Courte opinion du jour:pendant que l’on se confine,les criminels passent à l’action

 

 

Pendant que le monde résiste au coronavirus COVID 19, au Japon, le baleinier Yūshin Maru n ° 2 est de retour avec les cadavres de 20 rorquals. Et la Norvège lance sa saison de chasse avec un «quota» de 1278 baleines de Minke… Surréaliste.

 

 

 

 

…ou les baleines à bec aux îles feroe. Que l’Europe balaie devant sa porte sur le cynisme « culturel » des chasses ou pêches.

 

 

Un gamin aux îles Feroe. Fier de sa tradition morbide…un vrai fils de tueur!

 

ACTIONS SUGGÉRÉES

1-Considérer  la Norvège et le Japon comme étant les deux pays de la Honte en terme de sauvegarde de la variété des espèces animales.

2-Bannir tout achat personnel ou de groupe pour des articles ou des services venant de ces pays:boycottons-les individuellement et en groupe!

3-Porter plainte auprès de chacun de nos gouvernements sur ces meurtres sauvages reliés au capitalisme dur et indifférent devant l’avenir de notre planète commune,la Terre!

4-Tous ceux et celles demeurant dans des ports d’attache ou des baleiniers japonais ou/et norvégiens viennent faire relâche…devraient s’organiser en milices  de la sauvegarde des animaux marins et coordonner des actions  de lutte contre ces assassins: au choix: manifestations,occupations de bateaux,sabotage,etc.

5-Partager cet article au maximum afin de toucher le plus de gens possible!

Merci d’avoir pris le temps de me lire !

 

 

 

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Les fléaux au cours des siècles ont provoqué des changements politiques radicaux – exemples des 2500 dernières années

« Ceux qui nous avaient dit que (nos) attachements devaient être mondiaux, et que (nos) terres et quartiers appartiennent au monde entier, sont maintenant consignés dans les poubelles de l’histoire. » Srdja Trifkovic

Des épidémies graves peuvent avoir des conséquences sociales, culturelles et géopolitiques d’une grande portée. Ainsi en sera-t-il du Covid-19.

La peste qui a dévasté Athènes en 430 avant JC – au cours de la deuxième année de la guerre du Péloponnèse, alors qu’une victoire athénienne semblait encore à portée de main – a tué un quart de la population, quelque 75.000 personnes, dont Périclès. Des doutes subsistent encore sur la véritable nature de cette épidémie qui sévit de -430 à -426. L’hypothèse la plus probable est que la ville fut frappée par le typhus ou fièvre typhoïde et qu’elle perdit le tiers de sa population.

À propos de la grande peste d’Athènes, la formule de La Fontaine « Ils n’en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » convient parfaitement pour résumer les effets délétères de la peste : elle ne tue pas toute la population, mais affecte, très gravement, toute une communauté, lorsqu’elle s’abat sur elle.

Périclès fut une de ses victimes. Les successeurs de Périclès étaient faibles et incompétents, et Athènes a subi un déclin précipité dans le respect de « toutes les règles de religion ou de loi », selon Thucydide. Ce n’est qu’après 415 av.JC  qu’Athènes a récupéré suffisamment pour monter une offensive majeure, mais en raison de la mauvaise qualité des successeurs de Périclès, l’expédition sicilienne a fini dans une déroute totale.

La peste antonine (165-180 après J.-C.) était en fait causée par la variole plutôt que par Yersinia pestis. Elle a coûté la vie à cinq millions de personnes, soit environ 25% des personnes touchées. Environ un dixième de la population de l’Empire est décédé, plus d’un tiers dans certaines régions (Gaule, Lombardie, vallée du Rhin). L’armée romaine a été dévastée, laissant les frontières vulnérables aux pénétrations barbares. Le premier historien allemand de la Rome antique, Barthold Georg Niebuhr, a conclu en 1827 que «le monde antique ne s’est jamais remis du coup que lui avait infligé la peste qui l’avait visité sous le règne de Marc-Aurèle». C’était le précurseur de la crise du troisième siècle et du déclin à long terme qui a suivi du pouvoir et de l’autorité de Rome.

541 : Peste de Justinien – Elle sera suivie de près de quinze épidémies jusqu’en 767. Les pertes humaines sont estimées de 25 à 50 millions d’individus. Lorsque les armées arabes, peu nombreuses, se lancent à la conquêtes des Empires romain d’Orient et perse, elles rentrent comme un couteau dans du beurre.

C’est  Pourquoi l’an 536 après JC était la pire année de l’Histoire humaine ? nous avions vu que L’Europe, le Moyen-Orient et certaines parties de l’Asie ont été plongés dans une obscurité totale par un brouillard mystérieux.

Elle a provoqué des chutes de neige en Chine, des mauvaises récoltes à l’échelle continentale, une sécheresse extrême, la famine et des maladies dans la majeure partie de l’hémisphère Nord.

Cette année noire a été déclenchée par une éruption cataclysmique islandaise, affirment les scientifiques, et était de mauvais augure pour un triste siècle de souffrances et de mort.

La dévastation internationale déclenchée par le brouillard non identifié a donné lieu à l’appellation “L’âge des ténèbres” qui a été utilisée pour désigner cette période inquiétante. Puis, c’est en 541, que la peste de Justinien est apparue, et tout a encore empiré. À savoir que la peste de Justinien est la toute première pandémie de peste au monde (les pestes précédentes restent incertaines quant à leur nature exacte).

Et la situation de l’humanité aurait ensuite empiré suite à deux nouvelles éruptions massives en 540 et en 547. Alors qu’une épidémie de peste bubonique frappait la Méditerranée entre 541 et 543, tuant quelque 100 millions de personnes, soit la moitié de la population mondiale. Une conjonction d’événement malheureux qui est probablement à l’origine de l’effondrement de l’Empire romain oriental.

Pendant les trois siècles suivant les travaux de Boèce, juste antérieurs à ce changement, on ne constate plus d’activité notable de traduction des auteurs grecs vers le latin en Europe.

Un ouvrage de David Keys mentionne parallèlement l’épidémie de peste sous Justinien, le déclin des Avars, la migration vers l’Ouest de tribus mongoles, l’effondrement de l’Empire Gupta, et l’affaiblissement des civilisations sédentaires sassanide et byzantine qui va ouvrir une opportunité d’expansion aux nomades arabes fédérés par l’islam.

La peste noire (1347-1351) a tué 30 à 60% des Européens et a provoqué des perturbations religieuses, sociales et économiques massives.

Au 17ème siècle, elle a de nouveau frappé, avec une férocité mortelle mais pas la même portée géographique. Son effet sur la ville de Milan a été présenté avec une précision impressionnante dans Alessandro Manzoni Promessi sposi (Le fiancé), l’équivalent italien de « guerre et paix » de Tolstoï.

Conclusion

L’épidémie de COVID-19 a initialement semblé à la plupart des Occidentaux une épidémie périodique à la manière des grippes porcine et aviaire, du SRAS ou du virus du Nil occidental: un problème temporaire qui affecte d’autres personnes, généralement loin. [1]

L’évolution et le coût futurs de la pandémie (réelle ou imaginaire, fabriquée en laboratoire ou non) ne sont pas prévisibles. Il semble cependant certain que le monde connaît des changements qui sont probablement irréversibles.

Dans la plupart des pays, les gens du peuple (contrairement aux élites) rejettent massivement la mondialisation, et tous les mécanismes multilatéraux tels que l’Organisation Mondiale de la Santé ou la Banque Mondiale, et des institutions transnationales – notamment l’Union européenne – en faveur du sens revitalisé de la cohésion nationale et des stratégies nationales de survie fondées sur les intérêts qui sont développées et poursuivies par l’État-nation souverain nouvellement dynamisé.


EN COMPLÉMENT

Pourquoi l’an 536 après JC était la pire année de l’Histoire humaine ?

Quand la fin d’une année arrive, nous avons tendance à en dresser un bilan. Et comme certains biais cognitifs font que les mauvais souvenirs remontent le plus facilement, nous avons l’impression que l’année à peine écoulée a été la pire année de tous les temps. Mais les chercheurs nous proposent une vision différente.

 

Rappelons ainsi qu’en 1349, la peste noire a ravagé l’Europe, tuant quelque 25 millions de personnes [1]. En 1918, c’est la grippe qui a emporté entre 50 et 100 millions de personnes. Toutefois, si vous demandez à Michael McCormick, historien à l’université de Harvard (États-Unis) qu’elle a été la pire année de tous les temps pour l’humanité, il vous répondra sans hésitation :  l’année qui est au-dessus des autres en termes de souffrance est l’an 536 après JC.

 

L’Europe, le Moyen-Orient et certaines parties de l’Asie ont été plongés dans une obscurité totale par un brouillard mystérieux.

Elle a provoqué des chutes de neige en Chine, des mauvaises récoltes à l’échelle continentale, une sécheresse extrême, la famine et des maladies dans la majeure partie de l’hémisphère Nord.

L’année noire a été déclenchée par une éruption cataclysmique islandaise, affirment les scientifiques, et était de mauvais augure pour un triste siècle de souffrances et de mort.

Michael McCormick, archéologue et historien médiéval de l’Université Harvard, a déclaré à Science Magazine que le monde n’a montré aucun signe de rétablissement avant l’an 640 après JC.

C’était le début d’une des pires périodes pour être en vie, si ce n’est la pire année”, a dit le Dr McCormick.

Le brouillard sinistre a créé un monde terne avec une obscurité omniprésente dans l’hémisphère nord pendant 18 mois, avec un crépuscule implacable qui se prolongeait jour et nuit.

Les effets sur le climat ont été tels que les chroniques irlandaises parlent d’un “manque de pain dans les années 536-539”.

Les températures de l’été 536 ont chuté entre 1,5 °C (2,7 °F) et 2,5 °C (4,5 °F), amorçant ainsi la décennie la plus froide des 2.300 dernières années.

La dévastation internationale déclenchée par le brouillard non identifié a donné lieu à l’appellation “L’âge des ténèbres” qui a été utilisée pour désigner cette période inquiétante. Puis, c’est en 541, que la peste de Justinien est apparue, et tout a encore empiré. À savoir que la peste de Justinien est la toute première pandémie de peste au monde (les pestes précédentes restent incertaines quant à leur nature exacte).

Le Dr McCormick et le glaciologue Paul Mayewski du Climate Change Institute de l’Université du Maine (UM) à Orono croient avoir finalement résolu l’énigme.

Dans leur étude, publiée dans la revue Antiquity, les chercheurs révèlent qu’elle a probablement été causée par une éruption volcanique cataclysmique en Islande.

L’analyse des carottes de glace – capsules naturelles du passé géologique de la Terre – a également mis au jour que deux éruptions ont suivi en 540 et 547 après JC.

À la profondeur correspondant au début de l’année 536, les chercheurs ont découvert des particules de verre volcanique semblables à d’autres, trouvées ailleurs en Europe ou au Groenland. Une analyse aux rayons X a permis de situer leur origine en Islande. Le responsable de ce fameux brouillard qui a tant coûté à l’humanité serait donc un volcan islandais entré en éruption début 536.

Et la situation de l’humanité aurait ensuite empiré suite à deux nouvelles éruptions massives en 540 et en 547. Alors qu’une épidémie de peste bubonique frappait la Méditerranée entre 541 et 543, tuant quelque 100 millions de personnes [2], soit la moitié de la population mondiale. Une conjonction d’événement malheureux qui est probablement à l’origine de l’effondrement de l’Empire romain oriental.

On pense que l’activité volcanique incessante a produit des millions de tonnes de cendres qui se sont répandues sur de vastes régions du monde.

Les auteurs de l’étude écrivent que cela a introduit une période de ruine économique qui restera inébranlablement en place jusqu’à un siècle plus tard.

L’analyse des carottes de glace a révélé que les dépôts de soufre, de bismuth et de téphra précèdent chaque été exceptionnellement froid.

Référence historique

L’historien byzantin Procope de Césarée, lorsqu’il écrit sur les guerres avec les Vandales, dit à propos de l’an 536 : « Pendant cette année, un signe de mauvais augure a eu lieu. Le Soleil a donné sa lumière sans éclat […] et il a paru avoir comme une éclipse, parce que ses rayons ne brillaient pas. »

Les annales irlandaises gaéliques enregistrent ce qui suit :

D’autres sources contemporaines indépendantes rapportent :

  • Des températures basses, et même de la neige en été (il aurait neigé en Chine au mois d’août)
  • L’empereur du Japon Senka-Tennō (536-539) publie un édit insistant sur l’importance de la nourriture par rapport à l’or, précisant que 1 000 perles ne peuvent soulager celui qui souffre du froid.
  • L’absence de récoltes
  • « Un brouillard dense et sec » au Moyen-Orient, en Chine et en Europe
  • Une sécheresse au Pérou, affectant les gens de culture Moche
En l’an 536 : éruption volcanique, provoquant des baisses de température, et plongeant certaines parties du monde dans l’obscurité durant 18 mois. 536 à 545 : la décade la plus froide de ces dernières 2000 années. 540 à 541 : la peste de Justinien frappe, faisant de très nombreux morts. 640 : l’économie se redresse gentiment. 660 : second pic observé, les humains frappent les premières pièces d’argent.

Les chercheurs ont remarqué une différence dans la glace vers l’an 640, soit environ un siècle plus tard : du plomb. C’est à cette époque-là que les humains ont commencé à extraire et à fondre de l’argent à partir de minerai de plomb. « Ce plomb indique donc que le métal précieux était en demande dans une économie qui rebondissait après un siècle de misère », explique l’archéologue Christopher Loveluck, de l’Université de Nottingham, au Royaume-Uni.

Un second sommet, en 660, marque une importante infusion d’argent dans l’économie émergente médiévale. Cela suggère que l’or était devenu rare à mesure que le commerce augmentait, forçant le passage à l’argent comme étalon monétaire, écrivent Loveluck et ses collègues. « Cela montre la montée de la classe marchande pour la première fois », expliquent Loveluck et ses collègues.

Une pièce datant environ de l’an 660 faite de plomb et d’argent.

 

Indices scientifiques

L’analyse des troncs d’arbres par le dendrochronologiste Mike Baillie, de l’Université Queen’s de Belfast, montre une croissance anormalement faible des chênes irlandais en 536 et une autre diminution sensible en l’an 542, après un rétablissement partiel. Des événements semblables sont enregistrés dans les stries des troncs d’arbres de Suède et de Finlande, dans la Sierra Nevada (Californie) et dans les stries des arbres Fitzroya du Chili.

Par ailleurs, les noyaux de glace du Groenland et de l’Antarctique montrent des dépôts de sulfate en 533-534 ± 2 ans, preuve d’un voile étendu de poussière acide.

Conséquences historiques

On a vu les événements de 536 et la famine qui s’ensuivit comme explication pour le sacrifice par les élites scandinaves de grandes quantités d’or, probablement pour apaiser les dieux et pour obtenir le retour de la lumière du Soleil.

Le déclin de l’importante ville mésoaméricaine de Teotihuacán, accompagné de signes d’instabilité politique et de famines, est également lié aux sécheresses provoquées par le changement climatique.

Pendant les trois siècles suivant les travaux de Boèce, juste antérieurs à ce changement, on ne constate plus d’activité notable de traduction des auteurs grecs vers le latin en Europe.

Un ouvrage de David Keys mentionne parallèlement l’épidémie de peste sous Justinien, le déclin des Avars, la migration à l’Ouest de tribus mongoles, l’effondrement de l’Empire Gupta, et l’affaiblissement des civilisations sédentaires sassanide et byzantine qui va ouvrir une opportunité d’expansion aux nomades arabes fédérés par l’islam.

