Edward Snowden juge alarmante la décision de Trump de congédier le directeur du FBI

Edward Snowden affirme que la décision prise par le président américain Donald Trump de congédier le directeur du FBI est alarmante.

Edward Snowden en conférence ,le 9 mai 2017.

M. Snowden, un ex-employé de l’Agence de sécurité nationale (NSA) aux États-Unis en exil en Russie après avoir révélé la surveillance à large échelle effectuée par l’agence, a pris la parole en visioconférence pour trois universités au Manitoba et en Alberta, mardi soir,le 9 mai 2017.

Il a fait valoir que le congédiement par M. Trump du directeur du FBI James Comey, annoncé mardi, est inquiétant, étant donné que M. Comey était responsable d’enquêtes sur l’administration Trump.

Selon M. Snowden, ce geste est une autre illustration du mépris pour les contrôles démocratiques exercés à l’endroit des personnes en situation de pouvoir.

L’ex-employé de la NSA s’est surtout attardé dans son discours de 40 minutes à la surveillance du gouvernement, et a affirmé que la technologie surpasse la capacité des institutions démocratiques à freiner les violations de la vie privée.

M. Snowden avait quitté son emploi en 2013, et révélé l’ampleur de l’espionnage de la NSA sur les communications et les activités en ligne de millions de personnes.

Comment Trump embobine la presse

Charlie Hebdo – /08/02/2017 – Jacob Hamburger – La question tournait en boucle avant son investiture : une fois au pouvoir, Trump allait-il s’abstenir fr tweeter compulsivement ? Enfin, on a la réponse : c’est non. Ceux qui pensaient que Trump allait délaisser son compte twitter, pour accepter tout d’un coup les normes traditionnelles de […]

via Comment Trump embobine la presse — Résistance Inventerre

En mémoire de la conspiration des Poudres (5 novembre 1605)

Il y aura 410 ans,le 5 novembre 2015  qu’est survenu la Conspiration des Poudres et l’exécution de Guy Fawkes,l’un des plus célèbres combattants de la Liberté.

Guy Fawkes, le légendaire personnage qui donnera son visage et son costume inspirant V pour Vendetta!
Guy Fawkes, le légendaire personnage qui donnera son visage et son costume qui inspireront le film « V pour Vendetta »!

Le 5 novembre 1605 est découverte à Londres la «Conspiration des Poudres» (en anglais : «Gunpowder Plot»).

D’anciens officiers catholiques, en relation avec les gouvernants espagnols et peut-être les jésuites, envisagaient de faire sauter le Parlement de Westminster le jour même de la séance inaugurale en présence du roi et de ses ministres. Mais l’un des conjurés, Guy Fawkes, est arrêté alors qu’il s’apprête à mettre le feu à 36 barils de poudre.

Ces conjurés reprochaient au roi anglican Jacques Ier Stuart son intolérance à leur égard comme envers les puritains. Ils sont contraints à la fuite ou exécutés sitôt découverte leur conspiration.

En souvenir de cet événement, les enfants anglais ont gardé l’habitude de faire éclater des pétards chaque 5 novembre.

Le roi,Jacques 1er

Fils de Marie Stuart, reine d’Écosse, et héritier d’Elizabeth 1ère, Jacques 1er est devenu roi d’Écosse en 1567, à l’âge d’un an, et roi d’Angleterre en 1603. Il se montre aussitôt désireux d’unir les deux couronnes.

A l’époque, le roi qui gouvernait l’Angleterre était Jacques Ier Stuart, anglican, réputé pour être complètement intolérant vis-à-vis des différentes religions du royaume et notamment de la religion catholique. D’anciens officiers catholiques tentèrent une révolte, en prévoyant de faire sauter le Parlement de Westminster, en présence du roi et des ministres. Les conjurés furent découverts à temps alors qu’ils avaient prévu d’allumer 36 barils de poudre. Ils prirent la fuite ou furent exécutés. Jacques 1er était le fils de Marie Stuart et l’héritier de la grande Elizabeth 1ère. En tant que roi, il était le chef de la religion anglicane et était convaincu d’être de droit divin. Monarque absolu, il commença à persécuter les catholiques… Ces derniers s’enfuirent pour la plupart vers l’Amérique. Ceux qui restèrent voulurent se débarrasser de lui, haïssant de ce roi despote qui n’avait confiance qu’en une personne : son favori George Villiers. Ce dernier en profita outrageusement et devint même Duc de Buckingham. Outrancier, ce personnage fut à l’origine d’un conflit entre l’Angleterre et l’Espagne.

Chargé de négocier le mariage du prince de Galles, le futur Charles 1er, avec une infante espagnole, Buckhingham scandalise la cour de Madrid par son comportement, fait échouer le projet de mariage et, qui plus est, entraîne son pays dans un conflit avec l’Espagne.

Les conspirateurs sont découverts et Guy Fawkes est pris dans les sous-sols du palais de Westminster avec les explosifs.
Les conspirateurs sont découverts et Guy Fawkes est pris dans les sous-sols du palais de Westminster avec les explosifs.

La tentative de rébellion ayant échoué, Jacques 1er continuera son règne jusqu’au 27 mars 1625, date de sa mort. Son fils, Charles 1er prendra la relève mais, gouvernant comme son père, sera chassé de Londres en 1642. Ce sera le début d’une guerre civile qui aboutira à la mort du roi par décapitation. Cromwell établira une dictature… Tout ceci amènera la première monarchie parlementaire. Ne vous étonnez pas si, en week-end à Londres, vous entendez des pétards claquer partout… Depuis ce 5 novembre 1605, il est de tradition que les enfants en fassent éclater.

Partisan convaincu de l’absolutisme de droit divin, il en a lui-même établi la justification dans des ouvrages publiés avant son accession au trône d’Angleterre comme The true Lawe of free monarchies (1599).

À Londres, Jacques 1er veut renforcer son pouvoir en prenant appui sur la religion anglicane, qui fait du roi le chef de l’Église nationale. Il en vient à persécuter les catholiques et les puritains. Ces derniers commencent à émigrer en masse vers le Nouveau Monde.

Par la Conspiration des poudres, les catholiques, quant à eux, tentent mais en vain de se débarrasser du roi.

Dans les dix dernières années de son règne, Jacques 1er accroît les haines contre sa personne en accordant sa confiance à un courtisan, le beau George Villiers.

5 novembre 1605,la conspiration des poudres:ici exécution des conspirateurs un an plus tard!
5 novembre 1605,la conspiration des poudres:ici exécution des conspirateurs un an plus tard!

Chargé de négocier le mariage du prince de Galles, le futur Charles 1er, avec une infante espagnole, Buckhingham scandalise la cour de Madrid par son 

 comportement, fait échouer le projet de mariage et, qui plus est, entraîne son pays dans un conflit avec l’Espagne.

C’est dans ce climat délétère que meurt le roi Jacques 1er, le 27 mars 1625. Les Anglais reportent sur son fils, Charles 1er, l’espoir d’un redressement de la monarchie. Ils vont aller de déception en déception.

