Le corps de Jamal Khashoggi aurait été retrouvé dans la résidence du consul saoudien

Le corps de Jamal Khashoggi aurait été retrouvé dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul, selon le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek.

Le corps de Jamal Khashoggi a été retrouvé dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul, a déclaré mardi le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek. 

«Des sources fiables au sein du service de sécurité à Istanbul m’ont informé que des fragments du corps de Khashoggi avaient été découverts dans un puits situé dans le jardin de la résidence du consul d’Arabie saoudite», a-t-il précisé.

Peu après, le Président turc a commenté l’enquête sur la mort de Jamal Khashoggi.

La résidence du consul est située à quelques centaines de mètres du consulat saoudien où le journaliste a disparu le 2 octobre.

Images du journaliste saoudien Jamal Khashoggi à Istanbul
Khashoggi: une vidéo a enregistré un véhicule diplomatique saoudien abandonné à Istanbul

La semaine dernière, l’Arabie saoudite a fini par reconnaître la mort du journaliste, disparu début octobre au consulat saoudien à Istanbul. Riyad assure que Jamal Khashoggi a été tué dans une rixe et dément avoir ordonné qu’il soit assassiné.

Plus tard, le ministère saoudien de l’Information a affirmé que les personnes qui avaient interrogé le journaliste au consulat avaient «tenté de dissimuler ce qui [était] arrivé». Il n’y a pour l’instant aucune confirmation officielle du lieu où se trouve le cadavre de M.Khashoggi.


MISE À JOUR DU 13 novembre 2018:

Des traces d’acide auraient été trouvées dans la résidence du consul saoudien à Istanbul

Des traces de substances toxiques ont été trouvées dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul général d’Arabie saoudite à Istanbul, où le journaliste Jamal Khashoggi aurait été tué, annonce la chaîne Al Jazeera, citant sa propre source au sein du bureau du procureur turc.

Les autorités saoudiennes ont utilisé des substances chimiques pour éliminer le journaliste Jamal Khashoggi, a annoncé Al Jazeera, citant une source issue du bureau du procureur turc. Selon cette dernière, des traces d’acide fluorhydrique et d’autres produits chimiques ont été découvertes dans un puits situé sur le territoire de la résidence du consul général saoudien, Mohammed al-Otaybi, à Istanbul.

«Dans la nuit du 16 au 17 octobre, les enquêteurs turcs travaillaient à l’intérieur de la résidence et voulaient avoir un accès complet au jardin et au puits, sans toutefois obtenir une autorisation […]. Cependant, ils ont pu rapidement prélever des échantillons pris avec une sonde en haut du puits. Ces échantillons ont été ensuite examinés. Ils prouvent la présence d’acide fluorhydrique et d’autres produits chimiques», a déclaré le correspondant de la chaîne, Andrew Simmons.

Riyad a récemment fini par reconnaître la mort du journaliste, disparu le 2 octobre au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Les autorités saoudiennes assurent que Jamal Khashoggi a été tué lors d’une rixe et démentent avoir ordonné son assassinat. Selon Riyad, 18 personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire.

Les enquêteurs n’ont toujours pas retrouvé le corps de Jamal Khashoggi, qui s’était exilé en 2017 aux États-Unis et publiait régulièrement dans le journal The Washington Post des tribunes critiques envers l’héritier du trône saoudien, le prince Mohammed ben Salmane al-Saoud.

La Turquie mène sa propre enquête sur ce meurtre. Le 31 octobre, le procureur général d’Istanbul a annoncé que, dès son arrivée au consulat, Jamal Khashoggi avait été tué par strangulation, son corps ayant par la suite été démembré. Il a souligné le caractère prémédité de ce meurtre.

Le président du parti turc VATAN, Dogu Perinçek, avait annoncé pour sa part que le corps de Jamal Khashoggi se trouvait dans un puits, situé sur le territoire de la résidence du consul saoudien à Istanbul.

 

 

 

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100 ans plus tard,le monde reste marqué par la Première Guerre mondiale

 

Le 11 novembre 2018 marque le centième anniversaire de la signature de l’Armistice ayant mis fin à la Première Guerre mondiale. Une guerre encore gravée dans les esprits : quelque 10 millions de militaires morts, presque autant de civils, des combats sanglants et des conséquences qui se font sentir encore aujourd’hui.

C’était aussi la première guerre à mobiliser autant de pays. Les Européens d’abord, mais également leurs alliés ailleurs dans le monde, ainsi que leurs colonies.

D’où venaient les soldats de la Première Guerre mondiale?

Sources : La documentation française, ministère de la Défense de la France, The rise and fall of the British empire – Lawrence James.

Notes : Le nombre exact de mobilisés et de morts est impossible à établir avec exactitude.La dénomination des colonies africaines et indochinoises reprend les termes utilisés à l’époque. Les frontières sont celles d’aujourd’hui.

« Des millions d’individus sont enrôlés », raconte Martin Laberge, professeur d’histoire au Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais.

