Les océans changeront de couleur d’ici 2100

L’impact du réchauffement climatique sur le phytoplancton modifiera plus rapidement la couleur de la surface des océans que ce que l’on pensait initialement, conclut une nouvelle étude américaine.

La couleur de l’océan repose sur l’interaction entre la lumière du soleil et l’eau, qui absorbe les rayons et réfléchit la partie bleue du spectre. La présence d’organismes dans l’eau change la façon dont se fait l’absorption de la lumière.

Le phytoplancton, par exemple, contient de la chlorophylle, un pigment absorbant le bleu de la lumière pendant la photosynthèse. Les zones plus denses en phytoplancton ont donc une teinte verdâtre.

Des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) ont simulé l’impact qu’aurait le réchauffement de l’eau sur le phytoplancton, puis ont calculé comment il absorberait et réfléchirait alors la lumière.

« Il y aura une différence notable dans la couleur de 50 % de l’océan d’ici la fin du 21e siècle », affirme Stephanie Dutkiewicz, l’auteure principale de l’étude publiée dans Nature Communications.

Il sera difficile de percevoir ce changement de couleur à l’œil nu. Les images satellites montreront cependant que le bleu et le vert des océans de la planète deviendront plus foncés.

Un modèle amélioré

Pour comprendre les effets qu’auront les changements climatiques, les scientifiques se basent généralement sur la concentration de chlorophylle dans l’océan.

« On utilise des données satellites qui mesurent la couleur de l’eau, et puis on utilise des algorithmes pour déduire la concentration en chlorophylle », explique Claudie Beaulieu, une chercheuse originaire du Québec qui a cosigné l’étude.

« Le modèle du MIT permet plutôt de comparer la réflectance directement », poursuit celle qui a rejoint récemment l’équipe du département des sciences de l’océan de l’Université de Californie à Santa Cruz.

Ce qu’on voit, c’est que les changements climatiques se manifestent un peu plus vite si on surveille la couleur de l’eau, plutôt que la concentration en chlorophylle uniquement.Claudie Beaulieu, Université de Californie à Santa Cruz

« C’est un résultat intéressant, puisque ça nous donne un indice précurseur de l’impact des changements climatiques dans la productivité primaire des océans », poursuit-elle.

Impact sur l’écosystème sous-marin

Plus de 70 % de la surface de la Terre est recouverte d’océans.

L’augmentation de la température de l’eau affecte le taux de croissance des organismes, comme le phytoplancton, et bouleverse les courants océaniques. Des régions seront ainsi plus riches en phytoplanctons et d’autres, plus pauvres.

« S’il y a des changements dans l’abondance et la composition des communautés de phytoplancton, on peut s’attendre à ce qu’il y ait des répercussions dans le reste de la chaîne alimentaire des océans », prévient Claudie Beaulieu.

Le phytoplancton est à la base de la chaîne alimentaire. Ces changements vont avoir des répercussions sur les petits poissons, les invertébrés, et ainsi de suite.Claudie Beaulieu, Université de Californie à Santa Cruz

Un autre impact, poursuit-elle, est le « service que le [phytoplancton] nous rend à absorber du CO2 ». Comme les plantes sur la Terre, les plantes dans l’océan absorbent du dioxyde de carbone.

L’étude s’est basée sur une élévation des températures globales de 3 °C d’ici 2100, ce que prévoient la plupart des scientifiques au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre.

OVNI en Russie ? Poutine a déployé l’armée après l’”effondrement” d’une montagne en Sibérie

VLADIMIR Poutine a enrôlé des soldats pour enquêter sur une “montagne effondrée” dans une région reculée de Sibérie à la suite de suggestions selon lesquelles l’effondrement a peut être été provoqué par l’atterrissage forcé d’un OVNI ou par la chute d’une météorite.

Quelle qu’en soit la cause, l’événement a entraîné un éboulement massif qui a bloqué la rivière Bureya toute proche, et laissé plusieurs villages en proie à des inondations. Tellement de roches ont été déplacées qu’elles rempliraient 13.600 piscines de taille olympique, disent les experts. Pendant ce temps, la chute de 34 millions de mètres cubes de débris a laissé une entaille dans une montagne qui aurait pu emmagasiner toute l’eau utilisée si tous les Américains prenaient une douche au même moment.

 

L’armée russe a été dépêchée sur les lieux pour tenter de déterminer la cause de la catastrophe et déplacer un monticule de roches de 160 mètres de haut, qui a considérablement bloqué la Bureya, avec un village dans les régions de Khabarovsk et d’Amour en danger d’inondations.

L’armée a été chargée de “déplacer la montagne”, en utilisant des explosifs et de l’équipement pour permettre à l’eau de s’écouler à nouveau.

Mais les experts ont averti que la roche voisine est fracturée et qu’un deuxième glissement de terrain gargantuesque n’est pas exclu.

Selon une source du ministère de la Défense, un groupe de spécialistes est en route “pour effectuer des travaux de reconnaissance” sur le site, où les rochers sont tombés à environ 390 pieds sur le fond de la vallée.

La source a ajouté : “Compte tenu de l’ampleur du glissement de terrain, des unités du génie civil et des forces ferroviaires dotées d’équipements spéciaux, ainsi que l’armée et l’aviation et les transports, participeront au nettoyage du rocher.

Des plans sont en cours d’élaboration pour l’évacuation de 400 personnes des villages de Chekunda, Ust-Urgal et Elga .

Les inondations pourraient également perturber la liaison ferroviaire Baïkal-Amur, longue de 4.345 kilomètres, qui est un lien vital entre l’intérieur de la Sibérie et la côte Est de la Russie, à moins que l’armée ne puisse débloquer rapidement le fleuve.

Pour compliquer encore les choses, une centrale hydroélectrique est également menacée car l’eau s’assèche dans le réservoir hydroélectrique de Bureyskaya situé en aval.

La Russie a également envoyé des équipes de géomorphologues, de géologues, d’hydrologues et d’arpenteurs pour évaluer le carnage, qui semble s’être produit le 11 décembre, a rapporté The Siberian Times.

Alexey Maslov, chef du district de Verkhnebureinsky où l’incident s’est produit, a déclaré :Nous essayons de trouver une explication à cet incident.”

“J’insiste que c’était une météorite.”

Cependant, un sondage local dans l’Est de la Russie a suggéré que si 27 pour cent étaient d’accord avec son évaluation, plus de 33 pour cent pensaient qu’un OVNI – en était la cause.

Le professeur Dave Petley, vice-président pour la recherche et l’innovation à l’Université de Sheffield et expert en science des glissements de terrain, a rejeté ces deux idées, expliquant que le flanc de la montagne au-dessus du Bureya présentait une “fissure de tension ou dépression préexistante” à une altitude d’environ 579 mètres.

Il a dit : “Nous pouvons dire qu’il s’agit certainement d’une rupture d’une pente rocheuse, et qu’il est très peu probable qu’elle soit associée à un impact de météorite.

  1. Petley admet qu’il est “légèrement” surprenant que le crash ait eu lieu en hiver, lorsque le sol était gelé, plutôt qu’à une période plus chaude de l’année.

Il a averti que les conditions locales montraient “qu’il pourrait y avoir un plus grand éboulement à venir”, créant ainsi un potentiel pour un glissement de terrain encore plus important.

 

Les chasseurs qui sont arrivés les premiers sur les lieux – alertés par un changement soudain et inexplicable du débit de la rivière – ont signalé des “roches chaudes” sur lesquelles ils pouvaient se réchauffer les mains.

Leur première supposition était que la destruction avait été causée par une météorite – même s’il n’y avait aucun rapport à l’époque qu’une roche spatiale avait frappé l’Extrême-Orient russe en décembre.

La Sibérie a été le théâtre d’un certain nombre d’attaques de météorites au fil des ans.

 

En 2013, un météore a été illustré au-dessus de la ville de Tchéliabinsk, dans l’ouest de la Sibérie, illuminant le ciel alors qu’il explosait à une altitude de 32 km.

Des décennies auparavant, en 1908, l’événement dit de la Toungouska a détruit 1200 kilomètres carrés de forêt dans une région isolée de la Sibérie centrale.

En 1908,les arbres détruits par l’explosion.

Les théories sur la cause de l’explosion vont d’un météore, d’une comète et, une fois de plus, d’un atterrissage forcé d’un OVNI, le mystère étant aggravé par l’absence de tout cratère d’impact visible.

Source: Express.co.uk

 

 

 

Nous nous apprêtons à vivre un génocide climatique selon l’ONU

Génocide climatique

 

Selon un rapport de l’ONU, nous vivrons inévitablement un génocide climatique.

Le 12 décembre 2015, l’Accord de Paris sur le climat a été signé. Pendant un bref instant, nous avons cru au début d’un mouvement qui sauverait la planète. L’objectif international était de limiter le réchauffement de la planète à deux degrés Celsius. Mais pour une grande partie des plus vulnérables du monde, cet objectif était loin d’être suffisant. Le représentant des Îles Marshall a qualifié ce réchauffement de deux degrés de génocide climatique.

Walaka Island ,près d’Hawai ,est déjà englouti!

Un nouveau rapport alarmant a récemment été publié par le Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques de l’ONU. Selon le rapport,  des centaines de millions de vies seraient en danger si le monde se réchauffait de plus de 1,5 degrés Celsius. Cela sera atteint dès 2040 si les tendances actuelles se maintiennent. Pratiquement tous les récifs coralliens disparaîtraient, les incendies et les vagues de chaleur balayeraient chaque année la planète. L’alternance entre la sécheresse, les inondations et les températures menacerait également l’approvisionnement alimentaire mondial. Pour éviter cela, il faut absolument changer radicalement l’économie, l’agriculture et la culture.

Feux de forêt en Californie.

Ces phrases sont alarmantes, mais c’est en réalité pire que cela.

En effet, le pire scénario du nouveau rapport est, en réalité, le meilleur. Car en réalité, le génocide climatique est déjà notre avenir inévitable.

À moins de mettre en place de nouvelles technologies pour réduire drastiquement les émissions de dioxyde de carbone, il sera impossible de maintenir le réchauffement à moins de deux degrés Celsius et d’éviter le génocide climatique. Avec notre mode de vie, nous nous dirigeons vers une augmentation de quatre degrés d’ici la fin du siècle.


EN COMPLÉMENT : LES GAZ À EFFET DE SERRE

 

Ces 100 entreprises sont responsables de 71% des émissions mondiales de gaz à effet de serre

émissions mondiales de gaz à effet de serre

 

 

Cent entreprises seraient depuis 1988 responsables de 71 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Ces données proviennent d’un rapport inaugural publié par Carbon Disclosure Project (CDP), une organisation à but non lucratif. L’expansion rapide de l’industrie des combustibles fossiles au cours des 28 dernières années est particulièrement visée.

Ces 100 entreprises sont responsables de 71% des émissions mondiales de gaz à effet de serre

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont généralement évaluées par pays, la Chine, les États-Unis et l’Inde étant les principaux producteurs d’émissions dans le monde. Mais le nouveau rapport adopte une approche différente retraçant les émissions vers des entités bien spécifiques, les principaux pollueurs au carbone du monde.

