Les derniers moments des mammouths laineux reconstitués

Des conditions météorologiques extrêmes, l’isolement, et l’arrivée d’humains seraient les facteurs responsables de la disparition des derniers mammouths laineux, montre un scénario élaboré par une équipe internationale de scientifiques.

 

Les derniers représentants de ces herbivores préhistoriques ont vécu sur l’île Wrangel, dans l’océan Arctique en Russie, pas moins de 7000 ans après ceux des autres populations continentales. Toutefois, ils se seraient rapidement éteints il y a environ 4000 ans.

De géants à fantômes des plaines

Durant la dernière période glaciaire, il y a environ 100 000 à 15 000 ans, les mammouths étaient très répandus dans l’hémisphère nord.

Puis, en raison du réchauffement climatique, ces bêtes géantes ont peu à peu disparu d’Europe et d’Amérique pour se retrouver uniquement en Sibérie du Nord et en Alaska avant d’y disparaître également, à l’exception d’une population de mammouths de l’île Wrangel qui a vécu isolée du continent en raison de l’élévation du niveau de la mer.

 

Faire parler les os

Dent de mammouth.

Dans les présents travaux, les scientifiques ont examiné la composition isotopique d’ossements de mammouths datant de 4000 à 40 000 ans retrouvés en Sibérie, en Alaska, au Yukon et sur l’île Wrangel.  

Leur objectif était de connaître les changements possibles dans leur régime alimentaire et leur habitat, mais aussi de trouver des preuves d’une perturbation dans leur environnement.

Les résultats ont montré que les teneurs en carbone-13 et d’azote du collagène des mammouths de l’île Wrangel n’avaient pas changé avec le réchauffement climatique survenu il y a 10 000 ans.

Les valeurs sont restées inchangées jusqu’à ce que les mammouths disparaissent, apparemment au milieu de conditions de vie stables et favorables.

Auteurs

Ce résultat contraste avec ceux obtenus sur les mammouths laineux des plaines ukraino-russes, qui ont disparu il y a 15 000 ans, et sur les mammouths de l’île Saint-Paul en Alaska, qui ont disparu depuis 5600 ans.

Dans ces deux cas, les derniers représentants de ces populations ont montré des transformations significatives dans leur composition isotopique, indiquant des changements dans leur environnement peu avant leur extinction locale.

«Nous pensons que cela reflète la tendance des mammouths sibériens à compter sur leurs réserves de graisse pour survivre aux hivers extrêmement rigoureux de l’ère glaciaire, alors que les mammouths de Wrangel, vivant dans des conditions plus douces, n’en avaient tout simplement pas besoin.» – Laura Arppe Université d’Helsinki

Événement catastrophique

Qu’est-ce qui a mené à la disparition de la population de l’île Wrangel qui avait pourtant survécu des milliers d’années après les autres populations continentales?

Les chercheurs soupçonnent que des événements météo à court terme en seraient responsables.

Par exemple, un épisode catastrophique de verglas recouvrant le sol d’une épaisse couche de glace aurait pu empêcher les animaux de trouver suffisamment de nourriture pendant une courte période et ainsi conduire à un déclin dramatique de la population et finalement à son extinction.

«Il est facile d’imaginer que la population, affaiblie par une détérioration génétique et des problèmes d’accès à de l’eau potable de qualité, aurait pu succomber après quelque chose comme un événement climatique extrême.» – Hervé Bocherens, Université de Tübingen

L’arrivée des humains sur l’île aurait également pu jouer un rôle. Les premiers vestiges archéologiques sur l’île Wrangel sont datés à quelques centaines d’années seulement après les plus récents ossements de mammouths mis au jour.

S’il n’existe toujours pas de preuves que les humains chassaient le mammouth de l’île Wrangel, une contribution humaine à l’extinction ne peut être exclue.

 Le détail de ces travaux est publié dans les Quaternary Science Reviews(en anglais).


Voici où vivaient les mammouths laineux… avant de disparaître pour toujours

Les mammouths laineux se sont éteints il y a 4.000 ans sur une période remarquablement courte. Une nouvelle analyse de leurs dents et de leurs os nous a permis de mieux comprendre leur rapide disparition.

Il y a 4.000 ans, le mammouth laineux disparaissait

Tout commence il y a 11.700 ans. La Terre connaît alors la fin de sa période glaciaire, marquant également le début de la fin pour le mammouth laineux. Le climat se réchauffe et l’Homme chasse de plus en plus, ce qui provoque une disparition progressive du mammouth de son vaste habitat continental en Eurasie et en Amérique du Nord. Ce, 10.000 ans avant notre ère.

Passé cette période, le mammouth nous a laissé quelques traces de son existence découvertes en 2004 sur l’île St Paul dans les eaux d’Alaska. Ces dernières découvertes nous laissaient entrevoir que l’animal aurait subsisté dans ces régions il y a 5.700 ans. Mais une autre étude nous révèle que les mammouths se seraient réellement éteint sur l’île Wrangel, nettement plus au nord.

Ile Wrangel

 

Comment sait-on que les mammouths se sont éteints là-bas ?

Une équipe de chercheurs a entrepris d’analyser les isotopes d’un grand nombre de dents et d’os de mammouth laineux du monde entier pour en apprendre davantage sur les changements environnementaux que ces animaux ont pu subir.

Les paysages de l’île Wrangle furent les derniers paysages  contemplés par les yeux d’un mammouth

 

En effet de manière générale, les isotopes présents dans le sol peuvent être absorbés par les plantes, qui sont à leur tour consommées par l’Homme et les animaux. Les isotopes remplacent ensuite une partie du calcium contenu dans les dents et les os. C’est en les analysant que l’on peut dater et mettre en correspondance les isotopes avec des emplacements géographiques et divers changements climatiques.

En outre ce type d’observation permet de glaner énormément d’informations sur le régime du mammouth et ses différents modes de vie jusqu’à son extinction.

Le mammouth laineux a muté avant de disparaître

Lors d’analyses ADN réalisées en 2017, les scientifiques avaient constaté chez les mammouths de l’île Wrangel des mutations génétiques, provoquant des troubles cognitifs, modifiant leurs poils et surtout affectant la façon dont leur corps gérait les graisses.

En étudiant les isotopes du carbone, de l’azote, du soufre et du strontium, les chercheurs, ont également pu constater un changement radical dans l’environnement et le régime alimentaire de ces mammouths. Ces deux découvertes mènent à la même conclusion comme l’explique Laura Arppe, géochimiste du Musée d’histoire naturelle finlandais dirigeant l’étude :

Nos découvertes démontrent que les mammouths sibériens comptaient sur leurs réserves de graisse pour survivre pendant les hivers de la période glaciaire, alors que les mammouths Wrangel vivant dans des conditions climatiques plus clémentes, n’avaient plus besoin de cette faculté 

Cote de l’ile Wrangel

 

Une extinction inévitable

Une dent de mammouth laineux

Si le climat était plus doux, et s’ils se trouvaient sur des îles, comment les mammouths ont-ils alors bien pu disparaître, et qui plus est si soudainement ?Plusieurs théories sont avancées par les chercheurs, comme par exemple une activité humaine intense qui aurait décimé les dernières populations, ou un évènement météorologique ponctuel comme des pluies hivernales, qui auraient gelé le sol et rendu la nourriture inaccessible.