En France et en Allemagne, c’est 80 % de la population masculine en âge de porter les armes qui est recrutée.

Martin Laberge, professeur d’histoire au Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais

« On a une extension du conflit sans commune mesure avec ce qu’on a connu auparavant », ajoute Carl Bouchard, professeur au département d’histoire de l’Université de Montréal.

« D’une part, il n’y a jamais eu autant d’États et de nations qui ont participé à une guerre, d’autre part, les empires qui y participent s’étendent sur l’ensemble de la planète, enfin, les zones de combat sont extrêmement vastes et débordent du continent européen. »

Une guerre mondiale donc, se déroulant en grande partie dans le nord-est de la France, mais aussi dans les Alpes, dans les Balkans, en Afrique et au Moyen-Orient.

 

Le Canada, tout comme les autres dominions britanniques (l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud), n’est pas intervenu comme État indépendant, mais plutôt en tant que sujet de la Grande-Bretagne. La déclaration de guerre de cette dernière le liait inexorablement, rappelle M. Bouchard.

« On n’était pas en contrôle de notre politique étrangère. À partir du moment où le Royaume-Uni est entré en guerre, le Canada est entré automatiquement en guerre lui aussi. »

Carl Bouchard, professeur au département d’histoire de l’Université de Montréal

Des changements sociaux au Canada

Le Canada était encore très britannique au début du 20e siècle. Il recevait des dizaines de milliers d’immigrants du Royaume-Uni annuellement, rappelle Serge Durflinger, professeur d’histoire à l’Université d’Ottawa.

Très attachés à leur mère patrie, ces nouveaux immigrants étaient disposés à se battre pour elle ou à payer pour sa défense.

Lors du recensement de 1911, un peu plus de la moitié de la population avait déclaré des origines britanniques, dont environ 11 % de personnes nées en Angleterre, en Irlande, en Écosse ou dans d’autres possessions britanniques.

Dans l’Ouest cependant, on trouvait aussi des dizaines de milliers d’immigrants allemands et russes, qui, tout comme les francophones dans l’Est, n’avaient aucune attache sentimentale envers l’empire, précise M. Durflinger.

La guerre a donc créé beaucoup de divisions au pays entre ceux qui se sentaient interpellés et ceux qui pensaient que le conflit ne les concernait pas. La décision du gouvernement fédéral de conscrire les hommes pour le service militaire, en 1917, puisque le recrutement volontaire ne suffisait pas, a entraîné de violents débats, ainsi que des émeutes, et marqué la vie politique au pays pour de nombreuses années.

La guerre a été un point tournant pour notre participation continue comme colonie au sein de l’empire.

Serge Durflinger, professeur d’histoire à l’Université d’Ottawa

À la fin de la guerre, souligne M. Durflinger, on entend deux discours différents, mais qui mènent cependant à la même conclusion : l’indépendance s’impose.

Certains soutiennent que le Canada, par son sacrifice et sa victoire aux côtés des Alliés, mérite d’être reconnu comme une nation souveraine. D’autres estiment que les Canadiens auraient dû devoir prendre par eux-mêmes la décision de participer à la guerre plutôt que d’y être entraînés par leur appartenance à l’Empire britannique.

Ce n’est cependant pas avant l’adoption du statut de Westminster, en 1931, que le Canada obtient l’indépendance.

Le lent début de la décolonisation

À la suite du conflit, plusieurs colonies en sont arrivées au même constat et revendiquent, elles aussi, le droit de se gouverner.

D’autant plus qu’on a fait miroiter aux peuples colonisés la possibilité d’une certaine autonomie en échange de leur implication dans la guerre.

« C’est un peu le premier pas de la décolonisation », croit Carl Bouchard.

L’idée du droit à l’autodétermination commence à faire son chemin, en partie grâce aux bolcheviks, qui le proclament après la révolution de 1917, et au président américain Woodrow Wilson, qui l’inclut dans ses Quatorze Points, la base de la feuille de route des négociations de l’après-guerre, soutient Carl Bouchard.

Mais, il y a loin de la parole aux actes.

« Les nationalistes, dans les nations colonisées, vont être déçus par les traités de paix [conclus après la guerre], en s’apercevant que finalement les choses ne changent pas », précise M. Bouchard.

Ho-Chi Minh acclamé!

C’est notamment le cas du leader vietnamien Ho Chi Minh, qui avait fait des demandes pour une reconnaissance de l’autonomie du peuple vietnamien et la création d’un gouvernement indépendant lors de la conférence de paix qui a mené au traité de Versailles, en 1919. Ses revendications ont alors été ignorées.

La déception a également été vive en Inde, où les espoirs d’obtenir une autonomie accrue après la guerre ont rapidement été déçus, alors que les Britanniques, au contraire, ont intensifié la répression.

