Le réchauffement climatique devenu risque systémique

Même au pays du président enraciné dans le déni de l’anthropocène, les régulateurs des marchés financiers le concrétisent : les changements climatiques constituent un risque systémique. Il aura fallu plus de 30 ans après la création du GIEC, quelque 25 ans après la COP 1 de Berlin en 1995.

En 2018,les incendies en Grèce ont fait d’énormes ravages en forêt.

La reconnaissance est venue mercredi de l’agence américaine chargée de la surveillance des marchés de produits financiers dérivés (CFTC, en anglais). À l’ouverture d’une conférence sur le sujet à Washington, son commissaire s’alarmait du risque réel pour le système financier de l’impact des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques. Dans un sens plus large, le régulateur américain soulignait, selon un texte de l’Agence France-Presse, que « les impacts du changement climatique affectent tous les aspects de l’économie américaine, depuis la production agricole jusqu’à l’activité manufacturière, et le financement de toutes ces activités à chaque étape […] Non seulement les assureurs, les gestionnaires de portefeuilles, les fonds de pension, les banques commerciales et de détail doivent prendre en compte ce nouvel environnement », mais encore, « les plus touchés sont finalement souvent les agriculteurs, les investisseurs, les clients, les consommateurs et les propriétaires immobiliers », peut-on lire. La Commodity Futures Trading Commission n’est pas la Réserve fédérale, mais enfin.

Depuis quelques années,les glacier de Patagonie,en Argentine,fondent de plus en plus vite.

Cette lecture s’ajoute à l’évaluation commandée par le Congrès américain rendu public en novembre 2018. Les quelque 300 scientifiques signataires concluaient à des dommages évalués dans les centaines de milliards de dollars causés par les émissions de GES. Des dégâts attendus qualifiés de « considérables pour l’économie américaine », débordant de la chute des rendements agricoles et de la multiplication des incendies de forêt destructeurs, avec des impacts parfois irréversibles pour des milliers d’années, parfois permanents. Un rapport gouvernemental qui avait reçu pour réponse du président américain un « je n’y crois pas ». Donald Trump venait de militer en faveur de l’adoption d’une politique environnementale visant à relancer une industrie du charbon moribonde sur le thème du « charbon propre ».

Les iles Marshall dans le Pacifique vont toutes disparaître ,grâce à la montée des eaux.

Après toutes ces années de rapports plus concluants les uns que les autres, mais après toutes ces Conférences sur le climat aboutissant à des interventions de façade sous un leadership politique circonstanciel, banques centrales et régulateurs adoptent désormais le scénario voulant que les effets et conséquences négatives aillent supplanter les retombées économiques de la transition et de l’adaptation. Le mois dernier, la Banque du Canada insérait les changements climatiques dans sa liste de sources de risques pour l’économie et le système financier au rang des points faibles. Peu avant, en avril, l’institution fédérale était de la trentaine de banques centrales qui, sous le leadership des banques d’Angleterre et de France, reprenaient le thème du verdissement de la finance internationale, exhortant les décideurs politiques et réglementaires à positionner leur système financier face aux changements climatiques. Au risque physique, qui interpelle particulièrement les assureurs et les banques, s’ajoute celui de responsabilité civile auquel s’exposent de manière plus sensible les gouvernements et les entreprises, pouvait-on lire dans Le Devoir. S’y greffe la relation risque-rendement associée à la transition vers une économie à faible émission en carbone. En appui, un rapport déposé par le Réseau des banques centrales et des superviseurs pour le verdissement du système financier (NGFS, en anglais) reconnaissait que les risques liés aux changements climatiques ne sont pas entièrement reflétés dans l’évaluation des éléments d’actif.

Aux îles Spitzberg,la Côte Nord-Ouest jadis recouverte de glaciers,se découvre.

Le gros fonds souverain de la Norvège, dont l’actif de 1000 milliards est largement alimenté en pétrodollars, poursuit justement son délestage, sous les recommandations d’une Banque de Norvège suggérant d’en atténuer la vulnérabilité aux énergies fossiles. « Il s’agit de réduire et de disséminer les risques » encourus face à un recul permanent du prix du pétrole, expliquait en mars la ministre des Finances. Le gouvernement a donné le feu vert, mercredi, à une sortie plus remarquée des énergies fossiles, au profit d’un investissement accru dans le renouvelable. Selon Greenpeace, 5 milliards $US sortiraient, ainsi, de la composante charbon et 8 milliards du secteur pétrole et gaz.

Des avancées par petits pas, disait-on.

Une chaleur mortelle frappe de plus en plus l’Asie.
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Réécrire l’histoire des dinosaures:Exposer l’histoire interdite

Histoire interdite des dinosaures

Depuis les mayas en passant par les dieux naga du Japon,aux aztèques,aux incas,aux égyptiens et aux sumériens, les reptiliens sont dans toutes les traditions ancestrales de l’humanité!Je considère que ce n’est pas une coïncidence!

 

Dinosauroide: L’évolution de l’intelligence des dinosaures

Stenonychosaurus (Troodon) est l’un des dinosaures les moins connus et, selon des chercheurs modernes tels que Dale Russel, il faisait partie des dinosaures en train de développer une intelligence supérieure, même si l’extinction des dinosaures l’avait empêchée de développer un intellect de pointe.

Stenonychosaurus (Troodon)

 

 

Selon Russel, Troodon, bien que de petite taille, était le principal mammifère prédateur du Crétacé.

Troodon devait être plus intelligent que les mammifères qu’il chassait, et pour cette raison, il postulait que Troodon était un dinosaure intelligent doté d’un cerveau plus gros que la taille de son corps.

La plus grande taille du cerveau peut avoir vu apparaître l’origine des caractéristiques humanoïdes chez Troodon.

Super-intelligence des dinosaures, technologie et interaction humaine

Les reptiles humanoïdes sont présents dans les différents mythes et légendes. Ce sont souvent des créatures mi-humain et mi-serpent. On rencontre aussi des formes de dragons humanoïdes dans les cultures asiatiques.

Bien que créature fantastique, le dragon est considéré comme un reptile. Les serpents, dragons ou autres noms pour désigner un même genre, ont toujours concerné des êtres de pouvoir (des dieux) ou des initiateurs, apportant quelque chose à l’homme présupposé inférieur ou soumis.

La théorie de Russell n’est toutefois pas universellement acceptée, mais dans une nouvelle recherche publiée dans le Journal de l’American Chemical Society, Ronald Breslow explore la perspective d’une vie de dinosaure extraterrestre.

Breslow conclut que de telles formes de vie pourraient bien être des versions avancées de dinosaures, spéculant que « nous ferions mieux de ne pas les rencontrer » parce que leur technologie avancée associée à leur intelligence reptilienne sans émotion, mais avancée et efficace, signifie que notre civilisation serait très primitive devant eux, et sa conquête presque sans effort pour eux.

Conclusion première

L’histoire cachée des dinosaures signifie qu’il est possible qu’une race de reptiles spatiaux extrêmement avancée et intelligente existe depuis plus longtemps que les êtres humains sur Terre et dans l’espace.

Notre histoire est-elle alors l’histoire d’une rencontre entre l’humanité et l’une de ces races intelligentes et avancées de reptiles et de dinosaures?

La Conspiration de la Terre-Creuse  a popularisé cette notion depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale  , lorsque l’armée américaine a envoyé l’expédition Byrd en Antarctique dans le cadre de l' »Opération Highjump « ,une  Opération Ulta secrète  destinée à récupérer la technologie de guerre secrète du Troisième Reich,développée à partir d’une technologie extraterrestre..L’ensemble de l’Opération Highjump avait été présenté comme une expédition  scientifique.

Dans une rencontre OVNI présumée, l’expédition Byrd a été attaqué par une force militaire imprévue à l’ aide d’ armes que personne n’avait  rencontré  sur un champ de bataille avant, en plus du naufrage du destroyer principal de l’expédition … Depuis lors, on a  spéculé que l’attaque a été lancée à partir d’ une base située dans la  Terre- Creuse  dont l’entré (ou sortie) se situerait en   Antarctique , qui a servi de base cachée aux reptiliens intelligents qui ont peut-être survécu à l’extinction des dinosaures ou ont atterri ici depuis l’espace.Une chose est sure:ils ont fait alliance avec les soldats du Troisième Reich sur leurs bases!

Des momies péruviennes semblent être d’origine reptilienne.

 

De nombreux enlèvements ont été signalés au fil des ans.Tous les témoins parlent de petits gris d’aspect reptilien.

