L’ouest du Canada se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique et peut connaître des éruptions à tout moment

L’ouest du Canada comprend de nombreux volcans susceptibles d’être toujours actifs après les 49 éruptions volcaniques en Colombie-Britannique et au Yukon au cours des 10000 dernières années.

Le mont Garibaldi,un des plus grands volcans du Canada.

Des éruptions à envisager à tout moment!

Futura planète présente la zone comme « un ensemble linéaire de volcans, ou arc volcanique, entourant l’océan Pacifique ». C’est là que sont concentrés les neuf dixièmes des volcans mondiaux. La zone est caractérisée par de nombreux séismes que les vulcanologues classent parmi les plus dangereux de la planète.

Cette zone touche l’Amérique du Sud, l’Amérique centrale et l’Amérique du Nord, avec comme point de chute le Pacifique Sud

70 % des volcans du monde sont concentrés dans cette ceinture, avec une bonne partie en Indonésie considérée comme la région la plus volcanique du monde.

L’ouest du Canada est situé le long de la ceinture de feu du Pacifique, ce qui en fait une zone à risque d’éruptions volcaniques.

Bien que le calendrier de ces éruptions ne soit pas connu, les forces qui ont produit les volcans des 10 000 dernières années en Colombie-Britannique et au Yukon sont toujours actives, et elles pourraient causer de nouvelles éruptions à tout moment, selon les spécialistes.

Les monts Garibaldi, Cayley et Meager sont trois exemples bien connus dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. Il en existe de nombreux autres, notamment les volcans Nazko, Tseax, Lava Fork, Hoodoo, Volcano Mountain et Edziza, tous situés dans des régions plus éloignées. Les volcans avoisinants en Alaska et dans l’ouest des États-Unis peuvent également affecter le Canada. (Le mont Baker, dans l’État de Washington, est le volcan américain qui pose le plus grand risque pour le Canada, car il est situé à seulement 23 km au sud de la frontière et à proximité des agglomérations du sud-ouest de la Colombie-Britannique.)

la ceinture volcanique de Garibaldi dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique (le prolongement vers le nord de l’arc volcanique des Cascades américain);
le champ volcanique de Wells Gray – Clearwater dans la partie centrale est de la Colombie-Britannique;
la province volcanique de la cordillère du Nord (parfois dénommée la ceinture volcanique de Stikine) au nord-ouest de la Colombie-Britannique;
la ceinture volcanique d’Anahim dans le centre de la Colombie-Britannique;
la ceinture volcanique de Wrangell en Alaska et dans le territoire adjacent du Yukon.

« L’activité volcanique d’une région peut être au repos pendant des siècles, voire des millénaires, mais à l’échelle des temps géologiques, un siècle est une brève période – de futures éruptions sont toujours possibles dans toutes ces zones. » – Ressources naturelles Canada

L’éruption la plus récente au Canada a eu lieu à Lava Fork dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, il y a environ 150 ans. La plus récente éruption explosive d’importance a eu lieu il y a environ 2350 ans au mont Meager et la couche de cendres volcaniquesprovenant de cette éruption peut encore être observée de nos jours aussi loin qu’en Alberta.

Le mont Meagher

Le Canada devrait-il surveiller ses volcans?

Un vulcanologue de l’Université Simon Fraser estime que le gouvernement fédéral devrait augmenter les sommes consacrées à la surveillance des activités volcaniques sur la côte ouest.

Les flancs du mont Edziza.

Un vulcanologue de l’Université Simon Fraser estime que le gouvernement fédéral devrait augmenter les sommes consacrées à la surveillance des activités volcaniques sur la côte ouest. 

Même si aucun volcan n’est présentement en activité au Canada, le chercheur Glyn Williams-Jones constate que plusieurs volcans sont actifs dans l’État de Washington, l’Alaska et le nord de la Russie. 

Le mont Edziza vu du nord-est.

Selon lui, l’accroissement du nombre de vols sur la côte ouest et au-dessus du pôle Nord augmente les risques de tragédies aériennes. M. Williams-Jones mentionne le cas d’un avion de la KLM en 1989. 

L’appareil avait failli s’écraser en Alaska après avoir traversé un nuage de cendres qui a détruit ses moteurs. Le chercheur croit donc que le Canada serait mieux préparé s’il investissait plus pour surveiller ses volcans, comme c’est le cas aux États-Unis.

La Commission géologique du Canada n’est pas d’accord 

La vulcanologue en chef à la Commission géologique du Canada, Catherine Hickson, estime que les possibilités d’éruptions volcaniques sont trop faibles pour justifier une surveillance accrue. 

Elle assure que le plan établi par le Canada et les États-Unis est suffisant. Les communications sont excellentes entre les tours de contrôle du Canada, les centres d’observation des volcans aux États-Unis et les services météorologiques des deux pays, ajoute Mme Hickson.

 

 

 

 

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Un volcan capable de détruire la terre pourrait entrer en éruption et la NASA veut le stopper

Sous le parc du Yellowstone, aux États-Unis, se trouve une chambre de magma qui, si elle entre en éruption, pourrait détruire l’humanité. Cette réalité inquiète la NASA qui cherche des solutions. L’une d’entre elles serait de… refroidir ce supervolcan en transformant la chaleur en électricité.

Le volcan de Yellowstone un jour va se réveiller!

Avec ses geysers, ses sources chaudes, ses bains à bulles naturelles et ses étangs aux couleurs variées, le Yellowstone est un parc qui attire des millions de touristes chaque année. Étendu sur trois états, le Wyoming, le Montana et l’Idaho, il concentre à lui seul deux tiers de tous les geysers de la planète. Mais c’est également une région sous laquelle se tient une véritable bombe à retardement.