« Ils s’aperçoivent que l’autodétermination, ça marche juste pour les Européens, notamment pour les peuples qui faisaient partie de l’empire austro-hongrois. Il n’y a aucune colonie de la France ou de la Grande-Bretagne qui disparaît après la guerre. »

Carl Bouchard, professeur au département d’histoire de l’Université de Montréal

Cela va radicaliser le discours anticolonial, croit-il, qui ne trouvera son aboutissement qu’après la Deuxième Guerre mondiale.

La reconfiguration des frontières

Pour les peuples européens, toutefois, l’implosion des empires russe, austro-hongrois, allemand et ottoman permettra la survenue de nouvelles nations.

« On a critiqué les décideurs, à la suite des traités de paix, pour avoir reconfiguré la carte de l’Europe, souligne Martin Laberge. Mais, dès l’automne 1918, les blocs ont déjà émergé et les décideurs sont coincés avec ces États qui réclament leur autonomie. »

On voit ainsi renaître la Pologne, tandis qu’apparaissent la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, la Roumanie, mais aussi la Finlande et les pays baltes.

En Afrique, par contre, le démantèlement des empires allemand et ottoman n’entraîne pas l’indépendance des pays concernés, mais plutôt la création de nouveaux mandats coloniaux.

Les anciennes colonies allemandes sont maintenant administrées par la France, la Belgique et la Grande-Bretagne. « C’est une poursuite de l’impérialisme », croit M. Bouchard.

Ailleurs aussi, les décisions prises après le conflit ont toujours des impacts aujourd’hui.

« Au Proche-Orient, les frontières qu’on a tracées en 1919 sont encore les lignes de tension aujourd’hui, 100 ans plus tard », poursuit M. Bouchard.

« Une guerre catastrophique »

Maintenant que les vétérans de la Grande Guerre sont morts, ne risque-t-elle pas de sombrer dans l’oubli?

C’est peu probable, croit l’historien Carl Bouchard, dans la mesure où elle a vraiment représenté une rupture avec le passé.

« Jamais on n’avait connu de telles pertes », affirme-t-il.

Après la guerre, les États ont décidé d’établir un ensemble de pratiques pour s’assurer qu’on ne l’oublie jamais.

On trouve ainsi des monuments aux morts dans bien des villes et villages d’où étaient originaires les combattants. L’idée de ces monuments collectifs naît d’ailleurs avec cette guerre, afin d’essayer de mettre en lumière l’ampleur en vies humaines du sacrifice.

Le coquelicot est la fleur du Souvenir!

C’est aussi après 1918 que commence la tradition de la tombe du Soldat inconnu, symbolisant tous les morts dont les restes n’ont pas été identifiés.

Enfin, les champs de bataille, préservés dans le nord de la France, permettent de conserver le souvenir vivant.

« La Première Guerre mondiale a une dimension mémorielle et physique que n’ont pas les autres guerres », estime M. Bouchard.

C’est aussi à la suite de cette guerre « catastrophique » que les États ont décidé « d’éliminer la guerre comme outil de régulation des relations internationales », croit pour sa part Martin Laberge. Leur souhait est d’utiliser plutôt le droit international et la négociation, ce qui a conduit à une certaine stabilisation et à un esprit de coopération européen.

Un système qui volera cependant en éclats en 1939.

1 er juillet 1916,au premier jour de la bataille de la Somme,le Royal Irish Rifle attend dans une tranchée de communication.

 

Une photo colorisée contemporaine nous montre un ballon d’observation allemand au moment de son lancement.

 

Cette guerre aura été l’un des pires cauchemards de l’humanité!

 

Tout a commencé par l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo par une société secrète liée aux illuminati!

Voir l’article de référence suivant sur :Sociétés Secrètes:la Main Noire et le déclenchement de la Première Guerre Mondiale

Voir notre article antérieur sur le sujet:

 

Affaire Khashoggi:Un présumé accord secret sur l’armement saoudien créerait 500 000 emplois aux USA

  • Trump affirme que l’accord sur les armes de 110 milliards de dollars qu’il a négocié avec l’Arabie saoudite l’année dernière créera « 500 000 emplois »
  • La réclamation est au centre de ses raisons pour ne pas sanctionner le royaume pour le meurtre du journaliste du Washington Post Jamal Khashoggi dans son consulat à Istanbul
  • Un document interne à Lockheed Martin indique que moins de 1 000 postes américains seraient créés par un entrepreneur en défense 
  • Un véritable boom économique serait créé en Arabie saoudite, où 10 000 nouveaux emplois verraient le jour 
  • Raytheon s’attend à maintenir 10 000 emplois existants et à créer un petit pourcentage de ce chiffre 

 

Chaque fois que le président Donald Trump mentionne l’accord sur les armes de 110 milliards de dollars qu’il a négocié avec l’Arabie saoudite l’année dernière, il fait un suivi rapide en déclarant: « C’est 500 000 emplois ».

