L’humanité en danger:Le déclin de la nature mettra en péril cinq milliards d’êtres humains d’ici 30 ans

D’ici 30 ans, cinq milliards d’humains, particulièrement en Afrique et en Asie du Sud, pourraient être confrontés à une pénurie d’eau potable et de nourriture.

 

 

D’ici 30 ans, cinq milliards d’humains, particulièrement en Afrique et en Asie du Sud, pourraient être confrontés à une pénurie d’eau potable et de nourriture. Des centaines de millions d’autres vivant dans des régions côtières pourraient être frappés par des inondations catastrophiques. C’est ce que révèle une modélisation des services que la nature sera encore en mesure d’offrir aux populations humaines à l’échelle du globe en 2050 compte tenu du déclin rapide de la biodiversité et dont les résultats sont publiés dans la revue Science.

Sécheresse en Afrique de l’est

Le plus récent rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) nous informait qu’un million d’espèces étaient menacées d’extinction et que les bénéfices que les humains retirent de la nature diminueraient en conséquence. La nature contribue au bien-être des populations humaines de diverses façons. Ce peut être sous forme de ressources alimentaires par le biais de la pêche et de l’agriculture, ou plus indirectement en contribuant à l’épuration de l’eau, à la pollinisation des cultures et à la protection des côtes contre les effets dévastateurs des tempêtes, par exemple.

 

Une équipe internationale dirigée par Becky Chaplin-Kramer, de l’Université Stanford, a voulu savoir où, dans le monde, les contributions de la nature sont les plus nécessaires pour assurer le bien-être des habitants et quelles populations en particulier écoperont le plus de la dégradation de la nature, afin de prévoir des actions plus ciblées qui permettraient de prévenir les dégâts.

Pour ce faire, les chercheurs ont cartographié les besoins, voire la dépendance des différentes populations du monde à trois services particuliers que la nature leur fournit. Le service offert par les plantes et les algues des milieux humides qui filtrent les polluants, tels que les nitrates en excès provenant des fertilisants répandus pour accroître les récoltes, et qui assurent ainsi l’accès à de l’eau potable. Le service accordé par les récifs coralliens, les mangroves, les herbiers marins et les marais salants qui atténuent l’érosion des côtes et, de ce fait, diminuent l’impact des inondations entraînées par le vent, la houle et l’élévation du niveau de la mer. Et le service fourni par les pollinisateurs naturels, tels que les abeilles, qui assurent des cultures fécondes.

Ils ont également cartographié les contributions actuelles de la nature en matière de rétention de nitrates, de protection des côtes et de pollinisation des cultures à travers le monde. Et ils ont repéré, avec une précision de 300 mètres sur 300 mètres, les endroits où ces contributions ne suffisent pas à combler les besoins des populations, en raison vraisemblablement de la dégradation de la nature, qui entraîne notamment la présence de polluants dans l’eau, des risques accrus d’inondation en régions côtières et des pertes de récoltes, résultat d’une pollinisation insuffisante.

 

À l’aide d’une plateforme de modélisation, les chercheurs ont ensuite pu prédire les impacts de divers scénarios du futur sur l’aptitude de la nature à répondre aux besoins des populations humaines. Ils ont ainsi calculé que, peu importe le scénario, près de cinq milliards d’humains pourraient ne plus avoir un accès assuré à l’eau potable et à la nourriture nécessaires à leur survie en 2050. Et des centaines de millions de personnes vivant dans des régions côtières ne seront plus protégées des intempéries.

 

Les chercheurs ont également remarqué que c’est sur les populations d’Afrique et d’Asie du Sud que pèsent les plus grandes menaces de famine, de pénurie d’eau potable et d’inondations découlant de la dégradation de la nature, soit plus particulièrement sur celles du bassin du Gange, de la Chine orientale et de l’Afrique subsaharienne, des populations qui, en plus, dépendent beaucoup de la nature pour assurer leur survie.

