Nouvel Ordre Mondial:Le manuel de censure secret de Facebook révélé après que la plate-forme ait retiré une vidéo sur la terreur israélienne à l’encontre des Palestiniens (Common Dreams)

Après la publication jeudi par le New York Times d’un article sur les règles de censure mondiale de Facebook, la journaliste Rania Khalek a appelé le géant des médias sociaux à supprimer une vidéo dans laquelle elle explique comment, « en plus d’être un territoire occupé et colonisé, la Palestine est le laboratoire personnel d’Israël pour tester, affiner et présenter ses méthodes et ses armes de domination et de contrôle « .

Tweetant l’article du Times – et notant que, même si, selon le journal, « les modérateurs se sont fait dire de traquer et d’éliminer les rumeurs accusant à tort un soldat israélien d’avoir tué un infirmier palestinien », les soldats israéliens ont tué une auxiliaire médicale de 21 ans non armée plus tôt cette année, elle a annoncé vendredi matin que Facebook avait « juste enlevé » sa vidéo.


Voici l’article et la vidéo de Rania Khalek:

Rania Khalek,journaliste.

 

 

    En parlant de Facebook censurant le contenu au nom d’Israël, ils viennent de supprimer une vidéo que j’ai faite sur la façon dont Israël utilise la Palestine comme laboratoire d’armement.

    – Rania Khalek (@RaniaKhalek) 28 décembre 2018

    Voici ma vidéo sur la façon dont Israël utilise la Palestine comme laboratoire d’essais d’armes, que Facebook a effacé sans explication.

https://t.co/kT6YvZpVPj

    – Rania Khalek (@RaniaKhalek) 28 décembre 2018

Après qu’elle et d’autres journalistes éminents eurent porté plainte, Khalek annonça quelques heures plus tard que Facebook avait restauré la vidéo. « Il faudra se souvenir qu’à l’heure actuelle, ces géants des médias sociaux ont la capacité de faire disparaître du contenu comme bon leur semble », a-t-elle déclaré dans un tweet. « C’est effrayant et alarmant et on devrait s’y opposer haut et fort. »

Après quelques plaintes, la vidéo est de retour sur Facebook.


Voici donc la copie  du fameux vidéo avant que tout soit à nouveau censuré.Avec ce que  j’ai investi dans mon site web depuis quelque temps,je peux sauvegarder toutes les vidéos importantes menacées de censure par  Facebook et autres  merdias:

 

 


Il est bon de ce souvenir qu’en ce moment, ces géants des médias sociaux ont la possibilité de faire disparaître du contenu comme bon leur semble. C’est effrayant et alarmant et il faut s’y opposer haut et fort.

– Rania Khalek (@RaniaKhalek) 28 décembre 2018

Parmi ceux qui ont souligné la censure de la vidéo de Khalek par Facebook

 

 

vendredi, Ben Norton du Real News Network – qui l’a qualifiée d' »excellent reportage vidéo informatif » – et Glenn Greenwald de The Intercept, qui a souligné que la plateforme a fait taire les voix palestiniennes et pro-palestiniennes depuis plus d’un an. Les utilisateurs qui en parlent ou qui y font référence sont menacé d’exclusion par Facebook…!

    Facebook vient de supprimer ce reportage vidéo excellent et informatif de @RaniaKhalek, dans lequel elle explique comment Israël utilise la Palestine comme un laboratoire pour les armes et la technologie militaire.

Il n’explique pas pourquoi la vidéo a été retirée.

https://t.co/GN234qFy4K

– Ben Norton (@BenjaminNorton) 28 décembre 2018

    Depuis au moins 18 mois, Facebook efface agressivement les pages des Palestiniens et des voix pro-palestiniennes, obéissant aux exigences du gouvernement israélien. Félicitations à ceux qui ont pensé que c’était une bonne idée pour la Silicon Valley d’agir comme censeur paternel et gardien de l’internet : https://t.co/BTs9JBvfwT

    – Glenn Greenwald (@ggreenwald) 28 décembre 2018

 

Glenn Greenwald

« Avec Mark Zuckerberg, Sundar Pichai, Sheryl Sandberg et Eric Schmidt, nous faisons confiance à la censure et à la réglementation de l’Internet avec les motifs les plus bienveillants, dévoués comme ils l’ont été toute leur vie à protéger les sans-voix et les marginalisés « , ajoute Greenwald, faisant allusion au PDG de Facebook, le PDG de Google, le directeur de Facebook et le directeur général de Alphabet, la société mère de Google.

