Hommage à Jacques Bergier …écrivain ,chercheur et « éveilleur de conscience »

 

Jacques Bergier, Une légende… un mythe.

Cet hommage à Jacques BERGIER est rendu nécessaire suite au  cinquante-quatrième anniversaire de la parution du Matin des Magiciens,le  manifeste du réalisme fantastique d’où naquit la revue Planète en 1961 qui, traduite en une douzaine de langues, devint un véritable phénomène éditorial.

Jacques Bergier bbb

Jacques Bergier, né le 8 août 1912 à Odessa (Ukraine) et mort le 23 novembre 1978 à Paris d’une hémorragie cérébrale, est un ingénieur chimiste, alchimiste, espion, journaliste et écrivain de nationalité française et polonaise. Sa mémoire eidétique lui permit de maîtriser 14 langues modernes et anciennes, dont l’araméen, et de lire jusqu’à dix livres par jour. Sur sa carte de visite, il se présentait comme « Amateur d’insolite et scribe de miracles ». Il joua le rôle de L’Incollable dans un jeu télévisé de RTL. Ami de l’astronaute Edgar Mitchel (Mission Apollon 14 sur la Lune), Hergé l’immortalisa dans le personnage de Mik Ezdanitoff dans l’album de Tintin « Vol 714 pour Sydney». Ingénieur chimiste, découvre en 1936 avec <>André Heibronner l’utilisation de l’eau lourde pour le freinage des neutrons, et réalise avec lui la première synthèse d’un élément radio-actif naturel, le polonium. Il invente en 1950 le refroidissement électronique des réacteurs nucléaires, et le réacteur nucléaire sous-critique sans modérateur, en 1955. Il a organisé le premier réseau de renseignements scientifiques en 1940 et s’est occupé de la récupération et du transfert en Angleterre de l’eau lourde de Norvège. Plus de vingt ouvrages, l’ont fait connaître du grand public dont le fameux best-seller Le matin des Magiciens », écrit en collaboration avec Louis Pauwels en 1960 avec lequel, il a aussi fondé la remarquable revue « Planète », en Octobre 1961 et qui pendant près de 10 ans, fut le panégyrique incontestable de l’ésotérisme de bon aloi autrement dit de ce que l’on appelle depuis le « Réalisme Fantastique »..

Une belle photo de M.Bergier.
Une belle photo de M.Bergier.

Salué dans la francophonie pour la grande diversité de ses connaissances et ses nombreux ouvrages, Jacques Bergier a largement contribué à la promotion, en France, de phénomènes ou de faits négligés par la science, notamment avec son livre Le Matin des magiciens, écrit en collaboration avec Louis Pauwels.

Après ses études à l’Ecole Supérieure de Chimie de Paris, Jacques Bergier découvre en 1936, avec le physicien atomiste André Helbronner, l’utilisation de l’eau lourde (que les nazis tenteront de s’approprier à l’état naturel en Norvège pour construire la bombe atomique – d’où la célèbre « bataille de lourde » conduite par les Alliés pour en détruire l’usine) pour le freinage des électrons et réalise la première synthèse d’un élément radioactif naturel, le polonium, à partir de bismuth et d’hydrogène lourd en volatilisant un filament de tungstène. Très vite, il développe un penchant pour l’alchimie (soutenu par la rencontre qu’il aurait eue avec Fulcanelli en juin 1937), et affirme au début des années 1950 avoir obtenu par transmutation alchimique du béryllium à partir de sodium.

70ème anniversaire de son entrée dans la Résistance Dès la signature de l’armistice en 1940 par Pétain pendant la Seconde Guerre Mondiale, Jacques Bergier entre dans la résistance (ses actions héroïques ont déjà commencé lors de ses voyages d’affaires dans l’Allemagne de 1935 où il distribue des tracts anti-nazi à la sortie de théâtres) au sein du « trio des ingénieurs », puis du Réseau Marco Polo mieux structuré à compter de décembre 1942 (faisant ainsi, en 1941, la connaissance de son futur grand ami François Le Lionnais -membre d’un autre groupe). Grâce à des renseignements fournis par un ingénieur russe travaillant sur place et transmis à Londres, son réseau est à l’origine du bombardement de la base d’expérimentation des V2 construits à Peenemünde. Le 18 août 1943 est lancée l’Opération Hydra: 598 bombardiers lourds détruisent l’usine de Peenemünde.

Le Ministère de l’Air britannique centralise ensuite les renseignements de divers réseaux français dont Marco-Polo, et l’Air Chief Marshall Sir Roderic Hill, commandant de la défense aérienne de Grande Bretagne et commandant en chef du Fighter Command de la RAF, procède le 5 décembre 1943 aux premiers bombardements de 21 sites de V1 sur le sol français, en détruisant 12 entièrement et 9 partiellement grâce au 8e Air Force. Bergier est alors – entre autres – chargé de gérer les rares postes émetteurs de Marco-Polo sur Lyon.

Photo de Jacques Bergier ...prisonnier en 1943des nazis.
Photo de Jacques Bergier …prisonnier en 1943des nazis.

Il y est arrêté le 23 novembre 1943 par la Gestapo et soumis à la torture à 44 reprises. Il est enfermé dans les camps nazis de Neue Bremme, puis Mauthausen, de mars 1944 à février 1945. Ce passé de résistance lui permet ultérieurement certains contacts directs avec Charles de Gaulle.

