En hommage à Jacques Bergier: La Terre Creuse,son article de la revue Nostra n° 263 du 20 Avril 1977

Hommage à Jacques Bergier:

Une belle photo de M.Bergier.
Une belle photo de M.Bergier.

LA TERRE CREUSE
I Introduction
Jacques BERGIER est né le 8 Aout 1912 à Odessa en Ukraine et mort à Paris le 23 Novembre 1978 et
est enterré au cimetière juif de Pantin. Ingénieur chimiste, découvre en 1936 avec André Heibronner
l’utilisation de l’eau lourde pour le freinage des neutrons, et réalise avec lui la première synthèse d’un
élément radio-actif naturel, le polonium. Il invente en 1950 le refroidissement électronique des réacteurs
nucléaires, et le réacteur nucléaire sous-critique sans modérateur, en 1955. Il a organisé le premier réseau
de renseignements scientifiques en 1940 et s’est occupé de la récupération et du transfert en Angleterre de
l’eau lourde de Norvège. Plus de vingt ouvrages l’ont fait connaître du grand public dont le fameux
best-seller  » Le matin des Magiciens » écrit en collaboration avec Louis Pauwels en 1960 avec lequel, il a
aussi fondé la remarquable revue « Planète » en Octobre 1961 et qui pendant près de 10 ans, fut le
panégyrique incontestable de l’ésotérisme de bon aloi. Vous trouverez une remarquable bibliographie de J.
Bergier sur le site: http://users.skynet.be/thomas .
Membre de l’Académie des Sciences de New York. Personnage de Tintin depuis « Vol 714 pour Sydney »,
sous le pseudonyme de Mik Esdanitoff.
De plus il est utile de savoir que Jacques Bergier, était un casse-tête pour les savants, car il avait la
faculté de lire des ouvrages en plusieurs langues à une vitesse incroyable. Il connaissait par exemple
parfaitement le français, l’espagnol, l’hébreu, le tchécoslovaque, le polonais l’italien et tâtait encore que
deux ou trois autres langues. Il était capable de lire un ouvrage comme la Bible en deux heures et un roman
policier en 10 minutes et avait donc une incroyable faculté d’assimilation des nombreux nouveaux ouvrages
scientifiques ou autres que lui enviaient sûrement bien de ses contradicteurs car il les invitait souvent, à
propos d’un sujet brûlant, à se documenter dans une liste impressionnante d’ouvrages que lui, il avait bien
lus.


 

L’article tiré de la revue Nostra n° 263 du 20 Avril 1977.

Le 26 avril 1977 ,Jacques Bergier signait un article qui allait faire beaucoup de vagues.
Le 26 avril 1977 ,Jacques Bergier signait un article qui allait faire beaucoup de vagues.