 

La découverte de figurines de type reptilien dans la civilisation ubaide de la pré-mésopotamie antique ajoute également une couche supplémentaire de mystère et soulève la question de savoir si notre civilisation peut être retracée aux visiteurs d’anciens reptiliens… Il n’existe à ce jour aucune explication historique officielle donnée au serpent de la civilisation ubaid. comme des figurines de Dieux, et pour cette raison, la possibilité d’une présence ancienne de Reptiles qui aurait pu se retirer dans une partie éloignée de la Terre ne peut être complètement exclue.


CIVILISATION UBAID

 

Cet artefact de figurine d’Homme Lézard a été trouvé sur le site archéologique de Al Obeid en Irak. Il appartient à une période appelée Ubaid.

Figurines, style Ubaid ou à tête de lézard, argile, Ur (culture Ubaid), Ve millénaire av. J.-C., h: 13,6 cm Originaire d’Ubaïd, période mésopotamienne méridionale, 5000 av. La culture Ubaid a succédé au Halaf à la fin du 6ème millénaire avant notre ère dans le sud de l’Irak, puis s’est répandue dans toute la Mésopotamie. La culture Ubaid est connue pour la poterie peinte; grandes maisons de plan tripartite pour les familles élargies; et des figurines à tête de lézard des deux sexes. Les figurines telles que les exemples ci-dessus sont typiques. La figure à gauche tient un bébé sur sa hanche et le tète. La figure de droite a des vergetures incisées sur son abdomen. Il a été suggéré que les points et les lignes peints en brun représentent les tatouages ​​et que les pastilles d’argile cicatrisent. On ignore si la forme des crânes représente la liaison de la tête.

Bas relief civilisation ubaid.

ANNUNAKI CIVILISATION DE MÉSOPOTAMIE ET DE SUMER

 

Stèle écrite et représentation du dieu Enki
Enki semant l’arbre de la vie.
Enki sort de l’eau et se dirige vers la terre.

 

Ea se tient dans sa maison aquatique l’Apsu.

 

Création de lignées, d’humains, d’alchimie

 

Séparation hommes-femmes des aspects de l’âme double , en haut et en bas
Les dieux amphibies créent une lignée humaine

 

Omphalos et représentation de l’ADN.

AUTRES CIVILISATIONS

MÉSOAMÉRIQUE

Viracocha , foetus, serpent (ADN), chromosomes XX

 

GOBEKLI TEKE CULTURE

Venant de la civilisation de Gobekli Teke,cette mante religieuse géante tient un enfant dans ses bras:est-ce de l’affection ou sert-il de repas?Cette figurine a plus de 13,000 ans!

 

 

 

PLATEAU IRANIEN

Iran Jirof culture:

 

JAPON

Hommes-lézards de la civilisation Horyuji du Japon

 

CIVILISATION DE L’ÉLAM

Culture de l’Élam

 

Ceci est cependant hautement spéculatif, mais la possibilité d’une intelligence évoluée des dinosaures reste intriguante, en particulier à la lumière de la découverte du dinosaure Troodon… Espérons que nous aurons plus d’informations au fur et à mesure de l’avancement des recherches sur le sujet.


EN COMPLÉMENT

L’HYPOTHÈSE DE DALE RUSSELL

Dale Russell

Dale A. Russell, né le , est un géologue et paléontologue, professeur de recherche au MEAS (Department of Marine Earth and Atmospheric Sciences – Département des sciences de la mer, de la terre et de l’atmosphère) à l’université d’État de Caroline du Nord (North Carolina State University).

Dasplétosaure

Dale Russell a décrit, entre autres, le Dasplétosaure et fut un des premiers à émettre l’hypothèse d’une cause extraterrestre (comète ou astéroïde) à la disparition des dinosaures.

Sa découverte, en 1969, du premier crâne de Sténonychosaure (ou Troodon) et la constatation de la taille de sa cavité cérébrale par rapport à la taille de son corps, exceptionnellement grande pour un dinosaure, l’amène à l’hypothèse, chez cet animal, d’une intelligence supérieure à celle des autres dinosaures contemporains.

En 1982, alors en poste au Musée national des sciences naturelles du Canada, à Ottawa (musée depuis 1990 renommé en « Musée canadien de la nature »), il a émis l’hypothèse, comme une expérience de pensée, que la Terre serait actuellement habitée par des reptiles humanoïdes ou « dinosauroïdes », évolution des dinosaures, si ceux-ci n’avaient pas disparu. Il avait même fait réaliser par un artiste taxidermiste, Ron Seguin, une sculpture de dinosauroïde, sculpture qui eut un succès médiatique. Selon cette expérience de pensée, ces « dinosauroïdes », occuperaient, dans ce cas, la place de l’homme en tant qu’espèce dominante de la planète.


HYPOTHÈSES DE RECHERCHES

1-Question 1:Les humains auraient co-existés  avec les dinosaures:Vrai?

Laissons parler les pierres d’Ica:

 

 

2-Maria Orsic aurait guidé  les officiers du Reich vers l’Antartique afin d’établir un contact avec cette civilisation: vrai?

Cette photo de 1939 du Vril-7,prise dans les archives allemandes,nous prouve que la technologie alien fut copiée suite au crash ovni de Freiburg,en 1936.

 

3-Question no 3:La civilisation qui a motivé l’expédition Antartique Allemande de 1938 -39 et l’installation massive de savants et de bases ultra-secrètes par le Reich serait-elle celle qui commencerait à émerger  au-dessus des glaces suite au réchauffement climatique?

 

Des ruines étranges apparaissent au-dessus des glaces.

 

Des fossiles découverts en Antartiques montrent toute la diversité de la vie antérieure.

 

D’où viennent ces mini-squelettes humanoïdes?

 

4-Question 4: ces photos montrent-elles  des entrées vers la Terre-Creuse?

 

 

5-L’amiral Byrd et son expédition  « scientifique » Opération Highjump,a-t-il  été contacté par des entités extraterrestres ou/et intraterrestres?

L’amiral Byrd en compagnie de James Forrestal et du général Nimitz…au retour de l’Opération Highjump.Forrestal sera « suicidé » avec assistance et juste avant,Byrd fera une conférence de presse ou il parlera de « soucoupes volantes » et de forte résistance ennemie.Il sera mis à la retraite.

EN CONCLUSION

Il s’agit d’une nouvelle entrée en matière sur ce sujet délicat et votre humble serviteur va tenter de répondre à ces questions avec ses moyens de recherches,mais je demeure convaincu que la seule façon véritablement scientifique est d’organiser une expédition et d’aller voir sur place.

Aussi ai-je nommé ce projet …Neue Schwabenland 2 qui annonce sur ce site,le début de la mise en oeuvre de cette grande aventure.J’aurai donc besoin de toute l’aide que vous pourrez m’apporter…en personnes décidées à y aller,en moyens financiers et scientifiques!

Retourner là-bas est mon  Grand Rêve!

Qu’en pensez-vous…de retourner à Neue Schwabenland?

Les marins du Swabenland avaient presque domestiqué des pingouins.

 

Le MS Swabenland en train d’appareiller en 1934.
Aufnahmedatum: um 1934
Systematik:
Kulturgeschichte / Flugzeug / Wasserflugzeuge

 


POUR LE FUTUR

 

Vous venez de lire le premier article sur ce sujet,je considère continuer dans le même sens.Il y aura une suite rapide  à cet article et des vidéos aussi.

Mais  je vous promets de développer   ce qu’il faut pour mettre sur pieds l’expédition  qui retournera vers les bases secrètes allemandes,vers Neue Schwabenland et la civilisation contactée par Maria Orsic ,en Allemagne.

…à suivre …coûte que coûte!

 

 

 

Des chercheurs prévoient la fin de la civilisation humaine d’ici 2050

Deux chercheurs australiens viennent de livrer leur scénario catastrophe pour la planète. Selon eux, il est hautement probable que la civilisation humaine soit anéantie d’ici 2050.

 

 

Trente ans, voici le temps qui nous sépare de la fin de la civilisation humaine telle que nous la connaissons aujourd’hui. Ceci n’est pas le scénario catastrophe d’un nouveau blockbuster hollywoodien. Ce sont les prédictions de deux chercheurs australiens.

Un scénario pessimiste

Cette recherche a été menée par David Spratt, directeur de Breakthrough National Centre for Climate Restoration, et Ian Dunlop, ancien président de l’Australian Coal Association et ancien dirigeant de l’industrie du pétrole, du gaz et du charbon. Les deux Australiens sont partis du constat que les projections actuelles étaient trop prudentes et modérées. Ils ont donc livrés leur propre analyse dans un rapport de dix pages. Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est plutôt pessimiste.