Sous le Yellowstone se trouve une chambre de magma très importante – 50 kilomètres sur 70 – qui peut se transformer en un supervolcan si elle entre en éruption. Les supervolcans sont des volcans dont l’éruption est si importante qu’elle peut signer la fin de l’humanité. Si celui du Yellowstone se réveille, il pourrait éradiquer l’existence de l’homme en 74 jours, expliquait en 2017 la BBC.

Fin du monde en 74 jours

Le nuage de cendre d’un supervolcan priverait la Terre de soleil et obligerait les hommes à vivre sur leurs réserves. Or, selon un rapport de l’ONU datant de 2012, les réserves de la planète ne permettraient de tenir que 74 jours.

Cette possibilité préoccupe la NASA. Un chiffre en particulier rend pressant l’urgence de trouver des solutions: 600.000 ans. « Le Yellowstone explose tous les 600 000 ans environ, et cela fait environ 600.000 ans depuis sa dernière explosion, ce qui devrait nous amener à nous asseoir et à en prendre conscience », explique Brian Wilcox qui travaille à l’agence aérospatiale américaine.

 

Cela ne signifie pas forcément qu’il va exploser dans les prochaines années. En termes géologiques, « prêt à exploser » signifie qu’il pourrait le faire potentiellement aujourd’hui comme dans 10.000 ans. Le volcanologue

Cette carte montre les «calderas» de Yellowstone, qui sont des chambres massives qui se forment lorsque le magma et la lave jaillissent de la Terre.

Poland, qui se base sur les chiffres donnés par les nombreux capteurs et satellites qui surveillent en permanence le Yellowstone, explique au National Geographic que le volcan ne semble pour l’instant pas poser de menace.

Refroidir le volcan par géothermie

L’une des solutions envisagées par les scientifiques américains serait de refroidir le volcan. Dans un plan transmis à la BBC, l’équipe explique qu’elle pourrait empêcher une éruption en siphonnant la chaleur de la caldeira et en convertissant l’énergie géothermique en électricité.

Il faudrait envoyer de l’eau dans un trou de forage long de 10 kilomètres qui passerait au travers des roches bouillantes, puis remonterait à la surface à une température supérieure à 350 degrés Celsius. Cette chaleur serait alors utilisée pour faire tourner des turbines et générer de l’énergie électrique. Une fois refroidie, l’eau pourrait être renvoyée sous terre pour soustraire plus de chaleur.

Plusieurs risques majeurs

Il y a plusieurs problèmes liés à ce projet. Le premier est que ce dernier pourrait provoquer lui-même l’éruption du supervolcan. La deuxième difficulté consiste à faire venir l’eau sur place. L’eau est une denrée très précieuse et la gaspiller dans un projet aux conséquences incertaines ne convaincra pas beaucoup de monde, estime la NASA.

L’autre problème majeur est le temps. Refroidir le magma du Yellowstone pourrait se faire à un rythme d’un mètre par an. Il faudrait donc des dizaines de milliers d’années pour que la roche qui entoure le magma refroidisse et le volcan n’attendra peut-être pas. Mais Brian Wilcox reste optimiste. Si la communauté scientifique travaille de concert, des solutions pourraient être trouvées pour éviter cette catastrophe au moins aussi dangereuse que le crash d’un astéroïde géant.

Une des façons dont la NASA envisage de sauver le monde est de forer à la base du volcan et d’y injecter de l’eau hautement pressurisée, supprimant la chaleur dans la chambre magmatique. Cependant, Wilcox a déclaré qu’il y a de fortes chances que la tentative ne soit pas couronnée de succès et qu’elle finisse par une catastrophe.

La NASA envisage de sauver des personnes de ce que l’on appelle une “éruption super volcanique”comme celles des éruptions les plus étonnantes de l’histoire du monde. Des photographies ont été prises à partir de la lave flottant vers le bas de Kilauea avec des cendres en train de se répandre hors des cratères, en envoyant des panaches de fumée qui s’élèvent à plusieurs milliers de mètres dans le ciel. L’une des éruptions les plus violentes était celle du mont Sakurajima.

Le sol se déforme de plus en plus au centre du parc (le centre de la caldéra)

 

 

 

 

Le volcan islandais géant Katla montre des signes clairs d’éruption prochaine

Un grand volcan islandais présente des signes d’éruption qui pourraient être plus importants qu’une explosion qui a perturbé le transport aérien il ya près de dix ans.

Le volcan, connu sous le nom de Katla, contient un cône caché sous un glacier sur un sommet de 5 000 pieds. Cet aspect caché de Katla rend difficile l’observation du volcan. Les techniques de mesure aéroportées réalisées par des scientifiques islandais et britanniques ont révélé que Katla libère massivement du dioxyde de carbone. Cette libération de dioxyde de carbone mesurée à douze à vingt-quatre kilotonnes par jour. Seuls deux volcans connus sur Terre ont été observés pour émettre plus de dioxyde de carbone par jour.

Situation des volcans en Islande.

 

 

L’importance de cette accumulation de dioxyde de carbone est que cela pourrait signaler une éruption massive. Les chercheurs prédisent une éruption probable. Ce qui est troublant, c’est que même si une éruption est susceptible de se produire, les scientifiques ne sont pas en mesure de prédire quand l’éruption aura lieu.