Max Fisher

Le combat court et réussi pour restaurer la vidéo de Khalek, cependant, n’est qu’un des innombrables cas où Facebook a retiré du contenu sans fournir d’explication à l’utilisateur ou au public. Le rapport de Max Fisher pour le Times offre un aperçu de ses pratiques de censure secrètes mais largement critiquées.

Un examen de 1.400 pages fournies au journal par un employé inquiet – et vérifiées comme authentiques par Facebook, qui aurait fait des mises à jour – « a révélé de nombreuses lacunes, des préjugés et des erreurs flagrantes« , a écrit Fisher. « Les règles de proximité sont nombreuses et font de l’entreprise un arbitre beaucoup plus puissant que ce qui a été publiquement reconnu ou reconnu par l’entreprise elle-même.

Bien que Facebook prétende que le livre des règles est destiné à la formation, les modérateurs – qui « déclarent se sentir dépassés » lorsqu’ils essaient de prendre des décisions en aussi peu que huit à dix secondes – disent à Fisher qu’ils le consultent régulièrement. Et bien que le personnel de Facebook aurait élaboré des règles de modération lors de réunions toutes les deux semaines, « l’entreprise sous-traite une grande partie de la modération post-par-post à des entreprises qui recrutent des travailleurs en grande partie non qualifiés, dont beaucoup sont recrutés hors des centres d’appels« .

Les directives longues et déroutantes que Facebook donne aux modérateurs ont donné des résultats mitigés et, parfois, alarmants. Comme l’a fait remarquer Fisher, « ils ont permis à un langage extrémiste de s’épanouir dans certains pays tout en censurant le discours dominant dans d’autres« .

Mark Zuckerberg,patron de Facebook

Il a expliqué :

Par exemple, on a déjà dit aux modérateurs de supprimer les appels à la collecte de fonds pour les victimes des volcans en Indonésie parce qu’un co-parrain de la campagne figurait sur la liste interne des groupes interdits sur Facebook. Au Myanmar, une erreur administrative a permis à un groupe extrémiste de premier plan, accusé d’avoir fomenté un génocide, de rester sur la plate-forme pendant des mois. En Inde, les modérateurs se sont fait dire à tort de noter les commentaires critiques à l’égard de la religion.

La principale conclusion de son article, a déclaré Fisher sur Twitter, est double : Facebook « intervient dans les affaires politiques et sociales du monde entier », agissant « comme une branche invisible du gouvernement« , et « fait tout cela au rabais, envoyant des diapositives PowerPoint désorganisées à des entreprises de sous-traitance qu’il peut à peine contrôler ». Et il fait beaucoup, beaucoup d’erreurs en cours de route. »

    (2) Facebook fait tout cela au rabais, en envoyant des diapositives PowerPoint désorganisées à des entreprises de sous-traitance qu’il peut à peine contrôler. Et il fait beaucoup, beaucoup d’erreurs en cours de route.

    – Max Fisher (@Max_Fisher) 27 décembre 2018

 

Article originel : Facebook’s Secret Censorship Manual Exposed as Platform Takes Down Video About Israel Terrorizing Palestinians

Par Jessica Corbett

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«Dragons»:des questions sur l’affaire Néron

Caroline Néron…à l’époque de jours meilleurs

 

 

 

L’importante restructuration annoncée dans les magasins des bijoux Caroline Néron a suscité des questions sur le processus de sélection de l’émission «Dans l’oeil du dragon», dans laquelle de riches gens d’affaires s’engagent à investir dans des entreprises en démarrage.