[1] En 1300 la population mondiale était estimée entre 360 à 432 millions. En 1400, elle était estimée entre 350 à 374 millions

[2] Entre les années 500 et 600, la population mondiale a été estimée à 190 à 206 millions de personnes.

 

 


Une épidémie tous les 100 ans : 1320, 1520, 1620, 1720, 1820, 1920, 2020

Après avoir connu le syndrome respiratoire du Moyen-Orient, mieux connu sous le nom de Coronavirus, une souche qui a été identifiée pour la première fois en Arabie saoudite en 2012, les utilisateurs des réseaux sociaux ont associé cette éventuelle épidémie à d’autres survenues dans la 20e année de chaque siècle.

 

Bien que les épidémies, les pandémies ou les maladies de masse qui ont surgi dans l’histoire de l’humanité aient varié au cours des années, l’année 20 se répète par coïncidence.

Nous commençons par l’année 1220, qui n’est pas connue par une pandémie, mais par une catastrophe encore plus destructrice pour  l’époque : les invasions mongoles.

1220, Gengis Khan

Les Mongols de Gengis Khan brûlent et rasent Boukhara (16 février), Otrar (17 mars), Samarkand (mars) et Harat.

En Irak et en Iran, Gengis Khan est vu comme un seigneur de guerre sanguinaire et génocidaire qui causa d’immenses destructions. Un descendant de Gengis, Hulagu Khan, détruira une grande partie du nord de l’Iran. Il est l’un des conquérants les plus haïs des Iraniens, avec Alexandre le Grand et Tamerlan.

Il en est de même en Afghanistan, au Pakistan ainsi que dans d’autres pays non turcs à majorité musulmane. Les sacs de Bagdad et de Samarcande causèrent des massacres et le sud du Khuzestan fut complètement détruit. En RussieUkrainePologne et Hongrie, Gengis Khan, ses descendants et les Mongols et/ou Tatars sont généralement décrits comme de grands destructeurs.

L’invasion mongole de l’Europe au XIIIe siècle provoque la destruction des principautés slaves et des grandes villes, comme Kiev et Vladimir. Les invasions mongoles touchent également l’Europe centrale, notamment la Bohême-Moravie, la Pologne (bataille de Legnica, 1241), la Moldavie, la Valachie, la Transylvanie, la Hongrie (bataille de Mohi, 1241) et la Bulgarie.

Au moins 20 à 40 % de la population des pays conquis par les Mongols meurt, massacrée ou à la suite des épidémies.

Aujourd’hui, Gengis, ses descendants, ses généraux et les Mongols en général restent connus pour leurs forces militaires féroces, leur endurance, leur cruauté et leurs conquêtes destructives dans les livres d’histoire du monde entier.

1320, la peste noire.

On pense que la peste bubonique, mieux connue sous le nom de peste noire, est apparue pour la première fois chez l’homme en Mongolie vers 1320. Ses symptômes étaient des maux de tête, de la fièvre et des frissons. Les langues des malades semblaient souvent blanchâtres avant qu’il n’y ait une inflammation sévère des ganglions lymphatiques. Enfin, des taches noires et violettes sont apparues sur la peau des personnes touchées; La mort pouvait se produire en une semaine.

1520, la variole.

Cette maladie a été déterminante pour la victoire espagnole contre Tenochtitlan. Elle a coûté la vie à entre 2 et 3,5 millions d’indigènes selon les historiens. De nombreux Aztèques ont succombé à la variole apportée par les Européens, comme le Tlatoani Cuitláhuac, vainqueur de Hernán Cortés.

1620, une étrange maladie.

Le 16 mars 1620, des colons de Plymouth arrivent à bord du Mayflower aux États-Unis. On dit que la grande majorité des passagers sont morts et qu’une telle maladie s’est propagée même parmi les habitants de la côte est de l’Amérique du Nord

1720, la peste de Marseille.

Le Grand San Antonio, navire de l’est méditerranéen arrivé à Marseille le 25 mai 1720, est à l’origine de l’épidémie. En effet, sa cargaison composée de soies fines et de balles de coton a été contaminée par le bacille d’Yersin, responsable de la peste. À la suite d’une série de négligences graves et malgré les mesures de sécurité strictes, la peste s’est propagée dans toute la ville. Le centre de Marseille et les vieux quartiers ont été les plus touchés. La peste s’est propagée rapidement, faisant entre 30.000 et 40.000 morts, sur un total de 90.000 habitants.

1820, le Choléra.

En 1820, cette maladie s’est déclarée à Java et à Bornéo. Elle est arrivé en Chine en 1821, puis s’est étendue à l’ouest de Ceylan et est arrivé plus tard en Perse, en Arabie, en Syrie et en Cochinchine la même année. Les vastes territoires de l’Empire russe ont été contaminés par l’armée malade et des dizaines de milliers d’hommes sont morts.

1920, la peste pneumonique ou grippe espagnole.

1918:des soldats patrouillent dans lers rues de Montréal ,au Québec.Notez les masques.

La grippe espagnole a eu lieu il y a 100 ans, à l’époque les gens étaient aux prises avec le virus de la grippe H1N1 qui avait subi une mutation génétique, ce qui le rendait beaucoup plus dangereux que le virus normal. Ce virus a infecté 500 millions de personnes et tué plus de 100 millions de personnes dans le monde, cette pandémie a été la plus meurtrière de l’histoire.

 

Grippe espagnole:des religieuses soignent les malades à Montréal.

 

 

 

Pandémie:La Peste noire et les changements brusques de la Terre au 14e siècle

La période allant de 1310 à 1350 a vu la mort de 50 à 70% de la population d’Europe et d’Asie, dans certaines régions, le bilan des décès cumulé des années de la peste noire à lui seul serait de l’ordre de 75%. Il a fallu plus de 200 ans à la population européenne pour retrouver les chiffres précédents de la fin du XIIIe siècle. [1] Déjà en 1315 -1320, le déclin de la population a coïncidé avec des catastrophes naturelles qui ont conduit à l’échec des récoltes, à l’abandon des terres agricoles et à la Grande Famine qui a tué environ 30% de la population européenne.

Franciscains traitant des pestiférés en Italie, au XVe siècle, sur une miniature tirée d’un manuscrit attribué à Jacopo Oddi, à Pérouse.

La plus grande perte de vie est bien sûr attribuée à la pandémie de peste noire de 1348-51, qui est communément considérée comme le résultat d’une maladie contagieuse importée d’Extrême-Orient. Les modèles traditionnels soutiennent qu’il s’agit de peste bubonique, d’autres suggèrent la peste pneumonique, l’anthrax ou la petite vérole.

La période à partir de 1290 a vu de graves changements climatiques et des anomalies astronomiques, qui ont abouti à la crise de 1348. Les événements de ce point culminant ont impliqué des observations de comètes / météores, des tremblements de terre, des gaz nocifs de l’air, du sol et de la mer.

Dans cette enquête, nous examinerons les preuves d’un large éventail d’irrégularités géologiques et astronomiques et leurs effets sur la société. Il semble approprié de faire la distinction entre les perturbations qui s’étalent sur plusieurs décennies et les changements abrupts qui culminent directement avant et pendant la pandémie.

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-Tout d’abord, les changements qui ont commencé à se produire à la fin du 13 e siècle, à peu près entre les années 1280 et les années 1340, y compris les saisons froides et humides et les inondations, en alternance avec les sécheresses, la première vague de froid qui a inauguré le petit âge glaciaire, météore activité, tremblements de terre, diminution de l’activité des taches solaires, réduction de la croissance des arbres, mauvaises récoltes, effondrement agricole, famine, invasions acridiennes, guerres.

Tout cela a été précédé d’une activité volcanique enregistrée au milieu et à la fin des années 1200.

Ensuite, je voudrais attirer l’attention sur les changements qui se sont produits directement avant et pendant la pandémie, et la montée soudaine de certains des phénomènes susmentionnés: tremblements de terre, gaz nocifs, tempêtes, observations de météores / comètes, «feu de le ciel », les inondations, les éclairs et autres phénomènes électriques atmosphériques, le comportement humain erratique. Vous pourriez peut-être avoir une idée de la raison pour laquelle beaucoup de gens à l’époque croyaient que la fin des temps bibliques avait commencé.

Le dendrochronologue Mike Bailey a provoqué un tollé dans la communauté scientifique, soulignant l’activité cométaire dans son excellent New Light on the Black Death 2009 . Il avait identifié un événement climatique mondial sous la forme d’une réduction de la croissance des arbres à l’époque. Une comète a été vue au-dessus de Paris en août 1348 au-dessus de Paris. Dans ce texte, je présenterai de nombreuses sources historiques supplémentaires de bouleversements célestes et géologiques dans les années immédiates de la crise de 1348, mais je me concentrerai sur les changements à long terme de la Terre et leurs connexions astronomiques, y compris l’activité solaire. Une comète ou un essaim de comètes n’a-t-il pas à lui seul altéré l’émission solaire? Clube et Napier notent le milieu du 14 e siècle comme une période de forte activité météoritique. [2]

Impacts des météorites et changements «induits cosmiquement induits»

Si les facteurs cosmiques sont pris en compte en relation avec des changements brusques de la terre, l’accent est généralement mis sur les impacts cinétiques des météorites ou des nuages ​​de poussière. Et en effet, pour la période de la peste noire, les témoignages oculaires indiquent fortement que les chutes célestes ont été le principal instigateur de l’apogée de la crise humaine de 1348.

Mais il existe d’autres sources de perturbations cosmiques qui laissent beaucoup moins d’empreintes digitales. Les changements dans le champ magnétique solaire, modulant les rayons cosmiques galactiques, ne laissent pas de cratères, mais peuvent avoir un impact spectaculaire sur la stabilité de la biosphère, par exemple, un faible nombre de taches solaires et donc un plus grand afflux de rayons cosmiques sont directement corrélés aux éruptions volcaniques. [3]

Johannes Nohl (1926) a décrit la peste noire comme un tournant qui a marqué le début de la renaissance.

Ce n’est qu’en 1980, lorsque Luis Alvarez et son fils ont fourni la preuve de leur hypothèse d’un impact de comète dans la péninsule du Yucatan qui a mis fin à l’ère des dinosaures c. Il y a 65 millions d’années, ce qui est maintenant un savoir bien accepté.

En ce qui concerne les épisodes plus récents: l’événement Younger Dryas Boundary de 10 900 av.J.-C. – et l’extinction de la plupart des grands mammifères en Amérique du Nord – révèle son importance accrue à mesure que de nouvelles découvertes scientifiques ont émergé (en particulier depuis 2007, lorsque de nouvelles preuves pour l’hypothèse de l’impact des jeunes Dryas a été présentée) [4] . Nous prenons conscience que cette catastrophe mondiale provoquée cosmiquement et ses implications sont également importantes pour les personnes présentes et futures.

Ainsi, l’intervalle de temps autour de la peste noire peut également servir de démonstration de la façon dont la sensibilisation du public aux changements extrêmes de la Terre généralisés (y compris les anomalies coïncidentes dans le ciel) peut être perdue et oubliée en quelques générations, et d’autres explications et modèles théoriques fournis par les universitaires consensus, sont acceptés comme fait historique. Dans le même temps, les témoignages et chroniques des témoins oculaires sont toujours accessibles au public (étayés par des données géologiques), ce qui permet de reconstituer une grande partie des événements de l’époque. Par exemple, le géologue Christian Pfister explique comment, après des décennies de refroidissement sévère et de conditions météorologiques extrêmes, les conditions humides et fraîches ont conduit à «l’absence d’été» pendant trois années consécutives »avant le début de la peste noire. [5] En effet, les citoyens européens se référaient non seulement aux trois, mais aux quatre années précédant la peste noire comme aux «quatre années sans été» (voir 3.1.2).

Nous examinerons les données scientifiques pour démontrer que de nombreux récits de témoins oculaires, aussi bizarres qu’ils puissent paraître à l’oreille moderne, peuvent être étayés par des preuves empiriques telles que des données climatologiques et géologiques. Les anomalies enregistrées comprennent la réduction du champ magnétique solaire et de l’activité des taches solaires, l’augmentation de l’activité volcanique, la sédimentation anormale, l’augmentation du CO2, l’augmentation de la combustion de la biomasse (incendies de forêt) et bien plus encore.

Symptômes de la ou des maladies de 1348

Même au moment de la pandémie de la peste noire, diverses causes possibles ont été proposées, presque toutes basées sur la perception de poisons, d’odeurs nauséabondes et de «vents contaminés» provenant du ciel, du sol et de la mer . Ceux-ci seraient directement liés aux tremblements de terre et / ou aux météores. L’observation d’un approvisionnement en eau potable «fétide» est probablement ce qui a conduit à l’idée que «quelqu’un» avait empoisonné les puits, ce qui n’aurait été possible que dans certaines villes, compte tenu des poisons disponibles à l’époque. Les Juifs ont été accusés de l’avoir fait et exécutés en grand nombre après que des aveux aient été extorqués sous la torture.

Au cours des premières années de la pandémie, peu de personnes semblaient avoir été préoccupées par la transmission de la maladie de personne à personne, bien qu’il y ait une abondance de rapports de personnes abandonnant leurs proches malades. Mais ce n’était apparemment pas parce qu’ils avaient peur d’une contagion physique directe. L’idée de la quarantaine n’a été introduite qu’à un stade ultérieur de la pandémie. Cependant, les médecins ont conseillé de rester à l’écart des cadavres et de s’abstenir de manger du poisson.

Parmi les dizaines de témoins oculaires et d’écrivains contemporains que je présente dans ce texte, je n’ai trouvé qu’une seule source qui serait inchangée, qui affirme explicitement que les victimes avaient des ulcères sous les aisselles, d’autres ne décrivent que des ulcères ou des bubons répartis sur le corps.

Ensuite, nous pouvons comparer ces événements à des exemples modernes bien documentés d’effets sur la santé induits cosmiquement et géologiquement. L’un est un impact de météores au Pérou qui a provoqué une crise sanitaire locale due à des fumées toxiques – heureusement à petite échelle (voir 6.3.3) – puis il y a eu la mort de centaines de personnes par dégazage d’un lit de lac au Cameroun (voir 6.2.4 ). Ces événements n’ont laissé pratiquement aucune trace physique.

L’étude de ce matériel peut également servir à illustrer certains aspects du phénomène que j’appelle l’amnésie collective induite par un traumatisme , la tendance des sociétés à expulser de la mémoire consciente la prise de conscience d’un événement extrêmement dramatique qui change le monde. Les chroniques et les récits historiques des changements graves de la Terre et des catastrophes naturelles à la période en question sont toujours accessibles au public, mais la plupart des gens ne peuvent pas se résoudre à penser que les changements induits géologiquement et astronomiquement étaient responsables – principalement ou exclusivement – d’un dramatique réduction de la population de 50% ou plus en 35 ans [6], et que cela s’est produit il y a à peine 700 ans. Après avoir parcouru ce texte, certains lecteurs peuvent se demander, comment se fait-il qu’ils n’aient jamais entendu parler de ces faits dans le contexte de la peste noire? Ou même, comment se fait-il qu’ils n’aient jamais entendu parler de ces faits dans le contexte du débat actuel sur le changement climatique?

