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Les photos les plus embarrassantes de Donald Trump avec…les femmes

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Melania Knauss
Rencontre avec Melania ,née le 26 avril 1970 à Novo Mesto dans le sud-est de la Slovénie, qui était alors une partie de la Yougoslavie et Germanisée . Elle a rencontré Donald Trump lors d’une Fashion Week à New York en septembre 1998. Savez-vous que Melania a d’abord refusé de donner à Donald son numéro de téléphone?

 

Rencontre avec Karin Victoria Silvstedt ,née le 19 septembre 1974 à Skelleftehmn, la Suède est une personnalité suédoise, actrice, chanteuse et artiste de la télé. Savez-vous qu’elle parle anglais, français et italien, ainsi que sa langue maternelle suédoise? Elle gagne des millions de dollars chaque année pour son travail de modélisation! Il semble qu’elle discute avec Donald Trump à propos de sa beauté!

 

Rencontre avec Tara Elizabeth Conner , née le 18 décembre 1985 est un modèle américain, avocat et reine beauté qui était Miss USA en 2006 et a également participé aux concours Miss Teen USA et Miss Univers. Regardez la photo de la reine de beauté au moment où elle a été critiquée, Donald Trump l’a réconforté après la conférence de presse qui se trouvait à New York.

 

Rencontre avec Bridget Marks ( occupée à faire la pose à Donald Trump )qui enregistre avec sa caméra toute la beauté qu’elle a montrée au monde. Pour voir cette pose, qu’est-ce que vous dites, n’est-ce pas comme l’amour entre eux? Voici l’interrogation dans la relation entre l’ancienne modèle Playboy Bridget Marks et Donald Trump pendant la période 1993!

 

Savez-vous que Trump a une longue histoire avec Playboy Magazine, est-ce qu’il est apparu célèbre en couverture en 1990? Qui dit que Trump a pratiqué la nudité ou le contenu sexuellement explicite d’autres scènes dans les films représentés par des femmes complètement nues se frottant séduisamment dans des scénarios différents, que peut -on voir dans cette photo, pouvez-vous imaginer ce que Trump regarde à la main?

 

Rencontre avec Stefania Fernandez Krupij ,née le 4 septembre 1990 C’est une annonceuse de télévision vénézuélienne, modèle et reine de beauté. Elle a remporté la Miss Venezuela 2008 et a également remporté le titre de Miss Universe 2009. Regardez cette photo Donald Trump embrassée à Stefania Fernandez, elle a été peu confuse lors du Concours Miss Universe 2010 lors des événements Mandalay Bay.

Rencontre avec Ivanka Marie Trump née le 30 octobre 1981, une femme d’affaires américaine, une ancienne personnalité de la télé réalité, une femme sociale, une auteure et une modèle de mode ainsi qu’elle est la fille Donald Trump et sa première épouse qui était aussi un modèle, vous connaissez son nom Ivana Trump. Vous la voyez au centre de l’image, en blanc, qui lance un concert Beach Boys?

 

Il s’agit d’une autre photo de Donald Trump qui aime bien les bisous .Ici, vous pouvez voir que vous essayez d’embrasser cette fille et qu’elle essaie de vous étreindre. Les avez-vous reconnu? Elle est Jennifer C, avec Donald Trump, et Melania Knauss à travers une fête d’observation. Sa femme est à côté de lui, indiquant juste comme son approbation ou sa satisfaction!

 

 

Que se passe-t-il dans cette photo, pouvez-vous imaginer bien qu’elle soit sa fille et ses mains ne sont pas passionnantes à mettre ses hanches? C’est durant la présidentielle républicaine, que Donald Trump, embrassat maladroitement sa fille Ivanka Trump le jour de la Convention nationale républicaine, du 21 juillet 2016.

 

Vous devrez dire qu’il est un homme qui continue de penser au baiser et au plaisir sans arrêt.vous apercevez ici Melania Trump, Donald Trump et Heidi Klum lorsqu’ils ont assisté au lancement mondial du Trump International Hotel & Tower Dubai, il a commencé à montrer de l’amour et l’a embrassé et Melania fait face comme si elle était elle-même embrassée.

 

Vous voyez dans cette photo Donald Trump est flanqué par Victoria Silvstedt, et sa petite amie, Melania Knauss, au 50e anniversaire du magazine Playboy fêtant à l’avenue Lexington. Armurerie, à ce moment-là, vous vous souvenez, alors nous nous sommes souvenus que c’est pendant l’année 2003!

 

Vous pouvez voir ce qu’il faisait lorsqu’il était jeune et son vif intérêt était d’avoir des filles dans ses bras, n’est-ce pas? Si vous ne le croyez pas, jetez un coup d’œil à sa photo lorsque Donald Trump a assisté à une Miss USA et Miss Teen, la Conférence de presse des États-Unis intitulée avec tous ses concours. Il a été amusé par eux.

 

Il semble qu’il essaie de filmer dans des films et prêt pour n’importe quelle scène du film, n’est-ce pas? À l’heure actuelle, lorsque Donald Trump et Megan Mullally ont participé à la 57e édition du Prix Emmy annuel en 2005, ils étaient hors de contrôle et le photographe ne tarda pas à prendre son instant instantané, ce qui montre vraiment le vrai visage du président américain.

 

L’amour est aveugle et peut se produire à tout moment à n’importe quel âge lorsque vous êtes en âge d’or, comme ici, vous voyez les deux amoureux que vous devrez dire, bien sûr, ils ont raison en raison de leur jeune âge. Vous voyez le visage de Donald Trump et de sa petite amie alors, le modèle Kylie Bax a l’air trop sexy et d’humeur!

