La ville de Los Angeles poursuit en justice Bayer pour une contamination vieille de plusieurs décennies par les produits chimiques Monsanto

 

Los Angeles, en Californie, s’est jointe au cortège de plaignants poursuivant Bayer, tenant l’entreprise allemande responsable d’une contamination environnementale importante causée par des produits chimiques toxiques vendus par sa filiale américaine Monsanto il y a plusieurs décennies.

 

Prétendant que Monsanto a caché qu’il savait que les polychlorobiphényles (PCB) qu’il a fabriqués pendant 42 ans étaient nocifs, le comté de Los Angeles exige que la société paie pour les dommages que ces produits ont causés à l’environnement. La municipalité a dépensé une fortune pour l’assainissement, y compris la modernisation des réseaux d’eaux pluviales, dans le but de prévenir d’autres dommages.

La contamination par les PCB est «un gros problème dans notre comté. C’est un coût global important pour nettoyer tout cela», a déclaré Scott Kuhn, un avocat travaillant pour le comté, ajoutant que les dommages compensatoires et punitifs pourraient se chiffrer en centaines de millions de dollars.

Monsanto a cessé de fabriquer des PCB en 1977, officiellement parce qu’ils n’étaient pas «facilement biodégradables». Ces substances ont été interdites par les États-Unis en 1979 et ont été causalement liées au cancer, aux dommages au système reproductif et immunitaire et à d’autres problèmes de santé. Ils étaient autrefois utilisés dans l’isolation électrique et l’ignifugation, ainsi que dans la finition des planchers, la peinture et d’autres matériaux de construction.

Les communications internes, cependant, suggèrent que Monsanto était au courant des dangers des PCB pendant des années avant qu’ils ne cessent de les fabriquer et de les vendre. L’entreprise discutait à l’interne de sa responsabilité légale potentielle et mettait en garde contre le fait que des «poursuites directes étaient possibles» même si elle déclarait publiquement que les BPC n’étaient pas «hautement toxiques» dans ses communications avec les organismes de réglementation américains.

Après avoir acheté Monsanto l’an dernier pour 63 milliards de dollars, la société allemande Bayer s’est retrouvée à payer le prix fort pour les méfaits passés de l’entreprise à la suite de trois victoires en cour de victimes du cancer qui affirment que leur lymphome non hodgkinien a été causé par une exposition d’herbicide Roundup.

Plus tôt ce mois-ci, un jury a accordé à un couple californien des dommages-intérêts punitifs de 2,1 milliards de dollars pour avoir omis d’avertir les clients des risques posés par le glyphosate, l’ingrédient principal de l’herbicide, le plus important règlement à ce jour contre la société. Quelque 13 400 autres poursuites sont actuellement en cours.

Bayer a nié le bien-fondé des revendications de Los Angeles et s’est vanté dans son récent rapport annuel d’avoir des «défenses justifiées» contre les revendications liées aux PCB. Louis, au Missouri, a obtenu un jugement de 46,5 millions de dollars en 2016 et West Anniston, en Alabama, a conclu un règlement de 700 millions de dollars avec la société au sujet de la contamination aux BPC en 2003. Les États de Washington et de l’Ohio ont intenté des poursuites similaires.

Source : https://www.rt.com/news/460687-los-angeles-sues-monsanto-pcbs/

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Facebook n’a pas stocké de manière sécurisée les mots de passe. Voici ce que vous devez savoir.

Mark Zuckerberg, directeur général de Facebook. La société a déclaré que des millions de mots de passe de comptes d’utilisateurs avaient été stockés de manière non sécurisée.

 

 

 

 Facebook a déclaré jeudi que des millions de mots de passe de comptes d’utilisateurs avaient été stockés de manière non sécurisée, permettant potentiellement aux employés d’accéder aux comptes des personnes à leur insu.

La société de la Silicon Valley a annoncé la défaillance de la sécurité à peu près au même moment où Brian Krebs, rédacteur en cybersécurité, avait signalé la vulnérabilité du mot de passe. M. Krebs a déclaré qu’un audit de Facebook avait révélé que des centaines de millions de mots de passe d’utilisateurs datant de 2012 étaient stockés dans un format appelé texte brut, ce qui rend les mots de passe lisibles par plus de 20 000 employés de l’entreprise.

Facebook a déclaré qu’il n’avait trouvé aucune preuve d’abus et qu’il commencerait à alerter des millions d’utilisateurs et des milliers d’utilisateurs Instagram du problème. La société a déclaré que les personnes ne seraient pas obligées de réinitialiser leurs mots de passe.

L’échec de la sécurité est un autre embarras pour Facebook, un colosse de 470 milliards de dollars qui emploie certains des experts en cybersécurité les plus recherchés du secteur. Cela s’ajoute à la liste croissante de scandales de données qui ont terni la réputation de Facebook au cours des dernières années. L’année dernière, parmi les révélations selon lesquelles un cabinet de conseil politique aurait eu indûment accès aux données de millions de personnes , Facebook a également révélé qu’une attaque sur son réseau avait révélé les informations personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs .

En réponse, la société a déclaré à plusieurs reprises son intention d’améliorer la protection des données des personnes.

« Il n’y a rien de plus important pour nous que de protéger les informations des personnes, et nous continuerons à apporter des améliorations dans le cadre de nos efforts de sécurité en cours sur Facebook », a déclaré Pedro Canahuati, vice-président de l’ingénierie en sécurité et confidentialité de Facebook .

Voici un aperçu de ce que vous devez savoir sur la vulnérabilité du mot de passe et ce que vous pouvez faire.

Stocker les mots de passe en texte brut est une pratique de sécurité médiocre. Cela laisse les mots de passe largement ouverts aux cyberattaques ou aux abus potentiels des employés. Une meilleure pratique de sécurité aurait été de conserver les mots de passe dans un format crypté et indéchiffrable.

Facebook a déclaré qu’il n’avait pas trouvé de preuve d’abus, mais cela ne veut pas dire que cela ne s’est pas produit. Citant un initié de Facebook, M. Krebs a déclaré que les enregistrements d’accès avaient révélé que 2 000 ingénieurs ou développeurs avaient effectué neuf millions de requêtes pour des données contenant des mots de passe utilisateur en texte brut.

