Alerte écologique mondiale: l »inquiétude » s’internationalise autour de l’Amazonie en flammes

Le dictateur néolibéral  brésilien Jair Bolsonaro, qui a dénoncé jeudi une « psychose environnementale », a été vivement interpellé par l’ONU et la France sur les feux de forêt en Amazonie tandis que ses voisins s’inquiétaient d’une possible propagation.

Il est clair que connaissant les réformes mises de l’avant  par l’ami de Donald Trump et l’ennemi de tous ceux et celles proches de la nature,de l’environnement et du destin de l’humanité ,ce fou à lier a certainement et surement donné l’ordre à ses supporteurs de mettre le feu dans les habitats des peuples et tribus d’Amazonie!Le but de cet exercice étant de  déboiser,éliminer les Premières Nations d’Amazonie  et  les remplacer par des colons assoiffés de profits capitalistes.

 

Au moment ou cette crise s’internationalisait, il a par ailleurs lancé une nouvelle charge contre les ONG, « soupçonnées » d’être responsables des départs de feux.

Image de la Nasa réalisée par le satellite Aqua diffusée le 21 août 2019 montre plusieurs feux qui font rage dans les Etats brésiliens de Rondonia, d’Amazonas, de Para et de Mata Grosso le 13 août 2019

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit sur Twitter « profondément préoccupé » par les incendies dans la plus vaste forêt tropicale du monde.

« En pleine crise climatique mondiale, nous ne pouvons accepter davantage de dégâts sur une source majeure d’oxygène et de biodiversité », a écrit Antonio Guterres, en réclamant que l’Amazonie soit « protégée ».

 

Peu après c’est le président français Emmanuel Macron qui exprimait son inquiétude, sur Twitter également.

« Notre maison brûle. Littéralement. L’Amazonie, le poumon de notre planète qui produit 20% de notre oxygène, est en feu. C’est une crise internationale. Membres du G7, rendez-vous dans deux jours pour parler de cette urgence ».

Carte localisant les feux des dernières 24 heures en Amazonie

 

Son chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian avait auparavant indiqué dans un communiqué que « la France est très préoccupée par les nombreux incendies, d’une ampleur inédite, qui touchent la forêt amazonienne depuis plusieurs semaines (…) avec de graves conséquences pour les populations locales et pour la biodiversité ».

Le Pérou, où des fumées, mais non des feux, étaient visibles, a annoncé jeudi être « en état d’alerte ».

« Plus de 200 gardes forestiers (…) surveillent minute par minute l’état de l’incendie dans les forêts amazoniennes du Brésil et de Bolivie, pour la prévention », a déclaré sur Twitter le Service national des aires protégées (Sernanp).

La Bolivie et le Paraguay voisins étaient eux aussi confrontés à des feux de forêt ayant causé des dégâts irréversibles à la faune et la flore, mais distincts de ceux d’Amazonie.

Si la situation dans la plus vaste forêt tropicale de la planète était très difficile à évaluer, l’Institut national de recherche spatiale (INPE) a fait état de près de 2.500 nouveaux départs de feu en l’espace de seulement 48 heures dans l’ensemble du Brésil.

– « forts soupçons » –

D’après l’INPE, 75.336 feux de forêt ont été enregistrés dans le pays de janvier jusqu’au 21 août, soit 84% de plus que sur la même période de l’an dernier. Selon un collectif d’ONG, 54% de ces feux concernent l’Amazonie.

Tandis que la presse brésilienne commençait à rapporter des problèmes sanitaires, notamment respiratoires, dans certaines villes, les feux affectant « le poumon de la planète » restaient jeudi au Brésil la première tendance sur Twitter, avec en illustration son lot de photos ou vidéos n’ayant aucun rapport avec l’Amazonie.

 

Sous les mots-clés #Nasa et #AmazoniasSemONGs (Amazonie sans ONG), des internautes assuraient que des photos-satellite de l’agence américaine provenaient en fait de Bolivie ou soutenaient la charge anti-ONG du président.