Les nombreuses catastrophes naturelles de l’époque et leurs implications sont tout simplement passées sous le tapis de l’histoire ou tout au plus sont-elles considérées comme de simples cofacteurs qui ont facilité la propagation de la maladie. Je ne fournirai pas d’interprétation unique alternative pour la ou les maladies. Ci-dessous, nous verrons, nous n’avons même pas besoin d’un micro-organisme contagieux pour expliquer le nombre élevé de décès liés à la santé, compte tenu de la gravité des bouleversements géologiques et climatologiques. Il semble que non seulement les historiens mais aussi le public soient beaucoup plus à l’aise avec le concept de victimes massives par une seule bactérie ou virus que les victimes massives par des perturbations célestes, des bouleversements géologiques et climatiques. Je ne dis pas qu’il n’y avait pas de bactéries impliquées; des infections bactériennes sont attendues alors que la santé publique et le niveau de vie diminuent brusquement, mais la distinction entre cause et effet, corrélation et coïncidence n’est nullement établie. L’hypothèse d’un agent contagieux unique comme cause principale d’une crise qui change le monde semble être plus réconfortante car elle laisse un vague espoir (même non fondé) qu’un jour les scientifiques trouveront un remède à toutes ces maladies transmissibles. En revanche, la perspective d’une calamité qui est principalement causée par une perturbation cosmique en tant que principal instigateur d’un événement de réduction de la population, est beaucoup moins réconfortante et peu de gens sont disposés et capables de faire face à de telles choses de manière rationnelle et productive. Mais en fait, une société bien informée et responsable serait en effet capable de se préparer à des répétitions potentielles de calamités similaires et d’en atténuer les effets. Et L’hypothèse d’un agent contagieux unique comme cause principale d’une crise qui change le monde semble être plus réconfortante car elle laisse un vague espoir (même non fondé) qu’un jour les scientifiques trouveront un remède à toutes ces maladies transmissibles. En revanche, la perspective d’une calamité qui est principalement causée par une perturbation cosmique en tant que principal instigateur d’un événement de réduction de la population, est beaucoup moins réconfortante et peu de gens sont disposés et capables de faire face à de telles choses de manière rationnelle et productive. Mais en fait, une société bien informée et responsable serait en effet capable de se préparer à des répétitions potentielles de calamités similaires et d’en atténuer les effets. Et L’hypothèse d’un agent contagieux unique comme cause principale d’une crise qui change le monde semble être plus réconfortante car elle laisse un vague espoir (même non fondé) qu’un jour les scientifiques trouveront un remède à toutes ces maladies transmissibles. En revanche, la perspective d’une calamité qui est principalement causée par une perturbation cosmique en tant que principal instigateur d’un événement de réduction de la population, est beaucoup moins réconfortante et peu de gens sont disposés et capables de faire face à de telles choses de manière rationnelle et productive. Mais en fait, une société bien informée et responsable serait en effet capable de se préparer à des répétitions potentielles de calamités similaires et d’en atténuer les effets. Et la perspective d’une calamité qui est principalement causée par une perturbation cosmique en tant que principal instigateur d’un événement de réduction de la population, est beaucoup moins réconfortante et peu de gens sont disposés et capables de faire face à de telles choses de manière rationnelle et productive. Mais en fait, une société bien informée et responsable serait en effet capable de se préparer à des répétitions potentielles de calamités similaires et d’en atténuer les effets. Et la perspective d’une calamité qui est principalement causée par une perturbation cosmique en tant que principal instigateur d’un événement de réduction de la population, est beaucoup moins réconfortante et peu de gens sont disposés et capables de faire face à de telles choses de manière rationnelle et productive. Mais en fait, une société bien informée et responsable serait en effet capable de se préparer à des répétitions potentielles de calamités similaires et d’en atténuer les effets. Etseule une société bien informée et responsable le pourrait.

Dans l’intérêt du concept de «Renouveau de la vie» , à la fin de ce texte, je vais aborder l’exploration de la question de savoir si certaines de ces phases de changement, aussi dévastatrices soient-elles directement pour de nombreuses personnes à l’époque, pourrait avoir un effet bénéfique global pour l’évolution de la vie et même de la conscience humaine.


1300-1350, les décennies précédant la peste noire

 Le début du petit âge glaciaire

Le début des années 1300 coïncidait avec le premier pic de température à la baisse et le début de l’expansion des glaciers alpins. La durée exacte de la période froide connue sous le nom de Little Ice Age n’est pas établie. Les climatologues font généralement référence à deux dates de refroidissement associées au petit âge glaciaire. Sirocko (2010) place l’événement précédent au début des années 1310 [7] . Un intervalle de temps plus largement utilisé pour la première phase froide est le minimum solaire coïncident appelé minimum de Wolf de 1280 à 1350 [8] . Il y a eu des coups de froid répétés et l’avancée des glaciers et de la glace de mer à partir de ce moment, mais ce n’est qu’au début des années 1600 que les effets les plus dévastateurs du petit âge glaciaire ont commencé à s’installer, qui est la date la plus couramment utilisée pour son début.

Diverses autorités proposent jusqu’à sept dates différentes comme début de cette période froide (voir Fig. 13). Cependant, ce qui est convenu, c’est que le petit âge glaciaire a été la période la plus froide des 10 000 dernières années (Holocène), nous sommes toujours en train de ré-approcher les températures moyennes, c’est-à-dire que les températures mondiales sont toujours inférieures à la ligne de base de l’Holocène. Bref, le réchauffement climatique moderne – s’il se poursuivait et se poursuivrait progressivement – constituerait une approche vers des températures plus «normales».

Shin Kim, (2007) a écrit sur les effets du ralentissement climatique précoce vers 1300 : «L’agriculture a été grandement affectée par des précipitations de plus en plus irrégulières et excessives. Un demi – siècle après la catastrophe de la peste noire, à savoir la fin du 14 e siècle, déroutes commerciales ont été interrompues par une augmentation de la mer des tempêtes et des liaisons maritimes du Nord ont été limitées ou complètement coupé en augmentant l’ apparence de la glace de dérive » . [9] Cette tempête de mer accrue est restée jusqu’à aujourd’hui et donc au moins certains des changements ont altéré la Terre de façon permanente.

 

Reconstruire les conditions météorologiques et climatiques

Premièrement, lorsque nous pensons au climat, nous pensons principalement à la température et aux précipitations sur une certaine échelle de temps. Il s’agit d’une simplification grossière, mais elle convient généralement pour mesurer et comparer les tendances générales à long terme. Mais pour avoir une image réelle, nous devons également prendre en compte: la distribution à court terme des précipitations, les tempêtes, la variabilité du vent, la couverture nuageuse, etc. Par exemple: une région fertile et tempérée, avec des chutes de pluie régulières et modérées et une température ambiante est généralement adaptée à l’habitation humaine, y compris l’agriculture, mais pas si elle est frappée par dix fortes tempêtes de grêle chaque année. Par conséquent, la stabilité climatique est tout aussi importante que la température moyenne et les précipitations. Mais, les ensembles de données climatiques disponibles montrent généralement une résolution limitée et des courbes lissées,e siècle, dans les temps avant que les mesures de température instrumentales exactes ont été enregistrées. Les conditions météorologiques de ces années sont reconstruites à partir de données anthropologiques telles que les relevés météorologiques, les relevés de récolte, confirmés indirectement par les prix des denrées alimentaires, mais également à partir des données de l’anneau des arbres, des données géologiques telles que les conditions glaciaires. [dix]Tous ces marqueurs ne permettent pas de courbes à haute résolution de température et de précipitation; toutes les catastrophes telles que les tempêtes et les inondations n’apparaissent pas dans ces données et doivent être ajoutées à partir des enregistrements anthropiques. Ainsi, si les courbes de température et de précipitations ne montrent que, par exemple, des moyennes sur 5 ans, le climat et la météo à cette époque peuvent sembler relativement modérés par rapport à d’autres périodes. Mais lorsqu’il y a suffisamment de données à haute résolution pour révéler une variabilité et des fluctuations énormes des conditions météorologiques, cette courbe lissée d’une période de 5 ans peut se révéler comme une période de temps turbulent et destructeur. S’il y a une année de sécheresse suivie d’une année d’inondation, cela ne se traduira pas par une courbe lissée des chutes de pluie à long terme. Et en effet, dans les graphiques de température décennie par décennie, le début du 14 e siècle ne se présente pas comme un ralentissement climatique extrême évident et est rarement utilisé comme exemple de changement climatique extrême à l’époque préindustrielle.

 Fin de l’optimum climatique médiéval

L’Europe était florissante, les conditions agricoles et économiques étaient très stables à l’époque du climat médiéval optimal.

Surtout en Europe du Nord, «la période entre 1150 et 1300 a vraiment été une période de floraison, car la population a atteint des niveaux sans précédent qui ne seront jamais revus jusqu’à la fin du XVIIIe siècle dans de nombreux pays; la population anglaise a connu une multiplication par trois stupéfiante de sa population au cours du siècle dernier depuis l’enquête Domesday en 1086 ». [11]

Cet optimum climatique (également appelé anomalie climatique) a coïncidé avec une période d’activité solaire accrue (voir ci-dessous). L’agriculture de diverses cultures s’est étendue sur des centaines de kilomètres plus au nord qu’il n’est possible aujourd’hui.

Cependant, vers la fin de ce climat optimal, les températures chaudes ne pouvaient à elles seules garantir la stabilité économique, le temps devenant plus irrégulier. « La période chaude qui a duré plus de deux cents ans a également entraîné la fonte des glaces glaciaires et une légère élévation du niveau de la mer pouvant atteindre 0,5 mètre, ce qui a ensuite contribué à une série d’inondations dévastatrices aux Pays-Bas au cours des 13 dernières années. e siècle » . [12] Les tempêtes et les inondations ont laissé un impact plus important sur la géographie du littoral lorsque les eaux étaient plus hautes, sans compter que les tempêtes étaient plus fréquentes pendant cette période. [13]

Vers le milieu du 14ème siècle, la production céréalière du nord de l’Europe avait considérablement chuté en raison d’un «refroidissement climatique en cours depuis 1250» qui a finalement conduit à «la permanence de l’arrêt de l’agriculture après la peste noire en Norvège ». [14]

 

En 2000, un engrenage bien conservé a été fouillé en Belgique, sa date de construction a été fixée à 1325/226 AD. [15] On ne sait pas exactement quand il a été enterré sous plusieurs mètres de sédiments mais l’état de conservation suggère que l’accumulation de sédiments a eu lieu en peu de temps, ce qui indique un tsunami ou une inondation extrême telle que la grande inondation de 1361.

 La grande famine 1315-1320

Les conditions favorables et le climat stable pendant le climat optimal ont conduit à l’expansion agricole, forçant la surexploitation des terres lorsque les conditions météorologiques ont commencé à empirer rapidement. Commençant déjà dans les années 1290, les terres agricoles ont commencé à être abandonnées et les ressources sont devenues rares. La Grande Famine a eu son impact le plus dévastateur en Europe de 1315 à 1320, elle était principalement le résultat d’une mauvaise récolte en raison de précipitations excessives et de températures froides. Pour aggraver les choses, des étés frais et pluvieux alternaient avec des étés de sécheresse. La preuve physique d’une augmentation de la combustion de biomasse est enregistrée pour les années 1313-1319. [16] (Voir également le chapitre 5.1.3).

 

Crise agricole précoce

De nombreux chercheurs tiennent toujours à l’idée que c’était la peste noire et la réduction de la population énorme qui coïncide cette cause de la crise agricole, à partir de la seconde moitié du 14 e siècle. Mais comme Kim Shin l’a établi dans une dissertation sur la désertion des terres en Scandinavie » [17] , des changements drastiques, non seulement dans les conditions climatiques mais aussi dans la répartition de la population, avaient eu lieu bien avant. Ainsi, alors que le climat commençait à devenir plus irrégulier peu avant 1300, cela s’est accompagné d’une crise humanitaire après l’autre. Voici quelques déclarations directes de Shin:

« (…) Même si la peste noire est considérée comme le principal facteur qui a déclenché la crise agraire, la peste noire en elle-même ne peut pas expliquer la désertion des terres agricoles qui a commencé au début du 14 e siècle avant (en Angleterre) la mort de la peste noire l’Europe du Nord en 1348. »

« (…) la peste noire, qui était un seul incident, en elle – même ne peut pas expliquer la longue perpétuation des colonies désertées et la population compte tenu de la façon dont la stagnation population et les établissements explosaient dans la période r ight avant 1300 . » [18]

Extrait de Lamb, 1972: (…) « Les conséquences ont été graves non seulement dans les pays scandinaves les plus septentrionaux mais aussi dans d’autres régions; les populations de l’Oxfordshire et du Northamptonshire, pendant la période précédant la peste noire, 1300-1350, semblent avoir décimé plus du double du nombre de personnes tuées par la peste noire » [19]

«Dans certaines parties du Danemark et de la Norvège, la désertion semble avoir commencé vers 1320 et se poursuivre pendant deux siècles.» [20]

Les études sur le pollen dans les sédiments fournissent d’autres indices sur le développement de l’agriculture lorsque le pollen des plantes agricoles disparaît et que le pollen des plantes sauvages et des arbres non cultivés redevient dominant.

 «En Scandinavie, et en Norvège en particulier, une réduction du pollen des céréales a été reconnue à la fin du Moyen Âge». Une étude menée dans le centre de la Norvège montre clairement que la culture du maïs a connu une crise brutale vers 1300 tandis que les données sur le pollen d’épinette semblent relativement stables en même temps.

 Nombre de morts de la crise 1300-1350

En 1969, Philip Ziegler a accepté un nombre moyen de décès dus à la peste en Europe d’environ 33%, soit entre 20 000 000 et 25 000 000,

La période 1300-1350 a vu la mort d’au moins 50% de la population européenne. En Chine, où la peste noire serait originaire, une perte d’environ la moitié de la population est attribuée uniquement à la peste noire (passant d’environ 123 millions à environ 65 millions). Au début des années 2000, Benedictow a présenté une population européenne globale d’environ 80 000 000 et un nombre de morts pestiféré d’environ 60% en Europe, soit un total d’environ 48 000 000 de morts. [21]

Nous notons que le bilan ultime des morts est toujours controversé, la plupart des historiens conviennent que la Grande Famine de 1315 a déjà fait au moins 30% de la population européenne, puis la Grande Peste à partir de 1347, en a réclamé au moins 30% supplémentaires. En supposant que la population ne pourrait pas récupérer en seulement 35 ans après la famine, le deuxième événement de pertes massives prendrait alors 30% des 70% restants, soit un nombre de morts d’au moins 51%; si nous utilisons les numéros de Benedictow, nous arrivons à 72% en seulement 35 ans. En Europe du Sud, spécialement le long des côtes, la situation est encore pire. En parlant uniquement des 4 années de la peste noire, certains chercheurs pensent que «En Europe méditerranéenne, où la peste a duré environ quatre ans consécutivement, elle représentait probablement entre 70 et 75% de la population totale ». [22] En Angleterre, le taux de mortalité était estimé entre 45 et 60%. [23]

Musicien à la cour papale d’Avignon, Louis Heylingen (sanctus) de Beeringen, écrit sur une mortalité encore plus grande à Avignon et dans les régions voisines:

« (…) car à Marseille toutes les portes de la ville, à l’exception de deux petites, sont désormais fermées, car là-bas, les quatre cinquièmes des habitants sont morts . » [24]

Nous examinerons ci-dessous ce que la proximité de la mer et les différents comptes rendus des odeurs nauséabondes émises par la mer ont à voir avec ce schéma de distribution. Toujours en Palestine, Gaza (côtière) semble avoir été le plus durement touchée, Ibu Battuta, Abu Abdullah (1304-1368) rapporte qu’il a trouvé Gaza «dépeuplée en raison de l’épidémie précédente (…) seuls 60 à 80 notaires sont restés en vie». [25]

 

Pour mettre ces chiffres en perspective: La Seconde Guerre mondiale a causé la plus grande perte de vies humaines dans l’histoire récente. Selon des estimations prudentes, environ 60 millions de personnes ont été tuées pendant la Seconde Guerre mondiale, soit environ 3% de la population mondiale de 1940 (environ 2,3 milliards). La population allemande a subi la plus grande perte de population proportionnellement à la population, le nombre de morts serait compris entre 4,2 millions [26] et 7,3 millions [27] de civils et les décès militaires, soit 6 à 10% de la population allemande.

