L'élite de l'armée iranienne s'est déployée en Syrie...aux côtés des russes.

L’élite de l’armée iranienne s’est déployée en Syrie…aux côtés des russes.

L’élite iranienne rejoint les Russes en Syrie depuis le 13 septembre 2015

L’Iran a envoyé récemment  les premières troupes terrestres en Syrie, soit environ 1.000 soldats des  troupes d’élite et de Marine des Gardiens de la Révolution iranienne (CGRI). Ils ont fait directement mouvement sur Ghorin, une petite installation aérienne militaire, juste au sud du port de Latakieh et se sont raccordés avec les troupes de la  Marine russe qui viennent juste d’atterrir à Jablah. Il y a trois semaines, Debkafile  a commencé à mentionner les préparatifs de l’intervention militaire irano-russe mise sur pied afin de sauver le dictateur syrien Bachar al Assad, à la suite des premiers dévoilements sur les renforts russes en Syrie, le 1er septembre.

Nos sources militaires rapportent à présent que Moscou est sur le point d’envoyer une cargaison de systèmes de missiles anti-aériens S-300 en vue de leur déploiement à Jablah, la base que les Russes ont construit à Latakieh pour que leurs troupes en prennent possession. Ces systèmes de S-300 protégeront aussi l’installation des Iraniens à Ghorin.

Jablah a été convertie en entrepôt très affairé pour les troupes russes qui arrivent encore en Syrie, des combattants des unités des Brigades 810 et 336 de fusiliers de la Marine.

Les avions de chasse et d’interception russes MIG-31 qui se tiennent prêts sur la base aérienne de Mezza à l’aéroport de Damas offrent une couverture aérienne à la combinaison de ces forces russo-iraniennes. Depuis l’ouest, le sous-marin nucléaire géant Dmitri Donskoy TK-20 est en route vers les eaux syriennes. Latakieh est, par conséquent en train de se tranformer en puissante enclave militaire russo-iranienne, capable de servir de refuge pour Assad et les hauts-responsables de son régime s’ils sont contraints de quitter Damas.

Selon nos sources militaires, il est encore trop tôt pour déterminer la fonction exacte de cette enclave, si elle sera purement défensive, ou si, après s’y être installées, les forces russes et/ou iraniennes planifient de foncer sur les forces de rebelles syriens et de l’Etat Islamique, qui réalisent actuellement des conquêtes de terrain dans le nord de la Syrie.

Il n’y a aucune preuve tangible permettant de confirmer le curieux point de presse que des sources de haut-rang de la défense israélienne ont offert à des correspondants militaires israéliens, jeudi 10 septembre, en disant que les troupes iraniennes qui arrivent sont venues pour renforcer à grande échelle les unités du Hezbollah et de l’armée syrienne, qui ont tenté sans succès de déloger les combattantsrebelles qui tiennent la ville stratégique de Zabadani, depuis bientôt deux mois. Nos sources trouvent que les unités iraniennes et russes sont surtout pleinement occupées, pour le moment, à étendre et équiper leurs nouveaux quartiers de Ghorin et Jablah.


Un sous-marin russe doté de 20 missiles balistiques Intercontinentaux et 200 têtes nucléaires vogue vers la Syrie
 
 

Le plus gros sous-marin au monde, le Dmitri Donskoy (TK-208), nom de code au sein de l’OTAN, le Typhoon (ou Typhon) navigue vers la Méditerranée avec la côte syrienne pour destination, selon ce que révèlent les sources des renseignements militaires de Debkafile. A bord du sous-marin, on trouve 20 missiles balistiques intercontinentaux Bulava ( nom de code à l’OTAN : SS-N-30) disposant d’un nombre de’ogives nucléraires estimées à 200. Chaque missile, qui a une portée évaluée à 10.000 kms, transporte 6 à 10 têtes nucléaires MIRV.

Ce sous-marin russe a largué les amarres de sa base de la Mer du nord le 4 septembre, escorté par deux navires de guerre anti-sous-marins. Le moment prévu de leur arrivée à destination dans dix jours couronnera le nouveau déploiement militaire russe en Syrie.

Le Dimitri Donskoy,le plus gros sous-marin au monde.

