Sensationnelle découverte d’une planète jumelle de la Terre et autres nouvelles du ciel

Vue d’artiste de l’exoplanète Kepler-1649c avec vue sur son étoile, une naine rouge.

 

Cette semaine, on découvre une rare planète potentiellement habitable à peine plus grande que la Terre, trois astronautes dont une recordwoman retrouvent la terre ferme, la Nasa ressort son vieux logo rouge pour fêter son retour aux vols habités, et une vue de la «bille bleue» par BepiColombo, qui nous a survolés la semaine dernière.

Une jumelle de la Terre dans les archives de Kepler

Une nouvelle cousine pour la Terre ! En réanalysant des données enregistrées par le télescope spatial Kepler, à la retraite depuis deux ans, une équipe d’astrophysiciens a trouvé la trace d’une exoplanète passée inaperçue jusqu’ici. Toutes les observations de Kepler sont pourtant scannées par un algorithme, chargé de détecter des signaux inhabituels dans la luminosité des étoiles : quand elle faiblit légèrement de façon régulière, c’est sans doute qu’une planète lui passe devant. On appelle cela la méthode des transits – redoutable pour découvrir des exoplanètes à la pelle. Mais l’algorithme avait manqué cette planète-là, raconte la Nasa, et il a fallu un deuxième épluchage humain des données pour corriger l’oubli.

Taille comparée de la Terre et de Kepler-1649c, exoplanète 1,06 fois plus grosse.

 

Et à côté de quoi on a failli passer ! Kepler-1649c – de son petit nom – fait 1,06 fois la taille de la Terre. Une jumelle presque parfaite. Et elle orbite dans la zone habitable de son étoile, là où la température permet la présence d’eau liquide, ce qui en fait une exoplanète vraiment exceptionnelle. Sur les 4 100 planètes extrasolaires qu’on connaît à ce jour, seule une vingtaine sont à la fois de taille terrestre et potentiellement habitables. Nos meilleures candidates pour y chercher des traces de vie extraterrestre. En janvier, TOI 700d avait rejoint cette liste de happy few.

Située à 300 années-lumière de nous, Kepler-1649c reçoit 75% de la quantité de lumière que la Terre reçoit du Soleil. C’est assez semblable, et les températures en surface de la planète sont peut-être proches des nôtres. En revanche, l’exoplanète orbite autour d’une naine rouge, un type de petite étoile connu pour être parfois éruptive, et donc dangereuse pour son environnement… et hostile au développement de la vie.

Retour sur Terre en pleine crise sanitaire

Les astronautes se sentiront peut-être comme dans Good Bye Lenin ces prochains jours : parachutés (au sens propre !) dans un monde à la fois familier et très différent de ce qu’il était il y a six mois, la dernière qu’ils y ont vécu. Jessica Meir, Andrew Morgan et Oleg Skripochka ont atterri ce vendredi matin dans les plaines du Kazakhstan, redescendus de l’ISS où ils séjournaient depuis septembre – et même juillet pour Andrew Morgan.

Atterrissage de l’expédition 62 de l’ISS au Kazakhstan, le 17 avril 2020.

 

Les photos de l’atterrissage les montrent souriants sur les fauteuils où on les assied tout de suite, incapables de marcher car écrasés par le retour à la gravité, dans un comité d’accueil tout en masques chirurgicaux. Sur l’ISS, les astronautes ont entre autres mené des expériences sur les fluides humains et le fonctionnement du cœur en microgravité, la mécanique des gouttes d’eau, et amélioré un spectromètre chargé de chercher l’hypothétique matière noire.

L’Américaine Jessica Meir est entrée dans les livres d’histoire spatiale en participant, le 18 octobre 2019, à la toute première sortie dans l’espace 100% féminine. Elle accompagnait sa collègue de la Nasa Christina Koch pour remplacer des batteries en panne.

Coucou la Terre, ici Bepi !

Vendredi dernier (10 avril) était un grand jour pour BepiColombo, la sonde euro-japonaise qui file vers Mercure pour l’étudier en détail. Lancée en octobre 2018, elle a suivi la Terre dans son orbite autour du Soleil pendant un an et demi et doit maintenant infléchir sa course vers l’intérieur du système solaire pour se rapprocher de sa cible. Pour entamer son virage, elle a profité de l’«assistance gravitationnelle» de la Terre en frôlant notre planète. BepiColombo nous a survolés à 12 700 kilomètres, soit la moitié de l’altitude de croisière des satellites GPS et Galileo !

La sonde a pris des photos tout au long de son approche et de son éloignement. Mises bout à bout, elles forment une animation émouvante de notre «bille bleue» vue de loin…

Ci-dessous, une version retraitée pour homogénéiser l’exposition :

BepiColombo devait être surveillée d’un peu plus près que d’habitude durant le survol. Les ingénieurs de l’ESA qui gèrent les sondes au centre de Darmstadt, en Allemagne, n’avaient jamais vécu un tel moment dans des conditions aussi particulières – une partie des salariés en télétravail, les autres devant coopérer sans s’approcher dans les locaux…

Nasa : le retour du logo «ver»

C’est le genre de petit rien qui fait battre les cœurs nostalgiques. Le vieux logo tout rouge de la Nasa, utilisé entre 1975 et 1992, va orner une fusée de SpaceX pour célébrer «le retour des vols habités sur des fusées américaines depuis le sol américain».

La Falcon 9 qui emmènera les premiers astronautes vers l’ISS à bord d’une capsule Crew Dragon est ornée du vieux logo rouge de la Nasa.

 

 

La Falcon 9 qui emmènera les premiers astronautes vers l’ISS à bord d’une capsule Crew Dragon est ornée du vieux logo rouge de la Nasa. Photo SpaceX

Cela fait presque dix ans en effet, depuis le retrait de la navette spatiale en 2011, que les Américains n’ont pas pu se rendre sur la station spatiale par leurs propres moyens : tous les ans, ils achètent des places à bord des vaisseaux russes Soyuz, qui assurent seuls le trafic humain vers et depuis la station. Mais les choses vont bientôt changer. Deux nouvelles capsules américaines sont en cours de tests et feront bientôt leur premier vol habité. L’une est conçue par Boeing (la Starliner), l’autre par SpaceX (Crew Dragon). Cette dernière devrait décoller fin mai avec des astronautes à son bord.

Le sceau de la Nasa, son logo entre 1975 et 1992, et le logo historique utilisé aujourd’hui.

 

«Le design à la fois rétro et moderne du logo illustrera la joie d’ouvrir une nouvelle ère du vol spatial habité», espère la Nasa. L’agence rappelle que ce vieux logo est surnommé «le ver», avec ses quatre lettres épurées qui se tordent comme des asticots rouges. Le logo historique de la Nasa avec l’orbite blanche et le chevron rouge sur fond bleu, utilisé entre 1959 et 1975 puis de 1992 à aujourd’hui, est surnommé «meatball» (la boulette de viande).

L’hélicoptère martien est visible en bas de l’image, attaché au «ventre» de Perseverance. Il sera déployé environ deux mois et demi après l’atterrissage du rover américain.

L’hélicoptère martien de la mission Mars 2020 a été attaché au rover Perseverance la semaine dernière, au centre spatial Kennedy en Floride. Il est visible en bas de l’image, attaché au «ventre» de Perseverance. Il sera déployé sur Mars environ deux mois et demi après l’atterrissage du rover américain, en février 2021.

 

 

 

 

 

Astronomie:La Terre a capturé une «mini-Lune» temporaire

La Terre a capturé temporairement une «mini-Lune» de la taille d’une voiture, selon les astronomes qui ont repéré l’objet céleste orbitant autour de notre planète.

Ce satellite, d’une taille de 1,90 à 3,50 mètres, a été observé la nuit du 15 février par les chercheurs Kacper Wierzchos et Teddy Pruyne, du projet Catalina Sky Survey financé par l’agence spatiale américaine NASA, en Arizona.

