La folie du Nouvel Ordre Mondial:Toujours plus rare, l’eau cartonne à la bourse

 

 

Après le pétrole, les grains et les métaux, c’est au tour de l’eau d’être négociée sur les marchés boursiers et de susciter l’engouement des investisseurs. Quand l’or bleu devient actif financier.

L’aqueduc de Californie prend sa source dans les montagnes de la Sierra Nevada et approvisionne en eau le sud de l’État, aux nombreuses zones désertiques. Mercredi, deux comtés californiens ont été placés en état d’alerte de sécheresse, après un hiver aux faibles précipitations.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est le 7 décembre 2020 que la Bourse de Chicago et le Nasdaq ont effectué les premières transactions de contrats à terme liés à l’eau. Une première en Amérique du Nord qui, dans le cas présent, se concentre sur le marché de l’eau de la Californie. Cet instrument financier vise à fixer à l’avance le prix des livraisons de la précieuse ressource dans cet État devenu synonyme de sécheresse au fil des ans.

Le responsable des indices du Groupe Chicago Market Exchange, Tim McCourt, présentait alors le nouvel instrument financier comme un garde-fou contre les risques de volatilité pour les gros consommateurs : villes, agriculteurs et industriels. Du même souffle, il évoquait le potentiel grandissant du marché de l’eau : près des deux tiers de la population mondiale feront face à des pénuries d’eau d’ici 2025.

Or, le saut en Bourse de l’indispensable molécule n’est que le prolongement d’une marchandisation qui existe déjà. Le cadre juridique californien permet depuis nombre d’années à des organisations de détenir des titres équivalents à des permis d’utilisation d’eau à des fins économiques et commerciales, explique Frédéric Lasserre, expert en géopolitique de l’eau et directeur du Conseil québécois d’études géopolitiques de l’Université Laval.

« Comme ce sont des titres, ils sont cessibles. Les agents économiques — agriculteurs, industriels et municipalités — peuvent depuis des années vendre aux plus offrants les quotas d’eau qu’ils n’utilisent pas », indique-t-il.

Sur les marchés financiers, les transactions s’inscrivent toutefois sur du court terme, note le spécialiste, qui précise que « ça présente à la fois des avantages et des inconvénients ». Une entreprise ou une municipalité « mal prise » pourra satisfaire ses besoins à court terme grâce à ce marché « en s’assurant un volume “x” de millions de mètres cubes d’eau ». En contrepartie, le prix de la ressource pourrait être plus volatil, estime-t-il.

 

Inquiétudes soulevées

Cette vision n’est pas sans susciter des craintes. L’instrument financier pourrait intéresser des spéculateurs, comme c’est le cas pour les contrats à terme de matières premières comme les grains et les céréales, les minerais et les hydrocarbures.

Toutefois, ce n’est pas encore le cas, souligne Nicolas Mesly, agroéconomiste et journaliste spécialisé en agroalimentaire. Impossible par ailleurs de prédire la place qu’occuperont les acteurs de la finance — et, du coup, la spéculation — dans les prochaines années. « Ça, c’est la grande inconnue. Il faudra attendre un ou deux ans avant de le savoir », dit-il.

Un phénomène non négligeable compte tenu du fait que l’approvisionnement en eau de la Californie dépend de deux sources fortement affectées par les changements climatiques : les accumulations de neige dans les montagnes et le fleuve Colorado, qui traverse cinq États avant de se jeter dans le golfe de Californie.

Une possible spéculation tirerait vers le haut les prix de l’eau et perturberait les types de production agricole en Californie, indique M. Mesly. « L’eau est la ressource fondamentale en agriculture et la Californie, c’est la plus importante puissance agricole aux États-Unis. Et de loin. La Californie, c’est le bol de fruits et le saladier de l’Amérique du Nord. »

Depuis le mois de décembre, la valeur de l’indice Veles California Water, qui suit le marché, a augmenté de 32 %. Celle-ci a été particulièrement tirée vers le haut par les prévisions pessimistes des autorités californiennes quant à la disponibilité de l’eau dans les prochains mois.

Le phénomène de financiarisation de l’eau n’est pas nouveau. Le nombre de fonds qui suivent des entreprises du secteur a augmenté ces dernières années. Pas plus tard que la semaine dernière, le gestionnaire de portefeuille américain Global X lançait Global X Clean Water. Ce fonds négocié sur le Nasdaq investit dans des entreprises de traitement, de purification et de distribution d’eau.

Pour expliquer son intérêt, la firme a évoqué des statistiques de l’ONU publiées en février : quatre milliards de personnes dans le monde connaissent une grave pénurie d’eau pendant au moins un mois par an et 2,3 milliards de personnes vivent dans des pays en situation de stress hydrique.

Global X rejoint ainsi d’autres sociétés financières qui ont lancé des produits similaires au cours des dernières années. Leur rendement est notable. La valeur du First Trust Water, qui suit les entreprises des industries des eaux propres et usées, a augmenté de 63 % au cours de la dernière année. La valeur du fonds Invesco Water Resources a enregistré un gain de 57 % pendant la même période, alors que le Lyxor World Water a augmenté de 45 %.


EN COMPLÉMENTAIRE

2,2 milliards d’humains n’ont pas accès à l’eau potable. Il existe pourtant des solutions.

 

Water Seer est une invention originale qui pourrait changer la vie de millions de personnes. Ce système composé d’une éolienne et d’une cuve mise sur la condensation pour récupérer l’eau présente naturellement dans l’air. Découverte.


La problématique de l’eau peut nous sembler lointaine en occident. C’est pourtant une question de vie ou de mort pour une grande part de l’humanité. Dans le monde, environ 2,2 milliards de personnes n’ont pas d’accès à l’eau potable. Toutes les 90 secondes, un enfant meure en raison d’un manque d’accès à l’eau. De manière quotidienne, ce sont au total 10 000 personnes qui succombent en raison du manque d’eau ou de maladies contractées à travers de l’eau impropre à la consommation. La pénurie s’explique notamment par la présence d’un climat sec, le manque d’infrastructures publiques ou encore les pollutions industrielles locales (qui, trop souvent, profitent au mode de vie occidental). Alors que cette réalité source de maladies, de misères et de conditions de vie inhumaines, est connue de tous, il n’existe pas à ce jour de solution idéale pour endiguer le problème. Des études montrent d’ailleurs que, si n’est rien n’est fait, la situation devrait s’empirer dans les années à venir.