Toutefois, s’il parle de nouveaux emplois dans le secteur de la défense aux États-Unis, un document interne consulté par Lockheed Martin, de Reuters, prévoit que moins de 1 000 postes seraient créés par le sous-traitant, qui pourrait potentiellement livrer quelque 28 milliards de dollars de marchandises.

Lockheed prévoit au contraire que cet accord pourrait créer près de 10 000 nouveaux emplois en Arabie saoudite, tout en occupant jusqu’à 18 000 travailleurs américains existants, si tout se mettait en place – un résultat que les experts estiment peu probable.

Une personne familière avec la planification de Raytheon a déclaré que si l’ordre saoudien était exécuté, cela pourrait aider à maintenir environ 10 000 emplois américains, mais le nombre de nouveaux emplois créés ne représenterait qu’un faible pourcentage de ce chiffre.

 

Lockheed, un sous-traitant de la défense, participe à l’énorme contrat d’armement saoudien, aux termes duquel il fournirait des versions exportées de son hélicoptère Blackhawk. Mais ses documents internes montrent qu’il ne créerait rien de plus que les 500 000 emplois revendiqués par Trump.

Lockheed Martin Corp a refusé de commenter le « package deal  saoudien ». Le directeur financier de Raytheon Co, Toby O’Brien, a déclaré la semaine dernière que le nombre de recrutements est en croissance, mais il n’a pas imputé ces programmes à un programme particulier.

Pas de sanction: Trump a invoqué la revendication de 500 000 emplois américains pour justifier son refus de sanctionner l’Arabie saoudite, sous la direction de facto du prince héritier Mohammed bin Salman, pour le meurtre du journaliste du Washington Post, Jamal Khashoggi

La Maison Blanche n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Les emplois sont importants pour Trump. Il a milité sur sa capacité à créer des emplois aux États-Unis, en particulier dans le secteur manufacturier, qui sont bien rémunérés. Entre-temps, il a limité ses critiques à l’encontre des dirigeants saoudiens à propos du meurtre d’un critique de premier plan, car il ne voulait pas mettre en péril l’accord sur la vente d’armes.

Donc Trump fait face a un chantage  économique

Le chiffre de 500 000 de Trump a été salué par le scepticisme généralisé étant donné que les cinq plus grands sous-traitants américains de la défense, qui fabriquent presque tous les articles de la liste saoudienne, emploient maintenant 383 000 personnes.

Des documents vus par Reuters et des entretiens avec des sources de l’industrie de la défense connaissant le présumé accord de contrat d’armes suggèrent qu’entre 20 000 et 40 000 travailleurs américains du secteur de la défense pourraient être impliqués dans la production destinée à l’Arabie saoudite si l’ensemble du paquet de 110 milliards de dollars passait.

Les travailleurs existants sont généralement expérimentés et qualifiés, et peuvent être redéployés plus facilement que les nouveaux employés qui nécessiteraient un investissement initial important dans leur formation.

Toute prévision concernant la création d’emplois doit être mise en garde de savoir si toutes les défenses antimissiles et les radars, navires, chars, logiciels, bombes et autres équipements énumérés dans le package deal complet saoudien seront livrés.

Les entretiens avec des personnes familiarisées avec les plans et les estimations d’autres grands entrepreneurs de la défense reflètent une dynamique similaire à celle de Lockheed et de Raytheon – des ajouts relativement mineurs à leur effectif américain et une accumulation plus importante en Arabie saoudite.

Depuis le voyage de Trump dans le Royaume l’année dernière, peu d’activités économiques ont été menées au-delà des travaux de Lockheed sur quatre frégates commandées par les Saoudiens.

La commande générera près de 10 000 emplois dans les ports saoudiens pour le personnel de maintenance, mais seuls 500 nouveaux emplois seront créés aux États-Unis, selon des documents consultés par Reuters.

Des dirigeants de plusieurs des plus grandes entreprises américaines du secteur de la défense ont déclaré que Riyad souhaitait une grande partie de l’équipement militaire afin de développer une nouvelle industrie nationale et de créer de nouveaux emplois et une expertise locale dans le cadre de l’initiative Vision 2030 du prince héritier Mohammed bin Salman visant à rendre le pays hors de la dépendance au pétrole.

L’Arabie saoudite s’est fixé pour objectif de créer 40 000 emplois dans le secteur de la défense d’ici 2030.

Le paquet d’armes annoncé par Trump en mai 2017 a fait l’objet d’un nouvel examen après l’assassinat de Jamal Khashoggi, éditorialiste du Washington Post, dans le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. 

Cet assassinat a provoqué l’indignation de la communauté internationale. L’administration et les sous-traitants de la défense s’emploient à prévenir une réaction brutale susceptible de mettre en péril ce que Trump a qualifié de « formidable ordre » et de 500 000 emplois.

Les dirigeants de l’industrie ont fait valoir que sans le package deal saoudien, ils auraient moins de commandes à exécuter, mais les budgets de défense américains robustes, qui représentent la majorité de leurs ventes, combinés à un carnet de commandes record, suggèrent que les travailleurs risquent peu à être licenciés si le présume accord  de vente saoudien ne s’est pas matérialisé.