 

la dépendance des filles, ce sera comme cet homme qui a brisé le record aux États-Unis par son affection et son succès dans tout ce qu’il a eu du succès. Vous voyez Donald Trump avec Miss New York et Miss Connecticut, tous les deux sont entre ses mains et il essaie de faire quelque chose et nous ,on s’en doutait!

 

 

Oh oui, c’est un plaisir que je t’ai eu! C’était la voix de Donald Trump et de Miss USA 2009, Kristen Dalton, publiée sur le 2009 Miss USA Pageant à Las Vegas.

 

 

Que pensez-vous de voir cette photo, si je ne me trompe pas, il dit dans Jennifer Hawkins oreilles, ‘I Love You’ parce que c’est sa vieille habitude! Elle sourirait pour entendre ça et essayait d’annoncer sur le micro, mais je pense qu’il appuie aussi sur son buste.. C’est la vraie photo de Donald Trump et de l’ancienne Miss Univers Jennifer Hawkins!

 

Que dites-vous de voir la photo, ses sœurs ne sont-ils pas les premieres? Elle essaie de l’embrasser, alors qu’en est-il de ses seins? En fait, c’était le moment d’or où Pamela Anderson et Donald Trump se sont régalés lorsqu’ils ont assisté à un «Donald J. Trump Birthday Quarter Million Dollar Giveaway» a été célébré le 11 juin 2005.

 

Pourquoi Donald est célèbre aux États-Unis, vous ne le savez pas, afin que vous puissiez voir cette photo et que vous puissiez juger très bien ce que vous dites de voir cette photo? Vous voyez qu’il est à la fois Marla Maples et le modèle Roshumba Williams qui a assisté à la Deuxième Prestation annuelle de SIDA en pédiatrie de DISHES en 1996 et a supprimé la pensée des personnes noires et blanches et a montré qu’il les aime toutes les deux, et une question :qu’en est-il maintenant?

 

Voici une autre situation qui a créé de nombreuses questions dans l’esprit des gens. Si vous voyez cette photo étonnante, alors pourquoi la question ne viendra pas dans l’esprit, comme deux garçons et une fille, Donald Trump, Paula Zahn et Richard Cohen ont assisté à la Cinquième Annual March of Dimes Gourmet Gala Benefit et étaient heureux, alors ils l’ont embrassé Au même moment.

 

Le style Donald Trump ici pour vous voit encore cette photo et vous décidez, Donald Trump essaie-t-il d’embrasser loin de son visage ou les lèvres n’est-ce pas une dépendance au style d’amour? Il est Donald Trump et Miss Univers, représentés après les finales de Miss Univers à Las Vegas, c’est pourquoi il essaie de l’embrasser, mais est-ce bien?

 

Rencontre avec Yoseph Alicia Machado Fajardo est une actrice américaine vénézuélienne, animatrice de télévision, chanteuse et belle reine. Elle était Miss Venezuela en 1995 ainsi que Miss Universe en 1996. Fait intéressant, Miss Univers, Alicia Machado du Venezuela, a embrassé Donald Trump dans ses exercices quotidiens de remise en forme dans un centre de santé en 1997, elle a complété le désir du cœur de Donald Trump en donnant le baiser avec joie.

 

Vous ne savez peut-être pas, mais voyez-vous, c’est un modèle féminin Playmate présenté dans le menu central du livre playboy Playmate of the Month (PMOM). Playboy encourage les joueurs potentiels à envoyer des photos avec un appel «fille de côté» pour examen et soumettre des photos de Playmate, peuvent être admissibles aux frais d’un chercheur si leur modèle est sélectionné. Donald Trump a assisté au 40ème anniversaire de Playboy Magazine en posant cette Playmate Lisa!

 

Rencontre avec Barbara Walters qui est née le 25 septembre 1929.Elle est une journaliste, auteure et personnalité de la télévision américaine. Vous souvenez-vous qu’en 1997, Walters a créé et fait ses débuts en tant que co-animatrice sur ‘The View’, un talk-show de jour avec un pannel tout-féminin? Ici dans cette photo, vous voyez Donald Trump et Barbara Walters qui s’apprécient !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Video in english:Unbelievable:Gingrich just dropped bombshell that that proves Hillary’s a cheat!

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Le vrai coût de fabrication de nos smartphones : pollution, esclavage, conflits armés

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Il y a 2 ans seulement,le reportage Cash Investigation, diffusé sur France 2 et ayant pour sujet les dessous les plus choquants de l’industrie smartphone, a fait beaucoup de bruit, levant le voile sur une réalité qui, parfois soupçonnée, est désormais indéniable.

Ces nouvelles technologies étant au cœur de  la vie  de notre site, il n’était pas possible d’ignorer ces informations, c’est pourquoi nous vous avons préparé un dossier faisant le point sur la réalité cachée de nos téléphones portables.

 

La pollution des smartphone.

Le décor

Le marché du smartphone a complètement transformé nos vies. Ces appareils ont atteint un tel niveau d’ergonomie, épousent tellement le quotidien pour simplifier la communication, l’accès à l’information, les déplacements et la productivité en générale, qu’on oublie presque leur présence, entrée dans les fibres de nos comportements.

Il n’y a pourtant pas si longtemps, rien de tout cela n’existait, et nos téléphones portables, appelés aujourd’hui les « feature » phones, ne nous permettaient que de téléphoner, ce qui était déjà fascinant à l’époque.

En remontant un peu plus dans le temps, ces mêmes portables n’existaient pas, et nous oublions aujourd’hui qu’il ne fallait pas oublier le code d’un ami pour pouvoir accéder à son immeuble, que nos rendez-vous devaient être calés avec soins pour ne pas se rater, qu’il fallait savoir lire une carte pour se déplacer, et les exemples sont nombreux.

Ce nouveau marché est ainsi devenu une des clefs de l’économie moderne, de nouveaux métiers ont été créés, des empires se sont montés, et la compétition s’est mise à faire rage.