 

Cette étude permet d’orienter les actions qui doivent être prises pour atténuer les dégâts, font valoir les chercheurs. Selon Elena Bennett, du Département des sciences des ressources naturelles de l’Université McGill, « pour résoudre les problèmes que vivent les populations d’Asie du Sud, on ne peut pas simplement leur dire de faire une meilleure gestion [de leurs ressources] ».

Sans commentaire!

« Nous devons aussi considérer le rôle que nous, habitants de l’Amérique du Nord, jouons dans leurs problèmes en achetant divers produits d’Asie du Sud, que ce soit des denrées alimentaires, des vacances dans leurs stations touristiques ou même l’exploitation d’industries canadiennes. Nous générons ainsi de la pollution là-bas plutôt qu’ici », affirme Mme Bennett, qui est l’une des auteurs de l’étude.

 

Au Sénégal, les femmes vont chercher l’eau sur des kilomètres.

 

 

 

 

 

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Vers une catastrophe écologique mortelle: de moins en moins d’eau pour de plus en plus d’humains sur Terre

Après la sécheresse en Californie, il y a quelques années, la récente crise dans la ville du Cap, en Afrique du Sud, a braqué les projecteurs sur un problème qui pourrait devenir de plus en plus courant : le manque d’eau dans certaines régions du monde. État des lieux.

Au cours des dernières années, plusieurs études se sont penchées sur l’état des nappes phréatiques du monde. Ces réservoirs naturels souterrains, qui se remplissent très lentement grâce à l’eau de pluie et au ruissellement, alimentent les puits et les sources en eau potable.

Si on ne peut déterminer avec certitude quelle quantité d’eau ils contiennent, les scientifiques ont par contre démontré qu’un nombre important de ces réservoirs sont surexploités.

 

« Les réserves d’eau douce sont des réserves dynamiques », soutient René Lefebvre, chercheur à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). « Pour prendre une analogie bancaire, ce qu’on peut exploiter, c’est l’intérêt, ce qui se renouvelle annuellement. Si on veut faire de l’exploitation durable, normalement il ne faut pas toucher au capital. »

Les ressources en eau

 

Mais, dans plusieurs cas, ce capital semble déjà avoir été largement entamé. Selon une étude de l’Université de Californie publiée en 2015, le tiers des plus grands aquifères du monde sont en difficulté.

Principaux aquifères soumis à des contraintes excessives :

  • Réseau aquifère arabique (péninsule arabique)
  • Réseau de l’Indus (Inde-Pakistan)
  • Bassin Murzuk-Djado (Afrique du Nord)

Les menaces

Un des plus grands dangers qui planent sur les réserves d’eau douce est tout simplement l’augmentation de la population mondiale.

Depuis 1900, la population mondiale a triplé. Mais la consommation d’eau, elle, a été multipliée par six.

Il y a de plus en plus de gens qui consomment de plus en plus d’eau, c’est le principal problème. – François Anctil, professeur à l’Université Laval

En 2050, on devrait être environ 9,8 milliards d’individus sur Terre, soit quelque 2,3 milliards de plus qu’actuellement.

« La demande en eau augmente continuellement, surtout dans les pays en voie de développement et dans les économies émergentes », soutient Richard Connor, rédacteur en chef du Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau de l’ONU.

 

À mesure que les gens sortent de la pauvreté, explique-t-il, ils consomment davantage.

Pour satisfaire ces nouveaux consommateurs, les usines devront produire davantage et utiliseront donc plus d’électricité. Cette électricité est fabriquée soit grâce à des barrages hydroélectriques, soit dans des centrales thermiques, qui requièrent de l’eau pour leur refroidissement.

Il faudra également produire plus d’aliments pour nourrir toutes ces bouches. Les agriculteurs, qui sont déjà responsables de 70 % des prélèvements d’eau dans le monde, seront donc encore plus sollicités.

