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Mars : ces images prises par Curiosity ,en 2016 sont à couper le souffle

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Mars s’est dévoilée comme jamais auprès du grand public grâce aux belles images que nous renvoie Curiosity. Le robot qui a commencé sa mission en 2012 continue de nous envoyer de superbes clichés de la planète rouge, et cette année n’a pas fait exception. Retour sur les plus belles images prises par l’astrobot sur ce monde distant qu’il a tant contribué à rapprocher dans nos esprits.

Un selfie par Curiosity.

Un selfie par Curiosity.

 

 

Curiosity a commencé sa mission en 2012 avec pour objectif d’observer de près la surface de Mars, et répondre à ces grandes questions : la planète qui semble aujourd’hui morte, a-t-elle été un jour habitable ? De l’eau liquide a-t-elle coulé sur sa surface ? Et surtout que peut nous apprendre la géologie du Mount Sharp et du Gale Crater que le robot est censé étudier ?

Mais admettons-le : pour nous simples mortels, ce qui nous a sans aucun doute le plus frappé, ce sont sans aucun doute les photos haute résolution et en couleurs naturelles de ce monde si distant : des dunes, rochers, un météorite, quelques images en stéréoscopie 3D pour se rendre compte des volumes, les images de la ChemCam et de ses puissants tirs laser…

Sans parler des selfies du robot qui nécessitent d’assembler plusieurs clichés et permettent d’apprécier l’état de Curiosity. Ou les photos des dunes actives qui se déplacent grâce aux vents de la fine atmosphère martienne. Et les images de formations rocheuses martiennes qui font penser au far-west américain. Bref, grâce à toutes ces images, le rêve d’y envoyer des hommes un jour ne semble plus du tout une vue de l’esprit fantaisiste.


HORS TEXTE:

COMME AU FAR_WEST AMÉRICAIN

 

On a des nouvelles de Mars : le rover Curiosity nous a envoyé une nouvelle série de photos. Une salve censée permettre aux scientifiques de mieux apprécier la toponymie du terrain. Mais en faisant impasse sur l’étrange couleur du ciel, on se croirait dans des paysages du far-west américain, comme si le rover évoluait dans un désert du Mojave dépourvu de végétation.

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Depuis son arrivée rocambolesque sur la planète rouge en 2012, le rover Curiosity n’a parcouru qu’un peu plus de 14 km. Mais a largement raccourci la distance de plusieurs millions de kilomètres qui nous sépare de lui, au moins d’un point de vue psychologique. Grâce à Curiosity, on a pu découvrir pour la première fois un autre monde dans notre système solaire avec une résolution et des couleurs naturelles qui permettent de s’y projeter.

 

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14 kilomètres, cela peut sembler infime à l’échelle du système solaire. Mais à l’échelle de la région retenue par les ingénieurs du JPL pour l’atterrissage, c’est suffisant pour changer totalement de toponymie. Et c’est ainsi que le le rover de 75 kg a atteint la région de Murray Butes, un peu plus au sud du Mount Sharp. Et nous a envoyé son carnet de voyage, et on ressent comme un trouble en le regardant. Ces paysages si lointains, ne font-ils pas penser à la Terre ?

 

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Pourtant, même les conditions du désert du Mojave feraient figure de paradis en comparaison de celles, hostiles à la vie telle qu’on la connaît, qui règnent sur ce point rouge du ciel. La pression de l’atmosphère d’abord, 8700 Pascals. Sur Terre, en comparaison, cette pression est de 101300 Pascals en moyenne, soit 1013 hPa. L’atmosphère est constituée à plus de 96% de CO2 et l’oxygène n’y existe qu’à l’état de traces. La surface de la planète, dépourvue de magnétosphère, est inlassablement bombardée par les radiations.

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Comme vous vous en doutez, le rover Curiosity n’erre jamais sans but. Et l’équipe californienne qui a ici décidé de le déplacer cherche à mieux comprendre la formation de dunes sur la planète rouge. En effet, avec la fine atmosphère martienne, les scientifiques pensent que cette région est constituée de dunes anciennes, qui se sont agglomérées au point de devenir dures comme de la pierre. Ces photos permettent de mieux comprendre leur formation et érosion.