Des conflits suite à la raréfaction de l’eau et de la nourriture

En effet, David Spratt et Ian Dunlop estiment que « le changement climatique représente une menace à court et à moyen terme pour l’existence de la civilisation humaine ». Ils appellent les gouvernements à prendre plus au sérieux les projections les plus pessimistes.

Selon eux, le dérèglement climatique va engendrer des effets néfastes notamment à cause de la raréfaction de l’eau et de la nourriture. Ces éléments vont accroitre les instabilités sociopolitiques existantes et vont accélérer les conflits au cours des trois prochaines décennies.

Pour élaborer ce scénario catastrophe, les deux Australiens ont imaginé que les pays ne parviennent pas à réduire rapidement et de manière significative leurs émissions de gaz à effet de serre au cours des dix prochaines années et que les températures mondiales moyennes continuent d’augmenter d’ici 2050. Cela entraînerait l’effondrement de nombreux écosystèmes comme les récifs coralliens, la forêt tropicale amazonienne et l’Arctique.

« Nos perspectives sont faibles »

Les auteurs affirment que le monde n’est pas du tout préparé à faire face aux conséquences d’un tel scénario catastrophe. « Pour réduire ce risque et protéger la civilisation humaine, une mobilisation mondiale massive est nécessaire au cours de la prochaine décennie pour construire un système industriel à émissions nulles », estiment Spratt et Dunlop. « Sans une action radicale et immédiate, nos perspectives sont faibles », concluent les chercheurs qui estiment que le monde pourrait sombrer dans le chaos d’ici 2050 entraînant la fin de la civilisation humaine.

Consultez le rapport complet (en anglais) à cette adresse.

Comme je l’ai prévu antérieurement,le niveau des mers augmenterait jusqu’à 2 mètres de plus!

 

 

 

 

La ville de Los Angeles poursuit en justice Bayer pour une contamination vieille de plusieurs décennies par les produits chimiques Monsanto

 

Los Angeles, en Californie, s’est jointe au cortège de plaignants poursuivant Bayer, tenant l’entreprise allemande responsable d’une contamination environnementale importante causée par des produits chimiques toxiques vendus par sa filiale américaine Monsanto il y a plusieurs décennies.

 

Prétendant que Monsanto a caché qu’il savait que les polychlorobiphényles (PCB) qu’il a fabriqués pendant 42 ans étaient nocifs, le comté de Los Angeles exige que la société paie pour les dommages que ces produits ont causés à l’environnement. La municipalité a dépensé une fortune pour l’assainissement, y compris la modernisation des réseaux d’eaux pluviales, dans le but de prévenir d’autres dommages.

La contamination par les PCB est «un gros problème dans notre comté. C’est un coût global important pour nettoyer tout cela», a déclaré Scott Kuhn, un avocat travaillant pour le comté, ajoutant que les dommages compensatoires et punitifs pourraient se chiffrer en centaines de millions de dollars.

Monsanto a cessé de fabriquer des PCB en 1977, officiellement parce qu’ils n’étaient pas «facilement biodégradables». Ces substances ont été interdites par les États-Unis en 1979 et ont été causalement liées au cancer, aux dommages au système reproductif et immunitaire et à d’autres problèmes de santé. Ils étaient autrefois utilisés dans l’isolation électrique et l’ignifugation, ainsi que dans la finition des planchers, la peinture et d’autres matériaux de construction.

Les communications internes, cependant, suggèrent que Monsanto était au courant des dangers des PCB pendant des années avant qu’ils ne cessent de les fabriquer et de les vendre. L’entreprise discutait à l’interne de sa responsabilité légale potentielle et mettait en garde contre le fait que des «poursuites directes étaient possibles» même si elle déclarait publiquement que les BPC n’étaient pas «hautement toxiques» dans ses communications avec les organismes de réglementation américains.

Après avoir acheté Monsanto l’an dernier pour 63 milliards de dollars, la société allemande Bayer s’est retrouvée à payer le prix fort pour les méfaits passés de l’entreprise à la suite de trois victoires en cour de victimes du cancer qui affirment que leur lymphome non hodgkinien a été causé par une exposition d’herbicide Roundup.

Plus tôt ce mois-ci, un jury a accordé à un couple californien des dommages-intérêts punitifs de 2,1 milliards de dollars pour avoir omis d’avertir les clients des risques posés par le glyphosate, l’ingrédient principal de l’herbicide, le plus important règlement à ce jour contre la société. Quelque 13 400 autres poursuites sont actuellement en cours.

Bayer a nié le bien-fondé des revendications de Los Angeles et s’est vanté dans son récent rapport annuel d’avoir des «défenses justifiées» contre les revendications liées aux PCB. Louis, au Missouri, a obtenu un jugement de 46,5 millions de dollars en 2016 et West Anniston, en Alabama, a conclu un règlement de 700 millions de dollars avec la société au sujet de la contamination aux BPC en 2003. Les États de Washington et de l’Ohio ont intenté des poursuites similaires.

Source : https://www.rt.com/news/460687-los-angeles-sues-monsanto-pcbs/

Un homme d’affaires riche tue fièrement deux bébés éléphants et prend des poses avec sourire

Mike Jines, un partenaire de TopGen Energy, affirme avoir agi de la sorte pour « l’autodéfense ».

 

Au cours des dernières années, les humains ont non seulement réussi à perturber les habitats de multiples espèces animales, mais nous en avons aussi complètement éliminé certaines.

Jour après jour, leur nombre diminue et de plus en plus d’animaux vivent sous la menace constante de leur existence.

Bien que la déforestation soit un sujet de préoccupation, l’une des principales raisons pour lesquelles certains animaux sont en danger est que la chasse est toujours une chose permise et que les gens trouvent du plaisir à abattre des animaux innocents.

Il y a apparemment un sentiment de «fierté» à se cacher et à tirer sur des animaux à une certaine  distance ;c’est une chose que je ne comprendrai jamais. Des perdants pathétiques qui s’ignorent!

Un riche homme d’affaires géorgien a fait la une des journaux pour avoir abattu deux bébés éléphants avec son compagnon de chasse, car lorsque vous êtes riche, vous pouvez vous en sortir, n’est-ce pas? Pas vraiment.

 

Mike Jines, partenaire de TopGen Energy, est en train de subir un contrecoup majeur après que les images de sa chasse soient devenues virales sur Internet. Sur les photos, on peut voir deux éléphants morts avec Mike et son ami.

Avec leurs fusils sur l’épaule, on peut voir les deux hommes souriant avec fierté et posant pour des clichés pris pendant que les pauvres animaux morts gisaient sans vie sur le sol, le sang coulant de leurs corps.

 

Les photos horribles ont d’abord été téléchargées sur Facebook par l’utilisateur Darrell Eisman.

« Excuses pour la photo dérangeante », écrit-il avec les photos.

« Si vous êtes vraiment contrarié par ce que vous voyez, faites en sorte que cela devienne viral avec un e-mail informant Mike Jines de ce que vous pensez [sic]. »

Le message est immédiatement devenu viral et a reçu des interactions folles. Le message de Darrell a été partagé près de 100 000 fois et les gens n’ont pas hésité à informer Mike du genre de personne qu’il était et de la honte dont il devrait faire l’objet.

Selon  CBS , Mike reçoit tellement de haine que cela a commencé à affecter son entreprise. Jines, cependant, affirme que lui et son partenaire ont seulement abattu les éléphants parce qu’ils les «chargeaient»  dans leur direction. C’était de la légitime défense.

 

Il « veille à ce que les gens comprennent les faits réels par opposition à la présentation erronée sur les médias sociaux. »

Dans une déclaration, Jines a déclaré: «Les deux éléphants représentés sur les photos ont été abattus en légitime défense dans une accusation sans provocation.(Comme on dit:.Mon oeil!.)

Les deux éléphants étaient des animaux matures et non des juvéniles.

Il déclare également que la chasse a été menée légalement dans une zone de safari désignée au Zimbabwe. Malheureusement, la chasse est toujours légale dans certaines parties du monde.

 

 

Jines avait précédemment parlé de l’incident dans un forum de chasse: «La chasse a commencé avec un bang. . . Littéralement.

Moins de trente minutes après le début de la matinée du premier jour, nous avons eu une double charge d’ éléphants.

C’était évidemment une première pour moi mais il s’avère que c’est également une première pour Buzz. Nous avons vu un groupe d’éléphants de la route et avons décidé de les suivre pour voir s’il y avait un avec des  défenses dans le groupe.