Si, au cours des dernières décennies, l’agriculture a réussi à nourrir un nombre croissant d’humains, c’est, du moins en partie, au moyen de l’irrigation. Des régions arides sont ainsi devenues fertiles, grâce aux prélèvements indiscriminés d’eaux souterraines.

C’est notamment ce qui est arrivé en Arabie saoudite. Dans les années 1970, la mise en place d’un système d’irrigation a permis de multiplier par quatre la surface agricole du royaume et de faire pousser du blé dans le désert.

Mais l’illusion n’a pas duré. Quelques décennies plus tard, la nappe phréatique est pratiquement à sec et des mesures urgentes ont été prises pour la préserver.

Quelles solutions?

Des solutions, pourtant, il en existe, croit Richard Connor, de l’ONU.

« Il y a des possibilités d’accroître la production agricole sans aller chercher plus d’eau, si on change nos méthodes », avance le chercheur.

 

Cela passe notamment par le développement de l’agriculture de conservation plutôt que l’agriculture intensive et l’utilisation accrue de l’eau de pluie, ou même des eaux usées, dans l’irrigation.

Après avoir subi un traitement minimal qui permettrait de s’attaquer aux organismes pathogènes, les eaux usées pourraient être utilisées pour l’irrigation de cultures comme le maïs, le coton ou les légumineuses.

« On n’utilisera pas de l’eau non traitée pour la production de laitues ou de fraises, avance M. Connor, mais c’est possible pour tout ce qui n’est pas directement comestible. »

Il faut aussi s’inspirer de ce qu’ont déjà accompli certains pays, soutient René Lefebvre, de l’INRS. « Un des meilleurs exemples de gestion intégrée et cohérente, c’est l’Australie », affirme-t-il. Le pays, qui connaît un stress hydrique important, gère ses ressources en eau rigoureusement, en allouant aux cultivateurs des quotas très restreints.

« Ça remet même en question l’utilisation du territoire, parce qu’ils se rendent compte que, dans certains secteurs, ce n’est pas possible de poursuivre le type d’exploitation qui y est fait. »

Et surtout, il ne faut pas hésiter à se questionner, croit l’hydrologue François Anctil. « On doit réfléchir aux usages qu’on fait de l’eau, pense-t-il. Est-ce qu’on en fait le meilleur usage à chaque endroit? »

Si on veut qu’il reste encore de l’eau pour les prochaines générations, il est temps d’y penser.

 

 

 

 

Des scientifiques ont élaboré un dispositif révolutionnaire qui produit de l’eau à partir d’air

La pénurie d’eau est un défi majeur à relever pour que tout le monde puisse avoir accès à l’eau potable. Ce besoin est accru avec le problème du réchauffement climatique. L’année dernière, un groupe de chercheurs de l’université de Berkley en Californie avait testé avec succès un nouveau système de transformation de l’eau dans le […]

via Des scientifiques ont élaboré un dispositif révolutionnaire qui produit de l’eau à partir d’air — Le Blog de la Résistance

Pourquoi il ne faut pas boire l’eau du robinet

 

 

« Le plastique est partout : il est le produit le plus durable, insidieux et intime du monde. De la semelle de vos chaussures aux lentilles de contact dans vos yeux, du téléphone dans votre poche à la nourriture dans votre réfrigérateur, les preuves sont indéniables : nous vivons à l’ère du plastique. » Partant du constat simple que « si ce dernier améliore grandement notre quotidien, il est aussi à l’origine de déchets et de pollution microscopique ».

Orb Media s’est intéressé à sa présence dans l’eau potable – des études récentes ont déjà démontré qu’il avait envahi les océans et les lacs du monde entier. Des recherches menées par l’organisation et des chercheurs de l’University of Minnesota – School of Public Health, et relayées par The Guardian, ont prouvé que des fibres microscopiques en plastique coulent dans nos robinets.