Un film réalisé en RDA, Et l’Angleterre sera détruite (titre original : L’homme qui arrêta la foudre), évoquant l’action de Jacques Bergier grâce à qui fut détruite la base secrète de Peenemünde, fut présenté en 1969 au Festival de Cannes par le Lieutenant-colonel Rémy.

L’agent secret
Après la guerre, Jacques Bergier aurait été capitaine de la DGER (Direction générale des études et recherches), au sein de laquelle il aurait dirigé la branche française du CIOS (Centre interarmée de contre-espionnage alliés). Il participe ainsi pendant la seconde moitié de 1945 à la MIST (Mission d’information scientifique et technique), dirigée par le capitaine Albert Mirlesse (ingénieur en mécanique, père fondateur du Normandie-Niemen) chef du 2e bureau de l’État-Major Général de l’Air -EMGA-, et rattachée au CIOS, pour des missions secrètes en Allemagne afin d’interroger des savants atomistes, et de trouver des armes secrètes dérivées de l’eau lourde.

L’écrivain
En 1953, Jacques Bergier abandonne ses activités d’ingénieur-conseil chasseur de têtes scientifique pour se lancer dans l’écriture. Il compte déjà plusieurs écrivains parmi ses amis, dont Jean Bruce, Arthur C. Clarke et Ian Flemming. Ses nombreux ouvrages mêlent des éléments authentiquement scientifiques à d’autres relevant de la science-fiction et du fantastique. Il co-dirige plusieurs collection de Science-Fiction chez Albin Michel. On lui doit d’avoir fait connaître et traduit Lovecraft en France. Son œuvre compte près d’un cinquantaine d’ouvrages et d’innombrables articles dont « Applications des satellites : laboratoires de l’espace » et « Colonisation de la lune » parus en 1960 dans le numéro spécial de Science et Vie sur « L’Homme dans l’espace ».

Le futurologue
Jacques Bergier pensait que des civilisations disparues auraient pu exister avant la préhistoire et que des civilisations extra-terrestres, techniquement très avancées ou non, existaient dans l’univers. Les hypothèses des théories astrophysiques actuelles semblent le confirmer.

Deux phrases de Jacques Bergier résument bien sa philosophie : « L’impossible, c’est ce qui n’a pas encore été fait » et : « Nous devons voir les choses anciennes avec des yeux neufs ».

Le héros de la Seconde Guerre mondiale reste pour ceux qui ont apprécié son intelligence, son courage et sa grande bonté, « un éveilleur de conscience », comme le désigne l’éditeur Jean-Pierre de Monza.

 Ceux et celles qui ont parlé de Jacques Bergier
 

• Hélène Renard, directrice de Canal Académie, la radio sur Internet qui donne la parole aux académiciens des cinq Académies de l’Institut de France : Préface. Nicole Bamberger, journaliste et auteur : Jacques Bergier, l’une des voix fortes du XXème siècle.

• Claudine Brelet, anthropologue, écrivain, ancien membre du personnel de l’OMS, Senior expert consultante UNESCO, et Didier Paingris, Maître d’Arts martiaux et éducateur sportif : Jacques Bergier et l’Esprit de Résistance.

Serge Caillet, historien de l’occultisme et des sociétés initiatiques, auteur : Jacques Bergier et l’alchimie.

• Patrick Clot, président-fondateur de l’Association des Amis de Jacques Bergier : Jacques Bergier, une brève histoire dans le temps.

• François Darnaudet, écrivain de fantastique et de policiers : Jacques Bergier et les mathématiques.

• Jean-Pierre Desthuilliers, ingénieur en aéronautique et poète : Jacques Bergier, “scifique” et scientifique.

• Georges H. Gallet, journaliste scientifique : Jacques Bergier et la science fiction.

• Jérôme Huck, ingénieur Sup. Aéronautique et scientifique : Jacques Bergier et l’innovation.

• Marc-Antoine Lumia, Infographiste : Jacques Bergier, cet homme très être ange.

• Janine Modlinger, professeur de Lettres, poète, ancienne secrétaire de Jacques Bergier : Jacques Bergier, un maître de vie.

• Jean-Pierre de Monza, directeur des éditions de Monza : Jacques Bergier, un éveilleur de conscience.

• Charles Moreau, historien de la science-fiction : La science-fiction et la vision scientifique de Jacques Bergier.

• Richard D. Nolane, écrivain et scénariste de BD : Du « Matin des magiciens » à la légende.

• Marielle Pernin, co-directrice et co-fondatrice de la version francophone de la revue californienne CoEvolutiouin Quaterly : Jacques Bergier et la coévolution.

• André Ruellan, écrivain de science-fiction, scénariste de Jean-Pierre Mocky et Alain Jessua : Promenade avec un scribe de miracles.

• Claude Seignolle, écrivain de fantastique, ethnographe et folkloriste : Petite Suite bergieresque.

• Claude Thomas, écrivain de fantastique et de science-fiction : Jacques Bergier dans la fiction.

• Jacques Vallée, informaticien, astronome et romancier : Jacques Bergier et les soucoupes volantes.