 

 

 

 

 

Il y a d’ailleurs déjà plusieurs missions en préparation, dont le projet du célèbre patron de SpaceX, Elon Musk, qui veut lui-aussi aller sur Mars. On vous laisse en tout cas contempler ces images complètement uniques, et mystérieuses, venues d’ailleurs. Cliquez sur les images pour les agrandir :

 

Mars : forages du sol sur différents sites visités par Curiosity

Mars : forages du sol sur différents sites visités par Curiosity

 

Une formation rocheuse sédimentée faisant penser au Far West américain

Une formation rocheuse sédimentée faisant penser au Far West américain

 

Curiosity prend une macro du sol...On dirait même qu'il y a quelque chose de géodésique en dessous.

Curiosity prend une macro du sol…On dirait même qu’il y a quelque chose de géodésique en dessous.

 

Comment les pseudo savants de la NASA peuvent-ils affirmer que l'objet au cenre...est une météorite?

Comment les pseudo savants de la NASA peuvent-ils affirmer que l’objet au centre…est une météorite?

 

Panorama d’une plaine martienne à proximité de Curiosity

Panorama d’une plaine martienne à proximité de Curiosity

 

 

Curiosity : tir de laser sur une roche et observation du résultat grâce à la ChemCam

Curiosity : tir de laser sur une roche et observation du résultat grâce à la ChemCam

 

 

 

 

 

 

 

 

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Exploration spatiale:De l’eau glacée trouvé sur la planète naine Cérès

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Cérès nous cache beaucoup de choses...nous ne faisons que commencer à la découvrir!

Cérès nous cache beaucoup de choses…nous ne faisons que commencer à la découvrir!

Deux nouvelles études ont révélé que la planète naine Cérès abrite d’importantes quantités d’eau  glacée.

Le plus grand objet dans la ceinture d’ astéroïdes entre Mars et Jupiter, Cérès, a fait l’objet de beaucoup d’ intrigues récemment grâce à ses deux  points lumineux mystérieux et ses caractéristiques en  surface… anormales.

Maintenant , les scientifiques croient qu’ils ont identifié de la glace d’eau piégée dans les cratères d’ ombre en permanence sur sa surface – les régions qui peuvent atteindre des températures inférieures à -260 degrés Fahrenheit.

« Ces études soutiennent l’idée que la glace a été séparée de la roche très tôt dans l’histoire de Cérès », a déclaré le scientifique du projet Aube, Carol Raymond.

« Cette séparation a formé une couche de la croûte très riche en glace, et cette  glace est restée près de la surface depuis le début de  l’histoire du système solaire. »

La découverte est particulièrement intéressante car Ceres est beaucoup plus proche du Soleil que Europa, Encelade et d’ autres mondes glacés où d’immenses océans souterrains  d’eau liquide sont censés exister.

L’ eau liquide aurait également été nécessaire sur Cérès pour produire les minéraux que nous voyons sur sa surface.

« Cette combinaison de l’ eau et de la roche, est particulièrement concluante pour un environnement habitable, mais nous ne pouvons comparer les empreintes chimiques sur la surface, et nous avons des preuves pour dire que la présence de l’océan sous la surface était très probable», a déclaré Raymond.

« Ceres est un objet très intéressant, ce qui équivaut à Europa ou Encelade en termes de potentiel d’ habitabilité. En trouvant des organismes qui étaient riches en eau dans le passé lointain, nous pouvons découvrir des indices quant à l’ endroit où la vie a pu exister dans le système solaire primitif. « 

Donc ce qui manque à Cérès poyr y vivre:c’est un soleil  plus près pour la  réchauffer.

Source: Independent

Plusieurs milliers d’oies ont trouvé la mort en se posant sur un lac acide

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Une grosse tempête de neige les avait forcés à se poser sur les eaux toxiques d’une ancienne mine de cuivre à ciel ouvert située dans le Montana, aux États-Unis.

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La semaine dernière, des milliers d’oies des neiges avaient trouvé la mort après avoir été contraintes de se poser d’urgence sur des eaux toxiques. Elles avaient été prises de court par une violente tempête hivernale près de la ville de Butte (Montana), dans le nord-ouest des États-Unis.