Le complot

Le complot put avoir lieu grâce à la prise de conscience par les autorités protestantes anglaises et par les récusants catholiques que l’Espagne avait beaucoup trop de dettes et se battait sur de trop nombreux fronts pour pouvoir aider les catholiques anglais. Tout espoir de reconnaissance du catholicisme s’évanouit avec la conférence de Hampton Court, en 1604, lorsque Jacques Ier s’attaqua aux puritains extrémistes et aux catholiques. Les conspirateurs réalisèrent qu’ils n’obtiendraient pas d’aide de l’extérieur s’ils ne passaient pas à l’action. Fawkes et ses complices purent louer une cave sous la Chambre des Lords, ce qui leur facilita beaucoup la tâche (ils avaient dans un premier temps envisagé de construire une galerie sous le Parlement). Cette entreprise aurait été beaucoup plus compliquée, car il aurait fallu évacuer la terre sans être aperçus. En mars 1605, ils avaient stocké 1 800 livres (670 kilogrammes) de poudre dans la cave, en vue de la faire exploser lorsque le Parlement réuni serait au complet. Les conspirateurs prévoyaient ensuite d’enlever la princesse Elizabeth (plus tard Elizabeth de Bohême, la « Reine d’hiver »). Quelques conspirateurs s’inquiétèrent de la présence de certains catholiques au Parlement : leurs coreligionnaires se trouvaient en danger de mort. Un des conspirateurs écrivit une lettre d’avertissement à William Parker, quatrième Baron Monteagle, qui la reçut le 26 octobre. Les conspirateurs apprirent l’existence de la lettre le lendemain, mais ils décidèrent de ne pas modifier leurs plans après que Fawkes se fut assuré que rien n’avait été touché dans la cave. Lord Monteagle était suspicieux, et il envoya la lettre au secrétaire d’État qui lança une recherche sur les caves se trouvant sous la Chambre des Lords. Fawkes fut découvert et arrêté dans la cave au matin du 5 novembre alors qu’il s’apprêtait à mettre le feu à trente-six barils de poudre.

Le fameux masque de Guy Fawkes.
Le fameux masque de Guy Fawkes.

Par autorisation spéciale du Roi, il fut torturé pendant les jours suivants et révéla le nom de ses complices (qui étaient soit morts, soit connus des autorités). Certains s’étaient enfuis au Warwickshire où ils furent capturés ou tués. Le 31 janvier, Fawkes et ses complices encore vivants furent jugés à Westminster Hall. Jugé pour haute trahison, il fut condamné à être pendu, étripé puis coupé en morceaux (Hanged, drawn and quartered). Toutefois, bien qu’affaibli par les tortures qu’il avait subies sur le chevalet de la tour de Londres, Guy Fawkes s’échappa brièvement des mains de son bourreau, se brisa le cou et mourut le 31 janvier 1606 avant que la pendaison  ait mis fin à ses souffrances.

Guy Fawkes restera à jamais  inscrit dans l’histoire des Humains de la Terre,comme l’un des plus courageux et des plus déterminés « Combattants de la Liberté »!Aussi ,pour faire suite à l’article,je suggère que nous commémorions cet événement et cet homme à chaque année à partir du 5 novembre 2015.

Merci de m’avoir lu et d’encourager la Lutte pour la Liberté des Hommes et des Femmes de cette Planète qui  sont menacé par le Nouvel Ordre Mondial et le néolibéralisme.

http://michelduchaine.com/2015/11/06/videoen-memoire-de-guy-fawkes-et-de-la-conspiration-des-poudres/

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Bienvenue à tous dans notre événement Facebook: En Mémoire de la conspiration des Poudres

Le défi haïtien…souhaité par tous et pour tous

Faites  partie du défi haïtien actuel:joingnez-vous  à notre groupe d'études su Facebook!
Faites partie du défi haïtien actuel:joingnez-vous à notre groupe d’études su Facebook!

 

L’histoire constitutionnelle et politique de la République d’Haïti depuis 1804 apparaît à l’observateur comme une course éperdue vers la recherche d’une identité étatique. Celle-ci se comprend comme l’effort d’adaptation d’un cadre juridique moderne aux conditions particulières d’une société surgie brutalement de la colonisation où la cohésion nationale s’est heurtée en permanence aux appétits de pouvoir et à une tribalisation du champ politique.

Les jugements et les analyses n’ont pas manqué sur les caractères de la société haïtienne depuis l’indépendance. Haïti reste à bien des égards une énigme pour les juristes et les politologues.

Issue de la Révolution française, sœur révolutionnaire des Etats Unis d’Amérique, mère protectrice des mouvements d’émancipation d’Amérique Centrale et du Sud, Haïti empruntera à chacune de ces sphères politiques des plans entiers de leur architecture politique sans pour autant parvenir à une construction durable.

De la Révolution française et de l’esprit des Lumières, les Haïtiens hériteront un certain goût pour le rationalisme juridique sans prendre en considération les rapports de force sociaux. Les propos suivants du doyen Hauriou sont d’une pénétrante vérité et peuvent sans trop de risque être transposés dans l’ancienne colonie de Saint-Domingue: “ Cette instabilité constitutionnelle de la France qui tranche avec la stabilité de certains autres pays… s’explique par ses remous d’une révolution violente qui ayant renouvelé à la fois toutes les institutions politiques et sociales, n’a pas pu du premier coup trouver l’équilibre véritable des forces nouvelles qu’elle avait déchaînées aux prises avec les forces anciennes inhérentes à toutordre social”.

La comparaison entre la France et Haïti ne manque pas d’intérêt. Les deux sociétés connaissent des transformations radicales de l’ordre économique, sociale et politique au nom des idéaux de liberté, bien que l’une se fasse contre l’autre. Elles subissent la même instabilité au sortir de la Révolution même si en France, en raison de la plus longue fermentation historique et du développement effectif du capitalisme, les excès ont vite été jugulés et les compromis se sont imposés plus rapidement. Il n’empêche que toute cette période d’instabilité est marquée dans un cas comme dans l’autre du mythe constitutionaliste consistant à conférer à un simple acte juridique (la Constitution) des vertus fondatrices alors qu’il ne fait que traduire la réalité des rapports de force. En outre, il importe de préciser que les forces anciennes dont parle Hauriou, n’existent que virtuellement en Haïti, après la déroute de l’armée de Leclerc, ce qui n’est pas le cas en France.

Des Etats-Unis, si proches et si suspects, les constitutionalistes haïtiens adopteront la grande ligne du système présidentiel, rejetant par la même occasion le parlementarisme. La Constitution des Etats Unis, pourtant fondée sur la séparation des pouvoirs et la surveillance de chacun par les autres, confère une prééminence au législatif, mais au moment où la charte entre dans le troisième siècle de son existence, l’exécutif occupe le devant de la scène en profitant des prérogatives que lui délègue le Congrès ou dont celui-ci n’use pas.”

Cette appréciation sur le système politique américain explique à merveille le glissement qui s’opère du régime présidentiel vers le présidentialisme. Celui-ci sévira en Amérique du Sud en général et en Haïti en particulier. Le rôle du pouvoir législatif et la réelle séparation des pouvoirs conditionnent le fonctionnement démocratique à Washington et les limites opposées au locataire de la Maison Blanche, tandis que les importateurs de ce système n’en auront retenu que l’importance et le prestige de la fonction présidentielle. Cette tendance que l’on retrouve sur tout le continent sud américain prendra une forme spécifique en Haïti où les nouvelles élites seront projetées brutalement dans l’arène enivrante du pouvoir sans vision globale de la société nouvelle à édifier. On passa alors très vite à une forme patrimoniale de la détention et de l’exercice du pouvoir qui va faire de la République d’Haïti le champ de bataille des appétits et des revanches.