Les investigateurs se sont ici concentrés sur les émissions (carbone et méthane) provenant de l’activité industrielle responsable de l’émission de plus de 920 milliards de tonnes de gaz à effet de serre dans l’atmosphère depuis 1988, année où le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a été créé. Selon le rapport, au total, ce chiffre astronomique représente plus de la moitié de toutes les émissions mondiales depuis le début de la révolution industrielle en 1751.

Notons au passage que 25 entreprises et entités publiques ont produit plus de la moitié de toutes les émissions industrielles dans la période comprise entre 1988 et 2015. Le principal émetteur parmi ces 25 entités n’est autre que l’industrie charbonnière chinoise, suivie de Saudi Aramco, compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures, et Gazprom, une société anonyme russe qui domine aujourd’hui le marché gazier mondial. Parmi les autres pollueurs citons également ExxonMobil, Shell, BP ou encore Chevron, responsables de la plupart des gaz à effet de serre industriels.

L’objectif de ce rapport n’est pas de pointer du doigt les mauvais élèves de la planète, mais bien d’équiper les investisseurs d’une ventilation complète des émissions de carbone associées à leurs liens financiers dans le secteur des combustibles fossiles. « En ayant ces chiffres en main, nous donnons une image beaucoup plus claire des principaux influenceurs lorsqu’il s’agit d’appliquer les objectifs énoncés dans l’accord climatique de Paris », note le rapport. « L’action climatique ne se limite plus à la direction donnée par les décideurs politiques, c’est maintenant un mouvement social commandé à la fois par des impératifs économiques et éthiques et soutenu par des quantités croissantes de données. »

« Si la tendance à l’extraction des combustibles fossiles se poursuit au cours des 28 prochaines années au rythme des 28 années précédentes, les températures moyennes mondiales pourraient en effet grimper de 4 °C au-dessus des niveaux préindustriels d’ici la fin du siècle. Ces changements pourraient entraîner un climat qu’aucun humain n’ait jamais connu, menaçant notre sécurité alimentaire et rendant des régions entières inhospitalières à la vie. Les entreprises de combustibles fossiles devront également faire preuve de leadership dans le cadre de cette transition », peut-on lire dans le rapport.

Vous pouvez voir la liste complète des 100 entreprises et lire le rapport complet ici.


 

 

Il y a un peu plus d’un an, quand j’ai exploré les pires scénarios du changement climatique.

de nombreux scientifique considéraient ce type d’alarmisme comme un anathème. La recherche sur le climat a connu quelques développements inquiétants au cours de la dernière année. Plus de méthane que prévu dans les lacs et de pergélisol de l’Arctique, ce qui pourrait accélérer le réchauffement. Il y a également eu une vague de chaleur sans précédent, des feux de forêt et des ouragans traversant les deux plus grands océans du monde cet été. Mais dans l’ensemble, nous nous dirigeons tout droit vers un réchauffement de quatre degrés. C’est deux fois plus que ce que la plupart des scientifiques pensent qu’il est possible de supporter.

Comme les chiffres sont petits, nous ne faisons pas vraiment la différence entre deux et quatre degrés . Nous ne réalisons pas l’ampleur de ce génocide climatique.

Mais à deux degrés, la fonte de l’inlandsis provoquerait d’inondation de dizaines de grandes villes du monde au cours de ce siècle.

Avec ce réchauffement, on estime que le PIB mondial par habitant baisserait de 13%. Quatre cent millions de personnes supplémentaires souffriraient de la pénurie d’eau. Et même sous les latitudes septentrionales, des vagues de chaleur feraient des milliers de morts chaque été. Ce serait pire dans la bande équatoriale de la planète. En Inde, de nombreuses villes deviendraient incroyablement chaudes. Il y aurait 32 fois plus de vagues de chaleur extrême. Chaque vague de chaleur durerait cinq fois plus longtemps, exposant au total 93 fois plus de personnes. Et il ne s’agit que de deux degrés, pratiquement, notre meilleur scénario climatique.

À trois degrés, le sud de l’Europe serait en sécheresse permanente. La sécheresse moyenne en Amérique centrale durerait 19 mois et dans les Caraïbes 21 mois. En Afrique du Nord, le chiffre serait de 60 mois à cinq ans. Les zones brûlées chaque année par des feux de forêt doubleraient en Méditerranée et sextupleraient aux États-Unis. La mer engloutirait des villes de Miami Beach à Jakarta. Les dégâts causés par les crues des rivières seraient multipliés par 30 au Bangladesh, par 20 en Inde et jusqu’à 60 au Royaume-Uni.

À quatre degrés, le génocide climatique provoquerait huit millions de cas de dengue chaque année rien qu’en Amérique latine. Les rendements céréaliers mondiaux pourraient baisser de 50%, provoquant des crises alimentaires annuelles ou quasi annuelles. L’économie mondiale serait inférieure de 30% à ce qu’elle serait sans le changement climatique. Même avec la baisse du coût de l’énergie renouvelable, le consensus mondial croissant sur l’élimination progressive du charbon, les émissions mondiales de carbone continuent d’augmenter à l’heure actuelle.

Mais la plupart de ces données sont extraites de cette fiche de renseignements unique et conventionnelle.

En fait, rien dans le rapport du GIEC n’est nouveau, ni à la communauté scientifique, ni aux activistes du climat, ni même à quiconque a été un lecteur assidu de nouvelles recherches sur le réchauffement au cours des dernières années. Le GIEC n’introduit pas de nouvelles découvertes ni même de nouvelles perspectives, mais corrèle plutôt la masse désordonnée de recherches scientifiques existantes et archivées en évaluations consensuelles destinées à fournir aux décideurs du monde un compte rendu absolument incontestable de la situation actuelle. En 1988, on lui a presque reproché d’être trop prudent dans son évaluation du problème.

Il est remarquable que le ton de ce rapport sur le génocide climatique soit aussi alarmiste. Les nouvelles sur le climat n’ont pas changé, mais la communauté scientifique abandonne enfin toute prudence en décrivant les implications de ses propres conclusions.

Heureusement, ils ont aussi proposé l’imposition d’une taxe sur le carbone bien plus élevée que celles actuellement utilisées ou envisagées. Ils proposent d’augmenter le coût d’une tonne de carbone pouvant atteindre 4 300 euros d’ici 2030, Le prix proposé ne devrait pas dépasser 23 500 euros par tonne d’ici à 2100. Aujourd’hui, le prix moyen du carbone dans 42 grandes économies n’est que de 7 euros par tonne.


DEUXIÈME COMPLÉMENTAIRE:

Réchauffement du climat : tous les indicateurs au rouge

 

Réchauffement du climat

Toujours plus alarmants, les indicateurs clé du réchauffement de notre planète soulignent l’urgence d’agir alors que s’ouvre le 6 novembre 2017 à Bonn la 23e conférence de l’ONU sur le changement climatique.

La Terre en 2016 a battu des records inquiétants qui rappellent l’urgence d’agir pour freiner la hausse des températures.

Lundi 6 novembre 2017 s’ouvrira à Bonn en Allemagne la COP 23, durant laquelle les représentants des pays vont commencer des négociations pour préparer la mise en place de l’Accord de Paris signé en 2015. Une action qui s’impose alors que les indicateurs clés du réchauffement su climat montrent tous que le problème prend de plus en plus d’ampleur.

Records de chaleur

La Terre a battu en 2016 son 3e record annuel consécutif de chaleur, avec une température supérieure d’environ 1,1°C à la moyenne de l’ère pré-industrielle, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Le XXIe siècle compte déjà 16 des 17 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1880.

En Arctique, l’étendue maximale des glaces a été en 2016 la plus faible en 37 ans d’observation par satellite. En Antarctique, la banquise a été également très inférieure à la moyenne de la période 1981-2010. La fonte des glaciers alpins s’est poursuivie, pour la 37e année de suite. Sous l’effet des « îlots de chaleur » générés par le béton et l’asphalte, les grandes villes pourraient gagner jusqu’à 8°C supplémentaires d’ici 2100. Et même avec une hausse limitée à 2°C – l’ambition de l’accord de Paris – des villes comme Djakarta, Lagos, Caracas ou Manille dépasseront le seuil de « chaleur létale » la moitié de l’année.

403,3 parties par million

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2016« Alors qu’elle était de 400 parties par million (ppm) en 2015, la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone (…) a atteint 403,3 ppm en 2016 » et « représente désormais 145% de ce qu’elle était à l’époque pré-industrielle », selon l’OMM. C’est le plus haut niveau en 800.000 ans.

Un record de concentration qui ne concerne pas seulement le CO2, mais aussi les autres gaz à effet de serre.

Pour avoir la meilleure chance de rester sous 2°C, la concentration moyenne de GES ne doit pas dépasser en 2100 les 450 ppm CO2eq (équivalent CO2 en parties par million). Les chercheurs alertent aussi sur la forte hausse des émissions de méthane depuis dix ans, résultat notamment de l’exploitation des énergies fossiles et des activités agricoles.

3,3 mm par an

Le niveau des océans et des mers continue à monter d’environ 3,3 mm par an, et le phénomène semble s’accélérer : le niveau des mers a cru de 25 à 30% plus vite entre 2004 et 2015, par rapport à 1993-2004. Cette hausse risque de s’intensifier à mesure que glaciers et calottes glaciaires fondent (Antarctique, Groenland). La fonte de la calotte glaciaire du Groenland est à l’origine de 25% de cette hausse, contre 5% il y a 20 ans. Les glaces du Groenland devraient fondre plus rapidement dans les prochaines années, malgré un récent ralentissement. La hausse, variable selon les régions du globe, a été en moyenne de 20 cm au XXe siècle et pourrait atteindre jusqu’à près d’un mètre à l’horizon 2100.

Catastrophes naturelles

Le phénomène favorise déjà des événements météorologiques extrêmes, en particulier des sécheresses et des vagues de chaleur. Selon certains climatologues, le nombre de sécheresses, incendies de forêts, inondations et ouragans liés au dérèglement, a doublé depuis 1990. La violence des typhons sur la Chine, Taïwan, le Japon et les deux Corées, devrait s’en trouver accrue. Les typhons ont déjà gagné 12 à 15% d’intensité sur l’Est et le Sud-Est de l’Asie ces 35 dernières années.

Dans le même temps, la fréquence des tempêtes extrêmes a triplé sur le Sahel du fait du réchauffement. Même si la hausse du thermomètre mondial est limitée à 2°C, les vagues de chaleur meurtrières vont devenir plus fréquentes, notamment dans les zones tropicales. Selon la Banque mondiale, les pertes liées aux cataclysmes naturels atteignent déjà 520 milliards de dollars par an et font basculer chaque année 26 millions de personnes dans la pauvreté.

Il y a 1.688 espèces affectées

Sur les 8.688 espèces menacées ou quasi-menacées, 19% (1.688) sont déjà affectées par le réchauffement, du fait des températures et phénomènes extrêmes. Les récifs coralliens ont subi ces trois années précédentes un blanchissement massif et une mortalité record. Un réchauffement au-delà de 1,5 degré signifierait également un bouleversement des écosystèmes du bassin méditerranéen inédit depuis 10.000 ans.(sources)


Selon Stephen Hawking ,nous n’aurions plus que 100 ans à vivre,en tant qu’espèce!

