UNION EUROPÉENNE : LE LIVRE NOIR D’EMMANUEL MACRON

Dès dimanche soir, Emmanuel Macron devrait s’auto-proclamer meilleur représentant de l’Europe et de l’approfondissement de l’Union Européenne. En choeur, les médias parisiens devraient applaudir des deux mains à cette parfaite imposture. Nous examinons ici les dégâts européens et les défaites communautaires enregistrés par Emmanuel Macron depuis son arrivée au pouvoir. Ils montrent que la stratégie européenne de Macron est erronée et qu’elle conduit à l’abaissement de la France en Europe.

Dès ses premières semaines à l’Élysée, Macron a entamé une campagne pour l’approfondissement de l’Union Européenne. C’était le grand début d’une sorte d’incarnation auto-persuasive, selon laquelle ce meilleur représentant de l’énarchie était aussi le meilleur représentant du destin européen. De mois en mois, seuls les médias français perpétuent ce mythe, tant Emmanuel Macron a perdu sa crédibilité sur le continent et a nui à celle de la France à l’égal des piètres performances de François Hollande.

Le discrédit budgétaire français dans l’Union Européenne

Comme l’a indiqué la Commission Européenne encore cette semaine, la France est budgétairement « vulnérable ». Dans la pratique, l’incapacité de la France à se désendetter la discrédite au niveau européen.Ce handicap a tué dans l’oeuf l’objectif d’un budget stabilisateur de la zone euro imaginé par Emmanuel Macron dans son discours de la Sorbonne. Ce sujet semble définitivement enterré

Pire : la crise des Gilets Jaunes oblige désormais Emmanuel Macron à augmenter un déficit public déjà très supérieur à la cible tracée initialement. Les partenaires français n’ont pas de mots assez durs contre cet échec, qui explique en partie la défiance hollandaise dans l’affaire Air France – KLM

La taxophilie française échouée sur le mur des GAFA

Dans le même ordre d’idée, la France n’a pas fait mieux sur le dossier des GAFA, que Bruno Le Maire veut taxer depuis son arrivée à Bercy. Dans la pratique, cette obsession de régler des problèmes par des taxes, qui donne une image désuète de notre pays et rappelle combien l’énarchie est obsolescente, a isolé la France et l’a mise en marge du mouvement européen. Alors que la Commission se bat pour harmoniser la méthode de calcul de l’impôt sur les sociétés (et ainsi contrer les GAFA), la France a fait cavalier solitaire et n’a suscité que de l’indifférence. 

Bruno Le Maire a beau présenter son action comme une grande victoire sur le sujet, on sait désormais que la directive tant attendue ne prendra jamais forme. 

Le travail détaché si mal réformé

Pour ce qui concerne un autre dossier sensible, le travail détaché, la diplomatie macronienne a à peine fait mieux. Une directive minimaliste a été adoptée en juin 2018, qui réduit la durée possible du détachement. Mais elle exclut le million de chauffeurs routiers d’Europe de l’Est qui parcourent l’Europe chaque jour et concurrencent nos transporteurs nationaux sur leur propre terrain. 

À ce jour, aucun compromis n’a été trouvé sur ce dernier dossier, pourtant essentiel. 

Détérioration des relations avec l’Italie

Dans son approche manichéenne des réalités européennes (avec les bons macroniens d’un côté, et les barbares qui ne pensent pas comme lui de l’autre), Emmanuel Macron a fait beaucoup de dégâts. Ses propos sur la « lèpre nationaliste » en Europe ont beaucoup fâché l’Italien Salvini. Depuis cette attaque en règle, les rapports entre la France et l’Italie n’ont jamais été aussi mauvais.  Le conflit a conduit à un rappel de l’ambassadeur de France à Rome. Cette situation inhabituelle entre pays fondateurs de la Communauté européenne interroge sérieusement sur la capacité d’Emmanuel Macron à incarner l’Europe. 

Emmanuel Macron,

Détérioration des relations avec les Pays-Bas

Plus récemment encore, l’affaire Air France – KLM a montré comment l’un de nos partenaires directs les plus anciens, les Pays-Bas, pouvaient se défier de la France et ne pas hésiter à lui témoigner un comportement hostile. Cette nouvelle dégradation des relations bilatérales illustre bien les dégâts que l’arrogance macronienne peut causer avec les autres États-membres de l’Union. 

Tout se passe comme si l’auto-proclamation de sauveur de l’Europe par Emmanuel Macron le rendait aveugle sur la perception de son comportement par ses partenaires et le déliait de toute obligation de travailler dans de bonnes conditions avec eux. 

L’Europe fantasmée d’Emmanuel Macron

On sent bien, dans toute cette affaire, que l’obsession européenne de Macron se heurte à une difficulté de base, qui ressemble à la même difficulté que Macron rencontre sur la scène intérieure. Macron ne connaît pas l’Europe, il la fantasme. Et sa politique ne compose pas avec la réalité, mais ses illusions. 

L’Europe des cafés, des intellectuels, n’est pas l’Union Européenne. En grand rêveur, Macron fait une politique pour l’Europe du XVIIIè siècle, pas pour l’Europe d’aujourd’hui. Ce tropisme aristocratique, complètement décalé, se révèle toxique pour le pays tout entier. Il ringardise la France sur la scène européenne, et il nourrit l’image, déjà très présente, d’un pays de grands diseux, mais de petits faiseux. 

 

Source:

 

 

 

 

 

LA CRISE EST INÉVITABLE,SANS CROISSANCE ÉCONOMIQUE, LE TAS DE DETTES ACCUMULÉES NE VAUT RIEN

Certains fonctionnaires américains rêvent d’une croissance qui pourrait durer encore 10 ans, grosso modo le double du record enregistré par les Etats-Unis au XXème siècle. Ils se trompent lourdement.

On voit ce que l’on veut voir!

Certes, l’action des banques centrales permet aux gouvernements d’assurer leur solvabilité budgétaire et, in fine, de ne pas faire banqueroute. « Mais n’y a-t-il pas de côté négatif ? », s’interroge Natixis.