 

 

 

Jacques Bergier
Jacques Bergier

 

 

 

 

 

 

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RENCONTRE AVEC UN MAGICIEN   partie 1

*Faisons un retour dans le temps,en 1973…lors d’une discussion ou Jacques Bergier  prit part.Quoi de mieux qu’une interview pour connaître le fond de la pensée d’une personne.

« C’était en 1933. Le petit étudiant juif avait un nez pointu, chaussé de lunettes rondes derrière lesquelles brillaient des yeux agiles et froids. Sur son crâne rond se clairsemait déjà une chevelure pareille à un duvet de poussin. Un effroyable accent, aggravé par des hésitations, donnait à ses propos le comique et la confusion d’un barbotage de canards dans une flaque. Quand on le connaissait un peu mieux, on éprouvait l’impression qu’une intelligence boulimique, tendue, sensible, follement rapide, dansait dans ce petit bonhomme malgracieux, plein de malice et d’une puérile maladresse à vivre, comme un gros ballon rouge retenu par un fil au poignet d’un enfant. « Vous voulez donc devenir alchimiste ? », demanda le vénérable professeur à l’étudiant Jacques Bergier. »

C’était en 1973(voir la photo ci-dessous). Attablés dans un snack des Champs-Elysées, nous écoutions Jacques Bergier. Nous avions retrouvé le même personnage décrit affectueusement par Louis Pauwels. Même accent rocailleux, même gentillesse, même regard pétillant d’intelligence. Il avait fait à KADATH un accueil aussi chaleureux qu’inattendu : un homme si occupé, tellement sollicité de partout, allait-il se donner la peine de nous envoyer des encouragements ? Oui, par retour du courrier, il nous disait tout le bien qu’il pensait de notre action, et nous invitait à son bureau. Nous avions beaucoup de questions à poser à Jacques Bergier. Il avait fait, quelques mois auparavant, une intervention très remarquée dans un débat à l’ORTF. Connaissant la différence de méthode qui l’éloigne d’un Robert Charroux ou d’un Erich von Däniken, nous avions entrevu un début d’explication, et nous ne pouvions qu’applaudir. Mais il allait nous en apprendre plus. Car cet homme, lorsqu’il se manifeste en public, a une attitude de prime abord paradoxale. Et c’est souvent à cet aspect que s’arrête le lecteur ou le téléspectateur moyen. Comme pour Salvador Cali, on ne comprend pas et on préfère sourire. Et pourtant…

Jacques Bergier ,un véritable "magicien".
Jacques Bergier ,un véritable « magicien ».

 

 

Ce qui nous avait toujours gênés, c’est que les journalistes ne posaient jamais à Jacques Bergier les questions qui auraient pu résoudre ces apparents paradoxes. On s’arrête à l’aspect insolite, voire folklorique du personnage. Bien sûr, il a sa part de responsabilité. Lorsqu’il se présente, ne vous offre-t-il pas une carte de visite rédigée en ces termes : « Jacques Bergier, amateur d’insolite et scribe des miracles » ? Mais il faut aller au-delà de l’anecdote. Car on ne passe pas sa vie, sans raisons, à se balader aux frontières du fantastique, sans avoir une petite idée derrière la tête, bref sans faire usage d’une méthode. C’est cette méthode que nous voulions lui faire dévoiler, ou du moins en recueillir des bribes. Jacques Bergier s’est ouvert à nous sans la moindre réticence. Plus nous lui posions de questions, plus il nous fournissait d’exemples (avec références précises, il faut le souligner), et plus se dessinait une méthode de prospection.
Elle nous a fascinés, car elle fleure bon l’air pur : Bergier ouvre toutes grandes les fenêtres de l’imagination — et il en faut actuellement dans le monde étouffant de l’archéologie. Aucune idée n’est assez folle quand il s’agit de tout remettre en question. De cet entretien, nous avons recueilli deux articles. L’un sera l’interview qui suit, avec des éclaircissements et des orientations d’ordre général. L’autre sera un article exclusif, signé Jacques Bergier, que nous vous proposerons dans un prochain KADATH, et où il expose ses vues sur la nécessité des « hypothèses folles » en archéologie, pour en arriver à un début d’explication sur ce qu’il appelle les « intermédiaires ». Nous croyons que c’est la première fois qu’on lira un « ce que je crois » de Jacques Bergier, et c’est pour nous un grand honneur.