Ainsi, proportionnellement , la Grande Famine de 1315-1320 à elle seule a tué 3 à 10 fois plus de personnes de la population européenne que toute la Seconde Guerre mondiale. Nous pouvons nous demander comment l’énorme nombre de morts de la famine de 1315 n’est généralement que marginalement pris en compte dans la discussion sur la période de la peste noire.

 

Deux comètes, famine et déluge

Le géologue Rüdiger Glaser nous donne les descriptions dans les chroniques de Bad Windsheim (Allemagne, 1315) des conditions météorologiques défavorables conduisant à l’échec des cultures et à la famine dans les années 1312-1315:

 » Deux comètes ont été vues, et ce fut un été humide, une grande famine, de sorte que dans de nombreux endroits, les gens ont été forcés de manger des chiens, des chevaux et même des voleurs de la potence (…) »

L’auteur continue de rapporter le prix élevé des céréales dans le Waitland et s’exclame: «il a plu tout l’été, de gros dégâts ont été causés aux humains, au bétail et aux cultures, à la mémoire de cette grande famine et du déluge, ces vers ont été faits (… ) » [28]

Glaser ne fait aucune autre mention des «deux comètes» comme si elles ne pouvaient être d’aucun intérêt dans le contexte d’événements météorologiques extrêmes.

Les perturbations climatiques et la famine ont eu un effet considérable sur la densité de population en Europe:

« Le nombre de fondations de villes européennes par an est resté très élevé jusqu’en 1310. Après cette date, la fondation de villes a brusquement cessé. Plusieurs étés humides et froids, y compris les échecs de récolte dans l’ordre, ont fait souffrir la population et ont conduit à la première grande famine étendue en 1315 et à un déclin prononcé de la population. Dans l’Atlantique Nord, pour la première fois, de la glace de mer a été vue devant l’Islande, indiquant que le Golf Stream s’affaiblissait. Après cela, dans de grandes parties de l’Europe, la récolte de céréales a diminué de façon marquée jusqu’en 1318 et la famine a dominé l’Europe de 1315 à 1320. » [29]

Plus de comètes

Déjà au début du 14 e siècle, des comètes ont été signalées et mentionnées en relation avec la famine. Le chroniqueur Thomas Short note:

„ En décembre (de 1312) une comète, qui a continué un mois. (Functius place cette comète dans 13 12.) La faim a contraint certains à manger leurs propres enfants, et certains ont volé d’autres personnes à manger.  » [30]

Il devient évident que l’événement au moment du déclenchement de la peste ne peut être étudié indépendamment des anomalies astronomiques et météorologiques non seulement des années précédentes, mais des décennies. Une aggravation des conditions météorologiques en Europe peut être identifiée à partir des années 1290, commençant à s’intensifier au début du siècle. Comme nous le verrons ci-dessous, ces anomalies météorologiques correspondent bien à la réduction du rendement magnétique solaire et à une augmentation des éruptions volcaniques.

 

Essaim de météores 1296

Les éruptions volcaniques coïncident également à peu près avec le grand essaim de météores à Velikii Usting (Russie) en 1296, comme l’a rapporté l’astronome Krinow. Mais la forte augmentation du soufre volcanique dans l’atmosphère (voir 5.1.7) précédait cet événement. En tout cas, dans l’événement Velikii Usting, des témoins oculaires rapportent que:

«Il est apparu au-dessus de la ville un nuage sombre, et il faisait sombre alors que la nuit (…) l’éclairage continuait de clignoter sans cesse… de l’ éclair et du tonnerre ». [31]

 

De plus, Johann Nohl nous raconte une grande partie de l’activité cométaire au cours des mêmes années: dans « La peste noire, une chronique du fléau », nous apprenons que :

« sept grandes comètes» entre 1298 et 1314 ont été vues en Europe; l’un était d’une «noirceur impressionnante». De nombreux rapports de «brumes» nauséabondes sont apparus continuellement après avoir vu des lumières vives dans le ciel, suivis d’une épidémie de peste . [32] Ici, «la peste» ne signifie apparemment pas la peste noire, mais une précédente pandémie ou crise sanitaire de quelque origine que ce soit, qui coïnciderait avec la Grande Famine de 1315-1320.

 1315 Les guerres

Ces temps terribles, qui impliquent de grands événements de réduction de la population, sont, bien entendu, accompagnés de guerre. Certaines des batailles de ces conflits sont même historiquement liées à des conditions météorologiques extrêmes . Rétrospectivement, la conclusion facile est que la famine mène à la lutte pour les ressources et à la guerre. Mais la relation entre cause et effet s’avère beaucoup plus compliquée.

Le principal conflit du siècle, la guerre de Cent Ans, ne devait commencer qu’en 1337, mais déjà dans les années 1310, des conflits faisaient rage en Flandre, où les villes flamandes se rebellèrent contre l’administration française et prirent le comte de Flandre en otage.

Une campagne militaire contre les rebelles flamands a été lancée par Louis X de France en 1315, mais les pluies excessivement fortes de cet été l’ont forcé à battre en retraite en atteignant la frontière flamande. [33]

Pendant ce temps dans les îles britanniques, les Écossais, sous le règne de Robert I, connu sous le nom de Robert the Bruce, se sont rebellés contre la couronne anglaise. Il a fait campagne contre Edward I et a battu Edward II lors de la célèbre bataille de Bannockburn en 1314. Il a rétabli l’Écosse en tant que royaume séparé. Ce n’est qu’en 1298 que William Wallace a été vaincu et exécuté par Edward I.Si vous avez vu le film «  Brave Heart  » (1998), vous vous souvenez peut-être que de nombreuses scènes ont été tournées par temps de pluie. Il s’avère que ce n’était pas seulement un outil dramaturgique ou une météo écossaise proverbiale, mais le début des années 1300 a en effet marqué une époque où les bouleversements politiques et sociaux coïncidaient avec des précipitations et un refroidissement de plus en plus irréguliers.

De plus, tout au long de la Grande Famine, la Norvège, la Suède et le Danemark ont ​​été impliqués dans des luttes de pouvoir compliquées.

En 1314, Ludwig de Bavière et le duc Frédéric d’Autriche entrent en guerre pour la «double élection» au trône allemand. [34]

Les membres des cantons fondateurs suisse ont gagné l’ indépendance des dirigeants des Habsbourg dans la bataille décisive de Morgarten le 15 Novembre e , 1315.

La Confédération suisse n’a été fondée qu’en 1291. Plus tôt dans la même année, les Templiers ont perdu leurs derniers bastions en Israël et en Syrie et ont été forcés de déménager leur quartier général à Limassol sur l’île de Chypre, et en 1303, ils ont abandonné la Terre Sainte et retourné en Europe. [35] En 1307, un vendredi 13, ils ont été persécutés et arrêtés par le roi de France.

 

Frank Sirocko, (2010) décrit comment «  La forte augmentation de la population pendant la période médiévale élevée a conduit à l’exploitation du sol, ainsi le rendement des céréales a considérablement chuté de 7: 1 (7 grains de récolte pour 1 grain de graine) à 1 : 3. Cette période en Europe a été considérée par les chercheurs contemporains comme l’événement climatique le plus important du 2 ème millénaire. Le petit âge glaciaire avait commencé. Cependant, dans les années 1320, l’Europe s’est quelque peu remise de ce choc, mais le temps est resté frais, même sans anomalies extrêmes. Dans les années 1330, des rapports sur de graves tremblements de terre et une sécheresse croissanteen Chine et dans la région méditerranéenne est devenue la norme. Les années 1336 à 1338 ont amené d’énormes essaims de criquets d’Asie à travers la Hongrie en Europe centrale, ils ont finalement atteint le Rhin .  » [36]

Avec les tremblements de terre, les inondations, les criquets et les étoiles filantes, les gens de l’époque ont lié la peste non seulement aux prophéties bibliques de la fin des temps, qui ne nécessitent pas trop d’imagination, mais aussi aux dix plaies d’Égypte. Le concept de poisons dans l’atmosphère était présent dans l’esprit des gens. Pour reprendre les mots de J. P, Byrne:

«Le dernier livre de la Bible chrétienne, connu comme l’Apocalypse (catholique) ou les Révélations de Saint-Jean (protestant) est une description vivante et effrayante de la fin des temps, ou eschaton. Une grande partie de la race humaine vivante à l’époque doit être détruite, notamment par la guerre, la famine et la mort, tandis que sept anges versent des fioles de poison dans l’atmosphère terrestre. Coincidently, l’explication principale de la peste du 13 e à travers les 19 e siècles a été « corrompu » ou l’ air empoisonnée « . (…) «Bien avant la peste noire, les gens ont généré et lu des rapports d’événements contre nature (surnaturels?), Y compris des tempêtes de grêle et des« pluies »de feu , des amphibiens et des reptiles toxiques, ettremblements de terre et inondations mortels qui ont rasé des villes entières. Rapports de – puis l’apparition de – la peste en 1347 semblaient remplir l’image « . [37]

Alors que tous ces bouleversements se déroulent dans les années 1310, y compris la Grande Famine, Dante Alighieri achève sa monumentale Divine Comedy (italien: Divina Commedia), c’est un long poème narratif qu’il a commencé c. 1308 et achevé en 1320, un an avant sa mort en 1321. Roy Barzilai, auteur de «L’hypothèse de la testostérone, écrit:

«Le refroidissement global du XIVe siècle, qui a provoqué une famine de masse et la peste noire, a été précédé par la célèbre Divine Comédie de Dante, décrivant son voyage à travers l’enfer (l’Enfer) et le purgatoire et enfin au paradis. Cette histoire, écrite au début des années 1300, est célèbre dans la littérature mondiale pour sa représentation vivante de la punition des péchés en enfer en mettant l’accent sur la justice poétique et le péché de la luxure sexuelle » [38]

Soit dit en passant, Dante a imaginé l’enfer dans une cavité qui s’était formée lorsque Lucifer est tombé sur la Terre, dans l’hémisphère sud, à l’opposé de Jérusalem, s’est écrasé au centre et de l’autre côté.

Les deux dernières parties du livre, Purgatorio et Paradiso, se terminent toutes deux par le même mot que Inferno: stèle ou les étoiles .

Il s’avère que Dante n’a pas eu à chercher loin l’inspiration pour envisager des scènes horribles de famine, même si l’Italie – Dante est morte à Ravenne – n’a pas été frappée aussi durement que l’Europe centrale et du nord par la Grande Famine. L’enfer était juste devant sa porte!

« Voir BUONAGIUNTA là-bas, des plaines de LUCCA,

Et ton squelette pâle, avec des veines gâchées,

Par la faim creuse gaspillée en une ombre (…).

(Purgatorio – Canto 24, V)

 

 Les Flèches

La métaphore la plus cohérente de la peste était la flèche.

Ce n’est pas par hasard que le notaire italien Gabriele de ‘Mussis a décrit la peste comme  » des flèches aiguës de mort subite « : ou que l’abbé flamand Gilles li Muisis a célébré les flèches célestes qui ont décimé les tartares mongols avant de frapper l’Europe. Certains poètes mousseline ont également représenté la peste comme des flèches tirées par des djinns. [39]

 

Le médecin ombrien Gentile da Foligna (v. 1275-1348) a suggéré un lien céleste avec la peste et a affirmé que parmi le péché et la rétribution, les «  fléchettes venimeuses de Dieu  » (comme décrit pour la première fois par Homère) se trouvaient derrière la peste . [40]

Déjà sept siècles plus tôt, lors de la peste Justinienne en 590 EC, Honorius d’Autun a décrit la Peste Justinienne comme «des flèches tombant du ciel». [41]

Si vous avez vu une grande étoile filante ou une petite boule de feu traverser le ciel nocturne, vous pourriez avoir l’idée que quelqu’un qui ne sait pas ce que c’est, peut même l’appeler une flèche du ciel ou un dragon.

Fig.2 Black Death illustrée comme une calamité impliquant des flèches tirées par des êtres mystiques (anges) du ciel (foudre?) Et des liquides déversés par (Dieu?) 

 

Fig. 3 »La notion de flèches représentant une peste est visible dans une curieuse peinture murale datant de 1355, à Lavaudieu, en Haute Loire, en Auvergne. Image de: Mormando, F. 2007: Piété et peste: de Byzance au baroque. Thomas Truman State Univ. Presse.

[1] Langer William, 1964 L .: Black Death, La peste qui a tué un quart des peuples d’Europe dans les années 1348-1350 est toujours étudiée pour faire la lumière sur le comportement humain dans des conditions de catastrophe universelle p. 45

[2] Napier, B, Clube, V. 1990; L’hiver cosmique; Oxford p. 43

[3] Toshikazu E. et al; Recherche Elsevier Gondwana 2011

[4] Firestone, Bunch, Kennet, 2013 Preuve du dépôt de 10 millions de tonnes de sphérules d’impact sur quatre continents il y a 12 800 ans PNSA

[5] Pfister, Christian; Veränderungen der Sommerwitterung im südlichen Mitteleuropa von 1270-1400 als Auftakt zum Gletscherhochstand der Neuzeit; 1985, Geographica Helvetica

[6] «On estime que la peste noire a tué 30% à 60% de la population européenne», Kohn, George C. (2008). Encyclopédie de la peste et de la peste: de l’Antiquité à nos jours . Infobase Publishing. p. 31

[7] Sirocko, Frank; Wetter, Klima und Menschheitsgeschichte, 2010; Darmstadt p.12

[8] Spektrum Akademischer Verlag, 2000, Heidelberg Lexikon der Geowissenschaften http://www.geodz.com/deu/d/Kleine_Eiszeit

[9] Shin Kim, 2007: premières années du petit âge glaciaire en Europe du Nord, 1300-1500, programme international de l’Académie coréenne de leadership du Minjok

[10] Glaser, Rüdiger, Klimgeschichte Mitteleuropa, 1200 Jahre Wetter, Klima, Katastrophen. Darmstadt, 2008 p. 60

[11] Fagan, Brian. Le petit âge glaciaire : comment le climat a fait l’histoire, 1300-1850 p 33.

[12] Kim, Shin, 2007: Les premières années du petit âge glaciaire en Europe du Nord, 1300-1500, programme international de l’Académie coréenne de leadership du Minjok

[13] Wagret, P. 1968: Polderlands . Londres: Meuthen, p 56.

[14] Lamb, Hubert H. Climat, histoire et monde moderne. p 332.

[15] Kristof H. et al. 2013: Tree-Rings, Timbers and Trees: a dendrochronological survey of the 14th century cog.

[16] Thompson et al. (2000) Un record millénaire à haute résolution de la mousson d’Asie du Sud à partir des carottes de glace de l’Himalaya

[17] Kim, Shin, 2007: Early Years of the Little Ice Age in Northern Europe, 1300-1500, Korean Minjok Leadership Academy International Program. Chap.V.2

[18] Shin, V, 2007: Chapitre: Désertion des terres en Scandinavie

[19] Lamb, Hubert 1972, 1977 (2 vols), H. Climate: Present, Past and Future. Londres: Metheun, Vol. 2. p 455.

[20] Ibid 456.