Une observation approfondie des isotopes du substrat rocheux de l’île de Wrangel suggérait également un déclin de la qualité de l’eau potable sur l’île créant possiblement des maladies voir des morts multiples liées à la déshydratation des animaux comme l’explique Hervé Bocherens, géoscientifique de l’université de Tübingen :

« Il est facile d’imaginer que la population, peut-être déjà affaiblie par des problèmes de détérioration génétique et de qualité de l’eau potable, aurait succombé après un événement météorologique extrême. »

 

Un jeune mammouth laineux préservé dans la glace…on peux le faire renaître grâce à son ADN.

 

 

 

 

Publicités

L’humanité en danger:Le déclin de la nature mettra en péril cinq milliards d’êtres humains d’ici 30 ans

D’ici 30 ans, cinq milliards d’humains, particulièrement en Afrique et en Asie du Sud, pourraient être confrontés à une pénurie d’eau potable et de nourriture.

 

 

D’ici 30 ans, cinq milliards d’humains, particulièrement en Afrique et en Asie du Sud, pourraient être confrontés à une pénurie d’eau potable et de nourriture. Des centaines de millions d’autres vivant dans des régions côtières pourraient être frappés par des inondations catastrophiques. C’est ce que révèle une modélisation des services que la nature sera encore en mesure d’offrir aux populations humaines à l’échelle du globe en 2050 compte tenu du déclin rapide de la biodiversité et dont les résultats sont publiés dans la revue Science.

Sécheresse en Afrique de l’est

Le plus récent rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) nous informait qu’un million d’espèces étaient menacées d’extinction et que les bénéfices que les humains retirent de la nature diminueraient en conséquence. La nature contribue au bien-être des populations humaines de diverses façons. Ce peut être sous forme de ressources alimentaires par le biais de la pêche et de l’agriculture, ou plus indirectement en contribuant à l’épuration de l’eau, à la pollinisation des cultures et à la protection des côtes contre les effets dévastateurs des tempêtes, par exemple.

 

Une équipe internationale dirigée par Becky Chaplin-Kramer, de l’Université Stanford, a voulu savoir où, dans le monde, les contributions de la nature sont les plus nécessaires pour assurer le bien-être des habitants et quelles populations en particulier écoperont le plus de la dégradation de la nature, afin de prévoir des actions plus ciblées qui permettraient de prévenir les dégâts.

Pour ce faire, les chercheurs ont cartographié les besoins, voire la dépendance des différentes populations du monde à trois services particuliers que la nature leur fournit. Le service offert par les plantes et les algues des milieux humides qui filtrent les polluants, tels que les nitrates en excès provenant des fertilisants répandus pour accroître les récoltes, et qui assurent ainsi l’accès à de l’eau potable. Le service accordé par les récifs coralliens, les mangroves, les herbiers marins et les marais salants qui atténuent l’érosion des côtes et, de ce fait, diminuent l’impact des inondations entraînées par le vent, la houle et l’élévation du niveau de la mer. Et le service fourni par les pollinisateurs naturels, tels que les abeilles, qui assurent des cultures fécondes.

Ils ont également cartographié les contributions actuelles de la nature en matière de rétention de nitrates, de protection des côtes et de pollinisation des cultures à travers le monde. Et ils ont repéré, avec une précision de 300 mètres sur 300 mètres, les endroits où ces contributions ne suffisent pas à combler les besoins des populations, en raison vraisemblablement de la dégradation de la nature, qui entraîne notamment la présence de polluants dans l’eau, des risques accrus d’inondation en régions côtières et des pertes de récoltes, résultat d’une pollinisation insuffisante.

 

À l’aide d’une plateforme de modélisation, les chercheurs ont ensuite pu prédire les impacts de divers scénarios du futur sur l’aptitude de la nature à répondre aux besoins des populations humaines. Ils ont ainsi calculé que, peu importe le scénario, près de cinq milliards d’humains pourraient ne plus avoir un accès assuré à l’eau potable et à la nourriture nécessaires à leur survie en 2050. Et des centaines de millions de personnes vivant dans des régions côtières ne seront plus protégées des intempéries.

 

Les chercheurs ont également remarqué que c’est sur les populations d’Afrique et d’Asie du Sud que pèsent les plus grandes menaces de famine, de pénurie d’eau potable et d’inondations découlant de la dégradation de la nature, soit plus particulièrement sur celles du bassin du Gange, de la Chine orientale et de l’Afrique subsaharienne, des populations qui, en plus, dépendent beaucoup de la nature pour assurer leur survie.

 

Cette étude permet d’orienter les actions qui doivent être prises pour atténuer les dégâts, font valoir les chercheurs. Selon Elena Bennett, du Département des sciences des ressources naturelles de l’Université McGill, « pour résoudre les problèmes que vivent les populations d’Asie du Sud, on ne peut pas simplement leur dire de faire une meilleure gestion [de leurs ressources] ».

Sans commentaire!

« Nous devons aussi considérer le rôle que nous, habitants de l’Amérique du Nord, jouons dans leurs problèmes en achetant divers produits d’Asie du Sud, que ce soit des denrées alimentaires, des vacances dans leurs stations touristiques ou même l’exploitation d’industries canadiennes. Nous générons ainsi de la pollution là-bas plutôt qu’ici », affirme Mme Bennett, qui est l’une des auteurs de l’étude.

 

Au Sénégal, les femmes vont chercher l’eau sur des kilomètres.

 

 

 

 

 

La région de la Zone 51 attend une horde de touristes dans les prochains jours

 

Les visiteurs commencent à arriver sur la Zone 51!

 

Les visiteurs qui se rendront prochainement dans le désert reculé du Nevada pour «envahir» la Zone 51 viendront de la Terre, et non de l’espace.

Personne ne sait à quoi s’attendre, mais les deux villes minuscules de Rachel et Hiko, situées près du site de recherches militaires jadis secret, se préparent à un afflux de visiteurs au cours des prochains jours.

«Ça se passe actuellement. Nous avons déjà des gens du monde entier», a déclaré mercredi la propriétaire de l’auberge Little A’Le’Inn, Connie West, depuis son établissement rempli de gens venus de Pologne, d’Écosse, d’Australie, de Floride, de l’Idaho et de l’Oklahoma.

Des résidants, des élus et des organisateurs d’événements ont déclaré que l’engouement suscité par une blague sur internet invitant les gens à «aller voir les extraterrestres» dans les prochains jours pourrait devenir un grand événement culturel, un échec monumental ou quelque chose entre les deux.

Le secret de la Zone 51 a longtemps alimenté la fascination pour la vie extraterrestre, les ovnis et les théories du complot, donnant lieu aux événements de cette semaine et incitant l’armée à aviser les gens de ne pas s’approcher du site protégé.

«Ce phénomène est vraiment un mélange parfait des intérêts pour les extraterrestres le surnaturel, les complots gouvernementaux et le désir de savoir ce que nous ne savons pas», a expliqué Michael Ian Borer, un sociologue qui étudie la culture pop et les activités paranormales à l’Université du Nevada.

Certains résidants et responsables de deux comtés proches de la Zone 51 sont nerveux. La région pittoresque compte 50 000 résidants et sa taille est comparable à celle de la Nouvelle-Angleterre.

Des élus ont signé des déclarations d’urgence après que des millions de personnes eurent répondu au message de Facebook cet été.

«Nous nous préparons au pire», a déclaré Joerg Arnu, un résidant de Rachel qui peut voir de chez lui une scène artisanale et des toilettes portables installées dans une zone poussiéreuse autour du petit motel et café de Mme West.

M. Arnu a déclaré avoir installé des projecteurs extérieurs, des clôtures et des panneaux «Défense d’entrer» sur sa propriété de 10 hectares. Il a également organisé une surveillance nocturne du voisinage, craignant qu’il n’y ait pas assez d’eau, de nourriture, de poubelles ou de toilettes pour les visiteurs.

