La Sexualité Sacrée: L’art érotique de Balthasar Klossowski de Rola en photo et vidéo

 

La leccion de guitar,1934

L’œuvre peint de Balthus est relativement peu abondant et figuratif, et se réparti en deux grands thèmes des paysages (dont le fameux paysage dit de « Larchant 1939 » qui sont « inertes et calmes » suivant le mot d’Antonin Artaud , des portraits et quelques scènes de genre (La Rue, 1933 – MoMA NY) où figure une citation directe de Picasso ; peintures qui puent « la mort, la peste et les épidémies ». Dans une première partie de sa carrière, jusqu’aux années 1950, son œuvre est profondément marqué par Courbet et Géricault avec une texture ample et des couleurs sombres, puis, dans une seconde partie, son œuvre est marqué par des textures plâtreuses avec de nombreuses citations de la Renaissance et de Piero della Francesca en particulier.

L’artiste a réalisé durant sa vie trois cents peintures environ, dont beaucoup ne sont pas datées.

Artiste méticuleux — certains tableaux nécessitant plusieurs années pour être achevés et après de nombreuses études préparatoires —, Balthus est resté célèbre pour ses tableaux de jeunes filles nubiles, souvent peintes dans des poses ambiguës, jouant sur l’idée de l’innocence perdue à l’adolescence.

« Je vois les adolescentes comme un symbole. Je ne pourrai jamais peindre une femme. La beauté de l’adolescente est plus intéressante. L’adolescente incarne l’avenir, l’être avant qu’il ne se transforme en beauté parfaite. Une femme a déjà trouvé sa place dans le monde, une adolescente, non. Le corps d’une femme est déjà complet. Le mystère a disparu. »

BalthusFace.jpg
Balthasar Kłossowski, parfois dit Kłossowski de Rola (1908-2001)

 

 

« La meilleure façon de commencer est de dire, Balthus est un peintre dont on ne sait rien. Et maintenant, regardons les peintures », telle est la réponse laconique que le peintre adresse à la Tate Gallery, qui en 1968, organisant une exposition de ses œuvres, souhaitait également agrémenter le catalogue de quelques éléments biographiques.

Le Roi des chats — titre d’un de ses autoportraits peint à 27 ans — a en effet toujours souhaité s’entourer d’une aura de mystère, ce qui a sans aucun doute contribué à occulter sa personnalité et son œuvre aux yeux du grand public.

Balthust :l’artiste avec son chat et la fameuse toile.

Dans ce tableau, le peintre, en pied et le corps déformé, peint sur un fond ocre jaune. À sa gauche un chat se frotte à ses jambes trop longues, alors que sur un tabouret à sa droite repose un fouet sous lequel est écrit en anglais « The portrait of H.M, the King of Cats painted by Himself, MCMXXXV5 ». « Son auto-portrait est à la fois ironique, teinté de comique, d’emphase mélodramatique et de solennité » et décrit l’art de Balthus comme « celui qui laisse ses sujets en paix mais qui veut inquiéter le spectateur », par une étrangeté explorant rêveries et pulsions secrètes plus ésotériques qu’érotiques.


Nue,toile non datée de Balthus.

 

Balthust,le foulard blanc,1937.

 

NUDE WITH CAT, 1949, BY BALTHUS
[c NATIONAL GALLERY VICTORIA, MELBOURNE, AUSTRALIA/BRIDGEMAN]
Balthust,Jeune fille au voile
Balthust,L’écuyère,1944.
Balthust,Les enfants Blanchard ,1937,

 

Balthust,Nue,1957.
Balthust,Desnudo.

 

Balthust,La toilette de Georgette,1948-49.

 

Balthust,L’habillement de Cathy.

 

Balthust,La chambre.

 

Balthust,Nude with a Silk Scarf
Balthust,La fille au chat.

 


VIDEO:

 

 

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La Sexualité Sacrée:Vidéo et article :L’artiste québécoise Roxane Bruneau a demandé sa blonde en mariage!

Roxane Bruneau

 

C’est officiel, Roxane Bruneau a trouvé celle qui fait battre son coeur et a bien l’intention de passer le reste de ses jours avec!

Après plus d’un an d’amour avec Caroline Lefort, que ses abonnés connaissent bien pour l’avoir vue à plusieurs reprises dans les vidéos YouTube de la chanteuse, elle lui a demandé sa main et a partagé ce magnifique moment à ses abonnés.

Et elle a dit oui!!!

Roxane, également bien connue pour ses vidéos comiques, a fait croire à son amoureuse qu’elles allaient participer à une nouvelle tendance web inventée de toutes pièces qui consiste à regarder une capsule devant les caméras, un prétexte pour pouvoir filmer la réaction de sa douce à sa grande demande!

Le couple s’est donc assis devant une vidéo de Roxane, dans laquelle elle explique en long et en large toutes ses raisons d’aimer Caroline et de vouloir bâtir une vie avec elle et ses trois enfants.

Déjà en larmes depuis un moment face à tant d’émotion, Caroline n’en revenait tout simplement pas quand sa célèbre blonde lui a tendu une bague! Difficile de faire plus cute que ça; les deux femmes sont visiblement aux anges!

On leur souhaite beaucoup de bonheur!

 

 

 

 

 

La Sexualité Sacrée:Quand le sexe entre les dieux et les humains ébranlait le ciel et la terre

 

Les extraterrestres cherchent-ils à améliorer notre patrimoine génétique ?

Selon les partisans de la théorie des anciens astronautes, les premiers hommes se seraient accouplés avec des êtres d’origine extraterrestre. L’ADN humain aurait été analysé sous toutes les coutures et il semble ou tout du moins, selon certains, qu’un changement de 7% aurait été observé. 7% ce n’est pas grand-chose, mais ça peut tout changer et cela prouverait que notre ADN aurait pendant une brève période, changé de façon significative. Voilà comment en venir à la conclusion suivante : nous serions la descendance d’accouplements entre extraterrestres et humains.

Ishtar…représentation plus récente pour une fête se situant à …Pâques!

Il est vrai que de nombreuses cultures et autres mythologies, des légendes s’approchant de cette théorie y sont inscrites à l’encre rouge. Mais cela est-il vraiment crédible ? Si cela s’avérait exact, quel aurait réellement été le but de ces extraterrestres ? En tant qu’humains, nous sommes relativement insignifiants, du moins à ce qu’il semble. Dans la bible, ce serait des anges déchus qui auraient copulé avec les filles des hommes, de nombreux écrits se rejoignent donc, à ça près.

Ishtar…venue des étoiles!

On peut se demander alors si ces soi-disant extraterrestres (et/ou intraterrestres) n’auraient pas voulu en s’unissant avec les terriens, manipuler leur ADN de façon à ce qu’il contienne un peu du leur. Mais pourquoi auraient-ils fait cela ? Toujours selon la bible, les enfants nés de ces unions auraient porté le doux nom de ‘’Nephilims’’. S’ils ont réellement existé, il est très clair que nous devrions être capables d’en apporter la preuve. Selon certains, des squelettes à la taille hors norme auraient été découverts, mais aujourd’hui, personne ne sait ce qu’ils sont devenus. Il semble d’ailleurs que des squelettes similaires aient été retrouvés partout à travers le monde. Certains vont plus loin en affirmant que les extraterrestres eux-mêmes auraient provoqué le déluge alors qu’ils se seraient aperçus que leur petite expérience prenait un bien mauvais chemin.


EN COMPLÉMENT:

                                       LES NEPHILIMS

« Les Néphilim étaient sur la terre à cette époque et aussi après, quand les fils de Dieu allèrent vers les filles des hommes et eurent des enfants par elles. » – Genèse 6: 4

Qui étaient les « fils de Dieu »? C’étaient des anges et ils se sont alliés à des femelles humaines (« filles d’hommes ») pour créer une race hybride d’anges humains (les Nephilim), dont certains sont réputés être encore en vie de nos jours. A quoi ressemble le sexe avec des anges? On dit qu’une fois ange, on ne retourne jamais à l’homme. Avoir des relations sexuelles avec des anges est-il dangereux? Y a-t-il une vérité derrière la rumeur selon laquelle les anges sont obsédés par les cheveux des femmes, comme l’a suggéré saint Paul? Le sexe avec des anges est-il le sexe le plus pur ou le plus sale?



 

 

 

Aujourd’hui, de nombreux témoins affirment avoir été enlevés par des extraterrestres. Qu’en est-il vraiment ? Quel intérêt auraient-ils à faire cela ? Certains disent également avoir été approchés par des succubes, elles auraient toujours selon eux, eu des rapports sexuels avec eux. Tous les témoignages se regroupent d’une certaine façon puisque tous relatent avoir retrouvé un seul cheveu blonds sur leur drap. L’un d’entre eux aurait d’ailleurs été analysé en laboratoire, il aurait subi une analyse ADN et le résultat aurait été plutôt inhabituel car le cheveu était transparent. L’être dont il dépendait aurait été très clair et aurait sans aucun doute eu les yeux bleus, comme le stipulent tous les témoins. L’ADN en somme n’était absolument pas naturel.

