19 « C’est le vaccin du peuple », a déclaré Peter Maybarduk, directeur du programme d’accès aux médicaments de Public Citizen, à Scientific American.20 « Les scientifiques fédéraux ont aidé à l’inventer et les contribuables financent son développement… Il devrait appartenir à l’humanité ».

Le vaccin COVID de Pfizer a déjà généré 3,5 milliards de dollars de revenus au cours des trois premiers mois de 2021,21 et la société a déclaré qu’elle s’attendait à ce que la « demande durable » pour le vaccin se poursuive dans les années à venir, comme pour les vaccins contre la grippe. Les estimations suggèrent que les revenus du vaccin COVID de Pfizer atteindront 26 milliards de dollars d’ici la fin de 202122.

Que pourrait-il ressortir du procès de Maxwell ?

 

 

 

Il est également possible que des aspects plus sombres de la vie de Gates soient mis en lumière. Selon un rapport de MSN23, Melinda s’est renseignée auprès d’avocats spécialisés dans le divorce en octobre 2019 – le même mois où le New York Times a publié un article sur les relations répétées de Gates avec le célèbre trafiquant sexuel d’enfants Jeffrey Epstein24.

Le New York Post25 et le Daily Mail26 ont récemment consacré des articles aux manières de « coureur de jupons » de Gates avant le mariage, citant des informations du biographe de Gates, James Wallace, qui affirme que Gates avait un penchant pour les stripteaseuses et les soirées piscine nue.

Le Washington Examiner va plus loin en affirmant que le « divorce de Gates [est] partiellement motivé par ses relations avec Jeffrey Epstein « 27 Un porte-parole de Gates a répondu aux questions concernant ses rencontres avec le chef de file des réseaux pédophiles en déclarant : « Gates reconnaît que le fait de divertir Epstein n’est pas une bonne chose :

« Gates reconnaît que le fait d’entretenir les idées d’Epstein liées à la philanthropie a donné à Epstein une plateforme imméritée qui était en contradiction avec les valeurs personnelles de Gates et les valeurs de sa fondation. »

Alors qu’Epstein a « été suicidé » dans des circonstances suspectes dans sa cellule de prison en août 2019, son associée, Ghislaine Maxwell, a été arrêtée en juillet 2020, accusée d’avoir transporté un mineur à des fins d’activité sexuelle criminelle et d’avoir conspiré pour inciter des mineurs à voyager pour se livrer à des actes sexuels illégaux. Des accusations supplémentaires de trafic sexuel et de recrutement de filles mineures ont été ajoutées plus tard.

Le procès de Maxwell doit commencer cet automne. Le temps nous dira si son procès finira par révéler d’autres détails sur l’implication de Gates avec Epstein. Quoi qu’il en soit, le moment choisi par les Gates pour se séparer est intéressant, étant donné que la réputation de Bill en tant que bienfaiteur mondial est soudainement en train de s’effriter.

Source d’origine : The Surprising Reason for Bill Gates’ Divorce
by Dr. Joseph Mercola 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Troisième Guerre Mondiale en préparation:Le Pentagone accuse la Russie d’avoir abattu un avion américain par « le rayon de la mort »

 

 

Le lieutenant-général américain Raymond Anthony Thomas III s’est amèrement exclamé: la Russie nous teste chaque jour, brouille nos communications, et déconnecte nos AC-130 en Syrie.

La Russie déploie des groupes d’armes électroniques de pointe en Syrie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les spécialistes ont tout d’abord attiré l’attention sur la déclaration du lieutenant général de l’armée américaine R. A. Thomas, qui a déclaré que l’armée russe utilise activement son «arme invisible» en Syrie, qui a même réussi à mettre K.O. l’avion américain AC-130, comme indiqué précédemment par  l’agence de presse Avia.pro qui a déjà rapporté la déclaration d’un officier supérieur américain :

En Syrie, nous sommes dans l’environnement de guerre électronique le plus actif au monde, parce que nos adversaires sont des Russes… Ils nous contrôlent tous les jours, noyant constamment les canaux de communication, en attaquant notre avion AC-130

Les complexes russes «Krasukha-4», «Zhitel» et «Samarkand» sont également accusés d’attaques régulières contre des véhicules aériens sans pilote américains et plusieurs atterrissages d’urgence d’hélicoptères militaires sont liés à l’impact direct de ces armes russes [1].

Depuis plusieurs années, il y avait au moins 12 systèmes de guerre électronique russes sur le territoire de la Syrie, et maintenant le nombre de ces systèmes pourrait s’avérer encore beaucoup plus important, cependant, les experts attirent l’attention sur le fait qu’il n’y avait pas vraiment besoin d’utiliser ces armes contre les États-Unis.

La guerre électronique russe suscite la haine des États-Unis et de leurs  alliés-toutous

Caricature de Ganf sur le rôle de la France et du Royaume-Uni au sein de l' OTAN (20 février 1958) - CVCE Website

 

Les bases militaires russes en Syrie doivent toujours être à l’affût d’éventuelles attaques de groupes terroristes. Ces bases sont régulièrement soumises à des attaques de drones et d’artillerie à réaction des terroristes islamistes.

Pour lutter contre ces attaques, des systèmes de défense aérienne efficaces ont été mis en place, ainsi qu’un groupe de véhicules de guerre électronique. Le journal électronique armystandard.ru (Russie) a parlé des complexes russes de pointe en Syrie.

Depuis 2018, 118 drones ont été lancés par des rebelles vers la base aérienne de Khmeimim, le quartier général des forces militaires russes en Syrie. Cependant, l’absence de tout avion pouvant atteindre les limites de cette base est due aux grands mérites des moyens de guerre électronique.
Les événements du 7 avril 2017 sont un autre exemple de l’efficacité des véhicules de guerre électronique.
À ce moment-là, sur les 59 missiles de croisière Tomahawk, lancés depuis les frégates américaines  Ross et Porter contre la base aérienne syrienne Ash-Shairat, 36 ont été «perdus», ce qui signifie qu’ils se sont écrasés en cours de route, même pas à temps pour atteindre la base aérienne syrienne d’Ash-Shairat ciblée.
Ensuite, les médias ont rapporté qu’au moins deux missiles américaines intacts ont été trouvés par l’armée syrienne et remis aux Russes.
Selon ce journal, dans la zone de la base aérienne de Khmeimim, la guerre électronique signifie «ajouter du réalisme» aux adversaires russes potentiels.
En conséquence, les systèmes de navigation et de ciblage des missiles, avions et drones américains, entrant dans la zone opérationnelle des véhicules de guerre électronique russe, sont victimes d ‘«illusions radio électroniques ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les « attrape-couillons » dans le duel Russie-Amérique en Syrie

Dans le rapport C4ADS, il y a quatre groupes de guerre électronique russes capables de créer un tel «attrape couillons » avec des armes en Syrie: «Krasnukha-4», la station de brouillage R. -330Z «Zitel», les complexes anti-radio de pointe «Samarkand» et «Shipovnik-AERO».

L’impact sur les récepteurs GPS a empêché certains navires américains de la région de la Méditerranée orientale de fournir leur emplacement exact.

Le journal électronique a noté que le groupe coopératif de guerre électronique fixe «Samarkand» avait été mis en service par l’armée russe en 2017.

Ses caractéristiques sont gardées secrètes. Les Américains ne peuvent pas déterminer exactement où il est déployé en Syrie. On sait que la combinaison «Shipovnik-AERO» ne prend qu’une seconde pour s’introduire dans l’ordinateur du drone s’il rencontre un système qu’il connaît ; si le système lui est étrange, il prendra le contrôle en quelques minutes.

«Shipovnik-AERO» est également capable de brouiller les émetteurs-récepteurs vidéo et audio, les stations de communication, les stations et modules de réseau mobile, etc.

Il y a quelques années, la station R-330Z «Zitel» a été modernisée. Elle reçoit et analyse les signaux provenant de sources de diffusion, créant des interférences radar pour les systèmes de communication par satellite étrangers tels que «Inmarsat» et «Iridium», les localisateurs des équipements utilisés, utilisant le système de positionnement par satellite GPS et les stations de base de communication du système mobile GSM-900/1800.


NOTES

1-

Les systèmes de guerre électronique russes lancent une « frappe de missiles » sur Israël, détruisant le système de défense Iron Dome

Le refus d’Israël de respecter les accords précédemment conclus avec la Russie sur la Syrie a conduit non seulement au fait que l’armée russe (qui a généralement contrecarré les frappes de Tsahal contre la Syrie) à désactiver  le GPS israélien sur trois pays de la région (Israël, le Liban et la Syrie). Mais aussi, la Russie a aussi lancé une frappe de faux missiles sur ce pays, forçant les complexes de Iron Dome à poursuivre des cibles fantômes, comme cela a été observé à plusieurs reprises auparavant.

Rocket shot down

Selon les données officielles russes, il y a quelques jours, le système de missiles de défense aérienne Iron Dome a été faussement déclenché en Israël – chaque missile fantôme russe se précipite sur une cible fantôme et s’autodétruit ensuite. Des vols de ces missiles fantômes ont été observés simultanément dans plusieurs régions d’Israël, ce qui indique évidemment non pas une fausse alerte, mais une influence délibérée de systèmes de guerre électronique  inconnusVidéo

Pour le moment, il est impossible de dire avec certitude si nous parlons du complexe de guerre électronique russe, car plusieurs systèmes de guerre électronique inconnus sont déployés près des hauteurs du Golan, qui atteignent jusqu’à Ashkelon. Cependant,  parmi tous les pays du Moyen-Orient, c’est le « Krasukha » russe qui est l’arme EW (guerre électronique) la plus puissante et qui dispose de la plus longue portée. Le Krasukha est un système russe de guerre  électronique (EW) produit par la société KRET. Il s’agit d’un système  terrestre et portable qui cause des dommages permanents aux appareils  radio-électroniques ciblés, il dispose d’une portée de 260 km. »

source: https://avia-pro.net/news/rossiyskie-kompleksy-reb-otrabotali-raketnyy-udar-po-izrailyu-vyvedya-iz-stroya-zrk-zheleznyy

 

 

 

 

 

Système de guerre électronique Krasukha-5
sur un camion BAZ-Les capacités de guerre électronique russe sont une sérieuse menace pour le GPS
Selon les médias militaires russes, le ministre de la Défense, Sergei Shoigu, a exprimé une confiance croissante dans les capacités de guerre électronique (WE, en français GE) des forces armées. Cela s’est avéré être un domaine constant de modernisation militaire au cours de la dernière décennie pour la Russie. Cependant, selon un nombre croissant d’experts, ces capacités semblent déjà constituer une menace pour les signaux de navigation par satellite GPS; et selon certaines indications, l’armée russe pourrait également posséder des capacités de guerre électronique pour bloquer et faire tomber les missiles de croisière des États-Unis. Shoigu a déclaré dans son discours au collège du ministère de la Défense que de nombreux systèmes de guerre électronique russes sont en avance sur leurs concurrents étrangers et que ceux-ci ont été essayés et testés lors d’opérations en Syrie (Zvezdaweekly.ru, 5 mars; voir: EDM, 2 octobre 2019).
L’industrie russe de la défense a régulièrement fourni aux forces armées ces dernières années des versions améliorées et améliorées des systèmes de guerre électronique modernes, qui ont figuré dans les opérations militaires du pays et dans l’entraînement au combat. Shoigu a noté: «Le rééquipement massif des troupes avec de nouveaux moyens de guerre électronique a nécessité une augmentation de l’intensité de la formation pratique. L’année dernière, plus de 200 exercices tactiques et d’état-major spéciaux ont été organisés, dont 15 exercices de brigade. Les exercices spéciaux des troupes de guerre électronique, qui ont eu lieu en août 2020, ont été les plus ambitieux en termes d’effectifs, d’armes et de matériel militaire. » Dans le cadre de cet exercice, a expliqué Shoigu, les unités participantes ont pratiqué «l’utilisation conjointe de systèmes de guerre électronique et de systèmes de groupements interservices de troupes et de forces [ainsi que] les actions des sous-unités pour percer le système de défense aérienne et repousser missiles massifs et frappes aériennes d’un ennemi simulé »( Zvezdaweekly.ru, 5 mars).
Un domaine critique pour la recherche et le développement futurs concerne la protection de l’infrastructure militaire russe et des cibles critiques contre les attaques d’essaims de véhicules aériens sans pilote (UAV) ennemis; la répétition de telles mesures défensives notamment lors de l’exercice stratégique-opérationnel Kavkaz 2020 (voir EDM, 30 septembre 2020). De plus, dans les efforts de Moscou pour protéger sa base aérienne de Khmeimim près de Lattaquié, en Syrie, les systèmes de défense électronique et antiaérienne ont d’abord réussi à contrer une attaque en essaim de drones ennemis le 5 janvier 2018. Sur les 13 drones utilisés dans cette attaque, 6 ont été abattus uniquement par des systèmes EW (GE). Les systèmes EW (GE) russes ont également été utilisés pour perturber un certain nombre d’attaques d’essaims de drones ennemis par la suite. Cependant, le potentiel pour de telles attaques d’impliquer un nombre beaucoup plus grand de drones a conduit les entreprises russes impliquées dans le développement de l’EW (GE) à conclure que les défenses aériennes nécessitent des missiles miniatures hit-to-kill, tels que les systèmes en cours de développement pour l’armée américaine par Lockheed Martin. (Voyenno Promyshlennyy Kuryer, 16 février).
Comme l’a évalué l’expert militaire basé à Moscou Vladimir Gundarov dans un article de Voyenno Promyshlennyy Kuryer, il existe également des preuves solides que certains systèmes de guerre électronique russes de premier plan peuvent usurper le GPS. Gundarov est revenu pour examiner l’attaque de missiles de croisière américains contre des cibles en Syrie le 7 avril 2017 (voir EDM, 11 avril 2017). Parmi les 59 missiles de croisière Tomahawk lancés contre la base d’Al-Shayrat, Moscou affirme que 36 n’ont pas atteint leur objectif [1]. Alors que le nombre de frappes ratées est contesté par Moscou et Washington, Gundarov a souligné que certains experts ont lié la prétendue perte de «36 missiles de croisière américains» à l’utilisation d’un système russe Krasukha-4 EW (GE) situé sur la base aérienne de Khmeimim. Des sources de l’usine électromécanique de Bryansk, où est fabriqué ce complexe, ont déclaré que le Krasukha-4 est un module de brouillage multifonctionnel, tandis que le produit de dernière génération est conçu pour protéger les cibles au sol des frappes aériennes. Le système est conçu pour brouiller les systèmes embarqués ennemis jusqu’à une portée de 200 kilomètres. La base d’Al-Shayrat est située à 135 km de la base aérienne russe, bien que le centre de logistique navale de Tartous soit plus proche, à 100 km. Cela dit, Moscou n’a jamais divulgué publiquement les emplacements précis en Syrie des systèmes de GE qu’elle y a déployés (Voyenno Promyshlennyy Kuryer, 16 février).
Gundarov a également prêté une attention particulière à un rapport publié en 2019 par le Center for Advanced Defence Studies (C4ADS) basé à Washington dans lequel quatre systèmes de guerre électronique russes ont été identifiés comme constituant une menace pour le GPS.
Il s’agit du célèbre Krasukha-4 sur la base aérienne de Khmeimim, de la station de brouillage R-330Zh Zhitel déployée à l’aéroport d’Alep, ainsi que des systèmes de guerre électronique Samarkand et Rosevnik-AERO. L’auteur explique: «Les caractéristiques techniques de ces deux derniers sont inconnues de quiconque, tout comme leur localisation en Syrie, s’ils y sont présents. Selon un représentant de la United Instrument-Making Corporation, où Rosevnik-AERO est fabriqué, ce complexe pirate simplement l’ordinateur de bord du drone lorsqu’il rencontre un système familier, et s’il est inconnu, il le prend [toujours] sous son contrôle. dans quelques minutes » (Voyenno Promyshlennyy Kuryer, 16 février).
Gundarov utilise ce rapport pour faire valoir deux points extrêmement importants. Premièrement, il soutient que la communauté du renseignement américain n’a pas été en mesure de déterminer si le R-330Zh Zhitel fonctionne dans le cadre du complexe de brouillage automatisé R-330M1P Diabazol ou s’il fonctionne de manière autonome. Deuxièmement, il attire l’attention sur les données de la Station spatiale internationale au printemps 2018, montrant que l’usurpation du signal GPS était localisée sur la base aérienne de Khmeimim, «le centre névralgique de la campagne militaire russe en Syrie». Gundarov conclut: «Les signaux ont réussi à imiter les véritables satellites GPS, mais ne véhiculaient pas d’informations de navigation fiables. En fait, les récepteurs recevant ces «faux» signaux ont confirmé qu’ils étaient en contact avec les satellites, mais n’ont pas pu calculer leur emplacement ni leur heure, ce qui a effectivement rendu les produits inutilisables » (Voyenno Promyshlennyy Kuryer, 16 février).
Il semble que si les capacités de guerre électronique de la Russie s’améliorent généralement, une attention considérable est accordée à la lutte contre les attaques d’essaims d’UAV ennemis, en tenant compte de l’expérience opérationnelle acquise en Syrie. De même, certains des principaux systèmes EW (GE) déjà utilisés sont sans aucun doute capables de brouiller et d’usurper le GPS. Alors que les forces armées russes continuent de se procurer à l’avenir de tels systèmes avancés de brouillage et d’usurpation de GE, il est clair que les États-Unis et leurs alliés devront peut-être apprendre à moins se fier au GPS ou trouver des mesures concrètes pour protéger ces signaux.
 Source : Russia’s Electronic Warfare Capabilities as a Threat to GPS6910-022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 b-