«Ceux qui savent à quoi s’attendre lorsqu’on campe dans le désert vont passer un bon moment», a prédit M. Arnu. «Ceux qui cherchent une grande fête vont être déçus.»

Il s’attend à voir des gens se présenter dans le désert en short et en sandales.

«Cela ne vous protège pas contre les bestioles, les serpents et les scorpions», a noté M. Arnu. «Il fera froid la nuit. Ils ne vont pas trouver ce qu’ils cherchent, et ils vont se mettre en colère.»

Les responsables s’attendent à ce que le service cellulaire soit débordé. La station-service la plus proche est à 72 km. Les campeurs pourraient être exposés à des températures allant jusqu’à 5 degrés Celsius la nuit.

«Nous n’avons vraiment pas demandé cela», a rappelé Varlin Higbee, commissaire du comté de Lincoln, qui a voté en faveur d’un budget de 250 000 $ destiné à gérer les foules attendues.

«Nous avons planifié et organisé suffisamment pour accueillir de 30 000 à 40 000 personnes», a expliqué M. Higbee. «Nous ne pouvons être certains du nombre de personnes qui viendront.»

Bien que le créateur de l’événement sur Facebook ait par la suite déclaré qu’il s’agissait d’un canular, la forte réaction a poussé les autorités locales, nationales et militaires à s’activer. Des promoteurs ont commencé à explorer des sites. Une compagnie de bière a produit des canettes sur le thème des extraterrestres. Un bordel du Nevada offre des rabais aux «amateurs d’extraterrestres».

La Federal Aviation Administration a fermé l’espace aérien à proximité du secteur cette semaine.

«Les gens souhaitent faire partie de quelque chose, avoir une longueur d’avance», a noté le sociologue Michael Ian Borer. «La Zone 51 est un endroit où les citoyens ordinaires ne peuvent pas aller. Lorsque vous dites aux gens qu’ils ne peuvent pas faire quelque chose, ils veulent simplement le faire encore plus.»


L’homme qui a parti le raid!

 

Si vous n’avez pas encore entendu toutes ces nouvelles ces derniers mois, c’est aujourd’hui la journée emblématique du « Raid Area 51 » de 2019. Sans surprise, le mec qui a tout lancé est un fan de Slayer .

Matty Roberts a créé en juin un événement sur Facebook intitulé « Storm Area 51, ils ne peuvent pas nous arrêter tous ». L’événement satirique est devenu instantanément un message Internet viral, en particulier parce que la US Navy avait diffusé une séquence vidéo d’objets volants non identifiables (OVNI). Lorsque la situation a commencé à déraper, l’armée de l’air a menacé de sécuriser la zone, ce qui a intensifié le désir des populations d’organiser encore plus de raids.

« C’était complètement destiné à être une blague, je ne m’attendais pas à ce que ça aille n’importe où », a déclaré Roberts à CNN . Il a eu l’idée de l’événement après avoir écouté l’interview de Joe Rogan, le physicien Bob Lazar, qui a annoncé l’actualité de Area 51 sur son podcast. Selon le reportage de CNN, deux millions de personnes ont affirmé qu’elles participeraient à l’événement. Les hôtels de la région sont complets, et les habitants sont inquiets, surtout parce que deux personnes ont déjà essayé de se rendre à la base.

Roberts a tenté de transformer le « raid » en un festival musical appelé « Alienstock », qui devait avoir lieu ce week-end au Nevada, mais a depuis été annulé. Au moins, nous savons qu’il a bon goût en musique.

 

 

 

La photo du jour:Ouverture d’une nouvelle enquête sur la catastrophe de Fukushima

Un simple travailleur de Fukushima qui risque sa vie…chaque jour!

 

La Commission japonaise de réglementation de l’énergie nucléaire (NRA) va ouvrir une nouvelle enquête sur la catastrophe de Fukushima, a-t-elle annoncé mercredi.

Le séisme et le tsunami de mars 2011 ont entraîné l’explosion et la fusion des trois réacteurs de la centrale ainsi que l’évacuation de 160.000 personnes, dont beaucoup ne sont jamais revenues.

La nouvelle enquête permettra de déterminer où les cuves de confinement des réacteurs laissent échapper des radiations, précise la NRA. Les systèmes de refroidissement installés pour empêcher la surchauffe du combustible entré en fusion seront également examinés.

L’accident d’une gravité sans précédent depuis celui de Tchernobyl en 1986 a entraîné la mise à l’arrêt de tous les réacteurs japonais, qui fournissaient un tiers de l’électricité nationale.

Il a fait l’objet de plusieurs enquêtes, dont l’une a conclu qu’il s’agissait « d’une catastrophe d’origine humaine qui aurait pu et aurait dû être envisagée et évitée, et dont les conséquences auraient pu être atténuées par une réaction plus efficace ».

En 2016, le gouvernement a estimé que le coût total du démantèlement des installations, de la décontamination des zones touchées et des dédommagements s’élèverait à 21.500 milliards de yens (180 milliards d’euros), soit un cinquième du budget annuel du Japon.

 

 

Découverte d’un arbre qui a survécu à l’inversion du champ magnétique de la terre en Nouvelle Zélande,article de Louis De Jonghe d’Ardoye

En Nouvelle-Zélande on a découvert un arbre qui a survécu à l’inversion du champ magnétique de la terre.

L’arbre un Agathis, plus connu sous le nom de southern kauri, a été trouvé dans l’île du nord de la nouvelle-Zélande lors des travaux sur l’expansion d’une centrale géothermique.

Il a été enterré sous 9 mètres de terrain, a une taille de 2,5 mètres de diamètre et environ 20 mètres de longueur. L’analyse du carbone a montré que l’arbre a vécu 1500 ans entre 41 et 42 millénaires av. J c.

Ce Southern Kauri est unique comme indiqué à L’Université Néo-Zélandaise de Waikato. L’arbre a été enterré avec ses anneaux annuels à ce moment dans l’histoire de la terre, lorsque les pôles magnétiques de notre planète ont pratiquement changé de place.

On pense que le champ magnétique de la terre est créé par le mouvement de la partie extérieure en fusion de la planète. Le Champ magnétique agit comme une barrière, protégeant la terre du vent solaire. Le flux de particules chargées du soleil pourrait détruire la couche d’ozone si c’était dans l’atmosphère.

Quand le champ magnétique change, il devient plus faible, ce qui conduit à plus de rayonnement solaire à la terre. Les scientifiques associent l’affaiblissement de la protection à l’inversion du champ magnétique.

Preuve d’inversion dans les anneaux annuels.

Dans les anneaux du Southern Kauri récemment découverts, il y a la preuve d’une inversion presque complète du champ magnétique – pour la première fois dans l’histoire, un arbre qui existait tout le temps a été trouvé, tandis que les pôles étaient en train de changer de place.

Des échantillons de bois sont actuellement en cours d’enquête par des scientifiques dirigés par Chris Terni de l’université de la nouvelle-Galles du sud – un expert en matière de paléoclimatologie et de changement climatique. Comprendre ce qui est arrivé à l’arbre pendant l’inversion peut donner aux gens une idée de ce à quoi s’attendre la prochaine fois…

Selon la Nasa, les changements dans le champ magnétique se produisent de façon irrégulière, mais au cours des 20 millions d’années, le phénomène semble se produire une fois en 200 000-300 000 ans. La dernière fois que les pôles magnétiques de la terre ont été complètement échangés il y a environ 780 000 ans.

Les scientifiques ont récemment annoncé que le pôle Nord magnétique a changé de façon inattendue. Son mouvement s’est tellement accéléré que les chercheurs ont dû mettre à jour le modèle magnétique mondial (MMM), qui est utilisé par les systèmes gps dans le monde entier.