 

Nous les avons attrapés rapidement et avons identifié un sans défense. Nous nous sommes positionnés pour bien regarder les éléphants et avons conclu que puisque ce serait seulement le jour 1, nous allions passer.

«Un instant plus tard, elle est arrivée en pleine charge. Buzz et moi avons tiré deux coups de feu  et elle est tombée. Puis derrière nous, une grosse bête à une défense a chargé à pleine vitesse.

Nous avons chacun tiré un coup et elle s’est écrasée au sol avec ses pattes postérieures derrière elle, indiquant la vitesse et la détermination de sa charge. Les deux bêtes étaient séparées de moins de dix mètres, Buzz et moi au milieu.

Heureusement, nous nous étions positionnés sur un terrain dégagé, nous avions donc une bonne visibilité lorsque les accusations ont été portées. Certainement, un peu plus d’enthousiasme que ce à quoi nous nous attendions le premier jour », ajoute-t-il, mais les gens appellent BS au sujet de ses revendications.

Patrick Peters on Tweeter:It’s disgusting. Here’s their contact info: (678) 297-3913 TopGen Energy LLC P.O. Box 3924. Alpharetta, GA 30023-3924 Email: info@topgenenergy.net Kevin Boudreaux kevin.boudreaux@topgenenergy.net Mike Jines mike.jines@topgenenergy.net

Les gens utilisent leurs médias sociaux pour exprimer leur colère. «La situation est tellement triste que ces hommes barbares puissent tuer ces beaux animaux et s’en tirer!», A commenté un utilisateur.

«Ce n’est pas un trophée. Vous n’avez rien pour en  être fier. RIEN! C’est honteux, dégoûtant et maigre de faire ça. Vous n’avez pas donné la vie à ce bébé et vous n’avez certainement pas le droit de l’enlever. Je vous plains de récolter ce que vous avez semé », a commenté un autre.

Mike a reçu des menaces de mort et il a également quelque chose à dire en retour.

« Bien que je puisse comprendre que la chasse peut être polarisante et que les points de vue sur la chasse peuvent varier considérablement, je suis sûr que vous pouvez comprendre ce que signifie traiter le vitriol, en particulier lorsque les informations sous-jacentes sont inexactes. »

Il est scandaleux de constater que les meurtriers d’animaux décident de tuer des êtres pauvres et de le justifier plus tard au nom de la mise à mort par  un trophée. Notre monde est un endroit triste et sombre!


Au nom des Défenseurs de la Terre et des Justiciers de la Vie
Après de nombreuses consultations sur le web,tous sont unanimes à condamner ce geste  horrible et sans nom.
Deux  personnes en Europe et au Canada,se sont mis sur la piste de ces assassins dans le but de faire justice.
Je leur demande d’être sans pitié,comme ils l’ont été face aux animaux tués au début de leur vie!
PS
Comme nous sommes de plus en plus censuré par les médias sociaux (Facebook  en particulier) aidez nous en partageant  cet article svp!

 

 

 

El Niño, l’enfant terrible du Pacifique, est de plus en plus turbulent

 

 

 

En étudiant des coraux vieux de quatre siècles, des chercheurs australiens ont montré que certaines variantes du phénomène El Niño ont augmenté en nombre au cours des dernières années, tandis que d’autres ont augmenté en intensité.

El Niño est un phénomène climatique étonnamment complexe dont les répercussions sont ressenties partout autour du globe.

Selon certains modèles, le contexte actuel de changements climatiques pourrait augmenter le rythme et l’intensité des « crises » de cet enfant terrible du Pacifique. Or, jusqu’à maintenant, cette affirmation restait difficile à confirmer, puisque les chercheurs n’avaient pas de témoins nous indiquant les cycles d’El Niño avant l’époque où l’on a commencé à prendre des mesures systématiques.

Cela va toutefois changer grâce aux travaux d’une équipe de chercheurs australiens qui ont récemment découvert des archives historiques sur le phénomène El Niño gravées à l’intérieur des coraux.

Ces êtres vivants enregistrent une partie de leur vécu au cœur de leur structure, un peu comme le font les anneaux d’un tronc d’arbre. En « traduisant » ce vécu à l’aide d’une intelligence artificielle, les chercheurs ont pu retracer les faits et gestes d’El Niño au cours des 400 dernières années. Et selon leurs résultats, l’enfant serait de plus en plus turbulent.

Un enfant capricieux

Le phénomène El Niño est difficile à étudier. Cet événement météorologique survient tous les deux à sept ans, et il est caractérisé par une hausse des températures de l’océan Pacifique ainsi que des changements dans les courants marins et aériens de cette région.

Ces changements dans la chaleur et l’humidité augmentent le rythme des événements météo extrêmes et ont des répercussions partout dans le monde. Certaines régions seront frappées par de grands ouragans ou des inondations, tandis que d’autres subiront plus de sécheresses et des feux de forêt.

Image associée

La force et le rythme de ces événements ne sont toutefois pas constants. Certains épisodes, comme celui de 1997-1998, ont entraîné des dommages importants à l’échelle du globe, tandis que d’autres n’ont qu’une faible influence sur les événements météorologiques extrêmes.

De plus, les chercheurs reconnaissent maintenant qu’il existerait deux variantes du phénomène, une qui débute au centre du Pacifique, et une autre qui débute dans l’est de cet océan, chacune touchant plusieurs régions de façon différente.

Jusqu’à maintenant, nos connaissances de l’histoire du phénomène restaient limitées, et les chercheurs ne pouvaient qu’utiliser les données des événements qui ont été mesurés directement au cours du dernier siècle.

Les archives secrètes des coraux

L’étude des coraux va toutefois changer la donne. Ces derniers possèdent un squelette de carbonate de calcium qu’ils assemblent à l’aide de minéraux dissous dans l’océan. Leur composition permet d’en apprendre plus sur la salinité et la température de l’eau où les coraux ont grandi, des informations qui pourraient permettre d’identifier les changements océaniques occasionnés par El Niño.

Or, les modifications subies par les coraux sont infiniment plus complexes que celles que l’on trouve dans les anneaux des arbres, et plusieurs experts croyaient que cette méthode serait impraticable ou même impossible à réaliser.

C’est là que les chercheurs de l’Université de Melbourne se sont tournés vers l’intelligence artificielle. À l’aide d’échantillons de coraux provenant de 27 sites distincts à travers l’océan Pacifique, les scientifiques ont entraîné leur algorithme à reconnaître les modifications des coraux et à les associer aux événements El Niño du dernier siècle dont on connaissait déjà les dates.

Une fois que leur système était capable de faire cette association sans erreur, ils lui ont soumis des données de coraux plus anciens, échelonnés sur les quatre derniers siècles.

Ce faisant, ils ont remarqué que le nombre d’occurrences d’El Niño originaires du centre du Pacifique a plus que doublé durant la deuxième moitié du 20e siècle comparativement aux siècles précédents, passant de 3,5 épisodes par période de 30 ans à 9 épisodes durant la même période.

En ce qui concerne les occurrences d’El Niño débutant dans l’est du Pacifique, leur nombre semble plutôt avoir décliné durant les dernières décennies. Par contre, leur intensité semble suivre la tendance inverse, et les trois derniers phénomènes de ce type à avoir été enregistrés, ceux de 1982, 1997 et 2015, sont parmi les plus puissants El Niño des 400 dernières années.

Selon les chercheurs, cette méthode permet non seulement de mieux comprendre l’histoire du phénomène, mais aussi de mieux prévoir comment il pourrait se comporter au cours des prochaines années. En intégrant de nouvelles données dans les modèles actuels, il sera donc possible de se préparer aux événements météorologiques extrêmes que l’avenir nous réserve.


SOUS L’EFFET D’EL NIÑO, 2019 POURRAIT DEVENIR L’ANNÉE LA PLUS CHAUDE DE L’HISTOIRE

La planète chauffe. Selon plusieurs scientifiques, l’année 2019 pourrait devenir l’année la plus chaude depuis que les températures sont enregistrées. En cause, un probable phénomène El Niño associé au réchauffement climatique. Un record qui pourrait multiplier et intensifier les événements extrêmes comme les sécheresses, les canicules, les inondations…

 

Les années se suivent et sont de plus en plus chaudes. 2015, 2016 et 2017 étaient déjà les années les plus chaudes jamais enregistrées avec des températures moyennes supérieures de 1,2 °C à la période préindustrielle. 2018, à peine terminée, vient d’être classée par Météo France comme année la plus chaude en France depuis le début des mesures en 1900. 