Comme l’explique l’équipe de recherche de Patrick Artus :

« En réalité, ces politiques sont dangereuses :

elles peuvent entraîner une expansion sans limite de la taille des bilans des banques centrales, d’où un risque de ‘fuite devant la monnaie’ (les agents économiques se débarrassent de la monnaie pour acheter des biens ou des actifs réels, d’où soit l’inflation soit des bulles sur les prix de ces actifs) ;

elles peuvent inciter les Etats à ne pas stabiliser les taux d’endettement publics, ce qui rend ces politiques irréversibles ;

elles permettent de financer des investissements inefficaces ;

elles écrasent anormalement les primes de risque sur les actifs risqués ;

elles forcent les banques centrales de réagir à des chocs qui nécessiteraient normalement qu’elles augmentent leurs taux d’intérêt. »

Bref, pas de free lunch. Milton Friedman avait prévenu, mais nos dirigeants l’ont oublié.

Milton, reviens ! Ils veulent nous ruiner

Chacun des points listés par Natixis est bien sûr important, mais l’un d’entre eux me semble plus critique que les autres. Ayant opté pour la fuite en avant, nos dirigeants pourraient bien s’être placés dans une position où il n’y a plus de retour en arrière possible.

 

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Voici ce qu’explique Natixis dans une note du 20 décembre au sujet de ce « nouveau régime » :

« Dans le passé, dans les périodes d’expansion, la politique budgétaire redevenait suffisamment restrictive pour que la solvabilité budgétaire soit rétablie, et la politique monétaire pouvait donc en conséquence être normalement contracyclique ;

aujourd’hui, au contraire, on est passé à un régime de dominance fiscale : la politique budgétaire ne rétablit pas la solvabilité budgétaire, celle-ci est assurée par les taux d’intérêt anormalement bas associés à une politique monétaire qui reste fortement expansionniste malgré le retour au plein emploi.

Dans le nouveau régime, le policy mix (ensemble de la politique budgétaire et de la politique monétaire) est anormalement expansionniste et n’est plus contracyclique ; ce nouveau régime est de plus irréversible.

On pourrait en sortir par une politique budgétaire restrictive, mais c’est impossible parce que cette politique devrait être maintenant mise en place alors que la croissance ralentit ; ou par une politique monétaire restrictive, mais c’est impossible car elle ferait apparaître une crise des finances publiques (de solvabilité budgétaire). »

Vous avez bien lu : sauf miracle (comme évoqué par Nassim Taleb), il n’y a plus d’autre issue possible aux problèmes actuels que la fuite en avant.

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une situation particulièrement récente. Voilà en effet ce que cela a donné la dernière fois qu’une stratégie différente avait été esquissée :

La brève période de ralentissement de l’expansion du crédit a presque conduit à l’effondrement du système financier mondial 

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Maintenant, comme au poker, nos dirigeants sont condamnés à faire tapis à chaque fois que l’étau se resserre.

A bulle de tout, crise de tout

Une fois au bord du précipice, la stratégie « kick the can down the road » ne fonctionnera plus.

Au mois de juillet, alors que le précédent rapport de l’IIF sur la dette mondiale venait d’être publié, Bruno Bertez avertissait que la promenade nous avait emmenés assez loin sur la falaise :

« Je ne crains pas de m’avancer et de signifier que nous sommes en phase terminale. On peut aller plus loin, mais il faut pour cela faire évoluer le système, la régulation, la conception de la monnaie, l’ordre international. Et puis Trump est l’élément perturbateur. » 

Il y a déjà plus d’un an, Natixis avertissait que les pays de l’OCDE s’exposaient à une crise de tout.

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Côté crise sociale et politique, force est de constater que la France a déjà les deux pieds dedans. Reste le versant économique et financier de la crise, sur lequel la banque revenait au mois d’octobre dernier.

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Là, Natixis en était réduite à faire un vœu pieu

 

« Le taux d’endettement du monde étant très élevé, les prix des actifs étant aussi élevés, une politique monétaire mondiale restant très expansionniste conduirait à la poursuite de la hausse des taux d’endettement et des prix des actifs, et inexorablement à une crise. 

Mais le passage à une politique monétaire restrictive déclencherait immédiatement une crise financière avec une hausse forte des paiements d’intérêt sur les dettes. 

La configuration qui permettrait d’éviter une crise financière serait donc : 

– une politique monétaire plus restrictive, mais pas au point qu’une crise de solvabilité des emprunteurs se déclenche ;

– une politique macro-prudentielle restrictive, pour arrêter la hausse des taux d’endettement et des prix des actifs. »

Suite aux choix qu’elles ont fait, nos autorités sont donc désormais condamnées à gérer la crise. 

Vous pouvez donc allumer un cierge à Sainte Rita (patronne des causes désespérées) et/ou vous préparer au violent changement qui nous attend.

 

 

 

«Dragons»:des questions sur l’affaire Néron

Caroline Néron…à l’époque de jours meilleurs

 

 

 

L’importante restructuration annoncée dans les magasins des bijoux Caroline Néron a suscité des questions sur le processus de sélection de l’émission «Dans l’oeil du dragon», dans laquelle de riches gens d’affaires s’engagent à investir dans des entreprises en démarrage.

Les problèmes financiers de Caroline Néron ont provoqué un coup de tonnerre dans le domaine québécois du divertissement, certains se demandant comment elle avait fait pour se qualifier comme dragonne à la populaire émission de téléréalité présentée à Radio-Canada.

François Lambert, qui a déjà participé à l’émission, déplore que le diffuseur public ne demande pas à ses vedettes de démontrer qu’ils ont du temps et des liquidités à offrir à leurs partenaires potentiels.

En entrevue, M. Lambert a affirmé que personnellement, il ne s’était jamais fait demander ses chiffres.

D’autres choix de dragons ont suscité la controverse. Gilbert Rozon, le fondateur de Juste pour rire, a fait l’objet de plusieurs allégations de nature sexuelle et est accusé de viol. Pour sa part, Martin-Luc Archambault a quitté l’émission en septembre alors qu’une enquête du commissaire canadien à la vie privée révélait que son entreprise avait enfreint plusieurs articles de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.

François Lambert a cofondé l’entreprise Aheeva Technology, un système pour des centres d’appels disponible dans 75 pays. Il dit aussi avoir des investissements dans dix entreprises.

Selon lui, il n’y aurait fallu que peu de recherches pour disqualifier MM. Rozon et Archambault. Et il prétend que d’autres gens qui l’entouraient à l’émission n’avaient pas non plus sa place.

Il croit que le diffuseur public devrait chercher des candidats qui ont de l’argent et qui ont déjà vendu une entreprise.

«En réalité, nous faisons de l’argent avec une entreprise quand on la vend», a-t-il expliqué.