L’accès à l’eau potable, un défi mondial de taille

Les difficultés d’accès à l’eau posent des problèmes en terme de santé et d’hygiène. Dans certaines parties de la planète, les difficultés liées à l’accès à l’eau sont par ailleurs la source de discriminations. Selon les régions touchées, femmes et enfants passent jusqu’à 6 heures par jour rien que pour se rendre dans les points d’eau et rapporter la précieuse ressource à la communauté. Cette activité les empêche de s’émanciper par le biais d’une activité quelconque ou l’éducation. C’est donc le développement global des pays touchés qui est impacté par la problématique de l’eau.

La pénurie de l’eau, outre ses conséquences sociales désastreuses, est également à l’origine de conflits et de tensions nationales et internationales. Avec le changement climatique et les pollutions diverses générées par la consommation de masse, le nombre de personnes n’ayant pas d’accès à l’eau potable pourrait encore augmenter, aggravant un peu plus la situation. Pourtant, en occident, nous continuons tous à user et à abuser de la précieuse ressource potable, y compris jusque dans nos toilettes, bien que les épisodes de sécheresse ne nous soient plus entièrement étrangers.

 

Alerte Fukushima:Les millions de tonnes métriques d’eau irradiée de la centrale de Fukushima seront déversées dans le Pacifique dans deux ans

Sous le couvert de la fausse pandémie,le gouvernement japonais a annoncé mardi que l’eau radioactive décontaminée provenant de la centrale nucléaire de Fukushima sera déversée dans l’océan Pacifique dans deux ans.

 

Cette décision a rapidement été condamnée par les pêcheurs de la région, les résidents et les voisins du Japon.

Déjà les manifestants contre le projet le plus nocif jamais imaginé,envahissent les rues de Tokyo.

La décision était attendue de longue date, mais elle était retardée en raison de la colère qu’elle suscite et de préoccupations liées à la sécurité. Elle a été prise lors d’une rencontre du gouvernement japonais, qui estime qu’il s’agit de la meilleure option.

L’eau qui s’accumule est stockée depuis 2011 dans des réservoirs sur le site de la centrale de Fukushima Daiichi, dont les réacteurs ont à ce moment été endommagés par un tremblement de terre et un tsunami. L’eau de refroidissement a alors été contaminée et a commencé à fuir. Les capacités de stockage maximales de la centrale seront atteintes à la fin de l’an prochain.

Le premier ministre Yoshihide Suga a dit que le déversement dans l’océan est l’option la plus réaliste et qu’on doit se débarrasser de l’eau pour pouvoir démanteler la centrale, un projet qui prendra des dizaines d’années.

Il a assuré que le gouvernement mettra tout en oeuvre pour vérifier que l’eau est sécuritaire et pour venir en aide à l’agriculture, aux pêcheries et au tourisme de la région.

Le gestionnaire de la centrale, Tokyo Electric Power Co., et le gouvernement expliquent que le tritium, qui est inoffensif en petites quantités, ne peut être éliminé de l’eau, mais que les concentrations de tous les autres radionucléides ciblés peuvent être abaissées à des niveaux permettant le rejet de l’eau dans l’environnement. Des scientifiques préviennent qu’on ne sait rien des conséquences à long terme pour la vie marine d’une exposition à de telles quantités d’eau faiblement contaminée.

Le gouvernement met l’emphase sur la sécurité de l’eau, affirmant qu’il s’agit d’eau «traitée» et non «radioactive», même si les concentrations de radionucléides peuvent seulement être réduites et non complètement éliminées. La quantité de matériel radioactif qui persisterait dans l’eau n’est pas connue.

Le rejet de l’eau dans l’océan serait la solution la plus réaliste, selon un comité gouvernemental qui s’est penché sur la question pendant près de sept ans.

Selon le plan adopté par le gouvernement mardi, TEPCO commencera à rejeter l’eau dans environ deux ans, après avoir construit un édifice et élaboré des procédures qui respectent les normes de sécurité. Le plan affirme que le rejet de l’eau ne peut être remis à plus tard, et qu’il est essentiel pour améliorer l’environnement autour de la centrale et permettre aux résidents d’y vivre en sécurité.

Des résidents, des représentants des pêcheurs et des groupes environnementaux affirment tous que la décision fait fi de la santé et de la sécurité environnementales, et qu’elle nuira encore plus à l’image et à l’économie de Fukushima.

Un représentant des pêcheurs locaux, Hiroshi Kishi, a dit que l’annonce de cette décision, moins d’une semaine après sa rencontre avec M. Suga, «piétine» tous ceux qui vivent de la pêche au Japon.

Les pêcheries locales reprennent à peine leurs activités après une décennie pendant laquelle leurs prises ont seulement servi à des tests, et elles peinent à survivre à une chute de la demande.

Des manifestants se sont massés devant le bureau du premier ministre pour réclamer l’annulation du projet.

Environ 70 % de l’eau dans les réservoirs est trop contaminée pour être rejetée dans l’environnement telle quelle. Elle devra donc être retraitée et diluée avec de l’eau de mer auparavant, explique le rapport. Des calculs préliminaires indiquent qu’il faudra près de 40 ans pour rejeter toute l’eau dans l’océan, mais que l’opération sera terminée bien avant que la centrale n’ait été entièrement démantelée.

Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Mariano Grossi, a dit dans une vidéo que le rejet dans l’océan respecte les pratiques internationales, tout en admettant que «la quantité énorme d’eau à la centrale de Fukushima en fait une affaire unique et complexe».

La Chine et la Corée du Sud ont réagi fortement à la décision de mardi.

Un ministre sud-coréen, Koo Yun-cheol, a dit que le plan est «absolument inacceptable» et a demandé au Japon de dévoiler comment l’eau sera traitée et sa sécurité vérifiée. La Corée du Sud interdit l’importation de fruits de mer provenant de certaines régions du Japon depuis 2013 et pourrait resserrer cette mesure.