Les problèmes financiers de Caroline Néron ont provoqué un coup de tonnerre dans le domaine québécois du divertissement, certains se demandant comment elle avait fait pour se qualifier comme dragonne à la populaire émission de téléréalité présentée à Radio-Canada.

François Lambert, qui a déjà participé à l’émission, déplore que le diffuseur public ne demande pas à ses vedettes de démontrer qu’ils ont du temps et des liquidités à offrir à leurs partenaires potentiels.

En entrevue, M. Lambert a affirmé que personnellement, il ne s’était jamais fait demander ses chiffres.

D’autres choix de dragons ont suscité la controverse. Gilbert Rozon, le fondateur de Juste pour rire, a fait l’objet de plusieurs allégations de nature sexuelle et est accusé de viol. Pour sa part, Martin-Luc Archambault a quitté l’émission en septembre alors qu’une enquête du commissaire canadien à la vie privée révélait que son entreprise avait enfreint plusieurs articles de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.

François Lambert a cofondé l’entreprise Aheeva Technology, un système pour des centres d’appels disponible dans 75 pays. Il dit aussi avoir des investissements dans dix entreprises.

Selon lui, il n’y aurait fallu que peu de recherches pour disqualifier MM. Rozon et Archambault. Et il prétend que d’autres gens qui l’entouraient à l’émission n’avaient pas non plus sa place.

Il croit que le diffuseur public devrait chercher des candidats qui ont de l’argent et qui ont déjà vendu une entreprise.

«En réalité, nous faisons de l’argent avec une entreprise quand on la vend», a-t-il expliqué.

«Je venais juste de vendre mon entreprise quand ils m’ont demandé d’être à l’émission… Je n’étais pas un imposteur, j’avais ma place là. Tu deviens un dragon quand tu as fini ton entreprise et que tu as le temps de t’investir et d’appliquer cette recette du succès à d’autres.»

Radio-Canada se défend

Marc Pichette, le porte-parole de Radio-Canada, a assuré que le diffuseur et les producteurs «menaient une évaluation de base de l’application, selon les informations données de bonne foi par le dragon potentiel.»

Il a rappelé qu’en 2016, lorsque M. Rozon était une personnalité louangée à l’international, qui avait été choisi par la Ville de Montréal comme commissaire pour le 375e anniversaire de la métropole, qui s’est tenu en 2017.

Selon le quotidien «La Presse», qui a contacté huit des entrepreneurs avec qui Mme Néron s’était entendue lors de la dernière saison, la femme d’affaires n’a pas versé un sou à leur entreprise.

En entrevue avec le réseau TVA, jeudi, Mme Néron a annoncé qu’elle fermerait neuf des quatorze boutiques dans la province et qu’elle mettrait à pied 64 de ses 152 employés.

L’entreprise a grossi trop vite

Michel Nadeau, qui dirige l’Institut sur la gouvernance d’organisations privées et publiques, la marque de l’ancienne chanteuse et comédienne était populaire au Québec et celle-ci était l’une des seules à se tailler une place dans le marché des bijoux.

«C’était l’une des rares entreprises dans l’industrie des bijoux, de l’artisanat, qui a réussi à imposer une marque — elle a réussi, a-t-il déclaré en entrevue. Elle est encore très, très présente à la télévision et la radio», a-t-il souligné.

Le problème est selon lui que son entreprise a grossi trop rapidement, avec l’ajout de plusieurs boutiques dans des centres commerciaux où l’espace est dispendieux.

M. Lambert, qui n’a pas été invité dans la prochaine saison de l’émission, estime que l’histoire de Mme Néron devrait servir de leçon à tous les entrepreneurs «qui s’éparpillent tellement et qui font tout, à part gérer leur propre entreprise.»

 

 

 

 

 

 

 

Le Canada sous contrôle du crime organisé:Le cannabis coûte plus cher depuis sa légalisation

Le prix du cannabis a connu une hausse significative depuis sa légalisation. Les produits proposés en vente légale se vendent plus cher que ceux disponibles sur le marché noir, selon une analyse des prix compilée par Statistique Canada.