«GRANDE NOUVELLE. La Terre possède un objet nouvellement capturé/possible mini-Lune appelée 2020 CD3», qui pourrait être un astéroïde de type C (carboné, donc très sombre), a tweeté mercredi Kacper Wierzchos.

Pour l’astronome, l’information est «importante» car «il s’agit seulement du second astéroïde connu à graviter autour de la Terre (après 2006 RH120, qui a également été découvert par Catalina Sky Survey)».

Son orbite actuelle suggère qu’il a été capturé par l’attraction terrestre il y a trois ans, a-t-il précisé.

Une petite lune de la taille d’une voiture.

Le Centre des planètes mineures du Smithsonian Astrophysical Observatory, qui collecte les données concernant les objets mineurs du système solaire, a déclaré qu’«aucun lien avec un objet artificiel connu n’a été établi», impliquant qu’il s’agissait donc sûrement d’un astéroïde capturé par la gravité terrestre.

«La dynamique orbitale indique que cet objet est temporairement lié à la Terre», selon la même source.

Notre nouveau voisin n’est pas en orbite stable et ne devrait pas rester très longtemps dans les parages.

«Il s’éloigne du système Terre-Lune au moment où nous parlons», dont il devrait sortir courant avril, a expliqué au magazine New Scientist le chercheur Grigori Fedorets, de l’université Queen’s de Belfat.

Le seul autre astéroïde connu à avoir gravité autour de la Terre, 2006 RH120, a été en orbite autour de notre planète de septembre 2006 à juin 2007.

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12 astéroïdes géocroiseurs presque prêts à être forés

Le forage d’astéroïdes pour extraire le platine et les matériaux précieux est une opportunité que beaucoup envisagent. Les projets les plus célèbres sont Planetary Resource sponsorisé par Eric Schmidt, Larry Page et James Cameron, et Deep Space Industries .

Le problème est que nous devons identifier les astéroïdes qui peuvent probablement être utilisés comme mines spatiales. C’est ce que pensaient les astronomes de l’Université de Strathclyde au Royaume-Uni, qui ont identifié 12 petits astéroïdes suffisamment proches de la Terre (à environ 1 million de kilomètres de la Terre, soit environ quatre fois la distance qui nous sépare de la Lune) qu’ils pourraient être facilement accroché et dont les ressources minérales pourraient être facilement extraites avec la technologie actuelle des missiles.

Le groupe de scientifiques, dirigé par le professeur Garcia Yarnoz, les a trouvés dans les points de Lagrange L1 et L2 qui sont indiqués dans l’image publiée sur cette page. Les points lagrangiens sont des régions de l’espace où la gravité de la Terre et un autre corps céleste s’équilibrent. Les points L1 et L2 sont ceux dans lesquels la gravité de la Terre et du Soleil sont égalisées . Un astéroïde à un point lagrangien est idéalement placé pour une opération de forage car il reste stationnaire. 

Les 12 ERO (objets facilement récupérables) qui ont été identifiés suivent des orbites qui les rapprochent très près des points lagrangiens  surnommés, il n’a donc besoin que d’un petit coup de pouce pour les atteindre. En particulier, l’astéroïde connu sous le nom de 2006 RH120 pourrait être amené dans la bonne position en modifiant sa vitesse de seulement 58 mètres par seconde: une opération qui devrait être possible en 2026.

Les points L1 et L2 de Lagrange sont ceux qui intéressent les chercheurs

Les scientifiques britanniques ont examiné 9 000 astéroïdes et en ont sélectionné de plus petits car nous ne disposons pas actuellement de la technologie nécessaire pour déplacer en toute sécurité un gros astéroïde vers un point lagrangien. 

Cependant, les astéroïdes qui se déplacent dans l’espace près de la Terre sont très nombreux: un graphique récent publié par la NASA révèle que depuis le début de 2013, ils ont orbité autour de nous plus de 1400 astéroïdes potentiellement dangereux (PHA) autour de nous , avec un diamètre d’au moins 460 mètres.

NASA: des astéroïdes en orbite autour de nous

Ils ne seront pas une menace inquiétante au moins pour les 100 prochaines années car ils orbiteront à une distance d’environ 7,5 millions de kilomètres de nous (20 fois ce qui nous sépare de la Lune), mais ils nous donnent une idée de la façon dont l’espace est riche en des corps en mouvement, qui, dans le passé, ont peut-être considérablement modifié l’évolution de notre système solaire

 

 

 

 

Alerte dans l’espace:Un satellite américain risque d’exploser et de créer des milliers de débris

 

Un opérateur de télévision a demandé aux autorités américaines l’autorisation d’éloigner l’un de ses satellites en raison d’un problème de batterie faisant courir un risque d’explosion.

Dessin représentant Spaceway I dans l’espace.

 

Un service de télévision par satellite américain, DirecTV, s’inquiète du risque d’explosion d’un de ses appareils à cause d’un problème de batterie. Le satellite Spaceway 1 a été lancé en avril 2005 et pèse environ 3700 kilogrammes en fin de vie, selon une ancienne fiche de Boeing, le constructeur. Avec ses panneaux solaires déployés, il mesure 41 mètres de longueur et 7 mètres de largeur.

Un risque « important » que les batteries explosent

DirecTV a informé la Commission fédérale des communications (FCC) le 19 janvier qu’une « anomalie majeure » avait causé « des dommages thermiques importants et irréversibles » aux batteries de Spaceway 1.

« Il existe un risque important que ces batteries explosent », écrit DirecTV dans un courrier.

A partir du 25 février, le satellite sera dans l’ombre de la Terre et les batteries abîmées tenteront inévitablement de se recharger, ce qui pourrait provoquer l’explosion. L’opérateur veut donc évacuer son satellite au plus vite vers l’orbite cimetière, 300 km plus loin que l’orbite géostationnaire où se trouvent des centaines de précieux satellites de télécommunications. 

Risque d’endommagement d’autres satellites

Pour réduire le risque d’une explosion accidentelle, DirecTV va vidanger dans l’espace une partie des 73 kg de carburant (bipropergol) encore à bord, mais l’opérateur a prévenu que le temps manquait pour tout vider. Il a demandé une exemption d’urgence car la réglementation exige en temps ordinaire que le carburant soit entièrement vidangé d’un satellite avant sa désorbitation.

L’explosion d’un satellite aussi grand pourrait créer des milliers de débris et endommager d’autres satellites.


EN COMPLÉMENT

LA POLLUTION DES DÉBRIS DE LA CONQUÊTE SPATIALE

 

 

L’espèce humaine pollue la Terre, mais aussi l’espace immédiat environnant notre planète. La Royal Society of London a mis au point une animation qui retrace les étapes de cette dégradation depuis Spoutnik 1 en 1957.

 

SpaceX, avenir des lanceurs réutilisables?

Pour limiter la pollution due aux débris spatiaux, une solution pourrait être d’employer des lanceurs réutilisables. La société SpaceX du milliardaire américain Elon Musk a réussi lundi pour la première fois à faire décoller une fusée Falcon 9 et à récupérer ensuite le premier étage de son lanceur, revenu atterrir en douceur sur Terre après 11 minutes de vol.

Pour Jean-Yves Le Gall, président du Centre national d’études spatiales (Cnes) interrogé par l’AFP, SpaceX a bien accompli un « exploit technologique ». Pour autant, tout n’est pas résolu. Il rappelle que les lanceurs réutilisables ne sont pas nouveaux. Citant l’exemple de la navette spatiale américaine, il souligne que lorsqu’elle devait être remise en vol, les coûts étaient très importants ». Les ambitions du fondateur de Tesla se briseront-elles sur l’argument économique? Le directeur du Cnes croit ce scénario plausible. Tout dépendra du nombre de réutilisations possibles et d’écart de temps entre deux lancements. « Entre un monde parfait où on réutilise en l’état un lanceur un très grand nombre de fois, et un monde réel où il faut remettre les choses d’aplomb, et finalement ça ne fonctionne qu’une ou deux fois, l’écart est très très grand », souligne-t-il.