Lors de l’enquête, 83% des échantillons prélevés dans une douzaine de pays ont été testés positifs à la présence de ces fibres (72% pour l’Europe, et la France). Ainsi, on consommerait du plastique à chaque fois qu’on boirait un verre d’eau (potable). Ces micro-plastiques contiendraient des produits chimiques toxiques liés au cancer et à d’autres maladies qu’ils libéreraient lors de la consommation par les poissons et les mammifères.

Si les scientifiques ne sont pas sûrs de leur provenance, ces fibres microscopiques pourraient être issues de l’abrasion quotidienne des vêtements, tissus d’ameublement et tapis, et atteindraient nos robinets après avoir contaminé les systèmes de traitement et de distribution de l’eau environnants. On notera par ailleurs que des particules de cette taille peuvent facilement migrer à travers la paroi intestinale et se déplacer vers les ganglions lymphatiques ou d’autres organes corporels.


En complément:une étude française

Deux millions de Français, sans le savoir, consomment de l’eau chargée en aluminium, pesticides, médicaments, produits radioactifs, anticancéreux…

Pesticides et nitrates

L’agriculture est largement mise en cause par l’association UFC-Que Choisir dans la pollution de l’eau du robinet par les pesticides et les nitrates. C’est une réalité, depuis 10 ans l’utilisation des pesticides n’a pas diminué. Si les agriculteurs persistent dans les pesticides et les nitrates, c’est pour éviter une baisse de rendement de leur production qui les obligeraient à mettre la clé sous la porte.

Mais les agriculteurs ne sont pas les seuls à être responsables de cette pollution.Régulièrement des dérogations sont délivrées par les autorités pour continuer à distribuer une eau non conforme.  Parfois les taux dépassent de 6 % la norme acceptable.

Peu de communes informent sa population sur la pollution de l’eau du robinet.

Le documentaire de Sophie Le Gall diffusé sur France 2 au début de mars 2012 explique que les autorités sanitaires se cachent derrières des chiffres pour ne pas affoler les populations.

En Eure et Loire l’État interdit aux communes de construire de nouveaux lotissements tant que l’eau du robinet est pollué. En attendant le reste de la pollution est toujours alimentée par une eau polluée.

Ailleurs comme en Seine et Marne des dérogations sont délivrées jusqu’à la mise en place d’un projet pour dépolluer l’eau du robinet. Les maires peuvent demander des dérogations pendant 9 années consécutives. En attendant l’eau est dite « conforme par dérogation ». La population ou les maires sont convaincus de la sincérité de l’État sur la conformité de cette eau. Pourtant, cette eau est dangereuse pour les femmes enceintes et les enfants.

Les entreprises en profitent pour proposer aux particuliers des solutions miraculeuses qui purifient l’eau. Le coût est de 3000 euros.

 

 Une directive du ministère de santé très discrète.

Le 22 février 2012, l’association Générations Futures révèle l’existence d’une directive du ministère de la Santé, discrètement entrée en vigueur il y a plus d’un an, et qui revoit à la hausse les concentrations autorisées de pesticides dans l’eau potable.

Instruction émise par la Direction générale de la santé le 9 décembre 2010 :

« Pour répondre aux exigences dans la lutte contre la pollution de l’eau, soit on met tout en œuvre pour réduire la présence des substances nocives, soit on préfère remonter les taux et prétendre à une amélioration de la situation. C’est un peu comme si on changeait les degrés sur un thermomètre pour faire croire qu’il fait moins chaud.«

Vu sur Owni

La France est actuellement  poursuivie par Bruxelles pour ne pas respecter la législation européenne de 1991 sur la pollution des eaux aux nitrates.

 

L’aluminium 

sulfate aluminiumL’eau du robinet peut avoir une teinte jaunâtre suite à des intempéries. Cette couleur ne satisfait pas les consommateurs même si l’eau est pure. Pour rendre l’eau du robinet plus limpide, certaines stations d’épuration utilisent la floculation au sulfate d’aluminium. Depuis 35 ans de nombreuses études affirment qu’au-dessus de 100 mg d’aluminium par litre c’est un risque pour la santé humaine (démences et déclenchement de la maladie d’Alzheimer).