Ironiquement, la traduction de Katla est «bouilloire» ou «chaudière». On prévoit que l’éruption prévue pourrait être plus massive que l’éruption du volcan Eyjafjallajokull en 2010. L’éruption de l’Eyjafjallajokull a considérablement affecté le transport aérien. Selon les experts, l’impact sur le transport aérien dépend de l’intensité de l’éruption et de la direction du vent au moment de l’éruption.

 

Les chercheurs affirment également qu’une éruption est attendue depuis longtemps, car Katla éclate tous les cinquante ans, mais n’a pas connu d’éruption depuis 1918. Même une petite éruption provoquera probablement un panache de cendres plus important que l’éruption de Eyjafjallajokull en 2010.

Il y a aussi la question de savoir pourquoi Katla dégage autant de dioxyde de carbone. Les scientifiques ont eu du mal à affirmer qu’ils ne peuvent pas expliquer ce phénomène en étudiant l’activité géothermique normale.

 

 

Surveillance de Yellowstone:plus de 200 séismes en 10 jours

Les scientifiques ont révélé qu’un essaim de 200 petits séismes avait été détecté  au supervolcan de Yellowstone au cours des 10 derniers jours. Cela fait suite à la nouvelle que le magma sous la surface du volcan a montré des signes de fatigue. Cela a conduit les gens à demander si le volcan pouvait être proche de l’éruption.

L’USGS dit que l’essaim s’est considérablement accru

Des experts du US Geological Survey ont indiqué que le dernier essaim avait débuté le 8 février à huit miles au nord-est de West Yellowstone au Montana et qu’il avait considérablement augmenté dans les jours qui ont suivi. Les scientifiques ont déclaré qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter pour le moment, car si l’on pense que les tremblements de terre sont causés par un mélange de processus sous la surface, l’activité est faible et le niveau d’alerte est resté normal pour le Supervolcano.

Le supervolcan de Yellowstone abrite de nombreuses failles et a connu une longue histoire d’activité sismique. Alors que les processus naturels se produisent sous la surface, les effets de stress pour les événements survenus par le passé continuent de maintenir leur adhérence. Selon l’USGS, la région reste un foyer de sismicité et d’activité en essaim.

Tremblements de terre à Yellowstone Caldera West

L’USGS a déclaré que l’essaim se produisait dans la même région que celle de l’essaim de Maple Creek qui a eu lieu l’été dernier. Environ 2 400 petits séismes se sont produits sur une période de quatre mois. Les stations de sismographie de l’Université de l’Utah ont été les premières à détecter le tremblement de terre, elles les ont remarquées a partir du 12 février  jusqu’au 18 février 2018.On  en comptait plus de 200. On pense qu’un nombre beaucoup plus  grand est passé inaperçu.

Les tremblements de terre étaient à environ 5 milles sous la surface

L’USGS a déclaré que l’essaim a commencé le 8 février 2018 et que quelques événements se sont produits chaque jour. Puis, le 15 février 2018, les taux de séismicité ont considérablement augmenté. Le plus gros séisme s’est produit le 18 février et il s’agissait du M2.9. Aucun tremblement de terre n’a été ressenti et tous se sont produits à environ 5 miles sous la surface.

Carte topographique de Yellowstone Caldera West

L’USGS a déclaré que les essaims montrent les changements de contrainte sur les petites failles sous la surface et qu’ils sont généralement provoqués par des changements de pression sous la surface grâce à l’accumulation et / ou au retrait de fluides ou de forces tectoniques à grande échelle. Ils ont poursuivi en disant que la région de l’essaim actuel voit les deux processus mais il n’y a aucune raison de s’alarmer. Les experts ont déclaré que ces formes de tremblement de terre se produisent couramment à Yellowstone et représentent environ 50% de l’activité sismique qui se produit dans le parc.

La NASA a un plan de 3,46 milliards de dollars pour refroidir le volcan

Ce n’est que récemment que des scientifiques ont découvert qu’une petite chambre magmatique était sous la surface et la NASA pense que s’ils forent six milles plus bas dans le Supervolcan, ils pourraient pomper de l’eau à haute pression et cela refroidirait. Cela coûterait 3,46 milliards de dollars, mais la NASA estime que ce serait la solution la plus viable. Ils ont dit qu’ils pourraient utiliser la chaleur comme ressource et que cela paierait le plan. La chaleur pourrait alors être utilisée pour la création d’une centrale géothermique, ce qui pourrait générer de l’électricité à des prix d’environ 0,10 dollar par kWh.

Observatoire du volcan Supervolcano de Caldera

Cependant, le plan de la NASA risque de se retourner contre eux et de déclencher l’éruption du Supervolcan qu’ils essaient d’éviter. Il a été dit que le forage dans la chambre magmatique était très risqué, mais que le forage minutieux sur les côtés inférieurs pouvait fonctionner. Les plans de refroidissement Yellowstone n’est pas simple et sans risques et se révélerait être un processus très lent, à environ un mètre par an. Il faudrait des dizaines de milliers d’années pour le refroidir complètement. Il n’y aurait toujours pas de garantie de succès pour des milliers d’années.

 


Décalage tectonique majeur détecté à Yellowstone

 

Les éruptions du volcan à Hawaï ont fait que l’attention a été accrue sur le supervolcan de Yellowstone.

Les sonnettes d’alarme ont sonné et le volcan a provoqué des craintes d’éruption en raison de l’activité accrue en dessous et au-dessus de la surface.