Un employé de Facebook aurait pu partager votre mot de passe avec une autre personne qui aurait alors un accès inapproprié à votre compte, par exemple. Ou bien un employé aurait pu lire votre mot de passe et l’utiliser pour vous connecter à un autre site sur lequel vous utilisiez le même mot de passe. Il y a beaucoup de possibilités.

En fin de compte, une entreprise aussi grande, riche et dotée d’un personnel suffisant que Facebook aurait dû mieux se connaître.

Il n’y a pas de moyen facile de savoir. Facebook enquête toujours et commencera à alerter les personnes dont le mot de passe aurait pu être stocké au format texte.

Facebook ne demande pas aux utilisateurs de changer leurs mots de passe, mais vous devriez le faire quand même.

Il existe de nombreuses méthodes pour définir des mots de passe forts. Par exemple, n’utilisez pas le même mot de passe sur plusieurs sites et n’utilisez pas votre numéro de sécurité sociale en tant que nom d’utilisateur ou mot de passe. Vous pouvez également configurer des fonctionnalités de sécurité telles que la vérification en deux étapes.

Il y a quelques autres mesures à prendre. Je recommande également de configurer votre compte Facebook pour recevoir des alertes dans le cas où un appareil non reconnu se connecte au compte. Pour ce faire, accédez aux paramètres de votre application Facebook, appuyez sur Sécurité et connexion, puis sur Recevoir des alertes concernant les connexions non reconnues. À partir de là, vous pouvez choisir de recevoir les alertes via des messages, des courriels ou des notifications.

Un audit des appareils connectés à votre compte peut également être en ordre, de sorte que vous sachiez quels ordinateurs portables, téléphones et autres gadgets ont déjà accès à votre compte. Sur la page Sécurité et connexion de Facebook , sous l’onglet « Où vous êtes connecté », vous pouvez voir une liste des appareils connectés à votre compte, ainsi que leurs emplacements.

Si vous voyez un gadget inconnu ou un appareil connecté depuis un emplacement étrange, vous pouvez cliquer sur le bouton “Supprimer” pour démarrer l’appareil à partir de votre compte.

 

 

 

Le peuple algérien se réveille et remet en jeu le système capitaliste fortement touché

L’ALGÉRIE SE LIBÈRE SOUS NOS YEUX!

VIVE LE PEUPLE ALGÉRIEN!

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La situation politique qui prévaut actuellement en Algérie a sérieusement impacté les entreprises françaises qui n’arrivent visiblement pas à faire fructifier leurs affaires, selon l’hebdomadaire français L’Express qui a consacré un dossier de 14 pages à l’Algérie. Le silence règne partout, y compris chez les fleurons français qui ont pignon sur rue à Alger, dont le Medef qui a observé “un silence gêné” après une demande d’interview formulée par cet hebdomadaire.

Idem dans les états-majors des grands groupes français qui se sont donné “un seul mot d’ordre : la discrétion”, indique encore la même source, affirmant qu’“il n’y a pas que sur le terrain de la géopolitique que les relations entre les deux pays sont minées. Sur le front du business aussi, le climat est tendu”. Selon Ruben Nizard, économiste de la Coface, “en une quinzaine d’années, la part des produits français dans le total des importations algériennes a été divisée par deux, tombant à moins de 10% l’an passé contre près de 25% en 2004”.
Autrement dit, analyse-t-il encore, derrière les annonces fracassantes, les investissements français en Algérie ont fondu. Interrogé par ce magazine, un haut dirigeant d’un fleuron français, ayant pignon sur rue à Alger, a répondu : “Il n’est pas question que le nom de l’entreprise apparaisse dans un dossier sur l’Algérie.” Tétanisées par la perte des parts de marché, les entreprises françaises se plaignent du climat des affaires qui prévaut en Algérie et évoquent “la froideur des statistiques qui racontent une autre histoire”. Le magazine cite les exemples de Renault et de PSA qui ont construit des unités d’assemblage de voitures, qu’il qualifie d’“usines tournevis”, et la même source évoque Alstom et la fabrication du matériel ferroviaire. “Le gouvernement a imposé que les trams qui sortent de notre usine intègrent 30% de pièces fabriquées localement”, a expliqué Raphaël Bernardelli, le responsable Afrique de l’entreprise. Ce dernier déplore que les sous-traitants locaux ne soient pas au rendez-vous. Une situation que le président de la Chambre de commerce franco-algérienne, Michel Bisac, qualifie de cauchemardesque. “Ce cauchemar administratif a fait fuir bon nombre de PME”, a reconnu M. Bisac. Mais pour l’hebdomadaire, la corruption constitue le frein majeur dans le traitement des affaires et le partenariat. “À cela s’ajoute une corruption endémique, notamment pour toutes les commandes publiques. Alors que les règles d’éthique se sont durcies dans les grands groupes français, les Bouygues, Vinci ou Bolloré ont quitté le pays”, relève-t-il. Ce magazine révélera que “Vinci aurait même refusé de s’aligner récemment sur un appel d’offres pour la construction de gazoducs.

De fait, tous les grands chantiers d’infrastructures (ports, autoroutes, aéroports) sont trustés par des groupes chinois, plus compétitifs et surtout bien moins regardants sur l’origine des fonds ou les conditions de travail des salariés”. La même source regrette que l’ex-président du FCE, Ali Haddad—qu’il cite par ailleurs—soit “l’interlocuteur préféré des patrons français (…) Il y a mieux comme carte de visite. Il reste que les intérêts économiques entre les deux pays sont considérables”. En revanche, rapporte cet hebdomadaire, “dans l’autre sens, près de 400 entreprises françaises regroupent près de 40 000 salariés en Algérie, faisant de la France le premier employeur privé étranger du pays (…). Quant au géant de la pharmacie, Sanofi, il a annoncé cet automne la construction à Sidi Abdallah de la plus grosse usine de fabrication de médicaments d’Afrique. Montant du projet : 85 millions d’euros”. Tout en déplorant “un protectionnisme ravageur” (règle 51/49, ndlr), l’interdiction d’importation de milliers de produits étrangers et l’instauration de droits de douane prohibitifs, cet hebdomadaire conclut : “Seule solution : plier bagage ou fabriquer sur place.”