(traduit du Russe par traducteur )

Imaginons le futur à partir de 100 voir 1,000 ans vers l’infini du temps… et de l’espace

Le futur est difficile à prévoir en ce qui concerne les événements et évolutions dans les domaines sociaux, culturels, ou politiques. Mais dans d’autres domaines, il existe des futurs absolument certains ou au moins très probables, même en se projetant très loin dans le temps.

Voici donc le futur tel qu’on sait qu’il sera, dans 1000 ans et bien au-delà, jusque dans 100 millions de milliards d’années…

Pour commencer:d’ici 120 ans maximum,les événements climatiques extrêmes vont se multiplier,la calotte glaciaire antartique va continuer à fondre,plus de 50 % de la biodiversité aura disparue si le Nouvel Ordre Mondial et le néolibéralisme continuent de polluer la Terre,sans retenue.

On peut imaginer  qu’une partie importante de l’humanité sera menacée dans sa survie.

Une nouvelle éruption du supervolcan de Yellowstone est à prévoir.

 

+1000 ans
– Si la civilisation disparait, la plupart des buildings, ponts et barrages existants se seront effondrés.
– Du fait de l’évolution rapide des langages, pas un seul des mots utilisés aujourd’hui n’aura survécu.
– L’étoile Gamma Cephei remplace l’étoile polaire pour indiquer le nord.
– 29% du dioxyde de carbone rejeté avant 2100 est toujours là.

+2000 ans
– La glace du Groenland aura complètement fondu en cas de réchauffement climatique extrême (+8%). Le niveau des mers est monté de 6 mètres.

+2372 ans
– Retour de la comète Hale-Bopp (précédent passage en 1997, passage suivant en 4385)

+3200 ans
– L’étoile Iota Cephei devient l’étoile de référence pour indiquer le nord.

+5125 ans
– Nouvelle fin des grands cycles du calendrier Maya.

+10.000 ans
– 14% du dioxyde de carbone est toujours là.

+13.000 ans
– Les pôles magnétiques de la Terre s’inversent.

+18.846 ans
– Les calendriers grégorien et musulman coïncident et indiquent la même année: 20.860


L’explosion du réacteur de Tchernobil,en 1986.

+20.000 ans
– La zone de Tchernobyl est enfin sans danger.

Autre aperçu de l’explosion.
Une lave radioactive s,échappe du coeur de la centrale en fusion…surnommée « Le Pied d’Éléphant ».
C’est l’endroit le plus radioactif de la planète.

+25.000 ans

À gauche le message envoyé en 1974 et à droite,ce qui semble être une réponse reçue récemment.

– Le message envoyé par le radiotélescope d’Arecibo le 16 novembre 1974 atteint l’amas globulaire M13 à l’autre bout de la galaxie.

+50.000 ans
– Une éventuelle réponse au message d’Arecibo peut parvenir à la Terre.
– La glace du Groenland aura complètement fondu en cas de réchauffement climatique modéré (+2%).
– Disparition des chutes du Niagara du fait de l’érosion.

+100.000 ans
– Le titane de votre MacBook commence à se corroder.
– Les étoiles du ciel nocturne n’ont plus les mêmes positions du fait du déplacement du système solaire dans la galaxie. Les constellations que nous connaissons aujourd’hui n’existent plus.
– Une catastrophe globale causée par un supervolcan ou un astéroïde aura probablement eu lieu.
– L’étoile hypergéante rouge VY Canis Majoris (à 4890 années-lumière, une des plus grandes étoiles connues avec un rayon estimé entre 600 et 2100 fois celui du Soleil) aura probablement explosé en hypernova.


+296.000 ans
La sonde Voyager 2 passe à 4,7 années-lumières de l’étoile Sirius.


+500.000 ans
– La Terre aura probablement été frappée par un astéroïde massif (de 1 km ou plus).
Le plutonium produit par les réacteurs nucléaires actuels ne sera plus radioactif.
– Date limite à laquelle nous pouvons nous attendre à un nouvel âge glaciaire après avoir relâché le CO2 de l’ensemble des combustibles fossiles.

 

+1 million d’années
– Explosion de Bételgeuse en supernova. L’étoile devient tellement lumineuse qu’elle est visible en plein jour.
– Les structures massives de pierres comme la pyramide de Kheops ou les sculptures du mont Rushmore existent encore. Tout le reste a disparu.
– Le verre produit à notre époque est enfin dégradé.

+ 1.450.000 ans
– L’étoile Gliese 710 passe à 1,1 année-lumière du Soleil, suffisamment près pour perturber le nuage de Oort et précipiter des dizaines de comètes vers l’intérieur du système solaire.


+4 millions d’années
La sonde Pioneer 11 passe dans le système de Lambda Aquilae à 125 années-lumière de la Terre.

La plaque emportée par la sonde va-t-elle tomber dans des mains extraterrestres?


+5 millions d’années
Extinction des hommes du fait de la disparition du chromosome Y. La procréation humaine naturelle devient impossible.

+7,2 millions d’années
– L’érosion a effacé les statues du Mont Rushmore.

+10 millions d’années
– Le système binaire T Pyxidis situé à 3260 années-lumière explose en nova.

+50 millions d’années
– La Méditerranée n’existe plus, la dérive des continents ayant fait se rejoindre l’Afrique et l’Europe.
– Le continent Antarctique est remonté vers le nord et n’est plus recouvert de glace, faisant monter le niveau des mers de 75 mètres.
– L’ensemble de la galaxie aura eu le temps d’être colonisée, même en voyageant à des vitesses sub-luminiques.

+60 millions d’années
– L’orbite de la Terre devient imprévisible. Les effets de la gravitation sur de longues périodes rendent les orbites chaotiques et impossibles à prévoir.

+150 millions d’années
– L’océan Atlantique rétrécit, l’Amérique et l’Afrique se rapprochant à nouveau.

+240 millions d’années
– Le Soleil a accompli un tour complet de la galaxie par rapport à sa position actuelle.Ce qui  a exposé la Terre  à recevoir une seconde fois  l’énergie du centre de la galaxie.

 

+250 millions d’années
– Tous les continents sont à nouveau réunis en un continent unique.

+600 millions d’années
– L’éclipse totale de Soleil devient impossible, l’augmentation constante de l’éloignement de la Lune l’ayant rendu trop petite vue de la Terre.
– La photosynthèse de type C3 (l’un des 3 types de photosynthèse) n’est plus possible. Disparition de 99% de l’ensemble des espèces.

+800 millions d’années
– La photosynthèse C4 n’est plus possible. Fin des formes de vie multicellulaires.

+1 milliard d’années
– La luminosité du Soleil a augmenté de 10%, la température moyenne à la surface de la Terre atteint 47°, les océans s’évaporent. Des poches d’eau pourront encore exister aux pôles, permettant l’existence de formes de vie élémentaires.

+1,3 milliards d’années
– Fin des cellules à noyau (eukaryotes). Seules les cellules sans noyau (prokaryotes) survivent encore.

+2,3 milliards d’années
– Disparition du champ magnétique terrestre, la rotation du fer dans le noyau de la Terre ayant cessé. Il n’existe plus de protection contre les radiations solaires.

 

+2,8 milliards d’années
– Fin de la vie sur Terre. La température de surface atteint 147°.

+3,5 milliards d’années
– Les conditions à la surface de la Terre ressemblent à celles de Vénus.

 

+4 milliards d’années
– Collision entre notre galaxie et celle d’Andromède qui ne forment progressivement plus qu’une.