Un hebdomadaire de la capitale a parlé, à notre sujet, de « réactivation archéologique ». L’expression ne nous déplaît pas. Mais nous n’en étions pas encore arrivés à ce stade. Maintenant, c’est chose faite. Avec des gens comme Jacques Bergier ou Marcel Homet, il pouvait difficilement en être autrement. Car, jusqu’à présent, nous n’avons fait que vous proposer, « gentiment », quelques éléments d’une remise en question du passé de l’humanité. Nous en tenons encore une masse en réserve. Mais il ne suffit pas d’être approuvé, il faut aussi provoquer des réactions. C’est pourquoi nous allons mettre le doigt sur quelques véritables scandales concernant la vérité historique, scandales qui se portent bien, merci, car les plus luxueux livres d’art en regorgent, tout en les ignorant. Le Professeur Marcel Homet, en butte depuis plus de trente ans aux pontifes assis derrière leurs bureaux, craignait de nous voir nous heurter à des gens comme ceux du Musée de l’Homme. Tant pis pour nous ! Nous avons l’enthousiasme de la jeunesse et l’écoute du public. Peut-être aussi les temps sont-ils mûrs pour nous ? Nous avons été ahuris de découvrir, au fil des longs entretiens que nous avons eus avec Marcel Homet, la trame qui se noue pour reléguer dans l’ombre l’oeuvre de gens considérés par ailleurs comme d’incontestables chercheurs.
Simplement parce que, sur le terrain, leurs fouilles ont mis à jour des pièces qui ébranlent les théories patiemment élaborées sous les voûtes du Palais de Chaillot.
Le Musée de l’Homme est une merveille. On y retrouve, avec un luxe de détails, tous les aspects de l’art humain. Mais quelle indigence dans les explications qu’on vous fournit ! N’y cherchez pas les fresques du Tassili, elles sont camouflées derrière celles de Lascaux. Ne cherchez pas de traces de Glozel, les tablettes sont dans les caves. Ne cherchez pas la magnifique statue ramenée de l’île de Pâques par Alfred Métreaux : les palissades vous guideront de façon à ce que vous ne la voyiez pas, cachée dans le fond du hall d’entrée. Et la pauvre tête pascuane ramenée par Pierre Loti, elle se range dans les « peuplades primitives ». Ne cherchez pas Chan-Chan, toute l’histoire péruvienne dérive de Chavin. C’est ce qu’a décrété le duo pensant du Musée, feu Paul Rivet, et son fidèle disciple Jacques Soustelle.
Alors que la science officielle refuse d’accorder aux civilisations précolombiennes la moindre ancienneté, elle fait inexplicablement l’exception pour Chavin. En niant un bon nombre d’évidences, cela arrange tout le monde, coupe court à toute spéculation concernant Tiahuanaco ou Chan-Chan, et maintient en place les théories.
Pour entrer au Musée de l’Homme, il s’agit de montrer patte blanche. Chan-Chan ne jouit pas de ce privilège. Aussi faudra-t-il forcer la porte. Car, ce que vous explique notre cahier spécial, est le fruit de longues années d’effort sur place, et qui plus est, confirmé aujourd’hui par les fouilles d’une équipe américaine. Nous avons prié le Professeur Homet de souligner au passage ces confirmations a posteriori. Mais lorsqu’en ces temps, il sollicitait l’aide du Musée de l’Homme, Paul Rivet lui répondit : « Je suis au regret de vous faire savoir qu’il m’est absolument impossible de vous aider pour votre prochaine expédition, attendu que le Musée de l’Homme n’a pas actuellement de crédits disponibles. J’espère néanmoins, que vous voudrez bien, à votre retour, nous faire connaître le résultat de vos recherches et, également, dans la mesure de vos possibilités, enrichir nos archives photographiques, comme vous l’avez fait déjà si aimablement avant la guerre. » Faut-il ajouter que, par la suite, ce n’est que l’enrichissement des archives qui intéressa le noble organisme, et en aucun cas le résultat des recherches ? Car celles-ci remettaient en question la préséance de la civilisation de Chavin. Cette chronologie classique, nous l’avions d’ailleurs reprise dans notre petit mémento du premier numéro de KADATH. Aujourd’hui, nous la remettons en question, du moins en ce qui concerne Chavin et Chan-Chan. Il ne s’agit pas là d’une erreur de notre part. C’est plutôt un aspect de notre méthode et, je crois, de la dynamique de notre revue : procéder par étapes. C’est de l’archéologie vraie, mais parallèle.

IVAN VERHEYDEN.

 

Rencontre avec un magicien      partie 2

 

 

KADATH. L’ORTF a diffusé, voici quelques mois, le film tiré du livre d’Erich von Däniken, « Souvenirs du futur ». Dans le débat qui a suivi, vous vous êtes violemment heurté à ceux que le téléspectateur croyait être de votre bord. A tel point que pour certains, votre attitude d’avocat du diable était parfaitement incompréhensible. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ? JACQUES BERGIER. Oui, j’ai fait tout un scandale en me disputant avec Charroux et von Däniken, parce que, selon moi, ils y vont un peu fort ! Remarquez, il y a pire. Ganzo, qui à part ça est un poète et un sculpteur de talent, est venu me voir un jour. Il avait trouvé une civilisation disparue en Forêt de Fontainebleau. Il m’apportait des traces de cette civilisation, dont une plaque en céramique, où étaient gravées les lettres mystiques « W » et « C ». Evidemment, là… Non, je crois que l’attitude de votre revue est la bonne. Car enfin, je veux bien qu’on puisse déplacer de petits objets par la force de la volonté, mais pas déplacer les statues de l’île de Pâques, qui pèsent des dizaines de tonnes. Il y a tout de même la conservation de l’énergie ! A la limite, on ne peut pas avoir plus d’énergie qu’il n’y en a dans le corps humain. Mais surtout, le problème véritable et qui, à mon avis, n’a pas encore été posé, c’est ce que j’appelle le problème des intermédiaires. Autrement dit, moi je veux bien que les statues de l’île de Pâques ou le grand menhir de Locmariaquer aient été mis en place par antigravitation… cela, je veux bien. Mais avant d’arriver à l’antigravitation, il faut passer par des étapes : l’électricité, la machine à vapeur, etc., peut-être considérées d’une façon tout à tait différente, mais néanmoins analogue.
Or, on ne trouve pas de machine à laver fossile, ni de locomotive fossile, rien !