[21] Byrne JP, 2012 Black Death p. 108

[22] Dre Amanda Laoupi. Centre pour l’évaluation des risques naturels et la planification proactive – NTUA: Fires from Heaven. Comètes et maladies dans les mythes entourant les catastrophes en Méditerranée

[23] Hatcher, John; 2010: La peste noire: une histoire intime; Hachette UK2008 p.180

[24] Breve Chronicon clerici anonymi ^ dans De Smet, Recueil des Chroniques de Flandre 1856 iii, pp. 14-18. https://archive.org/stream/blackdeathand00gasqgoog/blackdeathand00gasqgoog_djvu.txt

[25] Byrne JP, 2012: Black Death. p.182

[26] Archives des chroniques de guerre. http://warchronicle.com/numbers/WWII/deaths.htm

[27] En 2005, le gouvernement allemand Suchdienste (service de recherche) a estimé le total des morts militaires et civiles allemandes à 7 375 800, y compris les personnes d’ascendance allemande qui vivaient en dehors des frontières de l’Allemagne et de l’Autriche.

[28] Glaser, Rüdiger, 2008: Klimgeschichte Mitteleuropa, 1200 Jahre Wetter, Klima, Katastrophen. Darmstadt, p.66

[29] Lampe H. H, Klima und Kulturgeschichte 1969 Hambourg

[30] Court, Thomas; 1744; Une histoire chronologique générale de l’air, du temps, des saisons, des météores, etc. dans des endroits divers et à des époques différentes: plus particulièrement pour l’espace de 250 ans: avec certains de leurs effets les plus remarquables sur le corps et les légumes des animaux (en particulier humains), Volume 2, p.161

[31] Krinov EL, 1960: Principes de météorologie: Série internationale de monographies sur les sciences de la Terre. Oxford, New York. p. 2.

[32] Johannes Nohl, 1926, La peste noire, une chronique de la peste , Londres, George Allen & Unwin Ltd., p. 56

[33] Fagan, Brian. Le petit âge glaciaire: comment le climat a marqué l’histoire, 1300-1850. pp 31-32

[34] Jordanie, William Chester. La grande famine: l’Europe du Nord au début du XIVe siècle. p 19.

[35] Nicholson, Helen (2001). Les Templiers: une nouvelle histoire. Stroud: Sutton, p. 201. « 

[36] Sirocko, Frank; Wetter, Klima und Menschheitsgeschichte, 2010; Darmstadt

[37] Byrne J. P, 2012: Encyclopédie de la peste noire p.16

[38] Barzilai, Roy; 2015: L’hypothèse de la testostérone. Éditions Dibrah p. 159

[39] Ibid p. 23

[40] Fleming, James Rodger, Johnson, Ann. 2014: Airs toxiques: corps, lieu, planète dans une perspective historique; University of Pittsburgh Press p. 9

[41] Byrne JP 2012: Black Death p. 23

Histoire et numismatique: 10 mars 298,Constantin triomphe de Maximien

La situation politique:

L’Empire Romain à son summum!



La situation à la tête de l’empire romain est mouvante en ce début du IVème siècle Le système de la Tétrarchie mis au point par l’empereur Dioclétien est mis en défaut par les enfants des Augustes qui veulent succéder à leur père. Ainsi, en 310, Galère est Auguste pour la partie orientale de l’Empire, pendant qu’à l’Occident, Licinius est choisi par Galère pour remplacer Constance Chlore mort en 306.

Dioclétien

 

 

 

Valéria,épouse de Galère et fille de Dioclétien.

 

Monnaie de Galère (Gaius Galerius Maximinus)

 

Monnaie de Licinius I

 

Constance I Chlore

 

Monnaie de Domitius Alexandre qui règnait à Carthage.Pièce de 1 follis.

Mais en Occident, Maxence, le fils de l’ancien Auguste Maximien, est proclamé par ses troupes et « gouverne » l’Italie, Domitius Alexandre dirige l’Africa et Constantin, le fils de Constance Chlore, domine la Britannia, la Gaule et la péninsule Ibérique vient spontanément se mettre sous sa protection, au détriment de Maxence. Aussitôt, ce dernier décide et réussit à récupérer l’Africa, son préfet du prétoire est vainqueur du vieux Domitius Alexandre qui meurt au combat.

Monnaie de Maximin Daia ,empereur romain d’Orient

En Orient, Maximin Daia est le César (le second) de Galère et il est reconnu Auguste comme Constantin, après que chacun d’eux ait été proclamé par ses troupes. Ce qui fait cinq Augustes ! Galère meurt en 311. Licinius et Maximin Daia se partage l’Orient, Maxence déclare Constantin ennemi public de Rome. Il s’appuie sur les Prétoriens et sur le Peuple de Rome, mais il est en situation difficile.

Constantin est populaire auprès de ses soldats, et pour s’assurer de la neutralité de Licinius, se rapproche de lui et fiance sa soeur Constantia avec lui. Constantin a réorganisé les Gaules affaiblies par les révoltes de paysans et a subi une tentative de coup d’état par Maximien, le père de Maxence et son beau-père. Il l’a obligé à se suicider. Pour lui, le pouvoir de Maxence n’a plus de raison d’être. Mais il n’a jusque à présent lutté que contre les Barbares et en particulier pour la défense du Rhin. Il lui faut préparer une armée capable de vaincre les prétoriens et les légionnaires. Enfin en Septembre 312, Constantin est prêt.


 

Monnaie de Maximien Hercule qui nous montre son vrai visage!

 

Maximien  était  empereur romain  de 286 à 305. Il était  César  de 285 à 286, puis  Auguste  de 286 à 305. Il partageait ce dernier titre avec son co-empereur et supérieur,  Dioclétien , dont le cerveau politique complétait la force militaire de Maximian .

L’homme qu’il a nommé pour surveiller les rives de la  Manche ,  Carausius , s’est rebellé en 286, provoquant la sécession de la Grande – Bretagne et du nord-ouest de la Gaule . Maximien n’a pas réussi à évincer Carausius, et sa flotte d’invasion a été détruite par les tempêtes en 289 ou 290. subordonné de Maximien,  Constance , fait campagne contre le successeur de Carausius alors que Maximien tenait le  Rhin frontière. Le chef rebelle a été évincé en 296, et Maximian s’est déplacé vers le sud pour combattre la piraterie près d’Hispanie et  les incursions berbères  en  Maurétanie .

Empire de Carausius à son summum.

Avec le retour victorieux de Constance après avoir expulsé les forces carausiennes du nord de la Gaule, Maximien a pu se concentrer sur le conflit en Maurétanie ( Afrique du Nord-Ouest ). Alors que l’autorité romaine s’affaiblissait au cours du troisième siècle, les tribus nomades berbères harcelaient les colonies de la région avec des conséquences de plus en plus graves. En 289, le gouverneur de  Mauretania Caesariensis  ( Algérie moderne  ) a obtenu un répit temporaire en opposant une petite armée contre les  Bavares  et les  Quinquegentiani , mais les pillards sont rapidement revenus. En 296, Maximien leva une armée, de  Praetorian cohortes,  Aquilée , égyptien et danubiens légionnaires,Auxiliaires gaulois et allemands  , et  recrues thraces  , progressant à travers l’ Espagne plus tard dans l’année. Il a peut-être défendu la région contre les raids contre les  Maures  avant de traverser le  détroit de Gibraltar  en  Maurétanie Tingitana  ( Maroc moderne  ) pour protéger la région contre les pirates francs .

Monnaie de Carausius « L’Usurpateur »

En mars 297, Maximien avait commencé une offensive sanglante contre les Berbères. La campagne a été longue et Maximien a passé l’hiver 297-298 à se reposer à  Carthage  avant de retourner sur le terrain. Non content de les renvoyer dans leur patrie dans les montagnes de l’  Atlas  – d’où ils pouvaient continuer à faire la guerre – Maximien s’aventura profondément dans le territoire berbère. Le terrain était défavorable, et les Berbères étaient qualifiés pour la  guérilla , mais Maximien continua. Souhaitant apparemment infliger autant de punitions que possible aux tribus , il a dévasté des terres auparavant sécurisées, en a tué autant qu’il le pouvait et a renvoyé le reste au  Sahara.. Sa campagne prit fin au début de 298 et, le 10 mars, il fit une entrée triomphale à Carthage. Les inscriptions là-bas témoignent de la gratitude du peuple envers Maximien, le saluant – comme Constantius l’avait été à son entrée à Londres – en tant que  redditor lucis aeternae  («restaurateur de la lumière éternelle»). Maximien est revenu en Italie au début de 299 pour célébrer un autre triomphe à Rome .

 

Pièce de Constantin I venant de ma collection personnelle.

Lorsque ces campagnes prirent fin en 298, il partit pour l’Italie, où il vécut confortablement jusqu’en 305. À la demande de Dioclétien, Maximien abdiqua le 1er mai 305, céda le bureau d’Auguste à Constance et se retira dans le sud de l’ Italie .

Fin 306, Maximien reprend le titre d’Auguste et assiste la rébellion de son fils Maxence en Italie. En avril 307, il a tenté de déposer son fils, mais a échoué et s’est enfui vers la cour du successeur de Constantius ,  Constantine  (le beau-petit-fils et gendre de Maximien), à Trèves . Au concile de Carnuntum  en novembre 308, Dioclétien et son successeur,  Galerius , forcent Maximien à renoncer à nouveau à sa revendication impériale. Au début de 310, Maximian tenta de s’emparer du titre de Constantin alors que l’empereur était en campagne sur le Rhin . Peu le soutenaient et il fut capturé par Constantin à Marseille . Maximien s’est tué au milieu de l’année 310 sur ordre de Constantin. Pendant la guerre de Constantin avecMaxence , l’image de Maximian a été purgée de tous les lieux publics. Cependant, après que Constantin a évincé et tué Maxence, l’image de Maximien a été réhabilitée et il a été déifié .


La progression  de Constantin I vers Rome

Représentation de Constantin I…en mosaïque

Pressé par l’approche de l’hiver, il avance rapidement avec une armée limitée en nombre : 40 000 hommes. Il veut surprendre Maxence. Des bords du Rhin vers Suse, cette marche est foudroyante, il suit la grande route de Trèves à Chalons sur Marne, puis il descend la Saöne jusqu’à Lyon et se dirige vers Briançon pour franchir le col du Mont Genèvre Constantin fanatise ses hommes : ce sont des légionnaires gaulois et des auxiliaires francs et alamans qui ont l’ordre d’être sans pitié pour les soldats de Maxence qui refuseront de se rendre.

Constantin a bien préparé ses troupes. Il a rencontré en Perse, sous le commandement de Dioclétien, les cavaliers lourds sassanides, les cataphractaires couverts d’armures ainsi que leurs chevaux. Il a prévu contre eux une troupe de choc, des fantassins armés de maillets. Il a envoyé des émissaires vers les cités du Nord de l’Italie et auprès des montagnards qui pourraient l’arrêter dans les Alpes. Et comme ils ne l’attaquent pas, il est probable que ces émissaires ont bien travaillé.

Le premier point de résistance que rencontre Constantin est la place forte de Suse. Elle est emportée d’assaut et les habitants sont épargnés. Devant Augusta Taurinum ( Turin), une armée l’attend dans une vaste plaine. Des cavaliers lourds, couverts d’armures, se pressent sur le centre de l’armée de Constantin, pour le rompre et mettre le désordre dans les rangs de fantassins. Mais ils sont surpris car ce centre de replie sur les ailes, la cavalerie s’arrête, ne trouvant rien devant elle et une troupe de fantassins se jette sur ses flancs et ses arrières. Les cavaliers tentent de se retourner avec difficulté pendant que les assaillants armés de maillets, leur brisent les jambes ainsi que celles des chevaux. Les cavaliers tombent et les maillets fracassent les crânes. Ainsi disparaît la force principale de cette de cette armée.

Ruricius Pompeianus, le préfet du prétoire de Maxence, rassemble ses troupes près de Vérone dans le but d’attaquer l’armée de Constantin, de flanc. Mais celui ci marche vers Mediolanum (Milan) qui se rend et le rejoint par la route qui longe le lac de Garde. Un combat de cavalerie légère est livré à Brescia. D’après Zosime, un détachement de cavaliers de Constantin attaque l’arrière de l’armée ennemie et met en déroute la cavalerie de Ruricius. L’armée de Ruricius pense être à l’abri derrière l’Adige et adossée aux places fortes de la Vénétie.

Cependant, Constantin franchit le fleuve par un gué peu praticable en amont de la cité avec une partie de ses troupes et défait la garnison qui tente de le repousser. Vérone est presque encerclée, Ruricius part chercher des renforts en Ombrie et revient avec une armée considérable. Constantin abandonne le siège et laisse une partie de ses troupes pour faire face à la garnison tandis qu’il attaque les renforts conduits par Ruricius en soirée. Le combat est féroce pendant la nuit, Constantin montre l’exemple et au matin, il se rend compte que la tuerie était impitoyable, Ruricius est mort. Le siège de Vérone reprend et la garnison démoralisée est bientôt capturée.

La défense de l’Italie du Nord s’effondre, la Vénétie se soumet et Aquilée se rend. Mais Rome avec ses deux enceintes est redoutable. L’armée de Constantin est réduite après ces combats acharnés. Avec un effectif d’environ 30 000 hommes, Constantin peut attendre les renforts, mais il préfère marcher immédiatement sur Rome. C’est une imprudence car la muraille d’Aurélien àRome est solide et une armée de 100 000 hommes défend la Ville.

Constantin traverse la Vénétie, la Romagne, l’Ombrie et l’Etrurie dont les cités se sont déclarées pour lui. Il suit la Voie Flavienne et approche rapidement de la Ville, mais par ce côté, elle est imprenable. Constantin s’arrête sur une hauteur occupée au début du XXème siècle par le chateau de Malborghetto, un point stratégique qui relie la Via Flaminia, la Via Clodia et la Via Cassia. Et soudain, il voit l’armée de Maxence sortir de Rome.

 

Cependant, Constantin franchit le fleuve par un gué peu praticable en amont de la cité avec une partie de ses troupes et défait la garnison qui tente de le repousser. Vérone est presque encerclée, Ruricius part chercher des renforts en Ombrie et revient avec une armée considérable. Constantin abandonne le siège et laisse une partie de ses troupes pour faire face à la garnison tandis qu’il attaque les renforts conduits par Ruricius en soirée. Le combat est féroce pendant la nuit, Constantin montre l’exemple et au matin, il se rend compte que la tuerie était impitoyable, Ruricius est mort. Le siège de Vérone reprend et la garnison démoralisée est bientôt capturée.

 

  • La défense de l’Italie du Nord s’effondre, la Vénétie se soumet et Aquilée se rend. Mais Rome avec ses deux enceintes est redoutable. L’armée de Constantin est réduite après ces combats acharnés. Avec un effectif d’environ 30 000 hommes, Constantin peut attendre les renforts, mais il préfère marcher immédiatement sur Rome. C’est une imprudence car la muraille d’Aurélien àRome est solide et une armée de 100 000 hommes défend la Ville.

 

  • Constantin traverse la Vénétie, la Romagne, l’Ombrie et l’Etrurie dont les cités se sont déclarées pour lui. Il suit la Voie Flavienne et approche rapidement de la Ville, mais par ce côté, elle est imprenable. Constantin s’arrête sur une hauteur occupée au début du XXème siècle par le chateau de Malborghetto, un point stratégique qui relie la Via Flaminia, la Via Clodia et la Via Cassia. Et soudain, il voit l’armée de Maxence sortir de Rome.

La bataille du Pont Milvius : le 28 octobre 312

 

Pont Milvius au XVIIIème siècle par Piranesi

Que s’est il passé? Maxence qui est détesté par les Romains pour avoir pillé la ville, préfère sans doute se laisser assiéger. Il a fait construire un pont de bois parallèle au pont Milvius (en pierre). Ces deux ponts font face aux positions que va tenir successivement Constantin : d’abord Malborghetto puis Saxa Rubis (les Roches rouges). Les deux moitiés du pont de bois sont réunies par un système de chevilles facile à démonter, pour… selon Zosime, qu’il puisse rester en sûreté dans la Ville, lorsque son armée sera sortie de Rome et qu’il fera rompre le pont.