L’Algérie, un pays marqué par les crises politiques depuis son indépendance

En Algérie, le climat politique pourrait changer après la démission du président Abdelaziz Bouteflika. Son départ, provoqué par la pression de la rue algérienne, pourrait clore une longue période de crise qui, comme le soulignent nos archives, a commencé pratiquement dès l’indépendance du pays en 1962.

Car si l’Algérie est sortie du joug colonial français en 1962, c’est pour retomber presque immédiatement dans les griffes d’une « clique militaire corrompue ».

Peu après l’indépendance algérienne, le pouvoir est confisqué par un clan qui dirige le pays comme si c’était sa propriété privée.

L’incompétence de cette clique fait sombrer l’économie alors que l’Algérie possède pourtant d’immenses ressources naturelles et humaines.

Pour le peuple algérien, à la misère matérielle s’ajoutent bientôt la guerre civile et la terreur provoquée par l’État et des milices islamistes.

En 1990 et en 1991, les élections municipales et législatives sont remportées par le Front islamique du salut.

Plutôt que de leur céder la place, « le Pouvoir », comme appellent les Algériens le régime, préfère voir le pays s’enfoncer dans une vague de violence et de terrorisme.

Cette flambée de fureur, qui durera presque une décennie, provoquera la mort de 60 000 à 200 000 Algériens, auxquels s’ajoutent des milliers de disparus et près d’un million de réfugiés.

Cet épisode dans l’histoire de l’Algérie a profondément traumatisé les Algériens. Le régime utilise la commotion pour justifier son maintien au pouvoir.

Le président Bouteflika, symbole d’un régime corrompu

Par sa trajectoire, en raison de ses politiques, l’ex-président Abdelaziz Bouteflika est un puissant symbole des tares du régime qui gouverne l’Algérie.

Sa première élection, le 16 avril 1999, fait l’objet d’un reportage de la journaliste Danielle Levasseur au Montréal ce soir qu’anime Christine Fournier.

Élu avec 74 % des voix lors d’un scrutin que ses opposants qualifient de frauduleux et qu’ils boycottent, Abdelaziz Bouteflika promet de revitaliser l’économie et de combattre la corruption.

Du même souffle, il fait cette déclaration surprenante.

Je donnerais des garanties internationales, même à l’argent illicite, s’il devait créer des emplois, faire faire à l’Algérie une épargne de devise.

 Le président Abdelaziz Bouteflika

Pouvait-on croire à la lumière de cette annonce que l’éthique serait placée au cœur du mandat du nouveau président? On peut en douter.

Les milliers d’Algériens qui manifestaient contre l’élection d’Abdelaziz Bouteflika à cette époque-là ne s’illusionnaient guère sur cette question.

Un président muet

En 2011, dans la foulée des printemps arabes tunisien, égyptien et libyen, l’Algérie s’enflamme. Place du 1er-mai à Alger, 10 000 manifestants exigent que le président Bouteflika « dégage ».

La journaliste Émilie Dubreuil relate dans un reportage présenté au Téléjournal du 11 février 2011 qu’anime Pascale Nadeau le soulèvement dans la capitale algérienne.

Mais après quelques jours, l’Algérie retourne dans le silence.

Elle n’est pas la seule.

En 2013, le président Bouteflika est terrassé par un accident vasculaire cérébral.

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Cloué dans un fauteuil roulant, il disparaît de la scène publique. Cela ne l’empêche pas de se représenter pour un quatrième mandat en 2014.

Une nouvelle tentative de décrocher un cinquième mandat fait déborder le vase. La rue exige, et obtient, la démission présidentielle.

Le plus difficile reste maintenant à faire…et la jeunesse algérienne  vient de commencer le « travail »!

 

 

 

 

Le Canada, un havre de paix pour les blanchisseurs d’argent

Le Canada ne parvient pas à stopper 99,9 % des cas de blanchiment d’argent sur son territoire, estime l’Institut C.D. Howe. Pire encore, il ne voit souvent même pas passer ce qui pourrait s’élever à plus de 100 milliards de dollars par année.

Le Fonds monétaire international a estimé il y a 20 ans que le blanchiment d’argent représentait entre 2% et 5% de l’économie mondiale.

Les dispositifs de protection et de lutte contre le blanchiment d’argent « sont parmi les plus faibles des démocraties libérales occidentales », déplore une analyse dévoilée mardi par l’Institut C.D. Howe. Non seulement les règles des autorités canadiennes ne leur permettent-elles pas de voir les crimes qui sont perpétrés, mais elles laissent leurs auteurs profiter d’un confortable anonymat en plus de multiplier les embûches sur la route de ceux qui voudraient suivre leurs traces pour les démasquer, dit son auteur, le juriste et collaborateur auprès du bureau canadien de Transparency International, Kevin Comeau.

Le Canada n’est pas le seul endroit dans le monde où l’argent des criminels, des fraudeurs et autres dirigeants corrompus peut être discrètement réintroduit dans l’économie légale, observait déjà le C.D. Howe dans une autre étude en septembre. Le Fonds monétaire international a estimé il y a 20 ans que le blanchiment d’argent représentait entre 2 % et 5 % de l’économie mondiale, ce qui équivaudrait à environ 40 milliards à 100 milliards par an au Canada. En 2011, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a avancé une estimation beaucoup plus basse (entre 5 milliards et 15 milliards) qui ne tenait toutefois compte que de l’argent issu du crime au pays. Or, on sait que les airs de plus grande respectabilité des pays développés y attirent beaucoup d’argent sale provenant d’ailleurs, une tendance que la grande permissivité des règles canadiennes ne peut que renforcer.

« Bien qu’il soit impossible d’estimer le montant exact de ce blanchiment, une estimation réaliste de la quantité d’argent sale blanchi au Canada chaque année se situerait entre 100 et 130 milliards », dit Kevin Comeau. Et si le gouvernement américain et les Nations unies ont déjà estimé que 99,9 % du blanchiment d’argent se passe sans être inquiété, poursuit-il, il n’y a pas de raison de croire que le Canada fasse mieux, bien au contraire.