Marduk

Que croire alors ? Les extraterrestres enlèvent-ils des humains pour accomplir sur eux de mystérieuses expériences ? Est-il vrai qu’ils volent également des fœtus à certaines femmes enceintes ? Que feraient-ils de ces fœtus ? Des expériences sur leur ADN ? Des clonages ? Un homme raconte avoir vu à deux reprises une extraterrestre. La première fois, il aurait couché avec un succube et la deuxième fois, il l’aurait de nouveaux aperçu mais cette fois-ci avec la créature, une enfant. Selon ses dires, il aurait tout de suite compris qu’un lien fort l’unissait à l’enfant et pour cause, puisque elle aurait été la sienne. 

Nous allons répondre à ces questions qui originent de la Grande Prophétie et qui nous influencent davantage depuis le 21 décembre 2012!
 

DANS L’ANCIENNE MÉSOPOTAMIE …UNE ÉTUDE RATIONNELLE

 

La sexualité était au cœur de la vie dans l’ancienne Mésopotamie, une région du Proche-Orient ancien souvent décrite comme le berceau de la civilisation occidentale, correspondant à peu près à l’Irak moderne, au Koweït et à certaines parties de la Syrie, de l’Iran et de la Turquie. Ce n’était pas seulement ainsi pour les humains ordinaires mais pour les rois et même les divinités.

Les divinités mésopotamiennes ont partagé de nombreuses expériences humaines, avec des dieux se mariant, procréant et partageant des tâches domestiques et familiales. Cependant, lorsque l’amour échouait, les conséquences pourraient être terribles au ciel et sur la terre.

Les érudits ont observé les similitudes entre la «machine à mariage» divine trouvée dans les œuvres littéraires anciennes et la parade historique des mortels, bien qu’il soit difficile de les démêler, plus particulièrement dans les soi-disant «mariages sacrés», qui ont vu les rois mésopotamiens épouser des divinités. .

Sexe divin

Les dieux, étant immortels et généralement d’un statut supérieur à l’être humain, n’avaient pas strictement besoin de relations sexuelles pour maintenir leur population, mais les aspects pratiques de la question semblent avoir peu contribué à freiner leur enthousiasme.

Les relations sexuelles entre divinités mésopotamiennes ont inspiré une grande variété de récits. Ceux-ci incluent des mythes sumériens tels qu’Enlil et Ninlil et Enki et Ninhursag , où il a été démontré que les interactions sexuelles compliquées entre divinités impliquaient la duperie, la tromperie et le déguisement.

La déesse Ishtar telle que représentée dans Mythes et légendes de Babylone et d’Assyrie, 1916, de Lewis Spence.

 

Dans les deux mythes, une divinité masculine adopte un déguisement, puis tente d’obtenir un accès sexuel à la divinité féminine – ou d’éviter la poursuite de son amant. Dans la première, la déesse Ninlil suit son amoureux, Enlil, jusqu’aux Enfers, et cherche des faveurs sexuelles pour obtenir des informations sur l’endroit où se trouve Enlil. La présence d’une fausse identité dans ces mythes est utilisée pour faire le tour des attentes de la société en matière de sexe et de fidélité.

La trahison sexuelle pourrait être condamnée, non seulement pour les amants errants, mais pour l’ ensemble de la société . Lorsque la reine des enfers, Ereshkigal, est abandonnée par son amant, Nergal, elle menace de ressusciter le cadavre s’il ne lui est pas rendu, faisant ainsi allusion à son droit à la satiété sexuelle.

La déesse Ishtar fait la même menace face à un rejet romantique du roi d’Uruk dans l’épopée de Gilgamesh. Il est intéressant de noter qu’Ishtar et Ereshkigal, toutes deux soeurs, utilisent l’une des menaces les plus puissantes à leur disposition pour résoudre les problèmes du cœur.

Ancienne empreinte de sceau de cylindre sumérien montrant Dumuzid en train d’être torturé aux enfers par les galla…des démons.

Les intrigues de ces mythes mettent en évidence le potentiel de tromperie pour créer une aliénation entre les amoureux pendant les parades. Le parcours amoureux de ces mythes et son utilisation complexe de l’imagerie littéraire ont établi des comparaisons savantes avec les travaux de Shakespeare .

Poésie d’amour

Les auteurs anciens de la poésie d’amour sumérienne, décrivant les exploits de couples divins, montrent une richesse de connaissances pratiques sur les étapes de l’excitation sexuelle féminine. Certains chercheurs pensent que cette poésie a toujours eu un but éducatif: enseigner aux jeunes amants inexpérimentés de l’ancienne Mésopotamie les relations sexuelles. Il a également été suggéré que les textes avaient des objectifs religieux, voire une puissance magique .

Plusieurs textes parlent de la cour d’un couple divin, Inanna (l’équivalent sémitique d’Ishtar) et de son amant, la divinité des bergers Dumuzi. La proximité des amants est illustrée par une combinaison sophistiquée de poésie et d’images sensuelles, ce qui constitue peut-être un exemple édifiant pour les nominés de Bad Sex in Fiction de cette année .

 

*Représentation d’Ishtar retrouvée à Babylone.

 

 

Dans l’un des poèmes, des éléments de l’excitation sexuelle de l’amante sont répertoriés, de la lubrification accrue de sa vulve au «tremblement» de son point culminant. Le partenaire masculin est présenté se délectant de la forme physique de son partenaire et lui parlant gentiment. La perspective féminine sur l’amour est soulignée dans les textes à travers la description des fantasmes érotiques de la déesse. Ces fantasmes font partie des préparatifs de la déesse en vue de son union et contribuent peut-être à sa satisfaction sexuelle.

Dans l’un des poèmes, des éléments de l’excitation sexuelle de l’amante sont répertoriés, de la lubrification accrue de sa vulve au «tremblement» de son point culminant. Le partenaire masculin est présenté se délectant de la forme physique de son partenaire et lui parlant gentiment. La perspective féminine sur l’amour est soulignée dans les textes à travers la description des fantasmes érotiques de la déesse. Ces fantasmes font partie des préparatifs de la déesse en vue de son union et contribuent peut-être à sa satisfaction sexuelle.

Le «Burney Relief», censé représenter soit Ishtar, la déesse de l’amour et de la guerre mésopotamienne, ou sa sœur aînée Ereshkigal, reine des enfers (environ le XIXe ou le XVIIIe siècle av. J.-C.).

Bonne déesse, heureux royaume

Le sexe divin n’était pas l’apanage des dieux, mais pouvait aussi impliquer le roi humain. Peu de sujets de Mésopotamie ont autant captivé l’imagination que le concept de mariage sacré. Dans cette tradition, le roi historique mésopotamien serait marié à la déesse de l’amour, Ishtar. Il existe des preuves littéraires de tels mariages remontant à la Mésopotamie très tôt, avant 2300 av. J.-C., et le concept a perduré bien plus tard.

La relation entre les rois historiques et les divinités mésopotamiennes était considérée comme essentielle au maintien de l’ordre terrestre et cosmique. Pour le monarque mésopotamien, la relation sexuelle avec la déesse de l’amour impliquait donc probablement une certaine pression.

 

Statuette d’une femme nue, peut-être la Grande Déesse de Babylone (ou Ishtar). De la nécropole de Hillah, près de Babylone.

Certains érudits ont suggéré que ces mariages impliquaient une expression physique entre le roi et une autre personne (telle qu’une prêtresse) qui incarnait la déesse. L’opinion générale est à présent que s’il s’agissait d’un acte physique relatif à un rituel du mariage sacré, il aurait été conduit de manière symbolique plutôt que charnelle, le roi partageant peut-être son lit avec une statue de la divinité.

L’imagerie agricole était souvent utilisée pour décrire l’union de la déesse et du roi. Le miel, par exemple, est décrit comme doux comme la bouche et la vulve de la déesse.

Une chanson d’amour de la ville d’Ur entre 2100 et 2000 avant JC est dédiée à Shu-Shin, le roi et Ishtar:

«Dans la chambre à coucher dégouttant de miel, laissez-nous profiter encore et encore de votre charme, de la douceur. Lad, laisse-moi te faire les choses les plus douces. Mon précieux chéri, laisse-moi t’apporter du miel. »

Le sexe dans cette poésie d’amour est décrit comme une activité agréable qui renforce les sentiments amoureux d’intimité. Ce sentiment de proximité accrue a été considéré comme apportant de la joie au cœur de la déesse, résultant en une fortune et une abondance pour toute la communauté – illustrant peut-être une première version mésopotamienne de l’adage «épouse heureuse, vie heureuse».

La présentation diversifiée du sexe divin crée en quelque sorte un mystère autour des causes de l’accent culturel mis sur la copulation cosmique. Alors que la présentation du sexe divin et du mariage dans l’ancienne Mésopotamie servait probablement de nombreux objectifs, certains éléments des relations intimes entre dieux témoignent d’un report aux unions mortelles.