Le système russe Krasukha a abattu 36 missiles de croisière américains au-dessus de la Syrie

L’une des plus grandes attaques américaines contre la Syrie avec des missiles de croisière Tomahawk, qui sont en fait le principal type de «munitions» de croisière de l’armée américaine, a démontré le retard absolu de ces dernières en termes d’efficacité technologique et d’efficacité. Selon les médias occidentaux, sur 59 missiles de croisière Tomahawk, 36 n’ont jamais atteint leurs objectifs, la raison en étant l’activation des complexes militaires russes « Krasukha-4 ».
Selon les informations fournies par la publication « Soha« , se référant à des sources russes et occidentales, il n’y a pas eu de destruction réelle des missiles de croisière, cependant, le complexe Krasukha-4 a provoqué un brouillage puissant, détruisant ainsi la grille de coordonnées GPS, à la suite de quoi la plupart des missiles de croisière sont tombés dans les zones désertiques, à une distance allant jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres des objetifs syriens visés par une frappe de missile.

Apparemment, l’utilisation de telles armes par l’armée russe a porté un coup dur à la réputation des États-Unis, car jusqu’à ce moment, les missiles de croisière américains Tomahawk étaient considérés comme l’un des plus efficaces parmi les forces armées américaines. Le succès de la Russie les a transformés en armes inutiles. Le 5 août 2018, les États-Unis ont perdu 61% des missiles de croisière tirés sur la Syrie, et certains autres ont simplement été détruits par les Syriens.

 


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Fin appréhendé du Nouvel Ordre Mondial par l’effondrement de la puissance militaire américaine

En mars dernier a eu lieu un évènement incongru qui témoigne de l’état de délitement de la direction militaire américaine. Carlson Tucker, un commentateur de la chaine conservatrice Fox News, a relevé que la Chine avançait à grands pas vers la construction d’une marine de classe mondiale pendant que l’administration militaire américaine se concentrait sur la production de combinaison de vol pour femmes enceintes et sur de nouvelles exigences en matière de coiffure et de vernis à ongles pour les troupes US.

missile Burevestnik

À la surprise générale, le Département de la Défense (DoD) a réagi furieusement en accusant Tucker d’être anti-femme et de « rabaisser l’ensemble de l’armée américaine “. Au lieu de répondre sur le fond aux critiques de Tucker, il a produit une réponse outragée dans la droite ligne de la doxa progressiste :

« Les femmes dirigent nos unités les plus meurtrières avec caractère. Elles domineront N’IMPORTE QUEL futur champ de bataille sur lequel nous serons appelés à nous battre. » (SMA Michael Grinston (@16thSMA)).

Le DoD a également produit un article sur son site officiel defense.gov avec un titre sidérant d’amateurisme : « Le porte-parole de la défense châtie l’animateur de Fox qui a critiqué la diversité dans l’armée américaine ».

 

La « wokenisation » en cours de l’armée US

Cette réaction ridiculement disproportionnée et politisée du DoD témoigne d’une évolution profonde de l’armée américaine qui, sous la pression du nouveau gouvernement Biden, se « wokenise » rapidement et fait désormais la chasse aux « suprémacistes blancs » qui peupleraient ses rangs.

L’une des premières mesures prises par le secrétaire à la défense Lloyd Austin a été de demander un examen à la loupe de tous les tatouages et symboles d’unité susceptibles d’avoir des « significations cachées ».

Un vaste programme de formation a également été engagé afin de « sensibiliser » le corps militaire US à l’existence de terroristes intérieurs caractérisé par un extrémisme “anti-gouvernemental”, “anti-autorité”, “anti-avortement” et diverses idées “suprématistes”. Les diapositives de cette formation incitent clairement à la délation de tous ceux qui seraient soupçonnés de soutenir cette « idéologie extrémiste ». La menace est claire : “le service est un privilège” et il serait dommage de perdre ce privilège en ne faisant pas votre part pour éradiquer les “extrémistes”. La « cancel culture » progressiste a revêtu son nouvel habit kaki.

C’est dans ce contexte délétère qu’une simulation récente de l’armée de l’air américaine (USAF) a conclu à une défaite rapide de l’armée américaine face à la Chine en cas d’invasion de Taïwan. Bien que ne pouvant encore se comparer à la puissance militaire américaine, la Chine a entrepris un énorme effort de modernisation de ses forces qui suscite désormais l’inquiétude au sein de l’hégémon américain. Un article de CNN relevait ainsi que « La Chine a construit plus de navires en un an de paix (2019) que les États-Unis en quatre ans de guerre (1941-1945) ».

Marine chinoise

 

Billions de dollars et guerres perdues

Il faut dire que pendant ces vingt dernières années, l’armée américaine s’est progressivement usée dans des guerres ruineuses qu’elle n’a jamais réussi à gagner et qui n’ont apporté aucun bénéfice stratégique majeur.

La guerre d’Irak a couté 3000 milliards de dollars aux États-Unis et, pour ce prix modique, elle n’a réussi qu’à renforcer la position de l’Iran et de la communauté chiite au moyen-orient. La guerre en Afghanistan a couté 450 Md$ ce qui montre que celui qui a monté le complot du 11 septembre 2001 (qui avait  déclenché la Guerre contre le Terrorisme) … avait réussi à ruiner les États-Unis avec un attentat à moins d’un million de dollars. Pas faux.

La stratégie américaine en Syrie est devenue un jeu illisible dans lequel des proxys islamistes sont soutenus un jour pour être bombardés le lendemain. Au Yémen, le soutien actif de l’armée américaine en matériel, en renseignement et en actions clandestines n’a pas permis à l’Arabie Saoudite de vaincre les rebelles Houthis soutenus par l’Iran après 6 ans d’une guerre calamiteuse sur le plan humanitaire, et ce en dépit de la disproportion des moyens engagés.

Après l’intervention occidentale de 2011 à l’initiative du président Sarkozy, la Libye est devenue un cloaque ingouvernable en proie à la guerre civile et est aujourd’hui une des principales portes d’entrée de l’immigration clandestine africaine, menaçant de déstabiliser l’Europe.

En résumé, à part semer le chaos un peu partout au Moyen-Orient et en Afrique du Nord pour un résultat stratégique clairement négatif, personne ne comprend trop à quoi ont servi les billions de dollars dépensés par les États-Unis dans son appareil militaire depuis 20 ans, si ce n’est pour gaver un appareil militaro-industriel devenu obèse. [1]

La surprise russe de 2018

À ces multiples déconvenues de l’Hégémon américain s’est ajoutée la rupture technologique majeure de la propulsion hypersonique, dévoilée en 2018 par le président Poutine qui est devenue le cauchemar des états-majors occidentaux.

RUSSIA'S AVANGARD HYPERSONIC WEAPON - FULL ANALYSIS - YouTube

Les nouveaux systèmes d’armes russes hypersoniques tels que l’Avangard remettent non seulement en cause la capacité des systèmes antimissiles américains de prévenir une première frappe russe sur le sol américain ; mais ils sont également une menace majeure pour les flottes US qui deviennent de facto d’énormes cibles à plusieurs dizaines de milliards de dollars au milieu de l’océan. Grâce à ces nouveaux systèmes d’armes, la mer Noire et la mer de Chine peuvent être désormais transformées en zone d’exclusion rendant très dangereuse toute incursion pour la Marine américaine.[2]

En matière de puissance militaire, le meilleur classement est sans doute établi par le site atlasocio.com. Son “Power Index” prend en compte plus de 50 indicateurs relatifs à la défense nationale. Plus il se rapproche de 0, plus le niveau est élevé.

Pour l’année 2020, le classement place logiquement en tête les États-Unis avec un score de 0,0606 suivi de la Russie avec 0,0681 et la Chine avec 0,0691. La France est classée 7ème avec un score de 0,1702. Malgré le poids énorme de budget de la défense américain (650 Md$ à comparer à 250 Md$ pour la Chine et 60 Md$ pour la Russie), on constate que les États-Unis sont désormais sérieusement contestés en tant que superpuissance militaire ce qui explique l’hystérisation croissante de leurs relations avec la Russie et la Chine.

Le désastre industriel du JSF

Toujours dans le domaine technologique, un autre dossier donne également des sueurs froides à l’état-major américain : celui du JSF F35 surnommé la « dinde volante ». Cet énorme programme militaire à plus de 1000 milliards de dollars vise à remplacer l’ensemble de la flotte des avions de chasse américains par un seul avion multirôles.[3]

Hors de prix, bourré de défauts, incapable de dépasser durablement le mur du son sans se désagréger, ce programme va de Charybde en Scylla et est en passe de devenir le plus gros désastre industriel de tous les temps. Le dernier secrétaire à la défense de Donald Trump avait qualifié le F35 de « paquet de merde » et de « monstre » juste avant son départ et il est de plus en plus probable que le programme soit discrètement tué par l’USAF et remplacé par un programme moins ambitieux.

Le fameux F 35

Mais rien n’est certain : le Pentagone est hors contrôle depuis le début des années 2000, engloutissant des sommes folles que le GAO (la Cour des comptes américaine) a renoncé depuis longtemps à auditer sérieusement, et Le Pentagone n’hésite plus à désobéir aux ordres reçus de l’exécutif.

Dans un entretien exclusif avec The Grayzone, le colonel Douglas Macgregor, ancien conseiller principal du secrétaire à la Défense, a ainsi révélé que le Pentagone avait continument et sciemment saboté tous les efforts du président D. Trump pour obtenir un retrait des troupes américaines d’Afghanistan au cours de son mandat.

Dans un discours d’adieu inquiétant prononcé en 1961, le président Eisenhower mettait déjà en garde contre le danger d’un complexe militaro-industriel en roue libre :

« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. ».

Il semble que ce risque soit désormais avéré et que les forces armées américaines soient entrées dans une phase de déstructuration qui laissent un lointain souvenir des grands noms tels que Lee, Jackson, Grant, Sherman, MacArthur, Patton, Nimitz et tant d’autres généraux hauts en couleur qui ont fait la gloire de l’armée américaine, à l’époque où elle savait encore gagner des guerres.

Une guerre mondiale aujourd’hui plus probable que jamais ?

Le dernier sommet sino-américain en Alaska des 18-19/03 témoigne de l’agacement grandissant de l’alliance sino-russe vis–à-vis d’interlocuteurs occidentaux qui ne sont plus considérés comme fiables et rationnels.

Des reproches maladroits du représentant américain Anthony Blinken sur la situation des droits de l’homme en Chine ont déclenché en retour une réaction aussi furieuse que rarissime du représentant chinois qui a agoni un Anthony Blinken livide pendant 15 minutes sur la situation intérieure des États-Unis où « de nombreux américains n’ont eux-mêmes pas confiance dans la démocratie aux États-Unis ».

Comme l’a relevé un commentateur perspicace :

«  S’il devait y avoir une date pour que les historiens marquent l’humiliation télévisée et la fin officielle de l’hégémonie américaine, ce serait la gifle publique du secrétaire d’État Antony Blinken et du NSA Jake Sullivan par l’ambassadeur chinois sur le sol américain » – Mollie (@MZHemingway) March 22, 2021.

 

Sommet Alaska Chine US

 

Malheureusement, il faut aussi craindre une réaction désespérée de l’hégémon américain désormais dirigé par une élite déconnectée qui ne vit plus que dans un monde de communication et d’affect outragé. C’est bien ce que craignent aujourd’hui les dirigeants chinois et russes : plus qu’une défaite militaire, une fuite en avant de l’occident vers une guerre mondiale.

Cette hypothèse catastrophique est aujourd’hui plus vraisemblable qu’elle ne l’était au temps de la guerre froide, à une époque où l’élite militaire et politique occidentale – qui connaissait encore le prix atroce de la guerre – était encore rationnelle et compétente et où aucun président américain ne se serait abaissé à attaquer ad hominem son interlocuteur russe en le traitant de « tueur ».