Buste de Maxence.

Mais Maxence qui se cachait dans une maison privée est poursuivi par la vindicte populaire. C’est le dies natalis, le 6ème anniversaire de son élévation à l’Empire et il doit recueillir les acclamations du peuple. Mais il ne s’attend pas à ce que Constantin soit aux portes de Rome. Maxence est conspué aux cris de « Constantin est il invincible ? ». Maxence fait consulter les Livre Sybillins. Lactance nous donne la réponse ambigue : »L’ennemi de Rome devait périr ». Maxence doit attaquer Constantin ! Il envoie donc l’armée, les prétoriens en tête, ses meilleures troupes, complices de ses crimes. Ensuite viennent les réserves italiennes et africaines qui ne sont pas décidées à se sacrifier pour ce tyran. Maxence envoie aussi par la via Cassia un détachement important pour s’emparer des monts Monachi.

Monnaie de Maxence empereur de Rome.

Constantin s’avance vers Rome, franchit le Pont Milvius et atteint Saxa Rubis quand il rencontre l’armée adverse. Ses troupes occupent les collines rocheuses au dessus de l’armée de Maxence. Constantin se précipite sur l’avant garde de Maxence avec sa cavalerie. Les prétoriens se battent jusqu’aux derniers et succombent sous les coups reçus de tous côtés. Mais les prétoriens disparus c’est la panique dans le centre de l’armée de Maxence. Ce dernier ne peut rentrer àRome sous peine d’être massacré pour son échec. Il tente de franchir le pont Milvius avec son arrière-garde mais celui ci est gardé fermement par les troupes de Constantin. Le pont de bois reste libre et de nombreux fuyards s’y engouffrent et le pont s’effondre, Maxence est précipité dans le fleuve. On retrouvera son corps en aval dans un coude du Tibre.

Pièce de Constantin I (revers)

La guerre est finie et tout l’Occident est conquis ! Maxence a commis une faute en sortant avec son armée du territoire sacré de Rome. Ainsi il est devenu l’ennemi de Rome dont parlaient les Livres Sybillins. Constantin se présente en libérateur de la Ville. Il fait son entrée à Rome le lendemain 29 octobre, acclamé par le peuple et son char est précédé par les sénateurs. L’Afrique, particulièrement pillée par Maxence, fête le nouveau règne et Cirta prend le nom de l’Empereur et le conserve encore aujourd’hui : Constantine, dans l’ Algérie actuelle.


EN COMPLÉMENT

Dans les faits, la liberté de culte est déjà tolérée dans toute la partie occidentale de l’empire. Galère l’étend à tout l’empire, mais Maximin II Daïa, à la tête du diocèse d’Orient refuse d’obtempérer. Licinius applique l’édit de Sardique, à la mort de Galère, aux diocèses de Mésie et de Thrace.

 

Bien que considéré comme le principal artisan de la répression du christianisme, c’est Galère qui abroge, le premier, les mesures de persécution ayant été édictées contre les fidèles de la religion du Christ. L’objectif proclamé des édits de persécution de 303 et 304 était, en effet, de ramener par la force les chrétiens aux croyances de leurs ancêtres. Seulement, contrairement à ce qu’avaient pu espérer Dioclétien et Galère, les violentes mesures antichrétiennes se sont révélées totalement improductives. Si la religion du Christ est bel et bien désertée par certains, ceux-ci n’en reviennent pas pour autant aux cultes traditionnels romains, pire, ils semblent affecter de ne plus vénérer aucune divinité. Prenant acte de l’échec des persécutions, qui ne sont pas parvenues à éradiquer le christianisme, Galère choisit d’y mettre fin définitivement.

Ainsi, le , il publie, à Nicomédie, un édit de tolérance reconnaissant l’existence de la religion chrétienne. Cet édit, dit de Sardique, met fin à toutes les mesures antichrétiennes encore en vigueur sur le territoire de l’empire. Publié par Galère sans consultation de ses pairs, il est promulgué non seulement en son nom propre mais encore en celui de ses trois collègues tétrarques – à savoir Constantin, Licinius et Maximin Daïa. Allant plus loin que la « petite paix de l’Église », accordée par Gallien à la fin de la persécution de Valérien en 260, et durant laquelle étaient tolérées la pratique de la religion chrétienne et la construction de lieux de culte, Galère va cette fois jusqu’à donner une forme de légitimité au christianisme, puisqu’il demande humblement à ses fidèles de prier pour lui et pour le salut de l’empire. Aussitôt après la publication de ce texte, tous les chrétiens emprisonnés sont libérés. Si les mesures de persécution avaient déjà été abandonnées dans les faits en Occident, elles cessent en Orient, dans le territoire sous le contrôle de Galère. Maximin Daïa, qui est très réticent vis-à-vis de cette nouvelle politique, s’y opposer. Profitant du retrait de son ancien maître Galère, il maintient en vigueur les édits de Dioclétien.

Durant l’hiver 310, alors qu’il prépare la célébration de ses vicennalia, Galère est en effet frappé par la maladie. Le polémiste chrétien Lactance décrit, dans son De Mortibus Persecutorum, l’apparition d’un abcès, touchant les parties génitales de l’empereur. Des complications — le développement de la gangrène — auraient, selon lui, plongé Galère dans de terribles souffrances. Se basant sur son texte, des études modernes tendent à prouver qu’il s’agit sans doute là d’une forme de cancer du pénis. Selon certains historiens, alors qu’il sombrait dans les affres de la maladie, Galère aurait fini par croire qu’il subissait la vengeance du dieu des chrétiens, ce qui expliquait également son revirement quant à la politique religieuse.

Désireux de mourir dans son lieu de naissance, à Felix Romuliana où il s’est fait construire une résidence fortifiée sur le modèle du palais de Dioclétien de Spalatum, Galère, confronté à une nouvelle poussée de la maladie, n’arrive pas vivant à destination. Au terme d’une longue agonie, le cancer vient finalement à bout du maître de l’empire. Galère meurt dans la province de Dardanie, au début du mois de mai 311, quelques jours seulement après la promulgation de son édit de tolérance. Son corps est inhumé dans son palais de Felix Romuliana, en présence de l’empereur Licinius.

Mosaïque de la Ville de Galère.

 

 

 

 

 

Des scientifiques israéliens affirment que c’est par «pure chance» qu’ils travaillaient déjà sur un vaccin COVID-19 avant l’épidémie

Selon l’Institut Pasteur,de renommée mondiale:aucun vaccin n’a encore été développé pour lutter contre le nouveau coronavirus.

 

Malgré le fait que les vaccins mettent souvent 10 à 12 ans à se développer, les chercheurs israéliens voudraient nous faire croire qu’en raison de la «pure chance», ils pourraient avoir un nouveau vaccin contre le coronavirus prêt à être commercialisé dans les 90 prochains jours:

Photo du groupe MIGAL en Israel.

 

Les scientifiques israéliens sont sur le point de développer le premier vaccin contre le nouveau coronavirus, selon le ministre des Sciences et de la Technologie, Ofir Akunis. Si tout se passe comme prévu, le vaccin pourrait être prêt en quelques semaines et disponible en 90 jours, selon le communiqué.
Si l’annonce israélienne est sérieuse, cela veut dire que les Israéliens (et/ou les Américains, puisqu’ils sont kif-kif bourricots) ont fabriqué le Coronavirus depuis 10 à 12 ans et qu’ils maîtrisent son développement, son essaimage et ses anticorps.

 

« Félicitations à MIGAL [The Galilee Research Institute] pour cette percée passionnante« , a déclaré Akunis. « Je suis convaincu qu’il y aura de nouveaux progrès rapides, nous permettant de fournir une réponse nécessaire à la grave menace mondiale COVID-19« , a déclaré Akunis, se référant à la maladie causée par le nouveau coronavirus.

Au cours des quatre dernières années, une équipe de scientifiques du MIGAL a mis au point un vaccin contre le virus de la bronchite infectieuse (infectious bronchitis virus IBV), qui provoque une maladie bronchique affectant la volaille. L’efficacité du vaccin a été prouvée lors d’essais précliniques menés à l’Institut vétérinaire.

«Notre concept de base était de développer la technologie et non spécifiquement un vaccin pour ce type ou ce type de virus», a déclaré le Dr Chen Katz, chef du groupe biotechnologie du MIGAL. «Le cadre scientifique du vaccin est basé sur un nouveau vecteur d’expression protéique, qui forme et sécrète une protéine soluble chimérique qui libère l’antigène viral dans les tissus muqueux par endocytose auto-activée, provoquant la formation d’anticorps par le corps contre le virus

L’endocytose est un processus cellulaire dans lequel des substances sont introduites dans une cellule en entourant le matériau de membrane cellulaire, formant une vésicule contenant le matériau ingéré.

Dans des essais précliniques, l’équipe a démontré que la vaccination orale induit des niveaux élevés d’anticorps anti-IBV spécifiques, a déclaré Katz.

« Appelons ça de la chance« , a-t-il dit. «Nous avons décidé de choisir le coronavirus comme modèle pour notre système tout comme une preuve de concept pour notre technologie

Mais après que les scientifiques ont séquencé l’ADN du nouveau coronavirus à l’origine de l’épidémie mondiale actuelle, les chercheurs du MIGAL l’ont examiné et ont constaté que le coronavirus de la volaille a une forte similitude génétique avec l’humain, et qu’il utilise le même mécanisme d’infection, ce qui augmente la probabilité de parvenir à un vaccin humain efficace en très peu de temps, a déclaré Katz.

« Tout ce que nous devons faire, c’est ajuster le système à la nouvelle séquence« , a-t-il déclaré. «Nous sommes au milieu de ce processus, et nous espérons que dans quelques semaines, nous aurons le vaccin entre les mains. Oui, dans quelques semaines, si tout fonctionne, nous aurions un vaccin pour prévenir le coronavirus. »

Le MIGAL serait responsable du développement du nouveau vaccin, mais il devrait ensuite passer par un processus réglementaire, comprenant des essais cliniques et une production à grande échelle, a déclaré Katz.

Akunis a déclaré qu’il avait chargé le directeur général de son ministère d’accélérer tous les processus d’approbation dans le but de mettre le vaccin humain sur le marché le plus rapidement possible.

«Compte tenu du besoin mondial urgent d’un vaccin contre le coronavirus humain, nous faisons tout notre possible pour accélérer le développement», a déclaré le PDG de MIGAL, David Zigdon. Le vaccin pourrait « obtenir l’approbation de sécurité en 90 jours« , a-t-il déclaré.

Ce sera un vaccin oral, le rendant particulièrement accessible au grand public, a déclaré Zigdon.

Quoi que vous pensiez des vaccins en général, leur développement est un processus long et compliqué, et la plupart des sources traditionnelles déclarent qu’il faut entre 10 et 12 ans pour qu’un vaccin soit approuvé pour une utilisation publique.

Curieusement, ces Israéliens affirment qu’ils travaillaient justement sur cette souche de coronavirus avant le déclenchement de l’épidémie, ce qui leur a donné une «longueur d’avance» sur la concurrence. Quelle coïncidence!

Ils aimeraient que vous pensiez que la volaille et les coronavirus humains sont si «similaires» que les travaux sur les premiers peuvent être appliqués aux seconds, ce qui n’est pas nécessairement le cas en raison de la spécificité des vaccins.

«Assez près» : ça ne marche pas dans les vaccins ni , plus généralement, en médecine.

Et ils donnent l’impression qu’ils travaillaient sur un modèle «générique» pour les vaccins pulmonaires qui pourrait «facilement» être modifié en d’autres virus «similaires». Mais la raison pour laquelle les vaccins contre la grippe ne fonctionneraient pas de saison en saison est que chaque année a un nouveau virus et qu’ils doivent recommencer à zéro, et que le coronavirus ferait le même. Il peut muter d’une année sur l’autre.

Fait intéressant, un article similaire sur ce vaccin est paru dans le Times Of Israel, mais cet article n’a pas mentionné le rôle que la «chance» a joué dans le développement rapide du vaccin, mais il a mentionné qu’ils avaient travaillé sur ce modèle générique depuis 4 ans déjà.

Étrangement, ce deuxième article fait une affirmation plutôt contradictoire: ils ont trouvé la séquence génétique de celui-ci en ligne et l’ont appliquée à leur «modèle». Lequel est-ce? Travaillaient-ils déjà sur COVID-19 ou non?

Quoi qu’il en soit, ce deuxième article fait également la déclaration étonnante selon laquelle ils pourraient avoir le vaccin prêt dans seulement 90 jours à partir de maintenant.

Afin de précipiter ce vaccin sur le marché, il ne peut certainement pas être testé correctement en si peu de temps, et quiconque le prend menacerait littéralement sa vie.

Rappelez-vous la dévastation causée par le vaccin contre la grippe porcine? Les gens ont été tellement pris dans l’hystérie créée par les médias qu’ils étaient prêts à prendre un vaccin mal fabriqué et testé.

Rappelez-vous qu’en raison de l’hystérie générée par les médias entourant la polio, le premier vaccin contre la polio de Jonas Salk a été expédié sur le marché sans tests appropriés, et il a en fait provoqué la polio chez les enfants et a dû être tranquillement retiré tout en prétendant faussement « victoire » sur la polio.

Et la même chose peut très bien se produire cette fois: la «bureaucratie» normale pour faire approuver ce vaccin sera levée en raison de la forte demande et de la peur panique du public, et ce nouveau vaccin pourrait finir par tuer bien plus de personnes que ne le fera jamais le coronavirus.

Source : Israeli Scientists Claim It’s ‘Pure Luck’ They Were Already Working On A COVID-19 Vaccine Prior To The Outbreak

March 14, 2020 Par christiansfortruth.com

La propagation au Canada est inévitable, disent des experts

Le nombre de contaminations au coronavirus augmente au Canada, avec de nouveaux cas en Ontario et un troisième à l’étude au Québec, portant à 54 le nombre de cas confirmés et présumés au pays. Des experts s’entendent pour dire que l’éventuelle propagation de la pneumonie virale est inévitable.

À ce jour, la COVID-19 a fait près de 3500 morts et plus de 100 000 personnes dans le monde ont été contaminées dans 92 pays et territoires.

« L’infection va se faire. On est déjà dans une situation de pandémie », prédit Tatiana Scorza, professeure au département des sciences biologiques à l’Université du Québec à Montréal.

 

« Si on continue à prendre des mesures appropriées, on pourrait se limiter à des cas importés », nuance pour sa part la Dre Anne Gatignol, professeure de microbiologie à l’Université McGill.

 

En Ontario, l’un des derniers cas recensés est un voyageur revenu récemment de Las Vegas, ont annoncé les responsables de la santé de la province, qui compte dorénavant 28 cas. Toutefois, au moins quatre de ces malades ont depuis été guéris. Tous les patients ayant été déclarés positifs au nouveau coronavirus avaient récemment voyagé à l’extérieur du Canada ou avaient eu des contacts étroits avec un autre patient qui l’avait fait. L’Alberta a également fait état d’un premier cas jeudi soir.

La Colombie-Britannique a quant à elle annoncé 8 nouveaux cas de la pneumonie virale, pour un total de 21, dont le premier cas apparent de transmission dans la communauté au pays, jeudi soir. Il s’agit d’une femme de la région de Vancouver déclarée positive au coronavirus malgré l’absence de voyage à l’extérieur du pays et aucun contact connu avec un autre malade.

 

D’après la Dre Gatignol, cette contamination a « peut-être deux ou trois intermédiaires ». Si ce type de contamination venait à se reproduire au pays, il faudrait selon elle prendre des mesures plus draconiennes pour limiter la propagation, comme le fait d’éviter les rassemblements.