K. Précisément, à propos de machines à laver, vous parlez dans « Le livre de l’inexplicable » de l’objet de Coso. Ne pourrait-il s’agir d’une forme de « machine à laver fossile », disons un résidu technique ?

J.B. Certainement ! Mais un résidu technique de qui ? L’objet de Coso a l’air d’être un générateur électromagnétique, vieux de 75.000 ans. Mais on n’arrive pas à cela sans intermédiaire… De plus, il a été découvert dans un coin où on a fouillé pas mal dans les débris « techniques » : à l’époque de cet objet, les gens n’ont pas le feu, ils ont tout juste des outils de silex. Une fois de plus, les intermédiaires manquent. Alors, évidemment, on peut proposer, comme je l’ai fait dans « Les extra-terrestres dans l’histoire », que ces objets — qui sont en nombre limité : la machine d’Anticythère, l’objet de Coso, etc. —, ont été apportés à travers l’espace, ou même à travers le temps. Seulement, si vous voulez, c’est de la mythologie de science-fiction ou de bande dessinée ; c’est remplacer une mythologie par une autre. L’hypothèse n’est pas toujours très convaincante. Il me paraît difficile de croire que si des extraterrestres nous ont visités, on n’ait pas observé leurs instruments ou quelque chose d’analogue, maintenant que nous sommes dans le cosmos.
Vous me direz qu’il y a des alignements sur la lune, dont vous parlez dans votre numéro deux, qui sont réellement curieux. Ça ne résout tout de même pas en masse le problème terrestre. Prenez les gigantesques dalles de Baalbeck. Elles ont été découpées, il y a des traces de scie. Si c’étaient des extraterrestres, ils l’auraient au moins découpée au laser ou au chalumeau atomique !… A mon avis, il faudrait en archéologie — ce que je ne prétends pas être —, un Pasteur ou un Darwin. Il nous faut une hypothèse réellement folle, comme l’évolution des espèces ou la transmission des maladies par des microbes.

K. Nous publions des extraits d’anciens textes sacrés. Vous les connaissez, bien sûr, mais pensez-vous que l’étude des livres dits « mythiques » peut fournir d’autres renseignements ?

J.B. Sûrement. Tenez, il y a un livre maudit qui vient de paraître et dont je croyais moi-même qu’il était mythique. C’est le « Livre des trois imposteurs », les soi-disant imposteurs étant Mahomet, Moïse et Jésus. Le livre en question, il y a à peu près trois cents personnes qui ont été brûlées depuis le XIVe siècle, pour l’avoir possédé. Même Sprague de Camp avait dit qu’il était mythique et je n’en avais pas parlé dans « Les livres maudits ». Eh bien, les Russes en ont retrouvé un exemplaire, des étrangers l’ont racheté tout de suite et en ont publié des reproductions. Ce qui démontre une fois de plus que tous les mythes ne sont pas des mythes. Prenez le Nécronomicon, par exemple. C’est une production romancée d’El Alach, qui a été mis à mort par les musulmans au IXe siècle, pour « communications avec le dehors » : c’est dans les attendus. Alhazred est inventé par Lovecraft, mais El Alach, sur qui Alhazred a été copié, est authentique… L’Ecole Centrale de Paris me propose de mettre des fonds à ma disposition, sous forme d’heures d’ordinateur, afin d’y introduire toutes ces choses là et de voir s’il n’y a pas de correspondances. Savez-vous, par exemple, que j’ai trouvé dans un livre italien sur les Etrusques, paru bien après la mort de Lovecraft, le nom de Cthulhu, un de ses Grands Anciens. Or, cela avait été découvert en 1942, et jamais signalé avant. Il serait vraiment intéressant de reprendre tout cela par ordinateur. Il serait intéressant aussi que les gens ne gardent pas indéfiniment leurs secrets. D’autant plus que, trop souvent, il me semble que ce sont des secrets primaires. Prenez la quête du Graal: à mon avis, il est absurde de rechercher un Graal matériel qu’on puisse tenir entre ses mains. Il s’agit plutôt d’une force, d’une atmosphère, d’une idée. Remarquez, les Allemands l’ont fait. Pendant l’occupation, ils ont retourné les Pyrénées à la recherche du Graal. Ceci étant dit, il y a certainement quelque chose dans l’idée même, il y a par exemple l’Ordre du Graal, qui est quelque part, qui conserve un certain ordre des choses, et dont on parle de temps en temps…

K. Parlant d’une autre difficulté pour obtenir des renseignements, comment faites-vous pour vérifier les informations en provenance des pays communistes ?