Craintes multiples d’éruption de geyser et de petits tremblements de terre

Il y a eu plusieurs tremblements de terre au parc national de Yellowstone avec une autre éruption du geyser dormant, et c’est le quatrième. Cela a conduit les scientifiques à spéculer sur le fait que le plus grand volcan au monde pourrait éclater. Le volcan Yellowstone est situé sur la ceinture de feu du Pacifique, et c’est ce qui a provoqué l’activité volcanique et le tremblement de terre le long de l’océan Pacifique, les plus récents, notamment à Hawaii et en Indonésie.

Le geyser Steamboat

Le geyser de Yellowstone porte le nom de Steamboat et est en dormance depuis 2014. Cependant, soudainement le 15 mars, il a éclaté, puis à nouveau les 19, 27 et 4 avril 2018.

200 petits séismes sur deux semaines à Yellowstone

En deux semaines, plus de 200 tremblements de terre ont frappé Yellowstone, ce qui a permis aux scientifiques de constater qu’un important déplacement de plaques tectoniques avait eu lieu sous la surface de la Terre. Il a été dit que deux des trois signes avant-coureurs d’une éruption imminente provoquaient la panique lorsque les visiteurs étaient sur le site. Les signes avant-coureurs incluent une activité sismique croissante, une augmentation de la sortie de gaz à la surface et une déformation du sol.

 

Bien qu’il n’y ait eu aucun signe de déformation du sol, en 2018, il y a eu une augmentation de la sortie de gaz et de l’activité sismique, à la fois sous et au-dessus du sol. Beaucoup de gens ont commencé à devenir nerveux. Les sismologues ont déclaré que s’il y avait une éruption à Yellowstone, il y aurait une destruction massive. Cependant, les experts travaillant au Centre national d’information sur les tremblements de terre ont minimisé leurs craintes.

Le sismologue de l’US Geological Survey, Harley Benz, fait partie des personnes qui surveillent le site et a déclaré que les habitants de la région auraient beaucoup d’avertissements et que cela pourrait prendre des semaines ou des mois avant que le volcan n’éclate. Il a été dit que le volcan deviendrait plus intense en ce qui concerne l’activité sismique afin que les gens sachent longtemps à l’avance.

L’augmentation de l’activité a suscité des craintes pour la chaîne de 13 volcans de plus de 800 milles sur la côte ouest.

Liz Westby, un géologue de l’observatoire géologique américain Cascades Volcano Observatory, a déclaré que si Yellowstone faisait irruption, cela pourrait entraîner une destruction massive. Cependant, Michael Pologne, scientifique en chef de l’observatoire de l’USGS à Yellowstone Volcano, a déclaré qu’il n’y aurait pas de tremblement de terre majeur. Il a dit que les gens se concentraient sur la possibilité d’une grande éruption. Quand cela se produit, cela secoue sévèrement la région et les gens devraient être préparés à cela.

Si le volcan Yellowstone éclate, les conséquences pourraient se traduire par des cendres qui dévasteraient la plupart des États-Unis.


EN COMPLÉMENT

Supervolcan de Yellowstone : activité thermique la plus forte dans le bassin du haut Geyser depuis 1957

 

Des représentants du parc national de Yellowstone ont confirmé qu’il existait une activité thermique inhabituelle dans la région de Geyser Hill du bassin supérieur de Geyser, ce qui n’a pas été le cas depuis le printemps 1957.

Activité inhabituelle au parc national de Yellowstone

Les autorités ont rapporté que le samedi 15 septembre, la région a connu une activité thermique rare impliquant de nouveaux évents en éruption qui ont projeté de l’eau sur la voie publique, des fractures de surface et même une petite éruption de Ear Spring. Il a été rapporté que le matériel qui avait été expulsé du geyser comprenait des roches et d’autres objets assortis qui avaient été jetés ou déposés dans le geyser au fil des ans, tels que des pièces de monnaie, des canettes et d’autres déchets.

Afin de contenir les dommages causés au parc national et de protéger les nombreux visiteurs de la région, certains des trottoirs et sentiers de Geyser Hill ont été temporairement fermés au public. Le personnel a déclaré que ces fermetures sont clairement signalées par des panneaux et que les visiteurs auront toujours l’occasion de visiter d’autres sites emblématiques du parc national, comme Old Faithful, qui n’est pas affecté par les activités thermiques.

À ce stade, les responsables de Yellowstone ne sont pas tout à fait certains des conséquences de cette activité bizarre pour l’avenir du parc. Ils ont déclaré qu’il y avait deux résultats possibles à l’avenir. Il est possible, a-t-on dit, que la zone de sol chauffé thermiquement puisse s’étendre et provoquer un certain nombre d’incidents au cours des prochaines années, ce qui signifierait que le personnel devrait procéder à une reconfiguration majeure des passerelles. Alternativement, il peut y avoir simplement un grand événement thermique impliquant une explosion hypothermique qui formerait un cratère et expulserait des roches et de l’eau chaude sur une grande distance.

Les responsables du parc ont informé le public qu’un changement dans les caractéristiques hydrothermales des geysers est un phénomène assez courant et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter d’une éventuelle éruption du supervolcan de Yellowstone.

 

 

 

 

Alerte Yellowstone:Des fissures apparaissent dans les rochers près de Yellowstone

 

 

Les Rangers ont temporairement fermé certaines parties du parc national de Grand Teton après que les guides aient remarqué des fissures dans la région, il y a un peu plus d’une semaine. Grand Teton étant relié à Yellowstone, et ce parc étant connu pour être assis sur une bombe à retardement volcanique, certains se sont alarmés. Mais pas de panique.