Recommandations ignorées

Pour freiner ce fléau, dit le C.D. Howe, le Canada devrait changer la loi pour forcer le dévoilement de l’identité des véritables responsables et bénéficiaires des compagnies, fiducies et propriétés immobilières. Une fois débarrassées des prête-noms et administrateurs de façade, deux listes pourraient être dressées, l’une plus détaillée et réservée aux autorités, et l’autre accessible au public et où apparaîtraient au moins les noms, emplois et pays d’attache de ces personnes afin de profiter de l’oeil scrutateur des journalistes, des organisations de la société civile et autres sonneurs d’alerte. La violation de ces règles de transparence devrait être passible de sévères sanctions afin de convaincre les intermédiaires peu scrupuleux de se conformer et de mieux armer les enquêteurs.

Ces recommandations, qui avaient déjà été faites en septembre, ont malheureusement été ignorées tant dans un rapport du Sénat sur le sujet en novembre que dans la réforme de la loi fédérale sur les compagnies en décembre, déplore Kevin Comeau. Seule petite consolation, la Colombie-Britannique s’en est récemment inspirée, mais pour une réforme qui visait seulement son marché immobilier, où elle a de fortes raisons de penser que le blanchiment d’argent n’est pas étranger à la flambée des prix des dernières années.

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Le Québec toujours sous contrôle néolibéral: Le ventre plus creux dans un quartier plus riche

Beaucoup de gens en Afrique,en Europe et ailleurs dans le monde ,rêvent d’immigrer au Québec (parfois en ignorant tout du Québec) afin d’améliorer leur vie.Beaucoup ignorent que des milliers de québécois vivent en dessous du seuil de la pauvreté et sont confronté à une misère sérieuse à se nourrir,même au minimum vital.Voici:

 

Des dizaines de personnes ont participé jeudi après-midi (le 28 mars 2019) à une manifestation devant l’École Charles-Lemoyne, dans le quartier Pointe-Saint-Charles, pour dénoncer la fin, en septembre prochain, de cette mesure alimentaire visant à venir en aide aux enfants dont les parents sont moins nantis.

Manifestation du 28 mars 2019

Ce programme disparaît en raison de la modification de l’indice de défavorisation de l’école. Le développement urbain et l’embourgeoisement ont augmenté le niveau des revenus dans l’ensemble du quartier, selon des données de Statistique Canada.

Le comité de gestion de la taxe scolaire de l’île de Montréal a produit en 2018 une carte révisée de la défavorisation à Montréal à partir du nouveau portrait dressé par Statistique Canada.

Marianne Dumas, qui siège au conseil d’établissement de l’École Charles-Lemoyne, que fréquente son enfant, considère qu’il est regrettable de mettre un terme au programme alimentaire, car il répond à des besoins concrets.

« C’est totalement un non-sens. Ce n’est pas parce que tes voisins ont plus d’argent maintenant que toi, que cela a changé quelque chose dans ton portefeuille. Les parents vont devoir continuer à nourrir leur enfant et cet argent, il va falloir qu’ils le trouvent quelque part. L’enfant n’arrêtera pas de manger, mais l’enfant ne va peut-être pas aller au camp de jour cet été, parce que ses parents ont été obligés de le mettre au service de garde », a-t-elle dit.

Mme Dumas

Mme Dumas déplore le fait que les parents seront forcés de faire des choix, avec la nouvelle tarification.

« Avant, c’était 1 $. L’enfant était gardé à l’école. Cela lui permettait de sociabiliser. Cela lui permettait d’être en sécurité, d’avoir un repas chaud. Maintenant, des parents vont peut-être faire le choix de retourner leur enfant à la maison », illustre-t-elle.

À compter de septembre, les parents vont devoir débourser en moyenne cinq dollars pour un repas chaud servi à l’école et trois dollars pour que leur enfant puisse utiliser le service de garde.

La nouvelle mesure affectera 300 élèves inscrits dans deux écoles du secteur, soit 40 % des élèves de l’école primaire Charles-Lemoyne et 33 % des élèves de l’école primaire Ludger-Duvernay, dans le quartier Saint-Henri.

À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), on compte huit écoles qui vont perdre le programme alimentaire, alors que quatre établissements scolaires vont y gagner. Au total, 14 écoles sur l’île de Montréal vont voir disparaître la mesure d’accès à un repas et des services de garde.

Répercussions en vue

Camille Trudel

Camille Trudel, chargée de projets à la Corporation de développement communautaire de Pointe Saint-Charles, s’inquiète des répercussions qu’aura la disparition de cette mesure alimentaire.

« À Pointe-Saint-Charles, on est dans un quartier qui est défavorisé, mais aussi qui est considéré comme un désert alimentaire. L’accès à des aliments frais n’est pas évident. Donc, on peut penser que les lunchs n’auraient peut-être pas nécessairement tout ce qu’il faut pour certaines familles, par manque de ressources », avertit-elle.

La présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, reconnaît que le portrait de la métropole a beaucoup changé.

« La différence, cette année, c’est qu’il y avait de nouvelles données statistiques du recensement de 2016. Cela a changé grandement entre 2006 et 2016. On se souvient qu’en 2011, c’était le gouvernement Harper. Cela n’avait pas été le même questionnaire. Cela avait été le questionnaire court. Dans le fond, il y a eu dix ans – une décennie – dans les données réelles qui ont été fournies, plus précises. Cela change grandement le portrait de la réalité de Montréal », a-t-elle affirmé.

De son côté, Camille Trudel croit que l’indice de défavorisation est un outil dépassé.

« On aime dire que l’indice n’est pas adéquat pour nos quartiers de plus en plus hétérogènes. Ce n’est pas tant la faute des gens qui arrivent dans le quartier que de la façon dont l’indice est formulé. En fait, il fausse les données. Il dit que finalement, on devient de plus en plus, selon eux, homogène. Donc, les familles sont de moins en moins pauvres, ce qui n’est pas le cas. Il y a des familles plus riches, des familles plus pauvres », souligne-t-elle.

Un programme universel réclamé

Catherine Harel Bourdon

Catherine Harel Bourdon réclame une mesure d’aide alimentaire universelle de Québec.