Alors que la malhonnêteté entre amants pouvait mener à l’aliénation, les interactions sexuelles positives comportaient de nombreux avantages, notamment une plus grande intimité et un bonheur durable.

 


Chaînon du règne animal ou créé spontanément, l’homme a dû forcément être édité à plusieurs exemplaires, en plusieurs prototypes fort différents et qui n’évoluèrent pas tous selon les mêmes normes.

 

 

De plus, notre globe, au cours de son existence, subit vraisemblablement des
bombardements radioactifs naturels ou provoqués, générateurs de mutations accélérées ( Les nations dites « atomiques », pour se débarrasser de leurs déchets radioactifs,les jettent clandestinement au fond des océans. Il est à peu près inévitable que des monstres naissent dans les zones infestées. La radioactivité terrestre détermine elle aussi des mutations accélérées et les enfants monstrueux naissent en grand nombre, mais bien entendu, le fait est tenu secret.
Des espèces disparurent dans certains points du globe — par exemple le cheval en Amérique – d’autres prirent un caractère anarchique, monstrueux.
Une espèce irradiée put subir un développement soudain et extraordinaire de ses facultés intellectuelles : l’homme serait-il le produit d’une de ces heureuses mutations?
Une raison milite en faveur de cette thèse : la procréation lente, hasardeuse de l’humanité, contrairement à ce qui se passa pour les autres animaux. Or, on sait qu’une des premières conséquences de l’irradiation est précisément de détériorer l’engendrement.
S’il y eut un premier homme — Adam — ou une première femme – Eve – à exemplaire unique et spontané, l’un ou l’autre, pour assurer sa continuité , dut avoir des rapports sexuels, soit avec les animaux dont il était issu, soit avec des animaux d’une espèce différente.
 On peut admettre que le premier être humain fut hermaphrodite. Cette thèse est d’ailleurs presque classique.
S’il y eut plusieurs prototypes humains, ce qui est très probable, ils furent tous obligatoirement dissemblables. De toute façon, de l’exemplaire unique ou des différents prototypes découlèrent naturellement des monstres, et il est intéressant d’étudier si, en cette conjecture, ces monstres eurent un rapport direct avec ceux de la mythologie et, par conséquent, avec les héros et demi-dieux qui jouèrent un rôle énigmatique dans la protohistoire de l’humanité.
Pour les biologistes, l’accouplement entre animaux de différentes espèces, s’il est possible en fait, est obligatoirement stérile quant au résultat.
Pourtant, certains mettent en doute cette théorie, d’autant qu’elle ne répond à aucun critère scientifique .
 En 1965, le Pr Henry Harris et le Dr J.F. Watkins d’Oxford ont localisée la
fusion des cellules d’hommes et de souris, et obtenu des cellules hybrides.
D’autres mariages ont réussi entre espèces et entre ordres différents. Ainsi, au niveau cellulaire, l’hybridation entre mammifères et poissons, et peut-être entre oiseaux et plantes est possible. Le ménage cellulaire a reçu le nom de « hétérokaryon ».

Il est certain que de nombreuses expériences ont été tentées entre des animaux inférieurs : souris, chats, cobayes, etc., mais jamais, semble-t-il, entre des animaux et des êtres humains.
Il n’est pas du tout exclu qu’une femme puisse avoir des enfants à partir d’un animal mâle, et l’aventure de Thérèse X. à Vichy, semble en fournir la preuve.
La jeune fille (seize ans) vivait avec son père et un petit singe dans une roulotte stationnant sur un terrain vague. Un jour, Thérèse se trouva enceinte, et les gendarmes, soupçonnant peut-être une affaire d’inceste, firent une enquête discrète.
Le père de la jeune fille, homme fort ignorant mais d’esprit très chrétien, fut
rapidement mis hors de cause, d’autant qu’il croyait très sincèrement que par l’opération du Saint-Esprit, exactement comme à Bethléem (et pourquoi pas?), son humble roulotte allait être honorée d’une naissance miraculeuse !
.Enfin, la fille accoucha normalement… mais ce fut un monstre à la fois singe et homme qu’elle mit au monde. L’être était non seulement vivant mais parfaitement viable.
Thérèse avoua alors ses amours coupables avec le singe, si bien que le produit du couple fut supprimé par piqûre quelques jours après sa naissance.
Le Dr T…, de Vichy, fit des études sur le monstre; son rapport scientifique et l’enquête judiciaire sont conservés aux archives de la ville.
Le problème de l’hybridation animale serait donc remis en question; d’autre part, ce qui est vrai pour les animaux en général ne l’est peut-être pas pour l’homme en particulier, celui-ci jouissant, à n’en pas douter, d’un privilège exceptionnel qui s’exprime par son psychisme, son intelligence, et peut-être par ses facultés de reproduction.
On pourrait aussi spéculer sur le fait que les hommes venus d’une autre planète, qui firent des enfants aux Terriennes, n’étaient peut-être pas exactement conditionnés comme nous? Il n’est pas impossible, par surcroît, que leurs connaissances scientifiques leur aient donné le pouvoir d’assurer des procréations entre humains et animaux, par exemple à titre expérimental.

 

Si nos modernes cosmonautes atterrissent un jour sur une planète où la vie humaine normale est soumise à des obstacles majeurs, il est permis de penser qu’ils essaieront par insémination artificielle de créer sur cette planète une espèce hybride, mi-terrestre, mi-autochtone?
De toute façon, la science du futur vaincra fatalement ce qui est pour le moment une difficulté insurmontable, et le problème des monstres mythologiques eut peut-être une solution favorable en fonction de la science mystérieuse des cosmonautes d’Hyperborée.
Les traditions andines assurent que notre humanité descend d’une cosmonaute vénusienne : Orejona, et d’un père qui était un tapir; le biologiste espagnol Garcia Beltran accueille cette assertion avec un certain préjugé favorable.

La Genèse selon le Livre d’Enoch

Dessin mural de Pompéi représentant Parsipaé et son taureau.

L’accouplement entre femmes et bêtes tient une place importante dans les traditions, surtout en Egypte et en Grèce.

L’accouplement de Pasipae avec le taureau fut repris dans toutes les traditions et inspira de grands artistes comme ici Osuna.

La très belle Pasiphaé, en proie à une irrésistible passion érotique, voulut connaître l’amour avec un taureau blanc qui la rendit mère du Minotaure.
Les Propoétides se prostituaient à tout venant et ne craignaient pas de provoquer le rut des animaux, ce qui lut — dit-on aussi — le cas des belles Arméniennes et Lydiennes qui consacraient au culte très impudique de la déesse Anaïtis (l’Anahid des Orientaux).

Anaïtis (ou Anahit)
Anahit, déesse de la fertilité et des naissances, était la fille (ou l’épouse) du grand dieu Aramazd; elle fut identifiée avec Artémis ou Aphrodite.
Tête d’Anahit
Timbre à l’effigie d’Anahit
La « Grande Dame Anahit » était l’une des déesses les plus aimées et honorées du panthéon arménien; elle était souvent représentait avec un enfant dans ses bras, et la tête revêtue de la coiffe particulière aux femmes arméniennes; elle était aussi considérée comme une déesse guerrière et une déesse de l’eau.
Les temples dédiés à Anahit étaient établis à Armavir, Artashat, Ashtishat. Strabon raconte que la prostitution sacrée avait lieu dans ces sanctuaires mais les écrivains chrétiens locaux n’en parlent pas.
D’après Plutarque le temple d’Eriza était le plus riche et le plus réputé d’Arménie avec une magnifique statue en or de la déesse. Cette statue fut mise en pièces par les armées de Marc-Antoine mais elle fut remplacée par une nouvelle statue et vénérée jusqu’à l’investiture de Grégoire l’Illuminateur, le premier catholicos de l’Arménie en 314.

Dans la grotte magdalénienne de Lussac-les-Châteaux (Vienne), furent trouvés des galets à représentation humaine, où l’on voit des hommes dont la tête a un caractère canin nettement accusé.
Sans doute aussi faut-il accorder une particulière attention au chapitre LXXXIV (section 17) du Livre d’Enoch, où l’auteur décrit, d’après une vision, de très ( (ranges scènes de procréation :
2. – Voici un taureau sortant de la terre,
3. – Et ce taureau était blanc.
4. – Ensuite sortit une génisse et avec elle deux jeunes veaux dont l’un était noir et l’autre rouge.
Note : le taureau blanc (couleur de justice) désigne Adam; la génisse est Eve; le veau noir est Caïn; le veau rouge est Abel.
Chapitre LXXXV. – Enoch enregistre la prolifération des taureaux, des génisses et poursuit :
6. – Je regardai et admirai ces choses et voici que les taureaux commencèrent à entrer en feu et à monter sur les génisses; celles-ci ayant conçu mirent au monde des éléphants, des chameaux et des ânes…
Puis, on trouve la narration d’une bataille entre éléphants, taureaux et autres bêtes, puis l’érection de la tour de Babel, suivie d’une grande confusion terrestre avec aboutissement à Noé et au déluge.
Cette genèse, très différente de la genèse biblique, tendrait à faire croire conjointement
avec les mythologies qu’il y eut une mystérieuse interférence entre les taureaux et les
hommes. Quel que soit le sens que l’on donne aux taureaux et aux génisses, (êtres humains ou
animaux véritables), Enoch précise bien que les autres bêtes furent enfantées par eux, qu’ils
eurent pour mère soit une génisse, soit, et c’est beaucoup plus probable : une femme.
Une tradition des tribus indiennes de l’Amérique du Nord, rapportée par le père Charlevoix, prétend que tous les humains ayant été détruits par un grand cataclysme, Dieu, pour repeupler la terre, avait changé les animaux en nommes.
Certes, nous n’accordons pas un grand crédit à ces relations, mais il est curieux de noter que les peuples anciens, à tort ou à raison, ne jugeaient pas impossibles les engendrements entre animaux d’espèces différentes.