Grand-Teton,parc national de Yellowstone

 

«Hier, les guides du parc ont remarqué des fissures dans les rochers»a déclaré la porte-parole de Teton Park, Denise Germann. «Ils ont communiqué l’information aux gardes ce matin, et quand ils sont allés voir, ils se sont rendus compte qu’elle était devenue plus grande et s’était élargie (environ 30 mètres de long, courant le long d’une paroi rocheuse d’environ 30 mètres de haut)». Face à la menace d’une possible chute de rochers, les autorités du parc ont décidé de fermer au public les cascades Hidden Falls ainsi que la zone avoisinante.

Tandis que Grand Teton ne siège pas techniquement au-dessus des chambres magmatiques de Yellowstone, toute la zone reste sujette aux mouvements du sol en raison de l’activité géologique. L’apparition de fissures aussi grandes peut donc s’expliquer. Les scientifiques appellent ainsi au calme, affirmant que l’apparition de la fissure n’annonce aucunement une éruption à venir.

Rappelons que le super-volcan de Yellowstone est entré en éruption il y a 630 000 ans, éjectant dans le ciel environ 1000 kilomètres cubes de roches, de cendres et de poussière volcanique. Aujourd’hui, la plupart des géologues s’accordent à dire que la chambre magmatique de Yellowstone ne contient pas le volume de magma nécessaire pour une éruption aussi importante. 

Rappelons également que le parc de Yellowstone héberge aussi Steamboat, le plus grand geyser du parc, capable de cracher sa colonne d’eau bouillante jusqu’à 90 mètres de hauteur. Selon un article du 28 avril 2018 de l’agence de presse Reuters, le geyser est entré en éruption le 15 mars, le 19 avril ainsi que le 27 avril, soit trois éruptions en six semaines. Mais comme l’indiquent les chercheurs de l’U.S. Geological Survey’s Yellowstone Volcano Observatory, si le réveil d’un geyser peut parfois être annonciateur d’une nouvelle éruption volcanique, dans le cas qui nous intéresse, rien ne laisse supposer une éruption imminente.


La question  du jour:pourquoi avons-nous l’impression qu’on nous cache quelque chose quand divers communiqués en provenance de Yellowstone sont si contradictoires?

Source

 

Hawaï: l’éruption du volcan Kilauea devient toxique

Les autorités locales ont averti d’un phénomène dangereux lié à l’arrivée dans l’océan Pacifique de lave provenant du volcan Kilauea entré en éruption le 3 mai.

Vue aérienne de résidences englouties par la lave en fusion à Hawaï, prise le 6 mai dernier.

La rencontre de la lave incandescente avec l’eau provoque des émanations toxiques. Des fumées acides se sont échappées, un phénomène appelé « laze » en anglais, mot formé à partir de « lava » (lave) et de « haze » (brouillard).

Deux coulées de lave « ont atteint l’océan sur la côte sud-est de Puna » sur la Grande île de Hawaï, selon un communiqué dimanche de l’agence américaine de géologie et sismologie (USGS). Une fissure ouverte sous l’une de ces coulées a toutefois « détourné la lave (…) dans des cavités souterraines », a poursuivi l’USGS.

« Le panache est un mélange irritant d’acide chlorhydrique (HCl), de vapeur et de petites particules de verre volcanique », selon l’USGS. « Ce mélange gazeux, chaud et corrosif avait provoqué deux morts dans le voisinage immédiat du point d’entrée côtier en 2000 alors que la mer touchait des coulées de lave récentes et actives ».

Des émissions de méthane

La géologue Janet Babb, de l’Observatoire des volcans de Hawaï, a signalé un autre danger: la lave s’écoule dans des zones de végétation dense où certaines plantes sont en décomposition, ce qui crée des émissions de méthane qui explosent au contact de la coulée incandescente.

L’USGS a également prévenu que les émissions de gaz « ont triplé en raison des éruptions volumineuses ». En raison de vents modérés, les zones situées sous le vent « pourraient expérimenter divers niveaux de « vog » (volcanic smog), du brouillard volcanique créé par la réaction des émissions à l’oxygène, l’humidité, la poussière et les rayons du Soleil, selon l’USGS.

Le fameux smog volcanique…ou vog!

Une coulée atteignant jusqu’à six mètres de hauteur a bloqué une partie de l’autoroute 137, a par ailleurs rapporté Hawaii News Now. Le Kilauea est l’un des volcans les plus actifs du monde et l’un des cinq que compte l’île de Hawaï, la plus grande de l’archipel. Plusieurs milliers de personnes ont été évacuées depuis le début de son éruption le 3 mai.

Les scientifiques estiment que l’activité volcanique est peut-être annonciatrice d’une éruption majeure similaire à celle du milieu des années 1920. Mais ils ne craignent toutefois pas de victimes car les zones résidentielles les plus exposées ont été évacuées et la région où se trouve le volcan –dans le sud-est de l’île– n’est pas très peuplée.

PAHOA, HI – MAY 12: Lava flows at a new fissure in the aftermath of eruptions from the Kilauea volcano on Hawaii’s Big Island as a local resident walks nearby after taking photos on May 12, 2018 in Pahoa, Hawaii. The U.S. Geological Survey said a recent lowering of the lava lake at the volcano’s Halemaumau crater Òhas raised the potential for explosive eruptionsÓ at the volcano. Authorities have confirmed the fissure is the 16th to open.
Les routes sont coupées!

 

 

 

 

Des milliers d’habitants de Hawaï évacués après l’éruption d’un volcan

Environ 10 000 personnes ont dû quitter leur domicile. C’est la première éruption du Kilauea depuis 2014.