« Nous, ce qu’on demande, c’est d’avoir une cantine pour tous, vraiment une cantine universelle le midi comme [il y a dans] plusieurs pays de l’OCDE. Si ce n’était pas possible de le faire, il faudrait cibler les enfants défavorisés plutôt que juste cibler les écoles défavorisées. C’est cela, l’enjeu principal. On demande au gouvernement du Québec de financer plus largement les services alimentaires », réclame-t-elle.

La chargée de projets à la Corporation de développement communautaire de Pointe Saint-Charles appuie cette idée.

« On demande que les quatre paliers, CSDM, municipal, provincial et fédéral s’assoient ensemble pour développer une politique alimentaire universelle, que tous les enfants dans toutes les écoles aient accès à un repas », indique Camille Trudel.

Mme Harel Bourdon assure que la CSDM est à la recherche d’une solution de rechange. Elle souligne que son organisation va rencontrer prochainement divers organismes à ce sujet.

« On est en train de regarder nos services alimentaires, mais nos ressources sont limitées. On ne peut pas non plus déshabiller Paul pour habiller Jacques. Il y a quand même un enjeu interélèves, interécoles. On va regarder ce qu’on est capable de faire dans les budgets qu’on a. Mais, on ne pourra pas compenser à la même hauteur d’un repas pour tout le monde », a-t-elle prévenu.

De son côté, le ministère de l’Éducation n’interviendra pas. Il soutient avoir investi 60 millions de dollars supplémentaires dans le budget pour soutenir les élèves de milieux défavorisés, à même une enveloppe de 125 millions sur cinq ans consacrée à la réussite scolaire.

EN CONCLUSION

Depuis la dernière élection au Québec,beaucoup de gens ont cru qu’en remplaçant le parti politique au pouvoir (…par des bulletins de votes  douteux ) qu’ils avaient réglé le problème lié à la corruption politique sur laquelle tout le système néolibéral s’est construit!

La majorité des gens en âge de voter me donnent l’impression de dormir au gaz et ne cherchent aucune solution.Tous semblent penser  que les hauts-fonctionnaires sont devenus honnêtes parce que les libéraux ont été chassé du pouvoir politique,mais je vous signalais déjà avant l’élection du 1 er octobre 2018  que  le choix  du premier ministre avait  déjà été fait et que la famille Desmarais ,alliée au crime organisé, avait dévolu son choix sur la Coalition Avenir Québec,à défaut de ne plus pouvoir continuer  de maintenir  Philippe Couillard au pouvoir.

Il est clair que les libéraux étaient devenu encombrant ,surtout depuis la Commission Charbonneau.Tôt ou tard ,le Peuple Québécois aurait fini  par réclamer ce qui serait devenu impératif:la Justice!

Mais comme nous le voyons,l’un des  éléments fondamentaux  que la Coalition Avenir Québec réclamait durant la campagne électorale,était la remise des sommes d’argent payées en trop par les  familles québécoises en versement de leurs comptes d’électricité à l’Hydro Québec et François Legault,leur chef,a refusé de remettre ces milliards détournés une fois au pouvoir!

Donc le gangstérisme et le crime organisé  gèrent  le gouvernement du Québec! …Rien n’a changé!

Comme je l’ai toujours dit et écrit: si voter changerait quelque chose,on l’aurait déjà  aboli!

Réveillons-nous!…car il est presque trop tard !

Seule la désobéissance civile peut nous permettre de remplacer ce système,mais pour le remplacer il faut avoir le COURAGE de l’abattre dabord!

 

UNION EUROPÉENNE : LE LIVRE NOIR D’EMMANUEL MACRON

Dès dimanche soir, Emmanuel Macron devrait s’auto-proclamer meilleur représentant de l’Europe et de l’approfondissement de l’Union Européenne. En choeur, les médias parisiens devraient applaudir des deux mains à cette parfaite imposture. Nous examinons ici les dégâts européens et les défaites communautaires enregistrés par Emmanuel Macron depuis son arrivée au pouvoir. Ils montrent que la stratégie européenne de Macron est erronée et qu’elle conduit à l’abaissement de la France en Europe.

Dès ses premières semaines à l’Élysée, Macron a entamé une campagne pour l’approfondissement de l’Union Européenne. C’était le grand début d’une sorte d’incarnation auto-persuasive, selon laquelle ce meilleur représentant de l’énarchie était aussi le meilleur représentant du destin européen. De mois en mois, seuls les médias français perpétuent ce mythe, tant Emmanuel Macron a perdu sa crédibilité sur le continent et a nui à celle de la France à l’égal des piètres performances de François Hollande.

Le discrédit budgétaire français dans l’Union Européenne

Comme l’a indiqué la Commission Européenne encore cette semaine, la France est budgétairement « vulnérable ». Dans la pratique, l’incapacité de la France à se désendetter la discrédite au niveau européen.Ce handicap a tué dans l’oeuf l’objectif d’un budget stabilisateur de la zone euro imaginé par Emmanuel Macron dans son discours de la Sorbonne. Ce sujet semble définitivement enterré

Pire : la crise des Gilets Jaunes oblige désormais Emmanuel Macron à augmenter un déficit public déjà très supérieur à la cible tracée initialement. Les partenaires français n’ont pas de mots assez durs contre cet échec, qui explique en partie la défiance hollandaise dans l’affaire Air France – KLM

La taxophilie française échouée sur le mur des GAFA

Dans le même ordre d’idée, la France n’a pas fait mieux sur le dossier des GAFA, que Bruno Le Maire veut taxer depuis son arrivée à Bercy. Dans la pratique, cette obsession de régler des problèmes par des taxes, qui donne une image désuète de notre pays et rappelle combien l’énarchie est obsolescente, a isolé la France et l’a mise en marge du mouvement européen. Alors que la Commission se bat pour harmoniser la méthode de calcul de l’impôt sur les sociétés (et ainsi contrer les GAFA), la France a fait cavalier solitaire et n’a suscité que de l’indifférence. 

Bruno Le Maire a beau présenter son action comme une grande victoire sur le sujet, on sait désormais que la directive tant attendue ne prendra jamais forme. 

Le travail détaché si mal réformé

Pour ce qui concerne un autre dossier sensible, le travail détaché, la diplomatie macronienne a à peine fait mieux. Une directive minimaliste a été adoptée en juin 2018, qui réduit la durée possible du détachement. Mais elle exclut le million de chauffeurs routiers d’Europe de l’Est qui parcourent l’Europe chaque jour et concurrencent nos transporteurs nationaux sur leur propre terrain. 