Bien qu’ayant précédé le train des indépendances d’Amérique centrale et du sud, Haïti n’en reste pas moins identifiable à cette région sur certains aspects. L’analyse en termes géostratégique révèle, s’il en était besoin, qu’elle fait partie au même titre que le Salvador ou le Honduras de “ l’arrière-cour ” des Etats-Unis, baignant en plein dans “ la Méditerranée américaine ”. Ainsi comprend-on les motifs véritables de l’occupation américaine de 1915 à 1943. Mais par delà cette emprise directe, il est une constante que l’on retrouve dans toute l’Amérique “ sub-étasunienne ”, c’est le militarisme.

Haïti n’y échappera pas et on peut mieux le comprendre à partir de cette approche faite par Alain Destexhe : “ L’histoire mouvementée de l’Amérique centrale a engendré le militarisme. La construction de l’État au Guatemala et au Salvador est inséparable de la création d’armées modernes. Très tôt, l’armée s’est vue confier des fonctions qui ne la prédisposaient pas à la neutralité dans la conduite des affaires: centraliser le pouvoir, contrôler l’ensemble du territoire et intégrer les différentes composantes ethniques et sociales dans l’ensemble national”. Formée à l’école américaine pendant l’occupation, l’armée haïtienne deviendra très vite un régulateur politique et un bras séculier du pouvoir dont le rôle a été décrit par Kern Delince dans son ouvrage Armée et politique en Haïti. Il met notamment en évidence une différence essentielle avec les régimes d’Amérique centrale, l’absence de projet politique autonome. Le militarisme haïtien prend avant tout une forme prétorienne en ce sens que l’armée se veut le garant d’une élite au pouvoir. Kern Delince peut noter à ce propos “ Les ferments d’instabilité inhérents au fonctionnement du système suscitent des crises récurrentes qui risquent d’entraîner une situation anarchique ou chaotique. Pour suppléer à la carence du pouvoir, largement débordé, l’armée intervient presque à son corps défendant et impose son arbitrage aux multiples factions antagonistes. Elle le fait parce qu’elle est consciente de l’efficacité des moyens coercitifs à sa disposition, pénétrée de sa vocation de maintien de l’ordre et résolue à empêcher une évolution qu’elle considère néfaste pour le pays”.

Les trois aspects évoqués ci dessus expliquent en grande partie le mal être de la République haïtienne d’aujourd’hui et le souci des constituants de 1987 de mettre en place les instruments institutionnels permettant de corriger la malformation congénitale de l’Etat haïtien et d’endiguer toutes tendances à la “ macoutisation ” qui pourrait se faire jour. Le système politique haïtien s’est constitué depuis l’indépendance autour d’un mimétisme constitutionnel d’inspiration multiple (France, Etats-Unis), ayant pour vocation de fonder l’Etat sans y parvenir complètement en raison de l’instabilité générée par la “ patrimonialisation ” du pouvoir s’appuyant sur une armée prétorienne. Ce système a existé sous différentes formes depuis 1804 et a façonné l’espace politique haïtien de façon perceptible.

Le “ déchoukaj ” de 1986 a constitué de ce point de vue une révolution en ce sens que les événements qui ont conduit au 7 février 1986 tranche d’avec les habituels processus de changement “ dynastiques ” qui avaient jalonné l’histoire haïtienne.

Par Eddy  Africah Dorsainville

Livre numérique: Comment on écrit l’histoire

 

 

 

 

 

 

 

 

Paul Veyne histoire

Comment écrit-on l’histoire ? Les historiens contemporains,plus que leurs prédécesseurs, ont sur leur travail une attitude réflexive. Ils observent,mettent en question et étudient leurs méthodes et leurs finalités presque autant qu’ils observent, mettent en question et étudient la matière et la forme de  cette histoire qu’ils se donnent pour tâche de connaître et de faire connaître. L’histoire, celle qui est « histoire de… » en effet n’existe pas en elle même ; elle est le produit d’une activité humaine, en l’occurrence d’historiens qu’ils soient des historiens officiels et conscients ou des historiens tels que peuvent l’être les hommes qui dans leur vie sociale pensent et parlent de leur passé et de leur présent.

Dans le monde historique, tout se donne comme histoire et rien ne se donne comme histoire : des choix, des constructions et reconstructions, des points de vue, des questionnements restent toujours à faire pour donner forme à ce qui est en soi chaos informel. Pour autant l’histoire est-elle subjective et arbitraire, foncièrement relativiste ? L’historien Paul Veyne, dans l’extrait suivant, réfléchissant sur son métier, dégage les principaux principes de sa méthode, autour de la « construction d’intrigues ».

Étant donné les proximités et les affinités pour certains, les rivalités et les concurrences pour d’autres, entre histoire et sociologie, le sociologue aura profit à voir en quoi sa propre méthode est en homologie et/ou en divergence avec celle de l’historien; mais, sachant cependant que l’un et l’autre travaillent sur les mêmes objets, les faits sociaux humains, il faudra aussi méditer sur la complémentarité méthodologique entre la sociologie et l’histoire. (Dans ce cadre, on rapprochera notamment ce texte et celui de Jean-Claude Passeron intitulé « Les limites de la généralisation sociologique ou la sociologie entre histoire et expérimentation. »).

Si tout ce qui est arrivé est également digne de l’histoire, celle-ci ne devient-elle pas un chaos ?

Comment un fait y serait-il plus important qu’un autre? Comment tout ne se réduit-il pas à une grisaille d’événements singuliers? La vie d’un paysan nivernais vaudrait celle de Louis XIV; ce bruit de klaxons qui monte en ce moment de l’avenue vaudrait une guerre mondiale… Peut-on échapper à l’interrogation historiste ? Il faut qu’il y ait un choix en histoire, pour échapper à l’éparpillement en singularités et à une indifférence où tout se vaut.

La réponse est double. D’abord l’histoire ne s’intéresse pas à la singularité des événements individuels,mais à leur spécificité (…) ; ensuite les faits,

comme on va voir, n’existent pas comme autant de grains de sable. L’histoire n’est pas un déterminisme atomique: elle se déroule dans notre monde, où effectivement une guerre mondiale a plus d’importance qu’un concert de klaxons; à moins que – tout est possible – ce concert ne déclenche lui-même une guerre mondiale; car les « faits » n’existent pas à l’état isolé: l’historien les trouve tout organisés en ensembles où ils jouent le rôle de causes, fins, occasions,hasards, prétextes, etc. Notre propre existence, après tout, ne nous apparaît pas comme une grisaille d’incidents atomiques; elle a d’emblée un sens, nous la comprenons ; pourquoi la situation de l’historien serait-elle plus kafkaïenne ? L’histoire est faite de la même substance que la vie de chacun de nous.