J.B. Je reçois constamment des trucs des Soviétiques, et ce qui est bien, c’est qu’ils restent malgré tout prudents et n’inventent pas trop de choses. Ce qui est plus difficile, c’est d’établir des contacts avec les Chinois, car ils ont une pensée absolument différente. Ils ont digéré le marxisme, ils en ont sorti une espèce de néo-religion absolument incompréhensible. Mais là, il existe des choses très curieuses. Par exemple, je leur ai posé une question qui m’intrigue beaucoup, pourquoi est-ce nous qui avons inventé le magnétomètre, la machine à vapeur ou les avions, et pas eux, puisqu’ils avaient tous les éléments en main. Ils avaient des expériences de laboratoire et tout, et puis brusquement, ils ont cessé d’inventer le progrès technologique. En un siècle ou deux, c’était fini, alors qu’avant cela, ils avaient des séismographes, des boussoles magnétiques, l’imprimerie, les fusées. On a des traces de tout cela, des masses de volumes à l’Unesco, y compris des points où ils étaient en avance sur nous : le miroir magique qui transmettait des images d’un coin à l’autre, l’alchimie (ils fabriquaient des bronzes d’aluminium), et puis plus rien… Alors, la thèse officielle, celle de Needham, est une thèse marxiste. Il prétend que, parce qu’en Chine il n’y avait pas de prolétariat à proprement parler, il n’y avait pas de lutte de classes, donc pas de moteur de progrès. Bon, moi je veux bien. Mais quand j’en ai parlé à des Chinois, ils m’ont répondu : « C’est un imbécile érudit. La réalité, c’est que les liens avec les Immortels ont été coupés ». Alors je leur ai demandé si on ne peut en savoir plus. « Oh ! nous allons publier », disent-ils. Ils ont peut-être publié, mais on ne reçoit rien ! De même, ils ont déclaré à un moment donné avoir identifié des inscriptions dans le roc, représentant des engins volants qui dateraient de 43.000 ans. J’espérais les voir avec nous à une conférence internationale de savants en mai 70 à New York, mais au dernier moment, on a reçu une belle lettre sur parchemin, disant que, comme on avait invité les délégués de Formose, ils ne viendraient pas.

K. Revenons à nos propos du début. Parmi les « hypothèses folles » que vous avancez, il y a celle d’une civilisation de « plasmoïdes ».

J.B. Oui, mais ce seraient aussi des extraterrestres. Evidemment, il y a tout de même la possibilité difficilement concevable, d’une civilisation tellement différente, qu’on en retrouve des objets sans savoir ce que c’est.

K. Pourrait-il y avoir une civilisation tellement différente, que nous ne réussirions jamais à en trouver de traces ?

J.B. Il est extrêmement difficile de concevoir quelque chose qui ne laisse aucune trace, étant donné la finesse de nos moyens d’investigation. Vous savez qu’on mesure la vitesse du vent d’il y a 30.000 ans, par les variations dans les isotopes d’oxygène. Alors, que dire d’une centrale de cent mégawatts, même si elle utilisait des énergies cosmiques ? J’ai un grand ami, qui s’appelle François Bordes, et est un paléontologue extrêmement distingué, mais aussi un grand auteur de sciencefiction, sous le pseudonyme de Francis Carsac.
Bordes n’est pas du tout d’accord avec mes idées, et il m’a envoyé l’autre jour un travail qu’il avait fait publier dans « La revue du Quaternaire ». Il a retrouvé en Dordogne des traces de campements d’il y a 20.000 ans, avec les trous des piquets de tente. Et il m’a dit : « Si je retrouve des piquets de tente vieux de 20.000 ans, je trouverai bien une locomotive ou une machine à laver ! » Ou alors, il faut en revenir à René Guénon. J’ai fait récemment un effort d’impartialité pour évaluer Guénon. Il m’avait beaucoup irrité par son racisme, par son insolence, par sa façon de dire : « je n’ai pas à donner de références, c’est moi, l’initié, qui parle », ce qui est toujours extrêmement gênant.
Je n’aime pas les gens qui ne donnent pas de références. Mais malgré tout, j’ai relu à peu près tout Guénon. Eh bien, il y a là des choses curieuses, et en particulier la référence constante au fait que la géographie de la terre ne serait pas totalement connue, qu’il y aurait une géographie sacrée, et des pays, voire même des continents autres que ceux que nous connaissons. Il a une autre idée qui paraît très intéressante, c’est celle de la « cristallisation ». C’est-à-dire que, selon lui, les lois naturelles ont changé, dans un passé très récent, mettons cent mille ans. Et plus on remonte vers le passé, plus la nature est malléable et obéirait à la simple volonté humaine. Eh bien, rien que ça expliquerait pas mal de choses, des monuments géants et ainsi de suite. Il a peut-être vingt ou trente idées folles comme ça, qui mériteraient d’être réexaminées de sang-froid. Personnellement, je n’y crois pas. Mais Guénon, c’est un point de vue qui mériterait d’être décrit dans KADATH en tant qu’hypothèse folle, à condition de bien dire que cela n’engage pas la rédaction.