Réveillé d’un sommeil de quatre ans, le Kilauea menace des habitants de Hawaï. Environ 10 000 d’entre eux ont été invités à se réfugier, jeudi 3 mai, après l’éruption de ce volcan. C’est la première depuis 2014.

Des « vapeurs et de la lave se sont échappées par une fissure dans la zone de Mohala Street », a écrit la Défense civile locale sur son compte Facebook, un responsable local précisant qu’environ 10.000 personnes habitent la zone concernée.

Un photographe local a filmé, à l’aide d’un drone, la lave s’échappant d’une faille qui s’est ouverte, avec l’éruption, dans un quartier résidentiel.

 

Des tremblements de terre annonciateurs

Cette éruption avait été précédée d’une série de tremblements de terre annonciateurs. A 10H30 jeudi, une secousse d’une magnitude 5 a eu lieu au sud du Puu Oo, une des bouches éruptives du Kilauea. Elle a déclenché des chutes de pierres et une potentielle rupture dans le cratère du volcan, selon l’Institut américain de géologie (USGS).

Un bref panache de cendres était en train de se dissiper en se déplaçant vers le sud-ouest du Puu Oo, a indiqué un responsable de USGS. Les autorités ont déclaré que l’éruption pouvait contenir des « concentrations potentiellement létales de dioxyde de soufre ».

 Au moins 26 maisons ont été détruites par l’éruption du volcan hawaïen Kilauea.

L’éruption a projeté de la lave à plusieurs centaines de mètres dans les airs et les évacués ne savent pas quand ils pourront rentrer chez eux.

Les structures incinérées se trouvent dans le secteur de Leilani Estates, où des fissures dans le sol laissent échapper de la lave en fusion, des gaz toxiques et de la vapeur.

Les autorités ont permis à quelques-uns des quelque 1700 évacués de rentrer brièvement chez eux pour recueillir des biens d’urgence, des médicaments et des animaux de compagnie.

© (USGS Hawaiian Volcano Observatory via AP)

Seuls les résidants des zones jugées sécuritaires pourront effectuer de telles visites chaque jour.

De la lave recouvre maintenant plus de 35 000 mètres carrés autour de la fissure la plus active. La progression de la lave est lente, mais inexorable.

Le volcan Kilauea compte parmi les plus actifs du monde et entre continuellement en éruption depuis 1983.

 

 

 

 

 

 

 

Alerte Yellowstone: le supervolcan pourrait éclater à tout moment suite à la découverte d’une gigantesque rivière de lave

Une «rivière» anormale de lave profondément enfouie sous le supervolcan de Yellowstone pourrait la faire éclater à tout moment et «anéantir l’Amérique occidentale», préviennent les scientifiques.

On craint que le volcan Yellowstone ne disparaisse complètement du parc national en descendant sur une distance de 215 miles jusqu’au Mexique et tue des millions de personnes avec son nuage de cendres mortel.

Les chercheurs Peter Nelson et Stephen Grand de l’Université du Texas ont publié leur découverte de « l’anomalie » dans le journal de Nature Geoscience.

Ils décrivent la rivière comme une «anomalie lente unique de forme cylindrique, d’environ 350 km de diamètre, que nous interprétons comme un panache du manteau entier».

Selon les deux chercheurs, c’est « l’origine profonde du hotspot de Yellowstone » qui « dépasse actuellement la résolution des modèles de tomographie globale ».

Si le supervolcan devait entrer en éruption, les kilomètres de lave qui coulent sous lui causeraient des dommages catastrophiques au-dessus du sol.

Boue chaude laissant échapper de la vapeur.
Lien vidéo à voir:vidéo
Une rivière de lave de 215 milles découverte sous le volcan pourrait avoir des effets catastrophiques

360 000 personnes seraient immédiatement tuées et des millions d’autres mourraient alors que les nuages ​​de cendres couvraient le soleil.

Les craintes d’une méga-éruption imminente ont été suscitées l’an dernier lorsqu’un «essaim» de 1 400 petits tremblements de terre a eu lieu au parc national de Yellowstone.

À l’époque – lorsque le foyer sous le volcan était estimé à 51 miles de long – les scientifiques pensaient que le volcan ne ferait que tuer 90 000 personnes.


Quels effets auraient l’éruption du supervolcan en tenant compte de la rivière de lave:

Une rivière de lave sous le supervolcan de Yellowstone pourrait avoir des effets catastrophiques si elle éclatait.

La rivière s’étend sur 215 miles du parc national de Yellowstone jusqu’à la frontière entre la Californie et le Mexique.

Plus de 300 000 personnes dans la région seraient immédiatement tuées.

Des millions d’autres mourraient à mesure que les nuages ​​de cendres volcaniques couvriraient le soleil.

En 2017, 1 400 mini-tremblements de terre se sont produits dans le parc national de Yellowstone, suscitant la crainte d’une éruption imminente.


 

Les chercheurs se sont longtemps disputés sur la source de la chaleur de Yellowstone, mais tous s’accordent à dire qu’une éruption volcanique dans le parc serait catastrophique.

Les deux chercheurs, du Texas, croient avoir trouvé la preuve que le « fleuve de lave » existe sous le supervolcan.

L’activité sismique a été analysée autour de Yellowstone avec des données du réseau USArray, qui a des stations d’écoute positionnées à travers l’Amérique du Nord.

Les vagues sismiques sont «plus lentes» dans le chenal où l’on croit que la rivière est, selon les scientifiques.