Certes, pour chaque contrat  de fabrication dans le secteur de la défense, amène d’autres travaux adjacents qui sont soutenus indirectement par une demande accrue de produits de défense.

Mais Heidi Garrett-Peltier, chargée de recherche à l’Institut de recherche en économie politique, a estimé que pour ce type d’industrie, le multiplicateur le plus élevé serait juste inférieur à 3,2. 

Selon les calculs de Reuters, 20 000 à 40 000 emplois durables ou nouveaux pourraient créer entre 64 000 et 128 000 emplois dans les industries connexes, ce qui porterait le nombre total d’emplois durables et nouveaux entre 84 000 et 168 000.

En bref, 500 000 emplois créés par Trump sont au moins trois à cinq fois supérieurs à ce que l’on pourrait attendre de l’accord avec l’Arabie saoudite, compte tenu des estimations des entreprises elles-mêmes, plus l’utilisation la plus généreuse du multiplicateur indirect.

Selon ses propres calculs, le département d’État américain a déclaré en mai 2017 que l’accord saoudien pourrait soutenir «des dizaines de milliers de nouveaux emplois aux États-Unis».

Rappelons aussi que l’Arabie Saoudite refuse d’extrader les dix-huit ressortissants réclamés par la Turquie pour y être jugés dans l’affaire de l’assassinat de Jamal Kharshoggi.

 

 

 

 

 

 

Nouvel Ordre Mondial:LA FEUILLE DE ROUTE DE SANTE SEXUELLE, UN TRANQUILLISANT SOCIAL…?

LA FEUILLE DE ROUTE DE SANTE SEXUELLE, UN TRANQUILLISANT SOCIAL…?

 La feuille de route 2018-2020 sur la stratégie nationale de santé sexuelle en France montre que l’accent est mis sur l’éducation sexuelle et le « santé reproductive » (contraception, avortement, insémination artificielle)

En particulier, l’accès aux méthodes d’avortement d’avortement devrait être garanti aux jeunes. Une consultation globale « santé sexuelle » sera mise en place pour tous les jeunes âgés de 15 à 18 ans afin de les informer sur la contraception et l’avortement. 
En outre, des projets innovants donneront un accès gratuit à une offre de préservatifs. Cette stratégie éducative favorise la sexualisation (sur-accentuation abusive et focalisation sur la disposition sexuelle dans le but de distraire) des jeunes, mais ignore des questions importantes sur la relation, telles que la « prise de responsabilités » ou la « fidélité ».

Ainsi, le philosophe Serge Canfrantan écrivait dans son livre « Leçon 163 : Sagesse et révolte  » :
 » Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. […] On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. « 
Cette stratégie semble maintenant s’appliquer à la jeunesse française.

(Source : V&VC 20/2018)
(en photo : Ariane Bilheran)

Jamal Khashoggi :Les photos qui prouvent son meurtre (coeurs sensibles s’abstenir)

Les  médias ont tout fait depuis le 25 octobre 2018,afin de faire disparaître les preuves  photographiques de l’assassinat horrible de Jamal Khashoggi au Consulat d’Arabie Saoudite en Turquie.

La simple tentative de faire disparaître ces preuves  et la disparition des policiers turcs qui ont retrouvés les parties du corps de Jamal Khashoggi nous montre l’odieux des politiciens criminels et corrompus qui dominent  cette affaire.

Donald Trump nous aura prouvé qu’on ne pourra jamais faire confiance en ce goujat issu de la mafia khazare.Cet ami fidèle d’Israël ne carbure qu’en billets verts…américains!Il forme un magnifique trio de scélérats avec le  tyran de Ryad,Mohammed bin Salmane et le dictateur  de Turquie Recep Erdogan.Ce sont de dangereux criminels en liberté,auxquels l’Union Européenne cherche a dissipper les crimes afin de profiter financièrement de la situation.

J’ai reçu ces quelques photos d’un ami dont je garde l’anonymat  et je fait suivre ces  terrifiantes et sadiques photos d’une évaluation de la situation:


LES PHOTOS

La photo du visage tuméfié de Jamal Khashoggi.La tête semble avoi été coupée!

 

des membres et diverses parties du corps furent retrouvées dans des sacs.

 

On a poussé l’horreur a enlever la peau du crâne de Khashoggi et les disposer au même endroit que ses parties génitales.

UN BREF RÉSUMÉ ET UNE ÉVALUATION DE LA SITUATION

 

 

 

De la disparition du journaliste Jamal Khashoggi le 2 octobre à l’aveu, samedi matin,le 21 octobre 2018,, par Ryad qu’il a été tué dans le consulat saoudien à Istanbul, les développements d’une crise majeure.

L’éditorialiste saoudien s’était exilé aux Etats-Unis en 2017, redoutant une arrestation après avoir critiqué le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS).

Le consulat saoudien.