+5,4 milliards d’années
– Le Soleil a épuisé ses réserves d’hydrogène et devient une géante rouge.

+7,9 milliards d’années
– Le Soleil atteint son diamètre maximum, 256 fois plus grand qu’aujourd’hui, absorbant Mercure Vénus et la Terre.

+8 milliards d’années
– Le Soleil devient une naine blanche faisant environ 54% de sa masse actuelle.

+14,4 milliards d’années
– Le Soleil devient une naine brune. Sa température et sa luminosité s’effondrent, le rendant invisible à l’oeil nu pour un humain qui existerait encore à une distance équivalente à celle avec laquelle nous le regardons aujourd’hui.

+100 milliards d’années
– Toutes les galaxies du Groupe Local commencent à fusionner. Le processus peut prendre 1000 milliards d’années.

+150 milliards d’années
– Le rayonnement rémanent du Big Bang s’est refroidi, passant des -270° actuels au zéro absolu, le rendant indétectable avec les technologies connues.

+1000 milliards d’années
– Fin de la formation des étoiles d’après les prévisions les plus basses, les nuages de gaz nécessaires à leur formation ayant disparu des galaxies.

+1.100 milliards d’années
– Les galaxies du Groupe Local ont fini de fusionner.

+100.000 milliards d’années
– Fin de la formation des étoiles d’après les prévisions les plus hautes.

 

 

+110.000 milliards d’années
– Toutes les étoiles ont épuisé leur carburant. Il ne subsiste que des naines blanches ou brunes, des étoiles à neutrons et des trous noirs.

+1 million de milliards d’années à +100 millions de milliards d’années
(100.000.000.000.000.000 ans)
– L’univers est un vaste espace de désolation, rendu de plus en plus sombre par des sources de lumière de plus en plus rares et de plus en plus faibles.

 

 

 

On retrouve les mêmes anciens extraterrestres sculptés dans la pierre à travers le monde antique

Cet article concerne plus que de simples coïncidences fictives sur des extraterrestres venus dans l’Antiquité qui ont dû interagir avec les cultures dispersées sur notre planète  au cours de notre passé.Sérieusement, il y a beaucoup de preuves pour affirmer que ces extraterrestres existaient, mais pas simplement comme un mythe ..même culturel, mais en réalité, cela  s’est produit :des  visiteurs sont venus de l’espace …ou du paradis.

 

Non seulement l’énigmatique «Stonehenge arménien» a été construit il y a des millénaires avant les pyramides et son homologue plus célèbre à Stonehenge, en Angleterre, mais certains des rochers du site représentent des êtres curieux à la tête allongée et aux yeux en forme d’amande.Certaines des roches de Karahunj représentent  (aussi) de mystérieux êtres humanoïdes . Est-il possible que ce soient les anciens astronautes qui ont visité la Terre il y a des milliers d’années?

L’alien des mayas est représenté en relief dans la pierre .On peut très bien le voir également dans un vaisseau spatial extraterrestre :c’est évident avec le feu descendant de ses moteurs. Il a la forme d’un OVNI typique même vu dans les observations d’OVNI d’aujourd’hui et les images d’OVNI anciennes..

L’alien venu conquérir le monde

QUETZALCOATL, il « SERPENTE PIUMATO » adorato dai MAYA 

Cette gravure en relief sur pierre de l’ancienne culture maya représente un homme prosterné devant  quelque chose. Planant sur lui dans l’objet ressemblant à un vaisseau spatial. L’objet est lenticulaire, ce qui signifie qu’il ressemble presque à une lentille et qu’il y a des tentacules, des gaz d’échappement ou des matières organiques telles que des lianes suspendues au bas du véhicule.

L’être à l’intérieur de l’engin semble être en colère, et ses yeux sont grands et en forme d’amande, similaires aux descriptions faciales communes d’un extraterrestre gris. Il porte également un type de gilet avec deux ceintures formant un X sur la poitrine. Certaines personnes croient que cette gravure sur pierre représente peut-être le dieu maya Quetzalcoatl, mais peut-être aussi un type d’extraterrestre. Ou sont-ils les mêmes? Certains chercheurs pensent que les anciens révéraient les êtres des étoiles et les adoraient parfois en tant que dieux descendant sur terre.

 


DES GRAVURES ÉTONNANTES

 

 

Ensuite, nous avons ces étonnantes gravures très fortuites de lieux sur la Terre jamais connectés  entre eux à leur époque, jamais vus sans communication partagée – apparemment? Les similitudes entre deux pièces venues de continents différents  sont assez épiques, mais quatre pièces sont tout simplement « impossible à placer dans le domaine des coïncidences »…comme dirait Jimmy Guieu!

 


TROP DE COÏNCIDENCES?

Ensuite, nous avons les statues avec des sacs à main (comme je les appelle). Ces deux pièces parlent d’elles-mêmes. Elles ont non seulement l’air exactes mais ils ont également la même position.Les mains, le visage, les « sacs à main », les ailes et les jambes sont exactement dans la même position et cela ne peut pas être une coïncidence, n’est-ce pas? J’appelle l’intervention sur celui-ci. Je pense que les extraterrestres qui ont volé au dessus des continents et des mers, sont réellement intervenus dans les deux cultures et les ont grandement influencés.

 

Alors, en quoi croire? Que faire des anciens ancêtres des nôtres? Étaient-ils des « peuples simples » ou intelligents mais imaginatifs? Étaient-ils fous, dites ce que vous voyez ou croyez.

Étaient-ils des dieux, des extraterrestres ou des hybrides? Il y a littéralement des centaines, voire des milliers de cultures différentes qui existaient à un moment ou à un autre, mais qui disait la vérité littérale?

S’agit-il simplement d’exprimer des opinions sur l’espace et les esprits? Vous décidez parce que la vérité est là, il faut que ce soit cela. Vous décidez donc sur quoi vous allez vous installer (au niveau de la conception  ) et le faites vôtre comme nos ancêtres l’ont fait. 

Source 1 Ancient Code . 

Source 2 Quora . 

Source 3 Pinterest .


*Avis important

Ce site web est de plus en plus censuré par Facebook,Tweeter et  Google,en nous partageant avec vos ami(e)s vous allez contrer  cette tendance.

Permettez,s’il-vous-plait,à ce site d’exister afin de présenter une autre version de la Vérité et de la Liberte que ce système politique que sont le Nouvel Ordre Mondial et son allié de fait:les Triades Chinoises!

Aidez-nous  et un jour nos enfants nous remercieront d’avoir resté debout!

Michel Duchaine,votre humble serviteur!

 

 

 

La calotte glaciaire du Groenland menacée par la vague de chaleur

La calotte glaciaire du Groenland est sous haute surveillance.

 

 

La vague de chaleur qui a fait tomber de multiples records en Europe cette semaine constitue maintenant une menace pour la calotte glaciaire du Groenland, affirme l’Organisation météorologique mondiale.

D’après les prévisions – et cela est inquiétant –, le flux atmosphérique va maintenant pousser la masse d’air chaud en direction du Groenland, a déclaré vendredi la porte-parole de l’agence onusienne, Clare Nullis.

Cela va faire monter les températures et par conséquent augmenter la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, a-t-elle ajouté lors d’un point de presse à Genève en Suisse.

EIS field assistant, Adam LeWinter on NE rim of Birthday Canyon, atop feature called « Moab ». Greenland Ice Sheet, July 2009. Black deposit in bottom of channel is cryoconite. Birthday Canyon is approximately 150 feet deep.