La Chine a décrié une décision «extrêmement irresponsable», accusant le Japon de ne pas respecter la santé des pays voisins.


Voir nos articles antérieurs relatifs à la catastrophe qui se prépare

Nouvelle en développement:Le Japon s’apprête à inonder le Pacifique avec 1 million de tonnes d’effluent radioactif

 

 

 

Alerte Fukushima:Des déchets radioactifs à perte de vue sur l’ensemble des sites

 


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Sur ce lien: VINTAGE PAR MICHEL

 

 

 

 

Mutations animales:Un calmar rare avec des tentacules «  coudées  » déroute les scientifiques dans de nouvelles images effrayantes

Les tentacules du calmar sont plus grands qu’un humain moyen, mais son corps est petit comme un billet d’un dollar.

Le calmar Bigfin fléchettes autour des eaux de l’Australie du Sud

Il ressemble à un extraterrestre – la tête éclipsée par d’énormes nageoires battantes, le corps blottissant dans l’eau sombre, de minces tentacules bleus coulant derrière lui dans un enchevêtrement de spaghettis au néon. Mais malgré son apparence d’un autre monde , l’insaisissable céphalopode connu simplement comme le Bigfin squid (Magnapinnidae) peuvent être plus fréquents dans la Terre des océans profonds de scientifiques que jamais savaient.

Au cours des 113 années écoulées depuis sa découverte, le calmar Bigfin n’a été repéré dans la nature que 12 fois dans le monde. Maintenant, une étude publiée mercredi 11 novembre dans la revue PLOS ONE , ajoute cinq nouvelles observations au décompte, toutes capturées à des milliers de pieds sous la surface de la Great Australian Bight en Australie du Sud.

Non seulement les observations marquent la première fois que des calamars Bigfin ont été vus dans les eaux australiennes, mais c’est aussi la première fois que cinq d’entre eux sont surpris ensemble au même endroit. Les images qui en résultent – capturées par des caméras sous-marines traînant derrière un grand navire de recherche – offrent un regard sans précédent sur l’anatomie et le comportement du céphalopode bizarre, a déclaré l’auteure principale de l’étude Deborah Osterhage à Live Science.

«J’ai été stupéfait et excité quand j’ai vu le calmar Bigfin pour la première fois sur une photo prise par notre appareil photo», a déclaré Osterhage, chercheur marin au sein de l’Organisation de recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (ou CSIRO, l’agence scientifique du gouvernement australien), dans un e-mail. « Je l’ai reconnu immédiatement, avec ses grandes nageoires distinctives et ses bras et tentacules extrêmement longs et minces. »

Les chercheurs ont aperçu cinq spécimens de calmar Bigfin dans les eaux au sud de l’Australie, ce qui a plus que doublé le nombre total d’observations dans l’hémisphère sud.

Les scientifiques ont identifié le premier spécimen de calmar Bigfin, qui a été capturé par des pêcheurs près du Portugal, en 1907. Il a fallu plus de 80 ans avant que quiconque n’en voie un dans la nature, nageant à 15 535 pieds (4 735 mètres) sous l’eau au large des côtes du Brésil en 1988. Le le calmar est distinct, avec des nageoires géantes dépassant de son corps comme Dumbo les oreilles de l’éléphant. Ces nageoires sont aussi larges que le haut du corps (ou le manteau) du calmar est long, a déclaré Osterhage, et les Bigfins se propulsent dans l’eau en les battant comme des ailes.

Ce n’est pas nouveau pour les céphalopodes (il suffit de demander au poulpe adorablement nommé Dumbo ), mais ce qui distingue vraiment le calmar Bigfin de ses autres cousins ​​des grands fonds, ce sont des tentacules incroyablement longs et filandreux. Désormais, les chercheurs ont une meilleure idée de la durée et de la longueur qu’ils peuvent obtenir. Dans la nouvelle étude, qui culmine après plus de 40 heures d’observations sous-marines à des profondeurs de 3100 à 7900 pieds (950 à 2400 m) sous la surface, l’équipe a non seulement aperçu le groupe de Bigfins nageant dans la baie, mais ils ont même mesuré l’un d’eux avec des méthodes plus précises que jamais.

«Nous avons pu mesurer [un spécimen] avec des lasers – une première, car les mesures précédentes sont des estimations basées sur des objets proches», a déclaré Osterhage. « Il mesurait 5,9 pieds (1,8 m) de longueur. Le manteau du spécimen mesurait environ 6 pouces (15 centimètres), les 5,9 pieds [1,8 m] restants étant composés de ces longs bras et tentacules. »

Pensez, un haut du corps aussi long qu’un billet d’un dollar américain, traînant des tentacules aussi longtemps que la championne de tennis américaine Serena Williams. Et cela peut même être petit; selon Osterhage, des études antérieures ont estimé que le calmar Bigfin peut atteindre 22 pieds (7 m) de long.

La façon dont les calmars tiennent ces tentacules est peut-être encore plus étrange. Contrairement à la plupart des céphalopodes, dont les tentacules pendent sous leur corps, les appendices du calmar Bigfin font saillie à des angles perpendiculaires à leurs manteaux avant de se plier et de s’enrouler, donnant à chaque tentacule l’apparence d’un «coude», a déclaré Osterhage.

Lors de l’une des observations de l’équipe, un Bigfin a surpris les chercheurs en levant un long bras au-dessus de son corps et en le tenant là – un comportement déconcertant jamais vu chez les calmars, ont écrit les chercheurs. La posture pourrait avoir quelque chose à voir avec l’alimentation par filtre, ont-ils spéculé, mais la vérité est que personne ne le sait avec certitude. Trouver la réponse à cela (et à de nombreuses autres questions en suspens sur le calmar bizarre) nécessitera beaucoup plus de rencontres dans la nature.