Au coeur de la tempête après ses déclarations polémiques de la veille, Jair Bolsonaro a accusé la presse d’avoir déformé ses propos sur une responsabilité des ONG dans les feux en Amazonie, tout en réaffirmant que « les plus forts soupçons viennent » de celles-ci.

« A aucun moment je n’ai accusé les ONG des feux en Amazonie. C’est incroyable ce qui s’écrit dans les journaux! » a-t-il lancé à des journalistes à Brasilia.

L’irresponsable président néolibéral  a expliqué qu’il pourrait tout aussi bien accuser de ces « incendies criminels (…) les indigènes, les Martiens ou les grands propriétaires terriens ».

« Tout le monde peut être suspect. Mais les plus forts soupçons pèsent sur les ONG », a-t-il dit, enfonçant le clou.

Mercredi Jair Bolsonaro avait déjà montré du doigt les ONG de défense de l’environnement. « Il pourrait s’agir, oui, il pourrait, mais je ne l’affirme pas, d’actions criminelles de ces +ONGéistes+ pour attirer l’attention contre ma personne, contre le gouvernement brésilien. C’est la guerre à laquelle nous sommes confrontés » avait-il lancé.

« Les ONG perdent de l’argent, qui venait de la Norvège et de l’Allemagne. Elles n’ont plus d’emplois, elles essaient de me renverser », a-t-il assuré jeudi, en référence à la suspension par ces deux pays de leurs subventions au Fonds Amazonie affecté à la préservation de l’immense forêt tropicale.

– « Cramer l’image du Brésil » –

La résistance des amazoniens va s’organiser contre les néolibéraux du Brésil.

Il a exprimé toutefois sa préoccupation pour les retombées économiques.

« Si le monde entier commence à dresser des barrières commerciales (contre le Brésil) notre agro-négoce va chuter, l’économie va reculer (…) et votre vie à vous éditeurs, propriétaires de télévision va être compliquée », a-t-il menacé.

« Cette psychose environnementale nous empêche d’agir », a-t-il dit.

Dans une tribune, 118 ONG se sont élevées contre « l’irresponsabilité » présidentielle.

« Bolsonaro n’a pas besoin des ONG pour cramer l’image du Brésil dans le monde entier », lit-on dans ce texte, qui dénonce un président « qui manipule l’opinion publique contre le travail réalisé par la société civile, avec des allégations irresponsables et inconséquentes ».


Nous sommes confrontés à une urgence mondiale en Amazonie. Voici ce que nous pouvons faire

 

Appelée « les poumons de la Terre », la forêt amazonienne et ses arbres luxuriants produisent environ 20% de l’oxygène sur Terre. Pourtant, en ce moment, le ciel de Sao Paolo, au Brésil, est noir et la fumée peut être vue de l’espace.