Statistique Canada a recueilli des données sur les prix du cannabis avant sa légalisation le 17 octobre 2018 et les a comparées au prix moyen à la fin de la même année, c’est-à-dire après la légalisation. Il en ressort une hausse de 17% du prix pour un gramme de cannabis.

Le prix moyen d’un gramme de cannabis médicinal ou autre coûtait 9,70 $, comparativement à 6,51 $ sur le marché noir au cours du quatrième trimestre de l’an dernier, précise l’agence fédérale.

« Il n’est pas surprenant que le prix de l’herbe ait augmenté », affirme David Clement, directeur des affaires nord-américaines du Consumer Choice Centre, un groupe de défense des consommateurs qui fait une veille réglementaire à l’échelle mondiale. Il estime que deux facteurs principaux font augmenter les coûts du cannabis : les taxes et le manque de concurrence.

« Il en coûte un demi-milliard par an pour appliquer les règles et règlements de la Loi sur le cannabis, afin de générer les revenus nécessaires pour couvrir les frais et les licences qu’ils ont imposés aux producteurs autorisés », ajoute M. Clement.

Dans la majorité des provinces et des territoires, l’accès au cannabis est limité aux commerces de détail et aux boutiques en ligne gérés par le gouvernement.

Il n’y a que sept permis de vente au détail du cannabis pour une région de l’Ontario de la taille de la Nouvelle-Écosse.

Les problèmes de prix permettront aux vendeurs illégaux de rester « en affaires », pense Jeffrey Lizotte, un lobbyiste du cannabis et PDG de Next Wave Brands.

Le sujet revient souvent dans les échanges avec Santé Canada et les organismes de réglementation provinciaux pour aider à alléger le fardeau et s’assurer que le cannabis légal puisse faire face à la concurrence du marché noir pour ce qui est des prix. « C’est la seule façon pour nous de déplacer le marché noir », explique Jeffrey Lizotte.

D’après l’enquête, quelque 7,7 % des personnes interrogées ont déclaré avoir acheté du cannabis pour la première fois.

 

 

Allemagne: Un homme politique de l’AfD agressé brutalement par Antifa et au seuil de la mort

La photo de ses blessures a été affichée sur tous les médias sociaux. De nombreux médias ont choisi de censurer ses blessures, qui sont des conneries pour eux. C’est des nouvelles. Les gens ont le droit de savoir ce qui a été fait à cet homme.

Tout récemment, un politicien de l’AfD a été brutalement attaqué par une petite foule armée de bâtons de bois. Ses blessures sont graves et il pourrait ne pas survivre.

Frank Magnitz, président de Brême, président du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), se bat pour sa vie après s’être blessé à la tête à la suite d’une attaque de trois assaillants inconnus.

Magnitz a été transporté à l’hôpital lundi soir après avoir subi une grave blessure à la tête à la suite d’une « tentative d’assassinat à motivation politique », a déclaré Bremen AfD dans un communiqué, affichant une image graphique du président blessé.

Armés de bâtons de bois, les trois hommes ont frappé à plusieurs reprises l’homme politique à la tête et lui ont donné des coups de pied alors qu’il était déjà à terre jusqu’à ce qu’un ouvrier du bâtiment ait vu l’assaut et tenté d’intervenir. Selon le communiqué, l’attaque a eu lieu immédiatement après le départ de Magnitz de la réception du nouvel an près de la Goetheplatz à Brême.

« Aujourd’hui est un jour noir pour la démocratie en Allemagne », a déclaré l’AfD, soulignant que Magnitz restait dans un état critique. « Il a été battu à moitié mort », a écrit sur Twitter le porte-parole de l’AfD Jörg Meuthen, qualifiant l’assaut de « complot lâche et dégoûtant ».

Apparemment, battre les gens avec des bâtons de bois pour régler des désaccords politiques fait partie de la gauche tolérante de nos jours. L’AfD n’est pas un parti d’extrême droite, même si les médias en parlent constamment. Il s’agit essentiellement d’un parti de niveau Alt-Lite qui souhaite simplement que l’Allemagne maintienne sa souveraineté et ne soit pas inondée d’un nombre illimité de singes du tiers monde.