Voir mon article sur le sujet,accompagné de 2 vidéos: Prédiction de Stephen Hawking


 

Mais une taxe sur le carbone n’est qu’une incitation à l’action, pas une action en soi.

Et l’action nécessaire est à une échelle et à une vitesse presque inimaginables pour la plupart d’entre nous.

Pour éviter un réchauffement catastrophique, il faudrait une reconstruction complète de l’ensemble de l’infrastructure énergétique du monde, une refonte en profondeur des pratiques agricoles et du régime alimentaire pour éliminer totalement les émissions de carbone de l’agriculture. Il faudrait également une batterie de changements culturels dans la manière dont menons notre vie. Et nous devrions faire tout cela dans deux, voire trois décennies.

Cela ne veut pas dire que tout est fini. Il est préférable de rester au-dessous de quatre degrés plutôt que de les dépasser. Il serait encore mieux de ne pas dépasser trois degrés, et miraculeux de ne pas dépasser les deux degrés. Mais tout dépend de nous.

Il existe également des solutions extravagantes au génocide climatique, comme le captage du carbone et la géo-ingénierie solaire. Mais ces solutions sont loin d’être exploitables pour le moment. Et même en théorie, elles présentent des inconvénients vraiment effrayants. Mais même si la technologie deviendra considérablement moins chère et plus efficace au cours des prochaines années, il nous faudra la développer dans le monde entier. Cela nécessitera des plantations entières qui absorbent du carbone presque partout dans le monde. Mais même si cela fonctionne, il faudra beaucoup de temps, et nous n’avons plus que quelques années pour agir contre ce génocide climatique.

Sources dans l’article et : http://nymag.com/intelligencer/2018/10/un-says-climate-genocide-coming-but-its-worse-than-that.html

 

 

 

 

 

 

 

La prédiction de Stephen Hawking était un avertissement (vidéos et article)

extinction
Stephen Hawking participait à une conférence à l’Oxford Union le 14 novembre 2017.

 

 

 

Stephen Hawking : « il ne nous reste plus que 100 ans pour échapper à l’extinction! »

 

 

Dans le cadre d’un documentaire diffusé par la BBC, le physicien et cosmologiste Stephen Hawking a déclaré qu’il ne restait plus qu’un siècle à l’humanité sur Terre pour échapper à l’extinction.

Comme le rapporte le Telegraph, le physicien continue ses prédictions apocalyptiques.

Un siècle pour quitter notre planète et trouver une existence viable dans une autre planète. C’est le défi qui s’impose à l’homme, à en croire Stephen Hawking. L’astrophysicien a déclaré, dans un documentaire réalisé pour la chaîne de télévision BBC, qu’il ne nous restait plus que cent ans avant de voir la pollution mondiale disparaître pour toujours, sauf si un autre lieu viable pour vivre était trouvé à temps. D’où l’intérêt d’aller explorer l’univers dans l’espoir d’y trouver un nouveau refuge.

Le documentaire, appelé Expedition New Earth, est prévu pour septembre 2017. 

Grand adepte des prédictions apocalyptiques, Stephen Hawking pariait pourtant l’année dernière sur une espérance de vie plus longue : « Bien que le risque de catastrophe qui pèse sur la planète à une année donnée semble faible, il s’additionne avec le temps et deviendra quasi certain dans 1 000 ou 10 000 ans », disait-il lors d’une conférence à l’université d’Oxford .

Quelles solutions ?

En seulement une année, les choses se seraient donc empirées au point d’accélérer l’extinction de l’humanité? Qu’il s’agisse d’un simple coup communication ou d’une prédiction sincère, le problème est posé : il va falloir trouver un refuge habitable au cas où l’homme serait vraiment destinée à devoir quitter notre planète.

Elon Musk souhaitaitait conquérir Mars dès 2018, elle s’impose donc comme la première des solutions possibles. Pourtant, la vie sur cette planète  pourrait s’avérer très nocive à cause des particules radioactives de son atmosphère. Sans parler de son sol toxiques, des températures glaciales et de son air irrespirable. Il serait possible de terraformer la planète rouge pour qu’elle soit vraiment habitable, mais cela prendrait des centaines de milliers d’années ( source  Popular Science.)

Il faudrait donc commencer à explorer au-delà de notre système solaire dans l’espoir de trouver, un endroit avec un peu d’eau, de la terre et de l’air respirable.

Sinon, pour échapper à l’extinction, on peut toujours se remettre en question sur notre mode de vie, de production et de consommation. Si nous n’arrivons pas à changer, ils continueront à détruire l’environnement, sur la planète rouge, comme n’importe où ailleurs.


Voici les 2 vidéos de Expedition New Earth pour vous aider à y penser:

 

 

 

 

 

Vers une catastrophe écologique mortelle: de moins en moins d’eau pour de plus en plus d’humains sur Terre

Après la sécheresse en Californie, il y a quelques années, la récente crise dans la ville du Cap, en Afrique du Sud, a braqué les projecteurs sur un problème qui pourrait devenir de plus en plus courant : le manque d’eau dans certaines régions du monde. État des lieux.

Au cours des dernières années, plusieurs études se sont penchées sur l’état des nappes phréatiques du monde. Ces réservoirs naturels souterrains, qui se remplissent très lentement grâce à l’eau de pluie et au ruissellement, alimentent les puits et les sources en eau potable.

Si on ne peut déterminer avec certitude quelle quantité d’eau ils contiennent, les scientifiques ont par contre démontré qu’un nombre important de ces réservoirs sont surexploités.

 

« Les réserves d’eau douce sont des réserves dynamiques », soutient René Lefebvre, chercheur à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). « Pour prendre une analogie bancaire, ce qu’on peut exploiter, c’est l’intérêt, ce qui se renouvelle annuellement. Si on veut faire de l’exploitation durable, normalement il ne faut pas toucher au capital. »

Les ressources en eau

 

Mais, dans plusieurs cas, ce capital semble déjà avoir été largement entamé. Selon une étude de l’Université de Californie publiée en 2015, le tiers des plus grands aquifères du monde sont en difficulté.

Principaux aquifères soumis à des contraintes excessives :

  • Réseau aquifère arabique (péninsule arabique)
  • Réseau de l’Indus (Inde-Pakistan)
  • Bassin Murzuk-Djado (Afrique du Nord)

Les menaces

Un des plus grands dangers qui planent sur les réserves d’eau douce est tout simplement l’augmentation de la population mondiale.

Depuis 1900, la population mondiale a triplé. Mais la consommation d’eau, elle, a été multipliée par six.

Il y a de plus en plus de gens qui consomment de plus en plus d’eau, c’est le principal problème. – François Anctil, professeur à l’Université Laval

En 2050, on devrait être environ 9,8 milliards d’individus sur Terre, soit quelque 2,3 milliards de plus qu’actuellement.

« La demande en eau augmente continuellement, surtout dans les pays en voie de développement et dans les économies émergentes », soutient Richard Connor, rédacteur en chef du Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau de l’ONU.

 

À mesure que les gens sortent de la pauvreté, explique-t-il, ils consomment davantage.

Pour satisfaire ces nouveaux consommateurs, les usines devront produire davantage et utiliseront donc plus d’électricité. Cette électricité est fabriquée soit grâce à des barrages hydroélectriques, soit dans des centrales thermiques, qui requièrent de l’eau pour leur refroidissement.

Il faudra également produire plus d’aliments pour nourrir toutes ces bouches. Les agriculteurs, qui sont déjà responsables de 70 % des prélèvements d’eau dans le monde, seront donc encore plus sollicités.

Si, au cours des dernières décennies, l’agriculture a réussi à nourrir un nombre croissant d’humains, c’est, du moins en partie, au moyen de l’irrigation. Des régions arides sont ainsi devenues fertiles, grâce aux prélèvements indiscriminés d’eaux souterraines.

C’est notamment ce qui est arrivé en Arabie saoudite. Dans les années 1970, la mise en place d’un système d’irrigation a permis de multiplier par quatre la surface agricole du royaume et de faire pousser du blé dans le désert.

Mais l’illusion n’a pas duré. Quelques décennies plus tard, la nappe phréatique est pratiquement à sec et des mesures urgentes ont été prises pour la préserver.

Quelles solutions?

Des solutions, pourtant, il en existe, croit Richard Connor, de l’ONU.

« Il y a des possibilités d’accroître la production agricole sans aller chercher plus d’eau, si on change nos méthodes », avance le chercheur.

 

Cela passe notamment par le développement de l’agriculture de conservation plutôt que l’agriculture intensive et l’utilisation accrue de l’eau de pluie, ou même des eaux usées, dans l’irrigation.

Après avoir subi un traitement minimal qui permettrait de s’attaquer aux organismes pathogènes, les eaux usées pourraient être utilisées pour l’irrigation de cultures comme le maïs, le coton ou les légumineuses.

« On n’utilisera pas de l’eau non traitée pour la production de laitues ou de fraises, avance M. Connor, mais c’est possible pour tout ce qui n’est pas directement comestible. »

Il faut aussi s’inspirer de ce qu’ont déjà accompli certains pays, soutient René Lefebvre, de l’INRS. « Un des meilleurs exemples de gestion intégrée et cohérente, c’est l’Australie », affirme-t-il. Le pays, qui connaît un stress hydrique important, gère ses ressources en eau rigoureusement, en allouant aux cultivateurs des quotas très restreints.

« Ça remet même en question l’utilisation du territoire, parce qu’ils se rendent compte que, dans certains secteurs, ce n’est pas possible de poursuivre le type d’exploitation qui y est fait. »

Et surtout, il ne faut pas hésiter à se questionner, croit l’hydrologue François Anctil. « On doit réfléchir aux usages qu’on fait de l’eau, pense-t-il. Est-ce qu’on en fait le meilleur usage à chaque endroit? »

Si on veut qu’il reste encore de l’eau pour les prochaines générations, il est temps d’y penser.

 

 

 

 

La glace de l’Antarctique fond plus vite que jamais

La fonte annuelle des glaces en Antarctique est plus rapide que jamais, environ six fois plus qu’il y a quarante ans, ce qui entraîne une hausse de plus en plus importante du niveau des océans, ont prévenu lundi des scientifiques.

L’amoindrissement des glaces du Continent Blanc est responsable d’une montée de 1,4 centimètre du niveau des océans de la planète entre 1979 et 2017, selon un rapport des Compte-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Et le rythme de fonte anticipé devrait entraîner une élévation désastreuse de ce niveau dans les prochaines années, a relevé Eric Rignot, président de la chaire de système scientifique de la Terre à l’université de Californie (Irvine).

« Avec la calotte antarctique qui continue de fondre, nous prévoyons une hausse du niveau des océans de plusieurs mètres à cause de l’Antarctique dans les prochains siècles », a-t-il ajouté.