Pourtant, en Europe la norme tolérée est de 200 mg/l. Cette norme est souvent dépassée grâce à un joli détournement des chiffres.

Les autorités se cachent derrière les chiffres de « la référence de qualité » qui lui permet de rendre une eau non conforme, en eau conforme. Cette référence de qualité ne traduit pas un risque sanitaire direct. Si la DASS, en charge du contrôle de la conformité de l’eau dans chaque département, se base sur le chiffre de la « limite de qualité », l’eau serait considérée non conforme à la consommation.

L’État joue avec les chiffres, et les grands groupes de distribution tel que Véolia gère le risque médiatique. Le risque sanitaire est minimisé car les coûts de réhabilitations sont trop onéreux.

 

Résidus de médicaments

D’autres polluants tout aussi dangereux circulent dans l’eau du robinet : les résidus de médicaments issus des urines et de nos selles humaines et animales. L’industrie chimique et pharmaceutique, les élevages industriels qui bourrent les animaux d’antibiotiques… sont  responsables de cette pollution.

Les rejets des hôpitaux sont tout aussi préoccupants : anticancéreux, radioactifs, molécules toxiques…

Les stations d’épuration n’ont pas été prévues pour retenir les résidus médicamenteux. 70 à 80 % des résidus trouvés à l’entrée de la station réapparaissent après épuration.

Depuis 2009, l’Afssaps et l’Anses  ont commencé à analyser les eaux à la recherche de résidus de médicaments. En 2011 les premiers résultats tombent. Sur 45 molécules recherchées 19 ont été détectées (anti-épileptique, anxiolytique…). Pour le moment  ni la France ni l’Europe n’ont fixé de normes réglementaires.

40 millions de français boivent de l’eau du robinet.

 « Il y a près de deux millions de consommateurs qui paient pour de l’eau significativement polluée même si pour 97,5 % de la population globalement, l’eau est de bonne qualité grâce à la réglementation. » Sylvie Pradelle, administratrice nationale de l’association Que Choisir.

Les communes et les grands de la distribution de l’eau préfèrent laisser courir une eau non conforme plutôt que d’investir dans des usines trop coûteuses.

L’association Que Choisir dans sa dernière enquête sur la qualité sur l’eau du robinet fait un appel au secours. Elle est intervenue auprès des communes concernées pour qu’elles informent les consommateurs sur la pollution de l’eau.

« Elle demande aussi aux pouvoirs publics nationaux et européens :

– Une protection efficace de tous les captages ;

– Une application du principe constitutionnel pollueur-payeur dans le domaine des pollutions agricoles pour dissuader les pratiques agricoles polluantes ;

– Que les aides de la Politique Agricole Commune (PAC) soient réservées aux modes de production s’inspirant des principes des agricultures intégrées et biologiques. »

 

L’association a mis à disposition sur son site les résultats de ses analyses commune par commune

 Sophie Le Gall vu sur cdurable

« Autant de questions légitimes mais complexes qui méritent des informations détaillées et multiples… La gestion et le traitement de l’eau nécessitent la mise en oeuvre de technologies et de savoir-faire spécifiques pour garantir la qualité de l’eau distribuée, mais aussi la gestion durable de la ressource en eau et la préservation de l’environnement… Autant d’actions préventives de long terme pour limiter la pollution des milieux aquatiques.

 

Tous les résultats d’analyse sur la qualité de l’eau du robinet que boivent les français sont publics et consultables auprès de leur mairie ou de leur distributeur d’eau et sur Internet.

 

Quand un dépassement des limites définies par la réglementation est enregistré, les autorités sanitaires sont immédiatement averties afin qu’elles définissent si ce dépassement implique ou non un risque pour la santé publique. S’il n’y a pas de risque, elles peuvent délivrer une dérogation. S’il existe un risque, elles imposent une restriction d’usage adaptée. Dans les deux cas, la collectivité concernée doit s’engager dans un plan d’actions permettant le retour à la conformité dans les meilleurs délais. Les clients-consommateurs peuvent également contacter leur distributeur d’eau à tout moment en composant le numéro qui figure en haut à gauche de sa facture ».