Si le Groenland n’a pas connu une année météorologique particulièrement hors norme jusqu’en juin, la calotte glaciaire fond désormais rapidement depuis quelques semaines, a poursuivi Mme Nullis, citant les données du Portail polaire, un institut climatologique danois.

Pour le seul mois de juillet, la calotte a perdu 160 milliards de tonnes de glace par la fonte en surface. Cela représente l’équivalent de 64 millions de piscines olympiques.

Clare Nullis, de l’Organisation météorologique mondiale

S’étant développée pendant des milliers d’années, la calotte glaciaire recouvre aujourd’hui 80 % du Groenland. Son volume est estimé à 2,9 millions de kilomètres cubes. Si elle fondait entièrement, le niveau des océans grimperait de sept mètres, souligne le Portail polaire.

La vague de chaleur risque aussi de contribuer à réduire la superficie couverte par la banquise de l’Arctique, qui était déjà proche de son niveau le plus faible jamais enregistré à la date du 15 juillet, a ajouté Mme Nullis.

La porte-parole de l’agence onusienne a aussi noté que les températures record enregistrées en Europe cette semaine ont pulvérisé les anciennes marques par des marges de 2, 3 voire 4 °C, ce qui est absolument incroyable.

Elle n’a pas manqué de souligner que l’intensité et la fréquence des vagues de chaleur sont liées au réchauffement climatique, qui s’explique par les activités humaines.

Le mercure redescend quelque peu en Europe

L’Europe respire pour sa part un peu mieux vendredi, le mercure ayant baissé après une série de records qui l’ont porté jeudi bien au-delà des 40°C en France, en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne.

En France, cet épisode a provoqué d’importants incendies dans les champs moissonnés, grillant des milliers d’hectares de culture, notamment en Normandie. Selon les pompiers, près de 2000 hectares de terres agricoles ont été détruits jeudi dans le nord de la France.

L’alerte rouge canicule a été levée vendredi matin dans les derniers départements et la vigilance orange subsiste dans moins de la moitié des départements concernés (31 contre 60).

Malgré le relatif redoux autour d’une trentaine de degrés, la circulation des trains internationaux Thalys entre les Pays-Bas, la Belgique, la France et l’Allemagne demeurait perturbée vendredi matin.

Les problèmes sont dus aux dommages causés aux infrastructures du réseau par l’extrême chaleur, la température sur les voies excédant de 10 à 15°C celle de l’air. Les convois qui circulent progressent à vitesse réduite et plusieurs trains ont été annulés.

La compagnie ferroviaire nationale SNCF a quant à elle promis un retour à la normale cette fin de semaine. Mais tous les trains Thalys et Eurostar vers Londres, arrêtés quelques heures gare du Nord à Paris, ont repris leurs navettes à la mi-journée.

En Angleterre, le thermomètre est aussi redescendu, mais les trains autour de Londres roulent toujours au ralenti, voire annulés dans certains cas, en raison de feux de broussaille le long des voies.

En Scandinavie, le thermomètre reste calé entre 30 et 35°C notamment en Finlande, où les services météo ont maintenu leur mise en garde pour la fin de semaine. Les habitants se désolent de voir les lacs et principaux sites de baignade envahis par les algues bleues, conséquence de la chaleur.


EN COMPLÉMENT

 

Groenland – L’histoire des Vikings est en train de fondre

 

Le changement climatique est déjà en train de dégrader des sites archéologiques dans l’Arctique et les colonies scandinaves de l’Âge Viking sont en première ligne.

Les fjords du Groenland sont bordés de colonies scandinaves de l’époque viking qui ont prospéré pendant moins de 500 ans avant d’être mystérieusement abandonnées. Et maintenant, cette culture perdue connaît une seconde disparition, déclenchée par le changement climatique.

Selon une nouvelle étude publiée le 11 Juillet 2019 dans la revue Scientific Reports, les établissements vikings sont ceux de tous les sites archéologiques du Groenland qui risquent le plus de disparaître à mesure que l’Arctique se réchauffe. L’étude estime que près de 70% de la matière organique dans ces sites pourrait se décomposer d’ici 2100.

Ce qui sera perdu est un registre unique de matériaux remarquablement préservés: poils, textiles, ossements humains et squelettes d’animaux, bois, fourrures, cuirs. Au fur et à mesure que le sol se réchauffe et que le nombre de jours sans gel augmente, les microbes attaquent ces matières organiques fragiles, les faisant pourrir. 

Les changements se produisent déjà près de la capitale du Groenland, Nuuk, explique Jørgen Hollesen, auteur principal de l’étude et chercheur au Musée national du Danemark. « Nous avons ici des sites où nous savons que beaucoup d’artefacts, beaucoup d’ossements ont été trouvés, il y a 40 ans – mais aujourd’hui, il n’en reste plus beaucoup. Il y avait des ossements auparavant, mais maintenant c’est juste cette bouillie en grain fin. »

« Il s’agit clairement d’un énorme problème dans l’ensemble de l’Arctique« , a déclaré Anne Jensen, archéologue à l’Université de l’Alaska, à Fairbanks, qui fouille des sites sur le versant nord de l’Alaska. Anne Jensen a travaillé avec Jørgen Hollesen sur un article de synthèse publié l’année dernière dans la revue Antiquity à propos des dommages imminents causé par le réchauffement, mais n’a pas participé à la présente étude. Elle affirme que les nouvelles recherches et travaux similaires pourraient aider les archéologues à prendre des décisions difficiles concernant les sites qu’il faut se dépêcher de fouiller, et ceux à laisser de côté.

Une perte irrémédiable pour l’Archéologie d’ici 30 ans

À mesure que l’Arctique se réchauffe, les sites archéologiques font face à de multiples menaces. L’érosion côtière et l’élévation du niveau de la mer peuvent submerger les vestiges. La densité croissante de la végétation peut masquer les traces superficielles de sites archéologiques et les racines peuvent pénétrer dans les couches archéologiques et les brouiller. Enfin, dans un sol plus chaud, les microbes peuvent devenir plus actifs, dévorant une matière organique restée longtemps préservée.

La nouvelle étude se concentre sur ce dernier danger. Jørgen Hollesen et ses collègues ont installé des stations météorologiques automatisées sur cinq sites archéologiques de la région de Nuuk, qui ont recueilli des données pendant deux ans. Ils ont également prélevé des dizaines d’échantillons de sol et de matières organiques dans la terre de sept sites répartis sur une ligne de 120 km allant de la mer à l’est jusqu’à la calotte glaciaire intérieure. Ces prélèvements ne se sont pas limités aux colonies scandinaves, qui existaient entre 985 et 1350 environ; d’autres sites de la culture Saqqaq (de 2500 à 800 avant notre ère), de la culture Dorset (de 300 avant notre ère à 600 de notre ère) et de la culture Thulé (de 1300 de notre ère jusqu’à nos jours) sont également concernés.

Les chercheurs ont soumis ces échantillons à diverses analyses, allant de la porosité à la capacité de conduire la chaleur. Ils ont également testé la rapidité avec laquelle la matière organique des sols se décomposait sous différentes conditions d’humidité et de température. Ils ont ensuite intégré ces informations dans un modèle informatique utilisé normalement pour prédire les changements dans le sol provoqués par la fonte du pergélisol.

Les résultats ont montré que si les températures augmentaient de 2,5°C ou de 5°C, ces sites risquaient de perdre entre 30% et 70% de leurs matières organiques. Et les sites de l’Âge Viking se situaient au sommet de l’échelle car ils sont situés à l’intérieur des terres, où les sols sont secs. Un sol plus sec donne aux microbes un accès à une plus grande quantité d’oxygène, ce qui les rend plus actifs. Les chercheurs estiment que 35% des matières organiques présentes sur les sites vikings pourraient disparaître en seulement 30 ans.