Le PDG d’Arianespace, Stéphane Israël, se pose les mêmes questions et s’en est ouvert à BFM Business, mercredi. En réponse à SpaceX, il planifie de réduire les coûts du lanceur européen par six d’ci quelques années.

 

 

 

Le rover Curiosity de la NASA examine de plus près «  l’étrange creux  » sur Mars

 

Les découvertes du Rover Curiosity n’ont pas finies de nous étonner,voyez ici:

 

La fosse de Balby est pleine de sable foncé et se démarque du paysage martien.

The Balby Trough, un curieux paysage sur Mars.
The Balby Trough, un curieux paysage sur Mars.

Mettez les mots « étrange » et « Mars » ensemble et vous avez mon attention. NASA rover de Mars Curiosity vit jusqu’à son nom en consultant une formation inhabituelle situé dans une zone appelée Butte Ouest dans le cratère Gale.

« Dans les images de l’orbite, il semble que quelqu’un ait tracé une ligne droite épaisse avec un marqueur de feutre sombre sur le côté sud-est de la butte »  , a écrit Melissa Rice , membre de l’équipe de Curiosity , géologue planétaire à l’Université Western Washington, dans une mise à jour de mission. semaine intitulée A Strange Trough sur Western Butte.

Cette image du rover Curiosity du 14 janvier montre la vue depuis la descente de Western Butte.NASA / JPL-Caltech

Du point de vue de Curiosity, l’auge est peu profonde et remplie de sable foncé. 

Le rover a été chargé de capturer plus d’images de la région pour que les scientifiques puissent les étudier. « Nous ne savons pas ce qui a créé cette fonctionnalité, ni pourquoi elle se trouve ici », a écrit Rice, « il vaut donc la peine de s’arrêter pour y regarder de plus près. »    

L’équipe de rover a nommé le fossé Balgy Trough, une référence aux pittoresques chutes de Balgy en Écosse. L’équipe a donné des noms d’inspiration écossaise à certaines caractéristiques du paysage martien de cette région. 

Mars regorge de formations fascinantes, de petits nodules ronds  à des roches qui ressemblent par coïncidence à des objets familiers de la Terre . L’auge est une autre fonctionnalité intéressante à étudier par les scientifiques alors que nous en apprenons davantage sur la géologie sauvage et merveilleuse de la planète rouge.

 


AUTRES PHOTOS PARTICULIÈRES

 

Photo prise sur Mars durant une nuit.Le point blanc au-dessus,c’est notre terre!

 

 

L’énorme désert de Mars.

 

Le cratère Gusev: on dirait qu’une ancienne rivière s’y rendait.

 

Un élément inconnu apparaît ici.

 

 

Anomalie en forme de mâchoire de crocodile

 

 

…sous un angle différend.

 

 

Au pôle sud de Mars,une étrange fosse.

 

Le sol de Mars ressemble à celui de la Lune.

 

Terre et lune vue de mars

 

Un étrange « fossile » découvert sur une ancienne photo de Curiosity…restée inexpliquée!

 

…toujours inexpliquée!

 

Fossiles sur mars

 

Combien d’autres mystères restent enfouis sous la surface de la planète Mars qui n’attendent que le jour ou nous les sortirons des sables?
Pourquoi la NASA efface-t-elle les photos qui remettent la science en question?

 

 

 

Astronomie:Les lacets magnétiques du Soleil et autres nouvelles de l’espace

Le Soleil photographié en 2010 par la sonde SDO (Solar Dynamics Observatory).

 

Cette semaine, la sonde Parker Solar Probe lève le voile sur quelques mystères de notre étoile. On a aussi retrouvé l’atterrisseur indien Vikram sur la Lune, repéré une planète géante autour d’une naine blanche et dessiné des trous noirs.

Le voile se lève sur les mystères du Soleil

La sonde Parker Solar Probe a décollé de Cap Canaveral en août 2018, direction le Soleil. Elle a mis plusieurs mois à se rapprocher de sa cible en resserrant progressivement ses orbites elliptiques, jusqu’à se retrouver deux fois plus proche du Soleil que Mercure… soit 24 millions de kilomètres, contre 58 millions pour la première des planètes. Là, Parker Solar Probe (PSP pour les intimes) a effectué ses premières mesures. Son objectif : comprendre pourquoi la température de la couronne solaire – la partie externe de son atmosphère – dépasse un million de degrés, alors que la surface du Soleil n’atteint «que» les 5 500 degrés. Quel mécanisme chauffe la couronne ? Quelle est la source du vent solaire et comment accélère-t-il ? Quelle est la dynamique des champs magnétiques autour du Soleil ?

Vue d’artiste de la sonde Parker Solar Probe, qui étudie le Soleil depuis 2018.

 

Vue d’artiste de la sonde Parker Solar Probe, qui étudie le Soleil depuis 2018. Image Nasa

Les premières découvertes tirées des mesures de PSP viennent d’être publiées dans Nature, en quatre études, et elles sont pleines de surprises. D’abord, les astrophysiciens ont découvert dans les vibrations du champ magnétique «comme des vagues scélérates dans l’océan»selon les mots de Justin C. Kasper, responsable scientifique de l’un des instruments de la sonde. Inattendues et soudaines, ces vagues magnétiques montent à 480 000 kilomètres/heure en un rien de temps, et durent de quelques secondes à quelques minutes. Elles sont si puissantes qu’elles peuvent inverser la direction du champ magnétique, lui imposer des demi-tours qui forment au final un chemin en lacet, comme une route de montagne. Puis on revient au vent solaire normal comme si de rien n’était. Ravi par cette découverte, Kasper estime que c’est peut-être une clé pour comprendre l’échauffement de la couronne solaire.

La sonde Parker Solar Probe montre que des vagues soudaines imposent des revirements en forme de S dans le trajet des champs magnétiques qui s’échappent du Soleil, contribuant peut-être à l’échauffement de la couronne solaire.

 

Parker Solar Probe montre également avec certitude que le vent solaire «lent», celui qui va à 1 million de km/h environ, provient des trous coronaux près de l’équateur, des zones plus sombres et plus froides du Soleil ou les champs magnétiques s’échappent vers l’extérieur et ne semblent pas retomber en arche sur la surface.


AUTRES NOUVELLES DE L’ESPACE

 

On a retrouvé Vikram, l’atterrisseur lunaire indien

Trois mois après l’alunissage raté de la mission Chandrayaan-2, on a enfin repéré l’endroit où s’est crashé l’atterrisseur Vikram, près du pôle Sud de notre satellite naturel. L’Inde devait devenir, avec cette mission, le quatrième pays à se poser en douceur sur la Lune – après la Russie, les Etats-Unis et la Chine. Mais le 6 septembre, au cours de sa descente vers la surface lunaire, l’engin baptisé a cessé d’émettre. On n’a plus jamais eu de ses nouvelles.

 

L’agence spatiale indienne, l’Isro, a rapidement annoncé qu’elle avait «localisé» Vikram près de son lieu d’atterrissage visé, grâce à la caméra thermique d’une sonde restée en orbite lunaire. Mais sans dévoiler d’image pour confirmer ses dires. De son côté, la Nasa a mobilisé son satellite LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) pour chercher des traces du crash. Sans résultat au début : les marques d’impact étaient peut-être cachées dans les cratères ombragés… Mais un ingénieur indien, passionné par le destin de Vikram, n’a pas lâché l’affaire. Il a continué d’examiner à la loupe les photos prises par LRO avant et après le crash, librement mises à disposition par la Nasa… et il a fini par gagner au jeu des sept différences.