K. Certains articles de KADATH vous ont-ils déjà rappelé l’une ou l’autre de ces « hypothèses folles» ?

J.B. Oui. Prenez, par exemple, dans le numéro deux, ces sites de Mohenjo-Daro et l’île de Pâques, qui sont séparés par une trop grande distance pour que l’alphabet ait pu être communiqué. Je réponds : Oui…, par des moyens naturels ! Mais s’ils étaient télépathes ? Car cela peut aller assez loin. Imaginez un chamane de Sibérie, dans son climat glacé, qui communique par télépathie avec un sorcier de l’Amazonie, et qui voit autour de lui un monde abondant, avec de beaux fruits partout, le soleil luisant et de la végétation luxuriante. Il invente le paradis… Pendant ce temps-là, l’autre qui a une  vision de ces terrains glacés, il invente l’enfer. Cela mériterait d’être exploré. Voir, par exemple, s’il y a une correspondance sérieuse entre les hiéroglyphes de l’île de Pâques et ceux de Mohenjo-Daro, et si oui, émettre cette hypothèse. Ce serait de la télépathie, non seulement dans l’espace, mais aussi dans le temps, puisqu’il y a une différence de combien de siècles ? Mais là, au moins, ce serait une hypothèse ouverte. Je le répète : si on ne fait pas une percée en partant des idées réellement folles, eh bien, on restera indéfiniment où on est. J’ai l’impression que la science officielle va un jour avoir un coup dur, et sera obligée de faire une révision déchirante de ce qu’on croit savoir, car sinon, on ne s’en tirera jamais.

K. C’est votre conclusion ?

J.B. Oui. Je dirige actuellement, chez Albin Michel, deux collections. L’une, intitulée « Les chemins de l’impossible », marche très bien. L’autre est une collection scientifique, « Science parlante », et ça n’a pas pris du tout. Le public a l’air d’être indifférent, sinon hostile, envers la science. C’est un phénomène général, et je me demande s’il n’est pas explicable par l’attitude insolente que prend la science. Après tout, les savants sont des fonctionnaires payés par le contribuable, et quand on leur pose une question sur quelque chose qui intéresse le public : les civilisations disparues, les extraterrestres ou autre chose, ils traitent les gens d’imbéciles et répondent par des injures. Alors, j’ai l’impression que le public le leur rend bien…

(propos recueillis par I. Verheyden et P. Ferryn)

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RENCONTRE AVEC FULCANELLI,LE GRAND ALCHIMISTE

Photo d'Eugène Canseliet, peut-être disciple en alchimie de Fulcanelli, raconte qu'il a fréquenté Fulcanelli de 1916 à 1922, et assisté à une transmutation en 1922, à Marseille.Il est l'un des rares humains à pouvoir identifier Fulcanelli.
Photo d’Eugène Canseliet,  disciple en alchimie de Fulcanelli, raconte qu’il a fréquenté Fulcanelli de 1916 à 1922, et assisté à une transmutation en 1922, à Marseille.Il est l’un des rares humains à pouvoir identifier Fulcanelli,l’autre   qui aurait pu le faire étant Jacques Bergier lui-même.

Vous connaissez l’alchimie? Si oui,vous connaissez surement Fulcanelli dont les rares photos se comptent sur les doigts d’une main.Voici quelques photos  « dites » de Fulcanelli avec d’abord,la plus  sérieuse pour commencer.

Il s'agirait de l'une des photo les plus sérieuses de Fulcanelli.
Il s’agirait de l’une des photo les plus sérieuses de Fulcanelli.

 

 

Autre photo sérieuse représentant Fulcanelli,au-début du vingtième siècle.
Autre photo sérieuse représentant Fulcanelli,au-début du vingtième siècle.
Photo  prise au-début du vingtième siècle identifiant Fulcanelli...l'habillement le relie à une loge maçonnique.
Photo prise au-début du vingtième siècle identifiant Fulcanelli…l’habillement le relie à une loge maçonnique.

 

 

Cette photo  a servie pendant un temps à identifier Fulcanelli,mais...trop jeune.
Cette photo a servie pendant un temps à identifier Fulcanelli,mais…trop jeune.

 

Une hypothèse   parle du Comte de St-Germain ,autre  alchimiste de grands pouvoirs qui  aurait trouvé le secret de l'immortalité comme pouvant être Fulcanelli.
Une hypothèse parle du Comte de St-Germain ,autre alchimiste de grands pouvoirs qui aurait trouvé le secret de l’immortalité comme pouvant être Fulcane

 

Le sujet dont il est question ici, à savoir l’alchimie, est un sujet que je ne connais pas ; autrement dit : je ne suis pas alchimiste d’une part, et je n’ai jamais rencontré d’alcimiste. Tout ce qui suit est donc théorique : il s’agit d’un savoir purement livresque qui s’apparente, dans une certaine mesure, à la culture générale.

Je ne vais pas me lancer dans une longue définition de l’alchimie. Il existe des centaines d’ouvrages sur le sujet disponibles très facilement. Néanmoins, je vais tenter d’en établir les principes de bases, tout du moins tels que je les comprends.

Le but commun de tous les alchimistes est de fabriquer la Pierre Philosophale, ou bien, ce qui revient au même, de réaliser le Grand Œuvre (ou encore : l’Or Potable). Le but est la réalisation de la Pierre Philosophale en elle-même : à savoir la transformation de l’opérant, et non pas les utilisations possibles : la jeunesse éternelle, la transformation de métaux vils en or. Celui qui se lancerait dans une telle quête pour obtenir ces avantages ne saurait aboutir : le succès dépend étroitement de l’état d’esprit de l’apprenti. C’est en cela que l’alchimie diffère profondément de la chimie.