 

Hiérarchiser les priorités

Cette perte sera un coup dur pour la recherche sur les Vikings, a confié Douglas Bolender, un archéologue de l’Université du Massachusetts à Boston, qui a étudié la colonisation de l’Atlantique Nord à l’Âge Viking mais qui n’a pas participé à cette nouvelle étude. Douglas Bolender explique que le Groenland est unique dans le monde viking en qui concerne la conservation des cheveux, des textiles, des os d’animaux et autres matériaux fragiles. Certains de ces matériaux ouvrent des fenêtres sur des aspects de la société qui seraient autrement invisibles, selon lui. Les textiles, par exemple, sont l’un des rares artéfacts durables du travail des femmes.

« Lorsque nous perdons certains types de matériaux, en particulier les produits organiques, nous effaçons en réalité le vécu de certains types de personnes« , a ajouté Douglas Bolender. Des techniques de pointe telles que l’analyse de l’ADN peuvent également révéler une énorme quantité d’informations sur la façon dont les gens se sont déplacés et mélangés. Il s’agit maintenant d’une course contre la montre pour pouvoir appliquer ces moyens aux matières organiques du Groenland.

Cependant, il serait impossible de fouiller les quelques 180 000 sites archéologiques connus du Groenland avant que les dégâts ne soient causés, relève Jørgen Hollesen. Les sites russes, canadiens et alaskiens subissent tous les mêmes pertes, a-t-il précisé. Même si les archéologues pouvaient tout sauver, il n’y aurait pas assez d’espace dans les musées du monde pour tout conserver.

Jørgen Hollesen et son équipe travaillent actuellement à combiner leurs nouvelles informations sur les sols avec des données sur l’érosion côtière et les dommages causés à la végétation afin de produire une évaluation complète des risques pour le Groenland, de sorte que les archéologues puissent commencer à hiérarchiser leurs priorités. Mais parmi les archéologues de l’Arctique, il existe déjà un sentiment de deuil. « C’est le patrimoine culturel des gens, et ils le perdent« ,  a commenté Anne Jensen.


La masse de la calotte glaciaire du Groenland a rapidement diminué au cours des dernières années en raison de la fonte en surface et du vêlage d’iceberg. Une étude basée sur les observations des satellites jumeaux GRACE (NASA / German Aerospace Center), indique qu’entre 2002 et 2016, le Groenland a perdu environ 280 gigatons de glace par an, ce qui a entraîné une élévation du niveau de la mer de 0,03 pouce (0,8 millimètre) ) par an. Ces images, créées à partir de données GRACE, montrent l’évolution de la masse de glace au Groenland depuis 2002. Les nuances orange et rouge indiquent les zones où la masse de glace a perdu, tandis que les nuances bleu clair indiquent les zones qui ont gagné de la masse de glace. Le blanc indique les zones où la masse de glace a peu ou pas changé depuis 2002. En général, les zones de haute altitude situées près du centre du Groenland ont peu ou pas changé. alors que les zones côtières et les zones de basse altitude ont subi une perte de masse de glace allant jusqu’à 13,1 pieds (4 mètres) (exprimée en équivalent de hauteur d’eau; rouge foncé) sur une période de 14 ans. La diminution de masse la plus importante, atteignant 30 centimètres (équivalent d’eau) par an, s’est produite le long de la côte ouest du Groenland. Les lignes de flux moyennes (en gris; créées par l’interférométrie radar satellite) de la glace du Groenland convergent vers les sortie des glaciers, et coïncide avec les zones de forte perte de masse. créées par interférométrie radar satellite) de la glace du Groenland convergent vers les emplacements des grands glaciers de sortie et coïncident avec les zones de forte perte de masse. Télécharger la vidéo: créées par interférométrie radar satellite) de la glace du Groenland convergent vers les emplacements des grands glaciers de sortie et coïncident avec les zones de forte perte de masse. Télécharger la vidéo:https://svs.gsfc.nasa.gov/30879


 

D’après les données des stations GPS et les satellites du programme Grace (Gravity Recovery and Climate Experiment) de la Nasa et de l’agence spatiale allemande (DLR), le Groenland a perdu 280 milliards de tonnes de glace par an entre 2002 et 2016, occasionnant une hausse annuelle de 0,8 millimètre du niveau des océans.


AUTRE COMPLÉMENT

Canicule 2019 : la masse d’air chaud se dirige désormais vers le Groenland et inquiète les experts

 

Des icebergs de la région d’Angmassalik, sur la côté Est du Groenland, en avril 2019

 

Après l’Europe, le grand nord. La masse d’air brûlant qui a enveloppé l’Europe de l’Ouest cette semaine semble désormais se diriger vers le Groenland, a fait savoir l’Organisation mondiale météorologique (OMM), vendredi 26 juillet. Un phénomène qui pourrait entraîner une fonte des glaces importante.

L’agence des Nations unies a précisé que cette masse d’air chaud venue d’Afrique du Nord, qui est à l’origine de la canicule en Europe, avait occasionné des températures jamais enregistrées, certaines régions battant les précédents records de 2 voire 4° C. Soit une marge « absolument incroyable ».

160 milliards de tonnes de glace en moins en juillet

Les experts du climat s’inquiètent donc de la remontée de cet air chaud vers les régions polaires. « Cela va faire monter les températures et par conséquent augmenter la fonte de la calotte glaciaire du Groenland », a expliqué la porte-parole. « Nous ignorons si le record de 2012 sera battu, mais cela se jouera à peu de chose ». Même si le Groenland n’a pas connu une année météorologique hors-norme, la glace font rapidement ces dernières semaines.

Pour le seul mois de juillet, la calotte a perdu 160 milliards de tonnes de glace par la fonte de surface. Cela représente l’équivalent de 64 millions de piscines olympiques. Pour le seul mois de juillet », a déclaré la représentante de l’OMM. En Arctique, la banquise est à son niveau le plus faible jamais enregistré à la date du 15 juillet. 

 

 

 

 

Météo extrême : des conséquences à travers le monde

Dans cette étude publiée le 24 juillet dernier dans la revue Nature, les chercheurs ont analysé les derniers 2000 ans du climat de notre planète. Ils ont utilisé des indicateurs comme les anneaux d’arbres, les carottes de glace, les sédiments des coraux ainsi que des technologies modernes.

Le premier constat présente plusieurs variations climatiques mais qui n’ont ni touché toute la planète en même temps, ni uniformément. L’étude a mis en évidence le petit âge glaciaire (1300 à 1850) qui a d’abord affecté la région Pacifique au XVe siècle, avant de se tourner vers l’Europe et les États-Unis quelques centaines d’années plus tard.

*Source : University of Bern *

La grande différence, c’est que les changements climatiques qu’on observe présentement sont globaaux. Depuis la Révolution industrielle, 98% du globe s’est réchauffé, indique Raphael Neukom, chercheur à l’Université de Bern en Suisse.

Il s’agit également du réchauffement le plus rapide en 2000 ans. Ce réchauffement est difficilement explicable par facteurs naturels et ses conséquences sont marquées à travers le globe.

 

Il est important de faire la distinction entre climat et météo. Cette dernière définit les conditions de l’atmosphère sur une courte période contrairement au climat qui s’étend sur une longue période. Lorsque nous parlons de changements climatiques, nous parlons de changements dans les moyennes météorologiques à long terme.