Cette dernière amène les fabricants à vouloir toujours augmenter leurs marges, et certains d’entre eux tentent de parvenir à cela tout en pratiquant des tarifs low cost. C’est ainsi que la course à la production peu onéreuse, quel que soit son prix moral, se développe.

Le reportage Cash Investigation : les secrets inavouables de nos téléphones portables, parle de ce coût réel, humain et écologique, en enquêtant sur la réalité se cachant derrière la fabrication de nos appareils, l’extraction des matières premières, et les économies faites dans la chaine de production en s’appuyant sur des entreprises n’hésitant pas à faire travailler des enfants.

 

Quoique nos smartphones soient des objets fascinants, une réalité doit aujourd’hui être connue de tous les consommateurs. Si les soupçons concernant l’origine de ces appareils existaient déjà, que d’autres industries nous avaient déjà offert la preuve de ce que les fabricants sont capables de faire pour diminuer les coûts, et que la provenance de certains composants impliquait logiquement des drames humains cachés, les choses n’étaient pas concrètes.

Aujourd’hui, l’enquête délivrée par France 2 fait passer le statut de cette question de simple spéculation à pure réalité.

1 – De quoi sont faits nos portables

Avant que nos smartphones ne soient ces objets artificiels et finalisés que nous connaissons si bien, il y a évidemment des ressources naturelles.

Les chiffres concernant la surconsommation humaine, et plus particulièrement occidentale, se multiplient ces dernières années, mais alors que l’information est déjà assez connue du grand public concernant des ressources telles que les les terres cultivables, la question des minerais et autres matériaux l’est moins.

De quoi est composé votre smartphone

 

Pourtant, l’explosion de marché des smartphones a boosté l’exploitation d’une quarantaine de matériaux, générant à la fois l’appauvrissement des sols, le traumatisme des écosystèmes alentours, la pollution, et mettant en péril la vie des hommes travaillant dans ces gisements avec des conditions ne respectant souvent aucun standard de sécurité, fréquemment pour le compte de chefs de guerre pour qui la vente des minerais extraits permet l’armement.

Ainsi, l’histoire de la quasi-totalité des smartphones circulant sur le marché est teintée par différents drames humains et environnementaux, impliquant également le travail d’enfants à différentes étapes de la chaîne.

Nous découvrons alors non seulement que derrière le low cost se cachent des économies faites au prix des droits de l’homme, mais que même les produits les plus chers participent à ce système macabre.

Enfin, ces matériaux utilisés sont non-renouvelables, c’est-à-dire que nos civilisations ont un stock déterminé de ces différentes ressources, et qu’il n’y en aura pas plus (techniquement, ses ressources se renouvellent aussi, mais leur genèse se fait à une échelle de temps géologique et donc négligeable à l’échelle de la civilisation).

 

Ainsi, la production frénétique, que le simple coût humain décrit plus haut serait amplement suffisant à remettre en question, est également problématique en ceci qu’elle se dirige dans un cul-de-sac matériel que l’homme moderne néglige.

2 – Le travail des enfants

Le reportage de France 2, lors de son enquête, se rend à l’usine LCE, l’un des fournisseurs d’écrans de plusieurs grands fabricants de smartphones.

 

Au-delà du fait que les employés doivent avoir une productivité qu’on imagine à peine exécutable, que ces derniers soient numérotés au sens le plus littéral du terme, que les méthodes managériales consistent notamment à leur faire afficher aux murs de l’usine des lettres dans lesquels ils s’excusent pour leurs fautes, au-delà du fait que ces employés vivent dans des dortoirs déplorables, enfin, au moins la moitié d’entre eux sont des enfants.

Employer des enfants plutôt que des adultes offre quelques avantages non négligeables. Cela permet en premier lieu d’avoir une main d’oeuvre à bon prix, dans des pays où cette dernière n’est déjà pas onéreuse à la base. De plus, les enfants sont plus faciles à contrôler.

Ainsi, ce sont des personnes ayant parfois moins de 13 ans que l’on découvre, travaillent 13 heures par jours, avec un jour de congé toutes les deux semaines et deux jours fériés par ans, pour un salaire de 160 euros par mois. Peu d’entreprises échappent au scandale, et Huawei en a fait les frais lors d’une interview musclée de la journaliste de Cash Investigation.

Ce simple fait à lui seul devrait suffire à condamner l’industrie tout entière, assez désolant pour que nos comportements en tant que consommateurs puissent changer, pourtant, il ne s’agit pas du seul secret que renferment nos smartphones.

3 – La pollution

Nous avons vu plus haut la diversité des matériaux composant nos téléphones portables. Comme souvent dans le cas des matières premières. Bien entendu, celles-ci doivent être transformées pour obtenir les composants que nous connaissons.

 

Le reportage fait un zoom sur les aimants de nos smartphones. Il y en a une dizaine par appareil, et ils sont faits en néodyme, l’élément chimique le plus magnétique du tableau périodique. 97% de la production mondiale est localisée au même endroit, à Baotou, en Chine.

La production de néodyme génère de grandes quantités de déchets, ce qui est d’autant plus dramatique que ces derniers sont particulièrement nocifs. Ainsi, chaque tonne de du matériau fabriquée produit une tonne de déchets et 75 000 litres d’eau polluée.

L’intégralité de cette eau nocive est simplement déversée dans ce qui est littéralement un lac de rejets, recevant 600 000 tonnes annuelles de résidus. Les conséquences sont une radioactivité très élevée dans les environs et une contamination des sols.

Le bilan chimique et humain dépasse l’entendement, des villages se vident, l’eau et les récoltes n’étant plus comestibles, l’essentiel des personnes étant restées meurt avant 40 ans, les cancers se développent et le bétail montre des mutations dont l’origine est connue, celles-ci étant caractéristiques de l’empoisonnement au fluoride, un des nombreux produits retrouvés dans le lac.

