L’Ukraine ,les manifestations et l’art de la manipulation des masses

 

Un féminisme de gauche avec un relent de "déjà vu"!
Un féminisme de gauche avec un relent de « déjà vu »!

 

« Se tourner vers l’UE aujourd’hui, cela revient pour l’Ukraine à se tourner vers l’URSS en 1991 ! » – Aymeric Chauprade

A l’heure où le gouvernement ukrainien a ré-affirmé sa volonté de dialoguer avec l’opposition à travers la voix de Viktor Ianoukovytch, l’Ukraine se retrouve à nouveaux sous les projecteurs des grands médias français.

Ainsi, du Figaro en passant par Le Monde, la presse française qui avait pourtant passé sous silence la présidence désastreuse de l’ex leader de la révolution orange, Viktor Louchtchtenko (bien représentée par le 5.5% des voix qu’il a rassemblé lors du premier tour du scrutin de 2010), parle à nouveau d’une seule voix : « les ukrainiens veulent intégrer l’Europe et se détacher de la dictature russe ».

 

Étrange,mais les nationalistes  sont du même côté que la gauche.
Étrange,mais les nationalistes sont du même côté que la gauche.La démagogie a remplacé la réflexion .

De slogans en articles, on n’hésite pas à présenter le gouvernement ukrainien comme un simple satellite russe, bastion de la répression et symbole d’un passé aussi guerrier que froid. On nous précise même que « Freedom House » a retiré l’Ukraine de sa liste des pays libres, sans toutefois nous rappeler que cette organisation sous financement US a œuvré corps et âme à l’accès au pouvoir de Louchtchenko  et considère la Russie comme une dictature totalitaire. Or, la réalité est comme bien souvent tout autre, et notamment sur un point capital :
La population qui aspire à l’Europe n’est pas majoritaire.

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En effet, selon un récent sondage : « En décembre 2013, 46% des Ukrainiens soutiennent l’intégration du pays à l’Union européenne et 36% à l’Union douanière, un Ukrainien sur cinq ne pouvant arrêter son choix ».
On a donc une aspiration européenne réelle dans le pays, mais celle-ci ne rassemble toujours pas 1 citoyen sur 2.
Et pour les sceptiques, cela se confirme par une simple observation politico-historique (dont je vous épargnerais les longs et tumultueux dessous) et de densité de la population.

On remarque que malgré le basculement récent du centre dans le camp pro-occidental, les régions du Sud et de l’Est bordant le Mer noire (si cher à un candidat bien connu de l’émission de Julien Lepers) densément peuplées se situent du côté pro-russes et suffisent à équilibrer la balance.

Et enfin… allez soyons originaux, un peu de folie ne fait pas de mal, et partons du principe qu’un gouvernant doit diriger selon les intérêts de la population qu’il administre.

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L’économie ukrainienne est dépendante, voire hyper-dépendante du bon vouloir de Moscou. Dans un entretien accordé à la Voix de la Russie, publié le 6 décembre 2013, M.Chauprade rappelle qu’en se détournant de la Russie « l’Ukraine perdrait jusqu’à 30% de son volume à l’exportation », avant d’ajouter qu’on échange pas une réalité économique qui fonctionne avec « un mirage européen ».  

Or, la part des exportations dans le PIB se situe ces dernières années autour de 50%. Cette part si importante dans l’économie est due en partie à l’effondrement du secteur bancaire lors de la crise, secteur bancaire qui avait connu un essor impressionnant suite aux mesures prises par Louchtchtenko après son arrivée au pouvoir en 2006. Il est évident que dans un premier temps l’ouverture au marché européen serait un atout pour le pays, mais ceci à la seule condition que la Russie ne proclame aucune sanction en retour de cet abandon, et que l’Europe ne sombre pas prochainement, soit deux conditions particulièrement incertaines.

Et puis , l’Ukraine, c’est 20% de russes, 340 ans de passé commun, un lieu de transit majeur entre la Russie et l’union européenne, et un emplacement géo-stratégique de choix sur l’échiquier mondial, que le voisin russe ne laissera que très difficilement revenir dans le giron américain. L’avenir du pays est-il pour autant forcément de rester une des roues du carrosse russe ad vitam eternam? Bien sûr que non. L’Ukraine est un pays qui depuis des années se construit une identité propre, une histoire, et qui avec un peu de chance saura trouver sa voix entre deux fédéralismes.

L’Ukraine se retrouve donc à un carrefour, avec à sa gauche l’Europe, à sa droite une nouvelle révolution, et en face la Russie. A elle de réaliser où se trouve son intérêt, elle qui à l’image du feu est déjà passée de l’orange aux rouges.

 La révolution orange a été télécommandée par la CIA.
Et celle -ci, par qui? Et quelle est réellement son importance?
Quand les mainstream racontent quelque chose, je me méfie.
Et plus on parle de Kiev, moins on parle de Bangui, du Mali, de la Libye ou de la Syrie.

 

Sources :

1.http://fr.wikipedia.org/wiki/Freedom_House
2.http://blog.realpolitik.tv/2013/12/situation-en-ukraine-entretien-pour-voix-de-la-russie/
3.http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/01/la-menace-russe-doit-etre-prise-au-serieux
4.http://fr.kushnirs.org/macroeconomie/export/export_ukraine.html
5
.http://fr.ria.ru/world/20131210/199985712.html

 

 

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