La Vénus de Willendorf
La Vénus de Willendorf.

La Vénus de Willendorf.

Cette Vénus atypique aux formes rebondies exalte la fécondité et la maternité, garantes de la survie de notre espèce.
 La Vénus de Willendorf est une célèbre statuette en calcaire de 11 cm conservée au Musée d’histoire naturelle de Vienne (Autriche).
Projection de côté.

Projection de côté.

La Vénus de Willendorf est une statuette en calcaire du Paléolithique supérieur conservée au Musée d’histoire naturelle de Vienne. La statuette est en calcaire oolithique et mesure 11 cm de hauteur. Elle représente une femme nue debout, présentant une forte obésité, les bras posés sur sa poitrine. La tête, finement gravée, est penchée en avant et semble être entièrement .
recouverte par des tresses enroulées. La loi de frontalité, c’est-à-dire de symétrie, est respectée.

 Ses formes corpulentes et ses fesses développées (stéatopygie) l’apparentent à la Vénus de Lespugue. Elle appartient comme cette dernière à l’époque aurignacienne (environ 28000 ans avant JC). Ces Vénus atypiques exaltent la fécondité et la maternité ; peut-être se rapportent-elles au culte d’une déesse Mère.

 


L’incroyable découverte d’une statuette du néolithique en Turquie

 

 La statuette néolithique retrouvée sur le site de Çatal höyük

La statuette néolithique retrouvée sur le site de Çatal höyük

C’est sous la plateforme d’une ancienne habitation de la ville néolithique de Çatal Höyük , en Anatolie centrale, que la figurine de 17 cm, pesant un kilo, a été découverte par une équipe d’archéologues britanniques emmenée par le professeur Ian Hodder. Ce dernier mène des fouilles depuis près de trente ans sur ce grand site inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco depuis 2012.

L’endroit est exploité depuis les années soixante, c’est l’un des plus grands sites néolithiques du Proche-Orient. «Il rassemble des peintures murales, des bas-reliefs, des sculptures et d’autres éléments artistiques et symboliques. Il […] fournit un important témoignage de la transition qui s’est opérée entre les villages et les agglomérations urbaines qui se sont succédé sur un même lieu pendant plus de 2000 ans» , peut-on lire sur le site de l’Unesco.

Ce n’est pas la première fois que ce site livre des figurines. Il a en été retrouvé 22.000, mais essentiellement des représentations animales. Les figures féminines ne représentent que 5 % de ces objets, parmi lesquels la célèbre «dame aux fauves», découverte en 1961 par James Mellaart.

Des découverte comme celles-ci ont déjà eu lieu en Europe. La plus ancienne, la Vénus de Hohle Fels, datée d’environ 35.000 ans, avait été retrouvée en Allemagne en 2008. Mais cette nouvelle dame de Çatal Höyük, aux formes très plantureuses, sculptée dans du marbre blanc, est dans un état exceptionnel de conservation.

L’archéologue et préhistorienne lituanienne Marija Gimbutas (1921-1994) considérait ces Vénus comme des déesses-mères, répondant à un culte matriarcal primitif. Mais en raison des lieux où d’autres statuettes primitives ont été extraites, comme des réserves à céréales, une autre hypothèse reliait cet objet à l’agriculture. Une déesse de la fécondité? De telles statuettes continueront à être fabriquées au sud-est de la Turquie en Syrie et au Nord de l’Irak jusqu’à la période chalcolithique où des figurines masculines feront leur apparition.