Les restes d’un dinosaure volant battent des records

Les restes d’un reptile retrouvé en Roumanie seraient ceux d’un ptérosaure énorme, et selon les chercheurs il ne s’agirait cependant pas du plus grand. En revanche, certaines de ses caractéristiques battraient déjà des records.

Jusqu’à aujourd’hui, le ptérosaure ayant la plus grande envergure a été découvert en 2009 par le paléontologue Mátyás Vremir, près de la ville roumaine de Sebeș en Transylvanie. Exposé au Dinosaur Museum Altmühltal (Allemagne), ce squelette a de la concurrence, mais restera vraisemblablement le plus imposant.

 Représentation d’un ptérosaure

 

En effet, Mátyás Vremir a étudié un autre squelette – ou plutôt un fossile de symphyse mandibulaire – c’est-à-dire une mandibule de ptérosaure. Selon le chercheur, le ptérosaure à qui cette mandibule appartenait n’est assurément pas le plus grand répertorié, si bien que le squelette découvert en 2009 n’a pas de soucis à se faire de ce côté-là.

En revanche, le nouveau fossile révèle le ptérosaure ayant eu la plus grande mâchoire inférieure, comme l’intéressé l’indique dans une récente publication parue dans la revue Lethaia. Selon Mátyás Vremir, la taille de la mâchoire inférieure de ce ptérosaure a été estimée entre 110 à 130 centimètres. Comme son prédécesseur, l’animal était lui aussi très grand, d’une envergure comprise entre 8 et 9 mètres.

Cette découverte appuie davantage la théorie concernant la Transylvanie, qui était un archipel durant le Crétacé. Selon Michael Habib, un des chercheurs travaillant sur cette région où l’on a retrouvé plusieurs grands spécimens, l’archipel devait être un endroit aux conditions très favorables. En effet, de nombreux ptérosaures de grande taille y avaient élu domicile.

Par ailleurs, la mâchoire étudiée par Mátyás Vremir a en quelque sorte été redécouverte. Bien que trouvée en 1978, elle n’avait pas été identifiée comme telle et avait été oubliée durant plusieurs décennies, avant d’être à nouveau considérée avec intérêt.

Source

 

 

 

 

 

 

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Alerte Antartique: le « glacier le plus dangereux au monde » est sur le point de céder

Déjà connu pour être un glacier dont la fonte est très rapide, le « glacier le plus dangereux du monde » pourrait bientôt s’effondrer et cela pourrait représenter une véritable catastrophe, selon des chercheurs américains et britanniques.

 

Le glacier Thwaites, situé sur l’inlandsis Ouest-Antarctique, fond à un rythme d’environ 40 centimètres par an – et une accélération de cette fonte a été confirmée en 2002. Très surveillé en raison de son potentiel à contribuer à l’élévation du niveau des mers, le glacier Thwaites a déjà participé à 4 % de la montée des eaux durant les 25 dernières années.

Cependant, il existe un autre risque éventuellement catastrophique et proche dans le temps, à savoir un effondrement du glacier. Des chercheurs américains et britanniques craignent que les eaux de l’océan se soient infiltrées sous le glacier. Or l’édifice, dont la taille est équivalente à celle de la Floride, pourrait commencer à glisser vers l’océan, comme l’explique la BBC.

Suivant les estimations, un effondrement du glacier dans l’océan causerait une montée des eaux à l’échelle mondiale comprise entre 80 cm et 3 mètres, menaçant de nombreuses îles et villes côtières. Selon un communiqué du Conseil britannique sur la recherche environnementale (NERC) publié le 30 avril 2018, l’effondrement du glacier Thwaites « pourrait avoir des répercussions importantes sur le niveau de la mer à l’échelle mondiale ». Cependant, si le glacier contribue déjà progressivement à la hausse du niveau de la mer, son effondrement pourrait « commencer au cours des prochaines décennies ou des prochains siècles », une estimation tout de même assez vague.

Face à ce qui représente une urgence, l’US National Science Foundation (NSF) et l’UK Natural Environment Research Council (NERC) ont scellé un partenariat afin de mettre sur pied la plus grande collaboration scientifique en Antarctique depuis des décennies. Une centaine de scientifiques du monde entier mesureront les taux de changement du volume et de la masse de la glace jusqu’à 1500 mètres de profondeur, grâce à des foreuses à jet d’eau. Le but ? Confirmer une bonne fois pour toutes l’hypothèse déjà formulée depuis quelque temps déjà : le glacier est fortement fragilisé par le réchauffement des eaux océaniques circulant en dessous.

Sources : Sciences et Avenir – UP Magazine

 

 

 

Le dernier essai nucléaire de la Corée du Nord aurait déplacé une montagne

Une équipe internationale de chercheurs réévaluait il y a quelques jours les effets de l’essai nucléaire le plus récent de la Corée du Nord au mont Mantap, offrant de nouvelles estimations inquiétantes sur la force du dispositif utilisé et son influence sur la montagne elle-même.

 

 

En 2003, la République populaire démocratique de Corée du Nord est devenue le premier pays à se retirer du Traité de 1968 sur la non-prolifération des armes nucléaires. Dès 2006, elle entamait alors une série d’essais nucléaires, chacun plus fort que le précédent. Le 3 septembre 2017, le pays testait son sixième et plus puissant engin nucléaire, une possible bombe à hydrogène qui aurait déclenché un séisme de magnitude 6,3, et l’effondrement de la chambre d’essai nucléaire elle-même.

Depuis le test de 2017, les scientifiques ont cherché à comprendre l’ampleur de l’explosion souterraine, à la fois en termes de puissance destructrice potentielle, et ses effets sur la géologie locale. Pour ce faire, les scientifiques ont principalement étudié les formes d’ondes sismiques enregistrées sur le mont Mantap, l’emplacement du site d’essais nucléaires de Punggye-ri au nord-est de la Corée du Nord. Combinées aux données satellitaires, les analyses suggèrent que la chambre de détonation était située à environ 450 mètres sous le sommet. Le mont Mantap mesure 2 205 mètres de haut, ce qui signifie que la chambre d’essai était relativement peu profonde. Si les mesures suggèrent que la montagne aurait perdu 50 centimètres de hauteur, les mouvements horizontaux suggèrent qu’elle se serait aussi déplacée d’environ 3,5 mètres dans une direction ouest/sud-ouest après l’explosion.

Pour Teng Wang, chercheur à l’Université technologique de Nanyang (Singapour) et co-auteur de la nouvelle étude, ce mouvement horizontal est une surprise totale : « Nous n’avons jamais vu un tel déplacement provoqué par l’activité humaine. Le déplacement vertical est beaucoup plus petit comparé au déplacement horizontal ».

Les chercheurs ont également fourni de nouvelles estimations de la puissance de la bombe en combinant la profondeur nouvellement déterminée de l’explosion avec des données sismologiques, entre autres facteurs géologiques. La force la plus probable de l’appareil est de 209 kilotonnes, avec une marge d’erreur substantielle allant de 120 à 304 kilotonnes d’équivalent TNT. Si c’est exact, cela rendrait la bombe 20 fois plus puissante que celle utilisée à Hiroshima en 1945.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Science.