Oannès ,le dieu venu de la mer qui enseignait.

Oannès l’initiateur-poisson
On ne sait pas si les Chaldéens étaient de même race que les Hébreux — et c’est peu probable — toujours est-il que leurs traditions porteraient à croire qu’un étrange personnage,
ni homme ni bête, est leur ancêtre supérieur : Oannès, à la fois dieu et civilisateur des peuples de Babylone (1).
(1) Oannès, Oan = Ogen, Okean, Okéanos = Oceanos. C’est le Janus sagace et
initié des Romains, et aussi le Prométhée des Grecs.
On le représente sous la forme d’un monstre moitié homme, moitié poisson — on a dit
aussi moitié grenouille – qui venait de la « mer Érythréenne » (golfe Persique et mer Rouge).
Il avait deux têtes, l’une d’homme, l’autre de poisson, des jambes qui s’adaptaient à sa queue et il était doué de parole.

Chaque matin, il sortait de la mer pour venir parmi les humains enseigner les sciences,
les arts, les lettres et l’agriculture.
En syriaque, Oannès signifie étranger, ce qui renseigne bien imparfaitement sur
l’origine de ce dieu grand initié.
Était-ce les vêtements d’Oannès qui lui donnaient une ressemblance avec les poissons,
ou bien était-il, par quelque miracle incroyable, le résultat d’un croisement monstrueux (1)?
(1) Le 1er novembre 1964, une chienne de Courthezon (Vaucluse) a mis bas sept
chiots, dont six ressemblent étrangement à des poissons : museau allongé, pas d’oreilles,
pattes palmées, corps aminci en fuseau et se terminant en « queue de poisson ». La peau
elle-même a l’apparence luisante des écailles. Serait-ce là une preuve de croisement
monstrueux ou de mutation fantastique? De toute façon le fait existe, même s’il est
inexplicable.
Notre logique nous inclinerait plutôt à voir en cet être extraordinaire, s’il a existé, le
représentant d’une race extraterrestre venu sur Terre dans un engin spatial, analogue à un
sous-marin, ou pouvant se comporter après atterrissage comme une sorte d’habitation sousmarine.
En tout cas, il reste que les hommes à constitution physique anormale n’étaient pas
faits pour effrayer les peuples anciens, comme si la monstruosité avait été non pas l’exception,
mais un phénomène assez commun.
De si loin qu’elles surgissent, ces traditions, ces légendes, souvent, forment la
substance essentielle à la compréhension de l’histoire inconnue des hommes, même si elles
paraissent s’opposer aux lois scientifiques d’une évolution universelle beaucoup plus
aventureuse qu’on le croit !
Car enfin, si le monde a été détruit plusieurs fois, si des déluges ont noyé l’humanité,
comment l’évolution aurait-elle pu se poursuivre sans altérations profondes?
Altérations que d’ailleurs on trouve à profusion dans tous les règnes !
Les monstres, les bêtes fantastiques, les hommes physiquement extraordinaires ne
pourraient-ils trouver une place logique, rationnelle dans l’acheminement de la matière, de
l’intellect et du psychisme vers le dernier maillon actuel de la chaîne : l’homme !
Est-il insensé de croire que lors de la création des premiers hommes, certains mutants
doués d’intelligence et peut-être de perversion engagèrent avec l’homo sapiens une lutte
implacable dont l’enjeu était la suprématie terrestre?
La Bête Fantastique
Les traditions de tous les pays rapportent que des géants ou que des bêtes
monstrueuses, parfois semi-humaines, parfois entièrement animales, exigeaient des rançons
de jeunes garçons ou de jeunes vierges, ou décimaient les populations.
On peut se demander jusqu’à quel point ces monstres : Minotaure, Sphinx, Volta,
géants, dragons ou créatures sataniques, pouvaient perpétuer le souvenir d’un très antique
fléau.
Dans le labyrinthe de la mort, les hommes normaux finirent par l’emporter sur la Bête
Fantastique, l’évolution humaine put s’opérer librement et le peuplement du globe acquérir un
rythme naturel.
La Bête Fantastique des Anciens était-elle un symbole, un mutant redoutable, une véritable bête ou un pollen de mort?

Sous le voile de la fable et de la légende, se cache une vérité que nous craignons
d’identifier.
La mémoire des hommes n’a le pouvoir de conserver exact un souvenir que durant une
quarantaine d’années; plus loin dans le temps, les faits commencent à se déformer et entrent
peu à peu dans la légende.
Les guerres napoléoniennes seraient depuis longtemps devenues des chansons de
geste, si les chroniqueurs ne les avaient consignées par écrit.
Le souvenir des monstres semi-humains est donc entré dans un merveilleux où il sied
de discerner la parcelle de vérité initiale.
La formidable Bête de Gévaudan n’était même pas un loup ordinaire, mais un gros
chat ou loup-cervier !
La bataille titanesque qui opposa Roland aux Sarrasins dans le défilé de Roncevaux fut
tout au plus une escarmouche !
En général, les petits faits anciens sont démesurément grossis, mais s’ils ont été
démesurément importants, il arrive, au contraire, qu’ils soient relativement minimisés.
Par exemple, la guerre des Titans contre Zeus, qui ébranla l’Olympe et fit trembler les
dieux, fut vraisemblablement un cataclysme universel où sombra une grande partie de
l’humanité !
Entre ces extrêmes, quelle valeur doit-on donner aux monstres antiques? Et
notamment aux Cyclopes, Minotaures, Titans, Gorgones, Faunes, Anges, Ogres, Hydres, au
Léviathan et au Béhémoth des mythologies et des traditions?
Le docteur américain I. Velikovsky a prouvé – et personne ne songerait à le contredire
– que le déluge date approximativement de l’an 1500 av. J.-C. et qu’un cataclysme universel,
un passage de comète pense-t-il, troubla profondément la Terre 1 500 ans avant notre ère.
Dans la pensée d’Aristote, notre système solaire était régulièrement perturbé et remis
en place au cours de « l’Année suprême », laquelle comportait un grand hiver dit Kataklusmos
(déluge, catastrophe) et un grand été appelé ekpyrosis (incendie), ce qui rejoint l’explication
de I. Velikovsky = déluge universel et incendie du monde.
Les monstres mythologiques datant du dernier déluge auraient-ils été engendrés à la
suite des irradiations produites par le passage d’une comète?
La Bible ne faisant pas état de cette prolifération de bêtes extraordinaires, nous
pensons devoir reporter leur apparition avant le déluge, c’est-à-dire à l’époque indéterminée
(on a avancé le chiffre de 9 000 années) où, selon nos hypothèses, le globe aurait été atomisé
en Amérique et dans le désert de Gobi.
Ensuite, les quelques rescapés de la catastrophe, irradiés, auraient pu engendrer des
monstres et leur disputer le droit de survivre. Peut-être même, s’ils furent très peu nombreux,
durent-ils, pour perpétuer leur race, avoir des relations sexuelles avec des animaux?
Les monstres sont-ils plus anciens encore? Datent-ils des temps primhistoriques où
l’homme fut créé par mutations exceptionnelles? Il est difficile de le croire, car le souvenir en
serait tellement lointain que la mémoire n’eût pu en garder la moindre trace.
Si nous ne sombrons pas à la façon des exégètes classiques qui font de la Terre le
centre du monde, nous pouvons essayer une meilleure explication !
Les géants
Pourquoi ne pas continuer à envisager que la Terre a été une sorte de parc zoologique
et de jardin des plantes d’une humanité extraplanétaire?
Comme tout alors s’enchaîne, s’éclaire et devient logique : des commandos d’hommes
venus d’une autre planète atterrissent sur notre globe, apportent une civilisation, des semences
de plantes inconnues, des spécimens d’animaux qu’ils espèrent acclimater.
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Certes, ils trouvent des Terriens et essaient, soit de les coloniser, soit de s’intégrer à
eux, mais non sans risques, sans payer la dîme du sang, car ces cosmonautes ne sont pas
biologiquement identiques à nous.
Leur union avec les femmes des hommes produira donc des enfants plus grands que la
normale terrestre, soit, avec le grossissement du temps : des géants.
L’existence de ces géants avant le déluge dit universel est attestée par tous les peuples
anciens (1).
(1) On a trouvé dans une grotte d’Alguetca, près de Mangliss (II.R.S.S.) des
squelettes d’hommes mesurant 2,80 m à 3 mètres (l’ouilles du Caucase – 1964).
D’après une tradition des Indiens Cholula, consignée dans un manuscrit du Vatican, «
avant la grande inondation qui eut lieu 4 008 ans après la création du monde, le pays
d’Anahuac était habité par des géants; tous ceux qui ne périrent pas furent transformés en
poissons… ».
En Egypte, « les géants étaient en guerre contre les hommes et émigrèrent en revêtant
des formes d’animaux ».
Les rabbins juifs ont essayé d’établir, d’après des souvenirs trop lointains pour être
précis, que la taille du premier homme atteignait plusieurs centaines de pieds. La Bible parle
longuement des géants et notamment du dernier d’entre eux, le roi de Basan, Og, qui périt
dans sa lutte contre Moïse. Cet Og, semi-légendaire, dut avoir des descendants puisque les
Hébreux eurent encore de longues guerres à soutenir contre eux.
Les Thaïlandais anciens prétendaient que les hommes des premiers temps étaient d’une
taille colossale, et les Nordiques, se référant à des traditions hyperboréennes, disent que les
premiers êtres de la création étaient grands comme des montagnes.
Toutefois, compte tenu de « l’agrandissement » qui est un fait habituel à la légende, à
l’imagination et au temps, on doit penser que ces géants antiques ne mesuraient guère plus de
deux mètres.
Les fantastiques géants de Nicolas Henrion !
Un numismate et historien du XVIIe siècle, Nicolas Henrion, fit à ce sujet une étude
curieuse mais dénuée de fondements sérieux, que nous rapportons pour son pittoresque.
D’après une certaine loi de décroissance, Henrion déterminait, disait-il, avec une
exactitude rigoureuse, les variations de la taille des hommes depuis leur création originelle.
Il en résulterait qu’Adam « avait dû avoir » 123 pieds 9 pouces (soit environ 49
mètres!), Noé 103 pieds, Abraham 27, Moïse 13, Hercule 10, Alexandre 6, César 5, etc.