L'Archiduc François-Ferdinand d'Autriche-Hongrie est ici re¸u par  le premier-ministre Bismark ,en Allemagne...un peu avant son voyage < Sarajevo  ,en Serbie. L'assassinat de l'archiduc par la société secrète de la Main Noire va provoquer  l'étincelle de la Première Guerre Mondiale.
L’Archiduc François-Ferdinand d’Autriche-Hongrie est ici re¸u par le premier-ministre Bismark ,en Allemagne…un peu avant son voyage < Sarajevo ,en Serbie.
L’assassinat de l’archiduc par la société secrète de la Main Noire va provoquer l’étincelle de la Première Guerre Mondiale.

Les faits ont donc une organisation naturelle, que l’historien trouve toute faite, une fois qu’il a choisi son sujet, et qui est inchangeable : l’effort du travail historique consiste justement à retrouver cette organisation: causes de la guerre de 1914, buts de guerre des belligérants, incident de Sarajevo; les limites de l’objectivité des explications historiques se ramènent en partie au fait que chaque historien parvient à pousser plus ou moins loin l’explication. À l’intérieur du sujet choisi, cette organisation des faits leur confère une importance relative: dans une histoire militaire de la guerre de 1914, un coup de main aux avant-postes importe moins qu’une offensive qui occupa à juste raison les grands titres des journaux; dans la même histoire militaire, Verdun compte davantage que la grippe espagnole. Bien entendu, dans une histoire démographique, ce sera l’inverse. Les difficultés ne commenceraient que si l’on s’avisait de demander lequel, de Verdun et de la grippe, compte le plus absolument, du point de vue de l’Histoire. Ainsi donc: les faits n’existent pas isolément,mais ont des liaisons objectives; le choix d’un sujet d’histoire est libre, mais, à l’intérieur du sujet choisi, les faits et leurs liaisons sont ce qu’ils sont et nul n’y pourra rien changer; la vérité historique n’est ni relative, ni inaccessible comme unineffable au-delà de tous les points de vue, comme un « géométral ».

La notion d’intrigue

Les faits n’existent pas isolément, en ce sens que le tissu de l’histoire est ce que nous appellerons une intrigue, un mélange très humain et très peu « scientifique» de causes matérielles, de fins et de hasards; une tranche de vie, en un mot, que l’historien découpe à son gré et où les faits ont leurs liaisons objectives et leur importance relative: la genèse de la société féodale, la politique méditerranéenne de Philippe II ou un épisode seulement de cette politique, la révolution galiléenne.

Le mot d’intrigue a l’avantage de rappeler que ce qu’étudie l’historien est aussi humain qu’un drame ou un roman, Guerre et Paix ou Antoine et Cléopâtre. Cette intrigue ne s’ordonne pas nécessairement selon une suite chronologique: comme un drame intérieur, elle peut se dérouler d’un plan à l’autre; l’intrigue de la révolution galiléenne mettra Galilée aux prises avec les cadres de pensée de la physique au début du XVIIe siècle, avec les aspirations qu’il sentait vaguement en lui-même, avec les problèmes et références à la mode, platonisme et aristotélisme, etc. L’intrigue peut donc être coupe transversale des différents rythmes temporels, analyse spectrale: elle sera toujours intrigue parce qu’elle sera humaine, sublunaire, parce qu’elle ne sera pas un morceau de déterminisme.

Une intrigue n’est pas un déterminisme où des atomes appelés armée prussienne culbuteraient des atomes appelés armée autrichienne; les détails y prennent donc l’importance relative qu’exige la bonne marche de l’intrigue. Si les intrigues étaient de petits déterminismes, alors, quand Bismarck expédie la dépêche d’Ems, le fonctionnement du télégraphe serait détaillé avec la même objectivité que la décision du chancelier et l’historien aurait commencé par nous expliquer quels processus biologiques avaient amené la venue au monde du même Bismarck. Si les détails ne prenaient pas une importance relative, alors, quand Napoléon donne un ordre à ses troupes, l’historien expliquerait chaque fois pourquoi les soldats lui obéissaient (on se souvient

que Tolstoï pose le problème de l’histoire à peu près en ces termes dans Guerre et Paix).

Il est vrai que, si une fois les soldats avaient désobéi, cet événement aurait été pertinent, car le cours du drame aurait été changé. Quels sont donc les faits qui sont dignes de susciter l’intérêt de l’historien?

Tout dépend de l’intrigue choisie; en lui-même, un fait n’est ni intéressant, ni le contraire. Est-il intéressant pour un archéologue d’aller compter le nombre de plumes qu’il y a sur les ailes de la Victoire de Samothrace? Fera-t-il preuve, ce faisant, d’une louable rigueur ou d’une superfétatoire acribie ? Impossible de répondre, car le fait n’est rien sans son intrigue; il devient quelque chose si l’on en fait le héros ou le figurant d’un drame d’histoire de l’art où l’on fera se succéder la tendance classique à ne pas mettre trop de plumes et à ne pas fignoler le rendu,la tendance baroque à surcharger et à fouiller le détail et le goût qu’ont les arts barbares de remplir le champ avec des éléments décoratifs.

L'empereur Napoléon Bonaparte pardonnant aux rebelles du Caire. Ce dessin exprime bien la magnanimité d'un grand homme d'état. Dans quel livre d'histoire retrouverez vous ce détail du respect  de la vie humaine dans les coutumes de l'empereur après une victoire? ...Dans  aucun écrit par les vainqueurs de Waterloo!
L’empereur Napoléon Bonaparte pardonnant aux rebelles du Caire.
Ce dessin exprime bien la magnanimité d’un grand homme d’état.
Dans quel livre d’histoire retrouverez vous ce détail du respect de la vie humaine dans les coutumes de l’empereur après une victoire? …Dans aucun écrit par les vainqueurs de Waterloo!

Remarquons que, si notre intrigue de tout à l’heure n’avait pas été la politique internationale de Napoléon, mais la Grande Armée, son moral et ses

attitudes, l’ordinaire obéissance des grognards aurait été événement pertinent et nous aurions eu à en dire le pourquoi. Seulement il est difficile d’additionner les intrigues et de totaliser: ou bien Néron est notre héros et il lui suffira de dire «Gardes, qu’on m’obéisse », ou bien les gardes sont nos héros et nous écrirons une autre tragédie; en histoire comme au théâtre, tout montrer est impossible, non pas parce qu’il faudrait trop de pages, mais parce qu’il n’existe pas de fait historique élémentaire, d’atome événementiel. Si on cesse de voir les événements dans leurs intrigues, on est aspiré par le gouffre de l’infinitésimal. Les archéologues le savent bien: vous découvrez un bas-relief un peu fruste qui représente une scène dont la signification vous échappe; comme la meilleure photographie ne peut pas remplacer une bonne description, vous entreprenez de le décrire. Mais quels détails faut-il mentionner,quels autres passer sous silence? Vous ne pouvez le dire, puisque vous ne comprenez pas ce que font les figures de la scène. Et pourtant vous prévoyez que tel détail, insignifiant à vos yeux, fournira la clé de la scène à un confrère plus ingénieux que vous: cette légère inflexion à l’extrémité d’une sorte de cylindre que vous prenez pour un bâton le fera penser à un serpent; c’est bien un serpent que tient la figure, laquelle est donc un génie…Alors, dans l’intérêt de la science, tout décrire? Essayez (…)

Structure du champ événementiel

Les historiens racontent des intrigues, qui sont comme autant d’itinéraires qu’ils tracent à leur guise à travers le très objectif champ événementiel (lequel est divisible à l’infini et n’est pas composé d’atomes événementiels) ; aucun historien ne décrit la totalité de ce champ, car un itinéraire doit choisir et ne peut passer partout; aucun de ces itinéraires n’est le vrai, n’est l’Histoire. Enfin, le champ événementiel ne comprend pas des sites qu’on irait visiter et qui s’appelleraient événements: un événement n’est pas un être, mais un croisement d’itinéraires possibles.