«Je venais juste de vendre mon entreprise quand ils m’ont demandé d’être à l’émission… Je n’étais pas un imposteur, j’avais ma place là. Tu deviens un dragon quand tu as fini ton entreprise et que tu as le temps de t’investir et d’appliquer cette recette du succès à d’autres.»

Radio-Canada se défend

Marc Pichette, le porte-parole de Radio-Canada, a assuré que le diffuseur et les producteurs «menaient une évaluation de base de l’application, selon les informations données de bonne foi par le dragon potentiel.»

Il a rappelé qu’en 2016, lorsque M. Rozon était une personnalité louangée à l’international, qui avait été choisi par la Ville de Montréal comme commissaire pour le 375e anniversaire de la métropole, qui s’est tenu en 2017.

Selon le quotidien «La Presse», qui a contacté huit des entrepreneurs avec qui Mme Néron s’était entendue lors de la dernière saison, la femme d’affaires n’a pas versé un sou à leur entreprise.

En entrevue avec le réseau TVA, jeudi, Mme Néron a annoncé qu’elle fermerait neuf des quatorze boutiques dans la province et qu’elle mettrait à pied 64 de ses 152 employés.

L’entreprise a grossi trop vite

Michel Nadeau, qui dirige l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, la marque de l’ancienne chanteuse et comédienne était populaire au Québec et celle-ci était l’une des seules à se tailler une place dans le marché des bijoux.

«C’était l’une des rares entreprises dans l’industrie des bijoux, de l’artisanat, qui a réussi à imposer une marque — elle a réussi, a-t-il déclaré en entrevue. Elle est encore très, très présente à la télévision et la radio», a-t-il souligné.

Le problème est selon lui que son entreprise a grossi trop rapidement, avec l’ajout de plusieurs boutiques dans des centres commerciaux où l’espace est dispendieux.

M. Lambert, qui n’a pas été invité dans la prochaine saison de l’émission, estime que l’histoire de Mme Néron devrait servir de leçon à tous les entrepreneurs «qui s’éparpillent tellement et qui font tout, à part gérer leur propre entreprise.»

 

 

 

 

 

 

 

Le Canada sous contrôle du crime organisé:Le cannabis coûte plus cher depuis sa légalisation

Le prix du cannabis a connu une hausse significative depuis sa légalisation. Les produits proposés en vente légale se vendent plus cher que ceux disponibles sur le marché noir, selon une analyse des prix compilée par Statistique Canada.

Statistique Canada a recueilli des données sur les prix du cannabis avant sa légalisation le 17 octobre 2018 et les a comparées au prix moyen à la fin de la même année, c’est-à-dire après la légalisation. Il en ressort une hausse de 17% du prix pour un gramme de cannabis.

Le prix moyen d’un gramme de cannabis médicinal ou autre coûtait 9,70 $, comparativement à 6,51 $ sur le marché noir au cours du quatrième trimestre de l’an dernier, précise l’agence fédérale.

« Il n’est pas surprenant que le prix de l’herbe ait augmenté », affirme David Clement, directeur des affaires nord-américaines du Consumer Choice Centre, un groupe de défense des consommateurs qui fait une veille réglementaire à l’échelle mondiale. Il estime que deux facteurs principaux font augmenter les coûts du cannabis : les taxes et le manque de concurrence.

« Il en coûte un demi-milliard par an pour appliquer les règles et règlements de la Loi sur le cannabis, afin de générer les revenus nécessaires pour couvrir les frais et les licences qu’ils ont imposés aux producteurs autorisés », ajoute M. Clement.

Dans la majorité des provinces et des territoires, l’accès au cannabis est limité aux commerces de détail et aux boutiques en ligne gérés par le gouvernement.

Il n’y a que sept permis de vente au détail du cannabis pour une région de l’Ontario de la taille de la Nouvelle-Écosse.

Les problèmes de prix permettront aux vendeurs illégaux de rester « en affaires », pense Jeffrey Lizotte, un lobbyiste du cannabis et PDG de Next Wave Brands.

Le sujet revient souvent dans les échanges avec Santé Canada et les organismes de réglementation provinciaux pour aider à alléger le fardeau et s’assurer que le cannabis légal puisse faire face à la concurrence du marché noir pour ce qui est des prix. « C’est la seule façon pour nous de déplacer le marché noir », explique Jeffrey Lizotte.

D’après l’enquête, quelque 7,7 % des personnes interrogées ont déclaré avoir acheté du cannabis pour la première fois.

 

 

Anarchie Politique américaine:Le gouvernement américain paralysé jusqu’à l’an prochain

Les États-Unis se préparaient dimanche à affronter une longue période de fermeture des administrations fédérales après l’échec des négociations au Congrès sur le financement d’un mur à la frontière mexicaine, une paralysie partielle qui pourrait durer jusqu’en janvier selon un responsable de la Maison-Blanche.

Vue du Capitole alors que l’appareil administratif était partiellement paralysé dimanche, à Washington

 

« Il est très possible » que la paralysie (shutdown) « aille jusqu’au nouveau Congrès », qui doit se réunir pour la première fois le 3 janvier, a fait savoir dimanche le directeur du budget à la Maison-Blanche, Mick Mulvaney, dimanche, sur les ondes de la chaîne Fox News.

Les négociations sur le budget fédéral, suspendues samedi, doivent reprendre le 27 décembre.

Les démocrates reprendront début janvier le contrôle de la Chambre des représentants après leur victoire électorale en novembre alors que les républicains resteront majoritaires au Sénat, ce qui augure des négociations difficiles entre les deux Chambres.

Avec actuellement 51 sièges sur 100 au Sénat et deux supplémentaires à partir de janvier, les républicains ne disposent pas des 60 voix nécessaires pour l’adoption d’une loi budgétaire.

Le président américain a réaffirmé dimanche sa volonté d’obtenir les cinq milliards de dollars américains pour la construction d’un mur destiné à freiner l’immigration clandestine, l’une de ses principales promesses de campagne.

Négocier de bonne foi

« La seule manière de stopper les gangs, la drogue, le trafic d’êtres humains et beaucoup d’autres choses qui arrivent dans notre pays, c’est un mur ou une barrière », a-t-il tweeté. « Les drones et tout le reste sont merveilleux et très amusants, mais ce qui marche, c’est un bon vieux mur. » L’opposition démocrate, qui refuse de voter ce volet du projet, propose d’octroyer 1,3 milliard de dollars pour améliorer le système de surveillance frontalier.