Les géants d’Hyperborée

 

La mythologie grecque donne une indication, qui tendrait à accréditer la thèse
d’hommes extraplanétaires plus grands et plus intelligents que les hommes de la Terre. En
effet, les géants étaient invincibles et les dieux mêmes ne pouvaient les vaincre qu’avec le
secours des mortels, ce qui, en tenant compte de l’exagération, pourrait fort bien se rapporter à
des êtres beaucoup plus civilisés que les Terriens et paraissant de ce fait invulnérables.
A l’appui de cette thèse, nous rappelons que les Nordiques situent la patrie des géants
vers cette Thulé où, pense-t-on, durent atterrir les premiers êtres venus d’une planète, car les

Hyperboréens selon les traditions celtiques et Scandinaves fournirent la race des hommes
supérieurs qui sombra avec leur continent, quand se produisit le cataclysme atomique
américain et asiatique.
Les géants hyperboréens auraient actuellement une descendance avec les « sumotori »
(lutteurs de sumo) qui, au Japon, sont des personnages de haute popularité se situant, dans la
hiérarchie, immédiatement après les dieux et l’empereur.
Leur force est prodigieux, leur poids peut atteindre 200 kg et leur taille 2,40 m.
Au début, écrit l’historien Pierre Darcourt, les sumotori se recrutaient chez les géants
Aïnous à la peau claire (1).
(1) Le Monde et la Vie, N° 141, février 1965.
Les Aïnous sont des Blancs, des proto-Caucasiens, qui auraient émigré à travers la
Sibérie. Leur dieu « Kamu » englobait le soleil, le vent, l’océan et l’ours.
Ces montagnards de l’Hokkaïdo, velus, lourds et puissants, buveurs d’alcool chaud,
étaient de formidables lutteurs…
Les autres Japonais, de teinte cuivrée, seraient originaires des îles polynésiennes, de la
Malaisie et de la Chine. Ils avaient, grâce à leur science et à leurs armes perfectionnées,
vaincu les géants.
Les vainqueurs, poursuit Pierre Darcourt, avaient emporté en croupe, vers le sud, les
belles femmes blanches (de leurs adversaires) et de leurs accouplements étaient nés des
géants asiates qui devinrent les premiers gardes du corps de l’empereur.
Selon cette thèse, le Japon du Nord pourrait donc être considéré comme étant
l’Extrême-Occident du globe avec ses autochtones hyperboréens, ou peut-être encore comme
un îlot préservé de l’antique terre de Mû dont les habitants étaient de même race extraterrestre
que ceux d’Hyperborée.
Il ne s’agit là que d’un indice, mais qui s’ajoute à une foule d’autres et milite dans le
sens de notre hypothèse d’ancêtres supérieurs venus de Vénus ou d’une étoile.
De ces Hyperboréens extraplanétaires, auraient découlé en premier lieu les « hommes
géants et fameux » cités par la Bible et enfin, par altération, accouplements monstrueux (les
fils du Ciel dévoyés de la Genèse) ou irradiation, les monstres semi-humains de la légende et
les géants à forme animale qui « émigrèrent en Egypte ».
A moins de nier purement et simplement l’existence des géants et des monstres
antiques, et alors il faut réfuter la Bible, les Apocryphes et toutes les traditions, nous ne
concevons aucune autre explication rationnelle à opposer à cette interprétation.
mes-taureaux (le Minotaure), ces faunes à jambes de bouc, ces sphinx à tête de femme,
ces gorgones, ces sirènes, etc.
Les géants de la Bible
Les géants, d’après la Bible, étaient bien des êtres supérieurs puisqu’ils engendrèrent
l’élite des peuples : rois, héros, initiés.
C’est ce que relate la Genèse, chapitre VI, verset 4 :
Or, il y avait des géants sur la terre en ce temps-là. Car depuis que les enfants de
Dieu eurent épousé les filles des hommes, il en sortit des enfants qui furent des hommes
puissants et fameux dans le siècle.
Nous voilà donc avec une explication sur les géants qu’il suffit d’appliquer au règne
animal pour avoir la clef de l’énigme.

En premier lieu, ces « enfants de Dieu » venus sur Terre pour voler les filles des
hommes ou violer leurs épouses ne forniquèrent-ils pas avec certaines bêtes?
De nos jours encore, ces pratiques anormales sont courantes chez les obsédés sexuels
et à plus forte raison le furent-elles chez des êtres sans doute sevrés d’amour depuis fort
longtemps !
Les cosmonautes purent fort bien engendrer des enfants monstrueux, mi-hommes mi-chevaux
ou mi-hommes mi-vaches…
Par ailleurs, le cheptel animal qu’ils lâchèrent dans la nature terrestre dut avant de
disparaître ou de s’acclimater, et à la suite de croisements naturels perturbés ou
d’accouplements extraordinaires, passer par des stades d’où la monstruosité physique découlait
obligatoirement.
Et voilà peut-être expliqué à la fois ces humains géants, ces hommes-chevaux (les
centaures), ces hommes-taureaux (le minotaure), ces faunes à jambes de bouc, ces sphinx à
tête de femme, ces gorgones, ces sirènes, etc…

Les monstres contre les hommes
A corps monstrueux, esprit tortueux, dit la sagesse populaire !
Ces êtres déformés par la légende, car le Minotaure, par exemple, n’était sans doute
qu’un géant à mufle de taureau, ou bien ces mutants, pour reprendre aussi la thèse de
l’irradiation, voulurent-ils jouer un rôle dans la société?
C’est probable, et ils trouvèrent alors, dans les êtres normaux,- des adversaires décidés
à préserver leurs prérogatives et leur race.
D’où une guerre quasi fratricide qui, durant de longues années, endeuilla l’humanité.
Les monstres avaient pour eux la force, la brutalité, au service d’une intelligence
bornée…
Les hommes avaient moins de force physique, mais une intelligence plus subtile, et ils
étaient le nombre.
Les « Bêtes mythologiques » firent de la jeunesse humaine un carnage rappelé par les
sacrifices, les tributs de sang frais, mais finalement, les héros, entendez par là les « Géants »,
fils des extraplanétaires et des filles des hommes, eurent raison de la tyrannie des êtres
anormaux.
Peut-être aussi pouvons-nous penser qu’en souvenir impérissable de la grande bataille
des temps antiques, les hommes vainqueurs érigèrent les seize cents monstres énigmatiques
du Temple de Karnak, et à l’ouest des Pyramides de leurs connaissances, la statue colossale de
l’ennemi héréditaire vaincu : le Sphinx .
Quelle magnifique épopée pour les bardes antiques et comme on comprend
l’enthousiaste métamorphose qu’ils firent des événements !
Les héros victorieux furent certainement promus demi-dieux, mais la vérité nichait au
fond de l’affabulation !
Exhortation du Dieu jaloux
La Bible nous apporte à ce sujet des précisions du plus haut intérêt.
Dans Exode (chap. XXXIV) le Seigneur, qui se nomme lui-même le Dieu jaloux, fait
ses recommandations aux Hébreux.
15. — Ne faites point alliance avec les habitants de ce pays-là…
16. – Vous ne ferez point épouser leurs filles à vos fils…