Des mesures à prendre

 

Si elle estime qu’il est trop tôt pour prendre la décision de fermer des établissements scolaires, la chercheuse croit néanmoins que, pour l’instant, les gens qui rentrent au Canada en provenance de foyers épidémiques comme l’Iran, la Corée du Sud et le nord de l’Italie devraient être mis en quarantaine. « La quarantaine peut être comme ils ont fait avec les gens de Wuhan ou du Diamond Princess, mais ça peut aussi être à la maison s’ils ne contaminent pas la famille », suggère-t-elle.

Au Québec, deux cas ont été confirmés et un troisième est en attente de l’être par le Laboratoire national de microbiologie de Winnipeg.

 

Néanmoins, les responsables de la santé de partout au pays ont déclaré que le risque posé par la COVID-19 demeure faible.

 

« Les gens vont, à un moment donné, en fonction de l’évolution de la situation, devoir adopter des mesures pour prévenir la transmission », prévient toutefois Mme Scorza, rappelant que le nouveau coronavirus est hautement transmissible.

 

Les autorités se préparent depuis des semaines à une éventuelle épidémie comme celles qui sévissent en Iran, en Corée du Sud, en Italie et en Chine, berceau de la maladie. Plus de 100 000 personnes dans le monde ont été contaminées dans 92 pays et territoires. À ce jour, la COVID-19 a fait tout près de 3500 morts.

 

« On n’est pas encore dans une situation d’alerte, mais c’est inquiétant parce qu’on voit que ça progresse partout dans le monde », constate Mme Scorza.

 

Vendredi, des premiers cas ont été répertoriés au Togo, au Cameroun, au Vatican, en Slovaquie, au Pérou, en Colombie, au Bhoutan et dans les Territoires palestiniens.

 

Aux États-Unis, où près de 300 cas ont été recensés et 15 personnes sont mortes, le festival culturel South by Southwest a été annulé dans l’État du Texas.

 

En raison d’un manque d’infrastructures et de ressources de base, le Conseil circumpolaire inuit s’est dit inquiet d’une éventuelle propagation de la pneumonie virale dans l’Arctique.

 

Selon l’organisme, la maladie à coronavirus COVID-19 représente un risque accru pour les communautés inuites, qui souffrent déjà du manque d’égouts et d’eau courante. Il réclame au gouvernement de combler ces lacunes dans le but de se protéger contre d’éventuelles menaces à la santé publique.

 

Canadiens en quarantaine

 

Le gouvernement fédéral a annoncé vendredi qu’il s’apprête à prendre des mesures en vue de protéger la santé des Canadiens et de l’économie du pays contre les conséquences engendrées par la COVID-19.

 

Le ministre des Finances, Bill Morneau, a déclaré qu’Ottawa annoncera bientôt un soutien aux Canadiens en quarantaine en raison du coronavirus.

 

Il a également déclaré que le gouvernement va augmenter sa provision pour éventualités dans son prochain budget au printemps pour s’assurer d’être en mesure de faire face à la COVID-19, qui a entraîné la chute du marché boursier.

 

« Il est important de garder à l’esprit que ce que cela signifiera pour l’économie canadienne dépendra en fin de compte de l’ampleur et de la propagation géographique du virus, et que ces éléments ne peuvent être connus tant qu’ils ne sont pas connus, a-t-il déclaré lors d’un discours devant le Canadian Club de Toronto. Notre gouvernement prévoit toute éventualité. »

 

Par ailleurs, la ministre de la Santé, Patty Hajdu, a annoncé l’octroi de 27 millions de dollars sur deux ans pour travailler sur la COVID-19. « Les fonds investis soutiendront 47 équipes de recherche de partout au Canada qui s’emploieront à accélérer l’élaboration, la mise à l’essai et l’application de mesures visant à gérer l’éclosion de COVID-19 », écrit le ministère, dans un communiqué.

 

« Et s’il faut davantage de ressources, on va en donner », a ajouté le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, Navdeep Bains, qui se trouvait aux côtés de Mme Hajdu.

Avec La Presse canadienne et l’Agence France-Presse

Astronomie:La Terre a capturé une «mini-Lune» temporaire

La Terre a capturé temporairement une «mini-Lune» de la taille d’une voiture, selon les astronomes qui ont repéré l’objet céleste orbitant autour de notre planète.

Ce satellite, d’une taille de 1,90 à 3,50 mètres, a été observé la nuit du 15 février par les chercheurs Kacper Wierzchos et Teddy Pruyne, du projet Catalina Sky Survey financé par l’agence spatiale américaine NASA, en Arizona.

«GRANDE NOUVELLE. La Terre possède un objet nouvellement capturé/possible mini-Lune appelée 2020 CD3», qui pourrait être un astéroïde de type C (carboné, donc très sombre), a tweeté mercredi Kacper Wierzchos.

Pour l’astronome, l’information est «importante» car «il s’agit seulement du second astéroïde connu à graviter autour de la Terre (après 2006 RH120, qui a également été découvert par Catalina Sky Survey)».

Son orbite actuelle suggère qu’il a été capturé par l’attraction terrestre il y a trois ans, a-t-il précisé.

Une petite lune de la taille d’une voiture.

Le Centre des planètes mineures du Smithsonian Astrophysical Observatory, qui collecte les données concernant les objets mineurs du système solaire, a déclaré qu’«aucun lien avec un objet artificiel connu n’a été établi», impliquant qu’il s’agissait donc sûrement d’un astéroïde capturé par la gravité terrestre.

«La dynamique orbitale indique que cet objet est temporairement lié à la Terre», selon la même source.

Notre nouveau voisin n’est pas en orbite stable et ne devrait pas rester très longtemps dans les parages.

«Il s’éloigne du système Terre-Lune au moment où nous parlons», dont il devrait sortir courant avril, a expliqué au magazine New Scientist le chercheur Grigori Fedorets, de l’université Queen’s de Belfat.

Le seul autre astéroïde connu à avoir gravité autour de la Terre, 2006 RH120, a été en orbite autour de notre planète de septembre 2006 à juin 2007.

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12 astéroïdes géocroiseurs presque prêts à être forés

Le forage d’astéroïdes pour extraire le platine et les matériaux précieux est une opportunité que beaucoup envisagent. Les projets les plus célèbres sont Planetary Resource sponsorisé par Eric Schmidt, Larry Page et James Cameron, et Deep Space Industries .

Le problème est que nous devons identifier les astéroïdes qui peuvent probablement être utilisés comme mines spatiales. C’est ce que pensaient les astronomes de l’Université de Strathclyde au Royaume-Uni, qui ont identifié 12 petits astéroïdes suffisamment proches de la Terre (à environ 1 million de kilomètres de la Terre, soit environ quatre fois la distance qui nous sépare de la Lune) qu’ils pourraient être facilement accroché et dont les ressources minérales pourraient être facilement extraites avec la technologie actuelle des missiles.

Le groupe de scientifiques, dirigé par le professeur Garcia Yarnoz, les a trouvés dans les points de Lagrange L1 et L2 qui sont indiqués dans l’image publiée sur cette page. Les points lagrangiens sont des régions de l’espace où la gravité de la Terre et un autre corps céleste s’équilibrent. Les points L1 et L2 sont ceux dans lesquels la gravité de la Terre et du Soleil sont égalisées . Un astéroïde à un point lagrangien est idéalement placé pour une opération de forage car il reste stationnaire. 

Les 12 ERO (objets facilement récupérables) qui ont été identifiés suivent des orbites qui les rapprochent très près des points lagrangiens  surnommés, il n’a donc besoin que d’un petit coup de pouce pour les atteindre. En particulier, l’astéroïde connu sous le nom de 2006 RH120 pourrait être amené dans la bonne position en modifiant sa vitesse de seulement 58 mètres par seconde: une opération qui devrait être possible en 2026.

Les points L1 et L2 de Lagrange sont ceux qui intéressent les chercheurs

Les scientifiques britanniques ont examiné 9 000 astéroïdes et en ont sélectionné de plus petits car nous ne disposons pas actuellement de la technologie nécessaire pour déplacer en toute sécurité un gros astéroïde vers un point lagrangien. 

Cependant, les astéroïdes qui se déplacent dans l’espace près de la Terre sont très nombreux: un graphique récent publié par la NASA révèle que depuis le début de 2013, ils ont orbité autour de nous plus de 1400 astéroïdes potentiellement dangereux (PHA) autour de nous , avec un diamètre d’au moins 460 mètres.

NASA: des astéroïdes en orbite autour de nous

Ils ne seront pas une menace inquiétante au moins pour les 100 prochaines années car ils orbiteront à une distance d’environ 7,5 millions de kilomètres de nous (20 fois ce qui nous sépare de la Lune), mais ils nous donnent une idée de la façon dont l’espace est riche en des corps en mouvement, qui, dans le passé, ont peut-être considérablement modifié l’évolution de notre système solaire

 

 

 

 

Coronavirus : à ce jour, aucune mort d’un Blanc. Pourquoi les médias n’en parlent pas ?

« En ce qui concerne la  » race « (le gouvernement chinois) est honnête à   tel point que les officiels et journalistes américains devraient rougir de honte. Et l’honnêteté de la Chine ne fait que confirmer que ce n’est pas un virus dont les blancs meurent. »

 

« Si nous voulons éviter les souffrances, la panique et la mort futures – que ce soit à cause de virus ou autre chose – nous devons être comme les Chinois, capables de parler franchement de la race. » Lance Welton (VDARE.com)

 

L’histoire jusqu’à présent: Il n’y a toujours pas de cas confirmé de Coronavirus tuant quelqu’un d’autre que des Asiatiques de souche. Le rapport Drudge d’aujourd’hui (15 février) annonce en FRANCE   LA PREMIÈRE MORT EN DEHORS DE L’ASIE… mais l’histoire sous-jacente, de Bloomberg via Yahoo Finance, dit que la victime était un «touriste chinois de 80 ans». Drudge, bien sûr, ne fait qu’effrayer les clics. Mais pourquoi le reste des grands médias   et l’Establishment médical veulent-ils supprimer une possibilité qui pourrait apaiser les craintes dans le monde: que le coronavirus affecte de manière disproportionnée, et peut-être ne tue que les Asiatiques de l’Est?

Continuez à lire.

Prenant la position exactement opposée à la mienne, le Dr Sanjay Gupta, chef de la Conversation Médicale de CNN, a récemment affirmé que Corona «ne fait pas de discrimination fondée sur la race. Pourquoi le ferions-nous? »

Gupta a posé cette question la plus éveillée au directeur du CDC, le Dr Robert Redfield, en réponse à la décision de l’administration Trump de, selon les mots de Redfield, «de suspendre temporairement les voyages aux États-Unis de personnes qui n’étaient pas des Américains ou des résidents permanents qui avaient été dans la zone chaude au cours des 14 derniers jours.  » Cela va venir: le directeur du CDC avertit que le coronavirus va se répandre aux États-Unis,  probablement après 2020, par Tyler Durden, Zero Hedge, 14 février 2020].

Maintenant, évidemment, c’est un non-sens paranoïaque de prétendre que cette politique de Trump est discriminatoire sur la base de la «race». Les Canadiens d’origine chinoise n’auront aucun problème à entrer aux États-Unis tant qu’ils ne seront pas dans la «zone chaude» lors des deux dernières semaines. En revanche, les Britanniques blancs qui ont été dans la «zone chaude» au cours des quinze derniers jours se verront refuser l’accès aux États-Unis.

Et cela est parfaitement sensé si le virus ne fait pas de discrimination en fonction de la race, car si vous avez été à l’épicentre de l’épidémie de Corona, quelle que soit votre race, vous pourriez transporter cette maladie mortelle aux États-Unis, et il a des chances égales d’avoir un impact sur chaque citoyen américain.

Sauf que, comme je le dis depuis des semaines, la maladie fait apparemment une discrimination raciale. Il existe des différences raciales reconnues depuis longtemps dans la sensibilité aux virus pseudo-grippaux, c’est pourquoi la pandémie de grippe espagnole de 1918 a été beaucoup plus dévastatrice pour les Amérindiens et les Maoris que pour les Blancs (bien que la grippe espagnole, contrairement au Coronavirus jusqu’à présent, ait tué beaucoup d’autres races). Et certains types de grippe semblent être plus meurtriers pour les Asiatiques que pour les Blancs.

C’est la raison pour laquelle, comme je le dis, et je reste le seul à le dire, l’épidémie de SRAS de 2003, à propos de laquelle il y avait une panique similaire, a fini par tuer seulement, ou du moins principalement, les Asiatiques de l’Est.

Je soupçonne que les autorités savent que le Coronavirus fait une discrimination raciale. S’ils ne le savent pas, alors pourquoi le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Ahanom Ghebreyesus, a-t-il déclaré cette semaine qu’il s’opposait aux interdictions de voyager? Zero Hedge l’a cité dans son article ci-dessus:

«Nous réitérons notre appel à tous les pays pour qu’ils n’imposent pas de restrictions qui interfèrent inutilement avec les voyages et le commerce internationaux. De telles restrictions peuvent avoir pour effet d’augmenter la peur et la stigmatisation, avec peu d’avantages pour la santé publique. »

«Peu d’avantages pour la santé publique»? Si Corona ne fait vraiment pas de discrimination fondée sur la race, les avantages pour la santé publique d’interdire aux personnes venant de régions où le virus sévit d’entrer aux États-Unis seraient évidemment énormes. D’un point de vue utilitaire, ils dépasseraient largement l’impact négatif de la perturbation des échanges et quelques Chinois devraient entendre des remarques désagréables sur la consommation de chauves-souris.

Il n’y a qu’une seule façon dont ces restrictions auraient «peu d’avantages pour la santé publique» et interféreraient de manière injustifiée avec «les voyages et le commerce internationaux» – si Corona n’était mortel que pour les Asiatiques du Nord-Est et ne   donnerait à la grande majorité des Américains qui l’attrapent un cas irritant de grippe hivernale.

Si tel était le cas – et ce qui semble être le cas – alors le chef de l’OMS pourrait bien remettre en question la sagesse d’une interdiction de voyager.

Tout en étant naturellement incapable d’être honnête sur le pourquoi.

La crainte du directeur du CDC, Redfield, citée par Zero Hedge, que la maladie devienne un «virus communautaire» endémique aux États-Unis est tout à fait compatible avec cela: elle peut être limitée aux communautés d’origine chinoise.

De même, il y a eu une vague de gros titres la semaine dernière qu’une «femme américaine» était morte de Corona à Wuhan, par exemple. [Une citoyenne américaine décède du virus de Wuhan dans un premier décès non chinois confirmé, Par Youyou Zhou, Quartz, 8 février 2020]. Cependant, l’histoire de Quartz a ajouté:

Scott Gottlieb, ancien chef de la Food and Drug Administration des États-Unis, a déclaré à CNBC: « Nous verrons plus de cas aux États-Unis et beaucoup ne seront pas détectés. » Il a cependant ajouté qu’il ne s’attendait pas à une crise de niveau épidémique en Amérique.

Comment Gottlieb pouvait-il être si sûr qu’il n’y aurait pas d’épidémie aux États-Unis? Peut-être en partie parce que ce virus, comme tous les virus comparables, devient moins virulent lorsqu’il se transmet loin de l’épicentre. Mais plus important encore: peut-être parce qu’il n’y a tout simplement pas autant d’Asiatiques de l’Est aux États-Unis – c’est-à-dire des gens qui sont susceptibles d’être gravement touchés par Corona – et qu’ils ne vont pas le transmettre à d’autres Américains.