 

Une analyse de l’eau extraite dans ces sols dévoile un mélange toxique d’Arsenic, Lithium, Manganèse, Strontium et Sodium, de taux d’Uranium 6 fois au-dessus de la norme, et les sulfates 10 fois supérieurs à ce qu’impose la réglementation européenne.

La conséquence, c’est que les hôpitaux locaux ne désemplissent pas de victimes de cancer. Du personnel médical interviewé explique qu’ils traitent plus de 700 patients dans une structure de 200 lits, et que 98 % d’entre eux sont présents pour des cancers. Pour les médecins, la ville de Baotou est en train de mourir, avec des centaines de décès conséquents à l’infiltration dans les sols de ce lac de déchets.

Le groupe exploitant la mine et à l’origine de ce bassin chimique s’appelle Baogang, et fournit une grande partie de l’industrie smartphone dont Sony, et a même un partenariat avec LG.

Il n’est pas évident de savoir qui travaille exactement avec Baogang, notamment en raison de sociétés-écrans dont nous parlerons un peu plus bas, mais au regard du quasi-monopole que le groupe affiche dans le domaine, il est fort probable qu’une majorité écrasante des smartphones que nous avons dans les mains quotidiennement participent en partie au scandale de Baotou.

4 – Le Congo exploité

Plus l’on dissèque un smartphone, plus vient la sensation désagréable que chaque pièce le composant est la conclusion d’une histoire terrible, inconnue, et se répétant en permanence, dès qu’un marché représente des milliards.

 

 

 

 

Parmi ces histoires, celles du tantale et de l’étain, des composants essentiels en électronique mobile, le premier permettant de conserver l’énergie et donc de faire des condensateurs et le second servant aux soudures.

L’extraction des ressources congolaises est problématique en trois grands points ; les conditions de travail des mineurs, la présence d’enfants parmi eux, et ce que l’argent gagné par la production finance. Un des nœuds du problème se trouve encore dans la centralisation de la production en un point donné. C’est au Congo que se trouve 80 % du tantale produit, et le travail dans les mines se fait dans des conditions déplorables.

Dans ces dernières, la sécurité est quasi inexistante et les éboulements sont fréquents. Lorsque cela arrive, les victimes sont laissées sous les gravats et la mine bifurque simplement pour poursuivre le travail.

Au-delà de ces conditions déjà déplorables, il faut considérer la présence d’enfants parmi les mineurs. Ces derniers sont un avantage pour le système, de par le contrôle plus aisé que l’on peut avoir sur eux, comme nous l’avons vu dans le cas de l’usine LCE, mais aussi parce que les enfants n’ayant pas la même notion du danger et de leur vulnérabilité, ils prennent plus de risques que les adultes, optimisant la productivité des exploitants.

Tout ceci est d’autant pus problématique que ces richesses ne profitent pas aux locaux. La ville adjacente à ce lieu majeur d’extraction est une des zones les plus pauvres du monde. Par ailleurs, une grande partie des mines de tantale et d’étain sont aux mains de guerriers rebelles, finançant leur conflit avec l’argent produit sur le dos de ces esclaves modernes. Le phénomène est connu sous le nom des minerais de sang, celui des victimes du conflit sévissant au Congo, et celui des mineurs.

 

Ainsi, d’une manière très concrète, les smartphones que nous utilisons quotidiennement sont fabriqués sur le malheur d’autres êtres humains. Il ne s’agit pas de faire dans le sensationnalisme ou l’excès d’emphase. Il n’y a que la réalité ici, le marché doit changer, car les composants de nos appareils nourrissent le conflit armé ayant fait le plus de morts depuis la Seconde Guerre mondiale.

On aimerait penser que la chose reste anecdotique, mais comme précédemment, la proportion de tantale et d’étain venant du Congo est telle qu’il est peu probable que nos machines y échappent. Ici encore, il n’est pas évident de savoir qui exactement profite de ces minerais, mais les noms de RIM (BlackBerry), Nokia et Motorola sont connus, présents dans les clients d’AVX, un acheteur se fournissant auprès de MHI, une entreprise possédant une grande partie des mines.

Imaginer que ces entreprises sont les seules, dans un secteur actuellement aussi concurrentiel que celui des smartphones, serait une erreur. Il faut donc qu’un changement collectif ait lieu, qui ne pourra venir que de la loi, d’une part, et du réveil des consommateurs, d’autre part, qui peuvent, en nombre, imposer de nouvelles exigences à leurs marques fétiches. Encore faudra-t-il qu’ils soient prêts à acheter « idéologique ».

5 – La façade

Face à un tel déluge d’informations désolantes, on se retrouve sidérés et curieux. Comment de tels comportements ont pu échapper au monde ? Comment des villes peuvent-elles être décimées par la pollution, des enfants peuvent-ils travailler 28 jours par mois, d’autres être abandonnés dans des mines et comment des euros que nous dépensons dans nos appareils peuvent-ils à terme financer les balles qui tueront des innocents sans qu’on ne l’ait jamais su ?

 

 

Le premier constat, peut-être le plus terrible, est qu’on le savait. Le travail des enfants, les minerais de sang, et la pollution provoquée par la production de matières premières pour l’électronique sont connus depuis longtemps, mais l’information fonctionnant par vague de prise de conscience, phénomène de mode, et concurrence sordide entre un drame et un autre, personne ne s’y est vraiment intéressé.

Par ailleurs, la question de l’identité des coupables est importante. Savoir que l’extraction des ressources, leur transformation et leur assemblage produisent ces scandales en série est une chose. Mais pour être choqué, pour se soulever et pour que les choses changent, parfois, il faut que l’information devienne « nominative », et que les coupables aient un visage, ou tout du moins un nom.