Selon des études précédentes, une montée de 1,8 mètre d’ici 2100 –l’une des pires prévisions scientifiques– provoquerait l’inondation de nombreuses villes côtières abritant des millions de personnes dans le monde.

Pour cette nouvelle étude, dont les conclusions sont publiées lundi, les chercheurs ont mené la plus longue évaluation de la masse des glaces dans dix-huit régions de l’Antarctique.

Ils ont utilisé des données fournies par des photographies aériennes en haute résolution prises par des avions de la Nasa, ainsi que des images radar provenant de satellites de multiples agences spatiales.

Elles ont permis de déterminer qu’entre 1979 et 1990, l’Antarctique avait perdu en moyenne 40 milliards de tonnes de masse glaciaire par an. A partir de 2009 et jusqu’en 2017, c’est passé à 252 milliards de tonnes chaque année.

Plus inquiétant encore, les scientifiques ont repéré des zones dans l’Est, autrefois considérées comme relativement « à l’abri du changement », mais qui perdent désormais beaucoup de glace.

La baie de Vincennes borde la terre de Wilkes à l’est de l’Antarctique, le 11 janvier 2008

« La région de la terre de Wilkes dans l’Est de l’Antarctique a, globalement, contribué de façon importante à la perte de masse même en remontant jusqu’aux années 1980 », a expliqué M. Rignot.

« Cette région est probablement beaucoup plus sensible au climat que ce qui était traditionnellement présumé et c’est important de le savoir parce qu’elle a davantage de glace que l’Antarctique de l’Ouest et la péninsule Antarctique réunies », a-t-il poursuivi.

Selon lui, le réchauffement de l’eau des océans va accélérer encore plus la fonte des glaces.

Leur température, ont démontré de récentes études, se réchauffe plus rapidement que ce que pensaient les scientifiques et ont atteint des records ces dernières années.

Dans un article antérieur,j’avais donné des informations sur un lac de lave découvert sous la banquise…

 

 

Des dizaines de phoques montent dans les rues glacées de Terre Neuve au Canada. Voici pourquoi

Un phoque est échoué sur une route à Roddickton, NL

 

Une ville glacée à Terre-Neuve fait face à des visiteurs surprises: un groupe d’environ 40 phoques du Groenland.

Voici une courte vidéo:

Les phoques sont coincés entre 6 et 8 kilomètres de l’océan, selon le guide de pêche et propriétaire de bar local Brendon FitzPatrick, qui a partagé des photos des animaux sur Twitter . Les animaux ont probablement nagé dans les baies et les ruisseaux intérieurs à la recherche de poissons et se sont désorientés, a écrit FitzPatrick sur Twitter, ajoutant qu’il s’agissait du plus grand nombre de phoques observés à terre dans la région.

« Au début, ils étaient plutôt agressifs », a déclaré à NPR Sheila Fitzgerald, maire de Roddickton-Bide Am . Comme les jours ont traîné et que le poisson dans les ruisseaux de la ville est devenu moins abondant, les phoques sont devenus plus léthargiques, a ajouté Fitzgerald.

Roddickton-Bide Am est une ville d’un peu moins de 1 000 habitants située près de la pointe nord de Terre-Neuve. La région est un lieu d’hivernage courant pour les phoques du Groenland. Des représentants du ministère des Pêches et des Océans du Canada (DPO) ont déclaré au journal The Northern Pen qu’il y avait peu de glace en haute mer près du nord-est de Terre-Neuve cette année, ce qui pourrait faire partie de la tendance générale à la fonte de l’Arctique . Avec une glace de mer limitée sur laquelle se reposer, les phoques se rapprochent peut-être de la côte, ce qui les rend plus vulnérables aux fleuves de suivi et se bloque lorsque les cours d’eau et les baies sont recouverts de glace.

Les fonctionnaires des OPH sont maintenant en ville pour répondre à la crise du phoque. Les animaux gris-blancs se mêlent aux routes enneigées, a déclaré le maire à NPR, et deux personnes ont déjà été touchées par des voitures. Les sections locales peuvent appeler le MPO pour relocaliser les phoques occupant des positions précaires ou signaler des humains harcelant les phoques perdus.

Faute de nourriture,ils attendent le long des routes.

 

 

 

 

 

 

Changements climatiques:l’humanité au bord du gouffre

Les experts sur le climat de l’ONU ont publié, le 8 octobre 2018, un nouveau rapport évaluant les dégâts environnementaux et économiques que l’accumulation des gaz à effet de serre s’apprête à engendrer. Ce rapport se termine sur les recommandations habituelles et met l’accent sur l’urgence de voir diminuer nos émissions de CO2 d’au moins 45 % d’ici à 2030 et d’arriver dès 2050 à une neutralité carbone complète. Quand on voit les réactions actuelles, en France, à l’évolution du prix du carburant, on peut se demander si ce signal d’alarme peut être entendu par les populations de notre planète…

Une enquête lancée par l’ONU et la Fondation Bill Gates auprès de 3 000 décideurs des pays émergents (« Listening to Leaders 2018 : Is development cooperation tuned-in or tone-deaf ? », AidData, mai 2018) offre un éclairage intéressant. Selon cette étude, la problématique climatique n’arrive qu’en 14e position sur 16 dans la liste des priorités des leaders gouvernementaux. Ils ne font en cela que refléter l’opinion de leurs administrés, pour qui la problématique climatique apparaît en dernière position, bien après la sécurité, la santé, l’accès à la nourriture et à l’eau.

L’écueil est énorme, car selon une étude publiée en 2017 par le Boston Consulting Group, plus des deux tiers des investissements qui permettraient d’atteindre les objectifs de l’accord de Paris concernent les pays émergents. Un tel effort est insoutenable sans l’aide des pays développés. Le mécanisme de soutien décidé lors de la conférence de Copenhague n’a jamais été réellement mis en œuvre. A l’échelle mondiale comme sur le plan national, les plus défavorisés ne peuvent pas entendre parler de lutte contre le réchauffement climatique.

Décennies perdues

Compte tenu de cette situation, les dirigeants des pays développés sont dans une voie sans issue. D’un côté, ils vont voir la concentration en CO2 continuer d’augmenter et, de l’autre, une frange de plus en plus importante de leurs administrés, affectés par les conséquences du réchauffement climatique, va faire pression pour s’en protéger. Que vont-ils faire ?

Lors de la décennie à venir, il est probable que leur premier réflexe sera de bannir l’usage des technologies fortement émettrices .

 

L’humanité soumise à des catastrophes climatiques en cascade

La moitié de la population pourrait être soumise à trois dangers climatiques extrêmes cumulées d’ici à 2100

Dans la Bible, Dieu a puni l’Egypte en lui infligeant dix plaies. L’humanité actuelle, elle, a subi les foudres du changement climatique d’au moins 467 façons différentes. Surtout, ces châtiments vont redoubler, puisqu’en 2100, la moitié de la population pourrait être menacée par trois à six catastrophes climatiques (sécheresses, vagues de chaleur, inondations, etc.) d’intensité maximale de manière simultanée si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites drastiquement. Voilà les deux conclusions d’une étude inédite, originale et très inquiétante, publiée dans Nature Climate Change lundi 19 novembre, qui aborde pour la première fois les risques cumulés entraînés par le dérèglement climatique.

Pour estimer le danger qui pèse sur la population, les auteurs – une vingtaine de chercheurs internationaux, essentiellement issus de l’université d’Hawaï – ont commencé par étudier le passé en passant au peigne fin près de 3 300 études scientifiques publiées depuis 1980 relatives au changement climatique, qu’il soit dû à l’action des hommes ou à la variabilité naturelle du climat – sachant que les émissions de gaz à effet de serre sont déjà responsables de l’augmentation de la température de la planète de près d’un degré.

Ils ont retenu dix aléas climatiques (réchauffement, inondations, sécheresses, vagues de chaleur, incendies, montée du niveau des eaux…) qui touchent six aspects cruciaux de la vie humaine : la santé, l’alimentation, l’eau, l’économie, les infrastructures et la sécurité, ces thèmes étant déclinés en 89 sous-rubriques. En croisant ces données, ils ont découvert que l’humanité avait déjà été affectée par le climat sous 467 formes différentes, exemples détaillés à l’appui.

Ainsi des décès ou des maladies provoquées par les inondations, les incendies ou les vagues de chaleur ; des dégâts sur l’agriculture, l’élevage ou les pêcheries après des précipitations ou des sécheresses ; des effets néfastes sur…l’ensemble des écosystèmes planétaires!

 

Portraits d’un monde ébranlé par le changement climatique

Fonte accélérée des glaciers, montée des eaux, sécheresses et inondations : aux quatre coins du monde, le dérèglement climatique est à l’œuvre. Partout, il affecte les modes de vie, menaçant les cultures et la sécurité des populations.

 

LES ILES SPITZBERG 

Les ours polaires étaient jadis habitués à un hiver plus long.Maintenant ils doivent tenter de s’adapter à des étés plus longs.

 

 

C’est un territoire à la beauté singulière, qui a attiré tour à tour les explorateurs, les trappeurs, les mineurs de fond et les pionniers de la recherche polaire. Un archipel d’une dizaine d’îles, posées telles des sentinelles au milieu des mers : l’océan Arctique au nord, la mer du Groenland à l’ouest, la mer de Norvège au sud et celle de Barents à l’est, du nom de Willem Barents, premier navigateur qui repéra ces côtes au XVIe siècle et dont la troisième expédition échoua, prisonnière des glaces. Il en mourut. Une terre aux rivages dentelés nommée Svalbard, dont l’île principale, Spitzberg, signifie  montagne pointue » en allemand.

Sur la façade occidentale de cet archipel du bout du monde, à quelque 600 kilomètres des côtes norvégiennes, la  Baie du roi » concentre sur 22 kilomètres les plus beaux à-pics et les plus vertigineux fronts glaciaires. La navigation par 79° de latitude nord y est relativement praticable, à condition d’éviter l’obstacle de rares chapelets d’icebergs dérivant vers le large. La presqu’île de Blomstrand, qui barrait la route vers l’intérieur du fjord, est désormais facile à contourner : le glacier bleu laiteux qui s’avançait jusqu’à elle a reculé au point d’ouvrir un passage aux bateaux.

Rattaché à la Norvège en 1920 et baptisé depuis Svalbard – le terme Spitzberg ne désignant plus alors qu’une partie du tout –, l’archipel témoigne aujourd’hui d’une nouvelle relation mêlant l’homme à la nature. Un climat extrême a longtemps dicté sa loi aux quelque 2 500 personnes qui s’y sont installées – essentiellement dans la capitale, Longyearbyen. Désormais, cette région est frappée de plein fouetpar les effets du réchauffement climatique dû à l’homme.

La côte nord-ouest du Spitzberg nous montre une fonte rapide des glaciers.
En voyant cela ainsi,un malaise nous prend au coeur…comme une appréhension de fin du monde.