Et selon les scientifiques, plus chaude de l’histoire de l’humanité. En cause : le réchauffement climatique doublé d’un épisode El Niño, un phénomène climatique qui se caractérise par une hausse anormale de la température de l’océan.

« Si un épisode El Nino se concrétise, 2019 sera sans doute plus chaude que 2018 ».

« Au mois d’octobre, les températures de surface de la mer dans l’est du Pacifique tropical semblaient indiquer le retour de conditions associées en général au phénomène El Niño, même si le pendant atmosphérique de ces conditions ne s’est pas encore véritable manifesté », indique l’Organisation météorologique mondiale (OMM). « Si un épisode El Nino se concrétise, 2019 sera sans doute plus chaude que 2018 ».

Résultats de recherche d'images pour « el niño 2019 »

Selon une étude de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), il y a 80 % de risques qu’un phénomène El Niño se forme et entre 55 % et 60 % de risques que l’événement se poursuive jusqu’au printemps 2019. El Nino pourrait également être retardé et frappé plutôt en 2020. »Je ne suis pas prêt à dire que 2019 sera l’année la plus chaude jamais enregistrée », a déclaré le météorologue Brett Anderson à AccuWeather, « mais je suis assez confiant pour dire qu’elle sera classée parmi les trois années les plus chaudes de l’histoire, indépendamment de la puissance d’El Nino ». 

Des événements extrêmes aggravés par le réchauffement climatique

Le dernier épisode El Niño, qui a pris fin en 2016, est associé au blanchissement de la Grande Barrière de corail, à de graves sécheresses en Afrique ou encore des incendies en Indonésie. Des phénomènes extrêmes aggravés par le réchauffement climatique, ont conclu des chercheurs en août 2018 dans une étude publiée dans Geophysical Research Letters. Plus les températures augmentent, plus les conséquences extrêmes d’El Nino pourraient être fréquentes et intenses.

Or, pour l’instant, les émissions de gaz à effet de serre ne cessent de faire grimper le thermomètre. Selon les experts du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), au rythme actuel, la température devrait augmenter de 1,5 °C entre 2030 et 2052. Même si l’Accord de Paris est respecté, ce qui n’est actuellement pas le cas, il faut compter sur une augmentation de 3 °C à la fin du siècle.

Cela parait peu mais ces trois petits degrés ont des conséquences dramatiques sur la planète et l’humanité, rendant certaines régions inhabitables. « Chaque degré de réchauffement influe sur la santé humaine, l’accès aux aliments et à l’eau douce, à l’extinction des animaux et des plantes, à la survie des récifs coralliens et à la vie marine », a déclaré la secrétaire générale adjointe de l’OMM, Elena Manaenkova.


 

 

 

 

 

Planète: la seule issue se trouve sous terre, selon certains experts

Les solutions aux menaces les plus graves pesant sur l’avenir de la planète se trouvent… sous nos pieds, affirment certains experts.

Vue du Tunnel Bourbon construit sous Naples pour offrir au roi Ferdinand II de Bourbon une échappatoire après les émeutes de 1848, le 7 mai 2019

Du réchauffement climatique aux pénuries alimentaires en passant par la surpopulation, pour chacun de ces problèmes, il suffit de creuser, affirment ces experts interrogés par l’AFP en marge d’un congrès mondial sur les tunnels, qui s’est tenu cette semaine à Naples (sud).

« Nous arrivons à un moment de notre histoire dans lequel il nous faut commencer à chercher de nouveaux espaces », a ainsi assuré Han Admiraal, ingénieur civil et spécialiste du « souterrain ».

Selon lui, les efforts nécessaires pour atteindre sept des 17 objectifs fixés par l’ONU en matière de développement durable, de la pollution urbaine à la faim dans le monde, pourraient être considérablement allégés en cherchant de l’espace sous terre.

« Nous ne semblons pas réaliser que nous sommes en train de perdre chaque année de grandes superficies de terre arable à un rythme alarmant, là où nous devrions au contraire les augmenter pour nourrir la population mondiale en pleine croissance », explique cet expert.

Or, « les espaces souterrains pourraient facilement être utilisés pour l’agriculture », affirme-t-il, tout en visitant le Tunnel Bourbon, construit sous la ville de Naples pour offrir au roi Ferdinand II de Bourbon une échappatoire après les émeutes de 1848.

Des percées scientifiques dans des domaines comme l’aquaponie, un système qui réunit culture et élevage de poissons, peuvent aussi aider à augmenter l’offre de produits alimentaires, sans augmenter les surfaces cultivées, tout en réduisant fortement les coûts de transport si de telles « fermes » sont installées sous les villes.

– Soja ou lupin contre viande –

Certaines plantes comme le fenouil, le radis, la coriandre ou même la laitue sont déjà cultivées sous terre, assure M. Admiraal.

« Nous pourrions envisager d’ajouter des plantes comme le soja ou le lupin, qui peuvent être utilisés pour produire des aliments plus protéinés, pouvant servir de substitut à la viande », réduisant ainsi d’autant notre dépendance à l’un des plus grands responsables du réchauffement climatique: l’industrie de la viande.

Certaines plantes comme le fenouil, le radis, la coriandre ou même la laitue sont déjà cultivées sous terre

 

« Nous pourrions aussi penser à l’utilisation des parkings souterrains: nous savons que les voitures tuent les villes. Nous sommes en train de passer à la voiture électrique, à des voitures automomes, à leur partage. La question est donc de savoir si tous ces espaces seront encore utiles à l’avenir, de la même manière qu’ils le sont aujourd’hui », ajoute l’expert.

L’ingénieur néerlandais Han Admiraal, spécialiste des espaces souterrains, le 7 mai 2019 dans le Tunnel Bourbon creusé sous Naples pour fournir une échappatoire au roi Ferdinand II de Bourbon après les émeutes de 1848

 

De Boston à Oslo, Rio de Janeiro, Seattle et Sydney, des infrastructures comme des autoroutes multi-voies sont déjà enterrées et les espaces libérés convertis en parcs, relève de son côté Antonia Conaro, experte en planification urbaine.

« Les villes où la croissance de la population est très forte, et qui manquent de ressources, cherchent des moyens innovants pour se développer », explique-t-elle.

« Elles envisagent par exemple de bâtir des cités flottantes mais réalisent que ce n’est pas forcément la solution parce que cela affecte la vie marine et qu’elles sont difficiles à construire. Donc pourquoi ne pas chercher sous terre? », ajoute Mme Conaro, membre, tout comme M. Admiraal, du comité international sur l’espace souterrain (Itacus).

Des métropoles énormes comme Singapour ou Hong Kong ont déjà commencé à changer leur législation pour permettre à des universités, des bibliothèques, des cinémas ou des centres commerciaux de s’installer sous terre.

Et les arbres plantés sur les terrains gagnés sur le béton ou le macadam sont autant de contributions, aussi minces soient-elles, à la lutte contre la pollution de l’air.

S’abriter sous terre peut aussi permettre à la population de se protéger des fortes intempéries, comme les cyclones, redoutées avec le réchauffement climatique.

« Face aux inondations et autres catastrophes naturelles, cela peut vraiment rendre la ville plus résistante, si on en exploite le potentiel souterrain », juge cette experte.

« La fibre optique peut apporter la lumière sous terre et il est possible aujourd’hui de simuler une luminosité propre à la lumière naturelle », assure-t-elle.

La survie des plantes sans les rayons du soleil est au centre de nombreuses études, qui cherchent en particulier la fréquence optimale sur le spectre de la lumière pour permettre la photosynthèse, indispensable à la croissance des végétaux.

 

 

Ce que la disparition des dinosaures nous apprend sur notre sort futur

«Pourquoi les dinosaures se sont-ils éteints?» Chez les paléontologues comme chez les enfants férus de dinosaures, il y a consensus: un astéroïde de 10 kilomètres de diamètre s’est écrasé il y a quelque soixante-six millions d’années sur l’actuelle Amérique centrale. Cette chute a provoqué un nuage de poussière et de fumée: en se répandant dans la haute atmosphère, il a obstrué le soleil, refroidi la Terre et détruit la couche d’ozone, qui protège la vie des rayonnements cosmiques nocifs.

 

Ces effets ont duré plus d’une décennie, dévastant sur Terre plantes et planctons. Des ravages qui ont rapidement remonté la chaîne alimentaire, tuant d’abord les grands herbivores, incapables de se procurer suffisamment de nourriture, puis les carnivores, qui se sont vite trouvés dans la même situation.

