Mettre fin à l’enrichissement sans borne serait un pas salutaire face aux défis actuels de notre société. C’est l’idée développée par l’économiste Philippe Richard dans son livre intitulé « Abolir le droit à la fortune ».

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Nous vivons dans une société encadrée par une myriade de lois. Pour respecter le vivre ensemble, nos droits et libertés sont bornés par des règles strictes. Mais pour Philippe Richard, docteur en économie et expert socio-économique, « concernant la richesse, il n’existe aucune limite ».

Il y a des sujets qui ne mettront jamais tout le monde d’accord. C’est comme la question du revenu universel qui s’impose désormais comme l’un des piliers de la campagne pour la présidentielle. Interrogé à ce propos par LCI, Olivier Besancenot, pourtant très à gauche, trouve qu’il s’agit « d’une fausse bonne idée ».

Un autre sujet tabou est aujourd’hui très loin de s’inviter dans les débats publics : le droit à l’enrichissement sans limite. La question est d’autant plus actuelle que le nouveau classement Forbes des plus grosses fortunes mondiales, récemment dévoilé, suggère que les 8 personnes les plus riches possèdent plus que la moitié de la population mondiale.

Mais autant être clair, l’idée de limiter le droit à l’enrichissement est aujourd’hui quasi utopique. C’est pourtant ce que prône Philippe Richard dans son livre « Abolir le droit à la fortune ». Pour lui, l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) ne suffit pas. Il propose d’instaurer un plafond à deux millions d’euros de patrimoine. Au-delà de ce plafond, les personnes concernées devraient indiquer au fisc ce qu’elles souhaitent garder. Le reste serait confié à un organisme public autonome pour constituer « une sorte de fonds souverains ». Lors d’une interview récemment accordée à RCM, il affirmait que :

« La question n’est pas de se dire que l’on va être tous égaux, gagner tous la même chose. Je suis convaincu qu’il faut stimuler la motivation, mais ne pas aller trop loin. La question n’est pas que cette fortune parte à l’étranger puisqu’elle resterait au sein d’une sorte de fonds souverain. C’est sur la base de la nationalité et non sur les lieux de résidence que serait déterminé le prélèvement. »

Et pour finir, il explique que ce faisant, l’État devrait pouvoir récupérer 1.750 milliards d’euros d’actifs pour « en faire beaucoup de choses ».

 

 

 

 

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