Faute de budget, de nombreux ministères et agences gouvernementales ont fermé leurs portes samedi matin, laissant environ 800 000 fonctionnaires en congé sans solde ou, pour les services jugés essentiels, forcés de travailler sans être payés aux échéances habituelles alors que la période des Fêtes bat son plein.

M. Mulvaney, nommé secrétaire général par intérim de la Maison-Blanche à partir de janvier, a néanmoins précisé que tous les employés fédéraux seraient payés jusqu’au 28 décembre. Ce n’est qu’à partir de cette date que leurs salaires seront susceptibles d’être touchés par la paralysie partielle, a-t-il souligné.

Certains élus, jusque dans le camp républicain, dénoncent le jusqu’au-boutisme du président. « C’est un combat monté en épingle pour que le président fasse croire qu’il se bat », a estimé sur CNN le sénateur du Tennessee Bob Corker, qui va quitter la Chambre haute. « Même s’il gagne, nos frontières ne seront pas sûres », a-t-il souligné.

Le président, qui avait prévu de passer les Fêtes de fin d’année en Floride, est resté à Washington pendant que les négociations se poursuivent en coulisses.

« Quand ces négociations produiront une solution acceptable par toutes les parties — ce qui veut dire 60 votes au Sénat, une majorité à la Chambre et une signature présidentielle —, alors nous la présenterons en séance », a dit samedi le chef de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell.

Le patron des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, est resté ferme. « Si vous voulez ouvrir le gouvernement, abandonnez le mur, purement et simplement », a-t-il dit à l’adresse de Donald Trump.

La paralysie budgétaire touche des ministères importants comme la Sécurité intérieure — qui gère la sécurité aux frontières —, la police fédérale (FBI), les Transports, le Trésor ou l’Intérieur, qui supervise les parcs nationaux très visités pendant les Fêtes, comme le Grand Canyon.

Ce blocage budgétaire est le troisième de l’année, après ceux survenus en janvier (trois jours) et en février (quelques heures), déjà à cause de la question migratoire. Le précédent, en octobre 2013, avait duré 16 jours, loin toutefois du record de 21 jours de l’année 1995-1996.

Le maniganceur en chef pourrait bien être cet homme à la solde des Clinton :George Soros.

 

 

 

 

La panique saisit les marchés et l’administration Trump

Il semble que l’administration Trump soit en mode panique complet. Steven Mnuchin tente de calmer les marchés, mais ses efforts ne font qu’empirer les choses.

Dimanche,le 23 décembre 2018, le secrétaire au Trésor de Trump a appelé les plus grands banquiers américains: « Aujourd’hui, j’ai convoqué des appels individuels avec les PDG des six plus grandes banques du pays », a déclaré Steven Mnuchin sur Twitter. 

La raison de ces appels était de calmer les plus grands acteurs du secteur financier américain au milieu d’une déroute persistante à Wall Street. À en juger par les réactions observées sur les réseaux sociaux, le plan s’est retourné de manière spectaculaire.

« Le secrétaire au Trésor a appelé dimanche les plus grands banquiers du pays pour leur confirmer qu’ils avaient de l’argent à prêter. Pas vraiment inspirant confiance », a écrit Ian Bremer, président du groupe de réflexion influent Eurasia Group.

« Juste au cas où les dirigeants de grandes banques ne seraient pas inquiets des perspectives d’une autre crise financière, l’appel de Mnuchin dimanche après-midi pour assurer à tout le monde qu’il n’y a rien à craindre pourrait avoir l’effet opposé. , « a déclaré Peter Schiff, un gestionnaire de fonds de couverture et un critique virulent de l’administration Trump.
Nouriel Roubini avait sa propre théorie sur Twitter: « Le fait que Mnuchin ait publié une telle déclaration via Twitter… est un signe qu’il était terrifié à l’idée que Trump pourrait envisager de licencier [le président de la Réserve fédérale, Jerome] Powell pourrait faire s’effondrer les marchés ».

Certains commentateurs ont établi un parallèle entre les appels de Mnuchin et ceux de l’ancien secrétaire au Trésor, Hank Paulson, juste avant l’effondrement de Lehman Brothers en 2008. D’autres ont critiqué le secrétaire au Trésor pour avoir suscité la panique: «c’est comme si on se levait dans un théâtre bondé et qu’on criait » tout le monde reste calme, les pompiers sont en route », a écrit un commerçant anonyme sur Twitter.

Donald Trump a un problème sérieux sur les mains et aucune solution facile n’est disponible. Il pense (à juste titre!) Que la Réserve fédérale est en train de ruiner l’économie et que sa politique de relèvement des taux d’intérêt explique la chute du marché boursier. Cependant, il ne peut pas simplement renvoyer Jerome Powell et nommer un nouveau président de la Réserve fédérale car il est difficile de savoir si le président américain dispose de ce pouvoir (les experts sont divisés sur la question) et marchés et aggraver les choses.

En revanche, laisser encore davantage augmenter les taux de Powell ruinera la cote de popularité du président et l’économie, car un krach boursier est évidemment mauvais pour les notations et l’économie. En plus de cela, Trump pense être sur le point de gagner la guerre commerciale avec la Chine et les actions de la Fed le privent d’une victoire bien méritée en affaiblissant l’économie américaine pendant la phase décisive du conflit sino-américain. Fondamentalement, son seul espoir est que les grandes banques et les grands fonds de couverture puissent faire pression sur la Réserve fédérale et forcer Powell à cesser de relever ses taux, voire à lui faire adopter une politique plus accommodante. C’est peut-être la véritable raison des appels de Steven Mnuchin. C’est peut-être la véritable raison pour laquelle Mnuchin a décidé de convoquer un groupe de fonctionnaires connu sous le nom de « équipe de protection en plongée ».”, Qui comprend des représentants de la Réserve fédérale ainsi que de la Securities and Exchange Commission. 

Reste à savoir si la Réserve fédérale tiendra tête à Trump et à ses alliés de Wall Street ou à une grotte sous pression. Peut-être que Powell sera disposé à cesser de relever les taux uniquement après une baisse de 20% ou 30% du S & P 500 ou de la moyenne industrielle Dow Jones.