La fonte du glacier de Blomstrand est l’un des nombreux chapitres de cette histoire agitée.  « Lorsque j’ai découvert la baie il y a onze ans, le fjord était intégralement gelé l’hiver, on pouvait le traverser sans problème en motoneige, » témoigne Sébastien Barrault, scrutant les flots depuis la salle panoramique du laboratoire d’étude de l’écosystème marin, basé à Ny-Alesund. Deux ans plus tard, il ne gelait que très partiellement et depuis le fjord n’est plus pris dans la glace. Dans leurs récits, les trappeurs évoquaient parfois des saisons sans glace, mais cette fois, il n’y a plus une seule année de glace en hiver. »

Le réchauffement climatique est très visible .Ici un vaste glacier s’avançait sur la mer.

En 2004, Sébastien Barrault s’installe six mois à Longyearbyen pour étudier la glaciologie à l’université du Svalbard (UNIS), puis découvre la Baie du roi, 100 kilomètres plus au nord. Cet exilé volontaire ne l’a plus quittée depuis, captivé par les grands espaces, le silence et une forme d’aventure. Conseiller scientifique de la Kings Bay, la compagnie administrant la base de Ny-Alesund, le Suisse dresse un autre constat : « L’étude des bancs de poissons révèle la présence dans le fjord d’espèces qu’on n’avait pas l’habitude de voir jusqu’ici, des maquereaux par exemple. La hausse de la température de l’eau confère à la baie des conditions atlantiques, au point que certains scientifiques vont chercher plus au nord un environnement plus représentatif de l’Arctique. »

Dans l’Arctique, touché par un pic de chaleur, « tout devient compliqué »

 

Pendant que la France claque des dents, on grelotte moins que d’habitude dans le grand Nord. Des températures supérieures de 25°C par rapport aux normales saisonnières sont relevées dans certaines zones de l’Arctique. De quoi dérouter les scientifiques qui y sont installés.

Voici le rapport très troublant de Piotr Kupiszewski ,un scientifique russe,au mois de février 2018:

Spitzberg: glacier de Lilliehook.

« Ici, il fait 4°C et il pleut, c’est assez spécial. » Piotr Kupiszewski, responsable de la station de Ny-Ålesund (Norvège), est démuni face à la vague de chaleur qui touche l’Arctique. Depuis la semaine dernière, des températures supérieures à 0°C ont été relevées au cap Morris Jesup, la station météo située la plus au nord du Groenland. 

L’AWIPEV, station franco-allemande où officie Piotr Kupiszewski, est installée sur l’île Spitzberg, dans la mer du Groenland. Ici aussi, la vague de chaleur qui touche l’Arctique se fait ressentir. Ces derniers jours, la température a atteint 4°C, alors qu’en 2017, la moyenne du mois de février s’élevait à -8°C, selon le responsable de la station. Et la pluie, qu’on ne voyait jamais à cette période de l’année, a fait son apparition lundi 26 février 2017. L’année dernière, les averses avaient duré trois jours, du jamais-vu pour Piotr et son équipe. 

« Il fait de plus en plus chaud ici, surtout l’hiver. Nos mesures depuis les années 1990 montrent que la température augmente de 3°C tous les dix ans. »

Piotr Kupiszewski

Dans cette région du monde, la pluie est synonyme de complications pour les scientifiques et les habitants, notamment en matière de déplacements. En temps normal, les habitants de Spitzberg circulent à moto-neige ou à skis pendant l’hiver. Des moyens de locomotion à oublier lorsque la pluie remplace la neige. « Avec la pluie, tout devient plus compliqué, déplore Piotr Kupiszewski. Nous avons des voitures pour nous déplacer dans la ville, mais partout ailleurs, il n’y a pas de routes. On est obligés de se déplacer à pied. »

Le fjord, lorsqu’il est gelé, permet aux courageux de relier les différentes îles de l’archipel du Svalbard. Mais c’est impossible lorsqu’il a fondu, ce qui est désormais le cas. « Cela nous oblige à faire de longs détours, ce qui n’est pas du tout pratique », expose Piotr Kupiszewski. Et pas la peine de songer à l’avion : la piste d’atterrissage de l’aéroport du Svalbard a gelé avec la pluie, à tel point que l’avion qu’attendait le chercheur lundi n’a pas pu se poser. Rien de dramatique puisque les scientifiques sont pourvus en nourriture jusqu’au prochain passage de bateau prévu en avril, mais il se passerait bien de cette contrainte. 

« Ici, on préfère la neige et le froid », souligne Piotr Kupiszewski. Et il n’est pas le seul à déplorer ce réchauffement. Les animaux aussi semblent déboussolés par les températures élevées de ce mois de février.

Photo de rennes prise aux iles Spitzberg en 2016.

« Les rennes mangent l’herbe présente sous la neige, mais lorsqu’il gèle, c’est impossible ».

Piotr Kupiszewski

Les bêtes sont donc à la diète, le temps que le froid revienne. La fonte du fjord pose aussi des problèmes aux ours polaires, obligés de parcourir de plus grandes distances pour se déplacer et se nourrir. Bref, quand l’Europe guette le redoux, tout le Svalbard espère le froid glacial. 

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Aux sources du Yangzi,

château d’eau en péril

 

Yang Yong, un géologue chinois, explore inlassablement le plateau tibétain, grand comme cinq fois la France, répertorie les changements affectant le plateau tibétain, sous l’assaut du climat et des hommes, là où prennent source les cours d’eau qui font vivre la moitié de la planète.

 

L’expédition lève le camp établi dans une bergerie abandonnée.

Grâce à ses cours d’eau, le plateau tibétain est le château d’eau de l’Asie. Son réchauffement, l’été, et la barrière montagneuse de l’Himalaya jouent également un rôle majeur dans le déclenchement des moussons, qui rythment l’agriculture de tout le continent.

Zhidoi, Qinghai, le 26 mai 2015. A plus de 4 500 mètres d’altitude, l’expédition traverse les steppes du plateau tibétain dans le parc naturel des Trois Fleuves.

  • Paysage de steppes et de montagnes dans le bassin des sources du Yangtzé. Le parc, d’une superficie de 365 000 kilomètres carrés, est la source du Yangtzé, mais aussi du fleuve Jaune et du Mékong.

    L’écosystème de la région, considérée comme le « château d’eau de l’Asie », s’est considérablement dégradé depuis plusieurs décennies avec en particulier une désertification des steppes, dont le réchauffement climatique est une des causes.

Le projet de Yang Yong est une œuvre titanesque. Il entend établir un modèle scientifique expliquant l’impact de l’activité humaine et des évolutions naturelles sur la région : le réchauffement, la fonte des glaces, la désertification des steppes. « Plus je constate de problèmes et plus je suis anxieux, mais mon approche doit nécessairement être celle d’un scientifique », explique ce géologue de formation dont même les amis proches concèdent qu’il a le caractère bien endurci allant avec le climat inhospitalier.

Avec les pôles Nord et Sud, le plateau du Qinghai-Tibet est la région la plus exposée à la fonte des glaces. Dans une étude publiée au mois de mai 2014, des chercheurs de l’Académie chinoise des sciences concluaient que 8 000 km2 de glaciers de la République populaire ont fondu au cours des trente dernières années, soit 15 % de leur superficie initiale. Le phénomène s’est accéléré depuis les années 1990, estimaient les auteurs, prévenant que le débit des grands fleuves de la région pourrait, à terme, s’en trouver substantiellement réduit.

Dès le premier jour d’une longue semaine sur la piste, les arbres ont disparu. Les villages commencent à se faire plus rares à leur tour, jusqu’à ce qu’on n’en traverse plus aucun pour ne découvrir, chaque jour, que quelques yourtes et les familles de nomades tibétains qui les habitent. Passé les 5 000 mètres, on rencontre de moins en moins de ces foyers isolés pour ne voir que quelques rapaces et des antilopes tibétaines.

Lorsqu’on la remonte, la rivière Tuotuo, portion la plus haute du Yangzi, se fait plus étroite. Ses berges sont gagnées progressivement par le sable. Quand la progression de l’équipe est à nouveau compromise par ce terrain impossible, Yang Yong en profite pour sortir sa loupe. Il s’agenouille et baisse la tête, posant un regard expert sur les grains de sable. En les comparant à des échantillons prélevés ailleurs, il veut établir une carte des vents puissants qui contribuent à la rapide désertification de la steppe. Il craint que, faute de mesures adaptées, le plateau tibétain ne devienne le prochain Taklamakan, grand désert de l’Ouest chinois.

Face à la désertification, les autorités mettent également en accusation le mode de vie nomade et l’élevage de yaks qui l’accompagne. Pékin dénonce le surpâturage et a imposé une décision des plus controversées : la sédentarisation forcée. Cette politique répond par la même occasion à l’obsession du pouvoir chinois de contrôler cette minorité agitée. Les nomades tibétains sont parqués dans de nouveaux villages modèles où les maisons sont strictement alignées. Y maintenir l’élevage comme activité économique relève de l’impossible, la concentration de foyers est trop élevée pour que chacun puisse laisser paître ses bêtes, et les variations de températures entre été et hiver à cette altitude rendent nécessaire de monter et descendre au rythme des saisons. L’élevage nomade de yaks a pourtant joué un rôle régulateur sur l’écosystème du plateau depuis des siècles. Aujourd’hui, sur les steppes, à perte de vue, des grillages viennent empêcher ces déplacements tout autant que la circulation des espèces sauvages.

Le surpâturage est considéré comme l’une des causes de la désertification du plateau tibétain. Le gouvernement a mis en place une politique de restriction du nomadisme pastoral, obligeant des milliers de nomades à se sédentariser. Cette politique au coût social élevé est extrêmement controversée et jugée inefficace.

Contre la désertification, le gouvernement chinois déclenche également, plusieurs fois par an, des pluies et neiges par un procédé artificiel, l’ensemencement des nuages à l’aide de fusées de chlorure d’argent. Autant de mesures à l’efficacité douteuse et aux effets secondaires imprévisibles – les risques de la mort-aux-rats pour les autres animaux, l’impact des clôtures sur la survie d’espèces déjà menacées, la destruction de l’économie nomade tibétaine ou encore le déclenchement forcé des pluies dans une région au climat des plus extrêmes.

Ces traitements adoptés à la va-vite par les officiels, sans réel débat, peuvent ajouter aux déséquilibres plutôt que d’y remédier : « Ces réponses ne reposent que sur une compréhension très superficielle de la chaîne de problèmes », s’inquiète M. Yang, cheveux en bataille, emmitouflé dans sa doudoune.

En revanche, l’exploitation minière va bon train, comme le prouve le va-et-vient des camions sur la grande nationale faisant le lien entre Lhasa et Xining et qui divise le plateau du nord au sud. Il en va de même de la construction de barrages sur le Yangzi et les autres fleuves de la région, l’un des sujets que Yang Yong suit au plus près.

Dans un pays où les critiques du pouvoir finissent derrière les barreaux, il convient de peser prudemment ses mots. Yang Yong prend donc soin de préciser qu’il ne s’est jamais dit ouvertement opposé au développement des barrages, il milite en faveur d’une approche scientifique, permettant de comprendre les fonctions naturelles, économiques et sociales des rivières. Bref, de réfléchir avant de poser de nouvelles retenues. « Or, notre mode de décision actuel n’est guidé que par l’argent », s’alarme l’aventurier.