Les flammes ravagent le bassin amazonien . Bien que le changement climatique ait catalysé de nombreuses incendies dévastatrices au cours des dernières années, ces derniers incendies ont été intentionnellement allumés par des agriculteurs qui, répondant aux appels du président brésilien Jair Bolsonaro de développer la région, voulaient défricher leurs terres afin de les utiliser. agriculture. Comme l’a dit Bolsonaro, « l’Amazonie est ouverte aux entreprises.
Mais il est en feu et, lorsqu’il brûle, l’Amazonie contribue considérablement à la crise climatique – à la fois par le carbone libéré par les incendies de forêt et par la perte de capacité des arbres à absorber le carbone à l’avenir. Une Amazonie en bonne santé est essentielle à la survie non seulement des groupes locaux, mais aussi d’environ 400 groupes indigènes, mais de l’ensemble de notre planète.
Les entreprises et les institutions financières qui soutiennent les entreprises Bolsonaro invitent à diriger cette déforestation et cette destruction, et généreront d’énormes profits à court terme aux dépens de l’Amazonie.
C’est une urgence mondiale déchirante qui nécessite une action immédiate.
Maintenant que le monde prête enfin attention au bassin amazonien, il est important de comprendre également que les gouvernements et les entreprises du monde entier encouragent les politiques toxiques du régime Bolsonaro lorsqu’ils concluent des accords commerciaux avec son gouvernement ou investissent dans des entreprises agroalimentaires opérant en Amazonie. .
Des sociétés telles que BlackRock, la plus grande société d’investissement au monde, qui a annoncé son intention d’ étendre ses activités au Brésil après l’élection de Bolsonaro, constituent un important bailleur de fonds des géants de l’agroalimentaire impliqués dans la déforestation en Amazonie brésilienne, selon l’organisation non lucrative Amazon Watch.
Plus d’argent investi dans ces entreprises signifie plus de défrichements pour l’agriculture industrielle. Des initiatives comme celle-ci témoignent d’un fort soutien de Bolsonaro, qui a plaidé pour l’ ouverture de nouvelles zones de la forêt amazonienne à l’agriculture et à l’industrie, et dont le discours peut alimenter la haine contre les peuples autochtones et d’autres. De nombreuses activités pétrolières, minières et agroalimentaires dans lesquelles BlackRock aurait investi auraient contribué à la violation des droits des peuples autochtones et à l’expansion du développement en Amazonie, selon Amazon Watch, bon Amazonie .
En réponse aux accusations d’Amazon Watch selon lesquelles elle contribue à la destruction de la forêt tropicale, Blackrock a déclaré à la Financial Times : « Il investit pour le compte de nos clients, dont nous devons assumer les décisions en matière de placement. Nous ne possédons pas les actifs. nos clients y investissent. Nos clients choisissent d’investir dans un large éventail d’actifs et nous nous efforçons de leur offrir un large éventail d’options de placement, y compris des investissements durables. « 
Les autochtones d’Amazonie ont attiré l’attention sur les conséquences de ne pas protéger la forêt tropicale depuis des années . Ils ont également résisté à la destruction, payant parfois de leur vie.
Grâce au dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’ évolution du climat (GIEC) , la science occidentale a confirmé ce que les peuples autochtones savaient depuis longtemps: des collectivités locales fortes et organisées constituent un moyen de défense essentiel contre la destruction industrielle. Il est impératif de les soutenir dans leur combat pour la protection de la biodiversité sur leurs terres et le ralentissement immédiat des effets du changement climatique.
Depuis que Bolsonaro a pris le pouvoir, il y a eu une déforestation rapide en Amazonie brésilienne . Sa position anti-environnementale, qui définit à tort la protection des forêts et les droits de l’homme comme des obstacles à la croissance économique du Brésil, alimente les incendies. Défrichement illégal de terres par le feu est une pratique horrible, entreprise par les entreprises, qui se produit partout dans le monde. L’Indonésie, par exemple, a vu brûler environ 2,6 millions d’hectares de forêts en 2015 et la crise de brume qui en a résulté a causé environ 100 000 décès prématurés . Les émissions mondiales quotidiennes de gaz à effet de serre pendant la crise ont dépassé celles de l’ ensemble de l’économie américaine .
Ce n’est pas une hyperbole de dire que le destin d’un avenir viable est en jeu et que nous devons tenir pour responsables. BlackRock doit cesser d’investir dans les industries qui détruisent la forêt amazonienne vitale et les foyers des communautés autochtones qui y vivent; les actionnaires et le public doivent les pousser à agir. Les autres sociétés qui font des affaires ou investissent dans la destruction de l’Amazonie doivent également nettoyer activement leurs chaînes d’approvisionnement ou se désinvestir.
La solidarité mondiale avec les mouvements indigènes et environnementaux du Brésil peut faire la différence en ce moment critique. Le régime de Bolsonaro est sensible à son image à l’étranger et s’appuie de plus en plus sur les entreprises et les acteurs financiers internationaux pour secourir l’économie en difficulté du pays. La communauté internationale a donc une occasion unique et urgente de faire pression sur les entreprises les plus responsables de la crise actuelle. Les acres de forêt qui brûlent sont maintenant malheureusement perdus, mais ces efforts peuvent empêcher le reste de l’Amazonie de partir en fumée. Cet enfer n’est pas un phénomène naturel: la majorité des incendies de forêt ont été délibérément allumés pour défendre les intérêts commerciaux d’un groupe de mauvais acteurs.
L’Amazonie brûle, l’Arctique brûle et la liste des terres brûlées semble s’allonger continuellement: Alaska, Groenland, Sibérie, partout en Europe et encore en Indonésie. Nous devons agir maintenant.
La protection des forêts tropicales  et le respect des droits des peuples autochtones sont parmi les moyens les plus importants d’atténuer les effets de la crise climatique croissante, mais pour y mettre un terme, nous devons obliger les entreprises, les financiers et les gouvernements responsables de cette destruction à rendre des comptes. Notre maison est en feu et les peuples autochtones ont sonné l’alarme —- Sommes-nous prêts à répondre à l’appel?