EN COMPLÉMENTAIRE

Bombe « gay » : quand l’armée américaine imaginait semer le chaos sexuel dans les rangs ennemis

 


Une bombe américaine larguant un puissant aphrodisiaque sur les troupes adverses afin de provoquer chez eux un « comportement homosexuel » et ainsi les battre plus facilement ? Non, il ne s’agit pas du synopsis du dernier nanar à l’affiche, mais d’un projet de l’armée de l’air américaine des plus sérieux et dormant depuis quelques décennies dans les placards du Pentagone.
En 2004, l’organisation Sunshine Project, qui lutte pour la transparence des programmes d’armes chimiques et biologiques, obtient un document officiel retraçant les expérimentations les plus audacieuses pour gagner une guerre. Parmi elles, il y a par exemple cette ingénieuse idée de provoquer une attaque d’insectes sur les ennemis. Mais une autre, conçue en 1994 par le Wright Laboratory de l’armée de l’air américaine, a fait, lors de sa révélation en 2004, l’effet d’une bombe. Des petits génies ont imaginé un gaz aphrodisiaque qui provoquerait chez le soldat ennemi une irrésistible attirance sexuelle pour ses compères armés. Une aubaine pour l’armée américaine, car, selon le laboratoire, les troupes amourachées penseraient alors davantage à batifoler entre elles qu’à se battre. Pour les têtes pensantes du pays de l’oncle Sam, les soldat·es homosexuel·les seraient donc militairement moins fort·es que les hétéros ? Pas si étonnant quand on sait que l’armée américaine a adopté la politique du « dont’s ask, don’t tell » (« ne demandez pas, n’en parlez pas ») jusqu’en 2010. Cette loi américaine obligeait les gays et les lesbiennes à taire leur orientation sexuelle sous peine d’être renvoyé·es, car cela était « un risque inacceptable contre les hauts standards moraux, l’ordre, la discipline et la cohésion qui forment l’essence des capacités militaires ». 
Le Pentagone dément toute utilisation du projet… du moins jusqu’à présent. Dommage, l’armée américaine était à deux doigts de donner sens à l’expression « faites l’amour pas la guerre ».


NOTES

1-Depuis 2001, les États-Unis et leurs alliés ont largué plus de 326 000 bombes et missiles à l’étranger

À l’insu de nombreux Américains, l’armée américaine et ses alliés bombardent et tuent quotidiennement des personnes dans d’autres pays.
Les bombes et les balles américaines ont fait au moins des centaines de milliers de victimes civiles au cours de ce siècle.

Le 25 février, le président Biden a ordonné aux forces aériennes américaines de larguer sept bombes de 250 kg sur les forces irakiennes en Syrie, ce qui aurait tué 22 personnes. Comme on pouvait s’y attendre, la frappe aérienne américaine n’a pas réussi à mettre fin aux tirs de roquettes sur les bases américaines en Irak, profondément impopulaires, pour lesquelles l’Assemblée nationale irakienne a adopté une résolution visant à les fermer il y a plus d’un an.

Les médias occidentaux ont présenté la frappe aérienne américaine comme un incident isolé et exceptionnel, et l’opinion publique américaine, le Congrès et la communauté internationale ont vivement réagi en condamnant les frappes comme étant illégales et constituant une escalade dangereuse vers un autre conflit au Moyen-Orient.

Mais à l’insu de nombreux Américains, l’armée américaine et ses alliés bombardent et tuent quotidiennement des personnes dans d’autres pays. Les États-Unis et leurs alliés ont largué plus de 326.000 bombes et missiles sur des personnes dans d’autres pays depuis 2001 (voir le tableau ci-dessous), dont plus de 152.000 en Irak et en Syrie.

Cela représente une moyenne de 46 bombes et missiles par jour, jour après jour, année après année, pendant près de 20 ans. En 2019, la dernière année pour laquelle nous disposons de données assez complètes, la moyenne était de 42 bombes et missiles par jour, dont 20 par jour rien qu’en Afghanistan.

Le public américain et le monde entier sont laissés presque complètement dans l’ignorance de la mort et de la destruction que les dirigeants de notre pays continuent de faire en notre nom.

Donc, si ces sept bombes de 250 kg étaient les seules bombes que les États-Unis et leurs alliés avaient larguées le 25 février, cela aurait été une journée inhabituellement calme pour les forces aériennes américaines et alliées, ainsi que pour leurs ennemis et victimes au sol, par rapport à une journée moyenne en 2019 ou au cours de la plupart des 20 dernières années. D’un autre côté, si l’implacable assaut aérien américain sur les pays du Grand Moyen-Orient a finalement commencé à diminuer au cours de l’année écoulée, ce bombardement pourrait avoir été un pic de violence inhabituel. Mais quelle version choisir, et comment le saurions-nous ?

Nous ne le savons pas, car notre gouvernement ne veut pas que nous le sachions. De janvier 2004 à février 2020, l’armée américaine a gardé la trace du nombre de bombes et de missiles qu’elle a lâchés sur l’Afghanistan, l’Irak et la Syrie, et a publié ces chiffres dans des Airpower Summaries [Synthèse des opérations aériennes, NdT] réguliers et mensuels, qui étaient facilement accessibles aux journalistes et au public. Mais en mars 2020, l’administration Trump a brusquement cessé de publier les US Airpower Summaries, et l’administration Biden n’en a jusqu’à présent pas publié non plus.

Comme pour les pertes humaines et la destruction massive que causent ces centaines de milliers de frappes aériennes, les médias américains et internationaux ne rendent compte que d’une infime partie d’entre elles. En l’absence des US Airpower Summaries réguliers, de bases de données complètes sur les frappes aériennes dans d’autres zones de guerre et d’études sérieuses sur la mortalité dans les pays concernés, le public américain et le monde entier sont laissés presque complètement dans l’ignorance de la mort et de la destruction que les dirigeants de notre pays continuent de causer en notre nom. La disparition des Airpower Summaries a rendu impossible l’obtention d’une image claire de l’ampleur actuelle des frappes aériennes américaines.

Voici des chiffres actualisés sur les frappes aériennes américaines et alliées, de 2001 à aujourd’hui, qui mettent en évidence le secret dans lequel elles ont été brusquement enveloppées l’année dernière :

Nombre de bombes et de missiles lancés sur d’autres pays par les États-Unis et leurs alliés depuis 2001:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces chiffres sont basés sur les US Airpower Summaries des États-Unis pour l’Afghanistan, l’Irak et la Syrie, sur le décompte des frappes de drones au Pakistan, en Somalie et au Yémen établi par le Bureau of Investigative Journalism, sur le décompte des frappes aériennes menées par l’Arabie saoudite au Yémen établi par le Yemen Data Project, sur la base de données des frappes aériennes étrangères en Libye établie par la New America Foundation et sur d’autres statistiques publiées. Les chiffres pour 2021 ne sont valables que jusqu’en janvier.

Plusieurs catégories de frappes aériennes ne sont pas incluses dans ce tableau, ce qui signifie que les chiffres réels des frappes aériennes sont certainement plus élevés. Il s’agit notamment de :

  • Frappes d’hélicoptères : Military Times a publié un article en février 2017 intitulé « Les statistiques de l’armée américaine sur les frappes aériennes meurtrières sont fausses. Des milliers d’entre elles n’ont pas été signalées. » Le plus grand regroupement de frappes aériennes non incluses dans les US Airpower Summaries sont les frappes par des hélicoptères d’attaque. L’armée américaine a indiqué aux auteurs que ses hélicoptères avaient mené 456 frappes aériennes non signalées par ailleurs en Afghanistan en 2016. Les auteurs ont expliqué que la non-déclaration des frappes par hélicoptère a été constante tout au long des guerres de l’après-11 Septembre, et qu’ils ne savaient toujours pas combien de missiles réels avaient été tirés dans ces 456 attaques en Afghanistan au cours de la seule année sur laquelle ils ont enquêté.
  • Avions de combat AC-130 : la frappe aérienne qui a détruit l’hôpital de Médecins sans frontières à Kunduz, en Afghanistan, en 2015, n’a pas été menée avec des bombes ou des missiles, mais par un avion de combat Lockheed AC-130. Ces machines de destruction massive, généralement pilotées par les forces d’opérations spéciales de l’US Air Force, sont conçues pour circonscrire une cible au sol, en y déversant des obus et des tirs de canons, souvent jusqu’à sa destruction complète. Les États-Unis ont utilisé des AC-130 en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Somalie et en Syrie.
  • Passes de mitraillage : les US Airpower Summaries pour 2004-2007 comprennent une note indiquant que leur décompte des « frappes avec des munitions larguées… ne comprend pas les canons ou les roquettes de 20 mm et 30 mm. » Mais les canons de 30 mm des A-10 Warthog et autres avions d’attaque au sol sont des armes puissantes, conçues à l’origine pour détruire les chars soviétiques. Les A-10 tirent 65 obus à l’uranium appauvri par seconde pour couvrir une zone d’un feu mortel et indiscriminé, mais cela ne compte pas comme un « largage d’armes » dans les US Airpower Summaries.
  • Opérations « anti-insurrectionnelles » et « anti-terroristes » dans d’autres régions du monde. Les États-Unis ont formé une coalition militaire avec 11 pays d’Afrique de l’Ouest en 2005, et ont maintenant une base de drones au Niger, mais nous n’avons pas trouvé de base de données sur les frappes aériennes américaines et alliées dans cette région, ou aux Philippines, en Amérique latine ou ailleurs.

Ce n’est clairement pas une coïncidence si Trump a cessé de publier les Airpower Summaries juste après l’accord trouvé avec les talibans d’un retrait américain de février 2020, renforçant la fausse impression que la guerre en Afghanistan était terminée. En fait, les bombardements américains ont repris après seulement une pause de 11 jours.

Comme le montre notre tableau, 2018 et 2019 ont été des années consécutives record pour les frappes aériennes américaines en Afghanistan. Mais qu’en est-il de 2020 ? Sans les registres officiels, nous ne savons pas si l’accord de retrait a conduit à une réduction sérieuse des frappes aériennes ou non.

Le président Biden a bêtement essayé d’utiliser les frappes aériennes en Syrie comme « levier » sur l’Iran, au lieu de simplement réintégrer l’accord sur le nucléaire iranien comme il l’avait promis pendant la campagne électorale. Biden suit également les traces de Trump en enveloppant les frappes aériennes américaines du même secret que celui utilisé par Trump pour masquer son échec à « mener des guerres sans fin. »

Il est tout à fait possible que les frappes aériennes très médiatisées du 25 février, comme les frappes de missiles de Trump en avril 2017 sur la Syrie, aient été une diversion par rapport à des bombardements américains beaucoup plus lourds, mais largement passés sous silence, déjà en cours ailleurs, en l’occurrence la destruction effrayante de Mossoul, l’ancienne deuxième ville d’Irak.

La seule façon pour Biden de rassurer le public américain sur le fait qu’il n’utilise pas le mur du secret de Trump pour poursuivre les guerres aériennes dévastatrices de l’Amérique, notamment en Afghanistan, est de mettre fin à ce secret maintenant, et de reprendre la publication complète et précise des US Airpower Summaries.

Le président Biden ne peut pas restaurer le respect du monde pour le leadership américain, ni le soutien du public américain pour notre politique étrangère, en empilant davantage de mensonges, de secrets et d’atrocités sur ceux dont il a hérités. S’il continue à essayer de le faire, il pourrait bien se retrouver à suivre les traces de Trump d’une autre manière encore : celles d’une présidence à seul mandat, ratée, d’un empire destructeur et en déclin.

Medea Benjamin, cofondatrice de Global Exchange et de CODEPINK : Women for Peace, est l’auteure du livre de 2018, A l’intérieur de l’Iran : la véritable histoire et la politique de la République islamique d’Iran. Ses précédents ouvrages comprennent : Kingdom of the Unjust : Behind the U.S.-Saudi Connection (2016) (Le royaume de l’injustice : derrière la relation USA-Arabie saoudite) ; Drone Warfare : Killing by Remote Control (2013) (La guerre par drone : tuer à distance) ; Don’t Be Afraid Gringo : A Honduran Woman Speaks from the Heart (1989) (Ne sois pas effrayé gringo, une Hondurienne parle avec son coeur), et (avec Jodie Evans) Stop the Next War Now (Inner Ocean Action Guide) (2005) (Arrêter la prochaine guerre maintenant). Suivez-la sur Twitter : @medeabenjamin

Nicolas J. S. Davies est l’auteur de Blood On Our Hands : the American Invasion and Destruction of Iraq (2010) (Du sang sur nos mains : l’invasion américaine et la destruction de l’Irak). Il a également écrit les chapitres sur Obama at War (Obama en guerre) dans Grading the 44th President : a Report Card on Barack Obama’s First Term as a Progressive Leader (2012). (Introniser le 44e président : un rapport sur le premier mandat de Barack Obama comme leader progressiste).

Source : Common Dreams, Medea Benjamin, Nicolas J. S. Davies, 04-03-2021

2-Voici la  » super-arme  » russe qui pose la plus grande menace pour l’armée américaine

Les États-Unis semblent profondément préoccupés par ce que les experts appellent la torpille russe «super-arme» Poséidon 2M39. Cela survient au milieu de l’énorme renforcement militaire russe et des tests de ses dernières armes dans l’Arctique.

russe-Poséidon
Torpille Poséidon

 

La torpille Poséidon 2M39 est un véhicule sous-marin autonome à propulsion nucléaire, armé d’une ogive nucléaire qui pourrait contourner la plupart des défenses basées à terre. 

Selon CNN , l’Occident, en particulier les États-Unis, s’est dit préoccupé par la super-arme russe. Poséidon est l’une des six nouvelles armes stratégiques annoncées par le président russe Vladimir Poutine en 2018 [1]. Elle est censée être à un stade avancé de développement.

L’arme, qui ressemble à un petit sous-marin, peut être utilisée comme moyen de dissuasion nucléaire contre les bases hostiles et les stations navales. Son lancement et son fonctionnement sont synonymes d’une torpille nucléaire avancée et sophistiquée avec un rendement d’explosion [spéculé] de 2 à 100 Mt (classé). Elle est également capable de porter des charges utiles conventionnelles.

Dans un article écrit par HI Sutton pour  Forbes  en novembre 2019, il a  mentionné  Poséidon comme «l’une des armes les plus perturbatrices actuellement en cours de développement. C’est aussi l’un des moins bien comprises ». Vidéo

 

 

Comme précédemment rapporté par The EurAsian Times , l’arme a été conçue pour frapper les villes côtières avec une ogive de 2 mégatonnes, environ «133 fois plus puissante que la bombe larguée sur Hiroshima».

Deux navires qui sont supposés transporter le Poséidon, le sous-marin de classe Oscar 09852 Belgorod et le sous-marin Projet 09851 Khabarovsk, sont de nouveaux bateaux lancés respectivement en 2019 et 2020. Les sous-marins de la classe Oscar pouvaient transporter quatre torpilles Poséidon en même temps pour un rendement total pouvant atteindre 400 mégatonnes.