EN COMPLÉMENT

Les effets apocalyptiques de l’éruption du supervolcan de Yellowstone qui a eu lieu il y a 630 000 ans sont révélé ici

 

On craint qu’un volcan gigantesque dans le Wyoming puisse exploser à un moment donné dans le futur. Maintenant, les scientifiques ont découvert des preuves de la dévastation causée par une éruption qui a eu lieu il y a environ 630 000 ans

Le supervolcan de Yellowstone a un énorme cratère qui mesure environ 34 par 45 miles

 

On craint que le même supervolcan ne se déclenche à un moment donné dans le futur, tuant potentiellement 90 000 personnes immédiatement et des millions d’autres en jetant des nuages ​​de cendres qui bloquent le soleil.

Les universitaires ont trouvé des preuves suggérant que deux éruptions se sont produites dans une succession relativement rapide, entraînant une baisse globale de la température d’environ 6 ° C.

Si la même chose se produisait aujourd’hui, cela pourrait faire échouer les récoltes dans le monde entier et provoquer une famine massive sur une échelle véritablement apocalyptique.

« Nous avons découvert ici qu’il y a deux super éruptions formant des cendres à 170 ans d’intervalle et chacune a refroidi l’océan d’environ 3 ° C », a déclaré le géologue Jim Kennett.

Cette carte montre les «calderas» de Yellowstone, qui sont des chambres massives qui se forment lorsque le magma et la lave jaillissent de la Terre.

 

Son équipe a trouvé deux couches de cendres volcaniques dans les sédiments du fond marin dans le bassin de Santa Barbara, au large de la côte sud de la Californie, ce qui leur a permis de comprendre ce qui s’est passé lors de l’éruption de Yellowstone.

Les explosions se sont produites juste au moment où le monde sortait d’une période glaciaire majeure et a interrompu un processus naturel de réchauffement climatique.

Il a provoqué des nuages ​​de poussière qui auraient causé la mort des plantes à travers le monde, affamant les animaux et potentiellement les premiers ancêtres de l’humanité.

Un «essaim» de 1 400 mini-tremblements de terre a eu lieu au parc national de Yellowstone plus tôt cette année, suscitant des craintes d’une méga-éruption imminente.

Mais les géologues ont déclaré que le risque d’explosion était faible.

Les recherches de Jake Lowenstern ont révélé que les cendres d’une éruption pouvaient atteindre jusqu’à un mètre d’épaisseur

 

Jamie Farrell a déclaré au New Scientist : « C’est un grand essaim, mais ce n’est pas le plus gros essaim que nous avons enregistré à Yellowstone.

« Les essaims de tremblements de terre sont assez communs à Yellowstone. »

Après que l’essaim ait été détecté, Jake Lowenstern, le scientifique américain chargé de l’observation de l’énorme volcan, a déclaré  que le supervolcan de Yellowstone était capable de dommages à l’échelle du continent.

Selon ses propres recherches, une éruption massive pourrait durer un mois et couvrir toute l’Amérique de cendres, avec de la poussière tombant sur un mètre d’épaisseur au centre de l’explosion.

Une des sources d’eau chaude du parc. Les anneaux aux couleurs vives sont en fait des communautés florissantes de microbes aimant la chaleur

 

Le parc national de Yellowstone est une magnifique région de beauté naturelle

 

La poussière chaude d’une super-éruption atteindrait la côte Est américaine, avec des milliers de personnes suffoquées.

Si l’explosion était suffisamment importante, elle pourrait jeter tellement de débris dans l’air que les agriculteurs du monde entier seraient incapables de produire suffisamment de nourriture pour nourrir les populations.

Cependant, il a rassuré l’humanité que « rien n’indique » qu’une super-éruption aura lieu de sitôt.

 

 

 

Alerte Éruption majeure du Sinabung:Le mont Sinabung est en train de faire un désastre écologique

L’éruption récente du mont Sinabung vue de l’espace.

 

L’Observatoire de la Terre de la NASA est une partie vitale de la mission de l’agence spatiale pour faire progresser notre compréhension de la Terre, de son climat et de la manière dont elle est similaire et différente des autres planètes solaires. Pendant des décennies, l’OT a surveillé la Terre depuis l’espace afin de cartographier sa surface, de suivre ses tendances météorologiques, de mesurer les changements dans notre environnement et de surveiller les événements géologiques majeurs.

Par exemple, le mont Sinabung – un stratovolcan situé sur l’île de Sumatra en Indonésie – est devenu sporadiquement actif en 2010 après des siècles de dormance. Mais le 19 février 2018 , il a éclaté violemment, projetant des cendres au moins 5 à 7 kilomètres (16 000 à 23 000 pieds) dans l’air au-dessus de l’Indonésie. Quelques heures plus tard, Terra et d’autres satellites de l’Observatoire de la Terre de la NASA ont capturé l’éruption depuis l’orbite.

Les images ont été prises avec le spectroradiomètre d’imagerie à résolution moyenne de Terra (MODIS), qui a enregistré une image en couleur naturelle de l’éruption à 11h10 heure locale (04:10 heure universelle). Ce n’était que quelques heures après le début de l’éruption et a réussi à illustrer ce qui était rapporté par les sources sur le terrain. Selon de nombreux rapports de l’Associated Press, la scène était celle d’un carnage.

Mount Sinabung le 13 septembre 2010, après qu’il soit redevenu sportivement actif. Crédit: Kenrick95 / Wikipedia Commons

Selon des témoignages, le dôme de lave en éruption a effacé un morceau du sommet qui a éclaté. Cela a été suivi par des panaches de gaz chaud et de cendres descendant le sommet du volcan et s’étendant sur un diamètre de 5 kilomètres (3 miles). Les chutes de cendres étaient très répandues et couvraient des villages entiers dans la région, ce qui a permis aux pilotes de lignes aériennes d’obtenir les alertes les plus élevées pour la région.