24. – Car lorsque j’aurai chassé les nations de devant votre face, et que j’aurai étendu
les limites de votre pays…
Il s’agit, bien entendu, de montrer l’alliance du Seigneur avec les tribus d’Israël, mais
un peu plus loin, dans Lévitique (chap. XVIII) Dieu donne une étrange raison qui fait des
Hébreux le « Peuple élu » :
22. – Vous ne commettrez point cette abomination où l’on se sert d’un homme comme si c’était une femme.
23. – Vous ne vous approcherez d’aucune bête, et vous ne vous souillerez point avec elle. La femme ne se prostituera point aussi en cette manière à une bête, parce que c’est un crime abominable.
24. – Vous ne vous souillerez point par toutes ces infamies dont se sont souillés tous les peuples que je chasserai devant vous.
Voilà qui est nettement formulé et d’une importance primordiale pour l’évolution humaine : il fut un temps, après le déluge, où il était de pratique générale, pour les hommes et pour les femmes, de se prostituer avec des animaux.
En résulta-t-il quelque engendrement monstrueux? La Bible semble muette à ce sujet, mais la mythologie grecque accréditerait le fait.


EN CONCLUSION

LAISSONS PARLER ZECHARIA SITCHIN

 

 

Un des récits les plus énigmatiques (et théologiquement difficiles) de la Bible est raconté dans les premiers versets du chapitre 6 de la Genèse – le récit des Néfilim, fils des dieux qui (dans les jours précédant le Déluge «et par la suite aussi») ont pris «des filles de l’homme» comme épouses et ont eu des enfants héroïques par elles. 

Il y a quelque quatre-vingts ans, un écolier, heureux d’étudier la Bible dans son hébreu original, a été réprimandé pour avoir demandé pourquoi, alors que Néfilim voulait dire «Ceux qui étaient descendus» (du ciel à la terre), les traducteurs traduisaient le mot en «géants». L’écolier, c’était moi et la réprimande injuste m’a amené à étudier les mythes anciens, à remonter à la première civilisation connue de l’homme à Sumer et à écrire The 12th Planet.et des livres ultérieurs comprenant le scénario «Anciens astronautes»: Les Néfilim, également appelés Anakim dans la Bible, étaient les Anunnaki sumériens – «Ceux qui sont venus sur Terre sont venus du ciel» – et plus précisément de Nibiru, une planète lointaine dans notre propre système solaire. 

 

 

C’étaient les anciens dieux dont les exploits, détaillés dans des textes sumériens inscrits sur des tablettes d’argile, étaient rappelés dans les récits de la Genèse d’Adam et Eve, du Jardin d’Éden et des mariages ultérieurs. Cela avait du sens (du moins pour moi); il expliquait des énigmes allant de la biologie à l’astronomie; elle était appuyée par d’innombrables représentations picturales sur des objets appelés sceaux de cylindre. Mais pourrait-on le prouver?

À la même époque, il y a quelque quatre-vingts ans, le célèbre archéologue britannique Leonard Woolley, lors d’une fouille en Irak dans l’enceinte sacrée d’Ur – la ville sumérienne où le voyage d’Abraham à Canaan et le monothéisme – découvrit un groupe de tombes inhabituelles. Ils étaient et restent extraordinaires par leur construction et leur tracé, étonnant par la richesse incroyable et la fabrication artisanale des artefacts trouvés dans cet endroit (même les ustensiles les plus courants étaient en or) et surtout par l’inhumation de nombreux assistants ( soixante-treize dans une seule tombe!) qui ont été enterrés vivants aux côtés des personnalités décédées – une pratique inconnue à tout moment, avant ou après.

Qui étaient les personnalités si enterrées – au troisième millénaire avant notre ère – dans ce qui a été connu depuis comme les tombes royales d’Ur? Diverses inscriptions les reliaient à la première dynastie d’Ur. Deux des personnalités ont été identifiées par leurs scellés cylindriques comme étant une femelle appelée Nin.Puabi et un mâle Mes.kalam.dug. Leurs restes squelettiques ont été emportés à Londres, passés aux rayons X et examinés pour leurs particularités anthropologiques. Ils ont été répertoriés comme étant les restes d’une « reine » et d’un « prince » de Su-mer – et oubliés. 

Mais maintenant, quatre-vingts ans plus tard, les deux événements ont bouclé la boucle et, combinés, constituent la preuve insaisissable d’une présence extraterrestre sur Terre dans le passé antique. 

Qu’après trente-cinq ans écoulés depuis La 12ème planètele cycle des données bibliques et le cycle de la découverte scientifique, comme deux roues combinées dans un coffre-fort, entrent en jeu dans l’ouverture du chapitre 6 de Genesis, ce qui n’était ni prévu ni prémédité par moi; mais c’était peut-être prédéterminé et inévitable par la nature même du sujet: les origines humaines.

En regardant en arrière, on s’aperçoit maintenant que les récits de notre création (brève dans la Bible, assez détaillée dans les textes sumériens) sont des récits d’ADN, de génomique et de génie génétique: la «graine de vie» (ADN) est transmise de Nibiru à la Terre lors d’une collision céleste; L’homme est façonné par les Elohim / Anunnaki en ajoutant certains de leurs gènes à ceux d’un hominidé primitif pour atteindre un Homo sapiens; l’hybride stérile a la capacité de procréer par une autre manipulation génétique (l’épisode du «jardin d’Éden»); et puis le cycle est complété par l’accouplement des dieux et des terriens, amenant la réalisation précieuse, les demi-dieux.

C’est avec les demi-dieux que cette chaîne de mélange génétique revêt un intérêt personnel pour nous tous. Les indices sont mis en lumière dans le récit épique de Gilgamesh, le plus célèbre de tous les demi-dieux connus, qui fut roi dans la ville d’Uruk vers 2650 av. J.-C. Son père était le demi-dieu Lugalbanda; mais parce que sa mère était la déesse Ninsun, il était plus qu’un demi-dieu – il était «les deux tiers de lui divin». Cela, croyait-il, lui donnait droit à la longévité (alias «immortalité») des dieux. Mais sa recherche, lui avait-il été prévenu, serait vaine parce que, comme le dit l’épopée de Gilgamesh: 

« Quand les dieux ont créé la compréhension de l’homme, ils se sont perfectionnés pour lui;La sagesse qu’ils lui avaient donnée; À lui ils avaient donné la connaissance – la vie éternelle qu’ils ne lui avaient pas donnée. »

À bien y penser, c’est exactement la leçon du conte biblique du jardin d’Éden: après avoir pris part à l’arbre de la connaissance, les terriens sont expulsés et n’ont pas accès à l’arbre de vie. 

Qu’est-ce que c’est génétiquement que les dieux nous ont délibérément retenu? Quels gènes qui garantissent la longévité, repoussent le cancer? 

Avec les avancées scientifiques révolutionnaires de la génomique, de telles différences génétiques pourraient être vérifiées si nous pouvions mettre la main sur un dieu Anunnaki, ou un demi-dieu, pour effectuer le séquençage du génome de comparaison. 

Et cela, je le révèle dans mon dernier livre Il y avait des géants sur la Terre, pourrait maintenant être possible – parce que Mes.kalem.dug était un demi-dieu et que Nin.Puabi n’était pas une « reine » – elle était une NIN, une déesse. Étant une femme, son ADN mitochondrial qui traverse la lignée féminine était 100% nibourien. 

Une fois sa lignée établie, j’ai approché le Natural History Museum de Londres. Ils ont confirmé l’existence des restes squelettiques, mais ont rejeté ma suggestion de procéder au séquençage du génome de comparaison. Après deux ans d’incitation, la publication deThere Were Giants a conduit le Musée à atténuer son «non» absolu à «nous pourrions le considérer» si un institut de génomique qualifié entreprend le projet.

J’ai approché certains des scientifiques les plus en vue dans ce domaine, en leur proposant de financer un «projet Goddess of Ur Genome». Il reste donc à voir si la science pourra relever le défi qui consiste à prouver que Il y avait des extraterrestres sur la Terre . 

Z. Sitchin, juin 2010

 

 

 

 

 

 

 

Les géants de Patagonie,aperçus en Amérique du Sud,ne sont pas une illusion.La science officielle ne s’y interresse pas…parce qu’ils dérangent!