Une proportion ahurissante des espèces s’est alors éteinte: 75% d’entre elles ont disparu –y compris tous les dinosaures non-aviaires (qu’on distingue des oiseaux, dinosaures eux aussi). Cet événement, baptisé «extinction Crétacé-Tertiaire», est l’une des cinq plus grosses extinctions connues au cours des 500 derniers millions d’années.

Frise retraçant les différentes ères géologiques, depuis l’apparition des dinosaures jusqu’à nos jours.

D’autres événements dramatiques coïncident toutefois avec la disparition des dinosaures. À peu près au même moment, en Inde centrale, une quantité colossale de volcans ont craché plus d’un million de kilomètres cubes d’une lave mélangée à du soufre et du dioxyde de carbone: la chaleur de ce magma a modifié le climat et provoqué des pluies acides dans le monde entier.

Entre temps, un ralentissement de l’activité tectonique sous-marine a conduit le niveau de la mer à une vitesse jamais égalée dans l’histoire de la planète: un phénomène qui a dévasté les écosystèmes côtiers.

Cette conjonction d’événements a conduit à quelques débats assez passionnés pour déterminer la cause réelle de l’éradication des dinosaures. D’autant qu’à d’autres époques, des événements tout aussi dramatiques sont survenus sans qu’ils semblent avoir causé autant de dégâts. Mais peut-être faut-il poser la question autrement.

Un changement profond, complexe et interconnecté

De nouveaux éléments suggèrent que tous ces événements étaient peut-être interconnectés et que l’on ne peut se contenter d’expliquer l’extinction du dinosaure comme un simple processus au cours duquel un phénomène malheureux est soudainement tombé du ciel bleu et clair, tuant tout sur son passage. Il s’agirait plutôt de changements profonds, complexes et interconnectés aux systèmes globaux qui soutiennent la vie.

Vers la fin de la période crétacée, par exemple, la planète a connu une restructuration des écosystèmes terrestres, qui les a rendus plus vulnérables à un effondrement catastrophique. Cette recomposition a pu être provoquée par de multiples modifications évolutives et écologiques liées au changement climatique, par la prédominance croissante des plantes à fleurs et par les fluctuations dans la diversité et l’abondance de certains groupes de dinosaures.

Cette complexité n’est pas non plus inhabituelle dans les extinctions de masse. Pour chacune des cinq grandes catastrophes mondiales, il existe quantité de causes possibles. Astéroïdes, volcans, changement climatique (refroidissement et réchauffement), l’évolution de nouvelles espèces –à l’image des plantes profondément enracinées qui ont transformé pour la première fois de la roche nue en un sol riche–, et même les effets d’étoiles explosant.

Astéroïdes, micro-organismes, volcans et méthane

 

La plus grosse des extinctions massives, dite la «grande extinction», paraît encore plus complexe. Survenu à la fin du Permien-Trias, il y a 250 millions d’années, cet événement a tué 90% des espèces sur Terre. Et l’on compte pas moins de sept événements catastrophiques associés à cette période dans l’histoire géologique.

Pour n’en citer que quelques-unes: l’évolution de nouvelles souches de micro-organismes, un impact d’astéroïde et une immense zone d’activité volcanique dans l’actuelle Sibérie, entrée en éruption pendant un million d’années.

Le crinoïde carbonifère, ouLe crinoïde carbonifère, ou lys de mer, a considérablement diminué après la «grande extinction». |

 

Mais les principaux changements se seraient produits dans les eaux. Le fond des océans émettait d’importantes quantités de méthane, les courants océaniques stagnaient, les niveaux de dioxyde de sulfure, en augmentation, causaient la mort du phytoplancton –ensemble des organismes végétaux vivant en suspension dans l’eau– et les niveaux d’oxygène diminuaient.

Sachant cela, on est surtout surpris d’apprendre que 10% des espèces ont survécu, plutôt que de savoir que 90% se sont éteintes!

Temps précaires pour l’humanité

Que cela implique-t-il pour la période que nous vivons aujourd’hui, qualifiée fréquemment de «sixième extinction»?

Au Centre pour l’étude des risques existentiels, à l’Université de Cambridge, nous nous heurtons souvent au problème de nouvelles menaces, mondiales et sans précédent. Certaines d’entre elles, comme les risques liés aux armes nucléaires ou à l’intelligence artificielle, peuvent s’apparenter à des astéroïdes tombés du ciel, et l’on nous demande souvent lesquelles nous inquiètent le plus.

Ce que l’étude des précédentes extinctions de masse nous enseigne, c’est que cette question est sans doute mal formulée.

La vie de l’humanité est bien plus précaire que l’on ne le croit. Elle dépend d’un grand nombre de systèmes globaux, depuis l’environnement qui nous fournit en nourriture, en eau, en air pur et en énergie, jusqu’à l’économie mondiale qui offre des biens et des services, où nous le souhaitons et quand nous le souhaitons.

En se penchant sur nos connaissances historiques et géologiques, il apparaît clair que de tels systèmes peuvent facilement basculer d’une phase à une autre, pour passer rapidement, et parfois irrévocablement, de la stabilité au chaos.

Les scientifiques mettent en garde contre le sixième événement d’extinction de masse de la Terre

 

Les chercheurs parlent d ‘«annihilation biologique» alors qu’une étude révèle que des milliards de populations d’animaux ont été perdues au cours des dernières décennies

Une «annihilation biologique» de la faune sauvage au cours des dernières décennies signifie qu’une sixième extinction massive dans l’histoire de la Terre est en cours et est plus grave que prévu, selon les recherches.

Les scientifiques ont analysé des espèces communes et des espèces rares et ont découvert que des milliards de populations régionales ou locales avaient disparu. Ils attribuent la crise à la surpopulation humaine et à la surconsommation et avertissent que celle-ci menace la survie de la civilisation humaine, avec peu de temps pour agir.

L’étude, publiée dans le compte-rendu de la revue à comité de lecture Acts of the  National Academy of Sciences , évite le ton généralement sobre des articles scientifiques et appelle la perte massive d’espèces sauvages un «anéantissement biologique» qui représente un «assaut effrayant des fondements de la civilisation humaine». 

Le professeur Gerardo Ceballos, de l’université nationale autonome du Mexique, qui a dirigé les travaux, a déclaré: « La situation est devenue tellement mauvaise qu’il ne serait pas éthique de ne pas utiliser un langage fort. »

Des études antérieures ont montré que les espèces sont en voie de disparition à un rythme nettement plus rapide que pour des millions d’années auparavant. Néanmoins, les extinctions restent relativement rares, ce qui donne l’impression d’une perte progressive de la biodiversité. Le nouveau travail adopte plutôt un point de vue plus large, évaluant de nombreuses espèces communes qui perdent des populations dans le monde entier à mesure que leur aire de répartition diminue, mais restent présentes ailleurs.

 

Les scientifiques ont découvert qu’un tiers des milliers d’espèces perdant des populations ne sont actuellement pas considérées en danger et que jusqu’à 50% de tous les animaux ont été perdus au cours des dernières décennies. Des données détaillées sont disponibles pour les mammifères terrestres, et près de la moitié d’entre eux ont perdu 80% de leur aire de répartition au cours du siècle dernier. Les scientifiques ont découvert que des milliards de populations de mammifères, d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens s’étaient perdues sur toute la planète, ce qui les a amenés à affirmer qu’une sixième extinction de masse avait déjà progressé plus loin que prévu.

Des milliards d’animaux ont été perdus car leurs habitats sont devenus plus petits d’année en année.

Les scientifiques concluent: «L’annihilation biologique qui en résultera aura évidemment de graves conséquences écologiques, économiques et sociales. L’humanité finira par payer un prix très élevé pour la décimation du seul assemblage de vie que nous connaissons dans l’univers. « 

Selon eux, bien que des mesures soient toujours possibles pour enrayer le déclin, les perspectives ne sont pas optimistes: «Tout indique que des attaques de plus en plus violentes contre la biodiversité au cours des deux prochaines décennies brosseront un tableau sombre de l’avenir de la vie, y compris la vie humaine. ”

La faune est en train de disparaître à cause de la destruction de son habitat, de la chasse excessive, de la pollution toxique, de l’invasion par des espèces exotiques et du changement climatique. Mais la cause ultime de tous ces facteurs est « la surpopulation humaine et une croissance continue de la population et la surconsommation, en particulier par les riches », déclarent les scientifiques, dont le professeur Paul Ehrlich, de l’Université Stanford aux États-Unis, dont le livre de 1968, The Population Bomb est un travail séminal, même si controversé.