Cette dernière condition n’est pas évidente à remplir, car des structures se sont montées pour protéger les sociétés. Un principe vieux comme l’économie est celui des sociétés-écrans. Ainsi, il faut suivre les matières premières à la trace pour savoir à qui profite le crime.

La chose étant d’une part internationale, les intermédiaires étant nombreux, et les sociétés-écrans faisant leur travail de façade, la tâche est difficile. C’est ainsi que, toujours dans le cadre du reportage de France 2, les journalistes ont pris sept mois à remonter la filière des minerais de sang.

Les reporters ont en effet ciblé leurs efforts sur une société étant l’un des plus gros acheteurs des minerais de sang, King Wood. En se rendant au siège social officiel de la société, les journalistes se sont retrouvés face à un simple bureau fournissant des sociétés-écrans à la pelle.

Le cœur du problème est là, dans des petites entreprises produisant des centaines de sociétés fantômes chaque année, derrière lesquelles se cachent les entreprises participant au commerce des terres rares, l’autre nom donné aux différentes ressources utilisées en électronique.

Pourtant, en poussant l’enquête, les journalistes ont réussi à remonter la filière des minerais de sang jusqu’à Apple, et la société n’est certainement pas la seule.

La façade tient également bon grâce aux lobbies. Les plus grands fabricants du monde se réunissent, mettant de côté leur concurrence sauvage, autour d’intérêts communs. C’est ainsi qu’ils peuvent par exemple accorder leurs violons quant à la posture à adopter lorsqu’on les questionne sur des fournisseurs suspects, délivrant alors des réponses identiques à la virgule.

Par ailleurs, ces lobbies forment également une entité derrière laquelle les entreprises se retranchent, agissant alors comme un tout, diluant leur responsabilité individuelle dans un ensemble plus grand.

Le dernier rouage du mécanisme protégeant les entreprises est la communication de marque. Ainsi, beaucoup d’évènements organisés par des fabricants tels que Samsung sont extrêmement consensuels, la majorité des journalistes sur place ayant été invitée aux frais de la marque, et régulièrement équipée de ses derniers produits.

Ces gestes, simples pour des géants de cette ampleur, évident la plupart des questions de fond. L’ensemble du système, des journalistes aux consommateurs, se satisfait de cette situation.

Lorsque nous attendons le dernier modèle de notre marque préféré, nous ne voulons pas que notre fascination pour la technologie soit dérangée par des pensées venant gêner notre plaisir. Il est très facile de se sentir déresponsabilisé lorsqu’on sait que le changement de notre seul comportement ne changerait rien.

C’est souvent sur la base de ce mécanisme que tous les dérapages de la société de consommation peuvent avoir lieu, des conditions de vie de la viande finissant dans nos assiettes aux textiles utilisés pour nos vêtements en passant, bien sûr, par les smartphones circulant dans nos vies.

Pourtant, si l’on se tourne vers les chiffres, une réalité indéniable apparaît. Le site de l’association Ethical Consumer fournit un utilitaire très intéressant notant les entreprises à partir de paramètres tirés dans une base de données colossale d’informations régulièrement mise à jour par l’association. Vous pouvez ainsi faire varier l’importance des paramètres pour voir où se situent les entreprises par rapport au critère observé.

Conclusion : Ce qui change, ce qu’on peut espérer

Quant à la perspective de changement, notre premier réflexe est de se dire que les jeux sont faits, que le monde est un ensemble d’interactions complexes, d’enjeux financiers nous dépassant, de juridictions ne coopérant pas toujours, et que les autres consommateurs, eux, de toute manière, ne seront pas prêts à faire les mêmes efforts que soi.

La vérité est que tout ceci est assez juste. Pourtant, les choses changent parfois. Comme le commerce équitable s’est mis à cibler une population désirant des produits dont la vente profite plus aux agriculteurs, le marché du smartphone pourrait afficher ce genre de tendance, pour peu que le consommateur exprime se désire, voir même cette condition.

Nous vous présentions, il y a quelques jours, le smartphone équitable Fairphone, un appareil ayant obtenu la note maximum sur le classement d’Ethical Consummer, et surveillant notamment la provenance des matériaux qu’il utilise. Si nous nous tournions vers ce genre de produit, la démarche équitable deviendrait un avantage concurrentiel pour les entreprises, qui s’y adapteraient, si ce n’est par esprit moral, par démarche tactique.

En tout cas, l’espoir existe, et si le Fairphone n’a pas encore été un succès foudroyant, le successeur est déjà prévu pour l’année prochaine. Il n’y a « plus » qu’à faire de cette action la nouvelle norme.

Aujourd’hui, les lois évoluent, les fabricants vont devoir peu à peu se manifester avec plus de transparence quant à la provenance de leurs composants et peut-être même aux conditions de travail aux différents points de la chaine. Il ne sera plus alors possible de nier que nous savons.

Internet est un outil redoutable dans les mains des consommateurs, et ces derniers savent s’organiser, faire monter des buzz, agir collectivement. Le reportage à l’origine de cet article a fait l’effet d’une petite bombe sur le web, et c’est à nous de tout faire pour que la chose ne soit pas qu’une mode, un sujet du moment qui sera bientôt remplacé par un autre.

Nous aimons nos smartphones, nous sommes passionnés par ces technologies qui ont apporté des avantages formidables, qui peuvent même à terme amener une égalité dans l’accès au savoir, avec des projets comme Android One et la distribution d’internet à travers le monde avec les satellites d’Elon Musk.

Il ne s’agit pas aujourd’hui de tourner le dos à tous ces avantages et de jeter en bloc cette révolution à laquelle nous assistons depuis dix ans, mais d’augmenter notre niveau d’exigence éthique pour que notre plaisir ne soit plus la cause des pires pratiques que la société de consommation puisse produire.