Selon certains rapports, le Poséidon pourrait également avoir une option de lancement de site sur les fonds marins ou sur mobile. Dans l’option des fonds marins, connue sous le nom de Skif, Poséidon peut attendre tapi sur le fond marin dans un conteneur spécial aussi longtemps que nécessaire.

On pense  que le navire auxiliaire russe ZVEZDOCHKA 600 (projet 20180) avec une capacité de déglaçage est utilisé pour tester les drones Poséidon. Par conséquent, il est possible que le même navire puisse être utilisé comme plate-forme pour déployer et récupérer une version du fond marin du drone.

L’option de lancement au fond de la mer a été brevetée (brevet RU 2135929) par le concepteur de Poséidon, Alexander Shalnev.

Bien que les spécifications restent confidentielles, les experts ont déclaré que Poséidon semble être un mini-sous-marin robotique en forme de torpille, qui peut voyager à des vitesses de 185 km / h (100 nœuds). Des informations plus récentes suggèrent une vitesse de pointe de 100 km / h (54 nœuds), avec une autonomie de 10000 km (5400 nmi; 6200 mi) et une profondeur maximale de 1000 m (3300 pieds).

La profondeur typique du drone peut être d’environ 50 à 100 mètres pour des fonctionnalités de furtivité accrues en mode furtif à basse vitesse. Une faible profondeur en mode furtif est préférable car les ondes sonores se déplacent vers le fond de l’océan et réduisent le rayon de détection. Les sous-marins utilisent la même stratégie en mode de fonctionnement silencieux.

3-Le F-35, un échec emblématique… parmi d’autres

20 années durant, le programme du Pentagone en vue de développer l’avion F-35 est apparu comme invincible, malgré retards répétés et importants dépassements de budget. Et voilà qu’en l’espace d’à peine quelques semaines, le soutien officiel accordé au F-35 semble évaporé. Ce n’était pas trop tôt.
Sur la fin de l’administration Trump, le secrétaire à la défense en poste a qualifié ce programmé de « tas de merde…«  Le directeur de l’Air Force a reconnu que le F-35 ne serait jamais en mesure de remplir les tâches qui lui furent initialement assignées. Et voici qu’à présent, c’est le comité des services des armées à la Chambre qui affirme que nous devrions cesser de déverser de l’argent dans le « trou à rats » F-35. ….

À tout le moins, il faut bloquer la mise en production jusqu’à la fin des tests opérationnels du programme. Les tests continuent de révéler des problèmes de conception dans le F-35 — le dernier décompte du mois de janvier en dénombre 871, soit seulement 2 de moins que l’an passé. D’ici à ce que le processus de tests soit terminé, et que les ingénieurs trouvent des solutions à ces problèmes, tous les avions F-35 achetés seront fabriqués avec ces failles, ce qui exigera par la suite de coûteuses et profondes modifications pour pallier à des problèmes dont certains n’ont même pas encore été révélés par le processus de test.

Le F-35 est la tête d’affiche des programmes trop coûteux pour être pertinents à l’avenir. On aurait dû annuler ce programme il y a plus de dix ans, avec son manquement Nunn-McCurdy, lorsque les coûts de développement et d’achat furent doublés. L’annuler à présent pourrait assurer une économie de 200 milliards de dollars rien qu’en coûts d’acquisition…

Source pogo.org


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SUR CE LIEN: VINTAGE PAR MICHEL

 

 

 

 

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Photo historique du mois d’avril…c’était en 2003

Au nom de démocratie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Profitant de l’invasion militaire de L’Irak,les « pseudo soldats de la démocratie » qui n’étaient en fait que des gangsters au service de Georges W Bush,pillaient les trésors artistiques et historiques de l’Irak,particulièrement au Musée de Bagdad.

On se rappellera que tous les objets  faisant référence aux Annunaki,avaient disparus à ce moment-là!

Ces photos que j’avais soigneusement gardées,témoignent de leur gangstérisme professionnel.

 

On aurait facilement pu sauver les trésors du Musée archéologique national d’Irak, à Bagdad, dont les 32 salles ont été pillées en avril 2003,  après l’invasion américaine de la ville. C’est l’opinion de plusieurs experts internationaux, dont une trentaine participait hier à Paris à une réunion extraordinaire de l’UNESCO afin d’évaluer les dégâts causés à l’un des patrimoines les plus précieux de l’humanité.

«Il aurait suffi qu’une unité spéciale protège le musée» qui n’est qu’à 300 mètres du ministère irakien de l’Information, dit

McGuire Gibson, un archéologue de l’université de Chicago qui a dirigé des missions américaines à Nippur et Tell Razuk. «Les militaires américains ont une certaine responsabilité. Manifestement ils avaient d’autres priorités. […] Je pense qu’ils avaient prévu de protéger le musée. Mais ils sont arrivés trop tard.»

Les 100 000 pièces du musée comprenaient notamment une collection exceptionnelle de tablettes d’argile babyloniennes et sumériennes aux motifs cunéiformes. Un des premiers témoignages écrits de l’histoire. De la harpe d’Ur (4000 ans) au célèbre vase sumérien d’Uruk, en passant par les puissants taureaux ailés de Khorsabad, la collection illustrait la richesse des civilisations qui se sont succédé entre le Tigre et l’Euphrate depuis 7000 ans.

La conservatrice du musée de Bagdad a exigé en vain l’intervention des soldats américains, dit Salma El Radi, archéologue irakien de l’université de New York. McGuire Gibson avait pourtant prévenu les autorités américaines depuis longtemps.

«Je croyais avoir fait le nécessaire pour faire comprendre l’importance de la question, dit-il. J’ai envoyé des lettres. En janvier, nous avons remis aux militaires la liste des centaines de sites archéologiques du pays. J’ai aussi contacté le New York Times et le Washington Post. Je croyais qu’ils allaient faire le nécessaire et que le musée serait protégé. Malheureusement, je n’ai pas dû contacter des militaires assez hauts gradés. Je ne sais pas ce qui s’est passé.» Le chercheur est convaincu que le pillage de la semaine dernière n’est pas le seul fait de pilleurs individuels, mais aussi de groupes organisés qui ont des ramifications à l’extérieur du pays.

«C’est un travail de pros. Les voleurs avaient la clef et des complices à l’intérieur.» Les responsables du musée avaient en effet placé les pièces les plus précieuses dans une voûte qui a été vidée. Une tâche impossible sans une aide de l’intérieur. Ces pillages ont «été planifiés par des gangs qui ont des agents locaux», conclut Gibson.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Musée de Bagdad était «l’un des endroits les plus sûrs», dit-il. Certainement plus sûr que les musées régionaux qui avaient été pillés en 1991. Clairement identifié aux symboles de l’UNESCO, le musée n’a d’ailleurs pas été bombardé.

Tant que les experts de l’UNESCO ne se rendront pas sur place, il sera impossible d’évaluer l’ampleur réelle des dégâts. On ne sait pas, par exemple, si les 40 000 manuscrits du Centre Saddam ont pu être protégés des pilleurs. Impossible aussi d’évaluer précisément ce qui reste de l’incendie de la bibliothèque nationale et des archives de Bagdad. «Certains manuscrits semblent avoir été répandus sur le sol. D’autres pourraient être reconstitués», dit Gibson. Au ministère irakien des Affaires religieuses, une bibliothèque de Corans anciens aurait également brûlé. Le musée de Mossoul, dans le nord du pays, a aussi été pillé.

Les archéologues font état de rumeurs selon lesquelles certains objets seraient déjà sur les marchés des grandes villes européennes. Plusieurs auraient transité par l’Arabie Saoudite. Il faut dire que trafic d’objets du patrimoine irakien a pris de l’expansion il y a 13 ans avec l’imposition de l’embargo économique. «La pauvreté a poussé de nombreux Irakiens à piller les sites archéologiques tout simplement pour faire vivre leur famille», explique Salma el-Radi, de l’université de New York.

«Si on faisait une enquête sérieuse, on retrouverait beaucoup d’objets, dit Gibson. Il suffirait d’y mettre les moyens. […] Vous savez, on connaît les collectionneurs de ce genre d’objets. Mais ils ont beaucoup plus d’argent pour me poursuivre que j’en ai pour les faire condamner.»

L’argent parle!

Plus tôt en 0ctobre 2010, un groupe d’archéologues avait dénoncé le laissez-faire des troupes américano-britanniques dans le quotidien britannique The Guardian. Les archéologues invoquent la Convention de La Haye signée en 1953, qui oblige les belligérants à protéger le patrimoine culturel des pays en guerre. Lors de la première guerre du Golfe, neuf des treize musées régionaux avaient été pillés. Les 3000 pièces volées à l’époque ne sont pourtant qu’un détail à côté de la catastrophe actuelle.

L’UNESCO a demandé au secrétaire général des Nations unies de proposer au Conseil de sécurité une résolution imposant un embargo général sur toute acquisition d’objet d’art irakien. Cette résolution aurait une portée plus large que la Convention sur le trafic des biens culturels signée en 1970 par 97 pays seulement. Le directeur général de l’UNESCO, Koïchiro Matsuura, a aussi annoncé la création d’un fonds spécial pour le patrimoine irakien. L’Italie a déjà fait un don de 600 000 $. Le Qatar, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Egypte ont annoncé des contributions. Le British Museum a mis trois experts à la disposition de l’UNESCO.

Il peut paraître futile de s’intéresser au patrimoine irakien au moment où des civils meurent encore dans les rues de Bagdad. «Nous sommes consternés par la disparition de toutes ces pièces assyriennes, sumériennes, babyloniennes, dit Mounir Bouchenaki, de l’UNESCO, dans la mesure où elles représentent le fondement même de l’identité du peuple irakien.»

 

En 2003,juste après le renversement de Saddam Hussein,George W Bush était arrivé en grand secret .Il avait affirmé que les États-Unis allaient remettre le pétrole irakien au peuple irakien…mais on l’avait simplement volé.

 

 

 


EN COMPLÉMENTAIRE

 

Chronologie de la guerre en Irak (2002-2011)

 

Préparée dès 2002, la guerre déclenchée par les Etats-Unis de George W. Bush et la Grande-Bretagne de Tony Blair le 20 mars 2003au motif de la possession d’armes de destruction massives par le régime de Saddam Hussein a provoqué la mort de dizaines de milliers d’Irakien, profondément déstabilisé le pays et permis l’installation d’Al-Qaïda, puis de Daech.

 

Raid américain sur Bagdad,le 8 avril 2003…On parlait d’opération chirurgicale sur l’armée irakienne,mais les civills sont morts par milliers!

Vers la guerre

2002
29 janvier: à l’occasion du discours sur l’état de l’Union, George W. Bush déclare que l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord forment un « axe du mal », contre lequel il promet d’agir.
7 avril: le Premier ministre britannique Tony Blair adresse un avertissement à l’Irak, évoquant un « renversement » par la force de tout régime menaçant la sécurité internationale.
5 juillet: selon le quotidien The New York Times, l’armée américaine a mis secrètement au point un plan prévoyant une attaque massive contre l’Irak, forte de centaines d’avions de combat et de quelque 250 000 hommes.
8 juillet: Washington veut un « changement de régime » et utilisera « tous les moyens » pour renverser Saddam Hussein, déclare George W. Bush.
12-14 juillet: des officiers irakiens en exil et des représentants de l’opposition créent à Londres un conseil militaire pour renverser Saddam Hussein.
2 août: l’Irak invite à Bagdad Hans Blix, le chef de la Commission de surveillance, de vérification et d’inspection des Nations unies (UNMOVIC), pour discuter d’une éventuelle reprise des inspections de la commission chargée de veiller au désarmement de l’Irak.  

Septembre
12: sommant l’ONU, devant sa 57e Assemblée générale, d’agir de manière résolue pour se faire respecter par Bagdad, le président américain évoque une « action inévitable » contre l’Irak.
16: Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU, annonce que l’Irak accepte sans conditions le retour des inspecteurs en désarmement.
17: le secrétaire d’Etat américain Colin Powell déclare que les Etats-Unis souhaitent une nouvelle résolution de l’ONU pour garantir que l’Irak respectera ses engagements de désarmement.
19: le président américain demande au Congrès l’autorisation d’utiliser l’armée américaine contre Bagdad si nécessaire.
20: l’administration Bush présente sa stratégie pour la sécurité nationale, qui prévoit notamment des attaques préventives contre les « Etats voyous ».  

Octobre
11: le Congrès américain autorise le recours à la force armée contre l’Irak.
16: lors d’un débat public au Conseil de sécurité, Kofi Annan demande qu’une dernière chance soit accordée à Bagdad.
18: Washington accepte que le Conseil de sécurité soit saisi à nouveau avant un éventuel recours à la force, mais souhaite une résolution unique et forte.  

Novembre
8: la résolution 1441 est votée à l’unanimité par le Conseil de sécurité. Elle donne sept jours à Bagdad pour accepter « cette dernière chance de se conformer aux obligations de son désarmement ».
13: l’Irak accepte sans réserve la résolution 1441, qui durcit le régime des inspections sur son sol.
25: arrivée à Bagdad de 17 experts de l’UNMOVIC et de l’AIEA, conformément à la résolution 1441. 

Décembre
3: l’ONU adopte à l’unanimité la résolution 1447, qui renouvelle pour six mois le programme « pétrole contre nourriture », qui autorise Bagdad à vendre une quantité limitée de pétrole pour acheter de la nourriture et des médicaments.
7: l’Irak remet à l’ONU une déclaration sur ses programmes à vocation militaire, un énorme rapport de 11 800 pages, tandis que Saddam Hussein présente pour la première fois des excuses au peuple koweitien pour l’invasion de l’émirat en 1990.
17: l’opposition irakienne, réunie à Londres avec le soutien de Washington, adopte une déclaration politique appelant l’Irak d’après Saddam Hussein à se tranformer en un Etat fédéral démocratique, libéré de ses armes de destruction massive.
19: « La déclaration irakienne utilise peut-être le langage de la résolution 1441, mais ne répond en rien aux exigences de cette résolution » déclare le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell.
20: le chef des inspecteurs de l’ONU, Hans Blix, reproche à la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis de ne pas fournir assez de renseignements sur les sites irakiens dont ils pensent qu’ils abritent des armes de destruction massive. 