LE PLAN ILLUMINATI DE DÉPEUPLEMENT EST EN COURS

Donald Trump et Jair Bolsonaro.

 

Les forêts brûlent en Amérique du Sud et c’est très inquiétant. Si l’Amazonie retient beaucoup l’attention ces derniers jours, il y a des incendies presque partout sur la planète. Au Brésil seulement il y a plus de 10 000 foyers d’incendies. Les autorités espèrent que la pluie viendra ralentir l’ardeur du feu.

La forêt amazonienne produit environ 20% de l’oxygène sur la planète. De fait, les arbres absorbent le carbone, ce qui devient un peu comme leur nourriture, pour ensuite produire de l’oxygène, gaz essentiel à la vie animale. Si nos forêts brûlent, cela signifie moins de nourriture atmosphérique pour nous, les animaux.

Ceci ,ceux qui sont à la base du Plan Illuminati de Dépeuplement  Mondial ,le savent très bien et le résultat de cet attentat  contre l’Amazonie devrait être la mort de plus en plus de gens à travers le monde.

Afin de stopper  ce génocide,cet extinction massive d’espèces,il faudrait envoyer un comité d’enquête afin d’évaluer  les implications du gouvernement du dictateur brézilien et réussir à l’inculper dans une cour internationale sous  l’accusation de crime contre l’humanité.

Exterminons ces dangereux criminels  avant qu’ils ne détruisent tout au nom de leurs profits capitalistes sacrés!

La déforestation s’est accélérée depuis la venue de Jair Bolsonalo.

 

 

 

Publicités

Sixième Extinction Massive:Plus de 1 millions d’espèces menacées …voici les faits

 

 

 

Près d’un million d’espèces menacées d’extinction du fait de l’influence humaine, selon un projet de rapport de l’ONU obtenu par l’AFP, qui documente minutieusement comment l’humanité a sapé les ressources naturelles dont dépend sa survie même.

La perte accélérée d’air pur, d’eau potable, de forêts absorbant le CO2, d’insectes pollinisateurs, de poissons riches en protéines et de mangroves anti-tempêtes – pour ne citer que quelques-uns des services rendus de plus en plus par la nature – ne représente pas moins une menace que le changement climatique , dit le rapport, qui a été dévoilé le 6 mai 2019.

En effet, perte de biodiversité et réchauffement de la planète sont étroitement liés, selon le Résumé à l’intention des décideurs politiques de 44 pages, qui présente une analyse de la littérature scientifique sur l’état de la nature réalisée par les Nations Unies et portant sur 1 800 pages.

Les délégués de 130 pays réunis à Paris à partir du 29 avril examineront le résumé, ligne par ligne. La formulation peut changer, mais les chiffres extraits du rapport sous-jacent ne peuvent être modifiés.

« Nous devons reconnaître que le changement climatique et la perte de la nature sont également importants, non seulement pour l’environnement, mais également pour le développement et les problèmes économiques », a déclaré à l’AFP Robert Watson, président de l’organe mandaté par l’ONU et chargé de la rédaction du rapport. sans divulguer ses conclusions.

«Notre façon de produire notre nourriture et notre énergie sape les services de régulation que nous obtenons de la nature», a-t-il déclaré, ajoutant que seul un «changement de transformation» pouvait enrayer les dégâts.

La déforestation et l’agriculture, y compris l’élevage, représentent environ un quart des émissions de gaz à effet de serre et ont également causé des ravages sur les écosystèmes naturels.