À ce jour, aucun compromis n’a été trouvé sur ce dernier dossier, pourtant essentiel. 

Détérioration des relations avec l’Italie

Dans son approche manichéenne des réalités européennes (avec les bons macroniens d’un côté, et les barbares qui ne pensent pas comme lui de l’autre), Emmanuel Macron a fait beaucoup de dégâts. Ses propos sur la « lèpre nationaliste » en Europe ont beaucoup fâché l’Italien Salvini. Depuis cette attaque en règle, les rapports entre la France et l’Italie n’ont jamais été aussi mauvais.  Le conflit a conduit à un rappel de l’ambassadeur de France à Rome. Cette situation inhabituelle entre pays fondateurs de la Communauté européenne interroge sérieusement sur la capacité d’Emmanuel Macron à incarner l’Europe. 

Emmanuel Macron,

Détérioration des relations avec les Pays-Bas

Plus récemment encore, l’affaire Air France – KLM a montré comment l’un de nos partenaires directs les plus anciens, les Pays-Bas, pouvaient se défier de la France et ne pas hésiter à lui témoigner un comportement hostile. Cette nouvelle dégradation des relations bilatérales illustre bien les dégâts que l’arrogance macronienne peut causer avec les autres États-membres de l’Union. 

Tout se passe comme si l’auto-proclamation de sauveur de l’Europe par Emmanuel Macron le rendait aveugle sur la perception de son comportement par ses partenaires et le déliait de toute obligation de travailler dans de bonnes conditions avec eux. 

L’Europe fantasmée d’Emmanuel Macron

On sent bien, dans toute cette affaire, que l’obsession européenne de Macron se heurte à une difficulté de base, qui ressemble à la même difficulté que Macron rencontre sur la scène intérieure. Macron ne connaît pas l’Europe, il la fantasme. Et sa politique ne compose pas avec la réalité, mais ses illusions. 

L’Europe des cafés, des intellectuels, n’est pas l’Union Européenne. En grand rêveur, Macron fait une politique pour l’Europe du XVIIIè siècle, pas pour l’Europe d’aujourd’hui. Ce tropisme aristocratique, complètement décalé, se révèle toxique pour le pays tout entier. Il ringardise la France sur la scène européenne, et il nourrit l’image, déjà très présente, d’un pays de grands diseux, mais de petits faiseux. 

 

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LA CRISE EST INÉVITABLE,SANS CROISSANCE ÉCONOMIQUE, LE TAS DE DETTES ACCUMULÉES NE VAUT RIEN

Certains fonctionnaires américains rêvent d’une croissance qui pourrait durer encore 10 ans, grosso modo le double du record enregistré par les Etats-Unis au XXème siècle. Ils se trompent lourdement.

On voit ce que l’on veut voir!

Certes, l’action des banques centrales permet aux gouvernements d’assurer leur solvabilité budgétaire et, in fine, de ne pas faire banqueroute. « Mais n’y a-t-il pas de côté négatif ? », s’interroge Natixis.

Comme l’explique l’équipe de recherche de Patrick Artus :

« En réalité, ces politiques sont dangereuses :

elles peuvent entraîner une expansion sans limite de la taille des bilans des banques centrales, d’où un risque de ‘fuite devant la monnaie’ (les agents économiques se débarrassent de la monnaie pour acheter des biens ou des actifs réels, d’où soit l’inflation soit des bulles sur les prix de ces actifs) ;

elles peuvent inciter les Etats à ne pas stabiliser les taux d’endettement publics, ce qui rend ces politiques irréversibles ;

elles permettent de financer des investissements inefficaces ;

elles écrasent anormalement les primes de risque sur les actifs risqués ;

elles forcent les banques centrales de réagir à des chocs qui nécessiteraient normalement qu’elles augmentent leurs taux d’intérêt. »

Bref, pas de free lunch. Milton Friedman avait prévenu, mais nos dirigeants l’ont oublié.

Milton, reviens ! Ils veulent nous ruiner

Chacun des points listés par Natixis est bien sûr important, mais l’un d’entre eux me semble plus critique que les autres. Ayant opté pour la fuite en avant, nos dirigeants pourraient bien s’être placés dans une position où il n’y a plus de retour en arrière possible.

 

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Voici ce qu’explique Natixis dans une note du 20 décembre au sujet de ce « nouveau régime » :

« Dans le passé, dans les périodes d’expansion, la politique budgétaire redevenait suffisamment restrictive pour que la solvabilité budgétaire soit rétablie, et la politique monétaire pouvait donc en conséquence être normalement contracyclique ;

aujourd’hui, au contraire, on est passé à un régime de dominance fiscale : la politique budgétaire ne rétablit pas la solvabilité budgétaire, celle-ci est assurée par les taux d’intérêt anormalement bas associés à une politique monétaire qui reste fortement expansionniste malgré le retour au plein emploi.

Dans le nouveau régime, le policy mix (ensemble de la politique budgétaire et de la politique monétaire) est anormalement expansionniste et n’est plus contracyclique ; ce nouveau régime est de plus irréversible.

On pourrait en sortir par une politique budgétaire restrictive, mais c’est impossible parce que cette politique devrait être maintenant mise en place alors que la croissance ralentit ; ou par une politique monétaire restrictive, mais c’est impossible car elle ferait apparaître une crise des finances publiques (de solvabilité budgétaire). »

Vous avez bien lu : sauf miracle (comme évoqué par Nassim Taleb), il n’y a plus d’autre issue possible aux problèmes actuels que la fuite en avant.

Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une situation particulièrement récente. Voilà en effet ce que cela a donné la dernière fois qu’une stratégie différente avait été esquissée :

La brève période de ralentissement de l’expansion du crédit a presque conduit à l’effondrement du système financier mondial 

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Maintenant, comme au poker, nos dirigeants sont condamnés à faire tapis à chaque fois que l’étau se resserre.

A bulle de tout, crise de tout

Une fois au bord du précipice, la stratégie « kick the can down the road » ne fonctionnera plus.