2003
Janvier
9: « le recours à la force est toujours un constat d’échec et la pire des solutions » déclare Jacques Chirac lors de ses voeux à la presse.
11: Washington renforce le déploiement de troupes américaines dans le Golfe, avec 150 000 hommes sur place.
13: le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed El Baradei, annonce que les inspecteurs en désarmement ont encore besoin de quelques mois pour mener à bien leur mission.
14: le chancelier allemand Gerhard Schroeder se prononce en faveur d’une deuxième résolution des Nations unies avant une éventuelle intervention militaire contre l’Irak.
20: « Rien ne justifie de rompre le fil des inspections » ni « d’envisager l’action militaire », déclare Dominique de Villepin, ministre français des Affaires Etrangères, à l’issue d’une réunion ministérielle du Conseil de sécurité sur le terrorisme.
22: le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld s’en prend à l’Allemagne et à la France, en estimant que ces deux alliés, qui s’opposent aux Etats-Unis, ne représentent plus que « la vieille Europe ».
27: dans un rapport rendu au Conseil de sécurité, les chefs des inspecteurs du désarmement de l’Irak dressent un bilan sévère de la coopération de Bagdad, mais demandent plus de temps pour mener à bien leurs inspections.
30: les chefs d’Etat de huit pays européens (Danemark, Espagne, Grande-Bretagne, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, République tchèque, rejoints le lendemain par la Slovénie) se rangent derrière Washington dans une lettre commune publiée dans plusieurs journaux européens.
31: Hans Blix dément que le régime irakien soit lié au réseau terroriste Al-Qaida, ainsi que l’a affirmé le président américain dans son discours sur l’état de l’union. Le bilan qu’il a dressé devant le Conseil de sécurité de l’ONU sur le déroulement des inspections ne justifie pas, selon lui, le déclenchement d’une guerre.  

Février
5: à l’ONU, Colin Powell dresse un sévère réquisitoire contre l’Irak, photos et bandes sonores à l’appui, présentées comme des preuves que le régime de Saddam Hussein a choisi de ne pas coopérer.
9: la France et l’Allemagne mettent au point un plan de rechange à l’option militaire américaine. Celui-ci prévoit l’envoi de Casques bleus européens en Irak et le renforcement des inspections des Nations unies.
10: la France, la Russie et l’Allemagne adoptent une déclaration commune appelant à la poursuite et au renforcement substantiel des inspections en Irak.

Bagdad autorise « sans conditions » les vols d’avions espions U2, réclamés par les inspecteurs de l’ONU, au-dessus de son territoire.
11: la Chine apporte son soutien à la proposition franco-germano-russe d’étendre les inspections en Irak.
14: la plupart des membres du Conseil de sécurité demandent une poursuite des inspections en Irak, après un nouveau rapport des chefs des inspecteurs de l’ONU affirmant que l’Irak coopère mieux mais doit encore apporter la preuve de son désarmement. Ce rapport signale que le missile Al-Samoud 2, qui dépasse 150 km de portée, enfreint les résolutions de l’ONU datant de 1991.
15: quelque dix millions de personnes se mobilisent dans le monde entier pour manifester contre la guerre en Irak, principalement en Europe où de véritables marées humaines déferlent dans les rues de Rome, Madrid et Londres.
17: les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles se mettent d’accord sur un texte commun sur l’Irak, qui affirme que la « guerre n’est pas inévitable », sans exclure un recours à la force « en dernier ressort ». En marge du sommet, Jacques Chirac critique les pays d’Europe de l’Est aspirant à entrer dans l’UE pour s’être aligné sur les Etats-Unis.
22: Hans Blix fixe la date butoir du 1er mars pour le début de la destruction des missiles irakiens Al-Samoud prohibés.
24: Washington, Londres et Madrid soumettent un projet pour une seconde résolution (après la résolution 1441 adoptée le 8 novembre 2002) au Conseil de sécurité. 

Mars
1er: le parlement turc rejette une motion appelant à un déploiement de soldats américains dans le pays.
L’Irak commence la destruction de ses missiles Al-Samoud.
5: le chef de l’armée turque apporte son soutien à un déploiement de troupes américaines dans le pays.
7: nouveau rapport des chefs des inspecteurs de l’ONU Hans Blix et Mohamed El-Baradei. Ils dressent un tableau encourageant de la coopération irakienne en matière de désarmement. Hans Blix souligne l’accélération du désarmement irakien depuis fin janvier.
Washington, Londres et Madrid font circuler un projet de résolution amendé sur l’Irak, fixant au 17 mars la date limite pour que Bagdad désarme.
10: le chef de la diplomatie russe, Igor Ivanov, affirme que Moscou mettra son veto au projet de résolution anglo-américain.
Au cours d’une interview télévisée, Jacques Chirac confirme sa détermination à tout faire pour empêcher une guerre contre l’Irak, quitte à utiliser le droit de veto de la France.
16: Washington, Londres et Madrid annoncent une ultime tentative de faire avaliser par l’ONU un ultimatum autorisant l’usage de la force contre l’Irak, lors d’un sommet-éclair aux Açores.
17: les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Espagne renoncent à mettre leur résolution aux voix à l’ONU. Dans la soirée, George Bush donne 48 heures à Saddam Hussein pour quitter l’Irak..
Kofi Annan annonce le retrait d’Irak des inspecteurs en désarmement de l’ONU et des autres personnels des Nations Unies, ainsi que la suspension du programme « pétrole contre nourriture ». Géré par l’ONU, celui-ci assure l’essentiel du ravitaillement de la population irakienne.
Le secrétaire d’Etat américain Colin Powell affirme qu’une coalition de 45 pays soutient les Etats-Unis contre l’Irak.
19: l’état d’urgence est proclamé par le parlement au Kurdistan, où des dizaines de milliers de personnes fuient les villes. 

La conquête 

20 mars: début de l’opération « Liberté pour l’Irak »; les premiers bombardements américano-britanniques sur Bagdad visent des bâtiments officiels. Plusieurs puits de pétrole sont incendiés dans le sud de l’Irak.
Le parlement turc vote l’ouverture de l’espace aérien du pays à l’aviation américaine.
Le soir, les forces terrestres américano-britanniques passent à l’attaque en franchissant la frontière, à partir du Koweït.
21: les Royal Marines britanniques prennent le contrôle des stations de pompage de pétrole de la péninsule de Fao, dans le sud de l’Irak.
Début des bombardements intensifs (opération « Choc et stupeur »).
23: de violents combats opposent les forces américano-britanniques aux soldats irakiens dans les villes d’Oum Qasr, Nassiryah et Bassora, au sud du pays.
24: la population de Bassora est menacée par une crise humanitaire en raison des coupures d’eau et des combats, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
26: 1000 soldats de la 173e brigade de l’armée américaine sont parachutés dans le Kurdistan irakien.
28: la résolution permettant la reprise du programme humanitaire « pétrole contre nourriture » pour l’Irak est adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Les combattants kurdes effectuent une avancée importante en direction de Kirkouk, au nord de l’Irak, après l’abandon par l’armée irakienne de plusieurs positions visées par des raids américains.
Une explosion, d’origine non identifiée, sur un marché populaire à Bagdad fait une cinquantaine de victimes civiles. 

Avril
1er: un raid américain sur la ville d’Al-Hillah (80 km au sud de Bagdad), coûte la vie à 33 civils dont des femmes et des enfants.
3: les troupes américaines pénètrent dans Nadjaf.
4: les troupes américaines prennent le contrôle l’aéroport Saddam Hussein, à 20 km au sud-ouest de Bagdad.
6: les Britanniques annoncent avoir pris le contrôle de la majeure partie de Bassora.
9: les Américains contrôlent la plus grande partie de Bagdad. La statue de Saddam Hussein, place Al-Ferdaous au centre de la ville, est renversée par un blindé américain.
10: les Kurdes, soutenus par les Américains, prennent Kirkouk.
Des hôpitaux, administrations et maisons de hauts dignitaires ainsi que l’ambassade d’Allemagne et le centre culturel français à Bagdad sont pillés.
Abdel Madjid al-Khoï, chef chiite modéré, est assassiné à Nadjaf.
11: Mossoul est occupée par les forces américaines et kurdes.
Le musée archéologique de Bagdad est pillé.
13: les forces américaines entrent dans Tikrit, dernier bastion du régime. Les chefs des tribus demandent l’arrêt des bombardements pour négocier la reddition des miliciens.
16: George Bush demande la levée des sanctions de l’Onu contre l’Irak.
17: arrestation de Barzan Al-Tikriti, conseiller présidentiel et demi-frère de Saddam Hussein.
18: l’administration américaine attribue au groupe américain de bâtiment et travaux publics Bechtel un contrat, qui pourrait atteindre 680 millions de dollars, dans le cadre la reconstruction en Irak.
21: arrivée à Bagdad du général américain Jay Garner, administrateur provisoire de l’Irak d’après-guerre.
22: une foule de centaines de milliers de fidèles se rassemble à Kerbala, ville sainte des chiites, pour un pélerinage, mais aussi pour fêter leur liberté de culte retrouvée et, pour certains, conspuer la présence américaine.
24: l’ex-vice Premier ministre Tarek Aziz se rend aux Américains. 

L’occupation américaine 

Mai
1er: George W. Bush déclare dans une allocution prononcée depuis le porte-avions Abraham Lincoln, que « l’essentiel des combats est terminé en Irak ».

2: le diplomate Paul Bremer est chargé de diriger la reconstruction de l’Irak en tant qu’administrateur civil.
8: les dirigeants de l’ex-opposition, désignés par Washington pour former le noyau d’un gouvernement provisoire, se réunissent à Bagdad avec des responsables américains.
10: le chef de la principale formation de l’ex-opposition chiite exilé en Iran, l’ayatollah Mohammad Baqer Hakim, fait un retour triomphal en Irak.
16: l’accès de la fonction publique est interdit à tous les hauts responsables du Baas, le parti du président déchu Saddam Hussein, mesure qui devrait toucher entre 15 000 et 30 000 personnes.
22: la résolution américano-britannique pour la levée des sanctions en Irak est adoptée par les membres du Conseil de Sécurité, à l’exception de la Syrie. 

Juin
3: la commission des Affaires étrangères du parlement britannique annonce l’ouverture d’une enquête sur la décision du gouvernement de participer à la guerre à la suite ‘ accusations selon lesquelles Downing Street aurait réécrit un rapport des services de renseignement sur l’armement irakien pour justifier le conflit.
14: l’armée américaine lance l’opération « Scorpion du désert » dans le nord et nord-ouest de l’Irak, contre les loyalistes au régime déchu de Saddam Hussein, qui harcèlent les forces de la coalition.
23: la coalition annonce sa décision de payer les salaires des soldats irakiens démobilisés, qui menaçaient de recourir à des actions violentes si leurs soldes n’étaient pas versées.
27: le chef de l’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (ASRII-chiite), Mohammad Baqer Hakim, rejette les actions violentes contre la coalition.
30: les troupes américaines, confrontées à une insécurité croissante, lancent une nouvelle opération baptisée « Crotale du désert » contre l’ancien bastion de Saddam Hussein au nord de Bagdad. 

Juillet
1er: l’armée américaine évacue une de ses positions dans la ville de Falloujah, où la tension est vive après la mort de six étudiants en théologie par une explosion dans une mosquée.

3: les Etats-Unis offrent une récompense de 25 millions de dollars pour des informations conduisant à l’arrestation de Saddam Hussein.
6: Paul Bremer accepte la création d’un Conseil de gouvernement transitoire doté de pouvoirs exécutifs, tout en se réservant un droit de veto.
13: le Conseil de gouvernement transitoire irakien, composé de 25 membres, se réunit pour la première fois à Bagdad.
22: les deux fils et le petit-fils de Saddam Hussein sont tués lors d’un assaut lancé par les troupes américaines à Mossoul.
29: le Conseil de gouvernement transitoire irakien institue une présidence tournante de neuf membres: ce « Conseil présidentiel » compte cinq chiites, deux sunnites et deux Kurdes. 

Août
19: un attentat-suicide au camion piégé perpétré contre le siège de l’ONU à Bagdad fait 22 morts dont le représentant de l’ONU Sergio Vieira de Mello.
29: Plus de cent personnes sont tuées, dont le chef de l’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (ASRII), l’ayatollah Mohammad Baqer Hakim, dans l’explosion d’une voiture piégée dans la ville sainte chiite de Najaf.  

Septembre
3: le premier gouvernement de l’après-Saddam prête serment.
La Pologne prend le contrôle de cinq provinces. 

Octobre
2 : un rapport du Groupe d’Inspection en Irak (ISG) affirme qu’aucune arme de destruction massive n’a été découverte.
23-24 : conférence des donateurs pour la reconstruction de l’Irak à Madrid; 33 milliards de dollars sont recueillis.
27 : cinq attentats suicide à la voiture piégée sont perpétrés à Bagdad, contre le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et quatre postes de police. Le bilan est de 43 morts.
30 : l’ONU annonce le retrait temporaire de Bagdad de son personnel étranger. 

Novembre
2: un hélicoptère américain est abattu près de Falloujah. Seize soldats sont tués et 26 autres blessés.
12: 18 soldats italiens sont tués dans un attentat à la voiture piégée contre une base militaire à Nassiriyah (sud de l’Irak).
15: les Etats-Unis présentent un calendrier pour la passation de pouvoir aux Irakiens; un gouvernement provisoire sera installé avant juin 2004. Une Assemblée constituante devrait être élue en 2005.
16: l’occupation de l’Irak prendra fin le 30 juin 2004, mais les troupes de la Coalition resteront dans ce pays « à l’invitation des Irakiens », annonce un responsable américain.
27: l’ayatollah Sistani, le plus haut dirigeant chiite irakien, exige des élections immédiates au suffrage universel. Selon l’accord signé entre le Conseil de gouvernement et la coalition, les premières élections au suffrage universel ne devraient se tenir qu’en mars 2005. 

Décembre
5: l’ancien secrétaire d’Etat James Baker, est nommé envoyé spécial pour la dette irakienne.
9: le Japon décide d’envoyer des troupes non combattantes en Irak.
10: création d’un tribunal spécial chargé de juger les crimes du régime de Saddam Hussein.
13: arrestation de Saddam Hussein près de Tikrit, sa ville natale.  

2004
Janvier
19: des milliers de chiites manifestent dans le centre de Bagdad à la demande de l’ayatollah Ali Sistani pour réclamer la tenue rapide d’élections.
23: David Kay, responsable de la mission américaine chargée de découvrir les armes de destruction massive, démissionne en affirmant qu’il ne pense pas que le régime de Bagdad détenait des stocks d’armes interdites. 

Février:
1er: plus de 100 personnes sont tuées dans un double attentat suicide perpétré contre les sièges des deux principaux partis du Kurdistan irakien à Erbil.
2: sous la pression du Congrès, George W. Bush annonce la création d’une commission d’enquête indépendante chargée d’établir si les services de renseignement américains ont commis des erreurs dans le dossier des armes de destruction massive.
10-11: deux attentats contre les forces de sécurité font une centaine de victimes à Bagdad et à Iskandariya. 