Il s’agit d’un désastre écologique dont le dernier cas similaire remonte à une vingtaine d’années. Hasard ou non, cela c’était produit à l’époque au même endroit. En effet, en 1995, 342 oies étaient mortes après avoir ingéré l’eau de cette fosse qui contient de l’acide sulfurique. Les autopsies avaient montré que les oiseaux présentaient des niveaux élevés de métaux lourds dans leurs reins.

Cette fois-ci, l’étendue des dégâts est bien plus impressionnante. D’après Mark Thompson l’un des responsables de la société minière Montana Resources (MR), le nombre exact d’oies qui ont péri dans le lac est pour le moment inconnu, mais il est estimé à plus de 10 000. L’espace délimité par la fosse représente quant à lui près de3 km² recouverts de ces milliers d’oiseaux blancs sans vie.

Cette catastrophe est « au-delà de tout ce que nous avons connu en 21 ans de surveillance », a souligné le responsable en précisant qu’« habituellement, seulement 2 000 à 5 000 oiseaux survolent Butte toute l’année ».

Et si le réchauffement climatique avait quelque chose à y voir ?

Interrogé par le journal The Montana Standard, le spécialiste d’ornithologie Jack Kirkley a estimé que le réchauffement climatique n’était pas étranger à ce drame. Il n’a pas pointé du doigt la tempête de neige, mais plutôt la migration tardive de ces oies vers le sud des États-Unis où elles hivernent.

En effet, les hivers plutôt doux connus ces dernières années auraient incité les oiseaux à rester plus longtemps dans des zones habituellement froides plutôt que de migrer progressivement vers le sud, d’où le fait qu’ils aient été surpris en si grand nombre par cette tempête.

Sailing for Change : mettre les voiles vers le changement ! — La société solidaire et durable

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Chers lecteurs, Quatre bretons se sont lancés le défi de réaliser un tour du monde zéro déchet à bord d’un voilier. Le constat de la fondation Ellen Macarthur est clair : « si rien n’est fait d’ici à 2050, nous aurons plus de plastiques que de poissons dans les océans ». C’est face à ce […]

via Sailing for Change : mettre les voiles vers le changement ! — La société solidaire et durable

Astronomie:La NASA dévoilent de nouvelles photos de New Horizons sur la lune Hydra

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La lune Hydra n'aurait que 50 kilomètres de long et serait surtout composée d'eau.

La lune Hydra n’aurait que 50 kilomètres de long et serait surtout composée d’eau.

De nouvelles données sur la composition de la lune Hydra,en orbite autour de Pluton (provenant  du satellite New Horizons de la NASA) révèlent une signature d’eau glacée distincte sur la surface extérieure la plus petite  lune de Pluton.

La lune Hydra comparée à Charron...toute une différence!

La lune Hydra comparée à Charron…toute une différence!

La plus grande lune Charon mesure 1.210 kilomètres , tandis que Hydra est à environ 50 kilomètres de long.

 

Des "snapshots" remarquables!

Des « snapshots » remarquables!

 

Pluton et Charron (à gauche).

Pluton et Charron (à gauche).

 

 

 

 

Désastre écologique appréhendé:Les États-Unis pourraient détourner de l’eau des Grands Lacs

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La province la plus populeuse au Canada se dit  » inquiétée  » par une demande faite par le Wisconsin de puiser l’eau directement du lac Michigan.

Carte des Grands Lacs  du Canada

Carte des Grands Lacs du Canada

La ville de Waukesha a demandé la permission de puiser l’eau du lac Michigan. Son aquifère s’assèche progressivement pour laisser place à du radium hautement contaminé, un cancérigène reconnu.

À l’heure actuelle, le détournement des eaux des Grands Lacs et du Saint-Laurent est interdit, sauf quelques exceptions.

Waukesha, une communauté d’environ 70 000 habitants, espère devenir la première communauté à se voir accorder une exception pour le détournement des eaux. La ville affirme qu’alors qu’elle est située à l’extérieur des limites du bassin des Grands Lacs, elle appartient à un comté qui y est rattaché, et devrait donc avoir accès au lac.