Alors que la Chine, en pleine ascension, voudrait améliorer son soft power, c’est-à-dire sa capacité de séduction à l’international, des hommes comme Yang Yong sont probablement, et sans que le pouvoir s’en aperçoive, son meilleur atout. Ils montrent que, chez le premier émetteur de gaz à effet de serre, on se préoccupe aussi de l’avenir de la planète, que certains en font leur combat. « Maintenant, on se demande que faire face au changement climatique. Il faut changer toutes nos habitudes de vie »,lance M. Yang.

C’est de grandir près de la rivière Jinsha, le nom du Yangzi passé ses premières courbes, lorsqu’il serpente à travers les provinces du Yunnan et du Sichuan, qui amena Yang Yong à s’intéresser à la santé des fleuves. En 1986, il compte parmi les inconscients qui, pour la première fois, descendent l’essentiel du Chang Jiang(autre nom du « long fleuve », en mandarin), de sa source jusqu’à l’embouchure, à Shanghaï, en canot pneumatique. Plusieurs Chinois perdront la vie dans les rapides, tandis qu’un photographe américain périra du mal de l’altitude. C’est autour de ce même cours d’eau que Yang Yong va prospecter lorsque, après des études de géologie, il est embauché par une compagnie minière étatique ; mais il s’agit alors davantage de trouver des lieux à creuser. Il parvient à se faire muter au nouveau bureau d’études d’impact écologique lorsque cette entreprise se résout à en créer un. Sur son temps libre, il suit déjà en parallèle les problèmes environnementaux de la Chine, se rend aux conférences, écrit aux ministères. Une approche « à la fois révoltée et naïve ». Il démissionne, optant ainsi pour un engagement constructif mais absolu.


EN COMPLÉMENT SUR LE 

Yangzi

 la fin de la Déesse du YangZI

C’était un magnifique animal que l’on semble avoir oublié.

 

L’unique espèce de dauphin d’eau douce du pays, le dauphin du fleuve yang tsé, a connu une existence tragique, malgrès de nombreuses tentatives de conservation.
En effet sa population a très vite chutée en quelques décennies, voici un récapitulatif:

* Début du XXe siècle : 5 000 individus.
* 1979 : La République populaire de Chine déclare le dauphin de Chine « en danger ».
* 1983 : Une loi nationale interdit la chasse du dauphin de Chine.
* 1986 : Population de 300 individus.
* 1990 : Population de 200 individus.
* 1997 : Population de moins de 50 individus (13 trouvés)
* 1998 : Seulement 7 dauphins comptabilisés.
* 2006 : L’espèce est considérée comme éteinte après qu’une expédition de 39 jours échoue à retrouver un seul spécimen.
* 2007 : L’Académie chinoise des sciences annonce officiellement la disparition du dauphin de Chine, unique espèce de dauphin d’eau douce du pays.

Ce dauphin marque un tournant dans l’histoire de l’extinction massive animale car c’est le premier cétacé déclaré éteint à cause de l’activité humaine.

Les causes de sa disparition sont multiples, mais l’Homme y est impliqué dans toutes.
La première est l’importante pollution des rivières chinoises, surtout dans le fleuve de prédiléction de ce dauphin, le Chang Jiang.
Ce fleuve étant un moyen de transport largement utilisé, les nombreux cargos le parcourant empêchait le sonar de ce dauphin, rendant impossible leur alimentation, et en blessant souvent avec leurs hélices. En effet cet animal est presque aveugle et, comme les chauve souris, il se servait du sonar pour trouver ces proies et éviter les obstacles.
Comme beaucoup d’espèces de dauphins, la pêche au filet a grandement contribué à sa disparition. Se prenant dedans, le dauphin se débattait, s’emmelait encore plus, et finissait par se noyer.
Le coup de grâce fut certainement les modifications environnementales engendrées par le Barrage des Trois Gorges, officiellement mis en marche en 2009.
Celui a totalement changé l’environnement, réduisant les alluvions, augmentation considérablement l’érosion, altérant la profondeur du fleuve, augmentant la masse d’algues,…

Malgrès une photographie d’un individu prise le 13 août 2007 dans la ville de Tongling, le dauphin du Yang tsé est considérée comme une espèce éteinte.
Même si il reste quelques individus, ils ne seront jamais assez nombreux pour maintenir la survie de l’espèce, surtout que les activités humaines n’ont pas été modifié.
Encore une espèce animale a déploré, une perte irremplaçable pour la planète et pour l’humanité.


Alors qu’un nombre croissant de Chinois accède à la petite prospérité, il est conscient du poids que ce changement fait peser sur les ressources naturelles du pays. Il agira à sa façon, en se focalisant plus particulièrement sur les rivières qu’il qualifie de« système nerveux de l’Asie ». Il n’est pas membre des institutions officielles, les universités et l’Académie chinoise des sciences, car ces structures sont contrôlées de trop près, juge l’un de ses amis. Mais son approche centrée sur l’environnement et la science, et non sur la politique, lui permet de tenir en selle. Il est attaqué par les sociétés publiques qui construisent les barrages, elles arguent que ses recherches sont insuffisantes, qu’il n’est qu’un citoyen de la base, que, si le pouvoir a décidé d’une politique de construction massive de retenues hydroélectriques, c’est qu’il doit bien savoir ce qu’il fait. Lui parvient à monter ses expéditions, se débat pour parvenir cahin-caha à les faire financer. Sans même s’en apercevoir, il devient un modèle parmi ceux qui se renseignent sur l’environnement. Son approche scientifique lui permet de ne pas avoir à ses trousses l’appareil sécuritaire, comme c’est le cas de militants plus frontaux, même si son entourage juge qu’il est suivi de près.

Après un éprouvant périple, le glacier Jianggendiru, source officielle du Yangzi, apparaît enfin, au bout d’une longue vallée où ne vivent en tout et pour tout que sept familles d’éleveurs montagnards. Les moraines sont le signe d’un rapide recul ces dernières années. Yang Yong prend note du retrait de la masse glaciaire. Il l’a ainsi vue se retirer sur un bon kilomètre pour laisser place à un sol noir, et il en témoigne en comparant les photos prises à chacune de ses expéditions. En remontant, le Jianggendiru s’est divisé en deux parties qui ne se relient plus, alors que, lorsque l’explorateur l’a vu les premières fois, il ne formait qu’un seul bloc imposant.

Au pied du glacier de Jianggendiru, un nomade tibétain surveille son troupeau de yaks.

 

Des populations nomades sont désormais installées de manière permanente aux sources du Yangtzé, une hausse des températures ainsi que le recul du glacier leur permettent désormais de passer l’hiver à plus de 5 000 mètres d’altitude.

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Le glacier a fortement reculé au cours des dernières années sous l’effet du réchauffement climatique laissant place aux moraines glaciaires.

Spectatrice de ce recul, la famille d’éleveurs tibétains dont fait partie Namzha, 42 ans, a adapté son mode de vie. Puisque la barre des neiges éternelles est rapidement remontée autour du territoire qu’ils occupaient l’été, lui et ses proches ont pu envisager progressivement d’y rester également l’hiver. En 1999, la famille s’est lancée dans la construction d’une maison en dur, à moins de 5 km du glacier. Faute de réseau téléphonique, dans la vallée, les frères, sœurs et parents se parlent à l’aide de talkies-walkies. Dans la langue du Kham, inintelligible aux Tibétains venus d’ailleurs sur le plateau, Namzha explique que sa famille fut la première à s’installer à proximité du Jianggendiru, du fait de la fonte des glaces.

Les Tibétains témoignent volontiers que le scientifique chinois, rare visiteur dans cette région coupée du monde, n’affabule pas avec son obsession du changement climatique. « Lorsque j’étais petit, le glacier couvrait tous les alentours », se souvient Namzha, en indiquant un secteur allant jusqu’au pied des montagnes qui encerclent la vallée. Il décrit ainsi un grand cercle autour de lui. Trois décennies plus tard, il constate en se retournant vers le glacier amaigri : « Il ne nous reste plus que ça. »

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La Nouvelle-Orléans,

citadelle menacée par les eaux

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Le mur gris barre l’horizon. Une muraille de béton de plus de six mètres de hauteur qui court tout le long de la limite ouest du Lower Ninth Ward, à La Nouvelle-Orléans. Elle épouse le tracé du canal qui relie le Mississippi au sud, le lac Pontchartrain au nord et le mal nommé lac Borgne, totalement ouvert sur l’océan, à l’ouest. Le 29 août 2005, gonflées par les vents de l’ouragan Katrina, les eaux du chenal avaient emporté la digue qui protégeait ce quartier populaire. Les flots furieux avaient tout submergé, précipitant même une bargetel en bélier contre les maisons de bois installées en contrebas, balayées en un instant. Cette barge en perdition était devenue l’un des symboles du désastre.

Ce passé, la vieille dame de la maison située à l’angle des rues Prieur et Deslonde ne veut plus en entendre parler. Trop douloureux. Dan Cunningham, qui habite un peu plus loin, se souvient, lui, qu’il n’avait pas quitté La Nouvelle-Orléans avant l’ordre d’évacuation donné le 28 août. Il s’était alors réfugié à Bâton-Rouge, à 130 kilomètres de là, tout comme le doyen du quartier, Freddy Robinson. « Ma fille au téléphone me suppliait : pars, pars, me disait-elle, elle avait raison », raconte ce dernier. L’un des amis de Dan Cunningham n’avait pas voulu quitter le quartier. Quelques heures plus tard, son nom s’ajoutait à la liste des 1 836 victimes identifiées de l’ouragan.

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Entre 2000 et 2010, le Lower Ninth Ward a perdu les trois quarts de ses habitants, chassés par Katrina. La reconstruction a tardé, et elle est encore loin d’être achevée. Il a fallu se battre contre le projet de la municipalité de convertir une partie du quartier en espace vert, lutter pour obtenir des indemnisations. Les arbres qui ont poussé là où s’élevaient les maisons anéanties sont déjà grands et vigoureux. De nombreux blocs géométriques délimités par le plan hippodamien n’ont encore qu’une poignée de maisons, au lieu d’une bonne vingtaine avant Katrina. Les futurs élèves de l’école en travaux qui ouvrira bientôt ses portes près de la maison de Freddy Robinson viendront principalement d’autres quartiers.

Guérilla juridique

Coiffées de panneaux solaires, des maisons à l’architecture parfois audacieuse, qui trahit une tentation de gentrification, cohabitent avec les répliques des pavillons plus modestes de naguère. Dan Cunningham est revenu vivre à Lower Ninth Ward il y a deux ans, tout comme Freddy Robinson ou encore Marie-Belle Nelson-Johns, installée également rue Deslonde, et qui n’imaginait pas finir ses jours ailleurs. « J’ai retrouvé certains de mes voisins, mais ce n’est plus comme avant, il n’y a plus un seul magasin ici », soupire-t-elle.