CLASSÉES « TOP SECRET » PAR LES MILITAIRES AMÉRICAINS
DES PHOTOS PRISES PAR SATELLITES PROUVERAIENT
QUE LA TERRE EST CREUSE
Par Jacques BERGIER
Notre planète est une boule de bilboquet. Elle est percée aux deux bouts, aux deux pôles et l’on peut
accéder à l’intérieur par l’un ou l’autre de ces orifices.
Voici une hypothèse qui revient à la mode, dans notre pays et ailleurs avec la projection du très bon film
« Centre de la Terre, septième continent ». Elle n’est pas nouvelle et l’on se souvient plus particulièrement
des théories aussi abstruses que métaphysiques développées, naguère par les nazis
Mais le film en question ne doit rien aux élucubrations de ceux qui furent les nouveaux « illuminés de
Bavière » puis de tout le IIIe Reich. Il s’inspire d’un roman de l’écrivain américain Edgar Rice Burrough,
un coeur simple qui vivait dans un dénuement extrême et ne pouvait compter pour subsister que sur son
imagination fertile entre toutes. Rappelons, pour la petite histoire, que sa terre trouée le laissa creux
lui-mème comme par devant, mais qu’il se consola en créant Tarzan (Le premier Tarzan est paru en 1912) .
(Note du webmaster : Bergier oublie ici cependant de mentionner qu’Edgar Rice Burroughs a repris cette
théorie dans la série des Pellucidar (Au coeur de la Terre en 1914), pour se poursuivre avec 6 autres
volumes dont l’un est « Tarzan au coeur de la Terre « (1930). Dans l’épisode « Epilogue à Pellucidar », Il y
est bien fait mention des ouvertures polaires et même du soleil central: bravo pour une telle
imagination!!!)
La « terre creuse » fut redécouverte, pourtant. S’il revenait parmi nous, Burrough serait fort étonné de
constater qu’aujourd’hui, huit ans après la première marche d’un homme sur la Lune, certains abondent dans
le sens de son vieux récit, aussi alimentaire que fantastique. D’autant qu’il faisait semblant de croire,
simplement, qu’un soleil brillait au centre de la « boule » et que « le creux » contenait une atmosphère, ce qui
permettrait à des humains de vivre sur l’écorce intérieure aussi bien que sur l’extérieure, avec possibilité de
passer de l’une à l’autre.
Inconcevable tout cela? Voire ! Les partisans actuels de « la terre creuse » ne paraissent ni des fous ni des
maniaques. Ils adhèrent en nombre à une société que fonda à Londres, fin 1961, un homme d’affaires du
nom de McDonald. Ce groupe publie des journaux et des livres, mais en s’interdisant toute forme
d’exaltation ou de délire. Mc Donald lui-même, dans une interview récente, a résumé sa position par ce
propos fort modeste : « Nous n’avons pas de preuve mais , nous étudions la question. »
Sage comportement et attitude scientifique s’il en fut. Car rien n’exclut, a priori, l’idée d’une Terre plus
compliquée et riche de mystères qu’on ne l’imagine.
J’ai moi-même soutenu dans un livre (« Visa pour une autre terre » chez Albin Michel ), la thèse d’une
Terre comprenant des espèces de prolongements dans d’autres dimensions. Des scientifiques d’URSS se
sont intéressés à cette théorie. Elle présente l’avantage disent-ils, de fournir une explication à la survie
d’êtres humains pendant les âges glaciaires: Ils auraient disposé de refuges quelconques ouverts sur les
régions ensoleillées.
Mais revenons à la version des « orifices polaires ». On devrait les voir, après tout, au moins celui du pôle
nord, ce point géodésique idéal que l’ère moderne se flatte d’avoir parfaitement situé. La société
londonienne déjà citée a réuni des témoignages d’explorateurs et de marins qui prétendent avoir accédé aux
lisières du trou énigmatique. Quel crédit leur accorder? Car il parait, bien établi, maintenant, que nul
voyageur n’a jamais atteint le pôle. Certains, en toute bonne foi, ont cru partie gagnée. Mais leurs calculs
comportaient des inexactitudes.

Restent les survols. Qu’on sache, tout d’abord qu’aucune ligne commerciale ne passe au pôle. Les
publicités qui affirment le contraire trichent peu en vérité. De 200 km seulement, il est vrai. Mais c’est plus
qu’il n’en tant pour interdire aux occupants des « jets » de jeter un regard dans le puits, si puits il y a.
Et tes satellites artificiels. N’ont-ils pris aucune photo révélatrice? Eh bien oui! il semble qu’un tel
document existe. Mais son histoire aussi pose des énigmes en cascade. I s’agit d’une vue prise par le
satellite américain Essa 7, le 23 novembre 1968. Une revue américaine (peu sérieuse, hélas) l’a publiée.
L’image présente, en effet, un trou noir.

 

Mais les services officiels, pressés d’en révéler davantage, ont déclaré qu’il s’agissait, en réalité, d’un
panoramique, d’un ensemble de six photos assemblées après coup; Une septième, toute fois, manquerait, et
le « trou » ne serait rien d’autre que le vide laissé par la pièce manquante du puzzle. Les partisans de la terre
creuse ne furent pas satisfaits de cette réponse simpliste. Ils réclamèrent et ce fut pour s’entendre dire « Vous
savez, le butin de la mission est de 40000 photos. »
Ce chiffre ne pouvait suffire à décourager les fervents. Ils sollicitèrent encore: « Qu’on nous laisse donc
les consulter ». Cette fois, ce fut le silence définitif. On continue à attendre désespérément un démenti ou
une confirmation. C’est comme si n’importe qui dans les services armés US, avait le pouvoir de porter la
mention « ultra-secret », sur n’importe quoi même sur ce qui concerne la science universelle et ne fait peser
nulle menace de retombées militaires. Je pourrais citer bien d’autres cas de tarissement soudain des
informations dont je fus moi-même la victime.
Ce que l’on sait de la question devrait conduire, toutefois les spectateurs à considérer le « Centre de la
Terre, septième continent » non comme un simple film d’aventures, mais comme un remarquable
documentaire.
Jacques BERGIER

 

 

 

 

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