LIENS TWITTER

Shan@Ramanean

Is this Vikram lander? (1 km from the landing spot) Lander might have been buried in Lunar sand? @LRO_NASA @NASA @isro

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Shan@Ramanean

@NASA @LRO_NASA @isro
This might be Vikram lander’s crash site (Lat:-70.8552 Lon:21.71233 ) & the ejecta that was thrown out of it might have landed over here https://twitter.com/Ramanean/status/1179792967692734465  (The one on the left side was taken on July 16th & one on the right side was from Sept 17)

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Shan@Ramanean

Is this Vikram lander? (1 km from the landing spot) Lander might have been buried in Lunar sand? @LRO_NASA @NASA @isro #Chandrayaan2 #vikramlanderfound #VikramLander

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«Ceci pourrait être le lieu du crash»envoie-t-il à la Nasa et à l’Isro sur Twitter, avec des coordonnées lunaires et des photos de ses trouvailles, où il encadre en rouge les lieux suspects. Quelques jours plus tard, l’équipe de la Nasa enquête et confirme la découverte de l’amateur Shanmuga Subramanian. Les débris de l’atterrisseur sont minuscules sur les photos (1 ou 2 pixels de large, et 1 pixel pour l’ombre) mais on voit bien, en faisant la différence de luminosité entre les photos d’avant et après le 6 septembre, les éjectas sur le lieu du crash, à 750 mètres au nord-ouest du site prévu.

Cette image montre la différence de luminosité sur la surface lunaire avant et après l’atterrissage de Vikram. Les éjectas et les débris s’étalent sur 100 mètres autour du point d’impact, au centre de l’image.

Cette image montre la différence de luminosité sur la surface lunaire avant et après l’atterrissage de Vikram. Les éjectas et les débris s’étalent sur 100 mètres autour du point d’impact, au centre de l’image. Photo Nasa. Goddard. Arizona State University


Une planète géante autour d’un cadavre d’étoile

Ce n’est pas parce qu’une étoile meurt que ses planètes doivent la suivre dans la tombe : c’est ce qu’ont découvert des astronomes grâce au Very Large Telescope, dans le désert chilien d’Atacama. Ils s’intéressaient aux naines blanches, ces résidus d’étoiles qui subsistent à la toute fin de leur vie, une fois qu’elles ont expulsé leurs couches externes de gaz. Les étoiles les plus massives explosent en supernova et laissent derrière elles une étoile à neutrons ou un trou noir, tandis que les étoiles grosses comme le Soleil finissent naines blanches, petites et denses, encore très chaudes mais faiblement lumineuses. Les astronomes étudiaient un cortège de 7 000 naines blanches, donc, quand ils ont été intrigués par l’une d’entre elles.

 

Cette étoile singulière semblait entourée d’hydrogène, d’oxygène et de soufre dans son environnement proche. En regardant mieux, les astronomes ont compris qu’il y avait un vrai disque de gaz tourbillonnant autour de la naine blanche. «Quelques semaines de réflexion furent nécessaires pour aboutir à la seule conclusion plausible : la création de ce disque doit résulter de l’évaporation d’une planète géante»raconte Matthias Schreiber de l’université de Valparaíso au Chili, qui a fait les simulations numériques. C’est la première fois qu’on découvre une planète géante autour d’une naine blanche.

La planète doit être une géante gazeuse, au moins deux fois plus grosse que l’étoile elle-même, et glacée comme Neptune. «Parce qu’elle est en orbite autour de la naine blanche chaude à faible distance, effectuant une révolution complète en dix jours seulement, les photons hautement énergétiques émis par l’étoile expulsent progressivement l’atmosphère planétaire, explique l’ESO. La plupart du gaz s’échappe, le reste se retrouve piégé au sein d’un disque tourbillonnant vers l’étoile à la vitesse de 3 000 tonnes par seconde.»

 

Images de là-haut

Le 10 avril 2019 a marqué l’histoire de l’astronomie : pour la première fois, on a découvert le véritable visage d’un trou noir, photographié par une équipe de plus de 200 chercheurs à l’aide de huit observatoires et après des mois de travail. On a donc un portrait du trou noir supermassif qui se trouve au cœur de la galaxie M87 : c’est… un rond noir, tout bêtement, entouré d’un halo lumineux plus vif en bas qu’en haut de la photo.

Mais à quoi ressemblent les autres trous noirs ? Est-ce que leur ombre, la zone sombre au milieu, est toujours visible, ou est-ce qu’elle est parfois cachée derrière le halo de gaz incandescent qui tourne autour du trou noir, piégé par son champ gravitationnel ? Et de quels critères dépend l’intensité de ce halo ? Trois chercheurs américains ont produit des simulations, selon différentes géométries possibles de l’espace-temps et mouvements du gaz qui tombe dans le trou noir. Bilan : l’ombre du trou noir est toujours visible.

Simulations de l’image d’un trou noir vu par un observateur distant, selon un modèle d’espace-temps newtonien ou de Schwarzschild, avec un gaz au repos (au milieu) ou tombant vers l’intérieur (à droite).

 

Simulations de l’image d’un trou noir vu par un observateur distant, selon un modèle d’espace-temps newtonien ou de Schwarzschild, avec un gaz au repos (au milieu) ou tombant vers l’intérieur (à droite). Photos Narayan et al, 2019, The Astrophysical Journal Letters

En septembre, la Nasa avait publié une simulation animée de trou noir, pour visualiser le mouvement du gaz incandescent. «Le disque semble plus brillant à gauche qu’à droite, car le gaz du côté gauche avance vers nous à une vitesse si élevée que la relativité d’Einstein augmente sa luminosité. L’opposé se produit du côté droit, où le gaz s’éloigne de l’observateur et devient donc plus sombre.»

 

 

Astronomie:un gigantesque trou noir découvert au centre de la Voie Lactée

Les trous noirs d’une telle masse ne devraient même pas exister dans notre galaxie”. C’est ce qu’a déclaré l’astronome Jifeng Liu, de l’Observatoire national chinois d’astronomie, après une découverte des plus surprenantes. Une méthode de recherche des trous noirs a permis d’en identifier un… au sein même de la Voie lactée ! Dénommé LB-1, sa masse stellaire atteint 68 fois la masse du Soleil. Mais selon les modèles, cette taille est inconcevable — du moins pour notre galaxie. Ces recherches inédites sont décrites dans la revue Nature ce 27 novembre.

 

 

Le trou noir dénommé LB-1 ...au centre de notre Voie Lactée.
Le trou noir dénommé LB-1 …au centre de notre Voie Lactée.

À 15 000 années-lumières

Les trous noirs qui accumulent activement de la matière sont observables, car ils brillent sur plusieurs longueurs d’onde du spectre. Au contraire, lorsqu’ils sont dits “dormants”, ils sont littéralement invisibles et ne dégagent aucun rayonnement détectable : pas de lumière, pas d’ondes radio, pas de rayons X, rien. Toutefois, cela ne signifie pas qu’ils ne peuvent être détectés. La méthode de la vitesse radiale, notamment, identifie les trous noirs à l’aide des objets célestes émettant de la lumière qui gravitent autour d’eux.

 

L’équipe de l’astronome Jifeng Liu utilisait le The Large Sky Area Multi-Object Fibre Spectroscopic Telescope (LAMOST) à la recherche de ces étoiles vacillantes. Ils sont finalement tombés sur un astre rare, une “étoile bleue de la séquence principale” située à 15 000 années-lumières de la Terre. Il a ensuite fallu des observations des puissants télescopes Gran Telescopio Canarias (Espagne) et Keck Observatory (États-Unis) pour révéler la nature étonnante de ce que les scientifiques avaient découvert : une étoile de 35 millions d’années, pesant huit fois la masse du Soleil… Et surtout en rotation autour d’un trou noir, dans un cycle de 79 jours et une orbite “étonnamment circulaire”.

L’histoire de sa formation intrigue

Cette révélation est un véritable casse-tête pour les scientifiques. En fait, la composition chimique des plus grosses étoiles de notre galaxie suggère qu’elles perdent une grande partie de leur masse à la fin de leur vie, juste avant que le noyau de l’étoile ne s’effondre et forme un trou noir. Les astres les plus lourds mettent fin à leur vie dans ce qu’on appelle une “supernova”, si bien que leur noyau est complètement “effacé”. Le trou noir a alors une masse inférieure à 50 à 60 fois celle du Soleil. “LB-1 est deux fois plus massive que ce que nous pensions possible”, indique Jifeng Liu. Il n’a donc pas pu être créé lors d’une supernova. “Maintenant, les théoriciens devront relever le défi d’expliquer sa formation.”