Les autorités ontariennes semblent voir plusieurs problématiques reliées à ce plan

Jason Travers, directeur de la Direction des politiques de conservation des richesses naturelles, a notamment écrit que  » [l]e gouvernement de l’Ontario a identifié des inquiétudes en ce qui a trait à l’explication fournie par le Service des ressources naturelles du Wisconsin (SRN) quant à la manière dont la ville de Waukesha satisfait aux critères d’exception pour un comté chevauchant. « 

La province s’inquiète aussi que les impacts potentiels d’un détournement des eaux n’aient pas été assez étudiés.

 » Selon l’analyse de la proposition par la province de l’Ontario, des renseignements additionnels en ce qui a trait au retour des eaux usées et à la qualité de l’eau sont requis afin de pouvoir mieux évaluer la proposition.  » ajoute M. Travers, cité par la Presse canadienne.

Couverture de glace des Grands Lacs lors de l’hiver 2015-2016

Les résidents des communautés des Grands Lacs au Canada et aux États-Unis ont exprimé des inquiétudes en ce qui a trait à la proposition. Certains affirment qu’une approbation pourrait créer un dangereux précédent.

 » Le gouvernement de l’Ontario se questionne sur le précédent potentiel que la proposition pourrait créer advenant son approbation sans la démonstration adéquate que toutes les communautés dans l’aire de service définie satisfont aux critères d’exception.  » écrit M. Travers.

 » La problématique de l’augmentation de la concentration de radium dans les eaux souterraines publiques est présente à plusieurs endroits en Wisconsin, et ne se restreint pas à Waukesha. La proposition de détournement des eaux de Waukesha ne représente qu’une petite partie d’une demande beaucoup plus large à laquelle la province de l’Ontario devrait être préparée à faire face dans le futur. « 

Une beauté menacée,sans oublier la vie elle-même!

Une beauté menacée,sans oublier la vie elle-même!

Selon le site Web du gouvernement du Wisconsin, Waukesha a soumis sa demande de détournement originale en mai 2010.

 » Au cours des cinq dernières années, le SRN a mené une étude technique, en demandant des renseignements additionnels, et a collaboré avec la Ville de Waukesha en ce qui concerne des modifications à la demande afin d’être conforme aux critères de l’étude  » mentionne le site Web.

Un examen de la proposition aura lieu vers la mi-avril.

Le bassin des Grands Lacs fournit de l’eau à environ 33 millions de personnes, avec un rendement économique de 5,8 milliards de dollars en 2014 selon le Toronto Star.

Sources : The Weather Network

 

 

 

Divulgation de la NASA:il y a bien de l’eau salée sur Mars

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 Des scientifiques assurent qu'ils ont la preuve de la présence d'eau liquide à la surface de Mars.

Des scientifiques assurent qu’ils ont la preuve de la présence d’eau liquide à la surface de Mars.

 

 

 

Il y a bien de l’eau liquide sur Mars. C’est du moins ce qu’affirme avec certitude une équipe de scientifiques, dirigée par Lujendra Ohja du Georgia Institute of Technology (Etats-Unis), qui publie ses travaux ce lundi dans la revue Nature Geoscience.

La Nasa a ménagé le suspense en annonçant jeudi dernier, sur son site Internet, une «découverte majeure» à propos de la planète rouge. A 17h30 (heure de Paris), l’agence spatiale américaine dira comment les chercheurs ont, comme elle l’affirme, «résolu un mystère» de Mars.

On sait depuis plus d’une décennie que Mars possède de l’eau glacée dans ses régions polaires. En revanche, il n’avait jamais été prouvé que de l’eau à l’état liquide, nécessaire à l’existence d’une vie potentielle, y coulait à sa surface. En 2011, Lujendra Ohja et son équipe avait émis cette hypothèse, sans toutefois pouvoir la valider. Interrogée par leParisien.fr, sa collègue, la chercheuse française Marion Massé, explique comment les travaux qu’elle cosigne aujourd’hui ont vu le jour.

Quelles étapes ont-elles précédé votre découverte ?

Dans le cadre de nos travaux publiés en décembre 2011, nous avions constaté qu’il se produisait, chaque année à la saison chaude, des écoulements linéaires sur de fortes pentes situées face au Soleil. La première chose que nous nous sommes dits, c’est qu’il devait s’agir d’écoulements liquides. Pour le prouver, nous avons voulu utiliser la spectroscopie : c’est une technique qui permet de repérer, sur une image, la présence d’un minéral en fonction de la quantité de lumière solaire qu’il réfléchit. Mais c’est très difficile de voir un liquide à la surface de Mars.