« Il y a beaucoup à apprendre sur le calmar Bigfin – des questions de base telles que de quoi il se nourrit, comment il se reproduit, etc., sont encore inconnues », a déclaré Osterhage. « Mais une chose passionnante à propos de notre article est que les cinq spécimens ont été trouvés groupés à proximité spatiale et temporelle les uns des autres, ce qui n’a jamais été vu auparavant. »

Pourquoi ils ont été regroupés est une autre question sans réponse, mais ce comportement est souvent associé à des opportunités de survie ou d’accouplement , a déclaré Osterhage. Les observations futures aideront à déterminer les besoins spécifiques du calmar, a-t-elle ajouté – mais pour l’instant, il est peut-être plus sûr de dire que les extraterrestres d’une plume (ou d’un tentacule) collent ensemble.

Publié à l’origine sur Live Science.

 

 

 

 

 

Nous appuyons « La Planète s’invite au Parlement »…importante pétition à signer…voir Un pipeline de gaz vient d’exploser au Texas

Ce pipeline vient d’exploser au Texas et il y a comme un silence médiatique au Québec.
Un pipeline de gaz vient d’exploser au Texas, « envoyant 6 personnes à l’hopital alors que 4 autres manquent toujours à l’appel ». abcn.ws/2Ys9DMZ
De quoi nous rappeller que le projet de pipeline GNL Qc est non seulement une menace bit.ly/3iXsVlg
 pour le climat par ses émissions de GES,
pour nos derniers bélugas par le passage de superméthaniers dans leur habitat essentiel, bit.ly/3lb4SB1 mais aussi
une véritable bombe à retardement sur tout son trajet…
C’est pas pour rien que s’y opposent 65 000 citoyen.ne.s ainsi que plusieurs centaines d’expert.e.s. dans différents domaines! bit.ly/2EqZ71k
C’est le temps de faire signer la pétition à vos familles et ami.e.s d’ici la tenue du BAPE qui débute le 14 septembre!

 

 

 

 

 

 

 

La courte opinion du jour:Un rapide effondrement de la calotte glaciaire antarctique pourrait ajouter 3 mètres à l’élévation du niveau de la mer

 

 

La calotte glaciaire de l’Antarctique oriental pourrait être plus en danger de s’effondrer qu’on ne le pensait auparavant , rapporte le National Geographic . La calotte glaciaire est la plus grande du monde, contenant 80% de la glace de la planète. Mais il y a environ 400 000 ans, une grande partie de la taille de l’Arizona s’est effondrée dans l’océan, provoquant une élévation du niveau de la mer de plus de 3 mètres. Ce qui est inquiétant, c’est que cela s’est produit pendant une période de chaleur relativement douce , selon une étude publiée hier dans Nature. Et cela pourrait se reproduire. Au moment de l’effondrement précédent, la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère avait atteint environ 300 parties par million (ppm). Il se situe maintenant à 400 ppm. Les chercheurs affirment que cela les a amenés à réévaluer l ‘«invincibilité» perçue de la calotte glaciaire de l’Antarctique oriental et à envisager sérieusement la possibilité qu’elle se rétrécisse. Ces résultats sont cohérents avec les estimations de l’élévation du niveau de la mer causée par la fonte des glaciers ailleurs sur le continent et dans le monde.

 

La sixième grande extinction est en cours et s’aggrave

 

De nombreux chercheurs l’affirment : la sixième grande extinction est en route. La raison : la destruction progressive de l’habitat de millions d’êtres vivants. Explications.

 

De nombreux chercheurs l’affirment : la sixième grande extinction est en route. La plus grande extinction des espèces depuis 66 millions d’années est bien enclenchée en raison de la destruction progressive de l’habitat de millions d’êtres vivants. Les scientifiques Gerardo Ceballos, Paul Ehrlich et Peter Raven ont publié une étude revue par d’autres chercheurs qui analyse près de 30 000 espèces de vertébrés. Parmi celles-ci, 1,7 % sont en voie d’extinction.

Leur conclusion : la sixième grande extinction s’accélère. Plusieurs espèces en danger vont disparaître. Ces animaux vivent dans des régions où l’activité humaine malmène la biodiversité, ce qui menace de nombreuses autres espèces. Plus les êtres vivants disparaissent, plus cette disparition exerce un effet d’entraînement sur d’autres. Enfin, l’action de l’homme et les pressions qu’il exerce sur la nature ne sont pas sans conséquence. L’avènement de la COVID-19 en est la preuve. Le trafic et la consommation d’animaux sauvages en seraient la cause.

Chaque être vivant joue un rôle dans l’écosystème et sa disparition est permanente. La survie des humains dépend directement de la biodiversité. Selon les chercheurs, la perte massive des espèces est directement ou indirectement causée par l’activité humaine. Déforestation, agriculture, élevage et activités minières et industrielles sont responsables de la réduction du territoire de ces espèces. Cette détérioration des habitats est presque entièrement survenue depuis les débuts de l’agriculture qui remonte à 11 000 ans.

La biodiversité est nécessaire à notre survie. Sa disparition est un phénomène méconnu du grand public, des autorités gouvernementales et de ceux qui participent à l’économie mondiale.

 


La sixième extinction de masse des animaux s’accélère, alertent des scientifiques

 

Plus de 500 espèces sont menacées de disparition, selon des scientifiques américains. L’activité humaine en est la cause principale.

Un rhinocéros de Sumatra, en Indonésie, en novembre 2016.

Une étude, publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences, affirme que plus de 500 espèces d’animaux risquent de disparaître d’ici 20 ans. Un chiffre alarmant qui met en lumière l’accélération du phénomène lorsque l’on sait qu’autant d’espèces ont disparu tout au long du siècle dernier. 

D’après les auteurs de cette étude, 515 espèces d’animaux terrestres, dont des mammifères, des reptiles et des amphibiens, ont à ce jour une population inférieure à 1000 individus, et 50% de ces espèces ne comptent pas plus de 250 spécimens. Pire encore, 77 espèces ont perdu 94% de leur population et 173 ont totalement disparu entre 2001 et 2014, s’alarment les scientifiques.

L’activité humaine en cause

Le rhinocéros de Sumatra, le troglodyte de Clarion, la tortue géante espagnole ou encore la grenouille arlequin sont tous menacés d’extinction.   