Mars
1: le Conseil de gouvernement adopte le texte de la Constitution provisoire, résultat d’un compromis difficile entre islamistes et laïcisants. Ce texte fait notamment de l’islam une source de la législation et non sa source exclusive.
2: avec plus de 180 morts, l’Irak connait sa journée la plus sanglante depuis la chute du régime de Saddam Hussein. Plusieurs attentats visant la communauté chiite, le jour de la fête de l’Achoura font 112 victimes dans la ville sainte de Kerbala, tandis qu’ à Bagdad un attentat contre une mosquée chiite tue 70 personnes.
15: José Luis Rodriguez Zapatero, vainqueur des élections législatives en Espagne, annonce que, conformémement à l’engagement pris pendant la campagne électorale, les troupes espagnoles seront retirée d’Irak « s’il n’y a pas de nouveauté avant le 30 juin ».
31: quatre civils américains sont tués à Falloujah et les corps de deux d’entre eux sont mutilés par la foule et exhibés dans la ville. 

Avril
4: début d’affrontements très violents entre forces de la coalition et partisans du chef chiite radical Moqtada Sadr, dans les principales villes chiites du sud et à Bagdad.
5: l’armée américaine lance une opération d’envergure contre la ville sunnite de Falloujah.
12: l’enlèvement de trois Russes et cinq Ukrainiens, libérés le lendemain marque le début d’une série de prises d’otages étrangers.
19: Moqtada Sadr appelle ses partisans à cesser leurs attaques contre les soldats espagnols, au lendemain de la décision de Madrid de retirer son contingent.
28: des photos de soldats américains infligeant des sévices à des Irakiens dans la prison d’Abou Ghraib, diffusées par la chaîne de télévision américaine CBS, soulèvent une vague d’indignation dans le monde.
30: une brigade irakienne est chargée de maintenir l’ordre à Falloujah d’où les Marines se retirent. Ce retrait marque la fin de la confrontation dans ce bastion sunnite où quatre semaines de siège ont fait quelque 280 morts côté irakien. 

Mai
1: le New Yorker révèle qu’un rapport de l’armée américaine dénonçait, dès février, l’aspect « systématique » des exactions contre les prisonniers irakiens.
6: l’administrateur civil américain Paul Bremer nomme un gouverneur à Najaf et exige le désarmement de la milice de Moqtada Sadr, qui affronte, presque quotidiennement, dans la ville sainte, les soldats de la coalition.
7: le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld présente des excuses pour les sévices contre les prisonniers. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) indique avoir été témoin de mauvais traitements « assimilables à des tortures » et érigés en un « vaste système ».
11: un site internet proche d’Al-Qaïda publie les images de la décapitation d’un civil américain, Nicholas Berg, disparu depuis un mois.
19: 41 Irakiens qui célébraient un mariage sont tués par un raid américain, dans la région d’Al-Qaëm, à une vingtaine de kilomètres de la frontière irako-syrienne.
28: le chiite Iyad Allaoui, proche de Washington, est choisi par le Conseil de gouvernement comme futur Premier ministre.  

Le « transfert de souveraineté » 

Juin
1er: Ghazi al-Yaouar est désigné président de l’Irak.
8: adoption à l’ONU de la résolution 1546 sur le transfert de souveraineté, détaillant les étapes de l’organisation d’élections d’ici à janvier 2005 et les conditions du maintien de la coalition, sans fixer de date limite.
22: annonce de l’exécution d’un otage sud-coréen aux mains d’un groupe se réclamant du réseau de l’islamiste jordanien Abou Moussab al-Zarkaoui. La coalition offre 10 millions de dollars à qui permettra de capturer ce dernier, considéré par les Etats-Unis comme le « suspect numéro un » dans une longue liste d’attentats meurtriers depuis 2004.
28: Transfert de pouvoirs au gouvernement intérimaire dirigé par Iyad Allaoui. L’Autorité provisoire de la coalition (CPA) est dissoute. Paul Bremer quitte l’Irak. 

Juillet
1er: Saddam Hussein comparaît devant un tribunal irakien qui lui signifie sept chefs d’accusation de crimes contre l’humanité.
7: le premier ministre Iyad Allaoui s’arroge les pleins pouvoirs en matière de sécurité.
16: cinquième pays à effectuer un désengagement anticipé, les Philippines quittent l’Irak, cédant aux ravisseurs qui menaçaient de tuer un de leurs ressortissants. 

Août
5: la Force multinationale et la sécurité irakienne lancent une vaste offensive contre les miliciens chiites de Moqtada Sadr dans plusieurs villes d’Irak, dont Najaf, Bassorah, Nassiriyah et Bagdad.
6: le grand ayatollah Ali Sistani, figure emblématique des chiites, quitte Najaf où il réside, pour Londres, pour des problèmes de santé.
15-18: une Conférence nationale de 1300 délégués désigne un conseil consultatif et de contrôle, le « Conseil national intérimaire ». Cette instance de 100 personnes doit voter le budget et préparer les élections générales de janvier 2005.
17: huit membres de la conférence nationale se rendent à Najaf pour tenter une médiation avec les rebelles chiites.
26: l’ayatollah Sistani arrive à Najaf, où un cessez-le-feu est décrété, puis un accord conclu avec Moqtada Sadr qui accepte de déposer les armes. Deux manifestations de partisans de Sadr se terminent dans un bain de sang: Les Gardes nationaux ouvrent le feu pour les empêcher d’entrer dans Najaf, tuant 74 personnes.
28: la télévision Al-Jazira annonce l’enlèvement de deux journalistes français, Christian Chesnot et Georges Malbrunot, disparus huit jours auparavant.
31: le site internet du groupe islamiste « Ansar Al-Sunna », proche d’Al-Qaïda, annonce l’exécution de douze otages népalais. 

Septembre
8: le seuil des 1 000 soldats américains morts en Irak est franchi, dix-huit mois après le début de la guerre.
9-17: des affrontements avec des rebelles et des raids de l’armée américaine à Bagdad, dans le « triangle sunnite » et à Tall Afar, dans le nord de l’Irak, font plus de 250 victimes.
25: dans une interview publiée par le New York Times, Colin Powell annonce le soutien américain à la tenue d’une conférence internationale. L’administration Bush rejettait jusqu’alors cette initiative franco-russe, défendue par le candidat démocrate à l’élection présidentielle, John Kerry.  

Octobre
2-3: l’armée américaine et les forces irakiennes reprennent la ville de Samarra, ville sunnite de 250 000 habitants, faisant quelque 150 morts en deux jours.
7: le rapport du chef des inspecteurs américains en Irak, Charles Duelfer, confirme l’absence de stocks d’armes bactériologiques, chimiques ou nucléaires dans ce pays lors de l’entrée en guerre.
15: l’armée américaine lance une opération contre Falloujah, avec plus de 1 000 soldats. 

Novembre
2: début d’une vaste offensive américaine sur Falloujah qui durera plus d’un mois. Plus de 10 000 soldats américains, soutenus par 2 000 Irakiens, participent à l’offensive, la plus importante depuis la chute de Bagdad en avril 2003. La majeure partie des habitants fuit cette ville de 300 000 habitants, dont une grande partie sera détruite.

7: Iyad Allaoui décrète l’état d’urgence sur tout le territoire, excepté le Kurdistan, jusqu’aux élections. 

Décembre:
21: libération de Christian Chesnot et Georges Malbrunot.
27 : le chiite Abdel Aziz Hakim, chef du Conseil suprême de la révolution en Irak, échappe à un attentat à Bagdad. L’action est revendiquée par le groupe Zarkaoui.
La principale formation sunnite, le Parti islamique irakien, annonce son retrait de la course électorale. 

2005 

Janvier
4: le gouverneur de Bagdad, Ali Radi al-Haïdari, et l’un de ses gardes sont assassinés dans la capitale.
5: disparition de la journaliste française Florence Aubenas, et de son assistant irakien Hussein Hanoun.
La Maison-Blanche déclare que les Etats-Unis ont cessé de rechercher activement des armes de destruction massive (ADM) en Irak.
30: premières élections multipartites en Irak depuis 1953. Les électeurs désignent l’Assemblée nationale, l’Assemblée de la région autonome kurde et les 17 conseils de province, plus celui de Bagdad. Les Irakiens votent massivement, dans un climat marqué par des attentats qui font une quarantaine de morts, mais n’ont pas réussi à dissuader les électeurs, surtout les chiites dans le centre et le sud et les Kurdes dans le nord, de se rendre aux urnes. La liste chiite soutenue par l’ayatollah Ali Sistani arrive largement en tête (48% des voix), devant la liste kurde (25%). 

Février
28: 118 personnes sont tuées à Hilla, ville à majorité chiite, lors d’un attentat suicide. L’attaque est revendiquée par le groupe d’Abou Moussa Al-Zarkaoui. 

31 mars : la Bulgarie et l’Ukraine annoncent le retrait de leurs troupes avant la fin de l’année. 

Avril
6: après deux mois de tractations, le Kurde Jalal Talabani est élu président de l’Irak par l’Assemblée nationale transitoire.
7: le chiite Ibrahim al-Jaafari est nommé Premier ministre par le président Talabani, qui propose une amnistie pour les insurgés.
20: le gouvernement annonce la découverte, sur les berges du Tigre au sud-est de Bagdad, des corps de plus de cinquante otages portés disparus. 

Mai
8: le gouvernement transitoire irakien, enfin au complet plus de trois mois après les élections, obtient la confiance du Parlement. Il compte 36 ministres: 18 chiites, 9 sunnites, 8 kurdes et un chrétien. Il comprend sept femmes.
14-15: une série d’attentats anti-chiites et la découverte de 46 corps d’hommes sunnites tués par balles, décapités ou égorgés, avivent la tension entre les deux communautés. Le Comité des oulémas musulmans, la principale association sunnite, met en cause l’Organisation chiite Badr. 

Juin
12: libération de Florence Aubenas et de Hussein Hanoun.

16: un compromis est trouvé sur la question de la participation de sunnites à la Commission de rédaction de la Constitution. Ils auront treize représentants sur un total de 55 membres.  

Juillet
7: la branche irakienne d’Al-Qaida annonce avoir tué l’ambassadeur d’Egypte dont elle avait revendiqué l’enlèvement cinq jours plus tôt.
13: 32 enfants et adolescents sont tués par un kamikaze qui a fait exploser sa voiture piégée contre des soldats américains qui leur offraient du chocolat, à Bagdad. 

Août
22: le texte de la Constitution est approuvé par le Parlement mais des points de divergences restent à régler. Les sunnites rejettent ceux qui menacent, selon eux, l’unité du pays.
31: à la suite de rumeurs sur la présence de kamikazes dans la foule, lors d’un pélerinage chiite, une gigantesque bousculade sur un pont à Bagdad fait un millier de morts. 

Septembre
14: une vague d’attentats et d’attaques fait 150 morts. Abou Moussab al-Zarqaoui, s’exprimant sur un site islamiste, proclame une « guerre totale » contre les chiites, les accusant d' »exterminer » des sunnites qu’il exhorte « à se réveiller ». 

Octobre
11: le principal parti sunnite, le Parti islamique, annonce qu’il va appeler à voter oui lors du référendum constitutionnel, après un accord permettant d’amender ce texte à l’issue des élections générales de décembre.
15: le projet de constitution, instituant le fédéralisme, est adopté à 78% par référendum.
19: ouverture du procès de Saddam Hussein pour un massacre commis en 1982. 

Novembre
19-21: une réunion de réconciliation entre les principales factions irakiennes, au Caire, aboutit à une réintégration de la minorité sunnite dans le jeu politique. 

15 décembre: élections législatives. La liste chiite remporte 78 sièges sur 275, mais n’obtient pas la majorité absolue; la liste Kurde emporte 53 sièges et la liste sunnite 44. 

2006 

5 janvier: au moins 120 personnes sont tués dans une vague d’attentats, en particulier à Ramadi (67 morts), et à Kerbala (44 tués). 

Février
12: le Premier ministre Ibrahim Jaafari est choisi comme candidat à sa propre succession par les chiites, majoritaires dans le nouveau Parlement.
22: un mausolée de Samarra, lieu saint chiite, est sérieusement endommagé par un attentat. Les jours suivants, des violences entre chiites et sunnites font plus de 450 morts.  

Mars
13 : Londres annonce le retrait de 800 soldats avant le mois de mai, soit 10% de ses troupes en Irak.
20 : le magazine Time révèle que 15 civils irakiens auraient été tués par des Marines en novembre 2004 près de la ville de Haditha (ouest de l’Irak) en représailles après que leur véhicule eut été atteint par une bombe.  

Avril
10 : victoire de la coalition de centre gauche en Italie qui a promis de retirer les troupes italiennes si elle l’emportait.
22 : Nouri al-Maliki, le numéro deux du parti Dawa d’Ibrahim Jaafari, est chargé de former un gouvernement.
7 mai: le parlement de la région autonome du Kurdistan irakien vote l’unification des trois provinces, scellant la réconciliation du Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani, et de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) de l’actuel président irakien Jalal Talabani.
7 juin: Abou Moussab al-Zarkaoui est tué par un raid américain.
17 juillet : fin du retrait des soldats japonais.
18 juillet: cent civils meurent chaque jour en Irak, selon un rapport de l’ONU qui dresse le tableau d’un pays sombrant dans la violence intercommunautaire.
1er septembre: le Pentagone publie un rapport, rédigé à la demande du Congrès, qui évoque le spectre de la guerre civile. Le nombre d’attaques a augmenté de 15 % en trois mois et celui des victimes irakiennes de 50%.
11 octobre : le Parlement adopte une loi créant un État fédéral, en dépit des craintes que cette réorganisation suscite parmi les sunnites, qui craignent d’être isolés parce que leurs régions, situées essentiellement dans l’ouest du pays, sont largement désertiques et privées de pétrole.
12 octobre : Une étude publiée par le journal britannique The Lancet estime à 650 000 le nombre d’Irakiens qui auraient péri depuis l’invasion américaine, en mars 2003.
5 novembre : le Tribunal spécial irakien condamne Saddam Hussein à la pendaison pour le massacre de 148 villageois chiites en 1982.
21 novembre : l’Irak et la Syrie rétablissent leurs relations diplomatiques, rompues en 1980 par Saddam Hussein en raison du soutien de Damas à Téhéran pendant la guerre Irak/Iran.
23 novembre : l’Irak connaît l’une des journées les plus meurtrières depuis l’intervention américaine, en mars 2003, avec plus de 200 morts dont 150 à Sadr City, le quartier populaire chiite de Bagdad.
1er décembre : fin du retrait des troupes italiennes.
6 décembre : le groupe d’études sur l’Irak, formé à l’initiative du Congrès américain et conduit par l’ex-secrétaire d’Etat républicain James Baker, rend un rapport dressant un constat d’échec de la politique de George Bush et prônant un début de retrait des forces américaines, associé à une ouverture diplomatique en direction de la Syrie et de l’Iran pour tenter de sortir de la crise.
30 décembre : Saddam Hussein est exécuté par pendaison. 

Plus de 34 000 civils ont été tués en 2006 selon l’ONU. L’OMS fait état de plus de 150 000 morts violentes entre 2003 et 2006 dans la population irakienne. 