 

En fait, les chutes de cendres ont été enregistrées aussi loin que la ville de Lhokseumawe – située à environ 260 km au nord. Pour faire face à la menace pour la santé publique, le gouvernement indonésien a conseillé aux gens de rester à l’intérieur en raison de la mauvaise qualité de l’air, et les responsables ont été envoyés à Sumatra pour distribuer des masques faciaux. En raison de sa composition et de sa nature particulaire, les cendres volcaniques constituent un risque grave pour la santé.

D’une part, il contient du dioxyde de soufre (SO²), qui peut irriter le nez et la gorge de l’homme lorsqu’il est inhalé. Le gaz réagit également avec la vapeur d’eau dans l’atmosphère pour produire des pluies acides, endommageant la végétation et l’eau potable. Il peut également réagir avec d’autres gaz dans l’atmosphère pour former des particules d’aérosol qui peuvent créer des brouillards épais et même conduire à un refroidissement global.

Ces niveaux ont été enregistrés par le satellite Suomi-NPP à l’aide de sa solution Ozone Mapper Profiler Suite (OMPS). L’image ci-dessous montre à quoi ressemblaient les concentrations de SO² à 13h20 heure locale (06:20 heure universelle) le 19 février, plusieurs heures après l’éruption. Les concentrations maximales de SO² ont atteint 140 unités Dobson dans le voisinage immédiat de la montagne.

Carte montrant les concentrations de dioxyde de soufre (SO²) dues à l’éruption du mont Sinabung sur l’île de Sumatra, Indonésie. Crédit: NASA / EO

Erik Klemetti, un volcanologue, était sur place pour assister à l’événement. Comme il l’explique dans un article pour Discovery Magazine:

« Le 19 février 2018, le volcan a décidé de changer d’air et a déclenché une énorme explosion qui a potentiellement atteint au moins 23 000 et probablement jusqu’à 55 000 pieds (~ 16,5 kilomètres), ce qui en fait la plus grande éruption depuis le volcan en 2013 « 

Klemetti a également cité un rapport qui a été récemment déposé par le Darwin Volcanic Ash Advisory Center – une partie du Bureau de météorologie du gouvernement australien. Selon ce rapport, les cendres dériveront vers l’ouest et tomberont dans l’océan Indien, plutôt que de continuer à pleuvoir sur Sumatra. D’autres capteurs sur les satellites de la NASA surveillent également le mont Sinabung depuis son éruption.

Cela inclut le Lidar Cloud-Aérosol et l’Observation par Satellite Pathfinder Infrarouge (CALIPSO), un satellite environnemental exploité conjointement par la NASA et le Centre National d’Etudes Spatiales(CNES). Les données de ce satellite indiquent que certains débris et gaz libérés par l’éruption ont atteint 15 à 18 km (mi) dans l’atmosphère.

De plus, les données du satellite Aura de l’ instrument de surveillance de l’ ozone (OMI) a récemment indiqué des niveaux croissants de SO² autour Sinabung, ce qui pourrait signifier que le magma frais se rapproche de la surface. Comme Erik Klemett, j’ai conclu:

 

« Cela pourrait être une explosion unique du volcan et il reviendra à son niveau d’activité précédent, mais il est surprenant de dire le moins. Sinabung est toujours une crise humanitaire massive, avec des dizaines de milliers de personnes incapables de retourner chez eux pendant des années. Certaines villes ont même été reconstruites plus loin du volcan car il n’a montré aucun signe de fin de cette période éruptive. « 

 

 

Les volcans islandais seraient en train de se réveiller

Ils présenteraient des signes évidents d’activité, selon les experts qui n’arrivent toutefois pas à prédire quand une éruption pourrait survenir.

Des volcans célèbres d’Islande montreraient des signes évidents de réveil, selon le site Iceland Monitor samedi qui cite un géophyiscien de l’Université d’Islande Páll Einarsson. L’expert a confié dans un journal local, que des processus étaient en cours dans leur centre, processus qui pourraient aboutir à une éruption.

Le scientifique s’est toutefois gardé d’avancer une date d’explosion, tant il est difficile de prédire à l’avance quand un volcan peut entrer en éruption, mais il a indiqué que les volcans faisaient désormais l’objet d’une surveillance renforcée.

Deux volcans sont pour l’instant concernés, le Bárðarbunga et le Grímsvötn. Ils se situent tous deux sous le glacier Vatnajökull, au sud de l’île, le plus grand d’Islande et le 2e plus grand d’Europe.

Par ailleurs, le Hekla, le volcan le plus connu de l’île, serait aussi en train de montrer des signes alarmants. Les experts ont observé une pression en hausse depuis sa dernière éruption en 2000. Mais les experts ne s’avancent pour l’instant pas à prédire une éruption.

En outre, un autre volcan, le Öræfajökull, qui fait lui aussi partie du glacier Vatnajökull et dont le cratère culmine à 1800 mètres, présente lui aussi des signes d’activité en augmentation. Sa dernière éruption remonter à 1727. Elle avait causé de gros dégâts et transformé une zone agricole en désert de lave.

L’Islande compte de nombreux volcans en activité. Tout le monde se souvient de l’éruption de  l’Eyjafjöll en mars 2010. Elle avait provoqué un important panache de cendres qui avaient entraîné de grosses perturbations dans le ciel européen avec la fermeture de plusieurs espaces aériens et de nombreuses annulations de vols.