On peut assez souligner que l’Américain de 60 ans décédé à Wuhan n’était pas, malgré l’implication du titre Quartz, issu de personnes arrivées sur nos rives du Mayflower. Elle n’avait pas d’ancêtre collatéral pendu à Salem. Elle ne porte aucune culpabilité héréditaire pour ses ancêtres ayant détenu des esclaves en Caroline du Sud. Selon CNN:

    L’ambassade des États-Unis à Pékin a confirmé qu’une ressortissante américaine de 60 ans était décédée jeudi à l’hôpital Jinyintian de Wuhan, tandis que le gouvernement chinois présentait ses condoléances pour la mort d' »une sino-américaine ».

    [La Chine a le jour le plus meurtrier pour le coronavirus alors qu’une ressortissante américaine devient le premier étranger à mourir, par Lily Lee et Joshua Berlinger, CNN, 8 février 2020].

Le gouvernement chinois est peut-être l’un des plus secrets au monde. Mais, heureusement, quand il s’agit de «race», ils sont honnêtes à un degré qui devrait faire rougir les officiels et les journalistes américains. Et l’honnêteté de la Chine ne fait que confirmer que ce n’est pas un virus dont les blancs meurent.

Le coronavirus ressemble à une reprise du SRAS. Et le fait que le SRAS n’a tué que les Asiatiques de l’Est a échappé à l’attention des gens, mérite d’être examiné dans ce nouveau contexte.

Kevin MacDonald  a fait valoir que si la pression sociale et les avantages sociaux sont suffisamment forts, nous pouvons nous forcer – par le biais d’un processus appelé «contrôle efficace» – à croire que les mensonges sont vrais et à nous aveugler en face des faits qui ne sont pas conformes à la vision du monde qu’il est bénéfique d’accepter [Contrôle efficace, traitement explicite et régulation des prédispositions évoluées humaines, par Kevin MacDonald, Psychological Review, 2008].

Cela montre à quel point notre tabou sur la «race» est devenu pathologique . Le déni de race est si fort que d’éventuelles différences raciales dans l’incidence d’une maladie ne peuvent pas être mentionnées, ni même suggérées.

Si nous voulons éviter les souffrances, la panique et la mort futures, que ce soit à cause de virus ou de toute autre chose, nous devons être comme les Chinois, capables de parler franchement de race.

Ceux qui voudraient nous en empêcher – comme Angela Saini, et peut-être Sanjay Gupta – sont littéralement un danger pour l’humanité elle-même.

Source :

STILL No White Deaths from Coronavirus – Why Won’t the Media Talk About This?

Par Lance Welton (VDARE.com)

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Dinosaures:Le «moissonneur de la mort» un nouveau cousin de T. rex, découvert au Canada

Une image illustrant l’apparence probable du Thanatotheristes degrootorum.

 

Un nouveau type de dinosaure vient d’être découvert en Alberta par une équipe de chercheurs de l’Université de Calgary et du Musée royal Tyrrell. Faisant partie de la catégorie des célèbres tyrannosaures, le reptile géant a été baptisé du terrible nom de « faucheur de la mort ».

Selon une étude rendue publique le 10 février dans la revue Cretaceous Research, le Thanatotheristes degrootorum serait un très lointain cousin du redoutable T-Rex, même si les scientifiques préfèrent le relier à une autre catégorie de tyrannosaures : les Daspletosaurus. Il a été découvert à travers les restes d’un crâne de 80 centimètres trouvé en 2010 proche de la rivière Bow.

Le monstre aurait peuplé les plaines d’Amérique du Nord il y a environ 80 millions d’années à l’ère du crétacé. Au Canada, l’étude mentionne que les paléontologues n’avaient pas établi une si vieille espèce depuis un demi-siècle.

 

« C’est la plus ancienne apparition d’un grand tyrannosaure au Canada, a déclaré Darla Zelenitsky, coauteure de l’étude sur la découverte du dinosaure. Il a été trouvé dans une fenêtre temporelle plus ancienne que celle où les tyrannosaures précédents ont été trouvés. »

Le spécimen qui se distingue des autres groupes de tyrannosaures par la longueur de son museau mesurerait environ huit mètres de long. Les chercheurs indiquent qu’il était probablement la proie de plus grands dinosaures comme les Xénocératops à cornes et les Colepiochephales à tête bombée qui faisaient alors partie de l’écosystème.

 

Le Musée de paléontologie Royal Tyrrell de Drumheller est une institution, une référence mondiale qui fait rêver les passionnés de dinosaures. Le Musée nous a ouvert les portes de son laboratoire et Vincent Bonnay fait le tour du propriétaire.


PLUS DE DÉTAILS

Les chercheurs n’ont que deux crânes de cette nouvelle espèce, mais voici à quoi ressemblait le dinosaure il y a près de 80 millions d’années.

 

Le «moissonneur de la mort» est la première espèce de tyrannosaure nouvellement découverte à être nommée au Canada en 50 ans.

Les fossiles d’un cousin de Tyrannosaurus rex récemment découvert – un dinosaure vicieux mangeur de viande avec des dents dentelées et un visage monstrueux que les scientifiques appellent le « moissonneur de la mort », a été découvert en Alberta, au Canada. 

Âgé de 79,5 millions d’années, le Thanatotheristes degrootorum est le plus ancien tyrannosaure nommé connu du nord de l’Amérique du Nord, une région qui comprend le Canada et la partie nord de l’ouest des États-Unis, ont déclaré les chercheurs d’une nouvelle étude sur la découverte. Il s’agit également de la première espèce de tyrannosaure inconnue à être découverte au Canada en 50 ans. 

 

« Il aurait certainement été un animal assez imposant, mesurant environ 2,4 mètres (8 pieds) [de haut] aux hanches », a déclaré à Live Science le chercheur principal de l’étude, Jared Voris, étudiant au doctorat en paléontologie à l’Université de Calgary en Alberta.

T. degrootorum a vécu pendant la période du Crétacé , la dernière période de l’âge des dinosaures, qui a duré d’environ 145 millions à 65 millions d’années. L’imposante bête avait une bouchée de dents en forme de couteau à steak qui mesuraient plus de 2,7 pouces (7 centimètres) de long. Du museau à la queue, le dinosaure mesurait environ 26 pieds (8 mètres) de long, soit environ la longueur de quatre matelas king-size alignés bout à bout. 

Les chercheurs n’ont que deux crânes et mâchoires partiels du tyrannosaure nouvellement découvert (ils n’ont donc pas pu estimer sa masse , car les membres postérieurs sont nécessaires pour ce calcul), mais les fossiles mis au jour étaient suffisants pour définir la créature comme une espèce nouvelle, ils m’a dit.

Comme les autres tyrannosaures, le « moissonneur de la mort » (« Thanatos » est le dieu grec de la mort et « theristes » est le grec pour « moissonneur », c’est ainsi que l’équipe dérive des thanatotheristes ), avait d’étranges bosses sur son crâne qui lui ont donné un apparence monstrueuse. Mais il avait également une caractéristique unique: un ensemble distinct de crêtes verticales qui couraient de ses yeux le long de son museau supérieur. 

« Ces crêtes ne ressemblent à rien de ce que nous avons déjà vu dans d’autres espèces de tyrannosaures », a déclaré Voris. « Exactement ce que font les crêtes, nous ne sommes pas tout à fait sûrs. »

Cette illustration montre l’ensemble unique de crêtes sur le museau supérieur des Thanatotheristes.
Le crâne et les mâchoires d’un des spécimens Thanatotheristes récemment découverts. Ce dinosaure avait plus de dents que les autres espèces de tyrannosaures.

 

Les chercheurs ont les sections en blanc pour le premier crâne découvert par la famille Da Groot.

 

Les chercheurs de l’étude Darla Zelenitsky (à gauche) Jared Voris et François Therrien présentent les fossiles Thanatotheristes, qui font partie des collections du Royal Tyrrell Museum en Alberta, Canada.

Dinosaure  et rivage actuel

Des parties du crâne et des mâchoires du dinosaure ont été découvertes par le couple canadien John et Sandra De Groot de Hays, en Alberta, qui ont repéré les restes du dinosaure en 2010 sur la rive de la rivière Bow, dans le sud de l’Alberta. Un autre crâne a été trouvé à proximité, également dans la formation Foremost de l’Alberta, une unité rocheuse qui contient les restes de quelques espèces de dinosaures étonnamment. 

Les seuls autres dinosaures trouvés dans cette formation rocheuse étaient des mangeurs de plantes: le dinosaure à cornes et le parent Triceratops Xenoceratops foremostensis et le pachycephalosaur (un type de dinosaure avec un crâne en forme de casque) Colepiocephale lambei , co-chercheur de l’étude Darla Zelenitsky, professeur adjoint de paléontologie à l’Université de Calgary, a déclaré Live Science.  

Étant donné que ces herbivores appartiennent à la même couche rocheuse que T. degrootorum , il est probable qu’ils étaient le plat du jour au menu du carnivore, a déclaré Zelenitsky. 

La famille De Groot a parlé de la découverte au Royal Tyrrell Museum de l’Alberta, mais ce n’est que lorsque Voris a parcouru les collections du musée qu’il a réalisé qu’il s’agissait d’une nouvelle espèce. Après avoir étudié les crânes de près de 3 pieds de long (80 cm), Voris et ses collègues ont découvert que T. degrootorum était similaire à d’autres tyrannosaures du sud de l’Alberta et du Montana, y compris Daspletosaurus , car il avait un museau long et profond.

 

« Ces [caractéristiques] diffèrent des groupes de tyrannosaures dans d’autres régions: les parents les plus légers, comme Albertosaurus , qui avaient tendance à vivre un peu plus au nord dans le centre-sud de l’Alberta, et des formes plus primitives avec des visages plus courts et bouledogues du sud des États-Unis. , [y compris] le Nouveau-Mexique et l’Utah « , a déclaré M. Zelenitsky.

On ne sait pas pourquoi ces tyrannosaures avaient des types de corps et des formes de tête si différents, mais cela pourrait être dû à des différences de régime alimentaire – c’est-à-dire le type de proie qu’ils ont mangé et leur stratégie de chasse, a déclaré Zelenitsky. 

La nouvelle découverte montre que les tyrannosaures de type Daspletosaurus se diversifiaient dans la partie nord de l’ouest de l’Amérique du Nord il y a environ 80 millions d’années, a déclaré Steve Brusatte, paléontologue à l’Université d’Édimbourg en Écosse, qui n’était pas impliqué dans l’étude. Mais ces tyrannosaures au museau long et profond semblaient rester dans leur cou des bois, a-t-il dit.

« Cela semble être un thème plus vaste: il y avait différents sous-groupes de tyrannosaures caractéristiques de certains moments et endroits, et ils ne se sont pas tous mélangés », a déclaré Brusatte à Live Science. 

De plus, T. degrootorum n’était pas aussi énorme que T. rex , qui a vécu environ 12 millions d’années plus tard, mais sa découverte montre que les tyrannosaures « n’étaient pas tous des hypercarnivores colossaux comme T. rex , mais il y avait de nombreux sous-groupes qui avaient leur propre domaines et leurs propres types de corps uniques et probablement des styles de chasse au cours de la toute dernière période du Crétacé « , a déclaré Brusatte.

L’étude a été publiée en ligne le 23 janvier dans la revue Cretaceous Research . 

 

 

 

 

 

 

L’Antarctique vient de voir sa journée la plus chaude de tous les temps

Les températures en Antarctique auraient atteint 69,35 degrés Fahrenheit la semaine dernière, quelques jours seulement après avoir établi un nouveau record de 64,9 F.

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Antarctique vient de connaître sa journée la plus chaude jamais enregistrée, atteignant un maximum de 69,35 degrés Fahrenheit (20,75 degrés Celsius) le 9 février, a rapporté une équipe de chercheurs argentins.

C’est la première fois que la température sur le continent dépasse 20 degrés C (68 F), ont déclaré les chercheurs au site d’information AFP.com , mais ce n’est pas la première fois que le continent enregistre un nouveau record ce mois-ci. Le 6 février, une station de recherche sur la péninsule Antarctique (la pointe nord-ouest du continent, la plus proche de l’Amérique du Sud) a signalé un maximum de 64,9 F (18,3 C) – dépassant le précédent record de 63,5 F (17,5 C), établi en mars 2015 .

Dans le même temps, la perte annuelle de glace de la calotte glaciaire antarctique a plus que sextuplé. Alors que l’océan environnant se réchauffe, d’énormes morceaux de glace se brisent et pénètrent dans la mer, diminuant lentement la côte glacée du continent. Si un glacier recule plus rapidement que de la nouvelle glace ne peut se former pour le remplacer, ce glacier pourrait s’effondrer, déversant potentiellement des milliards de tonnes de glace dans l’eau et contribuant à l’élévation du niveau de la mer. Selon la NASA, les deux glaciers de l’Antarctique qui rétrécissent le plus rapidement – le glacier Pine Island et le glacier Thwaites – contiennent suffisamment de glace vulnérable entre eux pour élever le niveau de la mer de 4 pieds (1,2 mètre).

La nouvelle température record s’adapte également au réchauffement climatique tendances du cours de la dernière décennie. Selon l’ONU, 2010 à 2019 a été la seule décennie la plus chaude jamais enregistrée, 2019 se classant comme la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée (la plus chaude étant 2016). 

La tendance au réchauffement se poursuit déjà dans la nouvelle année: janvier 2020 a été classé comme le mois de janvier le plus chaud du record climatique de 141 ans. 

Un iceberg glisse dans l’eau de la péninsule Antarctique.

Le «  panache du manteau  » presque aussi chaud que le supervolcan de Yellowstone fait fondre la calotte glaciaire antarctique

 

 

L’Antarctique devient un peu chaud sous le col.

Une  étude a  révélé que juste sous la friche gelée du continent le plus froid du monde se trouvent des roches très chaudes, qui aident à faire fondre sa calotte glaciaire et à créer des lacs et des rivières .  

Comment chaud? Essayez 1800 degrés. La chaleur produite par les roches chaudes brûlantes – officiellement connue sous le nom de panache du manteau – a été mesurée à 150 milliwatts par mètre carré. Ce n’est pas loin de la chaleur produite dans le parc national de Yellowstone, qui est mesurée à environ 200 milliwatts par mètre carré.

L’étude est parmi les premières à dire qu’un panache de manteau existe sous Marie Byrd Land, une partie de l’Antarctique occidental. L’auteur principal de l’étude,  Helene Seroussi, du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, pensait que c’était « fou » que ce soit là: « Je n’ai pas vu comment nous pourrions avoir cette quantité de chaleur et avoir encore de la glace dessus », a-t-elle déclaré .

 

Le but de l’étude était de comprendre comment la calotte glaciaire pouvait rester gelée avec un panache de manteau aussi chaud en dessous et de déterminer la quantité de chaleur fournie par le panache à la base de la calotte glaciaire.

Bien que la source de chaleur ne soit pas une menace nouvelle ou croissante pour la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental, elle pourrait aider à expliquer pourquoi la calotte glaciaire s’est effondrée rapidement il y a environ 11000 ans et pourquoi elle est si instable aujourd’hui, a déclaré Seroussi.

En outre, il est important de comprendre les sources et l’avenir des eaux de fonte sous l’Antarctique occidental pour estimer le taux auquel la glace pourrait être perdue dans l’océan à l’avenir, a-t-elle ajouté.

Cette étude n’est pas liée au récent événement de mise bas des icebergs à Larsen C ou au changement de la glace de mer en Antarctique, a déclaré Seroussi.

Le panache du manteau est présent dans cette région depuis plus de 50 millions d’années, il existait donc avant le début de la calotte glaciaire antarctique. « Cependant, la présence du panache est importante, car elle suggère que la glace est plus vulnérable dans cette zone: cette chaleur supplémentaire réchauffe la glace, ce qui suggère une plus grande faiblesse face aux changements environnementaux futurs et passés », a-t-elle ajouté.