2007 

5 janvier : nomination du général David Petraeus, partisan d’une « stratégie d’apaisement « , à la tête des forces armées américaines en Irak.
10 janvier : George Bush annonce une « nouvelle » stratégie pour l’Irak; ignorant les conseils proposé par le groupe d’études sur l’Irak dirigé par James Baker, il annonce l’envoi d’un renfort de 21 500 soldats américains.
15 janvier : pendaison du demi-frère de Saddam Hussein, Barzan al-Tikriti, ancien patron des services secrets.
6 février : un nouveau plan de sécurisation de Bagdad est mis en application prévoyant le déploiement de 85 000 hommes.
5 mars : l’explosion d’une voiture piégée ravage le quartier des librairies, centre intellectuel de Bagdad.
10 mars : Bagdad organise une conférence internationale sur la paix, invitant les Etats membres du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie), les pays voisins de l’Irak (Arabie saoudite, Iran, Jordanie, Koweït, Syrie, Turquie), l’Egypte, Bahrein ainsi que l’ONU, la Ligue arabe et Organisation de la conférence islamique.
6 avril : Bagdad ordonne la réintégration dans l’armée des anciens soldats de Saddam Hussein.
16 avril : six ministres proches de Moqtada Sadr démissionnent, protestant contre le refus du gouvernement de fixer un calendrier de retrait des troupes américaines.
Mai : assassinat, par une tribu sunnite, d’Abou Ayoub al-Masri, le chef de la branche irakienne d’al-Qaida; un nombre grandissant de tribus sunnites se révoltent, depuis quelques mois, contre la mainmise d’Al-Qaida sur leurs territoires.
1er août : six ministres sunnites quittent le gouvernement d’union nationale à dominante chiite, lui reprochant de ne pas appliquer le programme de réconciliation et de reconstruction du pays.
14 août : plus de 400 personnes sont tuées dans des attentats dans le nord de l’Irak contre la minorité yézidie.
16 décembre : la Grande-Bretagne remet la responsabilité de la sécurité de la province de Bassora aux forces irakiennes.
Fin décembre : l’armée turque lance des raids aériens contre les bases du PKK en Irak. 

2008 

12 janvier : le parlement adopte une loi de réhabilitation des anciens membres du parti Baas, autorisant leur retour dans la vie publique. Elle permet aux anciens fonctionnaires de toucher une pension.
Janvier : une étude de l’Organisation mondiale de la santé estime à 151 000 le nombre d’Irakiens morts  » de manière violente  » jusqu’en juin 2006. Extrapolée jusqu’à fin février, et compte tenu de la baisse des attaques et attentats depuis juillet 2007, le total des morts s’élèverait à près de 220 000. En incluant les décès  » liés au conflit  » (les maladies de la misère ), l’OMS évalue le nombre des victimes à environ 600 000 à fin février.
13 février : le parlement irakien adopte une loi d’amnistie, réclamée par les sunnites, et une loi de régionalisation qui réorganise la répartition des pouvoirs entre l’Etat central et les gouvernorats des provinces.
Fin février : offensive militaire turque contre les bases du PKK dans le nord de l’Irak.
Mars-mai: des affrontements, entre les forces gouvernementales et les membres de l’Armée du Mahdi de Moqtada Sadr à Bassorah et dans les quartiers chiites de Bagdad, font plus de 1000 morts.
28 août : Moqtada Sadr annonce un arrêt définitif des opérations de sa milice.
24 mars : la barre des 4 000 militaires améridains tués est atteinte.
1er septembre : l’armée américaine transfère la province d’Al-Anbar aux forces irakiennes. C’est la 11ème des 18 provinces du pays à revenir au sein des forces nationales, mais la première sunnite.
9 septembre : George Bush annonce le retrait de 8 000 soldats d’ici à février 2009, sur les 146 000 présents sur le terrain en Irak, au profit de renforts en Afghanistan.
24 septembre : adoption d’une nouvelle loi électorale qui prévoit la tenue d’élections législatives au plus tard le 31 janvier 2009 mais laisse en suspens la question controversée de la province de Kirkouk.

Septembre-octobre : la communauté chrétienne de Mossoul est la cible de violences ayant fait une dizaine de morts. En février, l’archevêque chaldéen de Mossoul avait été kidnappé et retrouvé mort.
1er octobre : transfert au gouvernement irakien des brigades de Sahwa (« réveil » en arabe), milices anti Al Qaïda composées en majorité d’anciens insurgés sunnites ralliés à l’armée américaine. Ces quelque 100 000 hommes ont contribué à améliorer la sécurité dans le pays.
16 novembre : le gouvernement irakien approuve l’accord de sécurité avec les Etats-Unis qui prévoit le retrait total des troupes américaines d’Irak d’ici fin 2011. Les Américains ont accepté de préciser qu’ils n’entendaient conserver ni soldats ni bases en Irak au delà du 31 décembre 2011.
14 décembre : en pleine conférence de presse de George Bush, en visite d’adieu en Irak, un journaliste irakien lance sa chaussure sur le président américain. Son geste en fait un héros pour beaucoup dans le monde arabe. 

2009

1er janvier : les Irakiens reprennent le contrôle de la zone verte, la zone ultraprotégée de Bagdad.
5 janvier : les Etats-Unis inaugurent à Bagdad leur ambassade, la plus vaste du monde.
31 janvier : élections régionales marquées par le retour de la minorité arabe sunnite dans le jeu politique et la baisse de la popularité des partis religieux islamiques.
27 février : Barack Obama annonce le retrait progressif des troupes américaines d’Irak qui sera achevé au 31 décembre 2011.

31 mars : les troupes britanniques commencent leur retrait de la région de Bassorah, après six années de présence militaire.
19 avril : le Parlement élit à sa tête un dirigeant sunnite, Iyad Al Samarraï.
Mars-avril : après plusieurs mois de baisse des violences, le pays est de nouveau soumis à un vague d’attentats. Les violences ont fait plus de 700 morts au cours de cette période.
30 mai : arrestation de l’ancien ministre du Commerce, Abdel Falah al-Soudani, accusé de corruption, alors qu’il tentait de quitter le pays.
30 juin : retrait des troupes américaines des villes d’Irak. Désormais ce sont les 500 000 policiers et 250 000 militaires irakiens qui prennent en charge la sécurité dans les localités.
13 juillet : report du référendum sur la Constitution kurde adoptée par le Parlement autonome qui prévoit le rattachement de la région de Kirkouk, riche en pétrole, au Kurdistan.
25 juillet : élections au Parlement régional kurde. Les deux grands partis, le PDK et l’UPK conservent la majorité absolue mais une opposition apparaît avec la liste Goran.
25 octobre : un double attentat contre le ministère de la Justice et le siège du gouvernorat de Bagdad tue au moins 155 personnes.
6 décembre : après des mois de marchandage, vote d’une nouvelle loi électorale qui augmente le nombre de députés et réserve des sièges aux minorités.
8 décembre : au moins 127 personnes sont tuées dans cinq attentats à la voiture piégée à Bagdad

2010

Janvier : l’interdiction d’élection pour les législatives du 7 mars faite à plus de 500 candidats accusés d’être des partisans du parti Baas provoque des manifestations de protestation. En février, les juges désamorcent une crise politique en les en autorisant à participer au scrutin.
25 janvier : Ali Hassan al-Majid, dit « Ali le Chimique« , condamné à mort pour le massacre en 1988 de 5000 Kurdes, est exécuté.
Février : recrudescence des attentats (plus de 350 morts) à la veille des élections.
7 mars : élections législatives. Les résultats, trois semaines plus tard, donnent l’ancien premier ministre par intérim (2004-2005) Iyad Allaoui vainqueur d’une courte tête devant la coaliton du Premier ministre sortant Nouri al Maliki.
Avril : Nouri al Maliki demande un nouveau décompte des voix à Bagdad. Un mois plus tard, la commission électorale déclare ne pas constaté de fraude lors du nouveau décompte.
Mai : recrudescence des attentats terroristes.
Août : les dernières troupes de combat américaines se retirent d’Irak.

Octobre : le site Wikileaks publie des documents de l’armée américaine montrant que les soldats alliés ont torturé, voire tué sans raisons des centaines d’Irakiens.
Novembre : une série d’attaques terroristes frappe la communauté chrétienne d’Irak.
Les dirigeants irakiens parviennent à un accord sur le partage du pouvoir, huit mois après les élections. Djalal Talabani à la présidence et Nouri al Maliki au poste de Premier ministre. Le sunnite Oussama al-Noujaifi est élu président du Parlement.
Décembre : le Parlement approuve la composition du gouvernement de Nouri Al-Maliki. Parmi les 35 ministres figurent 20 chiites, 10 sunnites, 4 Kurdes et un chrétien, respectant l’accord de partage de pouvoir entre les trois grandes communautés. 

2011

Janvier : le leader chiite radical Moqtada Sadr rentre en Irak après quatre années passées en Iran.
Février : l’Irak reconnaît les contrats signés par le Kurdistan. A l’image des protestations en cours dans plusieurs pays arabes, des manifestations contre la corruption sont organisées au Kurdistan.
Avril : 34 personnes sont tuées lors d’un raid de l’armée dans le camp d’Ashraf, où vivent des membres de l’opposition iranienne au nord de Bagdad, les Moudjahidine du Peuple.
Octobre : l’armée turque lance une offensive contre le PKK dans le nord de l’Irak après la mort de 24 soldats tués par les rebelles.
Obama annonce le départ des 39 000 soldats américains encore stationnés en Irak avant la fin de l’année 2011. 


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Éric Verhaeghe est haut fonctionnaire, entrepreneur et essayiste. Dans son dernier ouvrage Le Great Reset : Mythes et réalités, qu’il a auto-édité, E. Verhaeghe décortique le livre de Klaus Schwab – fondateur du Forum de Davos – et Thierry Malleret – ancien collaborateur de Michel Rocard – paru cet été et intitulé Covid-19 : The Great Reset. Un ouvrage « de combat politique » et de « domination idéologique », qui a fait couler beaucoup d’encre et alimenté les inquiétudes, qu’Éric Verhaeghe s’est efforcé de décrypter, cherchant à faire la part des choses et à mettre en lumière le véritable projet porté par les auteurs du Grand Reset. Quels sont les projets de réformes politiques, sociales et économiques prônés par les auteurs du Grand Reset ? Ont-ils une chance d’aboutir ?

 

 

 

 

 

 

 

 


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Risques accrus à la sécurité nucléaire:Trois douzaines de démocrates de la Chambre demandent à Biden de renoncer au contrôle des codes nucléaires

Joe Biden, imposé par le président, est déjà miné par les démocrates qui veulent qu’il soit mis à l’écart et remplacé par un individu qui n’a pas de troubles cognitifs graves. 

Trois douzaines de démocrates de la Chambre ont signé une lettre demandant instamment que les codes nucléaires soient supprimés de Biden alors qu’ils tentent de stériliser le commandant en chef illégitime avant que sa démence ne conduise à une catastrophe potentielle.

Dans leur lettre, les démocrates malhonnêtes l’ont présenté comme si Trump, qui a retiré des troupes de nombreux pays différents, était la raison pour laquelle ils prenaient cet ordre alors qu’il venait juste d’être démis de ses fonctions.

«Le fait de confier à une personne cette autorité comporte de réels risques», indique la lettre, qui était dirigée par le représentant Jimmy Panetta (D-CA). «Les anciens présidents ont menacé d’attaquer d’autres pays avec des armes nucléaires ou ont montré un comportement qui a amené d’autres responsables à exprimer leur inquiétude quant au jugement du président.

«Alors que n’importe quel président consulterait vraisemblablement des conseillers avant d’ordonner une attaque nucléaire, il n’est pas nécessaire de le faire», poursuit la lettre. «Les militaires sont obligés d’exécuter l’ordre s’ils jugent qu’il est légal en vertu des lois de la guerre. Dans la posture actuelle des forces nucléaires américaines, cette attaque aurait lieu en quelques minutes. »

Les démocrates de la Chambre proposent de subordonner le lancement des missiles nucléaires à l’approbation du vice-président et du président de la Chambre, «aucun d’entre eux ne pouvant être révoqué par le président s’ils ne sont pas d’accord – pour accepter un ordre de lancement.»

Une source sure a rapporté que les démocrates avaient préparé le terrain, avant même son installation en tant que président, pour que Biden soit retiré du pouvoir en raison de la détérioration de ses capacitées mentales:

Briahna Joy Gray, qui était le chef de presse de la campagne présidentielle du sénateur Bernie Sanders avant de se retirer après plusieurs apparitions décevantes aux primaires, estime que l’ancien vice-président Joe Biden ne durera pas avant les élections générales de novembre.

«Bernie était trop gentil pour s’en prendre à Biden, mais ça s’en vient», a-t-elle  écrit dans un tweet en  réponse à un clip de l’animateur de Fox News Tucker Carlson remettant en question la santé mentale de Biden.

«Soit les dirigeants de la Démologie se soucient plus de maintenir un statu quo d’entreprise que de se débarrasser de Trump, soit ils prévoient de remplacer Joe – en adoptant une relation assez rapide et lâche avec la démocratie représentative. Perdez perdez », a-t-elle ajouté.

Les démocrates préparent  (en sous-mains)le vice-président Kamala Harris à usurper le pouvoir. Cela a peut-être été le plan depuis le début, Harris devenant la première femme présidente malgré son manque de qualifications et son extrême impopularité. C’est le privilège féminin à son pire.


EN COMPLÉMENTAIRE

L’ancien chef de presse de Bernie Sanders expose le plan démocrate: «  Ils prévoient de remplacer Joe  »

Briahna Joy Gray, qui était le chef de presse de la campagne présidentielle du sénateur Bernie Sanders avant de se retirer après plusieurs apparitions décevantes aux primaires, estime que l’ancien vice-président Joe Biden ne durera pas avant les élections générales de novembre.

«Bernie était trop gentil pour s’en prendre à Biden, mais ça s’en vient», a-t-elle écrit dans un tweet en réponse à un clip de l’animateur de Fox News Tucker Carlson remettant en question la santé mentale de Biden.

«Soit les dirigeants de la Démologie se soucient plus de maintenir un statu quo d’entreprise que de se débarrasser de Trump, soit ils prévoient de remplacer Joe – en adoptant une relation assez rapide et lâche avec la démocratie représentative. Perdez perdez », a-t-elle ajouté.

Gray fait écho à une théorie qui a été lancée par Carlson lui-même. Il ne pense pas que Biden durera jusqu’en novembre et il n’est qu’un espace réservé pour empêcher Sanders de prendre la nomination.

« Je crois sincèrement et totalement que Joe Biden ne sera pas le candidat démocrate le jour des élections », a déclaré Carlson le mois dernier sur son programme éponyme aux heures de grande écoute.

«Il ne devrait pas travailler encore. Je ne suis pas méchant. Je le connais. Je l’ai toujours aimé. Mais c’est vrai. Et donc, ce sont deux trains qui se rapprochent à grande vitesse. Deux impératifs concurrents. Nous devons gagner, mais nous avons un gars qui ne peut pas gagner. Par conséquent, ils vont le remplacer. Si je devais parier, je penserais qu’Andrew Cuomo serait le plus susceptible de remplacer Biden », a-t-il ajouté.