‘ÉVÈNEMENT D’EXTINCTION DE MASSE’

Le rapport de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) met en garde contre «une accélération rapide et imminente du taux mondial d’extinction des espèces».

Le rythme des pertes « est déjà plusieurs fois supérieur à des centaines de fois supérieur à ce qu’il était en moyenne au cours des 10 derniers millions d’années », note le rapport.

« Un demi-million à un million d’espèces devraient être menacées de disparition, dont beaucoup dans des décennies. »

De nombreux experts pensent qu’un «événement d’extinction de masse» – seulement le sixième en un demi-milliard d’années – est déjà en cours.Personnellement,j’en suis persuadé!

La plus récente a marqué la fin du Crétacé il y a quelque 66 millions d’années, lorsqu’un astéroïde de 10 km de large a balayé la plupart des formes de vie.

La perte de biodiversité dans le monde est mesurée en pourcentage par rapport à un écosystème intact. 

Les scientifiques estiment que la Terre abrite aujourd’hui quelque huit millions d’espèces distinctes, dont la majorité sont des insectes.

Un quart des espèces animales et végétales répertoriées sont déjà surpeuplées, mangées ou empoisonnées.

La chute des effectifs est encore plus dramatique, avec une biomasse de mammifères sauvages – leur poids collectif – en baisse de 82%.

L’homme et le bétail représentent plus de 95% de la biomasse des mammifères.

CROISSANCE DE LA POPULATION

«Si nous voulons une planète durable fournissant des services aux communautés du monde entier, nous devons changer cette trajectoire au cours des dix prochaines années, tout comme nous devons le faire avec le climat», a déclaré Rebecca Shaw, scientifique en chef du WWF, ancien membre des organismes scientifiques des Nations Unies pour le climat et la biodiversité.

Les causes directes de la perte d’espèces sont, par ordre d’importance, le rétrécissement de l’habitat et le changement d’affectation des terres, la chasse aux aliments ou le commerce illicite de parties de corps, le changement climatique, la pollution et des espèces exotiques telles que les rats, les moustiques et les serpents les navires ou les avions, le rapport trouve.

«Il existe également deux principaux facteurs indirects de perte de biodiversité et de changement climatique: le nombre de personnes dans le monde et leur capacité croissante à consommer», a déclaré Watson.

Autrefois considéré comme une menace future pour la vie animale et végétale, les effets perturbateurs du réchauffement planétaire se sont accélérés.

Les changements dans la répartition des espèces, par exemple, vont probablement doubler si la température moyenne monte d’un cran de 1,5 ° C (2,7 Fahrenheit) à 2 ° C.

Jusqu’à présent, le thermomètre global a augmenté de 1 ° C par rapport au niveau du milieu du XIXe siècle.

L’Accord de Paris de 2015 enjoint aux pays de limiter la hausse à «bien en dessous de» 2 ° C. Cependant, un rapport sur le climat des Nations Unies publié en octobre indiquait que cela suffirait pour renforcer l’intensité et la fréquence des vagues de chaleur, des sécheresses, des inondations et des tempêtes mortelles.

INÉGALITÉ GLOBALE

 

Les autres conclusions du rapport comprennent:

– Les trois quarts des terres émergées, 40% du milieu marin et 50% des voies navigables intérieures du monde ont été «gravement altérés».

– Nombre des régions où la contribution de la nature au bien-être humain sera le plus gravement compromise accueillent des peuples autochtones et les communautés les plus pauvres du monde, également vulnérables au changement climatique.

– Plus de deux milliards de personnes dépendent du bois comme source d’énergie, quatre milliards de personnes ont recours à des médicaments naturels et plus de 75% des cultures vivrières dans le monde nécessitent une pollinisation par des animaux.

– Près de la moitié des écosystèmes terrestres et marins ont été profondément compromis par l’intervention de l’homme au cours des 50 dernières années.

– Les subventions aux secteurs de la pêche, de l’agriculture industrielle, de l’élevage, de la foresterie, des mines et de la production de biocarburants ou de combustibles fossiles encouragent le gaspillage, l’inefficacité et la surconsommation.