Vidéo: tous les gouvernements mentent

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Les dossiers de Michel Duchaine: Julian Assange veut déposer une demande d’asile en France

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Le responsable de Wikileaks Julian Assange veut désormais déposer une demande d’asile en France. C’est Juan Branco, candidat aux législatives de la France Insoumise et « avocat de Wikileaks » qui a révélé cette information. Suite à l’abandon des poursuites pour viol de la Suède ce matin, Julian Assange peut espérer quitter enfin l’ambassade d’Equateur qu’il occupe depuis 7 années. Mais les ennuis judiciaires ne sont pas pour autant terminés. 

 

Julian Assange…après toutes ces années en réclusion.

Julian Assange souhaiterait demander l’asile à la France pour se protéger des poursuites, notamment américaines, contre lui. Depuis ce matin, la situation du « lanceur d’alerte » créateur de Wikileaks reclus depuis 7 ans dans l’ambassade d’Equateur s’est nettement améliorée. La Suède qui avait émis un mandat d’arrêt européen à son encontre dans une affaire de viol a décidé de classer le dossier sans suite, faute de progrès.

Wikileaks : Julian Assange veut déposer une nouvelle demande d’asile en France

Cela laisse entrevoir une prochaine sortie de l’ambassade, mais il y a encore deux gros problèmes. Le premier c’est qu’il débarquerait dès lors immédiatement sur le territoire du Royaume-Uni, où il est visé par un mandat d’arrêt international émis par les Etats-Unis. Il pourrait dès lors toujours être immédiatement arrêté et extradé. Du coup, son avocat français, Juan Branco, a annoncé qu’il déposerait une demande d’asile en France.

« Julian Assange va essayer maintenant de sortir de l’ambassade d’Equateur à Londres et de réclamer notamment à la France qu’un geste soit fait, afin de l’accueillir et qu’asile lui soit donné, pour le protéger des poursuites qui sont menées contre lui aux États-Unis ».

Reste que cela risque de s’annoncer compliqué. Surtout depuis ses sorties sur Marine Le Pen « qui aurait perdu par sexisme ». Ou de son ingérence dans l’élection américaine, entre autres sorties polémiques qui devraient peser dans la décision du nouveau ministre de l’Intérieur. Il faudrait également que Julian Assange puisse se trouver sur le territoire français lors de la demande ce qui paraît à l’heure actuelle pratiquement impossible.

Enfin on se souvient d’une demande similaire en 2015 à la France. Une demande refusée en raison du mandat d’arrêt européen mais aussi de l’absence de « danger immédiat » vu qu’il avait élu domicile dans l’ambassade d’Equateur.

 

 

 

 

 

 

Anarchie politique US:Le directeur du FBI était devenu une menace pour Trump

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ANALYSE – Le coup de tonnerre résonne encore dans la capitale américaine. Moins de 24 heures après le congédiement du directeur du FBI, James Comey, le Tout-Washington s’interroge sur les vraies raisons de ce renvoi exceptionnel.

James Comey

Comey aurait appris la nouvelle à la télévision à Los Angeles où il se trouvait, mardi, pour une conférence.

Dans une longue lettre, l’assistant-procureur général de l’administration Trump, Rod J. Rosenstein, reproche à l’ex-directeur du FBI d’avoir mal géré l’enquête sur les courriels d’Hillary Clinton.

Il déplore la sortie publique de Comey, le 5 juillet 2016, où il a critiqué l’ex-candidate démocrate pour sa gestion négligente de ses courriels sans pourtant être en mesure de recommander des accusations criminelles.

Rosenstein l’accuse aussi d’avoir voulu protéger le FBI lors de l’envoi d’une lettre au Congrès, le 28 octobre dernier, dans laquelle il mentionne que d’autres courriels d’Hillary Clinton le forçaient à rouvrir l’enquête.

Comey a admis au Sénat, la semaine dernière, avoir été déchiré. Il savait qu’en sortant publiquement, en pleine campagne présidentielle, il courrait le risque d’influencer l’élection.

Donald Trump, alors candidat républicain, a pourtant louangé James Comey, en octobre, soulignant son courage de rouvrir l’enquête sur Hillary Clinton à dix jours du scrutin.

La vraie raison du congédiement de Comey?

Alors pourquoi aujourd’hui le président Trump se débarrasse-t-il de James Comey qu’il encensait il y a à peine quelques mois? Pourquoi ne pas l’avoir congédié lors de son arrivée à la Maison-Blanche en janvier?

Certains croient, à Washington, que l’enquête du FBI sur les présumés liens de l’équipe Trump avec les Russes est la véritable raison du départ forcé du directeur Comey.

Ce dernier a d’ailleurs promis, devant le Sénat, qu’il irait au bout de cette enquête. Une déclaration qui n’a pas dû plaire à l’actuel président.

Les démocrates sont scandalisés par l’annonce du congédiement du chef du FBI. Chuck Schumer, leader démocrate au Sénat, réclame la nomination d’un procureur spécial pour préserver l’indépendance de l’enquête sur la possible collusion entre l’entourage de Trump et les Russes.

On ne peut qu’imaginer comment les républicains auraient réagi si le président Barack Obama avait osé congédier James Comey en pleine enquête sur les courriels d’Hillary Clinton.

Plusieurs commentateurs craignent que l’enquête ne soit étouffée. Ils comparent le geste de l’administration Trump à la décision de l’ex-président Richard Nixon qui, en octobre 1973, avait congédié le procureur spécial qui enquêtait sur le scandale du Watergate. On connaît la suite, mais nous n’en sommes pas là.