Une première théorie suggère que LB-1 serait le résultat de la collision de deux trous noirs. Cet ensemble aurait ensuite “capturé” l’étoile bleue. Dans ce scénario, néanmoins, l’orbite circulaire de son compagnon n’est pas cohérente : une capture produirait une orbite elliptique. Le temps aurait pu la lisser, mais cela prendrait bien plus de temps que 35 millions d’années. Une autre possibilité consiste en une supernova “de repli”. Des éléments, éjectés de l’étoile mourante, seraient retombés immédiatement pendant la formation du trou noir. Pour l’instant, il n’existe aucune preuve confirmant ou infirmant ces synopsis.

Dans tous les cas, LB-1 est soudainement devenu l’un des objets les plus intéressants de la Voie Lactée, car il oblige les chercheurs à réexaminer les modèles de formation des trous noirs. Ces objets célestes ne cessent d’étonner les scientifiques. Il y a quelques jours, ils découvraient pour la première fois une galaxie avec trois trous noirs supermassifs en son centre, ce qu’ils ne pensaient pas être possible non plus.


 

Il y a quelques jours :

des astronomes découvrent une galaxie avec trois trous noirs supermassifs en son centre

 

L’Univers ne cesse de nous délivrer de nouveaux mystères. Alors que cela n’avait jamais été vu auparavant, trois trous noirs supermassifs ont été observés dans une même galaxie, dénommée NGC 6240.

La galaxie NGC 6240 est un véritable casse-tête pour les astronomes. Pendant longtemps, ils ont estimé qu’elle était lerésultatd’une fusion entre deux galaxies. En témoignait sa forme particulière. Mais une nouvelle étude des universités de Göttingen et de Potsdam (Allemagne), publiée dans la revue Astronomy and Astrophysics fin octobre, démontre que cet ensemble d’étoiles, de gaz, de poussières et de vide provient finalement de la collision de trois galaxies.

On estime qu’au centre de toutes les grandes galaxies se trouve un trou noir, des millions de fois plus massif que notre Soleil. Et NGC 6240 concentrerait en effet trois trous noirs supermassifs, proches les uns des autres, en son centre. Un phénomène inédit, pour le moment jamais découvert ailleurs dans l’Univers.

Des technologies de pointe

Bien qu’à environ 300 millions d’années lumière de la Terre, la galaxie avait déjà été étudiée de manière approfondie. Toutefois, c’est l’utilisation du Very Large Telescope (VLT) — ou Très Grand Télescope — de l’Observatoire européen austral (ESO), ainsi que du spectrographe 3D MUSE qui a permis de scruter NGC 6240 avec plus de précision qu’auparavant. Et ainsi de révéler ces trois trous noirs supermassifs. Les nouvelles observations montrent en effet que l’objet céleste du Sud était en réalité constitué de deux trous : S1 et S2. Ce troisième élément n’avait pas été détecté car, en autre, seuls deux des trous absorbent activement de la matière, tandis que le troisième est dit “dormant”.

NGC 6240 et ses 2 trous noirs actifs (S1 et S2) …le troisième (n) est considéré comme endormi!

 

 

 

“Jusqu’à présent, une telle concentration de trois trous noirs supermassifs n’avait jamais été découverte dans l’Univers, assure le Dr Peter Weilbacher de l’Institut d’astrophysique de Leibniz à Potsdam. Les nouvelles recherches fournissent la preuve d’un processus de fusion simultané de trois galaxies avec leurs trous noirs centraux.”

Comprendre la formation des galaxies

Plus encore qu’une manifestation méconnue, la découverte de ce triple système est d’une importance fondamentale pour mieux comprendre la formation des galaxies, particulièrement des plus grandes et des plus massives — comme par exemple la Voie lactée. Pour le moment, les scientifiques n’arrivaient pas à expliquer comment ces dernières peuvent se créer. Car en 14 milliards d’années — date de la naissance de l’Univers et du Big Bang— elles n’ont pas eu suffisamment de temps pour se forme, même en tenant compte de la fusion de deux galaxies.

Mais si trois galaxies peuvent fusionner simultanément, à l’instar de NGC 6240, cela peut changer la donne et expliquer l’existence d’énormes assemblages. “Si, toutefois, des processus de fusion simultanés de plusieurs galaxies avaient lieu, alors les plus grandes galaxies dotées de trous noirs supermassifs centraux pourraient évoluer beaucoup plus rapidement”, confirme dans un communiqué Peter Weilbacher.

Une puissance incroyable

D’après les chercheurs, NGC 6240 est probablement sur le point de terminer son processus de fusion. Cela peut cependant encore prendre plus d’un milliard d’années. Chacun des trois trous noirs a une masse de 90 millions de fois celle de notre Soleil. Ils finiront par se fondre en un gigantesque ensemble, lourd comme 270 millions de soleils. Lorsque cela se produira, dans un avenir (très) lointain, cette fusion générera de très puissantes ondes gravitationnelles. En attendant, des objets célestes similaires pourront encore être démasqués, et de nouveaux systèmes de fusion découverts.

Depuis toujours nous pouvons observer à l’oeil nu,le centre de notre voie Lactée,…mais les distances sont tellement grandes que nous ne pouvions voir ce que nous venons de découvrir!

 

 

Voyager 3, vers une fiction…

 

 

L’idée ici c’est qu’il y a eu une troisième sonde Voyager, après Voyager 1 et Voyager 2. La sonde Voyager 3 aurait permis de trianguler avec les deux autres sondes, je ne sais pas quoi. Mais là on est pris, car la sonde Voyager 3 empêche la respiration par ambification de se faire. Par là je veux dire que l’ambification c’est la caractéristique qu’ont les astres d’échanger avec d’autres astres. Ce type de respiration implique donc pour l’astre, un commencement et une fin. Tandis que chaque respiration permet de perdurer aussi longtemps que voulu. La fin d’un astre est sa singularité. Donc, un trou noir.

Évidemment, le processus d’ambification complète de la Terre qui la fait suffoquer peut être dû à plusieurs facteurs. Par exemple, les recherches du CERN ont peut-être créé un portail quelconque, une déchirure dans la fiction espace-temps, ou bien quelques singularités qui se promènent maintenant ici et un peu partout avant de pouvoir un jour se réveiller (phoenix).

Si le CERN a créé un trou noir, alors les effet de se trou noir ont commencé à se faire sentir bien avant sa création par le CERN. D’où l’exploration spatiale, d’où les sondes Voyager.

Dans certains milieux, on dit que la Terre est sous quarantaine. Même dans un épisode d’X-Files (l’épisode 4 de la saison 11), vers la fin de l’épisode il y a un extra-terrestre qui vient pour dire que la Terre est sous quarantaine dorénavant.

L’ambification implique une sortie, car autrement il n’y aurait pas d’ambification. Pas besoin d’avoir un mot qui ne veut rien dire, puisqu’il suffit de ne rien écrire pour obtenir le même effet. La nature n’aime pas le gaspillage, oubliez-pas ça.

Au niveau fictif, j’aime croire qu’il suffira d’un simple signal, une sorte de couleur bleue unique, en quelque sorte, envoyé je ne sais pas où, pour faire en sorte que nous nous libérerons de ce qui nous retiens où nous sommes.

Parce que si la Terre est en processus d’ambification, alors le système solaire aussi. Souvenez-vous où se trouvent Voyager 1 et 2. Et Voyager 3, qui officiellement n’a pas été lancé, mais dont les pièces ont été utilisés (par la très fiable agence NASA, pas du tout sarcastique ici) pour servir je sais pas quoi.