– Disparition –

Le 2 octobre 2018,arrivée de Jamal Khashoggi au Consulat.
Une image de vidéosurveillance montre Jamal Khashoggi (dans le cercle rouge) à côté de sa fiancé devant le consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le 2 octobre

Un mardi après-midi d’automne, le journaliste saoudien en exil Jamal Khashoggi entre dans le consulat de son pays à Istanbul. Cet ancien proche de la famille royale est devenu, depuis l’arrivée au cœur du pouvoir de Mohammed Ben Salman, un critique affirmé du régime de Riyad. M. Khashoggi, 59 ans, est fiancé à une femme turque, Hatice Cengiz. Afin de pouvoir l’épouser, il doit accomplir une formalité administrative, d’où sa visite à la représentation diplomatique saoudienne. Les heures passent, il ne réapparaît pas. Sa fiancée, qui l’avait accompagné et était restée l’attendre à l’extérieur, alerte les médias et le gouvernement d’Ankara, une consigne que le journaliste lui avait donnée dans le cas où il tarderait à revenir.

Une capture écran extraite de la vidéosurveillance, publiée par le journal turc « Sabah » le 10 octobre, montre des hommes suspectés d’avoir participé à la disparition de Jamal Khashoggi à l’aéroport Ataturk d’Istanbul, le 2 octobre.

 

Le 2 octobre, vers 10H15 GMT, Jamal Khashoggi entre au consulat saoudien à Istanbul, selon une image de caméra de surveillance publiée par le quotidien américain Washington Post, avec lequel il collabore. Selon sa fiancée, il s’y est rendu pour des démarches en vue de leur prochain mariage.

Ce van, entré dans l’aire du consulat saoudien le 2 octobre, est au centre de nombreuses questions.

Le 3, la présidence turque affirme que le journaliste se trouve au consulat saoudien.

Des médias turcs publient le 10 octobre des images de vidéosurveillance qui permettent de suivre les déplacements, le 2 octobre, du groupe de quinze personnes soupçonnées d’avoir orchestré la disparition du journaliste. Les profils se précisent : il s’agit d’officiers des forces spéciales et de l’armée de l’air saoudiennes et de membres supposés de la sécurité rapprochée de Mohammed Ben Salman, accompagnés d’un médecin légiste. Dans les médias proches du pouvoir turc, on commence à évoquer des enregistrements établissant un démembrement à la scie à os du journaliste saoudien. Plus d’une semaine après le début de l’affaire, les premières réactions internationales tombent.

 


Le Washington Post affirme que les services de renseignement américains avaient connaissance d’un projet saoudien, impliquant le prince héritier, consistant à attirer le journaliste dans un piège pour l’arrêter. « Nous n’étions pas informés à l’avance de la possible disparition de M. Khashoggi », affirme le département d’État.

Donald Trump réclame des explications à l’Arabie saoudite sur le sort du journaliste. Il dit être en contact avec la fiancée de M. Khashoggi, qui a demandé son aide.


 

Dans une interview diffusée le 5 octobre par l’agence Bloomberg, le prince héritier affirme que Khashoggi est effectivement « entré » au consulat, mais qu’il en est sorti peu après.

– « Tué au consulat » –

Le 6, une source proche du gouvernement turc déclare que la police estime « que le journaliste a été tué au consulat par une équipe venue spécialement à Istanbul et repartie dans la même journée ». Ryad dément.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, prononce un discours devant les partisans à Istanbul dimanche. Erdogan a annoncé qu’il annoncerait les détails de l’enquête turque sur la mort de Khashoggi mardi.

Le 7, le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s’exprime pour la première fois sur cette affaire, dit attendre les résultats de l’enquête.

« Le corps de Khashoggi a été probablement découpé et mis dans des caisses avant d’être transféré par avion hors du pays », affirme le Washington Post, citant un responsable américain.

Ryad doit « prouver » que le journaliste a quitté le consulat, dit M. Erdogan.

Le 10, des télévisions turques diffusent des images de vidéosurveillance montrant l’arrivée à Istanbul de Saoudiens soupçonnés d’avoir conduit l’opération.

Selon le Washington Post, Ankara aurait affirmé à Washington détenir des enregistrements audio et vidéo montrant comment Khashoggi a été « interrogé, torturé puis tué » à l’intérieur du consulat, avant que son corps ne soit démembré.

– Washington menace puis ménage Ryad –

Le 13, Donald Trump estime que l’Arabie saoudite pourrait être derrière la disparition et menace Ryad d’un « châtiment sévère », tout en excluant un gel des ventes d’armes.

Le 15, le président des Etats-Unis suggère après un entretien téléphonique avec le roi saoudien Salmane que la disparition « pourrait être le fait de tueurs hors de contrôle ».

Le 16, le secrétaire d’Etat Mike Pompeo affirme que Ryad est favorable à une enquête « approfondie », après des entretiens avec le roi et le prince héritier.