Bien sûr, sachant ce qui se passe en Allemagne, il est douteux que quiconque soit arrêté pour ce crime. C’est un pays qui permet aux singes du tiers monde de violer et d’attaquer des personnes alors qu’elles mettaient des femmes âgées en prison pour avoir interrogé l’Holocauste. La liberté d’expression n’existe pas en Allemagne.

 

 

 

 

 

Android : ce cheval de Troie peut vous voler 1000 euros chaque fois que vous utilisez PayPal

Android malware

Un nouveau malware, découvert en novembre dernier, utilise une fonction d’accessibilité pour contourner la double protection de votre compte PayPal et vous voler de l’argent chaque fois que vous lancez l’application de ce service.

 

Découvert par des experts en sécurité le mois dernier, un Cheval de Troie bancaire sur Android défraie la chronique. Pour cause, il réussit le beau tour de force d’arriver à voler de l’argent sur un compte PayPal, même si celui-ci est sécurisé grâce à deux facteurs d’authentification.

Attention aux Stores alternatifs

Selon le blog de sécurité de l’ESET, ce malware se diffuse par le biais de kiosques de téléchargements alternatifs au Play Store de Google. On le retrouve dans de fausses applications d’optimisation des performances et de la batterie pour smartphone.
Comme souvent avec ce genre de programme, après la première exécution, l’application va se refermer immédiatement et demandera ensuite l’accès aux fonctions d’accessibilité d’Android à des fins de mesures « statistiques ».
L’application va alors envoyer un message à l’utilisateur sous forme d’une notification qui lui demande d’ouvrir l’application PayPal officielle et de s’y connecter, en utilisant l’authentification à deux facteurs, au besoin. Un moyen ingénieux de contourner cette double sécurité.

 

Rien à faire…

Car pendant que l’utilisateur s’identifie, le malware profite de la fonction d’accessibilité qui a été activée pour reproduire la saisie effectuée dans l’appli PayPal. Une fois connecté, il réalise un paiement de 1000 euros à destination de l’adresse de l’attaquant.
Selon les chercheurs en sécurité de l’ESET, le processus total ne prend pas plus de cinq secondes après l’authentification et il n’y a aucun moyen de l’interrompre. L’opération échoue dans deux cas seulement, si le compte PayPal n’est pas suffisamment approvisionné et/ou si aucune carte de crédit n’est liée au compte.
Pire encore, l’attaque et le virement auront lieu chaque fois que vous lancerez par la suite l’application PayPal ! A 1000 euros les cinq secondes d’attaque, cela peut vite coûter cher.

Du vol d’informations précieuses

Mais le cheval de Troie ne s’arrête pas là. Il télécharge des pages HTML pour cinq applications très populaires : Gmail, Google Play, Skype, Viber et WhatsApp. Ces pages vont se superposer à l’application. En fonction du programme visé, elles demandent l’identifiant et le mot de passe, pour Gmail, notamment qui sert souvent d’adresse pour la double authentification sur PayPal. Elles peuvent aussi demander à l’utilisateur de saisir ses identifiants bancaires. Le seul moyen de se débarrasser de ces écrans est de saisir du faux texte. Le bouton Home ou Retour sont en effet désactivés.

Et la routine habituelle

Enfin, le malware se livre aux exactions habituelles de ce genre de programme. A savoir qu’il va intercepter les SMS et changer l’application de SMS par défaut, toujours dans l’optique de récupérer des données ou de contourner une sécurité par double authentification. Il récupérera également votre liste de contacts, dressera un état des lieux des applications installées, etc. Un bon moyen de savoir pour la suite quelles applications attaquer. Un plan bien huilé, en quelque sorte.

Pour l’heure, afin d’éviter de tomber dans le piège de ce cheval de Troie, il vous suffira d’éviter de télécharger des applis en dehors du Play Store de Google. Par ailleurs, PayPal ayant été averti, il est fort probable que ses développeurs travaillent à produire une mise à jour qui bloquera cette attaque.