Pour Errol E. Joseph et son épouse, il faudra encore patienter. Ce n’est qu’au terme d’une longue guérilla juridique que le couple a pu obtenir toutes les autorisations et le financement nécessaires pour rebâtir leur maison. Entrepreneur en bâtiment, Errol s’occupe lui-même des travaux avec le soutien de bénévoles venus d’autres Etats américains ou même d’Europe. Tous laissent des messages d’encouragement avec lesquels le couple se promet de tapisser les murs d’une des pièces de sa future demeure. Vivre ailleurs, plus à l’abri, Errol Joseph ne l’a jamais imaginé. « C’est chez moi ici », répète-t-il avec conviction.

En 2005, les vagues s’étaient engouffrées dans le canal, l’un des nombreux bras rectilignes creusés initialement sur un axe Nord-Sud pour évacuer les eaux

Dix ans après Katrina, La Nouvelle-Orléans est à l’image du Lower Ninth Ward. Avec 370 000 habitants, sa population est encore nettement inférieure à celle d’avant le passage de l’ouragan (480 000), mais elle en hausse par rapport au recensement de 2010 (340 000). Cette ville baroque, dont l’identité hésite entre ses racines caribéennes et ses attaches américaines, attire de nouveau, ce qui lui a valu d’être saluée par le président Barack Obama lors de sa visite, jeudi 27 août. Les travaux engagés après le désastre lui garantissent désormais une relative sécurité, même si une partie de ses quartiers reste frappée d’une tare rédhibitoire : celle d’être située sous le niveau des eaux qui l’entourent.

Cette sécurité prend la forme d’une série de portes, pesant chacune onze tonnes, au bout du London Avenue Canal, au nord de la ville. Elles sont capables, une fois abaissées comme autant de guillotines, de faire barrage aux vagues venues du lac Pontchartrain en cas de crue. En 2005, ces vagues s’étaient engouffrées dans le canal, l’un des nombreux bras rectilignes creusés initialement sur un axe Nord-Sud pour évacuer les eaux des parties les plus basses de la ville, ouvrant des brèches dans les digues et inondant les alentours.« Nous sommes désormais capables de répondre à une hausse du niveau du lac sans pour autant être privés de la capacité de rejeter de l’eau hors de la ville », explique Ricky Boyett, du US Army Corps of Engineers, l’institution chargée de ces travaux pharaoniques, en décrivant le fonctionnement des énormes conduites d’évacuation raccordées à des pompes de forte capacité qui enjambent le dispositif.

  • Dan Cunningham se souvient qu’il n’avait pas quitté La Nouvelle-Orléans avant l’ordre d’évacuation donné le 28 août. Il s’était alors réfugié à Bâton-Rouge.

     

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    Entre 2000 et 2010, le Lower Ninth Ward a perdu les trois quarts de ses habitants, chassés par Katrina. La reconstruction a tardé, et elle est encore loin d’être achevée.

Pluie de critiques

Au lendemain du passage meurtrier de Katrina, les critiques avaient plu sur ce corps d’élite dépendant de l’armée. Responsables des grands travaux décidés après la grande inondation de 1927, ces ingénieurs avaient enserré la ville dans le plus grand réseau de digues de son histoire. Mais le lent affaissement des terres a mis en évidence les faiblesses structurelles de murailles dépourvues de véritable assise et qui se sont effondrées comme des dominos sous l’effet de flots dotés d’une puissance inédite.

Les critiques ont été décuplées par la mise en évidence des effets destructeurs de réalisations de ce même corps d’élite, à commencer par le percement d’un canal reliant le Mississippi aux eaux du golfe du Mexique, le Mississippi River Gulf Outlet. Cette autoroute aquatique censée augmenter les capacités portuaires était obsolète dès sa mise en fonction, avec l’accroissement de la jauge des bateaux. Mais, en 2005, elle a procuré à l’ouragan un accès idéal à La Nouvelle-Orléans, jusqu’au Lower Ninth Ward, pendant que la défaillance de ses digues noyait les 100 000 hectares de la paroisse Saint-Bernard, aux portes de la métropole.

Après la catastrophe, il a fallu l’insistance d’experts néerlandais et l’activisme d’organisations citoyennes, comme Levees.org, pour convaincre les ingénieurs de la nécessité de fermer cet axe stratégique par de nouvelles digues. « Cela a pris un peu de temps », soupire H. J. Bosworth, l’un des experts de cette association. « Les ingénieurs de l’Army Corps considèrent souvent qu’ils sont les seuls à savoir mais, au final, nous sommes satisfaits du résultat. On peut dire que La Nouvelle-Orléans n’a jamais été aussi bien protégée qu’aujourd’hui. » L’eau est pourtant toute proche derrière le mur de béton entourant, là aussi, le canal qui file en ligne droite vers le lac Pontchartrain, bien plus haute que les maisons du quartier. Mais H. J. Bosworth ne doute pas de la solidité du rempart.

Tous les maux de la ville ne sont certes pas réglés. Lorsqu’on demande aux habitants du Lower Ninth Ward s’ils se sentent en sécurité, ils sont nombreux à évoquer spontanément le crime plutôt que la menace d’une nouvelle inondation. Mais, à ce chapitre, La Nouvelle-Orléans apprécie manifestement le répit apporté par ses nouvelles lignes de défense, qui ont coûté plus de 14 milliards de dollars (12 milliards d’euros) aux contribuables américains, une somme allouée par le Congrès, mais dont l’entretien revient désormais à l’Etat de Louisiane et à la ville. Cette somme, H.J. Bosworth la relativise compte tenu des services rendus selon lui par le port de La Nouvelle-Orléans, porte d’entrée et de sortie des Etats-Unis sur le monde.

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Les digues ne peuvent pas tout

Ricky Boyett, pourtant, se garde du moindre triomphalisme. « C’est bien de pouvoir montrer tout ce qu’on a fait depuis Katrina, explique-t-il, mais le pire serait que les gens se bercent d’illusions. » « Tout cela permet de limiter les dégâts, assure-t-il, en montrant le barrage qui sera remplacé en aval par un dispositif encore plus perfectionné en construction, mais il faudra toujours se tenir prêt pour une nouvelle évacuation. » Cette crainte d’une trop grande autosatisfaction taraude également John Lopez, qui a dirigé une fondation consacrée à la préservation des eaux salées du lac Pontchartrain et qui s’occupe désormais d’un programme visant celle des côtes. John Lopez plaide depuis longtemps pour une stratégie de « lignes de défense multiples »face aux tempêtes. Une stratégie qui rappelle que les digues ne peuvent pas tout.

Les meilleures intentions peuvent se révéler mortelles. Les digues érigées avant et après la grande inondation de 1927 ont certes évité à La Nouvelle-Orléans de subir les excès du Mississippi, « grand fleuve » de son nom amérindien, mais elles ont aussi privé le delta des alluvions charriées jusqu’alors, le privant de munitions face aux attaques incessantes de l’océan. Selon les chiffres de la Coastal Protection et Restoration Authority (CPRA), près de 1 900 miles carrés (4 900 kilomètres carrés) ont disparu des côtes de Louisiane depuis 1930, principalement autour de La Nouvelle-Orléans. Un total de 1 700 miles carrés s’évanouira également d’ici à cinquante ans si rien n’est entrepris. La Nouvelle-Orléans deviendra une île forteresse.

Les comparaisons à vertu pédagogique sont devenues monnaie courante pour faire prendre conscience du péril. L’équivalent de la superficie de l’Etat du Delaware est désormais recouvert par l’océan, qui grignote celle d’un terrain de football américain toutes les heures. A ce rythme, Central Park disparaîtrait en un mois, et Manhattan en un an et demi… Dans « les lignes de défense multiples » qui tiennent tant à cœur à John Lopez, la moitié d’entre elles sont naturelles : il s’agit des marais salés, ou d’eau douce, consolidés par la végétation, des bras de mer et des levées naturelles qui ont pour mission de briser l’élan des vagues. De protéger les digues qui protègent les hommes.

A l’entrée du bayou Saint-Jean qui donne sur le lac Pontchartrain, John Lopez fait visiter le petit marais qui vient d’être reconstitué sur l’une des rives en tirant profit d’un dragage. En un peu plus d’un an, les herbes et les plantes résistantes à l’eau salée ont enfoui leurs racines dans le sol reconstitué qui résiste désormais aux vagues du lac, réduisant d’autant les risques d’érosion à la base de la digue qui enserre le bayou.« C’est très dynamique et très encourageant, même si c’est aussi coûteux », assure-t-il.

« Si tu casses, tu répares »

Dans les couloirs de l’université Tulane, à La Nouvelle-Orléans, un autre franc-tireur n’a pas de mots assez durs à l’égard de l’impact des compagnies pétrolières sur l’état de la côte. Oliver Houck, qui enseigne le droit et qui est passionné par les questions d’environnement, s’est installé définitivement en Louisiane après avoir bataillé victorieusement contre un projet de drainage du grand marais d’Atchafalayapar le corps des ingénieurs de l’armée, il y a des décennies. « Les pétroliers ne prennent pas leur part de responsabilités, ils préfèrent mettre en cause les digues. Ils connaissent la règle : si tu casses, tu répares. Et ça, ils ne le veulent pas. »

Le paradoxe de La Nouvelle-Orléans est qu’une seconde catastrophe va pourtant permettre en partie de lutter contre les effets d’une première. Une partie des indemnités que doit verser la compagnie BP après la pollution entraînée par l’explosion de la plate-forme Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique, en 2010, va alimenter en effet les caisses de la Louisiane et donc permettre de réaliser des travaux engagés après Katrina. La plainte déposée notamment par John Barry aurait toutefois permis de financer davantage encore ces projets de préservation.Un juge, ancien élève du professeur Houck, l’a estimée cependant non recevable, et ce dernier ne s’attend pas à un miracle en appel.

La publicité faite à la plainte a cependant accéléré la prise de conscience des périls à venir et des responsabilités humaines pour une catastrophe présentée initialement comme naturelle. Tout comme l’activisme des associations qui avaient pris le relais de rouages administratifs et politiques totalement dépassés par les événements en 2005. Après Katrina, l’architecte David Waggonner a ainsi contribué à amorcer une réflexion publique en mettant en cause des décennies de rapports hostiles de la ville à son environnement aquatique. Installé dans son cabinet de Garden District, quartier élégant de la ville, il manipule comme un talisman la petite maquette d’une coupe de la ville soulignant la profondeur du lit du Mississippi. « Au lieu de vivre contre l’eau qui est partout, glisse-t-il, le temps est venu de vivre avec elle. »

EN CONCLUSION

Dans  plus de 100 millions d’années,longtemps après l’extinction de l’humanité sur Terre,si des visiteurs extraterrestres survolent notre monde,ils pourront redécouvrir  la ville de Nouvelle-Orléans ainsi que plusieurs autres villes d’orient…fossilisées sous une épaisseur de sédiments marins…pourquoi?

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Parce que certaines villes ont commencé un processus étrange, elles s’enfoncent tout simplement dans le sous-sol. Mais pourquoi ?

L’affaissement des villes (côtières en Asie surtout) a commencé. Ce phénomène assez nouveau porte un nom, la subsidence. À Bangkok par exemple, la ville est passée de 4 à 14 millions d’habitants en quelques années. Bien évidemment, ça n’est pas le poids des gens qui provoque le phénomène, mais une simple combinaison des besoins.