«Il convient de tenir compte du sérieux avertissement de notre document, car la civilisation dépend entièrement des plantes, des animaux et des microorganismes de la Terre qui lui fournissent des services écosystémiques essentiels allant de la pollinisation des cultures à la protection des cultures en passant par la fourniture d’aliments de la mer et le maintien d’un climat viable. « Ehrlich a dit au Guardian. Les autres services écosystémiques incluent l’air pur et l’eau.

« Le temps d’agir est très court », a-t-il déclaré. «Malheureusement, il faudra beaucoup de temps pour commencer humainement la réduction de la population requise si la civilisation doit survivre longtemps, mais beaucoup pourrait être fait sur le front de la consommation et avec des« aides de bande »- réserves fauniques, lois sur la protection de la diversité – entre-temps . ”Ceballos a déclaré qu’une institution internationale était nécessaire pour financer la conservation mondiale de la faune.

La recherche a analysé les données de 27 500 espèces de vertébrés terrestres de l’UICN et a révélé que les aires de répartition d’un tiers avaient diminué au cours des dernières décennies. Beaucoup de ces espèces sont communes et Ceballos a donné l’exemple de près de chez lui: «Nous avions des hirondelles qui nidifiaient tous les ans dans ma maison près de Mexico – mais depuis 10 ans, il n’y en a plus.

Le lion magnifique dans son habitat.

Les chercheurs ont également évoqué le cas «emblématique» du lion: «Le lion a été historiquement réparti dans la majeure partie de l’Afrique, de l’Europe méridionale et du Moyen-Orient, jusqu’au nord-ouest de l’Inde. [Maintenant] la grande majorité des populations de lions ont disparu. « 

Répartition historique de la population des lions.

 

Historiquement, les lions ont vécu à travers l’Afrique, le sud de l’Europe, le Moyen-Orient et jusqu’au nord-ouest de l’Inde. Aujourd’hui, leur habitat a été réduit à quelques minuscules poches de la zone d’origine.

Pimm a également déclaré que l’approche au pinceau large utilisée avait des conséquences importantes. «Devrions-nous nous préoccuper de la perte d’espèces sur de vastes zones – absolument -, mais c’est une façon assez rudimentaire de le montrer», a-t-il déclaré. «Il y a des régions du monde où il y a des pertes énormes, mais il y a également des régions du monde où des progrès remarquables ont été accomplis. C’est assez dur pour des pays comme l’Afrique du Sud, qui protège bien les lions. »

Robin Freeman, de la Zoological Society of London, au Royaume-Uni, a déclaré: «Bien qu’il soit intéressant de voir les choses dans leur ensemble, le réel intéressant réside dans les détails. Quels sont les facteurs qui causent les baisses dans certaines zones?

Freeman faisait partie de l’équipe qui a produit une analyse de 3000 espèces en 2014 indiquant que 50% des animaux ont été perdus depuis 1970, ce qui concorde avec le nouveau travail mais repose sur différentes données de l’UICN. Il a convenu qu’un langage fort est nécessaire: «Nous avons besoin que les gens soient conscients des déclins catastrophiques que nous assistons. Je pense qu’il y a une place pour cela dans le [nouveau] journal, même si la ligne est délicate à tracer. ”

Citer la surpopulation humaine comme la cause fondamentale des problèmes environnementaux a longtemps été controversé, et la déclaration d’Ehrlich de 1968 selon laquelle des centaines de millions de personnes mourraient de faim dans les années 1970 ne s’était pas concrétisée, en partie à cause de nouvelles cultures à haut rendement qu’Ehrlich avait lui-même produites. noté comme possible.

Ehrlich a reconnu «des défauts» dans The Population Bomb, mais a déclaré que son objectif principal avait été atteint: sensibiliser la population aux problèmes environnementaux mondiaux et au rôle de la population humaine dans ceux-ci. Son message reste clair aujourd’hui: «Montrez-moi un scientifique qui affirme qu’il n’y a pas de problème de population et je vous montrerai un idiot.»

Les cinq extinctions de masse précédentes de la Terre

Ordovicien final, il y a 443 millions d’années

Une grave période glaciaire a entraîné une chute du niveau de la mer de 100 m, anéantissant 60 à 70% des espèces qui vivaient alors dans les océans. Peu après, la glace a fondu, laissant les océans sans oxygène.

Dévonien tardif, il y a 360 millions d’années

Changement climatique prolongé et désordonné, frappant à nouveau très durement la vie dans les mers peu profondes, tuant 70% des espèces, y compris presque tous les coraux.

Permien-Trias, c il y a 250 millions d’années

Le grand – plus de 95% des espèces ont péri, y compris les trilobites et les insectes géants – fortement lié aux éruptions volcaniques massives en Sibérie qui ont provoqué un épisode sauvage de réchauffement climatique.

Trias-Jurassique, il y a 200 millions d’années

Les trois quarts des espèces ont été perdues, encore une fois probablement à cause d’un nouvel élan de volcanisme. Il a laissé la Terre libre pour que les dinosaures se développent.

Crétacé-Tertiaire, il y a 65 millions d’années

L’impact d’un astéroïde géant sur le Mexique, juste après de grandes éruptions volcaniques dans l’actuelle Inde, a mis fin aux dinosaures et aux ammonites. Les mammifères, et finalement les humains, en ont profité.


Selon le WWF, la Terre a perdu la moitié de sa faune au cours des 40 dernières années

Les espèces terrestres, les rivières et les mers sont décimées du fait que les humains tuent pour se nourrir en nombre non durable et détruisent leurs habitats

Des ordures déversées dans la toundra à l'extérieur de llulissat au Groenland avec des icebergs derrière le fjord glacé de Sermeq Kujullaq ou de llulissat.  Le fjord de glace d'Ilulissat est un site du patrimoine mondial de l'Unesco
Les déchets déversés dans la toundra à l’extérieur de llulissat, au Groenland, contrastent avec les icebergs situés derrière le fjord de Sermeq Kujullaq ou de llulissat, classé au patrimoine mondial de l’Unesco

Selon une nouvelle analyse, le nombre d’animaux sauvages sur Terre a diminué de moitié au cours des 40 dernières années. Les créatures à travers le pays, les rivières et les mers sont décimées car les humains les tuent pour se nourrir en nombre non durable, tout en polluant ou en détruisant leurs habitats, selon les recherches des scientifiques du WWF et de la Zoological Society of London.

«Si la moitié des animaux mouraient dans le zoo de Londres la semaine prochaine, cela ferait la une des journaux», a déclaré le professeur Ken Norris, directeur scientifique de ZSL. «Mais cela se passe dans les grands espaces. Ces dommages ne sont pas une fatalité, mais une conséquence de la manière dont nous avons choisi de vivre. ”Il a déclaré que la nature, qui fournit de la nourriture, de l’eau potable et de l’air, était essentielle au bien-être de l’homme.

« Nous avons perdu la moitié de la population animale et sachant que cela est motivé par la consommation humaine, il s’agit clairement d’un appel aux armes et nous devons agir maintenant », a déclaré Mike Barratt, directeur des sciences et des politiques au WWF. Il a déclaré qu’une plus grande partie de la Terre devait être protégée du développement et de la déforestation, tandis que la nourriture et l’énergie devaient être produites de manière durable.

La déforestation en Amazonie va empirer avec l’élection de Jair Bolosano,au Brésil.

Le déclin rapide du nombre d’animaux, de poissons et d’oiseaux a été calculé en analysant 10 000 populations différentes, couvrant 3 000 espèces au total. Ces données ont ensuite été utilisées pour la première fois pour créer un «Indice Planète Vivante» (IPV) représentatif, reflétant l’état de tous les 45 000 vertébrés connus.

«Nous avons tous entendu parler de l’indice FTSE 100, mais nous avons manqué l’indicateur ultime, la tendance à la baisse des espèces et des écosystèmes dans le monde», a déclaré le professeur Jonathan Baillie, directeur de la conservation de ZSL. « Si nous obtenons [notre réponse], nous aurons un mode de vie sûr et durable pour l’avenir », a-t-il déclaré.

Sinon, at-il ajouté, la surutilisation des ressources conduirait finalement à des conflits. Il a déclaré que l’indice LPI était un indicateur extrêmement robuste et avait été adopté par la Convention sur la diversité biologique de l’ONU, adoptée au niveau international , en tant qu’information essentielle sur la biodiversité.