Les eaux se réchauffent, les glaciers fondent

D’après l’Organisation mondiale de la météorologie (OMM), la partie nordique de la planète est celle qui se réchauffe le plus rapidement. En Arctique, l’écart entre les températures hivernales et la moyenne de saison est de plus en plus marqué, ce qui permet aux glaciers de se détacher et de fondre. La température des océans aux pôles a aussi un rôle à jouer : une nouvelle étude publiée dans la revue Science constate qu’en plus de fondre en raison des températures atmosphériques élevées, les glaciers fondent sous la surface à cause des eaux plus chaudes.

 

Tout ceci aura comme effet de faire monter le niveau des eaux, inondant de nombreuses villes côtières. Cela contribue également à l’acidification des océans et menace des populations animales (dont l’ours polaire).

Les glaces éternelles des montagnes ont aussi perdu de leur caractère perpétuel. En effet, la canicule qui a touché l’Europe en 2003 a réduit le couvert de glace qui retient des pans de roches dans les Alpes. Ainsi, deux ans plus tard, le pallier Bonatti, d’une grosseur de 292 000 mètres carré, s’est effondré, changeant le décor à jamais.

Des températures à l’extrême

Les températures records enregistrées ces dernières décennies sont liées aux changements climatiques. Les canicules, comme celle que vient de vivre l’Europe, seront beaucoup plus fréquentes, sévères et longues d’ici la fin du siècle d’après le dernier rapport du GIEC, dévoilé à la fin de l’année 2018.

Des conséquences de ces épisodes chauds sont déjà observables. Dans la première région piscicole d’étang de France, le niveaux des eaux des 1100 étangs est à son plus bas (moins d’un mètre), limitant la quantité de poissons pêchés. Cet asséchement est aussi dû à des précipitations en-dessous des normales.

Au Canada, ce manque de pluie a déjà affecté les Prairies : en 2018, cette région a seulement reçu de 40 à 60 % de la pluie qui devrait tomber normalement en avril et en mai. Les récoltes ont été très difficiles et le manque de pâturage a affecté le bétail.

Mais attention ! Les vagues de froid et les changements climatiques ne sont pas incompatibles. D’après un article paru en 2017 dans la revue Nature Géoscience, malgré la tendance au réchauffement de la Terre, l’Amérique du Nord a connu des épisodes de froid plus intenses pendant les hivers et les printemps.

Ces évènements sont liés au réchauffement anormal de l’Arctique depuis 1990, permettant à l’air froid du nord de redescendre dans les régions méridionales.

Des précipitations extrêmes

Les évènements pluvieux extrêmes continueront de faire partie de la vie de plus en plus courante dans de nombreuses régions. D’après la NASA, la hausse des températures intensifiera le cycle de l’eau et augmentera l’évaporation. Cette hausse entraînerait davantage de tempêtes, mais contribuerait également à l’assèchement de certaines terres.

 

Là aussi, des conséquences considérables pour les agriculteurs sont à mentionner, eux qui devront s’adapter à ces nouvelles conditions climatiques. Par exemple, les orages violents avec épisodes de grêle pourraient survenir plus souvent. Ces boules de glace peuvent détruire des plantations entières, comme en 2016, alors que d’immenses grêlons de la taille de balles de baseball ont décimé des champs de maïs au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Cet été-là, des agriculteurs du Saguenay, du Bas-Saint-Laurent, de Chaudière-Appalaches et de la Montérégie ont dû recevoir l’aide du gouvernement pour compenser les pertes liées aux phénomènes météo violents.

 

 

 

 

 

 

 

L’Inde a enfin décollé vers la Lune

Le lanceur GSLV-MkIII a placé lundi avec succès Chandrayaan-2 sur son orbite définie. L’expédition inhabitée a pour but de poser le 6 septembre prochain un atterrisseur et un robot mobile près du pôle sud de la Lune.

Lancement de Chandrayan 2

 

 

L’Inde a lancé lundi dans l’espace sa mission lunaire destinée à poser un appareil sur le satellite naturel de la Terre, illustrant le regain d’intérêt international pour l’exploration et l’exploitation de la Lune. Une fusée GSLV-MkIII, le plus puissant lanceur de l’agence spatiale indienne ISRO, a décollé à 14H43 (09H13 GMT) du pas de tir de Sriharikota, dans le sud-est de l’Inde, ont constaté des journalistes de l’AFP présents sur place. Au bout d’une vingtaine de minutes, les scientifiques de l’ISRO ont applaudi et se sont tombés dans les bras les uns des autres. « Je suis extrêmement heureux d’annoncer que le GSLV-MkIII a placé avec succès Chandrayaan-2 sur son orbite définie », a déclaré Kailasavadivoo Sivan, le président de l’ISRO. « C’est le début d’un voyage historique pour l’Inde », a-t-il ajouté.

L’expédition inhabitée a pour but de poser le 6 septembre prochain un atterrisseur et un robot mobile près du pôle sud de la Lune, située à quelque 384.000 kilomètres de la Terre, ainsi que de placer une sonde en orbite lunaire.

Si la mission est couronnée de succès, l’Inde deviendrait la quatrième nation à réussir à poser un appareil sur le sol sélénite, après l’Union soviétique, les États-Unis et la Chine. Une sonde israélienne a raté son alunissage en avril et s’est écrasée.

Chandrayaan-2 (« Chariot lunaire » en hindi) devait initialement être lancée le 15 juillet, mais les responsables ont arrêté le compte à rebours 56 minutes et 24 secondes avant le décollage, à cause d’un « problème technique » que l’ISRO n’a pas détaillé officiellement.

Selon la presse locale, il s’agissait d’une fuite dans une bouteille d’hélium du moteur cryogénique de l’étage supérieur de la fusée.

New Delhi a consacré 140 millions de dollars (124 millions d’euros) à Chandrayaan-2 – un montant bien inférieur à ceux des autres grandes agences spatiales pour des missions de ce type -, qui pèse au total 3,8 tonnes.

Ambition et sobriété

 

La lanceur n’étant pas assez puissant pour atteindre directement la Lune, la mission doit se propulser en utilisant la force de gravité. Chandrayaan-2 va tourner autour de la Terre pendant près de trois semaines en élevant progressivement son orbite, de façon à atteindre l’orbite lunaire. Arrivée à ce stade, elle resserrera alors progressivement ses cercles autour de l’astre.

La Lune a été relativement délaissée par l’homme depuis la fin du  pseudo-programme américain Apollo dans les années 1970, les grandes agences spatiales ayant préféré se consacrer à l’étude et à l’exploration du système solaire.

Mais le satellite de la Terre est l’objet d’un regain d’intérêt ces dernières années. L’Homme, qui ne l’a plus foulée depuis 1972, y prépare son retour et vise, à plus long terme, à s’y implanter de façon durable.

Le gouvernement américain a ainsi demandé à la Nasa de renvoyer des astronautes sur le sol sélénite pour 2024. Le retour sur la Lune est vu comme une étape incontournable de la préparation de vols habités vers des destinations plus lointaines, au premier plan desquelles la planète Mars.

Le projet Chandrayaan-2 est la deuxième mission lunaire de l’Inde, qui avait placé une sonde en orbite autour de la Lune au cours de la mission Chandrayaan-1 il y a onze ans.

Le programme spatial indien s’est fait remarquer ces dernières années en alliant ambition et sobriété budgétaire, avec des coûts opérationnels bien inférieurs à ceux d’autres pays, ainsi que par sa progression au pas de charge.

L’ISRO compte d’ici 2022 envoyer un équipage de trois astronautes dans l’espace, ce qui serait son premier vol habité. Ses scientifiques travaillent aussi à l’élaboration de sa propre station spatiale, attendue au cours de la prochaine décennie.

Résultats de recherche d'images pour « Chandrayaan-2 »