La tortue géante espagnole

 

La grenouille arlequin

En cause: l’activité humaine. Les chercheurs estiment que sans ce facteur destructeur, ces espèces pourraient vivre encore des milliers d’années.

Par le biais de leur étude, les scientifiques mettent en garde contre l’effet domino de la disparition des espèces. Par exemple, la chasse excessive de la loutre de mer, principal prédateur des oursins, entraîne la prolifération de ces invertébrés qui dévastent les forêts de varech, une espèce d’algues, dans la mer de Béring. Cette situation engendre l’extinction de la rhytine de Steller, un mammifère qui se nourrit de varech.

le professeur Paul Ehrlich

 

“Quand l’humanité extermine d’autres créatures, elle détruit les fondations sur lesquelles elle s’est bâtie et qui lui sont nécessaires pour vivre”, explique au Guardian le professeur Paul Ehrlich, de l’université de Stanford aux Etats-Unis.

« Il n’est pas trop tard » pour réagir

Il estime que la conservation des espèces menacées devrait être “élevée au rang d’urgence mondiale par les gouvernements et les institutions, au même titre que le dérèglement climatique”.

“Cette étude prouve que l’extinction de masse s’accélère et que la crise de la biodiversité est bien réelle. Mais il n’est pas trop tard pour passer à un mode de vie plus respectueux de la nature et ainsi protéger l’héritage des générations futures”, veut croire le professeur Andy Purvis, du musée d’histoire naturelle de Londres. 

Un espoir partagé par le directeur des sciences à l’ONG WWF, Marc Wright, qui estime que la fin de la déforestation en Amazonie pourrait “permettre d’inverser la courbe de l’extinction des espèces et du réchauffement climatique”.

Mais si cet effort est nécessaire, il semble difficile à mettre en place: en 2019, nos forêts tropicales ont perdu une surface équivalent à un terrain de football toutes les six secondes, selon une étude américaine de l’université du Maryland, publiée ce mardi par Global Forest Watch.

 

 

Paul Ehrlich,le grand  penseur et guide  des écosystèmes

 

Depuis de nombreuses années, il observe les défis biophysiques actuels de notre planète, chacun d’entre eux étant capable de déstabiliser notre société. Nous sommes familiers avec la plupart d’entre eux – le changement climatique, l’eau, le sol, la biodiversité, etc. Pourtant, les causes sous-jacentes à ces défis continuent de passer largement inaperçues. La population humaine explose et entraîne avec elle la destruction des ressources naturelles nécessaires pour satisfaire les besoins d’une croissance économique sans limites.

Mondialement reconnu, Paul Ehrlich incite depuis plus de 50 ans l’humanité à réfléchir avec intelligence et clairvoyance à ces défis. Faisant partie du cercle des plus grands intellectuels de notre époque, il est également l’un des penseurs les plus créatifs et les plus influents sur les défis fondamentaux pour l’humanité et la relation entre l’homme et sa biosphère.

Le Prof. Ehrlich est considéré comme l’un des écologistes les plus honorés dans le monde, l’un des écrivains les plus compétents et les plus prolifiques sur les questions biophysiques auxquelles l’humanité est confrontée et sur l’interdépendance entre ces questions. Il est connu pour son style divertissant, son humour et sa profonde compassion.

 

 

 

 

 

 

 

Fuite dans un rapport illuminati:JP Morgan a divulgué un rapport: «l’humanité ne survivra peut-être pas à la crise climatique et la planète est dans une direction non-durable »!

Un rapport  divulgué par une source interne de l’entrprise affirme que JP Morgan a averti ses clients privilégiés que l’humanité ne survivra probablement  pas à la crise climatique actuelle.

Cette fois, ce n’est pas un avertissement donné par un climatologue ou un écologiste,mais par  une étude d’un banquier lié fortement aux illuminati depuis toujours…en d’autres mots:l’argent parle!

 

Le rapport de JP Morgan: »L’humanité ne survivra peut-être pas à la crise climatique et la planète est dans une direction non-durable! »

 

L’étude se concentre sur la condamnation des investissements de la banque américaine,en particuliers la poursuite  de ses investissements dans l’industrie gazière et pétrolière.

 

Le plus grand financier au monde de combustibles fossiles a averti ses clients que la crise climatique menace la survie de l’humanité et que la planète est sur une trajectoire non durable, selon un document divulgué.

Le rapport de JP Morgan sur les risques économiques du réchauffement climatique d’origine humaine a déclaré que la politique climatique devait changer, faute de quoi le monde serait confronté à des conséquences irréversibles.

L’étude condamne implicitement la stratégie d’investissement de la banque américaine et met en évidence les préoccupations croissantes des principales institutions de Wall Street concernant les risques financiers et de réputation liés au financement continu des industries à forte intensité de carbone, telles que le pétrole et le gaz.

JP Morgan a fourni 75 milliards de dollars (61 milliards de livres sterling) en services financiers aux entreprises dont l’expansion est la plus dynamique dans des secteurs tels que la fracturation hydraulique et l’exploration pétrolière et gazière dans l’Arctique depuis l’accord de Paris, selon une analyse compilée pour le Guardian l’année dernière.

Rupert Read est à la base de la divulgation du rapport (cad:la fuite)

Son rapport a été obtenu par Rupert Read, porte-parole d’Extinction Rebellion et universitaire en philosophie à l’Université d’East Anglia, et a été vu par le Guardian.

Les recherches des économistes de JP Morgan, David Mackie et Jessica Murray, indiquent que la crise climatique aura un impact sur l’économie mondiale, la santé humaine, le stress hydrique, la migration et la survie d’autres espèces sur Terre.

«Nous ne pouvons pas exclure des conséquences catastrophiques là où la vie humaine telle que nous la connaissons est menacée», note le journal daté du 14 janvier.

S’appuyant sur une vaste littérature académique et des prévisions du Fonds monétaire international et du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le document note que le chauffage mondial est en passe d’atteindre 3,5 ° C au-dessus des niveaux préindustriels d’ici la fin du siècle. Il indique que la plupart des estimations des coûts économiques et sanitaires probables sont beaucoup trop faibles car elles ne tiennent pas compte de la perte de richesse, du taux d’actualisation et de la possibilité d’une augmentation des catastrophes naturelles.

