Ce mercredi 2 août, c’est le le jour du dépassement, c’est à dire le moment de l’année où l’humanité commence à vivre à crédit sur les ressources de la Terre. Sur le plan de l’écologie, cela signifie qu’en sept mois, nous aurons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts sont capables d’absorber en un an. Il nous faut désormais l’équivalent de 1,7 planètes pour subvenir complètement à nos besoins. Il nous en faudra deux en 2030. 

 

 

Le jour du dépassement, c’est aujourd’hui. Dans les 5 mois restants de l’année 2017, nous consommerons plus de ressources que la Terre n’est capable de régénérer, et rejetterons davantage que la Terre n’est capable d’absorber. Ce jour s’avance d’année en année. Alors qu’il nous faudrait 1,7 Terres en moyenne, ces trois infographie du global footprint network, que nous vous avons rajouté en fin d’article, montrent combien de planètes il nous faudrait si tout le monde vivait comme les habitants de certains pays.

On apprend ainsi par exemple qu’il faudrait plus de 5 planètes si tout le monde vivait comme les australiens, et plus de trois si tout le monde vivait comme les français. À l’inverse, si nous vivions tous comme les indiens, une demi-planète suffirait à subvenir à tous nos besoins.  Vous pouvez en générer davantage à cette adresse.

Voici ce que nous expliquions le 28 juillet 2017 :

Chaque année, le jour du dépassement arrive un peu plus tôt, un indicateur qui revient nous rappeler que l’humanité vit à crédit sur les ressources de la Terre. L’année dernière, on commençait à vivre à crédit à partir du 8 août. En 2017, ce sera à partir de mercredi prochain. Nous aurons consommé les ressources que la Terre est capable de renouveler en un an. L’occasion de rappeler que les plantes, poussées à bout, absorbent de plus en plus de CO2.

Écologie : L’humanité vivra à crédit dès le 8 août 2017

Ce n’est sans doute pas la première fois que vous en entendez parler. Le jour du dépassement revient tous les ans sur le devant de la scène, et particulièrement ces dernières années, car sa date fait de plus en plus froid dans le dos. Pour faire un bref rappel de ce dont il s’agit.

La date du dépassement est calculée par l’ONG Global Footprint Network, qui en est à l’origine. Elle la détermine sur la base de l’empreinte carbone, des ressources consommées par les humains pour leurs activités et besoins quotidiens : la pêche, l’élevage, les cultures, la construction et l’utilisation d’eau. Comme le note l’ONG dans un communiqué, il nous faut désormais l’équivalent de 1,7 planète pour subvenir à nos besoins. Et pour cause :

Cela signifie qu’en sept mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre a pu produire sur cette même période

Pour finir, l’organisation note qu’en 1997, le jour du dépassement avait été atteint fin septembre. Vingt ans après, la date continue de monter et s’approche désormais du mois de juin. Les choses sont peuvent heureusement être corrigées et il faudra pour ce faire réduire les émissions de gaz à effet de serre. On reste peu optimiste quand on sait que Donald Trump a récemment retiré les USA de l’accord de Paris.

 

 

 

 

 

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