M. Trump réclame l’application du principe de présomption d’innocence en faveur de l’Arabie saoudite.

Le lendemain, il nie chercher à « couvrir » ses alliés saoudiens. Il souligne que les Etats-Unis ont besoin de Ryad dans la lutte contre le terrorisme et insiste sur la coopération militaire et sa dimension économique.

– Une « équipe d’exécution » –

Un journal pro-gouvernemental turc, affirmant s’appuyer sur des enregistrements sonores à l’intérieur du consulat, rapporte que le journaliste y a été torturé avant d’être « décapité ».

Selon le New York Times, l’un des hommes identifiés par les autorités turques comme faisant partie de l’équipe soupçonnée d’avoir perpétré l’assassinat appartient à l’entourage du prince héritier, et trois autres aux services de sécurité rattachés au prince.

– Washington durcit le ton –

Le 18, le secrétaire américain au Trésor annonce qu’il ne se rendra pas à une conférence économique à Ryad, boycottée par un nombre croissant de personnalités.

Donald Trump admet pour la première fois que Khashoggi est très probablement mort, menaçant Ryad de « très graves » conséquences si sa responsabilité est confirmée.

Washington décide cependant d’accorder un délai supplémentaire à l’Arabie saoudite pour s’expliquer.

– Fouilles et témoignages –

Le 19, les médias turcs indiquent que les enquêteurs ont élargi les recherches à une vaste forêt d’Istanbul. Des images de vidéosurveillance prises le 2 octobre montrent, selon une chaîne de télévision privée, au moins un véhicule muni de plaques diplomatiques y pénétrer après avoir quitté le consulat.

Les enquêteurs ont fouillé cette semaine le consulat et la résidence du consul saoudien.

Mike Pompeo prévient que les Etats-Unis disposent d’une « large gamme » de sanctions possibles contre l’Arabie saoudite s’il s’avérait qu’elle était derrière la disparition du journaliste.

– Ryad reconnaît la mort –

L’Arabie saoudite reconnaît dans la nuit du 19 au 20 octobre que Jamal Khashoggi a été tué dans le consulat, et annonce une restructuration de ses services de renseignements et des limogeages à leur tête.

« Les discussions entre Jamal Khashoggi et ceux qu’il a rencontrés au consulat du royaume à Istanbul (…) ont débouché sur une rixe, ce qui a conduit à sa mort », déclare l’agence de presse officielle saoudienne SPA, citant le parquet.

Le roi ordonne au prince héritier de restructurer les services des renseignements, dont un des hauts dirigeants, Ahmad al-Assiri, est limogé, ainsi qu’un conseiller de haut rang à la cour royale.

 

…l’histoire continue!

 

 

 

Nouvel Ordre Mondial:Le FMI soutient le plan de l’Afrique du Sud visant à confisquer des terres à des agriculteurs blancs

Le Fonds monétaire international (FMI) approuve la réforme agraire controversée de l’Afrique du Sud tant que le processus hautement controversé est «fondé sur des règles» et transparent, selon le représentant du fonds dans le pays.
Montfort Mlachila ,l’homme derrière le crime.

Montfort Mlachila, représentant principal du FMI en Afrique du Sud, a déclaré que le règlement ne devait pas nuire à la production agricole et mettre en péril les approvisionnements alimentaires des citoyens du pays.

« Nous soutenons pleinement la nécessité de procéder à des réformes agraires afin de résoudre les problèmes d’inégalité », a déclaré Mlachila dans un entretien avec Reuters.

«Il est nécessaire de mettre en place un processus constitutionnel transparent, fondé sur des règles et menant aux résultats souhaités. Il est particulièrement important de ne pas nuire à la production agricole et à la sécurité alimentaire. ”

La réforme agraire largement débattue a été proposée par le Congrès national africain (ANC) au pouvoir en 2015 et a reçu le soutien total du président nouvellement élu, Cyril Ramaphosa. La mesure proposée permettra au gouvernement sud-africain d’exproprier sans indemnité les terres appartenant aux agriculteurs blancs du pays.

Des fermes développées depuis plusieurs générations.

Une partie importante des terres agricoles sud-africaines appartient toujours à la minorité blanche du pays. Le président en exercice a promis de modifier la constitution sud-africaine afin d’accorder une partie des terres à la majorité noire sans terres.

Le projet de réforme, qui aurait provoqué des attaques violentes et même des meurtres d’agriculteurs blancs, a déclenché un grand tollé au niveau international. La semaine dernière, le président américain Donald Trump a ordonné au secrétaire d’État Mike Pompeo d’étudier de près la question. Plus tôt cette année, le gouvernement australien a commencé à délivrer des visas d’urgence aux agriculteurs confrontés à la violence en Afrique du Sud.

La semaine dernière, l’ANC a annoncé le retrait du projet litigieux par le Comité du portefeuille des travaux publics pour complément d’étude. Selon Humphrey Mmemezi, président de la commission, le projet de loi a été renvoyé devant le Parlement pour des raisons de procédure, mais ils ne pouvaient pas reproduire un processus parlementaire distinct. L’ANC a ensuite annoncé son engagement à faire progresser la réforme agraire.