Il est impossible d’éviter une crise économique massive. Cela ne peut être que retardé et c’est ce que Trump se bat. Il sait que l’économie américaine est (selon ses propres mots) une « fausse économie », mais il ne veut évidemment pas assumer la responsabilité d’un krach boursier. La situation difficile de Trump correspond à la description d’une crise systémique rendue inévitable par les politiques monétaires fous des administrations et des présidents précédents qui ont systématiquement choisi de renverser la tendance et ont utilisé une politique monétaire exceptionnellement laxiste pour créer l’illusion d’un boom économique permanent .

En 1949, le légendaire économiste Ludwig von Mises écrivait: «Il n’y a aucun moyen d’éviter l’effondrement final d’un boom provoqué par l’expansion du crédit. L’alternative est simplement de savoir si la crise doit venir plus tôt à la suite de l’abandon volontaire de nouvelles mesures d’expansion du crédit, ou plus tard comme une catastrophe finale et totale du système monétaire impliqué. ”

Si Jerome Powell parvient à ses fins, la crise viendra plus tôt et sera causée par «l’abandon de l’expansion du crédit» et par une contraction radicale du bilan de la Réserve fédérale. Si Trump parvient à ses fins, la crise viendra plus tard, mais ce sera probablement une crise de plus grande ampleur et cela impliquera une «catastrophe du système monétaire impliqué». Il n’y a pas de bonne solution, mais le président des États-Unis peut toujours espérer blâmer quelqu’un d’autre, probablement la Réserve fédérale, qui semble très enclin à provoquer une crise à l’heure actuelle.

Il est peu probable que le public achète ses explications, mais en fin de compte, si les alliés de Trump à Wall Street ne sont pas en mesure de faire changer d’avis Jerome Powell, Trump n’aura plus d’autre choix. Cependant, étant donné que les banques contactées par Steven Mnuchin sont littéralement propriétaires de la Réserve fédérale, il est possible que la crise soit évitée, au moins pour quelques mois ou, si Trump a de la chance, pour quelques années. Cependant, à long terme, les décisions de la Fed ne changent rien car la « fausse économie » doit imploser tôt ou tard.

 

 

 

 

 

 

Le pacte mondial sur les migrations est approuvé à Marrakech

Plus de 150 pays ont adopté lundi ,le 10  décembre 2018,à Marrakech, au Maroc, le pacte mondial sur les migrations des Nations unies, en le défendant par de vibrants plaidoyers face aux critiques des nationalistes et des partisans de la fermeture des frontières.

« Nous ne devons pas succomber à la peur », a exhorté le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, avant l’adoption formelle de ce texte destiné à renforcer la coopération internationale pour une « migration sûre, ordonnée et régulière ».

Comme plusieurs dirigeants présents à Marrakech, M. Guterres a aussi dénoncé les « nombreux mensonges » sur le pacte, qui a généré des tensions politiques dans plusieurs pays et fait éclater la coalition gouvernementale en Belgique, avec la démission des ministres issus du parti nationaliste flamand.

Le document doit encore faire l’objet d’un ultime vote de ratification, le 19 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Prévue sur deux jours, la conférence intergouvermentale de Marrakech, qui coïncide avec le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, devait être une étape purement formelle du processus onusien.

Mais, le sujet déchaînant les passions, une quinzaine de pays (Autriche, Australie, Bulgarie, Chili, Estonie, Hongrie, Italie, République tchèque, République dominicaine, Lettonie, Pologne, Slovaquie, Slovénie et Suisse) ont annoncé leur retrait ou le gel de leur décision après avoir approuvé le texte le 13 juillet à New York.

« Gouvernance mondiale »

Les États-Unis, qui s’étaient retirés de l’élaboration du texte en décembre 2017 en le jugeant contraire à la politique d’immigration du président Donald Trump, ont lancé vendredi dernier une nouvelle salve contre le pacte et contre toute forme de « gouvernance mondiale ».


NOUVELLE MISE EN GARDE DE DONALD TRUMP

Donald Trump s’appètant à monter à bord de Air Force One.

Avec le Pacte mondial sur les migrations, dit Pacte de Marrakech, les Nations unies veulent « faire progresser la gouvernance mondiale aux dépens du droit souverain des Etats à gérer leur système d’immigration », ont dénoncé vendredi les Etats-Unis dans un communiqué plein de bon sens et qui met les points sur les i.

Dans un long texte très argumenté, diffusé par la mission diplomatique américaine à l’ONU, les Etats-Unis rappellent qu’ils ont quitté les négociations sur ce Pacte en 2017 car ses objectifs sont « incompatibles avec la loi américaine, la politique et les intérêts du peuple américain ». Ils sont de ce fait, incompatibles avec les intérêts des peuples européens. C’est parce qu’ils savaient que les citoyens diraient non que les instances européennes et les Etats ne les ont pas consulté, et qu’ils vont voter au mépris de la démocratie, et du droit fondamental des peuples à disposer d’eux-mêmes.

 

« Nous ne pouvons soutenir un Pacte qui pourrait s’opposer aux meilleurs intérêts de nos citoyens! »

« Les décisions sur la sécurité des frontières, sur qui est admis à résider légalement ou à obtenir la citoyenneté, figurent parmi les plus importantes décisions souveraines qu’un pays peut faire », soulignent aussi les Etats-Unis dans ce communiqué. Il n’est pas question donc qu’elles fassent l’objet « de négociations, d’un examen, dans un cadre international », ajoute le texte.

Tout en reconnaissant « l’apport de nombreux immigrants à la construction de notre nation, nous ne pouvons soutenir un Pacte ou un processus qui impose ou qui a la potentialité d’imposer des directives internationales, des normes, des attentes ou des engagements qui pourraient s’opposer à notre capacité à prendre des décisions dans les meilleurs intérêts de notre nation et de nos citoyens », affirme avec sagesse le document.

Malgré cette opposition, M. Guterres s’est dit confiant quant à la suite du processus : « la réponse a été donnée par plus de 150 pays qui sont venus ici », a-t-il dit au cours d’un bref point de presse.
Washington anticipe aussi que les pays signataires du Pacte chercheront in fine à imposer un « droit coutumier international » dans le domaine des migrations, c’est à dire transformer ce pacte « non contraignant » en obligation gravée en dur dans le droit international. Le terme de « pacte » induit « des obligations légales », ajoutent les Etats-Unis dans leur communiqué. La formulation du texte « sans caractère contraignant » a également été considéré comme suspecte par les autres pays qui ont décidé de ne pas le signer.