Au mois de juillet, alors que le précédent rapport de l’IIF sur la dette mondiale venait d’être publié, Bruno Bertez avertissait que la promenade nous avait emmenés assez loin sur la falaise :

« Je ne crains pas de m’avancer et de signifier que nous sommes en phase terminale. On peut aller plus loin, mais il faut pour cela faire évoluer le système, la régulation, la conception de la monnaie, l’ordre international. Et puis Trump est l’élément perturbateur. » 

Il y a déjà plus d’un an, Natixis avertissait que les pays de l’OCDE s’exposaient à une crise de tout.

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Côté crise sociale et politique, force est de constater que la France a déjà les deux pieds dedans. Reste le versant économique et financier de la crise, sur lequel la banque revenait au mois d’octobre dernier.

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Là, Natixis en était réduite à faire un vœu pieu

 

« Le taux d’endettement du monde étant très élevé, les prix des actifs étant aussi élevés, une politique monétaire mondiale restant très expansionniste conduirait à la poursuite de la hausse des taux d’endettement et des prix des actifs, et inexorablement à une crise. 

Mais le passage à une politique monétaire restrictive déclencherait immédiatement une crise financière avec une hausse forte des paiements d’intérêt sur les dettes. 

La configuration qui permettrait d’éviter une crise financière serait donc : 

– une politique monétaire plus restrictive, mais pas au point qu’une crise de solvabilité des emprunteurs se déclenche ;

– une politique macro-prudentielle restrictive, pour arrêter la hausse des taux d’endettement et des prix des actifs. »

Suite aux choix qu’elles ont fait, nos autorités sont donc désormais condamnées à gérer la crise. 

Vous pouvez donc allumer un cierge à Sainte Rita (patronne des causes désespérées) et/ou vous préparer au violent changement qui nous attend.

 

 

 

«Dragons»:des questions sur l’affaire Néron

Caroline Néron…à l’époque de jours meilleurs

 

 

 

L’importante restructuration annoncée dans les magasins des bijoux Caroline Néron a suscité des questions sur le processus de sélection de l’émission «Dans l’oeil du dragon», dans laquelle de riches gens d’affaires s’engagent à investir dans des entreprises en démarrage.

Les problèmes financiers de Caroline Néron ont provoqué un coup de tonnerre dans le domaine québécois du divertissement, certains se demandant comment elle avait fait pour se qualifier comme dragonne à la populaire émission de téléréalité présentée à Radio-Canada.

François Lambert, qui a déjà participé à l’émission, déplore que le diffuseur public ne demande pas à ses vedettes de démontrer qu’ils ont du temps et des liquidités à offrir à leurs partenaires potentiels.

En entrevue, M. Lambert a affirmé que personnellement, il ne s’était jamais fait demander ses chiffres.

D’autres choix de dragons ont suscité la controverse. Gilbert Rozon, le fondateur de Juste pour rire, a fait l’objet de plusieurs allégations de nature sexuelle et est accusé de viol. Pour sa part, Martin-Luc Archambault a quitté l’émission en septembre alors qu’une enquête du commissaire canadien à la vie privée révélait que son entreprise avait enfreint plusieurs articles de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.

François Lambert a cofondé l’entreprise Aheeva Technology, un système pour des centres d’appels disponible dans 75 pays. Il dit aussi avoir des investissements dans dix entreprises.

Selon lui, il n’y aurait fallu que peu de recherches pour disqualifier MM. Rozon et Archambault. Et il prétend que d’autres gens qui l’entouraient à l’émission n’avaient pas non plus sa place.

Il croit que le diffuseur public devrait chercher des candidats qui ont de l’argent et qui ont déjà vendu une entreprise.

«En réalité, nous faisons de l’argent avec une entreprise quand on la vend», a-t-il expliqué.

«Je venais juste de vendre mon entreprise quand ils m’ont demandé d’être à l’émission… Je n’étais pas un imposteur, j’avais ma place là. Tu deviens un dragon quand tu as fini ton entreprise et que tu as le temps de t’investir et d’appliquer cette recette du succès à d’autres.»

Radio-Canada se défend

Marc Pichette, le porte-parole de Radio-Canada, a assuré que le diffuseur et les producteurs «menaient une évaluation de base de l’application, selon les informations données de bonne foi par le dragon potentiel.»

Il a rappelé qu’en 2016, lorsque M. Rozon était une personnalité louangée à l’international, qui avait été choisi par la Ville de Montréal comme commissaire pour le 375e anniversaire de la métropole, qui s’est tenu en 2017.

Selon le quotidien «La Presse», qui a contacté huit des entrepreneurs avec qui Mme Néron s’était entendue lors de la dernière saison, la femme d’affaires n’a pas versé un sou à leur entreprise.

En entrevue avec le réseau TVA, jeudi, Mme Néron a annoncé qu’elle fermerait neuf des quatorze boutiques dans la province et qu’elle mettrait à pied 64 de ses 152 employés.

L’entreprise a grossi trop vite

Michel Nadeau, qui dirige l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, la marque de l’ancienne chanteuse et comédienne était populaire au Québec et celle-ci était l’une des seules à se tailler une place dans le marché des bijoux.

«C’était l’une des rares entreprises dans l’industrie des bijoux, de l’artisanat, qui a réussi à imposer une marque — elle a réussi, a-t-il déclaré en entrevue. Elle est encore très, très présente à la télévision et la radio», a-t-il souligné.

Le problème est selon lui que son entreprise a grossi trop rapidement, avec l’ajout de plusieurs boutiques dans des centres commerciaux où l’espace est dispendieux.

M. Lambert, qui n’a pas été invité dans la prochaine saison de l’émission, estime que l’histoire de Mme Néron devrait servir de leçon à tous les entrepreneurs «qui s’éparpillent tellement et qui font tout, à part gérer leur propre entreprise.»

 

 

 

 

 

 

 

Le Canada sous contrôle du crime organisé:Le cannabis coûte plus cher depuis sa légalisation

Le prix du cannabis a connu une hausse significative depuis sa légalisation. Les produits proposés en vente légale se vendent plus cher que ceux disponibles sur le marché noir, selon une analyse des prix compilée par Statistique Canada.