Considérons l’événement appelé guerre de 1914, ou plutôt situons-nous avec plus de précision: les opérations militaires et l’activité diplomatique; c’est un itinéraire qui en vaut bien un autre. Nous pouvons aussi voir plus largement et déborder sur les zones avoisinantes: les nécessités militaires ont entraîné une intervention de l’État dans la vie économique, suscité des problèmes politiques et constitutionnels, modifié les moeurs, multiplié le nombre des infirmières et des ouvrières et bouleversé la condition de la femme… Nous voilà sur l’itinéraire du féminisme, que nous pouvons suivre plus ou moins loin. Certains itinéraires tournent court (la guerre a eu peu d’influence sur l’évolution de la peinture, sauf erreur) ; le même « fait », qui est cause profonde sur un itinéraire donné, sera incident ou détail sur un autre. Toutes ces liaisons dans le champ événementiel sont parfaitement objectives. Alors, quel sera l’événement appelé guerre de 1914 ? Il sera ce que vous en ferez par l’étendue que vous donnerez librement au concept de guerre: les opérations diplomatiques ou militaires, ou une partie plus ou moins grande des itinéraires qui recoupent celui-ci. Si vous voyez assez grand, votre guerre sera même un « fait social total ».

Les événements ne sont pas des choses, des objets consistants, des substances; ils sont un découpage que nous opérons librement dans la réalité, un

agrégat de processus où agissent et pâtissent des substances en interaction, hommes et choses. Les événements n’ont pas d’unité naturelle; on ne peut, comme le bon cuisinier du Phèdre, les découper selon leurs articulations véritables, car ils n’en ont pas.

Toute simple qu’elle soit, cette vérité n’est cependant pas devenue familière avant la fin du siècle dernier et sa découverte a produit un certain choc;

on a parlé de subjectivisme, de décomposition de l’objet historique. Ce qui ne peut guère s’expliquer que par le caractère très événementiel de l’historiographie jusqu’au XIX » siècle et par l’étroitesse de sa vision; il y avait une grande histoire, surtout politique, qui était consacrée, il y avait des événements « reçus ». L’histoire non-événementielle a été une sorte de télescope qui, en faisant apercevoir dans le ciel des millions d’étoiles autres que celles que connaissaient les astronomes antiques, nous ferait comprendre que notre découpage du ciel étoilé en constellations était subjectif.

Les événements n’existent donc pas avec la consistance d’une guitare ou d’une soupière. Il faut alors ajouter que, quoi qu’on dise, ils n’existent pas non plus à la manière d’un « géométral » ; on aime à affirmer qu’ils existent en eux-mêmes à la manière d’un cube ou d’une pyramide: nous ne voyons jamais un cube sous toutes ses faces en même temps, nous n’avons jamais de lui qu’un point de vue partiel; en revanche, nous pouvons multiplier ces

points de vue. Il en serait de même des événements: leur inaccessible vérité intégrerait les innombrables points de vue que nous prendrions sur eux et qui auraient tous leur vérité partielle. Il n’en est rien; l’assimilation d’un événement à un géométral est trompeuse et plus dangereuse que commode (…)

Définition de la connaissance historique

 Nous parvenons ainsi à une définition de l’histoire. De tout temps, les historiens ont senti que l’histoire se rapportait à l’homme en groupe plutôt qu’à l’individu, qu’elle était histoire des sociétés, des nations, des civilisations, voire de l’humanité, de ce qui est collectif, au sens le plus vague du mot; qu’elle ne s’occupait pas de l’individu comme tel ; que, si la vie de Louis XIV était de l’histoire, celle d’un paysan nivernais sous son règne n’en était pas ou n’était que du matériau pour l’histoire. Mais le difficile est d’arriver à une définition précise; l’histoire est-elle la science des faits collectifs, qui ne se ramèneraient pas à une poussière de faits individuels? La science des sociétés humaines? De l’homme en société?

Mais quel historien, ou quel sociologue, est capable de séparer ce qui est individuel de ce qui est collectif, ou même d’attacher un sens à ces mots? La distinction de ce qui est historique et de ce qui ne l’est pas ne s’en fait pas moins immédiatement et comme d’instinct. Pour voir combien sont approximatifs ces essais de définition de l’histoire qu’on multiplie et rature successivement, sans avoir jamais l’impression qu’on est « tombé juste », il suffit de chercher à les préciser. Science de quel genre de sociétés? La nation tout entière, voire l’humanité? Un village?Au moins toute une province? Un groupe de bridgeurs? Étude de ce qui est collectif : l’héroïsme l’est-il?

Le fait de se tailler les ongles? L’argument du sorite trouve ici son véritable emploi, qui est de dénoncer comme mal posé tout problème où il peut

être employé. En fait, la question ne se pose jamais ainsi; quand nous sommes en présence d’une singularité venue du passé et que tout à coup nous la

comprenons, il se produit dans notre esprit un déclic qui est d’ordre logique (ou plutôt ontologique) et non sociologique: nous n’avons pas trouvé du collectif ou du social, mais bien du spécifique, de l’individualité compréhensible. L’histoire est la description de ce qui est spécifique, c’est-à-dire compréhensible, dans les événements humains.

Dès qu’elle n’est plus valorisée, la singularité s’efface, parce qu’elle est incompréhensible. Parmi les quatre-vingt-dix mille épitaphes d’illustres inconnus que contient le corpus des inscriptions latines, voici celle d’un nommé Publicius Eros, qui naquit, mourut et épousa entre-temps une de ses affranchies; paix à ses cendres et qu’il retombe au néant de l’oubli: nous ne sommes pas des romanciers et notre métier n’est pas de nous pencher sur Dupont pour l’amour de Dupont et pour attacher le lecteur à Dupont.

Seulement il se trouve que nous pouvons sans trop de peine comprendre pourquoi Publicius avait épousé une de ses affranchies; ancien esclave public

lui-même (nous dirions employé municipal), comme le révèle son nom, il s’est marié dans son milieu; son affranchie devait être depuis longtemps

sa concubine et il ne l’a affranchie que pour avoir une compagne digne de lui. II a pu aussi avoir les mobiles les plus personnels de le faire: elle était

peut-être la femme de sa vie ou la beauté locale la plus renommée… Aucun de ces mobiles ne serait singulier, tous s’inscrivent dans l’histoire sociale, sexuelle et conjugale de Rome: le seul fait indifférent

pour nous – mais capital pour son entourage – est que Publicius était lui-même et pas un autre; au lieu d’être centré sur l’attachante personnalité de ce Dupont romain, notre roman vrai éclate en une série d’intrigues anonymes: esclavage, concubinat, intermariages, motivations sexuelles dans le choix d’une épouse; tout Publicius s’y retrouvera, mais mis en pièces: il n’y aura perdu que sa singularité, dont il n’y a justement rien à dire. Aussi les événements historiques ne se confondent-ils jamais avec le cogito d’un individu et c’est pourquoi l’histoire est connaissance par traces (…). II faut seulement ajouter que, dépeçant Publicius en intrigues, nous écarterons les vérités universelles (l’homme est sexué, le ciel est bleu), car l’événement est différence. Est historique ce qui n’est pas universel et ce qui n’est pas singulier. Pour que ce ne soit pas universel, il faut qu’il y ait différence ; pour que ce ne soit pas singulier, il faut que ce soit spécifique, que ce soit compris, que cela renvoie à une intrigue. L’historien est le naturaliste des événements; il veut connaître pour connaître, or il n’y a pas de science de la singularité.