 

Sources :
Documentaire de Sophie Le Gall
Que Choisir
Owni
Anses
cdurable

 

 

 

 

 

Mars : ces images prises par Curiosity ,en 2016 sont à couper le souffle

Mars s’est dévoilée comme jamais auprès du grand public grâce aux belles images que nous renvoie Curiosity. Le robot qui a commencé sa mission en 2012 continue de nous envoyer de superbes clichés de la planète rouge, et cette année n’a pas fait exception. Retour sur les plus belles images prises par l’astrobot sur ce monde distant qu’il a tant contribué à rapprocher dans nos esprits.

Un selfie par Curiosity.
Un selfie par Curiosity.

 

 

Curiosity a commencé sa mission en 2012 avec pour objectif d’observer de près la surface de Mars, et répondre à ces grandes questions : la planète qui semble aujourd’hui morte, a-t-elle été un jour habitable ? De l’eau liquide a-t-elle coulé sur sa surface ? Et surtout que peut nous apprendre la géologie du Mount Sharp et du Gale Crater que le robot est censé étudier ?

Mais admettons-le : pour nous simples mortels, ce qui nous a sans aucun doute le plus frappé, ce sont sans aucun doute les photos haute résolution et en couleurs naturelles de ce monde si distant : des dunes, rochers, un météorite, quelques images en stéréoscopie 3D pour se rendre compte des volumes, les images de la ChemCam et de ses puissants tirs laser…

Sans parler des selfies du robot qui nécessitent d’assembler plusieurs clichés et permettent d’apprécier l’état de Curiosity. Ou les photos des dunes actives qui se déplacent grâce aux vents de la fine atmosphère martienne. Et les images de formations rocheuses martiennes qui font penser au far-west américain. Bref, grâce à toutes ces images, le rêve d’y envoyer des hommes un jour ne semble plus du tout une vue de l’esprit fantaisiste.


HORS TEXTE:

COMME AU FAR_WEST AMÉRICAIN

 

On a des nouvelles de Mars : le rover Curiosity nous a envoyé une nouvelle série de photos. Une salve censée permettre aux scientifiques de mieux apprécier la toponymie du terrain. Mais en faisant impasse sur l’étrange couleur du ciel, on se croirait dans des paysages du far-west américain, comme si le rover évoluait dans un désert du Mojave dépourvu de végétation.

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Depuis son arrivée rocambolesque sur la planète rouge en 2012, le rover Curiosity n’a parcouru qu’un peu plus de 14 km. Mais a largement raccourci la distance de plusieurs millions de kilomètres qui nous sépare de lui, au moins d’un point de vue psychologique. Grâce à Curiosity, on a pu découvrir pour la première fois un autre monde dans notre système solaire avec une résolution et des couleurs naturelles qui permettent de s’y projeter.

 

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14 kilomètres, cela peut sembler infime à l’échelle du système solaire. Mais à l’échelle de la région retenue par les ingénieurs du JPL pour l’atterrissage, c’est suffisant pour changer totalement de toponymie. Et c’est ainsi que le le rover de 75 kg a atteint la région de Murray Butes, un peu plus au sud du Mount Sharp. Et nous a envoyé son carnet de voyage, et on ressent comme un trouble en le regardant. Ces paysages si lointains, ne font-ils pas penser à la Terre ?

 

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Pourtant, même les conditions du désert du Mojave feraient figure de paradis en comparaison de celles, hostiles à la vie telle qu’on la connaît, qui règnent sur ce point rouge du ciel. La pression de l’atmosphère d’abord, 8700 Pascals. Sur Terre, en comparaison, cette pression est de 101300 Pascals en moyenne, soit 1013 hPa. L’atmosphère est constituée à plus de 96% de CO2 et l’oxygène n’y existe qu’à l’état de traces. La surface de la planète, dépourvue de magnétosphère, est inlassablement bombardée par les radiations.