La Sexualité Sacrée:Khajuraho et les temples les plus sexy de l’Inde

 

 

Le complexe de temples de Khajuraho est une série de bâtiments joliment construits et décorés dans le Madhya Pradesh. Sur les 85 temples construits à l’origine par la dynastie Chandela entre 900 et 1130, seuls 25 subsistent. Khajuraho a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et mérite grandement l’attention des touristes. Pourtant, ce qui distingue vraiment Khajuraho des autres temples, ce sont les nombreuses gravures érotiques, à l’intérieur et à l’extérieur du temple, qui représentent des hommes, des femmes et même des animaux en train de faire l’amour, des orgies et de la bestialité sous le sourire bénin des divinités.

La construction de temples à l’âge d’or pour l’Inde centrale

Les temples de Khajuraho ont été mis en service presque aussitôt que les Chandelas sont arrivés au pouvoir dans le Madhya Pradesh, une région de l’Inde centrale. Elles étaient dédiées à deux religions indiennes, l’hindouisme et le jaïnisme, suggérant une culture d’acceptation et de respect des traditions religieuses différentes. Sur un espace d’environ 20 kilomètres carrés, 85 temples ont été construits par les souverains Chandela successifs. C’était un âge d’or pour l’Inde centrale.

Elle a brusquement pris fin au début du treizième siècle lorsque le sultanat de Delhi a envahi le royaume Chandela et s’est emparé de la capitale, Mahoba (située à environ 56 km de Khajuraho). Jusqu’à l’invasion, les temples de Khajuraho étaient activement vénérés. Cependant, à l’arrivée du sultanat musulman de Delhi, les temples ont été profanés ou détruits. Les dirigeants islamiques menaient une «politique d’intolérance envers les lieux de culte [sic] d’autres religions, de sorte que tous les citoyens de Khajuraho quittaient la ville avec l’espoir que sa solitude n’attirerait pas l’attention des envahisseurs musulmans dans la temple et eux-mêmes resteront indemnes ».

Les temples émergent de la jungle

Ce ne sont que les temples relativement isolés qui ont réussi à survivre aux différentes dynasties islamiques qui ont dirigé la région du  13ième  au 18 ième siècle. Pourtant, même ceux-ci ont souffert du fait que les forêts et la végétation aient lentement envahi les bâtiments négligés. Ce n’est qu’en 1838 que les temples de Khajuraho ont été connus dans le monde entier. L’exploration britannique TS Burt avait entendu parler d’un temple sexuellement explicite au fond de la jungle indienne, mais «devait être persuadé par ses assistants indiens de faire le voyage; il ne croyait pas que rien d’intéressant puisse être trouvé à cet endroit éloigné »(Ramadurai, 2015)

L’érotisme est partout!

 

Les sculptures érotiques de Khajuraho

En plus de la brillance architecturale et de la sculpture magistrale, les temples de Khajuraho sont bien connus pour leurs sculptures érotiques. L’intention de l’imagerie sexuelle est mal connue, mais il est largement admis que les temples étaient destinés à célébrer tous les aspects de la vie humaine, y compris la sexualité. Environ 10% seulement des œuvres d’art des temples sont de nature sexuelle, mais elles attirent le plus l’attention. Les temples représentent les nombreuses manifestations différentes de Shakti et de Shiva, les principes divins féminin et masculin. Pourtant, les figures humaines sont celles engagées dans les mithunas (terme sanskrit utilisé dans le tantra pour décrire le contexte rituel des unions sexuelles). 

 

Sculptures érotiques au temple de Lakshmana

 

Certaines des sculptures érotiques trouvées sur les complexes du temple de Khajuraho

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Principes tantriques

Considérés comme des adeptes des principes tantriques, les dirigeants Chandela ont peut-être créé les temples pour aider à favoriser l’équilibre entre les forces masculines et féminines, exprimée par le plaisir mutuel de l’union physique. En effet, les temples représentent des femmes si ouvertement et si librement appréciant les plaisirs sexuels que certains érudits pensent que ces temples sont censés être une célébration du pouvoir féminin: «On considère que ces temples sont une célébration de la large hanche et plantureuse mais bien proportionnée des femmes ( apsaras) ornant les murs du temple. Les corps bien formés des nymphes attirent l’attention et on peut les voir se livrer à des activités telles que se maquiller, se laver les cheveux, jouer à des jeux, nouer et dénouer leurs ceintures »(Cunningham, 2016).

Mêmes des dieux et des animaux participent aux célébrations sexuelles des temples.

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La danse et la musique.

Temple de Laksmana.

 

L’amour lesbien ainsi que la masturbation des femmes.

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Sculptures sensuelles à Khajuraho

Sculptures érotiques à Khajuraho

 

Contrairement à de nombreuses autres cultures, en particulier celle islamique qui a envahi la région peu de temps après la construction des temples de Khajuraho, les cultures hindoue et jaïn ne mécontentent pas les femmes qui aiment le sexe. Le plaisir sexuel était considéré comme une forme d’art, le Kama Sutra, destiné à être pratiqué et perfectionné par les deux sexes. «L’hindouisme a traditionnellement considéré le sexe comme un élément essentiel de la vie, ce qui pourrait expliquer pourquoi les sculptures sont parsemées entre elles et décrivent des activités aussi variées que la prière et la guerre. Le fait qu’ils soient mis en évidence et non cachés dans un coin obscur semble suggérer que leurs créateurs ont voulu être vus de tous. « (Ramadurai, 2015) La différence est particulièrement frappante compte tenu de la croissance de la société indienne conservatrice au cours des derniers siècles.

Sources:

Cunningham, Eleanor. « Un catalogue du désir: Les sculptures érotiques des temples de Khajuraho. »  Voyage culturel . Voyage culturel, 2016. Web. https://theculturetrip.com/asia/india/articles/a-catalogue- of-desire-the-erotic-sculptures-of-the-khajuraho-temples/ .

Khajuraho, Inde. « Histoire des temples de Khajuraho. »  Histoire de Khajuraho . Conseils de voyage en Inde, 2016. Web. http://www.khajuraho-india.org/khajuraho-history.html .

Ramadurai, Charukesi. « BBC – Travel – Les temples du sexe de l’Inde. »  BBC News . BBC, 7 octobre 2015. Web. http://www.bbc.com/travel/story/20150921-indias-temples-of-sex .

Shunya. « Photos, Photos de Khajuraho, Inde. »  Khajuraho, Inde . Shunya, août 2005. Web. http://www.shunya.net/Pictures/NorthIndia/Khajuraho/Khajuraho.htm .

Une caravane.

 

Une femme soignant le pied d’une autre.

Le Temple du Lion

 

 

 

La sexualité sacrée:L’allaitement maternel, de l’invincibilité à la création universelle

« La naissance de la voie lactée » (1636-1637) de Peter Paul Rubens

 

 

L’allaitement est une pratique d’alimentation du nourrisson dans laquelle un enfant est nourri au lait maternel directement du sein à la bouche. L’allaitement peut être effectué par la mère elle-même ou par une nourrice. Des preuves de l’allaitement se trouvent dans diverses sociétés du passé et on peut supposer que l’allaitement est pratiqué depuis qu’il y a eu des bébés. Néanmoins, bien que l’allaitement soit sans doute le moyen le plus naturel de nourrir un bébé, il n’a jamais été un jour où tout le monde le faisait, car il a été prouvé que d’autres pratiques d’alimentation du nourrisson étaient également utilisées.    

Peinture d’une femme qui allaite à la maison. (rijksmuseum

Lait maternel – Ce liquide remarquable est-il une source d’invincibilité?

Bien qu’il soit peu probable que les sociétés anciennes aient pleinement compris la valeur nutritive du lait maternel (les scientifiques en apprennent encore plus sur ce fluide corporel remarquable), ils étaient conscients de son importance. Cela peut être vu dans le rôle vénéré accordé au lait maternel dans la mythologie. Les anciens Grecs, par exemple, croyaient que c’était le lait maternel d’ Héra , la reine des dieux, qui avait rendu le héros Héraclès invincible. De plus, c’est le lait maternel de cette déesse qui a créé la Voie Lactée.

 

Le lait maternel a également été glorifié dans les mythes de l’ancienne Mésopotamie. Astarté , une importante déesse babylonienne, était considérée comme la «mère des seins fertiles, la reine des cieux, la créatrice de l’être humain et la mère des dieux».

 

Sculpture d’allaitement au Népal.

 

La révérence accordée au lait maternel a également été donnée à ceux qui ont allaité. Cela se voit d’abord dans les représentations artistiques de l’allaitement. De la civilisation égyptienne antique, des images de la déesse Isis allaitant son fils Horus ont été trouvées.

Isis dans un marais à papyrus en train d’allaiter Horus.

L’allaitement joue également un rôle important dans le mythe fondateur de Rome. Au lieu des seins d’une femme, cependant, les jumeaux Romulus et Remus ont été allaités par une louve jusqu’à leur découverte par le berger Faustulus et son épouse, Acca Larentia.