Besoin numéro 1: Loger tout ces gens, bien sûr; il faut construire d’énormes buildings et les relier par des routes et autoroutes, ce qui entraîne une adjonction de milliard de tonnes de béton et d’acier.

Besoin numéro 2: Il faut hydrater tout ce beau petit monde, leur donner accès à l’eau courante et la méthode la plus simple consiste à pomper comme des fous dans les nappes phréatiques.

Résultat garantit: Les villes s’effondrent !

Elles descendes littéralement dans les nappes phréatiques et le rythme est impressionnant, 1 mètre en 5 ans. Dommage collatéral: comme la descente n’est pas homogène et que ces villes bordent des mers ou des océans, elles doivent faire face à des inondations de plus en plus dangereuses et difficiles à combattre.

Donc en plus de la montée des eaux dans les océans,notre augmentation démographique hors contrôle  a une influence sur la stabilité même des villes!

Nous vivons non seulement une fin de civilisation,mais une fin d’espèce en même temps!

Le responsable est connu: l’économie néolibérale!

Une des manières de se prémunir contre les dégâts dus aux inondations est de créer de gigantesques digues le long des côtes ou encore des portails démesurés à l’intérieur des villes comme à Tokyo au Japon pour permettre d’isoler des quartiers et de les rendre étanches.Mais cette mesure n’est pas faite pour durer éternellement!

La subsidence est belle et bien la réponse de la planète à un besoin d’urbanisation à outrance toujours plus effréné.

 

 

Le thermomètre vient de tomber à -62 °C dans le village le plus froid du monde, et les photos sont à couper le souffle

Bienvenue à Oymyakon, un village où les élèves assistent aux cours jusqu’à ce que les températures atteignent -52° C. Ce village sibérien isolé est considéré comme le village d’habitation permanent le plus froid du monde, et la température cet hiver vient de dégringoler à -62° C (-80 ° F), ce qui rend nos plaintes quotidiennes à propos du temps plutôt idiotes.

Le photographe Amos Chapple y a voyagé :  » Je portais un pantalon fin quand je suis sorti pour la première fois à -47° C », a déclaré Chapple. « Je me souviens d’avoir eu l’impression que le froid agrippait physiquement mes jambes, l’autre surprise était que parfois ma salive se congelait en aiguilles me piquant les lèvres. »

 

Mais cette fois-ci, le froid est encore plus fort, non seulement il pince les jambes, mais il transforme aussi les cils des gens en glaçons. La station météorologique officielle au « pôle du froid » a enregistré -59 ° C, mais le nouveau thermomètre électronique a déclaré qu’il faisait -62° C. En fait, il a même cessé de fonctionner après avoir atteint la marque douloureuse. Certains des 500 habitants affirmant que les températures descendent même jusqu’à -68° C.

Dans les années 1920 et 1930, Oymyakon était une halte pour les éleveurs de rennes qui menaient leurs troupeaux à la source thermale. En essayant de forcer la population nomade à s’enraciner, le gouvernement soviétique a plus tard transformé le site en une colonie permanente. En 1933, une température de -67,7 ° C a été enregistrée dans le village, considérée comme la plus basse de l’hémisphère nord.

Bienvenue à Oymyakon, un village sibérien isolé considéré comme le village d’habitation permanent le plus froid du monde

 

La température a chuté à -62 ° C

 

Cependant dans le village, le froid qui pourrait geler vos globes oculaires n’a pas arrêté de vivre

Sauf pour les étudiants locaux qui ont cessé d’assister aux cours jusqu’à ce que les températures atteignent au moins -52° C

Et, croyez-le ou non, les gens vont encore travailler

Voici a quoi ressemble la conduite dans de telles conditions

Les vendeurs de rue n’ont pas besoin de réfrigérer leur poisson, car la température de l’air est suffisante pour les empêcher de pourrir

 

Cependant, les vendeurs ont besoin de se couvrir aussi chaud que possible

 

« Pendant le tournage du marcher, mes mains ont gelé », a déclaré le journaliste. « Les vendeurs sont là toute la journée. Comment se chauffent-ils? «

 

Certains touristes qui visitent Oymyakon sont aussi extrêmes que son temps

 

Ce groupe de Chinois n’a pas eu peur de plonger dans la source thermale à environ -60 ° C de température extérieur

 

Les photographes essaient d’utiliser le froid de manière créative: « J’ai vraiment pris des photos de cette ballerine à l’extérieur à moins 41° C, et cette photo n’est pas photoshopée »

 

Le village se trouve dans le district d’Oymyakonsky de la République de Sakha, en Russie

 

Il porte le nom de la rivière Oymyakon, dont le nom vient apparemment du mot Even kheium, signifiant « étendue d’eau non gelée »; un endroit où les poissons passent l’hiver «

 

Selon d’autres sources, le mot heyum (hэjум) (kheium peut être une faute d’orthographe) signifie « lac gelé »

 

La température avait trop chuté, même pour le nouveau thermomètre électronique. Il s’est cassé après avoir atteint -62 ° C

 

Mais environ 500 personnes vivent encore dans le village

 

Il se trouve à environ 750 mètres au-dessus du niveau de la mer

 

« Nous brossons la neige de nos chevaux Yakoutes. Pour nous, c’est normal « , a déclaré un habitant du village

Les gens ont surnommé ce lieu: le pôle nord du froid

Et bien que les hivers à Oymyakon soient longs et excessivement froids

Les étés peuvent parfois être chauds. En juin, juillet et août, les températures supérieures de 30° C ne sont pas rares

 

Dans les années 1920 et 1930, Oymyakon était une halte pour les éleveurs de rennes qui menaient leurs troupeaux à la source thermale au printemps

 

Mais en tentant de forcer sa population nomade à s’enraciner, les soviétiques ont ensuite transformé le site en un établissement permanent

 

Cependant, ce froid fait que tout le village ressemble à un pays hivernal merveilleux

 

Ce n’est pas tous les jours que vous verrez une telle beauté dans un tunnel de mine

 

En 1933, une température de -67,7 ° C a été enregistrée dans le village, validée comme la plus basse jamais enregistrée dans l’hémisphère Nord.

 

 

La durée du jour varie de trois heures en décembre à vingt et une heures en juin

Donc, vous devrez être rapide si vous voulez faire du tourisme en hiver

Et tandis que les habitants continuent à parler de leur vie quotidienne

 

 

Certains ont eu leurs cils gelés; ce qui mériterait de devenir la nouvelle tendance de beauté

 

 

Le monde s’éloigne toujours plus de son objectif climatique

Le monde s’éloigne de son objectif de maîtrise du réchauffement climatique, avec un fossé grandissant entre les émissions de gaz à effet de serre et l’ambition de l’Accord de Paris, alerte mardi l’ONU dans un rapport annuel sévère.

Pour garder la hausse du mercure en deçà de 2 °C, les États devront tripler d’ici 2030 le niveau global de leur engagement par rapport aux promesses faites en 2015 à la conférence climat de Paris (COP21), souligne le Programme environnement de l’ONU (PNUE).

Et le multiplier par 5 pour ne pas dépasser +1,5 °C, stade déjà annonciateur de dérèglements, ajoute ce neuvième rapport sur l’action climatique, publié à cinq jours de l’ouverture en Pologne de la 24ᵉ conférence mondiale sur le climat (COP24).

« C’est la nouvelle la plus alarmante : l’écart [entre le niveau actuel des émissions et le niveau nécessaire] est plus grand que jamais », dit à l’AFP Philip Drost, qui a coordonné le rapport du PNUE.

 « Il y a tant de chemin à parcourir, et nous devons agir rapidement.

Les feux de Californie

dans des décennies, maintenant. »

 

En 2017, les émissions de GES sont reparties à la hausse, après trois ans de relative stabilité. Et 2018 devrait connaître la même tendance, avec une augmentation attendue des émissions du secteur de l’énergie (les trois quarts du total), a déjà prévenu l’Agence internationale de l’énergie.

Le scénario du PNUE est plus sombre que l’an dernier aussi parce que les dernières recherches montrent qu’il ne faudra pas compter sur un déploiement vaste et rapide de technologies d’absorption du CO₂.

Les émissions en 2017 ont atteint un niveau historique, à 53,5 gigatonnes (Gt) équivalent-CO₂, soit 0,7 Gt de plus qu’en 2016, souligne le PNUE. Et « rien ne dit qu’elles aient atteint un pic — ce point où elles basculent, de la hausse à la baisse ».

Pour rester à 2 °C, il faudrait émettre au maximum 40 Gt d’équivalent-CO₂ en 2030, et 24 Gt pour 1,5 °C. Or si les pays s’en tiennent à leurs actions présentes, sans les renforcer, ils produiront encore 59 Gt à cette échéance, souligne le rapport, synthèse des connaissances scientifiques.

Selon les auteurs, 49 pays ont passé leur « pic » d’émissions, mais ils ne représentent que 36 % des GES mondiaux. Et au total, seuls 57 États (60 % des émissions) seraient en bonne voie d’y parvenir d’ici 2030 — si leurs promesses de 2015 sont tenues.

Il y a des progrès : boom des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, actions des collectivités locales dans les transports… Le PNUE souligne le dynamisme du secteur privé et le potentiel inexploité de l’innovation et du financement vert.

Fonte des glaciers en Patagonie

Encore bien du chemin à parcourir

Mais lutter contre le dérèglement climatique aujourd’hui, « c’est comme courir après un bus », explique Andrew Steer, président du groupe de réflexion WRI. « Nous allons de plus en plus vite, nous battons des records, mais le bus accélère, et la distance se creuse ».

Selon le rapport spécial publié en octobre par les experts climat de l’ONU (GIEC), le monde doit aussi viser l’objectif 1,5 °C — et pas seulement 2 °C — s’il veut se garder d’impacts majeurs, vagues de chaleur, super-ouragans ou calottes glaciaires déstabilisées. Or à ce stade, il court vers +4 °C par rapport au niveau préindustriel, à la fin du siècle.

Le PNUE insiste sur l’amélioration de l’impulsion au niveau national et le rôle à jouer par les gouvernements, par exemple avec « une politique fiscale soigneusement conçue […] pour subventionner des solutions à faibles émissions et taxer les combustibles fossiles ».

Nombre de pays du G20 en particulier ne devraient pas remplir leurs engagements pris à Paris (UE, États-Unis, Australie, Canada…), à en croire leurs trajectoires actuelles. La Chine et la Russie devraient y arriver, mais leurs ambitions étaient relativement limitées.

À la COP de Katowice, qui ouvre dimanche, les États sont invités à répondre au rapport du GIEC et à se pencher sur l’ampleur de leur engagement global. L’accord de Paris prévoit une révision des contributions nationales pour 2020.

« Les gouvernements doivent vraiment reprendre leurs contributions, et relever leurs ambitions », souligne M. Drost, du PNUE. « Il y a tant de chemin à parcourir, et nous devons agir rapidement. Pas dans des décennies, maintenant. »

 

Recul du glacier au Groenland.