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Comme vous vous en doutez, le rover Curiosity n’erre jamais sans but. Et l’équipe californienne qui a ici décidé de le déplacer cherche à mieux comprendre la formation de dunes sur la planète rouge. En effet, avec la fine atmosphère martienne, les scientifiques pensent que cette région est constituée de dunes anciennes, qui se sont agglomérées au point de devenir dures comme de la pierre. Ces photos permettent de mieux comprendre leur formation et érosion.


 

 

 

 

 

Il y a d’ailleurs déjà plusieurs missions en préparation, dont le projet du célèbre patron de SpaceX, Elon Musk, qui veut lui-aussi aller sur Mars. On vous laisse en tout cas contempler ces images complètement uniques, et mystérieuses, venues d’ailleurs. Cliquez sur les images pour les agrandir :

 

Mars : forages du sol sur différents sites visités par Curiosity
Mars : forages du sol sur différents sites visités par Curiosity

 

Une formation rocheuse sédimentée faisant penser au Far West américain
Une formation rocheuse sédimentée faisant penser au Far West américain

 

Curiosity prend une macro du sol...On dirait même qu'il y a quelque chose de géodésique en dessous.
Curiosity prend une macro du sol…On dirait même qu’il y a quelque chose de géodésique en dessous.

 

Comment les pseudo savants de la NASA peuvent-ils affirmer que l'objet au cenre...est une météorite?
Comment les pseudo savants de la NASA peuvent-ils affirmer que l’objet au centre…est une météorite?

 

Panorama d’une plaine martienne à proximité de Curiosity
Panorama d’une plaine martienne à proximité de Curiosity

 

 

Curiosity : tir de laser sur une roche et observation du résultat grâce à la ChemCam
Curiosity : tir de laser sur une roche et observation du résultat grâce à la ChemCam

 

 

 

 

 

 

 

 

Exploration spatiale:De l’eau glacée trouvé sur la planète naine Cérès

Cérès nous cache beaucoup de choses...nous ne faisons que commencer à la découvrir!
Cérès nous cache beaucoup de choses…nous ne faisons que commencer à la découvrir!
Deux nouvelles études ont révélé que la planète naine Cérès abrite d’importantes quantités d’eau  glacée.

Le plus grand objet dans la ceinture d’ astéroïdes entre Mars et Jupiter, Cérès, a fait l’objet de beaucoup d’ intrigues récemment grâce à ses deux  points lumineux mystérieux et ses caractéristiques en  surface… anormales.

Maintenant , les scientifiques croient qu’ils ont identifié de la glace d’eau piégée dans les cratères d’ ombre en permanence sur sa surface – les régions qui peuvent atteindre des températures inférieures à -260 degrés Fahrenheit.

« Ces études soutiennent l’idée que la glace a été séparée de la roche très tôt dans l’histoire de Cérès », a déclaré le scientifique du projet Aube, Carol Raymond.

« Cette séparation a formé une couche de la croûte très riche en glace, et cette  glace est restée près de la surface depuis le début de  l’histoire du système solaire. »

La découverte est particulièrement intéressante car Ceres est beaucoup plus proche du Soleil que Europa, Encelade et d’ autres mondes glacés où d’immenses océans souterrains  d’eau liquide sont censés exister.

L’ eau liquide aurait également été nécessaire sur Cérès pour produire les minéraux que nous voyons sur sa surface.

« Cette combinaison de l’ eau et de la roche, est particulièrement concluante pour un environnement habitable, mais nous ne pouvons comparer les empreintes chimiques sur la surface, et nous avons des preuves pour dire que la présence de l’océan sous la surface était très probable», a déclaré Raymond.