Big League Politics a beaucoup parlé des flubs de Biden , qui vont du comique au déprimant:

L’ancien vice-président Joe Biden est devenu le favori de la nomination présidentielle démocrate, malgré le fait que ses facultés mentales diminuent rapidement à un rythme effrayant.

Biden a été largement silencieux pendant la pandémie de coronavirus, mais il est finalement sorti de l’ombre cette semaine pour une course médiatique alors qu’il tente de critiquer le président Donald Trump pour sa réponse à la crise. Les résultats n’étaient pas jolis, car Biden avait du mal à rassembler des pensées de base sous un léger questionnement.

Dimanche, Biden a publié une déclaration préparée dans laquelle il a commis des erreurs en tentant de lire les mots d’un prompteur.

Biden est apparu lundi sur « The View » d’ABC où il a dit des choses sur la pandémie de coronavirus qui n’avaient aucun sens.

«Nous devons prendre soin de la guérison. Cela aggravera le problème quoi qu’il arrive. Peu importe ce que. Nous savons ce qu’il faut faire », a déclaré Biden, luttant pour maintenir la cohérence…

Il était encore moins lucide lors d’une apparition sur MSNBC alors que l’animatrice Nicole Wallace tentait de faire comme si de rien n’était, Biden perdant complètement le fil de ses pensées.

« Je vous dis ce que. Je suis tellement fier de ces pauvres gens qui, de toute façon, ont perdu », a déclaré Biden en gémissant de manière exacerbée.

Gray pourrait être sur quelque chose. Les démocrates se préparent peut-être à rejeter Biden dans une démonstration de maltraitance insensible et grotesque envers les aînés.

Hunter Biden photographié avec le père Joe Biden ci-dessus…

 

 

 

 

 

 

 

Si vous pensiez que les élections américaines de 2020 étaient chaotiques, attendez vous n’avez rien vu

HR1 regroupe dans un projet de loi de 791 pages toutes les mauvaises idées sur la façon d’organiser les élections et les mandats que les États doivent adopter – les choses mêmes qui ont fait de l’élection de 2020 un tel gâchis. Il comprend tous les plus grands succès de 2020: les bulletins de vote obligatoires, les bulletins de vote sans cachet de la poste, les bulletins de vote tardifs et le vote dans les circonscriptions où vous ne vivez pas. Il contient tellement de mauvaises idées qu’aucune publication ne dispose d’un espace suffisant pour les couvrir toutes. Le projet de loi d’accompagnement du Sénat, S.1, pourrait être encore pire.

Voting suppression destruction of votes and electoral fraud or election crime or vote tampering and rigging as a hand crushing a ballot paper as an illegal electoral scheme with 3D illustration elements.

Ces projets de loi réorganisent les relations entre les États et le gouvernement fédéral. La Constitution suppose que les États réglementent leurs propres élections, mais la Constitution a un gros «mais» dans ce qu’on appelle la clause électorale. La Constitution dit, « mais le Congrès peut à tout moment par la loi établir ou modifier de tels règlements. » Pendant plus de 200 ans, le Congrès a rarement utilisé ce pouvoir. Après tout, le pouvoir a été mis dans la Constitution uniquement pour empêcher les États d’étouffer le gouvernement fédéral en ne tenant jamais d’élections fédérales.

Ne supposez pas que les factures vont caler et se faner au cours du processus. Ils sont nommés HR1 et S.1 pour une raison. Les projets de loi sont la priorité absolue des démocrates nouvellement habilités au Congrès.

Insatisfait de l’efficacité du dernier mandat fédéral – la loi sur les électeurs automobiles de 1993 – HR1 se dispense de l’idée qu’un Américain devrait s’inscrire par l’affirmative pour voter.

En 2020, des États tels que le Nevada et le New Jersey ont envoyé des bulletins de vote par courrier à toute personne inscrite sur leurs listes d’inscription malgré des listes électorales pleines d’erreurs. La Public Interest Legal Foundation a documenté des milliers d’inscriptions inadmissibles dans le Nevada seulement qui ont reçu des bulletins de vote par correspondance. Certains ont été envoyés dans des terrains vagues, des mines abandonnées, des casinos et même des magasins d’alcool.

Les États seraient également bloqués par HR1 des procédures de vérification des signatures.

HR1 truque le système pour tout procès contestant la constitutionnalité de la loi. Toutes les poursuites ne peuvent être déposées que devant un seul tribunal – le tribunal fédéral du district de Columbia. Et toute opposition doit être regroupée en un seul mémoire, un seul avocat étant en mesure de faire valoir le bien-fondé. Il accorde également une intervention automatique à tout législateur qui souhaite se joindre à la lutte contre la seule opposition.

Il interdit aux États de procéder à la mise à jour des listes sur les listes électorales. Cela signifie que le bois mort et les enregistrements obsolètes vont s’empiler.

HR.1 et S.1 sont des projets de loi omnibus qui changeraient la relation de chaque citoyen américain – et étranger – avec l’inscription des électeurs.

L’enregistrement automatique universel des électeurs est, depuis des années, une priorité absolue de la gauche institutionnelle. En fait, HR1 supprimerait l’inscription réelle des électeurs et ferait plutôt des listes électorales une simple copie de toute personne déjà inscrite sur une liste gouvernementale – comme les bénéficiaires de l’aide sociale et d’autres bénéficiaires des services sociaux. Les projets de loi s’étendraient bien au-delà des entités fédérales comme l’Administration de la sécurité sociale, le ministère de la Défense, des douanes et de l’immigration et des éléments de la santé et des services sociaux.

Naturellement, une base de données fédérale géante servirait de foyer à cette liste de personnes qui doivent être automatiquement inscrites pour voter, qu’elles le sachent ou non.

Imaginez le nombre de bases de données gouvernementales dans lesquelles vos informations sont contenues. Vos noms et adresses correspondent-ils tous? La sécurité sociale sait-elle que vous avez quitté votre état de naissance? Vos noms de mariée et de jeune fille sont-ils différents? Avez-vous obtenu un permis de conduire avant d’obtenir la citoyenneté américaine?

Vous pouvez voir les pièges. Une personne sera «inscrite» pour voter plusieurs fois, avec de légères variations dans les noms et peut-être plus dans les adresses de résidence.

Il peut être «plus facile» de s’inscrire pour voter grâce à l’inscription automatique à partir de listes gouvernementales peut sembler attrayant, jusqu’à ce que vous envisagiez le désastre du vote universel par courrier automatique comme nous l’avons vu en 2020.

HR1 et S.1 obligeront les États à envoyer les bulletins de vote par la poste. Cela crée du mou dans le système électoral. Les élections de courrier décentralisées introduisent une erreur en raison de listes remplies d’erreurs. Les bulletins de vote par la poste retardent les résultats, créent de l’incertitude et poussent les élections dans les cuisines et les chambres à coucher où les responsables électoraux ne peuvent pas observer le processus de vote et ne peuvent pas protéger l’électeur de la contrainte.

HR1 prend les pires changements de règles d’urgence absolus de 2020 et les consacre en tant que loi fédérale. Finies les exigences relatives aux témoins d’État et aux notaires lors du processus de demande de vote par correspondance. Les États ne peuvent pas non plus édicter des exigences d’identification de «quelque forme que ce soit» pour ceux qui demandent un scrutin. Cela signifie qu’il n’y a plus d’identification des électeurs en vertu de la loi fédérale.

Les États seraient également bloqués par HR1 des procédures de vérification des signatures.

Ça s’empire. La facture de 791 pages comprend également:

  • « Le Congrès peut réduire la représentation d’un État au Congrès lorsque le droit de vote est refusé. » Sans qualification ni définition, le Congrès pourrait s’appuyer unilatéralement sur cette phrase pour réduire le nombre de membres de la Chambre de tout État qui, selon lui, refuse le droit de vote.
  • Il criminalise quiconque utilise les lois de contestation des États pour remettre en question à tort l’éligibilité des inscrits. La peine peut aller jusqu’à un an de prison par instance.
  • Il interdit aux États de procéder à la mise à jour des listes sur les listes électorales. Cela signifie que le bois mort et les enregistrements obsolètes vont s’empiler.
  • Il criminalise la publication de « fausses déclarations » sur les qualifications requises pour voter et de « fausses déclarations » sur les groupes qui ont approuvé quels candidats. Les informations interdites de publication comprennent de fausses qualifications pour voter et les sanctions pour le faire. Ce qui est une fausse déclaration sera apparemment dans l’esprit des avocats du ministère de la Justice qui portent les accusations. Et s’ils n’agissent pas, la loi accorde un droit privé d’action aux plaignants individuels de traîner les orateurs devant le tribunal. Vous pouvez être sûr que cette disposition serait utilisée comme une arme impitoyable contre les opposants politiques.
  • Et au cas où il n’était pas clair que HR1 démantelait le pouvoir de l’État de tenir ses propres élections, le projet de loi le précise: « L’absence de norme uniforme pour voter aux élections fédérales conduit à une disparité injuste et à une participation inégale aux élections fédérales basées uniquement sur où vit une personne.  » En d’autres termes, les lois des États qui ont le pouvoir constitutionnel de déterminer l’éligibilité au vote de ses résidents, seront préemptées par une norme uniforme fédérale.

Ce n’est pas tout. Dans tout le pays, les États doivent accepter les bulletins de vote par correspondance le jour du scrutin plus 10 jours plus tard. Les États sont autorisés à ajouter du temps supplémentaire à la fenêtre. Plus de jour d’élection. Ce sera la saison des élections, avec un mois de vote anticipé et des semaines de bulletins de vote arrivant et comptés.

Et bien sûr, la collecte illimitée des bulletins de vote – avoir l’aide d’un tiers pour remplir et rassembler les bulletins de vote, puis les déposer dans un bureau de vote ou un autre bureau désigné – est garantie.

La désinformation, les manifestations, les troubles et même la violence étaient tous des symptômes du traumatisme de 2020. Les groupes d’activistes et les responsables collusoires en 2020 ont transformé les tribunaux en armes pour transformer les lois des États en procédures électorales favorables à un parti en particulier. HR1 finirait le travail et fédéraliserait les politiques et les procédures électorales qui ont fait de 2020 un tel gâchis.

Ce n’est pas une solution de présumer que les règles fédérales, même si elles ont été élaborées de la bonne manière, résoudraient le problème. Lorsque Washington DC prend le contrôle des élections, la politique va toujours dans un sens.

J’ai travaillé au ministère de la Justice, où le personnel de carrière ignorait les lois fédérales qu’ils n’aimaient pas et n’appliquait que celles qui, selon eux, permettraient de faire progresser leurs convictions politiques. Motor Voter, par exemple, avait un mandat fédéral qui stipule que les listes électorales sont propres. Devinez ce qui s’est passé après l’adoption de cette règle en 1993? Aucune action d’exécution privée n’a été intentée pendant deux décennies jusqu’à ce que j’en ai intenté une contre Indiana.

Il y a un mandat fédéral, adopté au 19 e siècle, pour avoir un seul jour d’élection. Les bureaucrates à Washington chargés de faire appliquer cette loi ignorent cette loi. Les mandats fédéraux sont un cliquet politique à sens unique. Ils aident toujours et seulement un parti politique.

La nation a déjà vu cette ligne de pensée. Comme Obamacare plus tôt, HR1 fait passer notre République fédéraliste à un autre nouveau système courageux qui prétend corriger des générations de torts structurels, tout en renforçant en même temps d’autres torts. Unifier les expériences américaines telles que se rassembler pour voter lors d’un seul jour d’élection, régi par des règles adoptées par les législateurs des États, eh bien, aux auteurs de HR1, c’est juste démodé.

*Un article de J. Christian Adams  qui est président et avocat général de la Public Interest Legal Foundation et ancien avocat du ministère de la Justice. Il a également siégé à la Commission consultative présidentielle pour l’intégrité électorale et est actuellement commissaire nommé par le président à la Commission des droits civils des États-Unis.


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La chute de la cabale – Un documentaire de Janet Ossebaard VIDÉO COMPLÈTE

La chute de la cabale – Un documentaire de Janet Ossebaard VIDÉO COMPLÈTE

LA FIN DU MONDE TELLE QUE NOUS LE CONNAISSONS… La Chute de la Cabale est un documentaire de près de 3 heures réalisé par l’auteur et chercheuse primée Janet Ossebaard.

La Chute de la Cabale concerne la chute du 1%, souvent appelé la Cabale: un petit groupe de personnes qui dirigent le monde grâce à leur richesse et leur pouvoir excessifs.

Ils ont concocté un plan directeur diabolique pour dominer et soumettre complètement l’humanité… un plan dans lequel la corruption, les services secrets, les sociétés secrètes et la haute trahison règnent en maître. Pourtant, le 1% n’a pas pris en compte les deux choses suivantes: les gens ont commencé à se réveiller et ont été aidés par un allié au sommet: le mystérieux Q.

La révolution qui a suivi est au centre de ce documentaire sur la chute de la Cabale. Le Grand Réveil , mentionné dans chaque texte source, se produit MAINTENANT. Le plan pour sauver le monde se déroule MAINTENANT.

À la mi-février, une conteuse de vérité nommée Janet Ossebaard, originaire des Pays-Bas, a publié une série documentaire soigneusement construite et minutieusement créée, intitulée «La chute de la cabale».

Comme on peut l’imaginer, le documentaire La Chute de la Cabale entre dans les détails concernant les événements réels et fournit des exemples clairs dans le but très compatissant d’exposer certains des crimes horribles de la cabale.

Janet Ossebaard explique que son but est de réveiller les gens, pas de les traumatiser. Dans ce domaine d’information, ce n’est pas une tâche facile à faire, mais le documentariste utilise des exemples et pose des questions qui devraient devenir rhétoriques pour le spectateur.

Fall of the Cabal parle de faux drapeaux avec une perspective objective du temps et de révélations alternatives, aborde la traite des êtres humains, la pédophilie, la manipulation médiatique, les sacrifices rituels, et termine en offrant une perspective positive de ce qui se fait comme de nombreux réveillés en témoignent.

L’effort de Janet Ossebaard dans le documentaire sur la Chute de la Cabale contient des milliers d’heures de recherche et Ossebaard elle-même demande à Anons de faire ses propres recherches et de vérifier tout ce qu’elle présente.

La chute de la cabale a été interdite par YouTube

La chute de la cabale vidéo (en anglais seulement…actuellement)

Comme le savent ceux qui suivent Préparez-vous au changement, toute la présentation s’aligne sur les années d’informations fournies par le documentaire La Chute de la Cabale .

Veuillez prendre le temps – environ trois heures au total – pour visionner cette importante série et envisager de  partager  cet article  avec vos proches.

 

 

 

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