Savoir qu’il a existé un être singulier dénommé Georges Pompidou n’est pas de l’histoire, tant qu’on ne peut pas dire, selon les mots d’Aristote, «

ce qu’il a fait et ce qui lui est arrivé », et, si on peut le dire, on s’élève par là même à la spécificité (…)

Nelson Mandela est un franc maçon bien connu...et illuminati.
Nelson Mandela est un franc maçon bien connu…et illuminati.Quel livre d’histoire d’Afrique du Sud va oser publier cette vérité?

L’histoire n’est pas individualisante

L’histoire n’est pas rapport aux valeurs; par ailleurs, elle s’intéresse à la spécificité des événements individuels plutôt qu’à leur singularité. Si donc elle est idiographique, si elle raconte les événements dans leur individualité, la guerre de 1914 ou celle du Péloponnèse, et non le phénomène-guerre, ce n’est pas par goût esthétique de l’individualité ou par fidélité au souvenir: c’est faute de pouvoir faire mieux; elle ne demanderait qu’à devenir nomographique, si la diversité des événements ne rendait impossible cette mutation. Nous avons vu au premier chapitre que la singularité n’est pas un privilège que les faits historiques auraient sur les faits physiques: ces derniers ne sont pas moins singuliers. Or la dialectique de la connaissance est sous-tendue par une mystérieuse loi d’économie de l’effort. En vertu de cette loi, si les révolutions des peuples étaient aussi entièrement

réductibles à des explications générales que les phénomènes physiques, nous ne nous intéresserions plus guère à leur histoire: seules nous importeraient les lois qui régissent le devenir humain; satisfaits de savoir par elles ce qu’est l’homme, nous laisserions tomber les anecdotes historiques; ou bien nous ne nous intéresserions à elles que pour des raisons sentimentales, comparables à celles qui nous font cultiver,à côté de la grande histoire, celle de notre village ou des rues de notre ville. Malheureusement, les événements historiques ne sont pas comprimables en généralités; ils ne se ramènent que très partiellement à des types et leur succession n’est pas davantage orientée vers quelque fin ou dirigée par

des lois de nous connues; tout est différence et il faut tout dire. L’historien ne peut imiter le naturaliste, qui ne s’occupe que du type et ne se soucie pas de décrire singulièrement les représentants d’une même espèce animale. L’histoire est une science idiographique, non de notre fait et pour le goût que nous aurions pour le détail des événements humains, mais du fait de ces événements eux-mêmes,qui persistent à garder leur individualité.

 

 

Le silence médiatique sur:…l’effondrement des plaques tectoniques

 

 

 

 

Les plaques tectoniques s’effondrent sous le Pakistan et l’Indonésie – une baisse de 20 pieds des berges de Java confirmée par Google Satellite epuis le début de 2011.

Les plaques tectoniques sur Terre.
Les plaques tectoniques sur Terre.

 

L’Anneau de Feu des tremblements de terre en éruption sur le plan sismique du 29 décembre 2004, lors séisme de 9,3 de Sumatra qui a déclenché le tsunami de l’océan Indien qui a tué jusqu’à 250,000 personnes

Le 17 janvier 2011, il a été signalé que les 17,500 îles de l’Indonésie étaient inondées. Ici, sur les îles de Java, la plus grande région du quatrième pays le plus densément peuplé et la plus grande population musulmane du monde. Ces inondations ne semblent pas inhabituelles, mais, certains experts ont signalé qu’il n’y avait aucune raison pour ces inondations qui pourrait expliquer la submersion d’une si grande zone peuplée le long du littoral marin.

Il est vrai qu’il y a eu deux semaines de pluie dans les régions montagneuses du mont Mandiri. Pourtant, le directeur général des services sociaux NTT, Piter Manuk, a admis que quelque chose était inhabituel. Comme il l’a déclaré :

« La panique des résidents a été déclenchée par l’arrivée du déluge qui n’est pas considéré comme raisonnable, car il n’y a aucun affluent qui traversent ces zones résidentielles et, pour la première fois, ceci s’est produit dans l’histoire de la catastrophe de East Flores. »

 

Le Bangla Desh est continuellement en problèmes climatiques.
Le Bangla Desh est continuellement en problèmes climatiques.

Des chercheurs sur les changements terrestres vérifiant avec Google Satellite a soudainement révélé que quelque chose clochait. L’île de Java, en Indonésie, a récemment été reconfigurée. Ce qui avait été passé totalement sous silence sur les nouvelles internationales les regardait maintenant directement dans les yeux, l’île de Java, dans la région centrale de l’Indonésie, était littéralement en train de couler. Le long du littoral, des villages près de l’océan étaient maintenant sous l’eau.
Selon les rapports locaux, il n’y a aucune inondation à cause d’une rivière en crue, ni de tsunami ou de vagues meurtrières qui se sont écrasée le long du littoral. Les images confirment tous une submersion cohérente 20 pieds de l’île de Java en Indonésie. Donc qu’est-ce qui se passe ?

Alors que le monde continue à vivre joyeusement sa routine, des événements étranges se produisent partout dans le monde entier. Des pluies torrentielles, les pires en 80 ans, ont frappé le Pakistan en juillet 2010. Les fortes pluies de la mousson dans les régions du Khyber Pakhtunkhwa, du Sindh, du Pendjab et du Baloutchistan ont envoyé des déluges d’eaux de la vallée du bassin de l’Indus. Les eaux ont inondé les rives, pas totalement inconnu, mais, pendant que la pluie continuait, les inondations ont été calculées et quelque chose était très étrange. Il y avait plus d’eau que les pluies en avaient laissé tombé.

 

En Indonésie,de nombreux village font face < ce probl`me  ...depuis 2004
En Indonésie,de nombreux village font face < ce probl`me …depuis 2004

La culture de la vallée de l’Indus, qui date de 3000 avant notre ère, est une des plus anciennes régions culturelles du monde, en concurrence avec l’Egypte et la vallée de la Mésopotamie étant les premières. Comme toujours dans le passé, les eaux des inondations inondent tout puis se retirent vers les océans, mais, cette fois, quelque chose étrange se passait, les eaux ne retiraient pas.