Un deuxième indice dans le nouveau rapport Living Planet calcule «l’empreinte écologique» de l’humanité, c’est-à-dire l’échelle d’utilisation des ressources naturelles. Actuellement, la population mondiale coupe les arbres plus vite qu’ils ne le repoussent, capturant les poissons plus vite que les océans ne peuvent plus se réapprovisionner, pompant l’eau des rivières et des aquifères plus rapidement que les précipitations ne peuvent les reconstituer et émettant plus de dioxyde de carbone qui réchauffe le climat que ne peuvent absorber les océans et les forêts.

Le rapport conclut que le taux de consommation mondial moyen actuel aurait besoin de 1,5 planète Terre pour le maintenir. Mais quatre planètes seraient nécessaires pour maintenir les niveaux de consommation américains, ou 2,5 pour correspondre aux niveaux de consommation britanniques.

Le déclin le plus rapide parmi les populations animales a été observé dans les écosystèmes d’eau douce, dont le nombre a chuté de 75% depuis 1970. «Les cours d’eau sont le fond du système», a déclaré Dave Tickner, conseiller principal du WWF en matière d’eau douce. «Peu importe ce qui se passe sur la terre ferme, tout finit dans les rivières.» Par exemple, des dizaines de milliards de tonnes d’effluents sont déversés dans le Gange, en Inde, chaque année.

Ainsi que la pollution, les barrages et le captage croissant d’eau endommagent les systèmes d’eau douce. Il existe plus de 45 000 grands barrages – 15 m ou plus – dans le monde. «Ils coupent les rivières en mille morceaux», a déclaré Tickner, empêchant ainsi le bon écoulement de l’eau. Alors que la population a quadruplé au cours du siècle dernier, la consommation d’eau a été multipliée par sept. «Nous vivons de plus en plus assoiffé», a-t-il déclaré.

Cependant, alors que des espèces d’eau douce telles que l’anguille européenne et la salamandre aux couleurs de l’enfer se sont écrasées aux États-Unis, des cas de récupération ont également été observés. Les loutres étaient presque éteintes en Angleterre, mais grâce aux efforts de conservation, ils vivent maintenant dans tous les comtés .

Le nombre d’animaux vivant sur les terres a diminué de 40% depuis 1970. Des éléphants de forêt en Afrique centrale , où les taux de braconnage dépassent maintenant le taux de natalité, au gibbon de Hoolock au Bangladesh et aux serpents européens comme le pré et les vipères, la destruction de l’habitat a vu des populations s’effondrer. Mais là encore, des efforts de conservation intensifs peuvent inverser les tendances, comme ce fut le cas avec les tigres au Népal .

David Nussbaum, directeur général du WWF-Royaume-Uni, a déclaré: «L’ampleur des destructions soulignées dans ce rapport devrait constituer un avertissement pour nous tous. Mais 2015 – lorsque les pays du monde doivent se réunir pour se mettre d’accord sur un nouvel accord mondial sur le climat , ainsi que sur un ensemble d’ objectifs de développement durable – nous offre une occasion unique de renverser les tendances.

«Nous tous – hommes politiques, entreprises et citoyens – avons un intérêt et une responsabilité d’agir afin de protéger ce que nous valons tous: un avenir en bonne santé pour les hommes et pour la nature. »

 

 

 

 

 

La découverte d’un crabe préhistorique confond les chercheurs

Calli chimera : «la belle chimère», c’est le nom qui a été donné avec poésie à une espèce de crabe vieille de plus de 90 millions d’années, découverte par un paléontologue de l’Université de l’Alberta.

Calli chimera : «la belle chimère», c’est le nom qui a été donné avec poésie à une espèce de crabe vieille de plus de 90 millions d’années, découverte par un paléontologue de l’Université de l’Alberta.

Javier Luque a déterré ces fossiles presque par hasard, lors d’une excursion sur le terrain d’un mois en Colombie. Après une longue journée de marche, il a décidé de prendre une pause sur un amas rocheux.

« J’ai donné un dernier coup de marteau, pour voir ce que je pourrais trouver. C’est incroyable, parce que dès que j’ai frappé la roche, elle s’est fendue. Elle était complètement couverte de fossiles, s’exclame le chercheur. Il y en avait des milliers, c’était très excitant! »

Le scientifique n’en croyait pas ses yeux lorsqu’il a vu ces fossiles, car ils sont l’antithèse du crabe classique, qui a un corps plus rond et plat et des yeux renforcés.

Les fossiles étaient à peine plus gros qu’une pièce de monnaie et, coup de chance pour le chercheur, étaient extrêmement bien préservés, ce qui a permis à Javier Luque de les examiner jusque dans leurs moindres détails.

« En paléontologie, souvent, la réalité surpasse la fiction et ces fossiles en sont un bon exemple. On n’aurait jamais pu se douter qu’une belle chimère comme ça aurait pu exister si on n’avait pas vu son fossile. »

Javier Luque, paléontologue de l’Université de l’Alberta

L’espèce découverte par Javier Luque ressemble à un amalgame de plusieurs espèces différentes : elle a les yeux globuleux d’une larve, la bouche d’une crevette, les griffes d’un crabe et la carapace d’un homard.

« Ses yeux étaient énormes, décrit-il. Ses pattes du devant, au lieu d’être formées pour marcher, étaient énormes et plates, comme des pagaies qu’elle aurait utilisées pour nager. Toutes ces caractéristiques nous ont vraiment rendus perplexes. »

le fossile.

Cette découverte a eu lieu en 2005. S’en est suivi plus d’une décennie de recherche, pour déterminer la place de ce fossile inusité dans la chaîne de l’évolution des crabes, avant que cette révélation soit enfin rendue publique.

« On savait que c’était un crabe, mais on ne savait pas du tout de quelle espèce il s’agissait. Le travail de détective […] a pris beaucoup de temps », indique Javier Luque.

Il estime que cette espèce date du mi-crétacé et qu’elle aurait habité dans les régions côtières il y a entre 90 et 95 millions d’années.

La zone des tropiques, l’eldorado des fossiles?

Christopher Cameron, professeur agrégé au Département de sciences biologiques à l’Université de Montréal, pense que ces fossiles marquent un jalon important, et pas seulement parce qu’il s’agit d’une nouvelle espèce.

« Je crois qu’une des répercussions les plus importantes de cette découverte, c’est qu’elle indique que les régions équatoriales seront l’endroit où il y aura le plus de fossiles déterrés au cours du prochain siècle. »

 

Si la plupart des fossiles ont jusqu’à présent été découverts en Europe ou en Amérique du Nord, ce ne sera plus le cas à l’avenir, croit Christopher Cameron. Il s’attend à ce que les régions équatoriales deviennent le terrain de jeu de prédilection des chercheurs de fossile.

Quant à Javier Luque, il espère que cette découverte permettra de donner un nouvel élan à la paléontologie sous les tropiques.

« C’est vraiment un bon moment pour être un paléontologue, au XXIe siècle, s’enthousiasme-t-il. Il y a tellement de choses à découvrir, alors il nous reste beaucoup de travail à faire. »

 

 

 

Animaux disparus:L’un des plus grands mammifères terrestres découvert au Kenya

Un lion mais en sept fois plus gros: des dents et des fragments d’os vieux de 23 millions d’années découverts au Kenya ont permis d’identifier l’un des plus grands mammifères carnivores ayant foulé la Terre.

L’inquiétant animal, baptisé « Simbakubwa kutokaafrika » (pour grand lion d’Afrique) pesait dans les 1.500 kg et était capable de s’attaquer à des animaux de la taille des éléphants et des hippopotames.

« Au vu de ses dents massives, Simbakubwa était un hypercarnivore », explique Matthew Borths de l’Université Duke, auteur principal de l’étude publiée jeudi dans le Journal of Vertebrate Paleontology.

Les restes de l’animal – un morceau de mâchoire inférieure comportant une canine, une prémolaire et une molaire ainsi que d’autres dents et quelques os – avaient été découverts il y a déjà des dizaines années mais avaient été attribués à une espèce plus petite, Hyainailouros napakensis. Ils attendaient depuis au musée national de Nairobi.

Selon les chercheurs, l’animal est mort relativement jeune. Pourtant, sa mâchoire est beaucoup plus grosse que celle d’un lion de taille adulte. Avec ses canines, il pouvait cisailler la chair, tandis que ses molaires lui permettaient de casser les os », précise un communiqué.

Simbakubwa vivait il y a environ 23 millions d’années, au début du Miocène. Mais les conditions permettant l’existence de tels gabarits semblent avoir persisté pendant des millions d’années, précisent les chercheurs.

Image fournie par l’Université d’Ohio le 18 avril 2019 d’un « Simbakubwa kutokaafrika », l’un des plus grands mammifères carnivores terrestres