Ben c’est çá. Si nous sommes dans un processus d’ambification, alors le coeur de la Terre se refroidit un peu. Où va la chaleur ? vers l’autre côté de la Terre, c’est-à-dire où nous sommes. Si la Terre est dans un processus d’ambification, alors Mars aussi. Avez-vous lu la nouvelle qui dit que la calotte polaire de Mars est en train de fondre?

 

 

 

 

 

Astronomie:La NASA détecte une énorme explosion thermonucléaire dans l’espace lointain

 

 

“Cet éclatement a été exceptionnel”. L’astrophysicien de la NASA Peter Bult s’enthousiasme après l’observation d’une explosion thermonucléaire massive dans l’espace. À l’origine de cet évènement ? Un puissant pulsar, c’est-à dire les restes stellaires d’une étoile en supernova. L’implosion du corps céleste était trop petite pour former un trou noir, mais a pu être découverte par l’agence spatiale grâce à la projection intense d’un faisceau de rayons X, capté par le télescope NASA Neutron star Interior Composition Explorer (NICER) de la Station spatiale internationale (ISS). Le phénomène, décrit dans une étude publiée dans The Astrophysical Journal Letters fin octobre, serait le plus puissant et le plus brillant jamais détecté.

 

 

 

Plus précisément, les pulsars sont des sortes d’étoiles à neutrons. Lorsqu’ils n’ont plus de “carburant”, leur noyau compact s’effondre sous son propre poids et explose. Ces objets astronomiques hébergent des points chauds émettant des rayons X. Et comme ils tournent vite, ils balayent ces points embrasés dans notre champ de vision, produisant des impulsions de rayonnement de haute énergie.

La rotation rapide de l étoile peut entrainer deux faisceaux radio. produits par le champ magnétique. -> perception d impulsions radio périodiques. horloges cosmiques de grande stabilité.

Le lointain pulsar observé par la NASA est surnommé SAX J1808.4-3658, ou J1808. Il se trouve à environ 11.000 années-lumière de la constellation du Sagittaire. L’explosion a quant à elle été observée par la NASA le 20 août dernier. Et elle révèle “de nombreux phénomènes qui n’ont jamais été vus ensemble en une seule rafale”, d’après les chercheurs. Ces derniers estiment qu’elle est un puissant rappel que l’espace est extrêmement dangereux. En seulement 20 secondes, l’éclat a libéré la même quantité que notre Soleil produit en 10 jours.

 

Des changements de luminosité

Les détails capturés lors de cette “éruption record” devraient aider les astronomes à affiner leur compréhension des processus physiques à l’origine de ces poussées thermonucléaires. Car les données de NICER montrent des caractéristiques étranges, notamment “ un changement de luminositéen deux étapes, peut-être causé par l’éjection de couches séparées de la surface du pulsar ”, explique Peter Bult.

En fait, les astronomes pensent que l’explosion a été causée par de l’hélium accumulé, qui se serait enfoncé sous la surface du pulsar et aurait fondu pour composer une boule de carbone. “Ensuite, l’hélium explose et libère une boule de feu thermonucléaire sur toute la surface du pulsar”, explique Zaven Arzoumanian, directeur de la mission NICER. Seulement, après s’être stabilisée, avoir augmenté puis s’être rétractée, la luminosité du flash s’est de nouveau allumée, de façon moins importante. Il faudra de plus amples recherches pour que les scientifiques comprennent pourquoi.

 


EN COMPLÉMENT

 

Qu’est-ce que la limite de Chandrasekhar ?

 

Au cours de leur vie, les étoiles traversent plusieurs phases corrélées à leur dynamique interne. Cette évolution peut les mener au stade de naine blanche et, par la suite, jusqu’aux stades d’étoile à neutrons et de trou noir. En 1930, alors qu’il n’avait que 20 ans, le physicien indien Subrahmanyan Chandrasekhar démontre que la fin des étoiles dépend de leur masse et de celle de leur cœur.

Il calcule alors la limite maximale qu’un objet peut atteindre avant soit d’exploser, dans le cas d’une naine blanche (étoiles peu massives), soit de s’effondrer en étoile à neutrons ou en trou noir dans le cas d’une étoile massive. Cette limite porte le nom de « limite de Chandrasekhar » et vaut 1.44 masses solaires, soit 2.9×1030 kg.

Fin de vie des étoiles peu massives : naines blanches et supernovas de type Ia

1. Évolution d’une étoile en naine blanche

Le stade de naine blanche est le stade final de l’évolution des étoiles de la Séquence principale possédant une masse comprise entre 0.05 et 10 masses solaires (1). Une étoile demeure stable dès lors que l’effet de la gravitation, qui tend à contracter l’étoile sur elle-même, est contrebalancé par la pression de radiation issue des réactions de fusion thermonucléaire ayant lieu dans son cœur. Ces deux forces s’équilibrent, permettant à l’étoile de rester stable sur la Séquence principale.

Cependant, à la fin de sa vie, une étoile peu massive a fusionné la presque totalité de son hydrogène en hélium. Les réactions de fusion thermonucléaire s’arrêtent donc progressivement et ne fournissent plus assez de pression de radiation pour équilibrer la contraction gravitationnelle. L’étoile s’effondre alors sur elle-même.

Cet effondrement entraîne une élévation extrêmement importante de la température (jusqu’à 100 millions de Kelvin) et de la pression du cœur, conduisant à un nouvel état d’équilibre hydrostatique et à l’allumage de nouvelles réactions thermonucléaires fusionnant l’hélium en carbone et en oxygène, par l’intermédiaire du mécanisme de réaction triple-alpha (processus permettant d’aboutir à la formation de carbone à partir de la fusion de trois particules alpha).

 

Ces réactions de fusion dégagent une importante quantité d’énergie allant du centre vers la périphérie de l’étoile, générant une pression interne responsable de l’augmentation du diamètre de l’étoile : celle-ci devient une géante rouge. Ce stade est temporaire, car la fusion de l’hélium est un processus assez rapide ; une fois cette dernière terminée, la contraction gravitationnelle recommence. L’étoile n’étant pas assez massive pour amorcer la fusion du carbone, son cœur s’effondre et donne naissance à une naine blanche. Les couches périphériques rebondissent sur le cœur et son éjectées dans l’espace pour former une nébuleuse planétaire (composée d’hydrogène et d’hélium).

2. De la naine blanche à la supernova de type Ia

Le cœur carbone-oxygène de la naine blanche continue de se contracter sous l’effet de la gravitation. Cependant, sous cette compression progressive, les atomes finissent par se retrouver très étroitement juxtaposés. La matière atteint une telle densité que les orbitales atomiques sont compressées les unes contre les autres. Dès lors, une pression opposée à la gravité apparaît : la pression de dégénérescence électronique.

En effet, le principe d’exclusion de Pauli empêche alors les orbitales atomiques contenant des électrons de se rapprocher davantage. Ce principe interdit à deux électrons d’être dans le même état quantique, c’est-à-dire de posséder un spin identique sur un même niveau d’énergie. Pour empêcher la violation du principe d’exclusion, une force s’opposant à la contraction gravitationnelle émerge. Un tel état de la matière est appelé « matière dégénérée ».

 

Grâce à cette pression de dégénérescence électronique s’opposant à la gravité, la naine blanche, dont le cœur possède une masse inférieure à 1 masse solaire (2), atteint un état d’équilibre très stable. Sans influence extérieure, la naine blanche est vouée à refroidir progressivement et à devenir une naine noire.

Toutefois, si la naine blanche appartient à un système binaire, celle-ci peut accréter (absorber) de la matière de son compagnon (3), ayant pour effet d’augmenter sa masse tout en diminuant son rayon. Cette augmentation de masse entraîne la compression du cœur, conduisant à une augmentation de température jusqu’à ce que cette dernière soit suffisante pour permettre la fusion du carbone (3).