Selon le gouvernement pakistanais, plus de 20 millions de personnes ont été touchées par les inondations qui ont balayé leurs maisons, leurs moyens de subsistance et les villes dans lesquelles ils vivaient. Même si seulement 2,000 personnes ont été tuées, le nombre de personnes touchées par les inondations, plus de 20 millions de personnes, était plus grand que le nombre total de personnes touchées par le tsunami de 2004 dans l’océan Indien, le tremblement de terre de 2005 au Cachemire et le tremblement de terre de 2010 d’Haïti.

Les pertes ont été astronomiques. Plus de 17 millions d’acres des plus belles terres agricoles les plus fertiles du Pakistan le long de l’Indus ont été submergés. Plus de 200,000 têtes de bétails ont été tuées. Non seulement la récolte de la saison 2010 ont-elles été détruites, mais, la majeure partie des agriculteurs n’a pas été en mesure de planter de nouvelles graines avant les délais des semis de l’automne suggérant que les pertes massives dans la production alimentaire pour la saison agricole de 2011 entraîneraient une augmentation des pertes catastrophiques. Les pertes de 2010 incluent :

• 700,000 acres de cultures de coton détruits,
• 200,000 acres de canne à sucre perdus,
• 200,000 acres de riz en ruine, plus
• 500,000 tonnes de blé stocké en ruines, tandis que
• 300,000 acres de fourrages et de céréales stockées détruits.

Ce qui est maintenant rapporté, les plaques tectoniques Indo-Australiennes ont commencé à basculer sur la région occidentale sur cette plaque tectonique où le Pakistan se trouve aujourd’hui. Par suite de l’affaissement du sol, les eaux en crue sont maintenant prises au piège. Ce que les nouvelles n’ont pas signalé, c’est que la majeure partie de cette région inondée ne sera jamais récupérée, car elle est maintenant en permanence sous l’eau dans le district du nouveau lac du Pakistan ; aucune maison, aucune ferme, aucune récolte, et maintenant la famine.

Le basculement de la plaque Indo-australienne provoque un ajustement dans les régions sub-océaniques aussi loin que la tranchée Kermadee Tonga lorsque le 3 septembre 2010, dans la tranchée sous-océanique qui passe directement sous la 3ième plus grande ville de la Nouvelle-Zélande, Christchurch, un séisme d’une magnitude de 7,4 a dévasté une grande partie de leur magnifique ville. Cet ajustement tectonique met de la pression sur une partie de la plaque eurasienne, poussant l’Indonésie vers le bas et cette nation insulaire a commencé à couler. Encore une fois, tout ceci n’a pas été signalé dans les nouvelles internationales.

Six mois plus tard, en décembre 2010, l’Observatoire Terrestre, exploité par la NASA, a admis qu’en comparant les images satellites du Pakistan de 2010 avec celles d’un an plus tôt, le niveau du Pakistan avait baissé de 10 pieds. Comme rapporté sur EarthObservatory :

« Par rapport à l’image acquise un an plus tôt, cependant, l’image de décembre 2010 montre l’étendue des inondations persistantes. Les dommages persistants dus aux inondations sont également apparents le long de la côte, autour de la ville de Thatta. Bien que l’image de décembre 2010 montre une amélioration remarquable sur les conditions de deux mois plus tôt, elle révèle également la persistance de poches d’eaux de crues qui n’existaient pas l’année précédente. »
Les changements tectoniques se produisent désormais à un rythme rapide.

1. Le Pakistan a officiellement perdu de l’élévation du terrain.
2. Bangkok, en Thaïlande, a aussi des difficultés à se débarrasser des eaux de crue.
3. Jakarta, en l’Indonésie, sur l’île de Java, continue à couler pendant que les routes et les terres le long des canaux de drainage s’effondrent.
4. Le Viêt-Nam est témoin d’une épidémie de trous d’éviers (sinkholes), une autre indication de la subduction des plaques tectoniques et terrestres.
5. Les plaques tectoniques des Philippines coulent maintenant avec des signalements d’inondations.

 

AUTRES INFORMATIONS:

Pour info, il existe sur Terre 11 plaques tectoniques, constituées de croûte continentale et océanique. Entre chaque plaque, il existe ce que l’on appelle des failles et dorsales sièges des plus formidables activités géologiques sur notre planète comme l’éruption des volcans, les tremblements de Terre. Les failles sont spécifiques aux continents. L’une des plus connues est la faille de San Andreas en Californie. Les dorsales sont plus spécifiques aux étendues aqueuses. La plus longue est constituée par la Dorsale de Reykjanes, la Dorsale de l’Atlantique Nord, et la Dorsale de l’Atlantique Sud. Cette longue formation d’étend d’un pôle à l’autre et déchire le fond de l’Atlantique en 2 parties.

Ces plaques ne sont pas immobiles. Elles bougent les unes par rapport aux autres. C’est ce qu’on appelle la tectonique des plaques. Elles ont pour effet, la création de relief, la provocation de séismes, parfois très violents, le déplacement de ces plaques. Ainsi, les plaques Eurasienne et Nord-américaine se déplacent l’une par rapport à l’autre de l’ordre de 2 cm chaque année.

Liste des plaques:

Plaque des Philippines;
Plaque indo-australienne;
Plaque Pacifique;
Plaque Coco;
Plaque Nazca;
Plaque Antarctique;
Plaque nord-américaine;
Plaque sud-américaine;
Plaque africaine;
Plaque arabique;
Plaque Eurasie.

Les effets des mouvements des plaques:

Comme déjà dit, les plaques bougent l’une par rapport à l’autre, créant de grands bouleversements pour la région. On peut répertorier ces mouvements en 3 catégories:

Divergence: les plaques s’éloignent l’une de l’autre, laissant passer le magma qui les sépare. C’est souvent dans ces régions que l’on va retrouver les volcans;

Convergence: les plaques vont se rapprocher l’une de l’autre. Cette convergence mène à 3 phénomènes distincts: la subduction, l’obduction et la collision.
-La subduction est le résultat de la plongée de la plaque la plus dense sous la plaque la moins dense. On y retrouve également des volcans assez nombreux.
-L’obdcution: la lithosphère marine est transportée sur un continent. Actuellement, il n’existe aucun cas d’obduction connu sur Terre.
-La collision est la rencontre entre 2 plaques qui vont former une chaîne de montagne. La collision entre la plaque Eurasienne et Indo-australienne a donné naissance à la chaîne de l’Himalaya;

Transcurrence: les plaques vont frotter l’une contre l’autre. Ce frottement a souvent pour conséquence des tremblements de Terre.

 

 

Source: destination-yisrael

Ré-écrire l’histoire:notre archéologie est censurée depuis le début

Une véritable cohabitation   .
Une véritable cohabitation aurait existée entre les dinosaures et les humains.Une civilisation avancée aurait vécue avant la nôtre .
« La liberté des chercheurs est un mythe et la neutralité scientifique n’existe pas » Pierre Bourdieu


Alors même que l’Homme pense être dans une démocratie à l’abri de tout type de censure, il est loin de se douter que sur des sites archéologiques, des objets historiques ne rentrant pas dans les normes de la théorie générale, sont écartés de la recherche scientifique.  Il y a un véritable tri sélectif qui se fait presque spontanément par la communauté scientifique. Les anomalies historiques qui existent en abondance, rentrent en contradiction avec notre vision darwiniste du passé.  Ainsi depuis plus d’un siècle, l’archéologie ne peut plus avancée car les scientifiques ne font plus attention à ces objets anachroniques.