Sur les clichés dont nous disposions, un pixel équivaut à 18 mètres, tandis que la largeur des écoulements est estimée à 5 mètres. Par ailleurs, la thèse de l’eau liquide n’était pas des plus évidentes. Pour avoir de l’eau liquide en surface, il faut une température comprise entre 0 et 100°C, ce qui est par moment possible sur cette planète.

Mais pour qu’elle s’écoule, il faut aussi une pression suffisante. Or, la pression sur Mars est très basse et ne permet pas à l’eau liquide d’être stable. La solution, c’est d’ajouter du sel dans l’équation. De la même manière que le sel fait fondre la glace sur les routes en hiver, il peut permettre à l’eau de s’écouler avant qu’elle s’évapore. C’était une explication qui avait du sens, car il y a des sels partout sur Mars, notamment des sulfates. Nous n’avions cependant pas pu les détecter à l’époque.

Vous avez la preuve aujourd’hui de la présence de sels et d’eau liquide dans ces écoulements ?

Oui, nos derniers résultats confirment la présence de saumure, un mélange de sels et d’eau, à la surface de Mars. Pour y parvenir, nous avons observé les mêmes zones à des moments différents. En croisant les images, nous avons découvert que des sels, les perchlorates, apparaissent tous les ans pendant la période d’activité des écoulements. Nous pensons qu’ils se cristallisent alors, tandis que l’eau s’évapore.

D’où cette eau vient-elle ?

Il y a trois solutions. La première serait qu’elle provienne de la glace située sous la surface, le pergélisol [ou permafrost, comme en Sibérie, ndlr]. Mais si cette eau gelée fond partiellement tous les étés, il faut qu’elle puisse se reformer l’hiver. Et nous n’avons pas trouvé comment.

La deuxième solution serait du givre saisonnier qui se déposerait en hiver. Mais normalement, le givre disparaît au printemps et là, les écoulements ont lieu plus tard dans l’année.

L’hypothèse que nous privilégions s’appelle la déliquescence : les sels absorberaient l’humidité atmosphérique qui se transformerait en liquide. Mais cette explication pose quand même un souci, car il n’y a pas beaucoup d’eau dans l’atmosphère martienne. On favorise quand même cette hypothèse car plusieurs modélisations montreraient que c’est possible.

Comment aller plus loin dans ces recherches ?

On pourrait imaginer une nouvelle mission en orbite avec un instrument ayant une meilleure résolution que l’outil de Mars Reconnaissance Orbiter. On pourrait aussi faire atterrir un robot à côté des écoulements. Mais la communauté scientifique ne veut pas contaminer les autres planètes. Si l’on envoie un robot avec une petite bactérie dans un endroit sec, ça va. En revanche, une bactérie dans un milieu liquide peut se développer.

Pour l’instant, nous voulons reproduire le mécanisme en laboratoire, dans une chambre martienne, avec la même pression et la même température que sur Mars. Avec des perchlorates aussi, qui sont assez rares sur Terre. Cela permettrait de valider ou non nos hypothèses.

Que nous apprennent vos découvertes sur l’éventualité d’une forme de vie sur Mars ?

La brique essentielle à la vie, c’est l’eau. C’est pour ça que l’on est content quand on trouve de l’eau sur une planète. Mais pour l’instant, nous n’avons aucun moyen de dire s’il existe une forme de vie sur Mars.

Le processus de déliquescence que nous décrivons se produit également dans le désert de l’Acatama, au Chili. Dans ces sels, il a été observé des communautés microbiennes. Un liquide salé n’est pas incompatible avec la vie. Mais sur Mars, les écoulements semblent durer seulement une ou deux heures, avant que l’eau s’évapore. Cela se répète peut-être plusieurs jours d’affilée, pendant les périodes les plus chaudes.

Cela me parait compliqué qu’il y ait de la vie sur Mars, la pression étant très basse et l’atmosphère étant trop ténue pour protéger des organismes des rayonnements solaires.

 

Sources:Le Parisien

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