Statistique Canada a recueilli des données sur les prix du cannabis avant sa légalisation le 17 octobre 2018 et les a comparées au prix moyen à la fin de la même année, c’est-à-dire après la légalisation. Il en ressort une hausse de 17% du prix pour un gramme de cannabis.

Le prix moyen d’un gramme de cannabis médicinal ou autre coûtait 9,70 $, comparativement à 6,51 $ sur le marché noir au cours du quatrième trimestre de l’an dernier, précise l’agence fédérale.

« Il n’est pas surprenant que le prix de l’herbe ait augmenté », affirme David Clement, directeur des affaires nord-américaines du Consumer Choice Centre, un groupe de défense des consommateurs qui fait une veille réglementaire à l’échelle mondiale. Il estime que deux facteurs principaux font augmenter les coûts du cannabis : les taxes et le manque de concurrence.

« Il en coûte un demi-milliard par an pour appliquer les règles et règlements de la Loi sur le cannabis, afin de générer les revenus nécessaires pour couvrir les frais et les licences qu’ils ont imposés aux producteurs autorisés », ajoute M. Clement.

Dans la majorité des provinces et des territoires, l’accès au cannabis est limité aux commerces de détail et aux boutiques en ligne gérés par le gouvernement.

Il n’y a que sept permis de vente au détail du cannabis pour une région de l’Ontario de la taille de la Nouvelle-Écosse.

Les problèmes de prix permettront aux vendeurs illégaux de rester « en affaires », pense Jeffrey Lizotte, un lobbyiste du cannabis et PDG de Next Wave Brands.

Le sujet revient souvent dans les échanges avec Santé Canada et les organismes de réglementation provinciaux pour aider à alléger le fardeau et s’assurer que le cannabis légal puisse faire face à la concurrence du marché noir pour ce qui est des prix. « C’est la seule façon pour nous de déplacer le marché noir », explique Jeffrey Lizotte.

D’après l’enquête, quelque 7,7 % des personnes interrogées ont déclaré avoir acheté du cannabis pour la première fois.

 

 

Anarchie Politique américaine:Le gouvernement américain paralysé jusqu’à l’an prochain

Les États-Unis se préparaient dimanche à affronter une longue période de fermeture des administrations fédérales après l’échec des négociations au Congrès sur le financement d’un mur à la frontière mexicaine, une paralysie partielle qui pourrait durer jusqu’en janvier selon un responsable de la Maison-Blanche.

Vue du Capitole alors que l’appareil administratif était partiellement paralysé dimanche, à Washington

 

« Il est très possible » que la paralysie (shutdown) « aille jusqu’au nouveau Congrès », qui doit se réunir pour la première fois le 3 janvier, a fait savoir dimanche le directeur du budget à la Maison-Blanche, Mick Mulvaney, dimanche, sur les ondes de la chaîne Fox News.

Les négociations sur le budget fédéral, suspendues samedi, doivent reprendre le 27 décembre.

Les démocrates reprendront début janvier le contrôle de la Chambre des représentants après leur victoire électorale en novembre alors que les républicains resteront majoritaires au Sénat, ce qui augure des négociations difficiles entre les deux Chambres.

Avec actuellement 51 sièges sur 100 au Sénat et deux supplémentaires à partir de janvier, les républicains ne disposent pas des 60 voix nécessaires pour l’adoption d’une loi budgétaire.

Le président américain a réaffirmé dimanche sa volonté d’obtenir les cinq milliards de dollars américains pour la construction d’un mur destiné à freiner l’immigration clandestine, l’une de ses principales promesses de campagne.

Négocier de bonne foi

« La seule manière de stopper les gangs, la drogue, le trafic d’êtres humains et beaucoup d’autres choses qui arrivent dans notre pays, c’est un mur ou une barrière », a-t-il tweeté. « Les drones et tout le reste sont merveilleux et très amusants, mais ce qui marche, c’est un bon vieux mur. » L’opposition démocrate, qui refuse de voter ce volet du projet, propose d’octroyer 1,3 milliard de dollars pour améliorer le système de surveillance frontalier.

Faute de budget, de nombreux ministères et agences gouvernementales ont fermé leurs portes samedi matin, laissant environ 800 000 fonctionnaires en congé sans solde ou, pour les services jugés essentiels, forcés de travailler sans être payés aux échéances habituelles alors que la période des Fêtes bat son plein.

M. Mulvaney, nommé secrétaire général par intérim de la Maison-Blanche à partir de janvier, a néanmoins précisé que tous les employés fédéraux seraient payés jusqu’au 28 décembre. Ce n’est qu’à partir de cette date que leurs salaires seront susceptibles d’être touchés par la paralysie partielle, a-t-il souligné.

Certains élus, jusque dans le camp républicain, dénoncent le jusqu’au-boutisme du président. « C’est un combat monté en épingle pour que le président fasse croire qu’il se bat », a estimé sur CNN le sénateur du Tennessee Bob Corker, qui va quitter la Chambre haute. « Même s’il gagne, nos frontières ne seront pas sûres », a-t-il souligné.

Le président, qui avait prévu de passer les Fêtes de fin d’année en Floride, est resté à Washington pendant que les négociations se poursuivent en coulisses.

« Quand ces négociations produiront une solution acceptable par toutes les parties — ce qui veut dire 60 votes au Sénat, une majorité à la Chambre et une signature présidentielle —, alors nous la présenterons en séance », a dit samedi le chef de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell.

Le patron des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, est resté ferme. « Si vous voulez ouvrir le gouvernement, abandonnez le mur, purement et simplement », a-t-il dit à l’adresse de Donald Trump.

La paralysie budgétaire touche des ministères importants comme la Sécurité intérieure — qui gère la sécurité aux frontières —, la police fédérale (FBI), les Transports, le Trésor ou l’Intérieur, qui supervise les parcs nationaux très visités pendant les Fêtes, comme le Grand Canyon.

Ce blocage budgétaire est le troisième de l’année, après ceux survenus en janvier (trois jours) et en février (quelques heures), déjà à cause de la question migratoire. Le précédent, en octobre 2013, avait duré 16 jours, loin toutefois du record de 21 jours de l’année 1995-1996.

Le maniganceur en chef pourrait bien être cet homme à la solde des Clinton :George Soros.