 

Les auteurs affirment que les décideurs politiques doivent changer de direction car une politique climatique de maintien du statu quo « entraînerait probablement la Terre dans un endroit que nous n’avons pas vu depuis des millions d’années », avec des résultats qui pourraient être impossibles à inverser.

«Bien que des prévisions précises ne soient pas possibles, il est clair que la Terre est sur une trajectoire non durable. Quelque chose devra changer à un moment donné si la race humaine va survivre. »

La banque d’investissement affirme que le changement climatique « reflète une défaillance du marché mondial dans le sens où les producteurs et les consommateurs d’émissions de CO2 ne paient pas les dommages climatiques qui en résultent ». Pour inverser cette tendance, il souligne la nécessité d’une taxe mondiale sur le carbone mais prévient qu’elle «ne se produira pas de sitôt» en raison de préoccupations concernant l’emploi et la compétitivité.

Les auteurs disent qu’il est «probable que la situation [climatique] continuera de se détériorer, peut-être plus que dans n’importe quel scénario du GIEC».

Sans nommer aucune organisation, les auteurs disent que des changements se produisent au niveau micro, impliquant des changements de comportement de la part des individus, des entreprises et des investisseurs, mais il est peu probable que cela soit suffisant sans la participation des autorités fiscales et financières.

L’année dernière, une analyse compilée pour le Guardian par Rainforest Action Network, une organisation environnementale basée aux États-Unis, a révélé que JP Morgan était l’une des 33 puissantes institutions financières à avoir fourni un total estimé à 1,9 milliard de dollars (1,47 milliard de livres sterling) au secteur des combustibles fossiles entre 2016 et 2018.

Un porte-parole de JP Morgan a déclaré à la BBC que l’équipe de recherche était « totalement indépendante de l’entreprise dans son ensemble, et non un commentaire à ce sujet », mais a refusé de commenter davantage. Les métadonnées sur le pdf du rapport obtenu par Read indiquent que le document a été créé le 13 janvier et que l’auteur du dossier est Gabriel de Kock, directeur exécutif de JP Morgan . Le Guardian a approché la banque d’investissement pour obtenir des commentaires.

La pression exercée par les grévistes étudiants, les actionnaires activistes et les militants de désinvestissement a incité plusieurs grandes institutions à affirmer qu’elles feront du climat une priorité. Le modèle économique des sociétés de combustibles fossiles s’affaiblit également, l’éolien et le solaire devenant plus compétitifs. Plus tôt ce mois-ci, la banque d’affaires influente Goldman Sachs a dégradé ExxonMobil d’une position «neutre» à une position «vendre». En janvier, BlackRock – le plus grand gestionnaire d’actifs au monde – a annoncé qu’il réduirait son exposition aux énergies fossiles avant une «réallocation importante du capital».

Les groupes environnementaux restent méfiants car des sommes énormes sont investies dans les entreprises pétrochimiques, mais certains analystes financiers chevronnés disent que la marée change. Le spécialiste de l’argent de la CNBC, Jim Cramer, a choqué beaucoup de gens dans son domaine lorsqu’il a déclaré: «J’en ai fini avec les combustibles fossiles. Ils ont fini. Ils ont juste fini.  » Décrivant comment une nouvelle génération de gestionnaires de fonds de pension retirait son soutien, il a affirmé que les sociétés pétrolières et gazières étaient dans la phase du glas. «Le monde s’est retourné contre eux. Cela se produit en fait assez rapidement. Vous constatez une cession par de nombreux fonds différents. Ça va être un défilé qui dit: «Regardez, ce sont du tabac. Et nous ne les posséderons pas », a-t-il déclaré. « Nous sommes dans un nouveau monde. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dinosaures:Le «moissonneur de la mort» un nouveau cousin de T. rex, découvert au Canada

Une image illustrant l’apparence probable du Thanatotheristes degrootorum.

 

Un nouveau type de dinosaure vient d’être découvert en Alberta par une équipe de chercheurs de l’Université de Calgary et du Musée royal Tyrrell. Faisant partie de la catégorie des célèbres tyrannosaures, le reptile géant a été baptisé du terrible nom de « faucheur de la mort ».

Selon une étude rendue publique le 10 février dans la revue Cretaceous Research, le Thanatotheristes degrootorum serait un très lointain cousin du redoutable T-Rex, même si les scientifiques préfèrent le relier à une autre catégorie de tyrannosaures : les Daspletosaurus. Il a été découvert à travers les restes d’un crâne de 80 centimètres trouvé en 2010 proche de la rivière Bow.

Le monstre aurait peuplé les plaines d’Amérique du Nord il y a environ 80 millions d’années à l’ère du crétacé. Au Canada, l’étude mentionne que les paléontologues n’avaient pas établi une si vieille espèce depuis un demi-siècle.

 

« C’est la plus ancienne apparition d’un grand tyrannosaure au Canada, a déclaré Darla Zelenitsky, coauteure de l’étude sur la découverte du dinosaure. Il a été trouvé dans une fenêtre temporelle plus ancienne que celle où les tyrannosaures précédents ont été trouvés. »

Le spécimen qui se distingue des autres groupes de tyrannosaures par la longueur de son museau mesurerait environ huit mètres de long. Les chercheurs indiquent qu’il était probablement la proie de plus grands dinosaures comme les Xénocératops à cornes et les Colepiochephales à tête bombée qui faisaient alors partie de l’écosystème.

 

Le Musée de paléontologie Royal Tyrrell de Drumheller est une institution, une référence mondiale qui fait rêver les passionnés de dinosaures. Le Musée nous a ouvert les portes de son laboratoire et Vincent Bonnay fait le tour du propriétaire.


PLUS DE DÉTAILS

Les chercheurs n’ont que deux crânes de cette nouvelle espèce, mais voici à quoi ressemblait le dinosaure il y a près de 80 millions d’années.

 

Le «moissonneur de la mort» est la première espèce de tyrannosaure nouvellement découverte à être nommée au Canada en 50 ans.