La nation zouloue d’Afrique du Sud se joint aux agriculteurs blancs pour lutter contre les saisies de terres par le gouvernement

Le peuple zoulou…négligé!
Le groupe ethnique le plus important d’Afrique du Sud, les Zoulous, s’est prononcé contre l’expropriation de terres sans compensation dans le pays. Zulu est prêt à coopérer avec les agriculteurs blancs du pays, appelés Afrikaners ou Boers.

Zulu King Goodwill Zwelithini a déclaré que le groupe coopérerait avec le groupe de défense des droits des minorités sud-africaines AfriForum.

«La nation zouloue dont je parle n’existera pas si nous n’avons pas de nourriture. C’est pourquoi je dis que les agriculteurs doivent se rapprocher afin que nous discutions de ce que nous pouvons faire lorsque nous parlons de l’agriculture et de la disponibilité de suffisamment de nourriture dans le pays. C’est pourquoi je demande à AfriForum des Boers de venir nous aider », a déclaré Zwelithini, citée par eNews Channel Africa.

«Parce que lorsque le gouvernement a commencé à parler d’appropriation de terres, d’expropriations sans indemnités,les  Boers ont acheté des outils. Il n’y a pas de nourriture en Afrique du Sud », a-t- il ajouté.

 

Les Zoulous constituent le groupe ethnique le plus important en Afrique du Sud, avec environ 10 à 12 millions de personnes vivant principalement dans la province du KwaZulu-Natal. Le groupe représente plus d’un cinquième de la population du pays et son avis est important dans le contexte des élections générales de l’année prochaine.

«Quiconque veut être élu et élu par nous, je vais parler maintenant, quiconque veut être élu par nous doit venir s’agenouiller ici et s’engager à ne jamais toucher votre pays», a déclaré le roi zoulou.

Bien que les rois n’aient aucun pouvoir officiel dans l’Afrique du Sud moderne, ils conservent la loyauté de millions de personnes et sont reconnus dans la Constitution comme des chefs traditionnels.

Le programme d’expropriation de terres dirigé par le président Cyril Ramaphosa vise à redistribuer les terres aux pauvres Noirs afin de lutter contre les graves inégalités 24 ans après la fin de l’apartheid. Il s’agit principalement de terres appartenant à des Boers, des Blancs d’origine néerlandaise. Cependant, le programme a également suscité le mécontentement des Zoulous.

Le roi zoulou a déclaré attendre une réunion avec le président. «Il (Ramaphosa) doit venir ici… et le dire, l’écrire dans un accord et signer le fait que le pays des Zoulous ne sera pas touché», a déclaré Zwelithini.


Ramaphosa à AGNU: Les terres agricoles sud-africaines saisies « doivent être partagées par tous »

Cyril Ramaphosa,l’ex-dauphin de Nelson Mandela

 

Plus tôt cette année, l’ANC a proposé un amendement constitutionnel qui donnerait au gouvernement le droit légal de saisir et de redistribuer les terres agricoles sans aucune compensation pour les propriétaires. Le projet de réforme a déclenché un débat houleux au niveau international, ainsi que de nombreux reportages dans les médias faisant état de violences présumées contre des agriculteurs blancs sud-africains, y compris des meurtres.

Selon les données du gouvernement, plus de 77% des exploitations agricoles et des exploitations agricoles sud-africaines sont la propriété de citoyens blancs et seulement 4% de terres appartenant à des Sud-Africains noirs. La population totale du pays est composée de 9% de Blancs et de 76% de Noirs.

La réforme a également suscité de vives inquiétudes parmi les investisseurs internationaux, tandis que le parti au pouvoir du pays s’est efforcé de rassurer sur le fait que cette mesure serait légale et ne menacerait pas la stabilité. Plus tôt ce mois-ci, la confiance dans l’agriculture et les prix des terres en Afrique du Sud ont chuté au plus bas depuis plus de deux ans, selon l’indice de confiance Agbiz / IDC dans l’agroalimentaire.

S’adressant à l’Assemblée générale des Nations Unies, Ramaphosa a annoncé son intention de dépenser 50 milliards de rands (3,52 milliards de dollars) de «dépenses redéfinies et de nouveaux financements au niveau des projets» afin de redresser l’économie sud-africaine.

Le président a également commenté la politique America First de Donald Trump, affirmant qu’aucun pays ne peut prospérer aux dépens de millions d’autres. «Nous devons assumer la responsabilité collective du développement de toutes les nations», a ajouté Ramaphosa.

Dans un tweet mercredi, le président américain Donald Trump, à gauche, a critiqué les saisies de terres inexistantes chez des agriculteurs blancs en Afrique du Sud. Le gouvernement sud-africain du président Cyril Ramaphosa a ensuite tweeté que les critiques mal informées de Trump étaient source de division.