8 applications Android espionnent près de 2 milliards de personnes

Huit applications mobiles sur Android sont placées au banc des accusés, alors qu’elles espionneraient près de 2 milliards de personnes dans le but de générer des revenus publicitaires frauduleux.

Plus tôt cette année, nous apprenions que 125 applications Android étaient impliquées dans une fraude. Celles-ci espionnaient les utilisateurs pour siphonner de l’argent aux annonceurs de Google.

Si ces 125 applications touchaient plus de 115 millions de personnes, voilà que 8 nouvelles applications utilisant sensiblement le même schéma de fraude pourraient quant à elles en toucher plus de 2 milliards!

Deux firmes chinoises accusées de détourner des revenus publicitaires

C’est une enquête du site Buzz Feed News en collaboration avec la société d’analyse serbe Kochava qui a levé le voile sur ces 8 applications frauduleuses et qui auraient été téléchargées plus de 2 milliards de fois.

Sept d’entre elles sont développées par la firme chinoise Cheetah Mobile, alors que la huitième elle a été développée par une autre société chinoise nommée Kika Tech.

  • Clean Master
  • Security Master
  • CM Launcher 3D
  • Kika Keyboard
  • Battery Doctor
  • Cheetah Keyboard
  • CM Locker
  • CM File Manager
Voici les applications frauduleuses et leur nombre de téléchargements.

L’arnaque est relativement bien ficelée, alors qu’une fois installées et qu’on leur accorde plusieurs autorisations sur notre téléphone ou tablette, ces applications se mettent alors à espionner nos moindres gestes.

Dans quel but? Celui d’extirper de l’argent aux annonceurs de Google en falsifiant les interactions que l’on a sur notre téléphone.

Ainsi, si on clique sur une bannière publicitaire d’un produit qui nous intéresse ou sur une page web, ces applications vont falsifier ces clics pour plutôt dire à Google que nous avons télécharger les applications des deux firmes chinoises.

Cela leur permettrait de mettre la main sur une cote de publicité allant de 50 cents à 3 dollars. Ça fait pas mal de bidous pour chaque clique!

Pour l’instant, seules les applications CM Locker et Battery Doctor ont été retirées du Play Store, avant de revenir quelques jours plus tard.

Google enquêterait présentement sur ces applications pour vérifier les allégations de l’enquête de Buzz Feed.

Dans tous les cas, il serait judicieux de supprimer ces applications si vous les avez sur votre téléphone ou votre tablette Android.

 

 

Source :
Blog de l’ESET

 

 

 

Comment Facebook peut collecter certaines données même si vous n’êtes pas inscrit

Une étude de l’ONG de défense de la vie privée Privacy International révèle que de nombreuses applications pour mobile populaires envoient des données à Facebook quand bien même un utilisateur n’a pas de compte sur le réseau social.

figarofr: L'entreprise collecte un grand nombre de données via des applications partenaires et desL’entreprise collecte un grand nombre de données via des applications partenaires et des

Ne pas être sur Facebook n’empêche pas le réseau social le plus puissant au monde de collecter des informations sensibles sur vous. L’ONG de défense de la vie privée Privacy International l’a prouvé une nouvelle fois en dévoilant le 29 décembre dernier qu’une dizaine d’applications populaires sur Android transmettaient des données à Facebook sans que l’utilisateur n’en soit informé et ce, même s’il n’était pas inscrit sur le réseau social.

Des applications comme SpotifyCandy CrushDuolingo ou encore Kayak ont en effet installé un outil informatique qui programme automatiquement le transfert de données vers le réseau social. Ces données dites «techniques» comportent par exemple le nom de l’application téléchargée, si elle a été ouverte, le modèle et le nom du téléphone, la langue sélectionnée… Associées à l’identifiant publicitaire de Google, dont chaque internaute est doté, elles permettent de dresser un profil relativement complet de la personne à qui l’on a affaire. Et de lui proposer de la publicité ciblée, y compris en fonction de critères ethniques ou religieux pourtant particulièrement encadrés en France.