Les fossiles d’un cousin de Tyrannosaurus rex récemment découvert – un dinosaure vicieux mangeur de viande avec des dents dentelées et un visage monstrueux que les scientifiques appellent le « moissonneur de la mort », a été découvert en Alberta, au Canada. 

Âgé de 79,5 millions d’années, le Thanatotheristes degrootorum est le plus ancien tyrannosaure nommé connu du nord de l’Amérique du Nord, une région qui comprend le Canada et la partie nord de l’ouest des États-Unis, ont déclaré les chercheurs d’une nouvelle étude sur la découverte. Il s’agit également de la première espèce de tyrannosaure inconnue à être découverte au Canada en 50 ans. 

 

« Il aurait certainement été un animal assez imposant, mesurant environ 2,4 mètres (8 pieds) [de haut] aux hanches », a déclaré à Live Science le chercheur principal de l’étude, Jared Voris, étudiant au doctorat en paléontologie à l’Université de Calgary en Alberta.

T. degrootorum a vécu pendant la période du Crétacé , la dernière période de l’âge des dinosaures, qui a duré d’environ 145 millions à 65 millions d’années. L’imposante bête avait une bouchée de dents en forme de couteau à steak qui mesuraient plus de 2,7 pouces (7 centimètres) de long. Du museau à la queue, le dinosaure mesurait environ 26 pieds (8 mètres) de long, soit environ la longueur de quatre matelas king-size alignés bout à bout. 

Les chercheurs n’ont que deux crânes et mâchoires partiels du tyrannosaure nouvellement découvert (ils n’ont donc pas pu estimer sa masse , car les membres postérieurs sont nécessaires pour ce calcul), mais les fossiles mis au jour étaient suffisants pour définir la créature comme une espèce nouvelle, ils m’a dit.

Comme les autres tyrannosaures, le « moissonneur de la mort » (« Thanatos » est le dieu grec de la mort et « theristes » est le grec pour « moissonneur », c’est ainsi que l’équipe dérive des thanatotheristes ), avait d’étranges bosses sur son crâne qui lui ont donné un apparence monstrueuse. Mais il avait également une caractéristique unique: un ensemble distinct de crêtes verticales qui couraient de ses yeux le long de son museau supérieur. 

« Ces crêtes ne ressemblent à rien de ce que nous avons déjà vu dans d’autres espèces de tyrannosaures », a déclaré Voris. « Exactement ce que font les crêtes, nous ne sommes pas tout à fait sûrs. »

Cette illustration montre l’ensemble unique de crêtes sur le museau supérieur des Thanatotheristes.
Le crâne et les mâchoires d’un des spécimens Thanatotheristes récemment découverts. Ce dinosaure avait plus de dents que les autres espèces de tyrannosaures.

 

Les chercheurs ont les sections en blanc pour le premier crâne découvert par la famille Da Groot.

 

Les chercheurs de l’étude Darla Zelenitsky (à gauche) Jared Voris et François Therrien présentent les fossiles Thanatotheristes, qui font partie des collections du Royal Tyrrell Museum en Alberta, Canada.

Dinosaure  et rivage actuel

Des parties du crâne et des mâchoires du dinosaure ont été découvertes par le couple canadien John et Sandra De Groot de Hays, en Alberta, qui ont repéré les restes du dinosaure en 2010 sur la rive de la rivière Bow, dans le sud de l’Alberta. Un autre crâne a été trouvé à proximité, également dans la formation Foremost de l’Alberta, une unité rocheuse qui contient les restes de quelques espèces de dinosaures étonnamment. 

Les seuls autres dinosaures trouvés dans cette formation rocheuse étaient des mangeurs de plantes: le dinosaure à cornes et le parent Triceratops Xenoceratops foremostensis et le pachycephalosaur (un type de dinosaure avec un crâne en forme de casque) Colepiocephale lambei , co-chercheur de l’étude Darla Zelenitsky, professeur adjoint de paléontologie à l’Université de Calgary, a déclaré Live Science.  

Étant donné que ces herbivores appartiennent à la même couche rocheuse que T. degrootorum , il est probable qu’ils étaient le plat du jour au menu du carnivore, a déclaré Zelenitsky. 

La famille De Groot a parlé de la découverte au Royal Tyrrell Museum de l’Alberta, mais ce n’est que lorsque Voris a parcouru les collections du musée qu’il a réalisé qu’il s’agissait d’une nouvelle espèce. Après avoir étudié les crânes de près de 3 pieds de long (80 cm), Voris et ses collègues ont découvert que T. degrootorum était similaire à d’autres tyrannosaures du sud de l’Alberta et du Montana, y compris Daspletosaurus , car il avait un museau long et profond.

 

« Ces [caractéristiques] diffèrent des groupes de tyrannosaures dans d’autres régions: les parents les plus légers, comme Albertosaurus , qui avaient tendance à vivre un peu plus au nord dans le centre-sud de l’Alberta, et des formes plus primitives avec des visages plus courts et bouledogues du sud des États-Unis. , [y compris] le Nouveau-Mexique et l’Utah « , a déclaré M. Zelenitsky.

On ne sait pas pourquoi ces tyrannosaures avaient des types de corps et des formes de tête si différents, mais cela pourrait être dû à des différences de régime alimentaire – c’est-à-dire le type de proie qu’ils ont mangé et leur stratégie de chasse, a déclaré Zelenitsky. 

La nouvelle découverte montre que les tyrannosaures de type Daspletosaurus se diversifiaient dans la partie nord de l’ouest de l’Amérique du Nord il y a environ 80 millions d’années, a déclaré Steve Brusatte, paléontologue à l’Université d’Édimbourg en Écosse, qui n’était pas impliqué dans l’étude. Mais ces tyrannosaures au museau long et profond semblaient rester dans leur cou des bois, a-t-il dit.

« Cela semble être un thème plus vaste: il y avait différents sous-groupes de tyrannosaures caractéristiques de certains moments et endroits, et ils ne se sont pas tous mélangés », a déclaré Brusatte à Live Science. 