« Ceres est un objet très intéressant, ce qui équivaut à Europa ou Encelade en termes de potentiel d’ habitabilité. En trouvant des organismes qui étaient riches en eau dans le passé lointain, nous pouvons découvrir des indices quant à l’ endroit où la vie a pu exister dans le système solaire primitif. « 

Donc ce qui manque à Cérès poyr y vivre:c’est un soleil  plus près pour la  réchauffer.

Source: Independent

Plusieurs milliers d’oies ont trouvé la mort en se posant sur un lac acide

Une grosse tempête de neige les avait forcés à se poser sur les eaux toxiques d’une ancienne mine de cuivre à ciel ouvert située dans le Montana, aux États-Unis.

oies-neiges

 

La semaine dernière, des milliers d’oies des neiges avaient trouvé la mort après avoir été contraintes de se poser d’urgence sur des eaux toxiques. Elles avaient été prises de court par une violente tempête hivernale près de la ville de Butte (Montana), dans le nord-ouest des États-Unis.

Il s’agit d’un désastre écologique dont le dernier cas similaire remonte à une vingtaine d’années. Hasard ou non, cela c’était produit à l’époque au même endroit. En effet, en 1995, 342 oies étaient mortes après avoir ingéré l’eau de cette fosse qui contient de l’acide sulfurique. Les autopsies avaient montré que les oiseaux présentaient des niveaux élevés de métaux lourds dans leurs reins.

Cette fois-ci, l’étendue des dégâts est bien plus impressionnante. D’après Mark Thompson l’un des responsables de la société minière Montana Resources (MR), le nombre exact d’oies qui ont péri dans le lac est pour le moment inconnu, mais il est estimé à plus de 10 000. L’espace délimité par la fosse représente quant à lui près de3 km² recouverts de ces milliers d’oiseaux blancs sans vie.

Cette catastrophe est « au-delà de tout ce que nous avons connu en 21 ans de surveillance », a souligné le responsable en précisant qu’« habituellement, seulement 2 000 à 5 000 oiseaux survolent Butte toute l’année ».

Et si le réchauffement climatique avait quelque chose à y voir ?

Interrogé par le journal The Montana Standard, le spécialiste d’ornithologie Jack Kirkley a estimé que le réchauffement climatique n’était pas étranger à ce drame. Il n’a pas pointé du doigt la tempête de neige, mais plutôt la migration tardive de ces oies vers le sud des États-Unis où elles hivernent.

En effet, les hivers plutôt doux connus ces dernières années auraient incité les oiseaux à rester plus longtemps dans des zones habituellement froides plutôt que de migrer progressivement vers le sud, d’où le fait qu’ils aient été surpris en si grand nombre par cette tempête.

Sailing for Change : mettre les voiles vers le changement ! — La société solidaire et durable

Chers lecteurs, Quatre bretons se sont lancés le défi de réaliser un tour du monde zéro déchet à bord d’un voilier. Le constat de la fondation Ellen Macarthur est clair : « si rien n’est fait d’ici à 2050, nous aurons plus de plastiques que de poissons dans les océans ». C’est face à ce […]

via Sailing for Change : mettre les voiles vers le changement ! — La société solidaire et durable

Astronomie:La NASA dévoilent de nouvelles photos de New Horizons sur la lune Hydra

La lune Hydra n'aurait que 50 kilomètres de long et serait surtout composée d'eau.
La lune Hydra n’aurait que 50 kilomètres de long et serait surtout composée d’eau.

De nouvelles données sur la composition de la lune Hydra,en orbite autour de Pluton (provenant  du satellite New Horizons de la NASA) révèlent une signature d’eau glacée distincte sur la surface extérieure la plus petite  lune de Pluton.

La lune Hydra comparée à Charron...toute une différence!
La lune Hydra comparée à Charron…toute une différence!

La plus grande lune Charon mesure 1.210 kilomètres , tandis que Hydra est à environ 50 kilomètres de long.

 

Des "snapshots" remarquables!
Des « snapshots » remarquables!

 

Pluton et Charron (à gauche).
Pluton et Charron (à gauche).