«Par exemple, un individu qui a installé […] Qibla Connect [une application de prière pour musulmans], Period Tracker Clue [une application de suivi des règles], Indeed [une application de recherche d’emploi] et My Talking Tom [une application pour enfants] pourrait faire être profilé comme étant probablement une femme, probablement musulmane, probablement en recherche d’emploi, probablement mère de famille.» rapportent les auteurs de l’étude. D’après leurs conclusions, 61 % des 34 applications les plus populaires d’Android envoient des informations à Facebook dès leur première ouverture, mais il demeure impossible de savoir comment ces données sont utilisées par Facebook.

Dans les filets de Facebook

Facebook estime qu’il ne peut être tenu pour responsable de ce transfert de données que d’aucuns pourraient trouver indésirable. C’est selon lui aux développeurs d’applications d’informer de la collecte des données et de veiller à bien obtenir le consentement avant de les transférer à Facebook. Sauf que, comme le rappelle Libération, l’envoi de ces données s’est longtemps fait automatiquement, avant même d’obtenir ce précieux consentement pourtant exigé par le règlement européen sur la protection des données (RGPD). Après l’entrée en vigueur de ce texte en mai dernier, certains développeurs avaient alors signalé à Facebook que cette transmission s’opérait avant même que l’internaute n’ait pu donner son autorisation. «Ce n’est qu’un mois plus tard que le géant de Menlo Park a mis à jour son kit de développement logiciel, qui inclut désormais la possibilité de retarder la collecte de données jusqu’au recueil du consentement», rapporte le journal.

Au-delà du seul monde des applications, Facebook recueille un nombre considérable d’informations sur le web grâce à des cookies installés sur près de deux tiers des sites Internet au monde. Les petits boutons «j’aime», incontournables sur les sites Internet, servent aussi à collecter des informations. Enfin, nombre d’internautes pensent que supprimer son profil suffit pour échapper aux filets de Facebook, mais oublient parfois que l’entreprise possède aussi WhatsApp et Instagram, deux précieux outils pour collecter des informations.

Le pare-feu, unique protection à l’heure actuelle

Enfin, il n’est pas facile pour l’utilisateur d’échapper à ces transferts de données. Les applications ne le permettent pas. L’unique moyen à ce jour est d’utiliser des applications de filtrage de trafic comme NetGuardou AFWall+. Mais celles-ci ne sont pas simples à paramétrer et nécessitent parfois de rooter le smartphone.

Facebook n’est pas le seul à collecter des données par le biais d’un SDK. Le grand maître en la matière est Google. Une étude réalisée en octobre 2018 par des chercheurs d’Oxford a montré que les modules et trackers de ce géant du Web étaient inclus dans 88 % des applications Android, contre 42 % pour Facebook. Se ruer sur les smartphones d’Apple n’est pas forcément une solution non plus, car il est probable que cette collecte existe également sur iOS…  

 

 

 

Sur Android, Facebook vous surveille que vous ayez un compte ou non

 

 

 

Un « Google du dark web » pour naviguer dans le monde obscur du net

Céline Haéri, co-fondatrice d’Aleph Networks, le 4 décembre 2018 dans ses locaux, à Villefranche-sur-Saône

Un « Google du dark web », permettant d’aller fouiller dans les entrailles obscures d’internet où s’achètent armes, drogues et codes de cartes bancaires: c’est l’outil – à ne pas mettre entre toutes les mains – qu’a développé une start-up française.

« Nous indexons la quasi-totalité du +dark web+ », souligne Céline Haéri, cofondatrice d’Aleph Networks, interrogée par l’AFP dans les discrets locaux de l’entreprise, nichés au coeur de la région viticole du Beaujolais, dans le centre-est de la France.

L’accès au « dark web » se fait très classiquement à travers des logiciels accessibles via l’internet de monsieur « Tout le monde ».

Mais dans cet univers sulfureux, les internautes ne peuvent pas faire de recherche par mots-clés et avoir ainsi accès à une liste de sites. Pour aller plus loin, ils doivent disposer d’une adresse précise.

Le logiciel Aleph, lui, indexe et stocke donc des millions de ces pages du « dark web », comme le fait Google ou Bing sur l’internet traditionnel.