Heureusement,  cette archéologie censurée est dénoncée par une poignée de scientifiques courageux qui ont affronté les critiques au péril de leur carrière. Voici une liste ici  (cliquer sur le lien) non exhaustive de ces vrais chercheurs en quête de la vérité sur nos origines.

Michael Cremo  témoigne:

«  Au cours des 150 dernières années les archéologues et anthropologues ont caché autant de fait qu’ils n’en n’ont mis à jour. »

Richard Thomson :

« On appelle cela le filtrage des connaissances. C’est une caractéristique fondamentale de la science et même de la nature humaine. L’homme a tendance à mettre de côté ce qui ne cadre pas. Les personnes ayant fait des études scientifiques n’en entendent généralement pas parler. C’est une autocensure qui se fait de manière spontanée au sein de la communauté scientifique « 

Jean Steen-Mackintyre :  » En 1966, on a découvert un site antique dont on a d’abord cru qu’il datait de  20 000 ans. On trouvait ca déjà très ancien. Mais quand on a finalement obtenue les datations avec plusieurs méthodes, le site s’est révélé vieux de  250 000 ans. Je m’en suis tenu aux datations. Je n’ai pas compris que cela pouvait compromettre ma carrière » Depuis ce jour toutes les portes professionnels lui sont restées closes. Le site a été fermé avec interdiction de reprendre les fouilles …

Si c’est pas de la censure ca !!

Les archéologues sont quasiment tous dans le même moule de pensée. Ils fondent leur théorie sur un cadre, n’osant pas pousser les limites de ce cadre.

Will Hart, journaliste d’investigation scientifique, dans son article « l’archéologie censurée »:

  »L’establishment scientifique tend à rejeter, à supprimer ou à ignorer les informations qui remettent en question les théories reçues, tout en discréditant ou en persécutant le messager. La science moderne est devenue un labyrinthe de filtres dressés pour promouvoir certaines théories orthodoxes, et pour éliminer les données préjugées inacceptables. les preuves et la qualité ne sont plus les principes directeurs; la conformité et les références au sein de la communauté établie ont remplacé l’objectivité, l’accessibilité et l’ouverture. »

Jean Steen-Mackintyre :  » En 1966, on a découvert un site antique dont on a d’abord cru qu’il datait de  20 000 ans. On trouvait ca déjà très ancien. Mais quand on a finalement obtenue les datations avec plusieurs méthodes, le site s’est révélé vieux de  250 000 ans. Je m’en suis tenu aux datations. Je n’ai pas compris que cela pouvait compromettre ma carrière » Depuis ce jour toutes les portes professionnels lui sont restées closes. Le site a été fermé avec interdiction de reprendre les fouilles …

Si c’est pas de la censure ca !!

Les archéologues sont quasiment tous dans le même moule de pensée. Ils fondent leur théorie sur un cadre, n’osant pas pousser les limites de ce cadre.

Will Hart, journaliste d’investigation scientifique, dans son article « l’archéologie censurée »:

  »L’establishment scientifique tend à rejeter, à supprimer ou à ignorer les informations qui remettent en question les théories reçues, tout en discréditant ou en persécutant le messager. La science moderne est devenue un labyrinthe de filtres dressés pour promouvoir certaines théories orthodoxes, et pour éliminer les données préjugées inacceptables. les preuves et la qualité ne sont plus les principes directeurs; la conformité et les références au sein de la communauté établie ont remplacé l’objectivité, l’accessibilité et l’ouverture. »

Pyramide Japon

Nous n’avons pas idée combien d’artéfacts ou de dates ont été qualifiés d’ « erreurs » et mis à l’écart ou égarés en « circulaires » pour ne jamais revoir le jour.

La tactique classique consistant à discréditer ceux qui osent douter ou remettre en cause les dogmes scientifiques en place a prouvé son efficacité. A chaque fois que quelqu’un ose parler d’une civilisation engloutie, il est écarté de la communauté scientifique.

Pourtant c’est souvent ceux qui sont considérés de fou qui le sont le moins. Prenons par exemple, Heinrich Schliemann le célèbre archéologue allemand qui découvrit le site antique de Troie. Au départ, personne ne le prenait au sérieux lorsqu’il disait : « la guerre de Troie a eu lieu ». De même aujourd’hui, les archéologues qui croient à l’existence de l’Atlantide ne sont pas reconnus par la communauté scientifique. Saviez-vous au juste que H. Schliemann avait commencé à enquêter sur l’Atlantide car il pensait que ce mythe était en réalité un fait historique, comme la ville de Troie !

N’est-ce pas légitime de douter de la théorie selon laquelle l’origine de l’évolution culturelle ne peut remonter au-delà de Sumer, 4.000 ans av. J.C ?

Le darwinisme n’est plus  une simple théorie mais c’est devenue un diktat scientifique.

Une question évidente se pose alors : Pourquoi l’archéologie est-elle censurée ? Est-ce par fainéantise, afin de ne pas reprendre toute l’Histoire à zéro, que les archéologues ne veulent pas révéler au public ces  anomalies archéologiques ? Ou bien est-ce parce qu’on veut nous cacher une vérité inimaginable ? Dire que des civilisations ont vécu avant le déluge est un blasphème scientifique… et pourtant cette théorie prend toute sa place si l’on prend l’ensemble des objets archéologiques sans faire de tri et sans trafiquer leur date de fabrication.

Galilée disait « le doute est le père de la création ? »… pourquoi aujourd’hui empêche-t-on les archéologues de douter de la théorie officielle ?

Dinosaures et humains

Russell Carlson, professeur de biochimie & biologie moléculaire, disait très justement :

« Limiter l’enseignement à une seule idée porte un préjudice aux étudiants parce que c’est inutilement restrictif, malhonnête, et intellectuellement myopique. »

Le mensonge historique est devenu un sport international ! Jean-François Revel commence son livre La connaissance inutile par la phrase suivante :

 «  La première de toutes les forces qui mènent le monde est le mensonge »

Et comme l’a si bien dit Jean-Jacques Rousseau    :

« La falsification de l’histoire a fait plus pour méconduire les hommes que n’importe quelle autre chose de l’humanité.

D'ou vient la civilisation engloutie au large de Cuba?
D’ou vient la civilisation engloutie au large de Cuba?

Christian Gérini :

La science joue elle-même plus qu’à son tour un rôle dans la censure, tant par ses formes propres de reconnaissance et d’expertise que par ses oukases, et nous aborderons donc aussi rapidement cet aspect. Au nom des paradigmes dominants, les tenants de la parole et de la reconnaissance associées à ces paradigmes peuvent exercer une autorité de censeurs parfois sans concession et sans pitié.

Il s’agit alors d’une privation de parole scientifique par les scientifiques eux-mêmes. Ce cas n’est évidemment pas à confondre avec celui des pseudo- scientifiques que nous avons mentionnés plus haut. Une science honorable, avérée et reconnue peut, lorsque ses règles de production du savoir ou du discours ne sont pas respectées, censurer le trublion de diverses manières. En le privant d’accès aux publications par exemple. En le désignant comme un charlatan, un pseudo-scientifique. En insistant sur les défauts de sa formation, l’absence de titres conférant le droit à la parole.