Des fortunes de l’élite chinoise transférées dans des paradis fiscaux

 

Une liste  énorme et très sérieuse.
Une liste énorme et très sérieuse.

 

Exclusif – Des milliers de membres de l’élite économique et politique chinoise, dont des proches de dirigeants du parti communiste, ont investi une partie de leur fortune dans des paradis fiscaux.

 Les noms de près de 22 000 Chinois se retrouvent dans des données confidentielles obtenues par un regroupement international de journalistes d’enquête dont fait partie Radio-Canada. Les autorités chinoises tentent d’étouffer ces révélations qui pourraient déstabiliser le régime.

L’International Consortium of Investigative Reporters (ICIJ), un regroupement de journalistes d’enquête basé à Washington, a obtenu des millions de documents secrets qui risquent de causer bien des soucis au régime chinois.

« Nous avons parcouru cette liste et nous avons trouvé plusieurs membres de la parenté de hauts dirigeants chinois, et pas n’importe lesquels. »—  Alexa Olesen, journaliste qui a piloté le projet pour l’ICIJ

Ces documents révèlent une utilisation étendue des paradis fiscaux, comme les îles Vierges britanniques, par la classe dirigeante chinoise, qui a largement profité des réformes économiques enclenchées dans les années 1990. La fuite contient les noms de clients chinois de deux firmes qui créent des sociétés, des fiducies et des comptes bancaires à l’étranger.

Parmi eux figurent des proches d’anciens leaders communistes comme Deng Xiaoping, Li Peng, Hu Jintao et Wen Jiabao. Le gendre du président actuel Xi Jinping a créé une société aux îles Vierges britanniques.

Les données contiennent aussi les noms de certaines des personnes les plus puissantes et les plus riches de la Chine, dont ceux de membres du Congrès national du peuple, de dirigeants de sociétés d’État et de gens d’affaires.

La fuite ne contient pas d’information sur les montants cachés à l’étranger, mais, selon l’Institut Peterson d’économie internationale, plus de 1000 milliards de dollars en capitaux auraient quitté la Chine depuis l’an 2000.

« C’est un événement majeur, les chiffres sont très gros, le nombre de personnes citées est très large. Ça va faire du bruit, c’est sûr. »— Yves Thiberghien, professeur de sciences politiques à l’Université de la Colombie-Britannique et expert des questions chinoises

Le professeur Thiberghien croit que ces révélations susciteront de vives réactions chez les citoyens chinois. « C’est la première fois qu’ils vont faire face aux données, aux noms des personnes, à l’étendue du problème, et donc ça va créer beaucoup de colère et d’intérêt.dans l’opinion publique, qui est en ce moment assez remontée contre les inégalités, contre les abus des élites et contre la richesse inégale. »

Pour  voir le reste de l’article cliquez sur ce lien: http://rc.ca/1mpB25o

 

 

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