En dépit des crispations sans précédent provoquées par le Pacte, plus de cent pays sont attendus lundi et mardi à Marrakech pour l’entériner formellement avant le vote d’une résolution de ratification à l’Assemblée générale de l’ONU prévue le 19 décembre à New York.

Ni la Suisse, ni Israël, ni l’Amérique du président Trump ne sont tombés dans ce piège immigrationniste.


Angela Merkel

Alors que les nationalistes européens se mobilisent contre le pacte à l’approche des élections européennes de mai 2019, la chancelière allemande, Angela Merkel, est venue le soutenir en personne, comme plusieurs premiers ministres européens : l’Espagnol Pedro Sanchez, le Portugais Antonio Costa, le Grec Alexis Tsipras, le Danois Lars Løkke Rasmussen — qui vient de resserrer la politique migratoire de son pays — et le Belge Charles Michel, qui a donc maintenu son déplacement au prix de l’unité de sa coalition.

Dans un discours très applaudi, Mme Merkel a plaidé avec passion pour le multilatéralisme en rappelant l’histoire de son pays, marqué par le nazisme.

« La réponse au nationalisme pur a été la fondation des Nations unies et l’engagement à trouver ensemble des réponses à nos problèmes communs », a-t-elle dit.

« Ce modèle de coopération est complexe, il comprend parfois des pas en avant et parfois des peaux de banane […] mais c’est le seul moyen pour ceux qui veulent un monde meilleur », a lancé le premier ministre belge. Sans regret face au prix politique à payer, Charles Michel s’est dit « debout, droit et fier des convictions portées par la Belgique ».

Non contraignant, le pacte recense des principes — défense des droits de la personne, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale — et fait la liste de différentes options de coopération — échanges d’information et d’expertises, intégration des migrants, etc. Il prône l’interdiction des détentions arbitraires, n’autorisant les arrestations qu’en dernier recours.

Présents à Marrakech, les défenseurs des droits de la personne et les ONG l’ont défendu avec ardeur même si certains le trouvent insuffisant, notamment quant aux droits des migrants. Ses détracteurs, eux, le voient comme un encouragement à un flux migratoire incontrôlé.

« Accord historique »selon les chantres du Nouvel Ordre Mondial

« Entre le laxisme inacceptable et le tout sécuritaire insupportable, il y a une voie que nous ouvrons aujourd’hui », a de son côté estimé le roi du Maroc, Mohamed VI, dans un message aux participants. « L’Afrique sera un acteur central » du pacte, a-t-il assuré, rappelant que le Maroc pilote le dossier migratoire de l’Union africaine.

Le Mexique, le Guatemala, le Salvador et le Honduras ont pour leur part salué un « accord historique » et mis en avant leur nouveau « plan de développement » régional destiné à freiner l’émigration depuis l’Amérique centrale, alors que des milliers de migrants se massent à la frontière américaine, placée sous haute surveillance par le président Trump.

Le Mexique prévoit 35 milliards de dollars d’investissements pour ce plan, qui est « la première et la plus importante application du pacte », selon Marcelo Ebrard, le chef de la diplomatie mexicaine, qui s’exprimait au cours d’un point-presse avec ses trois homologues.

Il y a environ 258 millions de personnes en mobilité et de migrants dans le monde, soit 3,4 % de la population mondiale. Plus de 80 % des déplacements entre les pays se font de façon légale. Quant aux migrants clandestins, plus de 60 000 sont morts pendant leur périple depuis 2000, selon les chiffres de l’ONU.

EN CONCLUSION

La submersion migratoire organisée, délibérément… A l’horizon 2025 ils ont prévu l’arrivée de 160 millions de migrants en Europe, soit le tiers de la population actuelle de 520 millions. 160 millions en majorité islamisés…

7 millions pour la seule France ( à l’horizon 2025, ensuite ce sera forcément encore pire puisque les Africains se reproduisent comme des lapins) ; 7 millions soit 10% de la population actuelle, dans laquelle il y a déjà entre 15 et 20 millions de musulmans… 7 millions ,c’est presque la population totale du Québec dont Justin Trudeau s’emploi à nous  diviser et à nous diluer avec 40,000 immigrants par an. Soit un total, sans tenir compte de la reproduction de la propre population musulmane déjà établie en France  de 22 à 27 millions d’étrangers, jeunes pour la plupart… Dans 7 ans ils sont majoritaires en France.Ensuite ce sera le Québec et le reste du Canada!

 

Les risques d’une chute brutale de l’économie mondiale s’accumulent

L’économie mondiale a entrepris une décélération qui pourrait se révéler « plus brutale que prévu », notamment si l’escalade des sanctions commerciales se poursuit, met en garde l’OCDE.

Voyant grossir les risques de dérapage de l’économie mondiale, l’OCDE se montre de plus en plus préoccupée par les niveaux où se trouvent encore les taux d’intérêt des banques centrales (trop bas) et les déficits des gouvernements (trop élevés).

Encore forte, la croissance économique mondiale a toutefois probablement « atteint son point culminant » et cherchera désormais une façon de revenir à un rythme « certes plus modeste, mais durable », a rapporté mercredi l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) lors de la mise à jour de ses perspectives économiques. Bien que l’économie mondiale semble en voie de réaliser cet « atterrissage en douceur », les risques d’un retour sur terre plus violent « sont suffisamment importants pour être considérés comme alarmants et nous inciter à nous préparer à affronter les éventuels orages à venir », a expliqué sa chef économiste, Laurence Boone.

Désastreuse guerre commerciale

Au premier rang des facteurs de risques qui pourraient tout faire capoter, l’OCDE évoque l’impact sur les échanges et l’investissement d’une recrudescence des tensions commerciales ainsi que du climat d’incertitude qui en découle. Entre autres facteurs, on cite aussi le relèvement des taux d’intérêt par les banques centrales, les difficiles négociations du Brexit et l’augmentation de la tension politique au Moyen-Orient et au Venezuela.