Lorsque la masse de la naine blanche atteint la limite de Chandrasekhar, soit 1.44 masses solaires, la température est si élevée que la réaction de fusion du carbone s’emballe brusquement, libérant une quantité phénoménale d’énergie (supérieure à l’énergie de liaison gravitationnelle du cœur) et conduisant à l’explosion thermonucléaire de la naine blanche en supernova de type Ia (4). La naine blanche est littéralement soufflée et aucun résidu, hormis un rémanent, ne demeure après sa fin. Un tel processus porte le nom de « modèle à dégénérescence simple ».

 

 

Il a été avancé que, théoriquement, si une naine blanche accrète une importante quantité de matière en un laps de temps extrêmement bref, alors celle-ci pourrait contenir la réaction de fusion du carbone suffisamment longtemps pour s’effondrer sur elle-même et former une étoile à neutrons (5). Toutefois, cette hypothèse reste actuellement très discutée.

Fin de vie des étoiles massives : supernovas de type II, étoiles à neutrons et trous noirs

1. Évolution d’une étoile en étoile à neutrons

Pour une étoile possédant une masse supérieure à 10 masses solaires, le destin est tout autre. Une telle étoile est suffisamment massive pour que se son cœur de carbone-oxygène se contracte et se réchauffe de manière à amorcer la fusion du carbone en néon et magnésium. Puis, la température continuant d’augmenter sous la contraction gravitationnelle, le néon fusionne pour donner du fer et du nickel 56.

À ce stade, la pression de dégénérescence électronique qui s’exerce au sein du cœur est suffisante pour contrebalancer la gravité. Cependant, les réactions de fusion continuent à produire du fer et du nickel 56, qui se déposent progressivement sur le cœur, augmentant graduellement sa masse jusqu’à ce que elle-ci atteigne la limite de Chandrasekhar. Dès lors, la pression de dégénérescence électronique n’est plus suffisante et le cœur s’effondre.

Afin de respecter le principe d’exclusion de Pauli, les électrons entrent dans les protons qui se transforment en neutrons. Le cœur subit donc une neutronisation générale avec émission masive de neutrinos électroniques. Le cœur devient une étoile à neutrons avec un diamètre compris entre 20 et 30 kilomètres.

Parallèlement, les couches entourant le cœur rebondissent sur ce dernier à une vitesse égale à 10% de celle de la lumière, prenant la forme d’une onde de choc. L’émission massive de neutrinos se propage du centre vers la périphérie, chauffant brutalement l’onde de choc. L’onde de choc et l’émission rapide de neutrinos combinées conduisent à un phénoménal dégagement d’énergie sous la forme d’une supernova de type II.

À ce stade, le cœur neutronique continue de se contracter sous l’effet de la gravitation jusqu’à ce que les neutrons, soumis au principe d’exclusion de Pauli, développent une force répulsive contrecarrant la gravité : c’est la pression de dégénérescence neutronique. L’étoile à neutrons devient ainsi stable tant que le cœur ne dépasse pas une masse de 3 masses solaires.

2. Évolution d’une étoile à neutrons en trou noir : la limite d’Oppenheimer-Volkoff

Comme vu ci-dessus, une étoile à neutrons est stable tant que la pression de dégénérescence neutronique contrebalance la contraction gravitationnelle. Cela n’est possible que tant que la masse du cœur reste inférieure ou égale à 3 masses solaires. Au-delà de cette limite calculée par les physiciens J. R. Oppenheimer et G. M. Volkoff, l’étoile à neutrons s’effondre en trou noir.

 

Pour une étoile à neutrons solitaire, l’évolution sera donc extrêmement stable. En revanche, pour une étoile à neutrons binaire et/ou entourée d’autres corps célestes, l’évolution est plus chaotique. Celle-ci pourra accréter la matière de son/ses compagnon(s), augmentant progressivement la masse de son cœur neutronique jusqu’à la limite d’Oppenheimer-Volkoff.

Une fois cette limite atteinte, la pression de dégénérescence neutronique n’est plus suffisante pour contrebalancer la contraction gravitationnelle. Le cœur s’effondre dès lors sur lui-même et un horizon des événements apparaît, piégeant la lumière émise lors du dégagement d’énergie dû à l’effondrement. L’étoile à neutrons disparaît pour laisser place à un trou noir stellaire.

Dans certains cas, la transformation en trou noir ne passe pas par l’étape de l’étoile à neutrons. Si lors de la neutronisation du cœur de l’étoile, ce dernier possède une masse supérieure à la limite d’Oppenheimer-Volkoff, alors le cœur s’effondre directement en un trou noir stellaire.

 

Sources : Iopscience (1), Observatoire de Paris (2), AnnualReviews (3), Department Of Astronomy Of Ohio State University (4), Arxiv.org (5)

 

 

 

Exploration spatiale:Selon Elon Musk , il faudra 20 ans et 1000 voyages pour construire la première ville sur Mars

 

Elon Musk n’a pas abandonné son idée de coloniser Mars. Le patron revient de SpaceX régulièrement sur son projet ambitieux dont les contours demeurent encore imprécis. Pour autant, il a déjà établi le coût total approximatif, les équipements et le temps qu’il faudra pour implanter une première ville humaine sur la planète.

L’Homme, en arrivant sur Mars, signera le début d’une ère nouvelle, celle d’une espèce interplanétaire. L’humanité saura-t-elle dépasser ce qui la divise ou, au contraire, sombrera-t-elle dans des conflits inhérents à sa nature ?

 

 

L’intérêt mondial pour la colonisation de Mars est grandissant. La course spatiale du début des années 1960 entre les États-Unis et l’ancienne Union soviétique est de l’histoire ancienne. Aujourd’hui, ce sont toutes les nations qui apprennent à collaborer pour développer l’intelligence technologie nécessaire à l’objectif Mars. Les pays du monde entier, y compris certains dont on ne s’attendait pas à ce qu’ils travaillent avec les États-Unis, pensent, parlent et font avancer le projet de vaisseaux spatiaux – et finalement de l’Homme – sur la planète rouge.

Les collaborations entre l’Europe, la Russie, la Chine et l’Inde, par exemple, avec les États-Unis, rassemblent des forces qui rendront ce projet de conquête de Mars possible, financièrement et technologiquement. Quant au secteur privé, les recherches qu’il accomplit sont tellement enthousiasmantes qu’elles pourraient bien nous rapprocher encore plus vite de l’accomplissement de cette conquête.

La liste complète des nations qui travaillent à ce projet Mars est longue.

 

LA CHINE

Les responsables du secteur spatial chinois ont indiqué que des plans sont en cours pour envoyer un rover vers la planète rouge dès 2020. Un prototype de Mars Rover à petite échelle a été présenté au public. La mission chinoise permettrait de recueillir des échantillons de roches et de sols, avec un retour prévu sur Terre vers 2030. La Chine a d’ores et déjà lancé une mission d’exploration lunaire robotisée, qui, étape par étape, conduira à l’exploration humaine de la surface de la Lune.  Le pays fabrique également la puissante fusée Longue Marche 5, destinée à diverses missions spatiales.

Voici le projet chinois pour 2020 qui permettra de recueuillir des échantillons de roches et de les rapporter sur Terre.

 

L’EUROPE

Le projet d’envergure à destination de Mars, ExoMars, est mené par l’Agence spatiale européenne (ESA). Le programme a été inauguré avec le lancement, en mars 2016, de l’orbiteur TGO, pour « trace gas orbiter », et d’un module expérimental d’entrée, de descente et d’atterrissage appelé Schiaparelli. Ils ont atteint la planète rouge en octobre 2016. ExoMars prévoit également le lancement d’un rover en 2020.

L’entreprise ouvre la voie à une future mission de retour d’échantillons de Mars dans les années 2020. Les deux missions ExoMars sont menées en coopération avec les organisations spatiales européennes et russes.

 

L’INDE

La Mars Orbiter Mission, ou MOM, mission d’envoie d’orbiteur indien autour de Mars, s’appelle aussi Mangalyaan. Elle a envoyé une sonde en orbite autour de la planète en septembre 2014 et a marqué la première incursion réussie de l’Inde dans l’espace interplanétaire. La sonde analyse les caractéristiques de Mars et l’atmosphère de la planète ; elle étudie la présence de méthane, qui pourrait indiquer que la vie existe sur Mars. Ce succès pousse l’Organisation indienne pour la recherche spatiale (ISRO) à envisager d’autres vols interplanétaires. Le groupe de travail de la NASA-ISRO Mars est en train de renforcer la coopération entre les deux pays.