Il est encore trop tôt pour conclure quoi que ce soit. Il faudra attendre que Donald Trump nomme le remplaçant de James Comey. Un remplaçant qui devra démontrer rapidement son indépendance et assurer au public américain que les enquêtes en cours ne feront l’objet d’aucune interférence politique.

James Comey aura été celui qui a aidé Donald Trump à accéder à la Maison-Blanche. Il était maintenant devenu la plus grande menace pour la suite de sa présidence.


HORS TEXTE

 

La Maison Blanche gênée par des photos de Trump

Publiées par Moscou, les photos témoignent de la présence de l’ambassadeur russe Sergueï Kisliak lors d’une rencontre à huit-clos.

L’administration américaine se trouvait jeudi de nouveau dans l’embarras après la publication par le Kremlin de photos gênantes d’une rencontre à huis clos entre le président Donald Trump et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Les clichés montrent un Donald Trump souriant en train de serrer la main de M. Lavrov et de l’ambassadeur russe à Washington Sergueï Kisliak, posant également à leurs côtés, lors d’une rencontre mercredi dans le prestigieux Bureau Ovale.

Accusations de collusion

Cet entretien était déjà perçu comme un joli coup diplomatique pour le Kremlin: un accueil avec tapis rouge à peine quelques mois après la mise en place de sanctions américaines contre la Russie pour son ingérence dans l’élection présidentielle de 2016.

Des diplomates expérimentés s’interrogeaient jeudi sur les raisons pour lesquelles le président avait accepté de recevoir les deux dignitaires russes, un honneur d’ordinaire réservé aux chefs d’Etat et d’autant plus mal venu qu’ils sont au coeur même d’un vaste scandale politique aux Etats-Unis.

L’administration reste en effet engluée dans des accusations de collusion entre l’entourage de M. Trump et des responsables russes, dont M. Kisliak, pour favoriser sa candidature face à sa concurrente démocrate Hillary Clinton. Trois enquêtes –au Congrès et au FBI– sont en cours à ce sujet.

La diffusion de ces photos participe à l’impression que la Russie a remporté une victoire diplomatique et que la Maison Blanche a été manipulée.

«Félicitations Kollegi (collègues) d’avoir obtenu ces photos! Enorme coup», a déclaré Michael McFaul, ex-ambassadeur américain à Moscou.

Abus de confiance

En public, la Maison Blanche tente de garder la tête haute: «Il est normal qu’il rencontre le ministre des Affaires étrangères», a déclaré Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de l’exécutif, vilipendant les critiques.

Mais, en privé, les responsables de la Maison Blanche bouillaient face à ce qu’ils considéraient comme un abus de confiance.

Selon eux, le président russe Vladimir Poutine a réclamé cette rencontre entre son ministre et M. Trump, en réciproque à son récent entretien avec le secrétaire d’Etat Rex Tillerson à Moscou.

La Maison Blanche avait été informée qu’un photographe officiel russe serait présent, laissant entendre que les clichés seraient pour les archives mais n’avaient pas vocation à être diffusés immédiatement.

«Notre photographe officiel et le leur étaient présents, c’est tout», a indiqué un assistant peu après la rencontre.

Mais lorsque les images ont été publiées dans le monde entier par l’intermédiaire d’un média public russe, la fureur s’est emparée de la Maison Blanche d’avoir ainsi été trompée. Deux responsables ont reconnu ne pas avoir été prévenus de leur publication.

L’amiral Mike Rogers, directeur du service d’écoute et d’espionnage NSA, a indiqué jeudi lors d’une audition au Congrès, ne pas avoir été personnellement consulté concernant un éventuel risque de cyber-intrusion ou de piratage des communications lié à cet entretien dans le Bureau Ovale, et ne pas avoir connaissance que la NSA ait été consultée.

Patron du FBI limogé

Cette rencontre est intervenue juste quelques heures après le limogeage surprise par le président américain du patron du FBI James Comey, dont les services sont chargés d’enquêter sur l’éventuelle collusion entre la campagne Trump et les Russes.

La présence dans le Bureau Ovale de M. Kisliak n’a fait qu’exacerber le malaise puisque ses contacts avec plusieurs proches de M. Trump sont au coeur des soupçons de collusion.

Ainsi, Michael Flynn a été contraint de démissionner mi-février de son poste de directeur à la sécurité nationale pour n’avoir pas révélé ses échanges avec l’ambassadeur russe.


HORS TEXTE NO 2

Les photos russes qui font enrager la Maison Blanche

En pleine tension diplomatique, Donald Trump a reçu jeudi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Aucune image de cette rencontre n’avait filtré… sauf celles diffusées par l’agence du Kremlin.

L’administration américaine se trouvait jeudi de nouveau dans l’embarras après la publication par le Kremlin de photos gênantes d’une rencontre à huis clos entre le président Donald Trump et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Les clichés montrent un Donald Trump souriant en train de serrer la main de M. Lavrov et de l’ambassadeur russe à Washington Sergueï Kisliak, posant également à leurs côtés, lors d’une rencontre mercredi dans le prestigieux Bureau Ovale.

Cet entretien était déjà perçu comme un joli coup diplomatique pour le Kremlin: un accueil avec tapis rouge à peine quelques mois après la mise en place de sanctions américaines contre la Russie pour son ingérence dans l’élection présidentielle de 2016.

Des diplomates expérimentés s’interrogeaient jeudi sur les raisons pour lesquelles le président avait accepté de recevoir les deux dignitaires russes, un honneur d’ordinaire réservé aux chefs d’Etat et d’autant plus mal venu qu’ils sont au coeur même d’un vaste scandale politique aux Etats-Unis.

L’administration reste en effet engluée dans des accusations de collusion entre l’entourage de M. Trump et des responsables russes, dont M. Kisliak, pour favoriser sa candidature face à sa concurrente démocrate Hillary Clinton. Trois enquêtes –au Congrès et au FBI– sont en cours à ce sujet.