Les Pélasges sont à l'origine de la tradition alchimique à laquelle prétend se rattacher Fulcanelli, et du langage ésotérique qui véhicule son enseignement
Les Pélasges sont à l’origine de la tradition alchimique à laquelle prétend se rattacher Fulcanelli, et du langage ésotérique qui véhicule son enseignement

Un alchimiste pense que la matière est Tout. Pour parvenir à la Pierre Philosophale il faut donc travailler la matière : d’où les cornues, creusets, opérations chimiques dangereuses, expositions à certains rayonnements, etc. Mais le travail sur la matière ne suffit pas, il faut également travailler sur soi-même. Tout ceci est de prime abord extrêmement compliqué, d’où la nécessité absolue pour le disciple de trouver un maître compétent. La matière étant le Principe Unique, il suffit de la travailler pour obtenir un ferment, une matière pure/absolue, capable à son tour de tranformer la matière brute très facilement.

Il semblerait donc que l’alchimie soit à la fois un but bien précis ET un moyen d’y parvenir. A priori rien n’interdit à un individu donné de réaliser le Grand Œuvre en restant assis dans son fauteuil en se concentrant sur un quignon de pain, mais il ne fera pas partie de la famille des alchimistes.

 

Les livres et le disciple de Fulcanelli

Comme tout bon maître qui se respecte, Fulcanelli a choisi un disciple : Eugène Canseliet. C’est à ce dernier qu’il confia trois manuscrits, à charge pour ce dernier de les éditer : Le Mystère des Cathédrales, Les Demeures Philolosophales et enfin le plus mystérieux de tous Finis Gloriae Mundi.

Les traces de Fulcanelli

Il semblerait que Jacques Bergier ait rencontré le mystérieux Fulcanelli en 1937 ; voici la description de la rencontre par son ami Louis Pauwels dans Le matin des magiciens :

… vous n’ignorez pas que, dans la science officielle en progrès, le rôle de l’observateur devient de plus en plus important. La relativité, le principe d’incertitude vous montrent à quel point l’observateur intervient aujourd’hui dans les phénomènes. Le secret de l’alchimie, le voici : il existe un moyen de manipuler la matière et l’énergie de façon à produire ce que les scientifiques contemporains nommeraient un champ de force. Ce champ de force agit sur l’observateur et le met dans une situation privilégiée en face de l’univers. De ce point de vue privilégié, il a accès à des réalités que l’espace et le temps, la matière et l’énergie, nous masquent d’habitude. C’est ce que nous appelons le Grand Œuvre.
– Mais la pierre philosophale ? La fabrication de l’or ?
– Ce ne sont que des applications, des cas particuliers. L’essentiel n’est pas la transmutation des métaux, mais celle de l’expérimentateur lui-même. C’est un secret ancien que plusieurs hommes par siècle retrouvrent.
– Et que deviennent-ils alors ?
– Je le saurais peut-être un jour.

Mon ami [Jacques Bergier] ne devait jamais revoir cet homme qui a laissé une trace ineffable sous le nom de Fulcanelli. Tout ce que nous savons de lui est qu’il survécut à la guerre et disparut complètement après la Libération. Toutes recherches échouèrent pour le retrouver.

Jacques Bergier fut représenté sous les traits de l’initié Mik Ezdanitoff par Hergé dans Vol 714 pour Sydney (p. 46, vignette C2) :

Jacques Bergier 002

 

 

 

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JACQUES BERGIER ET LA TERRE CREUSE

 

 

Le 26 avril 1977 ,Jacques Bergier signait un article qui allait faire beaucoup de vagues.
Le 26 avril 1977 ,Jacques Bergier signait un article qui allait faire beaucoup de vagues.

LA THÉORIE DE LA TERRE CREUSE.
Dans la revue Nostra ,le n°283 d’Avril 1977, le regretté (qui paradoxalement ne croyait pas aux O.V.N.l.) présente cette thèse de la “” comme très possible étant donné que les photos prises par satellites des pôles de la Terre sont frappées d’un “top secret” mondial .

texte de Jacques Bergier :<> la thèse d’une Terre comprenant des espèces de prolongements dans d’autres dimensions<>. Des scientifiques d’URSS se sont intéressés à cette théorie. Elle présente l’avantage disent-ils, de fournir une explication à la survie d’êtres humains pendant les âges glaciaires: Ils auraient disposé de refuges quelconques ouverts sur les régions ensoleillées.

 

Restent les survols. Qu’on sache, tout d’abord,qu ‘aucune ligne commerciale ne passe directement par les Pôles:<>Jetez en effet un bref coup d’œil sur cet entefillet d’un journal du  « 25 Avril 1958:

 

Entrefilet du 25 avril 1958.
Entrefilet du 25 avril 1958.

 

 

 

 

 

 

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CONCLUSION PERSONNELLE DE CET HOMMAGE

Dans les années ’70,le jeune  homme que j’étais (…et que je suis toujours !) ,achète « Le Matin des Magiciens ».Ce livre  fut une révélation pour moi.Il m’inspira dans de nombreux travaux,me fit rêver des journées entières et me fit voir  le monde dans lequel nous vivons,d’une manière différente.Après Jimmy Gieu,après Robert Charroux,Jacques Bergier venait  de m’ouvrir un nouveau chemin…dans mon esprit.Il fut un « Éveilleur de conscience »,un être différent de la masse des écrivains qui écrivent parce que c’est leur boulot.Jacques Bergier m’a montré comment ouvrir son cœur pour partager le savoir,la science,les expérience tout en pointant du doigt ,une nouvelle dimension de notre univers.

 

 

 

 

 

 

 

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