Sur le front commercial, les seuls tarifs douaniers imposés par Donald Trump sur les importations chinoises et les représailles chinoises ont déjà causé une réduction de 0,4 % des échanges mondiaux, une diminution de la croissance économique de 0,2 % à 0,3 % dans les deux pays et devraient amener une hausse des prix à la consommation de 0,2 point de pourcentage aux États-Unis à partir de l’an prochain, estime l’OCDE. S’il fallait que le président américain passe de la parole aux actes et inflige une taxe de 25 % sur l’ensemble des produits chinois et que Pékin réponde par une taxe équivalente sur tous ses produits américains importés, le commerce mondial reculerait de 1,75 % et l’économie mondiale de 0,5 %, les économies américaine et chinoise perdraient respectivement 0,8 % et 1 % et les prix à la consommation augmenteraient de presque 1 %.

« Les conflits commerciaux et l’incertitude politique accentuent les difficultés auxquelles sont confrontés les gouvernements tandis qu’ils s’emploient à préserver une croissance économique forte, durable et inclusive », a martelé le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría.

Son organisation n’a pas manqué de déplorer également le fait que l’exceptionnelle période de croissance des dernières années a essentiellement profité à une minorité de la population plus mobile et qualifiée et que les inégalités de revenus ont continué de se creuser. « Ces inégalités, l’absence de mobilité intergénérationnelle, menacent la croissance et alimentent le rejet de la mondialisation », a rappelé Laurence Boone.

 

Message à Bill Morneau

Pour le moment, l’OCDE se contente de réviser à la baisse les dernières prévisions de croissance de l’économie mondiale qu’elle faisait en mai, de 3,8 % à 3,7 % pour cette année et de 3,9 % à 3,5 % l’an prochain. Paradoxalement, les chiffres pour les États-Unis et la Chine restent pratiquement inchangés, à 2,9 % cette année et 2,7 % l’an prochain (plutôt que 2,8 %) pour les premiers et à 6,6 % (6,7 %) cette année et 6,3 % (6,4 %) l’an prochain pour l’autre.

Le Canada, de son côté, reste au même point avec des prévisions de croissance de 2,1 % pour cette année, de 2,2 % pour 2019 et de 1,9 % en 2020, sous l’effet notamment d’un inévitable ralentissement de la création d’emploi et, par conséquent, de la consommation, mais sous le coup aussi de l’essoufflement attendu de la croissance américaine (2,1 % en 2020).

Voyant grossir les risques de dérapage de l’économie mondiale, l’OCDE se montre de plus en plus préoccupée par les niveaux où se trouvent encore les taux d’intérêt des banques centrales (trop bas) et les déficits des gouvernements (trop élevés) dix ans après le début de la dernière récession et alors qu’il se peut que les événements les amènent à intervenir de nouveau pour stimuler l’économie.

Le Canada ne fait pas exception. Au moment même où le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, s’apprêtait à présenter une mise à jour économique qui ne comprenait toujours pas de date de retour au déficit zéro, l’OCDE lui suggérait, dans son rapport, qu’à « ce stade avancé du cycle conjoncturel, un assainissement budgétaire plus marqué serait indiqué, car il permettrait d’alléger le fardeau pesant sur la politique monétaire et de disposer d’une marge de manoeuvre budgétaire plus ample pour soutenir l’activité économique dans l’hypothèse où elle subirait un fléchissement ».

Nouvel Ordre Mondial:Le FMI soutient le plan de l’Afrique du Sud visant à confisquer des terres à des agriculteurs blancs

Le Fonds monétaire international (FMI) approuve la réforme agraire controversée de l’Afrique du Sud tant que le processus hautement controversé est «fondé sur des règles» et transparent, selon le représentant du fonds dans le pays.
Montfort Mlachila ,l’homme derrière le crime.

Montfort Mlachila, représentant principal du FMI en Afrique du Sud, a déclaré que le règlement ne devait pas nuire à la production agricole et mettre en péril les approvisionnements alimentaires des citoyens du pays.

« Nous soutenons pleinement la nécessité de procéder à des réformes agraires afin de résoudre les problèmes d’inégalité », a déclaré Mlachila dans un entretien avec Reuters.

«Il est nécessaire de mettre en place un processus constitutionnel transparent, fondé sur des règles et menant aux résultats souhaités. Il est particulièrement important de ne pas nuire à la production agricole et à la sécurité alimentaire. ”

La réforme agraire largement débattue a été proposée par le Congrès national africain (ANC) au pouvoir en 2015 et a reçu le soutien total du président nouvellement élu, Cyril Ramaphosa. La mesure proposée permettra au gouvernement sud-africain d’exproprier sans indemnité les terres appartenant aux agriculteurs blancs du pays.

Des fermes développées depuis plusieurs générations.

Une partie importante des terres agricoles sud-africaines appartient toujours à la minorité blanche du pays. Le président en exercice a promis de modifier la constitution sud-africaine afin d’accorder une partie des terres à la majorité noire sans terres.

Le projet de réforme, qui aurait provoqué des attaques violentes et même des meurtres d’agriculteurs blancs, a déclenché un grand tollé au niveau international. La semaine dernière, le président américain Donald Trump a ordonné au secrétaire d’État Mike Pompeo d’étudier de près la question. Plus tôt cette année, le gouvernement australien a commencé à délivrer des visas d’urgence aux agriculteurs confrontés à la violence en Afrique du Sud.

La semaine dernière, l’ANC a annoncé le retrait du projet litigieux par le Comité du portefeuille des travaux publics pour complément d’étude. Selon Humphrey Mmemezi, président de la commission, le projet de loi a été renvoyé devant le Parlement pour des raisons de procédure, mais ils ne pouvaient pas reproduire un processus parlementaire distinct. L’ANC a ensuite annoncé son engagement à faire progresser la réforme agraire.


La nation zouloue d’Afrique du Sud se joint aux agriculteurs blancs pour lutter contre les saisies de terres par le gouvernement

Le peuple zoulou…négligé!
Le groupe ethnique le plus important d’Afrique du Sud, les Zoulous, s’est prononcé contre l’expropriation de terres sans compensation dans le pays. Zulu est prêt à coopérer avec les agriculteurs blancs du pays, appelés Afrikaners ou Boers.

Zulu King Goodwill Zwelithini a déclaré que le groupe coopérerait avec le groupe de défense des droits des minorités sud-africaines AfriForum.

«La nation zouloue dont je parle n’existera pas si nous n’avons pas de nourriture. C’est pourquoi je dis que les agriculteurs doivent se rapprocher afin que nous discutions de ce que nous pouvons faire lorsque nous parlons de l’agriculture et de la disponibilité de suffisamment de nourriture dans le pays. C’est pourquoi je demande à AfriForum des Boers de venir nous aider », a déclaré Zwelithini, citée par eNews Channel Africa.