La diffusion de ces photos participe à l’impression que la Russie a remporté une victoire diplomatique et que la Maison Blanche a été manipulée.

« Félicitations Kollegi (collègues) d’avoir obtenu ces photos! Enorme coup », a déclaré Michael McFaul, ex-ambassadeur américain à Moscou.

En public, la Maison Blanche tente de garder la tête haute: « Il est normal qu’il rencontre le ministre des Affaires étrangères », a déclaré Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de l’exécutif, vilipendant les critiques.

Mais, en privé, les responsables de la Maison Blanche bouillaient face à ce qu’ils considéraient comme un abus de confiance.

Les responsables de la Maison Blanche ne savaient pas que les photos allaient être publiées

Selon eux, le président russe Vladimir Poutine a réclamé cette rencontre entre son ministre et M. Trump, en réciproque à son récent entretien avec le secrétaire d’Etat Rex Tillerson à Moscou.

La Maison Blanche avait été informée qu’un photographe officiel russe serait présent, laissant entendre que les clichés seraient pour les archives mais n’avaient pas vocation à être diffusés immédiatement.

« Notre photographe officiel et le leur étaient présents, c’est tout », a indiqué un assistant peu après la rencontre.

Mais lorsque les images ont été publiées dans le monde entier par l’intermédiaire d’un média public russe, la fureur s’est emparée de la Maison Blanche d’avoir ainsi été trompée. Deux responsables ont reconnu ne pas avoir été prévenus de leur publication.

L’amiral Mike Rogers, directeur du service d’écoute et d’espionnage NSA, a indiqué jeudi lors d’une audition au Congrès, ne pas avoir été personnellement consulté concernant un éventuel risque de cyber-intrusion ou de piratage des communications lié à cet entretien dans le Bureau Ovale, et ne pas avoir connaissance que la NSA ait été consultée.

Cette rencontre est intervenue juste quelques heures après le limogeage surprise par le président américain du patron du FBI James Comey, dont les services sont chargés d’enquêter sur l’éventuelle collusion entre la campagne Trump et les Russes.

La présence dans le Bureau Ovale de M. Kisliak n’a fait qu’exacerber le malaise puisque ses contacts avec plusieurs proches de M. Trump sont au coeur des soupçons de collusion.

Ainsi, Michael Flynn a été contraint de démissionner mi-février de son poste de directeur à la sécurité nationale pour n’avoir pas révélé ses échanges avec l’ambassadeur russe.

Donald Trump et Sergueï Lavrov dans le Bureau ovale, le 10 mai 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Troisième Guerre Mondiale:Mais que fabrique la Corée du Nord sur ses îles?

Un commentaire

Des images satellites montrent la transformation d’îlots en mer Jaune. A des fins militaires ou agricoles? Les experts sont divisés:

D’étranges îles!

Rien n’échappe aux espions du ciel. Scrutée de près, particulièrement à cause du développement de son programme nucléaire générant une crise intense avec ses voisins et Washington, la Corée du Nord laisse entrevoir d’étranges images de son littoral: le régime est en train de transformer toute une série d’îles, dans ses eaux territoriales. Dans quel but? Entre desseins militaires ou projets agricoles, les experts sont radicalement divisés.

Sur Google Earth, il est très facile de repérer ces îlots en mer Jaune, reliés artificiellement à la côte ouest de la Corée du Nord et sis tout proche du site de lancement de missiles de Sohae. Ce dernier a été utilisé pour le lancement de nombreux tests ces dernières années, et il est considéré comme le principal centre de développement de la technologie balistique en Corée du Nord.

Sur les images satellites, on voit que les îlots sont reliés entre eux par des routes artificielles et rectilignes sur la mer. Sur certaines îles, «des routes dessinent de grands virages laissant supposer qu’elles ont été construites pour de longs véhicules aptes à acheminer des missiles», relève Damen Cook, chercheur au Strategic Sentinel. Ce think tank d’analyse géostratégique basé à Washington a décortiqué les images pour The Diplomat, site d’information géopolitique en Asie. Pour l’expert, certains bâtiments pourraient être des aires d’observation de tir. La comparaison d’images satellites de 2012 à fin 2016 permet aussi de voir la transformation évidente d’un des îlots: constitué de simples terres boisées avec un peu de sable il y a cinq ans, il a aujourd’hui changé de forme. On y aperçoit un socle et un bassin rectangulaire qui pourraient préfigurer la construction d’un silo sous-marin de lancement, selon Damen Cook. Prudent, il souligne tout de même qu’à partir de ces seules images, «il n’est pas possible de tirer des conclusions sur l’usage exact de ces îles et les intentions du régime».

Selon 38th North, un site reconnu d’observation des développements en Corée du Nord du US Korea Institute at SAIS, basé dans le Massachusetts, Strategic Sentinel se fourvoie dans son analyse. Dans un article ironiquement intitulé «Parfois, un cigare est un cigare», l’observatoire affirme que les projets des îles ont été évoqués à de maintes reprises par le pouvoir et les médias nord-coréens ces dernières années. Intitulés Rénovations des terres inondées de Taegyedo et Honggondo, ces chantiers consisteraient à gagner des terres à des fins agricoles, pour des fermes à crevettes ou encore l’exploitation du sel.

Le pays compte des douzaines de réalisations de ce type sur la côte ouest, d’ailleurs visibles sur Google Earth. La technique consiste soit à ériger des digues entre les îles existantes, soit à fermer des baies artificiellement. Selon 38th North, les deux projets proches de Sohae avaient été achevés dans les années 80, sous Kim Jong-il, mais les digues avaient été détruites par un ouragan. D’où leur reconstruction, lente, mais en cours.

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