La sonde indienne Mangalyaan a fracassé de nombreux records.

 

LE JAPON

L’Agence d’exploration aérospatiale japonaise envisage une mission sur l’une des deux lunes de Mars, Phobos ou Deimos, avec un atterrissage ciblé au début des années 2020. De retour sur Terre, le matériel récolté sera analysé. La première sonde japonaise – Nozomi, ou Planet-B, a été envoyée en orbite de Mars en décembre 2003, malheureusement sans succès. L’appareil est maintenant une planète artificielle, qui tournera autour du Soleil pour l’éternité.

 

LES ÉMIRATS ARABES UNIS

Ils envisagent de lancer un orbiteur autour de Mars d’ici 2021, afin d’étudier les liens entre la météo actuelle et le climat passé de la planète rouge. La sonde sera la première à renvoyer une image globale de l’évolution de l’atmosphère martienne sur une seule journée, et au cours des saisons. L’Agence spatiale émiratie a récemment lancé un concours national de conception d’un habitat pour deux sur Mars. Les règles stipulent que les matériaux pourront être soit apportés de la Terre, soit trouvés sur la planète rouge. 


La conquête de Mars demandera un changement de la mentalité et du corps des futurs colons, estime l’expert polonais Konrad Szocik.

Le 1er mars 2016, les cosmonautes russe Mikhaïl Kornienko et américain Scott Kelly sont revenus sur Terre après avoir passé un an à bord de la Station spatiale internationale (ISS). Durant toute leur mission, ils étaient sous la surveillance de médecins qui suivaient les moindres changements de leurs états physique et psychologique.

Le NASA place cette expérience dans le cadre du programme Mission habitée vers Mars (Journey to Mars), qui prévoit une expédition vers la Planète rouge dans les années 2030. Pourtant, l’expert polonais Konrad Szocik de l’Université des technologies de l’information et de gestion à Rzeszow reste sceptique quant à la possibilité de ce voyage.

« Ici sur Terre, nous sommes incapables d’imiter précisément les conditions de vie martienne, notamment la microgravité et les rayons cosmiques. Donc, nous ne pouvons pas prévoir les conséquences biologiques et physiques de la vie sur Mars » indique le spécialiste.

En outre, il conteste la possibilité de reproduire les dangers d’un voyage sans retour sur Mars à bord de la Station spatiale internationale et en Antarctique. L’expert souligne qu’un vol vers la Planète rouge demanderait une préparation spéciale, plus précisément un changement de mentalité et du corps. Par exemple, des médicaments spéciaux ou des appareils électroniques aideront les futurs colons à surpasser les émotions que les dangers imprévus pourraient provoquer.

Enfin, Konrad Szocik attire l’attention sur le problème de reproduction des colons. Pour lutter contre les organismes qui entraîneront une dégradation du génome et l’extinction de la population, il faudra que le nombre de colons atteigne 500 ce qui est presque irréalisable. Quoi qu’il en soit, résume l’expert, il est peu probable que la première colonie martienne soit établie dans un avenir proche.

Le terraforming devient l’ultime défi.

 

Astronomie:Des scientifiques identifient un nouveau type de trous noirs dans une étude

Jeudi, une équipe de scientifiques dirigée par un chercheur de l’université de l’Ohio, aux Etats-Unis, a fait paraître une étude dans une revue spécialisée. Les experts pensent avoir mis au jour un type de trous noirs inconnu jusqu’alors.

Cliché historique d'un trou noir.
Cliché historique d’un trou noir.

 

« Il attend dans le ciel / Il aimerait venir à notre rencontre / Mais il craint de nous rendre dingues », chantait David Bowie (en anglais bien entendu) dans sa chanson Starman en 1972. Si à la différence de Ziggy Stardust, la découverte consignée par une équipe de scientifiques dans une étude parue jeudi dans la revue spécialisée Science ne risque pas de nous approcher, elle a, elle aussi, attendu un moment avant que l’humanité ne la remarque dans sa voûte étoilée. Ces savants viennent en effet d’identifier un nouveau type de trous noirs, à la masse plus légère que celle de ses pareils. 

Todd Thompson, professeur d’astronomie à l’université de l’Ohio, qui a piloté l’étude, a résumé la démarche de son escouade d’experts, comme le relaie phys.org: « Ce que nous avons fait, c’est que nous avons élaboré une nouvelle manière de chercher les trous noirs, mais nous avons aussi potentiellement identifié l’un des premiers exemplaires d’une nouvelle classe de trous noirs à faible masse, inconnue des astronomes jusqu’ici. Les masses des choses nous renseignent sur leur formation et leur évolution, ainsi que sur leur nature ». 

Au plus près de la vie et de la mort des étoiles

Il a aussitôt résumé les enjeux: « Les gens essayent de comprendre les explosions de supernovas, l’explosion d’étoiles supermassives, comment les éléments se forment au sein des étoiles supermassives. Donc si nous pouvions révéler un nouvel ensemble de trous noirs, on verrait mieux pourquoi telles étoiles explosent, telles autres non, telles étoiles forment des trous noirs, et telles autres des étoiles à neutrons. Et ça ouvre un nouveau champ d’études. »

 

Les grands cimetières par-dessus la Lune se peuplent de deux manières: soit une étoile meurt, rétrécit puis explose pour laisser alors la place à un trou noir, soit elle disparaît plus discrètement pour devenir une étoile à neutrons. Ainsi, la recherche autour des trous noirs dépasse les maux de crâne qu’elle cause parmi les plus brillants esprits liés à l’exploration spatiale ou la prouesse technique, comme l’obtention il y a quelques mois d’un cliché montrant l’un d’entre eux. Apprendre à connaître les trous noirs, c’est apprendre à connaître la vie et la mort des étoiles. 

Inverser la perspective

L’origine de cette trouvaille remonte à deux ans. Longtemps, la communauté scientifique n’a répertorié que des trous noirs dont la masse multipliait celle du soleil de cinq à quinze fois. Or, à l’été 2017, l’observatoire d’ondes gravitationnelles LIGO a exhumé deux trous noirs situés à 1,8 milliard d’années-lumière de la Terre et a jaugé leur masse. Elle était respectivement 25 et 31 fois plus importante que celle du soleil. Les experts ont bientôt éprouvé l’envie d’inverser la perspective: puisque des trous noirs bien supérieurs à la gamme connue jusqu’alors existaient, se pouvait-il que des trous noirs inférieurs à l’échelle considérée auparavant se trouvent également dans l’univers? 

La masse des étoiles à neutrons plafonnant à 2,5 fois celle du soleil, un intervalle restait béant entre les étoiles à neutrons les plus conséquentes et les plus petits trous noirs identifiés à l’époque. 

100.000 étoiles, puis 200, puis une

Les spécialistes ont commencé par collecter les données d’APOGEE, pour Apache Point Observatory Galactic Evolution Experiment ou en français l’Expérience sur l’évolution galactique de l’observatoire d’Apache Point, nourries du suivi de 100.000 étoiles de la Voie lactée, puis ont restreint le panel à 200 spécimens stellaires. Ils ont fini par isoler une étoile rouge géante gravitant en orbite d’un élément à la fois sensiblement plus faible que le trou noir à la masse la moins impressionnante (évaluée alors à cinq fois celle du soleil) et bien plus lourd cependant que n’importe quelle étoile à neutrons. Après avoir phosphoré autour de calculs rendus possibles notamment par le satellite Gaïa, l’équipe a établi qu’elle contemplait un trou noir dont la masse équivalait à 3,3 fois celle du soleil. 

De quoi envoyer balader quelques vieilles lunes dans leur domaine. 

Galaxie WAS 49 a un trou noir assez visible