De plus, T. degrootorum n’était pas aussi énorme que T. rex , qui a vécu environ 12 millions d’années plus tard, mais sa découverte montre que les tyrannosaures « n’étaient pas tous des hypercarnivores colossaux comme T. rex , mais il y avait de nombreux sous-groupes qui avaient leur propre domaines et leurs propres types de corps uniques et probablement des styles de chasse au cours de la toute dernière période du Crétacé « , a déclaré Brusatte.

L’étude a été publiée en ligne le 23 janvier dans la revue Cretaceous Research . 

 

 

 

 

 

 

L’Antarctique vient de voir sa journée la plus chaude de tous les temps

Les températures en Antarctique auraient atteint 69,35 degrés Fahrenheit la semaine dernière, quelques jours seulement après avoir établi un nouveau record de 64,9 F.

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Antarctique vient de connaître sa journée la plus chaude jamais enregistrée, atteignant un maximum de 69,35 degrés Fahrenheit (20,75 degrés Celsius) le 9 février, a rapporté une équipe de chercheurs argentins.

C’est la première fois que la température sur le continent dépasse 20 degrés C (68 F), ont déclaré les chercheurs au site d’information AFP.com , mais ce n’est pas la première fois que le continent enregistre un nouveau record ce mois-ci. Le 6 février, une station de recherche sur la péninsule Antarctique (la pointe nord-ouest du continent, la plus proche de l’Amérique du Sud) a signalé un maximum de 64,9 F (18,3 C) – dépassant le précédent record de 63,5 F (17,5 C), établi en mars 2015 .

Dans le même temps, la perte annuelle de glace de la calotte glaciaire antarctique a plus que sextuplé. Alors que l’océan environnant se réchauffe, d’énormes morceaux de glace se brisent et pénètrent dans la mer, diminuant lentement la côte glacée du continent. Si un glacier recule plus rapidement que de la nouvelle glace ne peut se former pour le remplacer, ce glacier pourrait s’effondrer, déversant potentiellement des milliards de tonnes de glace dans l’eau et contribuant à l’élévation du niveau de la mer. Selon la NASA, les deux glaciers de l’Antarctique qui rétrécissent le plus rapidement – le glacier Pine Island et le glacier Thwaites – contiennent suffisamment de glace vulnérable entre eux pour élever le niveau de la mer de 4 pieds (1,2 mètre).

La nouvelle température record s’adapte également au réchauffement climatique tendances du cours de la dernière décennie. Selon l’ONU, 2010 à 2019 a été la seule décennie la plus chaude jamais enregistrée, 2019 se classant comme la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée (la plus chaude étant 2016). 

La tendance au réchauffement se poursuit déjà dans la nouvelle année: janvier 2020 a été classé comme le mois de janvier le plus chaud du record climatique de 141 ans. 

Un iceberg glisse dans l’eau de la péninsule Antarctique.

Le «  panache du manteau  » presque aussi chaud que le supervolcan de Yellowstone fait fondre la calotte glaciaire antarctique

 

 

L’Antarctique devient un peu chaud sous le col.

Une  étude a  révélé que juste sous la friche gelée du continent le plus froid du monde se trouvent des roches très chaudes, qui aident à faire fondre sa calotte glaciaire et à créer des lacs et des rivières .  

Comment chaud? Essayez 1800 degrés. La chaleur produite par les roches chaudes brûlantes – officiellement connue sous le nom de panache du manteau – a été mesurée à 150 milliwatts par mètre carré. Ce n’est pas loin de la chaleur produite dans le parc national de Yellowstone, qui est mesurée à environ 200 milliwatts par mètre carré.

L’étude est parmi les premières à dire qu’un panache de manteau existe sous Marie Byrd Land, une partie de l’Antarctique occidental. L’auteur principal de l’étude,  Helene Seroussi, du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, pensait que c’était « fou » que ce soit là: « Je n’ai pas vu comment nous pourrions avoir cette quantité de chaleur et avoir encore de la glace dessus », a-t-elle déclaré .

 

Le but de l’étude était de comprendre comment la calotte glaciaire pouvait rester gelée avec un panache de manteau aussi chaud en dessous et de déterminer la quantité de chaleur fournie par le panache à la base de la calotte glaciaire.

Bien que la source de chaleur ne soit pas une menace nouvelle ou croissante pour la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental, elle pourrait aider à expliquer pourquoi la calotte glaciaire s’est effondrée rapidement il y a environ 11000 ans et pourquoi elle est si instable aujourd’hui, a déclaré Seroussi.

En outre, il est important de comprendre les sources et l’avenir des eaux de fonte sous l’Antarctique occidental pour estimer le taux auquel la glace pourrait être perdue dans l’océan à l’avenir, a-t-elle ajouté.

Cette étude n’est pas liée au récent événement de mise bas des icebergs à Larsen C ou au changement de la glace de mer en Antarctique, a déclaré Seroussi.

Le panache du manteau est présent dans cette région depuis plus de 50 millions d’années, il existait donc avant le début de la calotte glaciaire antarctique. « Cependant, la présence du panache est importante, car elle suggère que la glace est plus vulnérable dans cette zone: cette chaleur supplémentaire réchauffe la glace, ce qui suggère une plus grande faiblesse face aux changements environnementaux futurs et passés », a-t-elle ajouté. 

 

 

 

Réchauffement climatique:Des glaciers de grande taille se sont détachés de l’Antarctique

 

Le premier iceberg a une superficie de 6 000 km carrés et pèse plus de 1 000 milliards de tonnes. En comparaison, celui-ci a une superficie supérieure à l’Île-du-Prince-Édouard, qui a une surface totale de 5 600 km carrés.

L’imposant iceberg, nommé A68, s’était séparé du continent une première fois en 2017. À l’heure actuelle, il se dirige vers les eaux libres. Il est prévu qu’il se rompe en raison de la houle océanique et des températures des eaux plus chaudes.

Le double (!) de Washington

Un second iceberg du double de la superficie de Washington s’est aussi détaché dans les derniers jours. Celui-ci faisait partie du glacier de l’île du Pin et est le glacier qui fond le plus rapidement sur le continent. Il est en effet responsable de 25 % de la perte de glace de l’Antarctique.

Depuis les deux dernières décennies, les épisodes de vêlage sont beaucoup plus fréquents sur ces deux glaciers.