argent canadien

 

 

TORONTO – Les sommes consacrées au paiement des taxes et impôts de toutes sortes ont considérablement gonflé depuis 1961, selon un rapport de l’Institut Fraser dévoilé mardi.

Les chercheurs de l’organisation ont passé au peigne fin l’évolution des principales dépenses d’une famille canadienne moyenne sur un horizon de 55 ans, en s’intéressant à l’argent dépensé pour des biens et produits de «nécessité» comparativement à ce qui est payé à l’État. Ils en ont conclu que les paiements de taxes ont augmenté de 1939 % en chiffres d’absolus (donc, non ajusté pour l’inflation), ce qui est fait le poste budgétaire ayant connu la plus forte hausse.

Les impôts du fédéral et du provincial, les taxes scolaires et municipales, les taxes de vente, ainsi que celles sur l’alcool et le carburant entrent dans ce calcul.

«Tous les gens ne le réalisent pas, mais un ménage canadien consacre maintenant davantage d’argent pour payer ses impôts de toutes natures que pour des biens de première nécessité», a avancé Charles Lammam, directeur des études fiscales à l’Institut Fraser, dans un communiqué publié mardi.

En guise de comparaison, les sommes dépensées pour le logement ont bondi de 1425 % (toujours en chiffres absolus), celles pour les vêtements de 746 % et 645 % pour la nourriture.

L’indice des prix à la consommation (IPC) a quant à lui progressé de 706 % au cours de cette même période.

En 2015, une famille moyenne gagnait un revenu de 80 593 $ et en a versé 42,4 % en paiements de taxation divers. En 1961, cette famille moyenne avait plutôt un revenu de 5000 $, payait 1675 $ en taxes, ce qui représentait le tiers de l’argent gagné soit 33,5 %.

«Les taxes contribuent à financer les services gouvernementaux, mais avec un montant qui atteint désormais 42 % de leur revenu, les Canadiens sont plus que jamais en droit de se demander s’ils sont satisfaits de ce qu’ils reçoivent en retour», a conclu M. Lammam.

 

Sources:journal de Montréal

 

 

 

 

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