En cinq ans, la start-up française a répertorié 1,4 milliard de liens et 450 millions de documents sur 140.000 sites, en 70 langues différentes.

Céline Haéri tape ainsi « Glock » – marque autrichienne de pistolets prisés des mafias – et coche la case « bitcoin », monnaie virtuelle supposée intraçable. Aussitôt, apparaissent les liens de sites de vente en monnaie électronique.

Certains « affichent même les étoiles de satisfaction de leurs clients », s’exclame son mari – et PDG – Nicolas Hernandez.

Début décembre, leur logiciel recensait 3,9 millions de numéros de cartes de crédit volées. Leur neutralisation était l’un des axes de développement pressentis par Aleph. « Mais les banques sont assurées. Elles s’en fichent », sourit M. Hernandez.

Une autre recherche, sur le Cesium 137, ingrédient potentiel des « bombes sales », fait apparaître 87 sites… Un « supermarché du terrorisme » explique encore comment fabriquer à la maison bazooka ou explosifs.

Ce paysage inquiétant est loin d’être figé. Au sein du « dark web », « les sites tombent très rapidement et se remontent sous une forme légèrement différente ».

– « en mode garage » –

« Sans moteur de recherche, on ne peut pas avoir de vue d’ensemble », explique M. Hernandez.

Son logiciel permet lui de visualiser les liens entre sites, pour cartographier le « dark web » et ses éventuelles connexions avec l’internet légal.

Début 2019, la société ajoutera une couche d’intelligence artificielle pour reconnaître des images: Kalachnikov, enfants victimes d’abus ou marques contrefaites…

A l’origine de l’aventure, M. Hernandez et un ami d’enfance. Ingénieurs informatiques le jour, dans de grands groupes internationaux, hackers la nuit, au service de grandes causes, liberté d’opinion ou lutte contre la maltraitance des enfants.

Céline Haéri, co-fondatrice d’Aleph Networks,

 

A la demande de Céline, alors institutrice, ils mettent au point « en mode garage » un logiciel pour agréger les blogs d’enseignants français hostiles à une réforme scolaire. Ce logiciel reste aujourd’hui à la base de leur technologie de collecte massive et de structuration d’informations.

Sautant le pas, le trio monte en 2012 sa société, baptisée du nom de la première lettre de l’alphabet hébraïque – et l’une des définitions de l’infini pour les mathématiciens.

Après avoir « failli mourir trois ou quatre fois » et exploré en vain divers marchés, la société trouve à sa grande surprise son salut auprès de la communauté militaire.

« On avait été repérés par la Direction générale de l’armement (français, NDLR). Deux jours après l’attentat contre Charlie Hebdo, ils nous ont demandé une démonstration », raconte M. Hernandez.

« L’armée a été particulièrement sensible au discours consistant à dire que, si on ne connaît pas un territoire, ce qui est le cas avec le +dark web+, on ne le maîtrise pas », relève Mme Haéri.

– culture du « non » –

Mais un tel outil ne peut tomber entre toutes les mains, d’autant que le « dark web » est aussi le lieu où s’organise la résistance aux mouvements totalitaires, relève M. Hernandez, qui se vit volontiers en « protecteur de la cité », au sens des Grecs anciens.

Aleph affirme refuser 30% à 40% des demandes de licence de son logiciel, en s’appuyant sur son comité d’éthique et les conseils – avisés – de ses clients étatiques.

« On tient à cette culture du +non+ », dit-il.

La société, qui compte aujourd’hui neuf personnes, a pu lever 200.000 euros à son lancement, dont 130.000 apportés par un « business angel » du Beaujolais qui a pris 20% de son capital. Elle s’autofinance depuis 2017.

Si elle ne devrait réaliser que 660.000 euros de ventes cette année, elle compte les doubler l’an prochain. Ce qui commence à titiller les investisseurs.

Car l’enjeu est maintenant de décliner pour les entreprises privées les logiciels vendus aux administrations. Ce qui nécessitera d’édicter des règles claires pour répondre à une foule de questionnements éthiques.