COMMISSION CHARBONNEAU Des grutiers payés à ne rien faire sur un chantier d’Hydro

Les grutiers gagnent en moyenne de 82 000 $ à 92 000 $ par année au Québec. Le laxisme d'Hydro-Québec aurait donc coûté plus de deux millions de dollars aux contribuables.
Les grutiers gagnent en moyenne de 82 000 $ à 92 000 $ par année au Québec. Le laxisme d’Hydro-Québec aurait donc coûté plus de deux millions de dollars aux contribuables.

 

Hydro-Québec, une société d’État, a accepté de payer 12 grutiers de la FTQ-Construction (FTQ-C) pendant deux ans pour jouer aux cartes, dormir et ne rien faire sur le chantier de la Péribonka.

La commission Charbonneau a repris ses travaux sur une histoire aberrante, difficile à croire tellement elle est loufoque. De 2005 à 2007, une compagnie allemande, Bauer,  a effectué des travaux sur le chantier hydroélectrique de la rivière Péribonka, un projet de 1,3 milliard.

Bauer avait l’intention d’employer une centaine de travailleurs allemands, principalement des grutiers et des mécaniciens industriels.

Une très mauvaise initiative aux yeux des travailleurs québécois, qui percevaient les Allemands comme «des voleurs de jobs», a relaté l’enquêteur Michel Comeau, lundi à la reprise des travaux. Les Allemands ont passé un mauvais moment sur le chantier, où ils se faisaient constamment harceler.

Le directeur général de la FTQ-C, Jocelyn Dupuis et le président, Jean Lavallée, ont mis leur nez sur le chantier pour convaincre Bauer et Hydro-Québec de renvoyer les Allemands de l’autre côté de l’Atlantique. Seuls les grutiers de Bauer sont restés pour opérer la machinerie. À la suite d’une entente entre Hydro-Québec, Bauer et la FTQ-C, deux chaperons du local 791-G (grutiers) ont accompagné chaque grutier allemand.

Accompagner est un bien grand mot. Sept des douze grutiers de la FTQ-C ont été«payés à rien faire» pendant deux ans, a expliqué M. Comeau. Ils restaient dans les roulottes à dormir ou jouer aux cartes. Certains d’entre eux ont même poussé l’audace jusqu’à rester à la maison, les fins de semaine, ce qui ne les a pas empêchés d’encaisser une paie à temps double.

«Quand on nous parle d’aberration, c’en était une. C’était toléré et tout le monde le savait», a dit M. Comeau.

Les grutiers gagnent en moyenne de 82 000 $ à 92 000 $ par année au Québec. Le laxisme d’Hydro-Québec aurait donc coûté plus de deux millions de dollars aux contribuables. Des témoins de Bauer viendront confirmer les faits et apporter des précisions au cours des prochains jours.

La commission s’intéresse à la discrimination syndicale, ce qui est de mauvais augure pour la FTQ-C et l’international.

Des leaders qui étaient en poste lors du scandale de la Péribonka sont toujours aux commandes, notamment le directeur du local 791-G, Evans Dupuis (le frère de Jocelyn) et le délégué Éric Boisjoly. Celui-ci vient d’être reconnu coupable d’avoir usé d’intimidation ou de menaces pour ralentir le chantier de Rivière-au-Renard, en Gaspésie, en 2010.

 

Source:Le Devoir :pour lire le reste de l’article ,voici le lien: Le Devoir

 

 

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