Le rapport a mis en garde contre les solutions au changement climatique qui pourraient nuire par inadvertance à la Nature.

L’utilisation, par exemple, de biocarburants combinés au «captage et stockage du carbone» – la séquestration du CO2 libéré lors de la combustion de biocarburants – est largement considérée comme essentielle pour la transition vers l’énergie verte à l’échelle mondiale.

Mais les terres nécessaires à la culture de toutes ces cultures de biocarburants risquent de se transformer en production alimentaire, en expansion de zones protégées ou en efforts de reboisement.

Source: AFP / ec

 


EN COMPLÉMENT: MICHEL SIMON LE PRÉCURSEUR

 

En 1965, l’acteur Michel Simon prédisait déjà la fin du règne animal et de l’homme. Visionnaire !

En 1965, entre Noël et le jour de l’An, la télévision française diffuse un entretien intimiste réalisé par Claude Santelli en compagnie de l’acteur Michel Simon. Plutôt misanthrope et connu pour vivre en ermite, entouré de ses animaux, l’acteur a tout de même accepté de recevoir le réalisateur chez lui, dans sa maison de Noisy-le-Grand.

« Ce qui aurait pu sauver l’humanité ça aurait pu être la femme, parce qu’elle est encore en contact avec la nature. »

Alors qu’en cette période festive, on aurait pu s’attendre à un dialogue léger et optimiste, les spectateurs découvrent un homme profond, inquiet de l’évolution du monde industriel et de ses conséquences nocives sur la nature. Loin d’être hermétique à la société, le comédien discret dévoile ici un sens aiguisé de l’observation qui le mène déjà à un constat sans appel. Celui de la fin proche des animaux et par voie de conséquence, de la nature et de l’homme. En termes crus et sensibles, ce « Cassandre » délivre un message quasi prophétique sur l’avenir de l’humanité.

« La prolifération de l’être humain, c’est pire que celle du rat. C’est effroyable. Les bêtes sont merveilleuses car elles sont en contact direct avec la nature. Ce qui aurait pu sauver l’humanité ça aurait pu être la femme, parce qu’elle est encore en contact avec la nature. Elle échappe aux lois, aux imbécillités émises par les anormaux. Elle est encore en contact avec la nature mais elle n’a pas droit au chapitre.« 

« Les animaux vont disparaître. Il n’en restera plus bientôt. »

Claude Santelli interroge cet oiseau de mauvais augure : « Et les animaux alors ? » Pour l’artiste, tout est malheureusement déjà joué : « Les animaux vont disparaître. Il n’en restera plus bientôt. En Afrique, c’est l’hécatombe permanente. Quand je suis venu ici, j’avais une trentaine de nids d’hirondelles. L’année passée, j’ai eu deux nids d’hirondelles et pour la première fois j’ai ramassé une hirondelle qui était tombée de son nid qui était si pauvrement alimentée… »

« La science chimique qui assassine la Terre, qui assassine l’oiseau, qui tue toute vie ! Qui assassine l’homme ! « 

Ce qui trouble dans la suite de son propos, c’est sa lucidité quant aux dangers d’une science débridée au service d’un productivisme sans limite. Michel Simon décrit en quelques mots percutants ce qui provoquera selon lui la fin de la vie sur Terre et que les scientifiques nomment aujourd’hui la « Sixième extinction ». Avec une ironie désabusée, il conclut : 

 « Grâce » aux progrès de la science, la science chimique qui assassine la Terre, qui assassine l’oiseau, qui tue toute vie ! Qui assassine l’homme ! On s’en apercevra peut-être trop tard. « Grâce » à cela, il n’y a plus d’oiseaux. Ce parc, quand je suis arrivé en 1933, c’était merveilleux ! Le printemps c’était une orgie de chants d’oiseaux. C’était quelque chose de merveilleux. Aujourd’hui il n’y en a plus. Je ramasse chaque printemps des oiseaux morts tombés du nid ou des oiseaux adultes qui ont mangé des insectes empoisonnés et qui meurent ! »