«Parce que lorsque le gouvernement a commencé à parler d’appropriation de terres, d’expropriations sans indemnités,les  Boers ont acheté des outils. Il n’y a pas de nourriture en Afrique du Sud », a-t- il ajouté.

 

Les Zoulous constituent le groupe ethnique le plus important en Afrique du Sud, avec environ 10 à 12 millions de personnes vivant principalement dans la province du KwaZulu-Natal. Le groupe représente plus d’un cinquième de la population du pays et son avis est important dans le contexte des élections générales de l’année prochaine.

«Quiconque veut être élu et élu par nous, je vais parler maintenant, quiconque veut être élu par nous doit venir s’agenouiller ici et s’engager à ne jamais toucher votre pays», a déclaré le roi zoulou.

Bien que les rois n’aient aucun pouvoir officiel dans l’Afrique du Sud moderne, ils conservent la loyauté de millions de personnes et sont reconnus dans la Constitution comme des chefs traditionnels.

Le programme d’expropriation de terres dirigé par le président Cyril Ramaphosa vise à redistribuer les terres aux pauvres Noirs afin de lutter contre les graves inégalités 24 ans après la fin de l’apartheid. Il s’agit principalement de terres appartenant à des Boers, des Blancs d’origine néerlandaise. Cependant, le programme a également suscité le mécontentement des Zoulous.

Le roi zoulou a déclaré attendre une réunion avec le président. «Il (Ramaphosa) doit venir ici… et le dire, l’écrire dans un accord et signer le fait que le pays des Zoulous ne sera pas touché», a déclaré Zwelithini.


Ramaphosa à AGNU: Les terres agricoles sud-africaines saisies « doivent être partagées par tous »

Cyril Ramaphosa,l’ex-dauphin de Nelson Mandela

 

Plus tôt cette année, l’ANC a proposé un amendement constitutionnel qui donnerait au gouvernement le droit légal de saisir et de redistribuer les terres agricoles sans aucune compensation pour les propriétaires. Le projet de réforme a déclenché un débat houleux au niveau international, ainsi que de nombreux reportages dans les médias faisant état de violences présumées contre des agriculteurs blancs sud-africains, y compris des meurtres.

Selon les données du gouvernement, plus de 77% des exploitations agricoles et des exploitations agricoles sud-africaines sont la propriété de citoyens blancs et seulement 4% de terres appartenant à des Sud-Africains noirs. La population totale du pays est composée de 9% de Blancs et de 76% de Noirs.

La réforme a également suscité de vives inquiétudes parmi les investisseurs internationaux, tandis que le parti au pouvoir du pays s’est efforcé de rassurer sur le fait que cette mesure serait légale et ne menacerait pas la stabilité. Plus tôt ce mois-ci, la confiance dans l’agriculture et les prix des terres en Afrique du Sud ont chuté au plus bas depuis plus de deux ans, selon l’indice de confiance Agbiz / IDC dans l’agroalimentaire.

S’adressant à l’Assemblée générale des Nations Unies, Ramaphosa a annoncé son intention de dépenser 50 milliards de rands (3,52 milliards de dollars) de «dépenses redéfinies et de nouveaux financements au niveau des projets» afin de redresser l’économie sud-africaine.

Le président a également commenté la politique America First de Donald Trump, affirmant qu’aucun pays ne peut prospérer aux dépens de millions d’autres. «Nous devons assumer la responsabilité collective du développement de toutes les nations», a ajouté Ramaphosa.

Dans un tweet mercredi, le président américain Donald Trump, à gauche, a critiqué les saisies de terres inexistantes chez des agriculteurs blancs en Afrique du Sud. Le gouvernement sud-africain du président Cyril Ramaphosa a ensuite tweeté que les critiques mal informées de Trump étaient source de division.

 

 

 

 

 

 

Trump accusé d’évasion fiscale sur l’héritage de ses parents

Donald Trump a reçu au total plus de 400 millions de dollars de ses parents, en partie grâce à des manoeuvres d’évasion fiscale, affirme lundi le New York Times dans une enquête sur la fortune du président américain.

À en croire l’enquête, l’ex-magnat de l’immobilier est loin de s’être fait tout seul, comme il le raconte volontiers à ses supporters ou dans ses livres comme son bestseller «L’art de la négociation».

Citant des déclarations d’impôts et documents financiers confidentiels, le quotidien affirme que, depuis son plus jeune âge et jusqu’à aujourd’hui, Donald Trump a bénéficié, comme ses quatre frères et soeurs, de revenus provenant de l’empire immobilier de son père Fred.

Le montant total de ses revenus équivaut à quelque 413 millions de dollars d’aujourd’hui.

Le journal affirme qu’une partie de cet argent aurait été perçue grâce à de l’évasion fiscale: le président et ses frères et soeurs auraient ainsi établi une société écran avec pour seul objectif de dissimuler les dons de leurs parents.

Donald Trump aurait aussi aidé son père à profiter indûment de millions de dollars de déductions fiscales, et à sous-évaluer ses avoirs immobiliers pour réduire les impôts à payer lors de leur transfert à leurs enfants.

Les enfants Trump auraient reçu au total «une somme bien supérieure à un milliard de dollars» de leurs parents.

Au taux d’imposition de 55% sur les héritages et les dons en vigueur à l’époque, ils auraient pu payer 550 millions de dollars mais n’ont versé que 52,2 millions, selon le journal.

Contactée, la Maison Blanche n’a pas immédiatement réagi à ces allégations.

Un avocat de M. Trump, Charles Harder, cité par le journal, a néanmoins qualifié de «100% fausses» les allégations de fraude et évasion fiscale.

L’avocat a assuré que Trump lui-même «n’avait quasiment pas été impliqué dans ces histoires», qui avaient été gérées par d’autres membres de sa famille, aidés par des professionnels.

Le New York Times explique avoir exploité des centaines de déclarations d’impôts de Fred Trump et de ses sociétés pour son enquête.

Il n’a cependant pas eu accès aux déclarations d’impôt de Donald Trump lui-même, que ce dernier a toujours refusé de publier.

La société-holding qui réunit les intérêts financiers du magnat new-yorkais, la Trump Organization, est une société familiale qui ne publie pas non plus ses résultats. Depuis l’investiture de Donald Trump, elle est dirigée par ses deux fils, Eric et Donald Trump Junior.