Le Dimitri Donskoy,le plus gros sous-marin au monde.

L’introduction par le Président Vladimir Poutine d’une force nucléaire en face des côtes syriennes renforce considérablement ce qui ressemblait, tout d’abord, à une opération afin de fortifier le régime Assad à Damas, en un véritable corps expéditionnaire prêt à toutes les confrontations aériennes ou maritimes avec les forces américaines au Moyen-Orient.

Le Secrétaire américain John Kerry a fait comprendre samedi 5 septembre à quel point il s’inquiétait des manoeuvres russes, quand il a exprimé ses préoccupations, quant au « déploiement de forces militaires russes en Syrie », par un appel téléphonique au Ministre russe des affaires étrangères Sergeï Lavrov. Le Département d’Etat a rapporté que : « Le Secrétaire a fait clairement savoir que si de tels rapports s’avéraient exacts, ces actions risqueraient de provoquer une grave escalade du conflit, mèneraient à plus de pertes encore de vies innocentes, accroîtraient encore les flots de réfugiés et pourraient générer une confrontation avec les opérations de la coalition anti-Daesh en Syrie ».

Kerry faisait directement référence aux interférences russes potentielles avec les frappes aériennes de la coalition menée par les Etats-Unis contre l’Etat Islamique en Syrie.

On fraternise avant la guerre!

On fraternise avant la guerre!

Les sources de Debkafile à Washington et à Moscou révèlent que ce déploiement d’un sous-marin nucléaire dans les eaux syriennes est interprété comme un message fort que le Kremlin ne laissera pas les Etats-Unis entraver son intervention militaire dans le conflit syrien et qu’il est prêt à aller jusqu’aux dernières extrémités pour ouvrir les vannes de l’afflux de troupes russes vers ce pays déchiré par la guerre.

Cette situation est en train de se développer bien au-delà des intentions de l’Administration Obama, quand les pourparlers russo-américains se sont initialement tenus, en ce qui concerne les forces américaines stationnées en Turquie et en Irak, en même temps que les troupes russes arrivant en Syrie, afin de lancer une double-offensive combinée contre l’Etat Islamique. Ces négociations sont réduites à néant.

Debkafile révélera bientôt et pour la première fois comment Poutine  a l’intention de déployer les forces russes qu’il affecte en Syrie, leur plan opérationnel, leur coordination militaire avec l’Iran et, par-dessus tout, comment cette nouvelle intervention russe en Syrie peut impacter la politique américaine au Moyen-Orient et les marges de manoeuvres d’Israël.

Un soldat russe  récemment  arrivé en Syrie.

Un soldat russe récemment arrivé en Syrie.

Les preuves saillantes d’une présence russe de grande envergure s’accumulent

Les preuves s’accumulent quant à l’arrivée de militaires russes dans les zones de combat en Syrie malgré les démentis répétés de Moscou. Les quotidiens britanniques Times et Telegraph avaient annoncé dès samedi, la participation de militaires russes en Syrie aux côtés des troupes gouvernementales.

Mais les temps ont changé et la censure soviétique implacable du temps de la guerre froide a vécu. Depuis, les réseaux sociaux permettent en temps réel de suivre l’évolution de n’importe quelle situation dans le monde. Et les soldats russes fraîchement débarqués en Syrie ne se sont pas gênés d’envoyer quelques photos souvenirs à leurs proches. La presse occidentale en a publié des extraits que Coolamnews reproduit ci-dessous.

Parmi les observations rapportées, il a été dit qu’un navire de débarquement appartenant à la Flotte russe de la Mer noire – le Nikolai Filchenkov – a été vu passer le détroit du Bosphore avec des véhicules blindés sur son pont.

Mêmes les drones seront de la partie!

Mêmes les drones seront de la partie!

Plus récemment encore, des photographies montrant des avions d’attaque Su-34 et de supériorité aérienne Su-27 et MiG-29 ainsi que des drones Pchela 1T ont circulé via les réseaux sociaux, avec l’affirmation selon laquelle ces appareils évoluaient dans la région d’Idleb, fief du Front al-Nosra, lié à al-Qaïda.

 

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