Allaitement d’animaux

Romulus et Remus n’étaient pas les seuls à avoir tété d’animaux. Dans le passé, si une mère était incapable de produire suffisamment de lait pour nourrir son bébé et qu’une autre femme ne pouvait pas prendre sa place, une femelle pouvait être utilisée pour maintenir l’enfant en vie. Comme dans l’histoire mythologique, il était préférable de téter directement l’animal plutôt que de le traire, puis de fournir le lait au bébé – il a été reconnu comme une méthode plus propre. Les animaux choisis à cet effet étaient des ânes, des vaches, des chèvres, des moutons ou des chiens. Certains historiens pensent que les vaches et les chèvres ont peut-être été domestiquées spécialement à cette fin.

 

 

Sculpture d’une louve nourrissant Romulus et Remus.

 

Les gens croyaient qu’un bébé qui se nourrit de lait d’origine animale (et parfois humaine) aurait un impact sur la personnalité de l’enfant. Le scientifique suédois Carl Linnaeus, par exemple, pensait qu’un lait de lionne favoriserait le courage. Les ânes étaient considérés comme plus moraux que les chèvres «vigoureuses», bien que celles-ci soient devenues des nourrices privilégiées pour les animaux trouvés au XVIIIe siècle.

Comment le rôle d’une infirmière mouillée a-t-il été envisagé?

En général, les sociétés anciennes accordaient une grande importance à l’allaitement. On peut supposer que les mères allaiteraient naturellement leur propre bébé, mais cela n’a pas toujours été possible, certaines mères étant décédées en accouchant et d’autres simplement incapables de allaiter. À la suite de cela, il y avait un marché pour les femmes qui allaient nourrir un autre enfant, elles étaient connues sous le nom d’infirmières humides.

La signification de ces femmes dans les sociétés anciennes est évidente dans le respect qui leur est accordé. Dans l’Égypte ancienne, malgré leur appartenance à la classe des servantes, les infirmières humides étaient très appréciées, en particulier celles qui allaitaient le pharaon. Autre exemple, dans l’ancienne Mésopotamie, le rôle des infirmières de soins infirmiers dans la société était si remarquable que des lois fixant les relations entre une infirmière de soins et son employeur ont été promulguées par le roi babylonien Hammurabi .

 

XVIIIe siècle, la vie de famille dans les demeures bourgeoises prussiennes: un bébé avec une nourrice .

Cependant, tout le monde n’avait pas une vision positive des infirmières. Au cours de la période romaine, les familles riches pouvaient se permettre des infirmières mouillées pour allaiter leurs bébés. Des auteurs tels que Cicero et Tacitus ont vivement critiqué cette pratique, estimant que les mères employant des infirmières soignantes négligeaient leur devoir envers Rome, étaient décadentes et mettaient en péril la stabilité de la société.

Les soins infirmiers ont continué pendant des siècles, mais les critiques étaient également présentes. À la fin des années 1700 et au début des années 1800, par exemple, les mouvements réformistes européens ont commencé à faire pression pour que les femmes allaitent leur propre bébé. Et les gouvernements de certaines nations ont même commencé à jouer un rôle dans ce sujet très personnel. Le gouvernement français a déclaré que les femmes qui n’allaitaient pas ne recevraient pas l’aide sociale en 1793. Et en 1794, les Allemands ont légalisé l’obligation pour toutes les femmes en bonne santé d’allaiter leurs propres enfants. Des facteurs sociétaux et politiques ont eu pour conséquence qu’au début des années 1800, de nombreuses femmes déclaraient fièrement leur pratique d’allaitement.

«Jeune femme qui allaite son enfant» (1777) de Louis-Roland Trinquesse.

Quelles étaient les autres formes anciennes d’alimentation du nourrisson?

Outre l’allaitement par une mère ou une nourrice, d’autres formes d’alimentation du nourrisson étaient utilisées par les sociétés anciennes. Des pots en terre cuite munis de longs becs ont été découverts dans des tombes de nourrissons. Ceux-ci auraient été utilisés pour nourrir les nourrissons.

Ces navires étaient le précurseur du biberon, introduit au 19e siècle. Quant au contenu de ces pots, ce n’était pas toujours du lait, comme on pouvait s’y attendre. Il a été rapporté que les anciens Grecs nourrissaient leurs bébés avec un mélange de vin et de miel dans de tels pots.

 

 

La Sexualité Sacrée:20 000 femmes et 100 000 hommes castrés au service de l’empereur: le harem impérial de Chine

Représentation de concubines au harem de l’empereur.

 

En Chine impériale, l’une des tâches importantes de l’empereur consistait à assurer la pérennité de la dynastie grâce à la production d’un héritier de sexe masculin. À cette fin, les empereurs de la Chine impériale ont gardé un énorme harem de femmes. Il y avait une hiérarchie dans le harem de l’empereur et, bien que les classes exactes aient changé au cours des millénaires, on peut dire qu’en général, il y avait trois rangs: l’impératrice, les conjointes et les concubines. De plus, les eunuques qui ont servi ces femmes impériales peuvent également être considérés comme faisant partie de ce harem.

Hiérarchie dans le harem

Au sommet de la hiérarchie du harem chinois impérial se trouvait l’impératrice, qui était la «femme officielle» de l’empereur. L’impératrice était la figure la plus vénérée et la plus vénérée des femmes en Chine, car elle était considérée comme la «mère du monde». Dans le harem, seuls l’empereur et la mère de l’empereur étaient au-dessus de l’impératrice. Tous les autres individus devaient obéir à ses ordres. En plus des impératrices, il y avait aussi le rang de l’impératrice douairière. Les impératrices qui ont survécu à leurs maris ont été promues à ce rang. Wu Zetian de la dynastie Tang (qui deviendra plus tard la première impératrice de Chine) et Cixi de la dynastie Qing comptent parmi les personnalités importantes des impératrices  douairières .

Wu-Ze-Tian

Consorts dans le harem chinois impérial

Sous l’épouse se trouvaient les concubines. Le nombre et les rangs de ces épouses différaient selon la dynastie au pouvoir. Au cours de la dynastie Qing, par exemple, un harem impérial aurait eu un Noble Consort impérial, deux Noble Consorts et quatre Consorts. Au-dessous de ces épouses se trouvaient les concubines et ce nombre variait d’un empereur à l’autre. Selon les rites de Zhou , un empereur pourrait avoir jusqu’à 9 concubines de haut rang, 27 concubines de rang moyen et 81 concubines de rang moyen. Cependant, pendant la dynastie des Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.), le nombre d’épouses qu’un empereur pouvait avoir était illimité. 

Portrait d’une concubine.

Sélection de Concubines

Au cours de la dynastie Ming (1368-1644 après JC), il existait un système officiel de sélection des concubines pour rejoindre le harem de l’empereur. Le processus de sélection aurait lieu à l’intérieur de la Cité interdite tous les trois ans. Les candidates étaient âgées de 14 à 16 ans et avaient été choisies en fonction de leurs antécédents, de leurs vertus, de leur comportement, de leur caractère, de leur apparence et de leur condition physique.

 

Eunuques – Les seuls hommes autorisés dans le harem

Pour s’assurer que tout enfant né dans le harem soit le père de l’empereur, les hommes n’étaient pas autorisés à servir les femmes du harem de l’empereur. Les seules exceptions à cette règle sont les eunuques, hommes castrés, les rendant ainsi impuissants. Tout au long de l’histoire de la Chine impériale, les eunuques ont servi la famille impériale, y compris en tant que serviteurs du harem. Loin d’être de simples serviteurs, cependant, ces eunuques pourraient aspirer à des postes de pouvoir et de richesse en s’impliquant dans la politique du harem. Au cours de la dynastie des Ming (1368-1644), 100 000 eunuques au service de l’empereur et de son harem furent révélateurs. 

Les eunuques chinois étaient les seuls hommes autorisés dans le harem

 

Rivalités au Harem

Avec autant de femmes dans le harem, il était inévitable que des rivalités surgissent entre les femmes de l’empereur, alors qu’elles rivalisaient pour attirer l’attention de l’empereur. La position la plus convoitée était, bien sûr, celle de l’impératrice, et avoir un fils pour l’empereur serait certainement un avantage considérable pour une femme dans le harem. Parfois, les femmes ambitieuses du harem qui complotaient contre leurs rivales formaient des alliances avec des eunuques. Si une intrigue aboutissait, une femme du harem pourrait gravir les échelons. Elle récompenserait à son tour les eunuques qui la soutenaient en les plaçant dans des postes d’autorité.

Rencontre amoureuse dans un harem.

De telles intrigues de harem ont souvent eu lieu dans l’histoire chinoise. Par exemple, pendant la dynastie Tang, l’une des épouses de l’empereur Gaozong était Wu Zetian. Selon la croyance populaire, Wu Zetian a fait assassiner son enfant nouveau-né et a imputé la responsabilité à l’impératrice Wang. À la suite de cela, l’impératrice fut rétrogradée et Wu Zetian devint la nouvelle impératrice. Néanmoins, tous les harems impériaux n’étaient pas des foyers de complot. Le quasi mythique Huangdi, par exemple, avait quatre concubines, qui n’ont pas été choisies en fonction de leur apparence, mais de leur compétence. L’une de ses concubines secondaires, par exemple, est considérée comme l’inventeur de la cuisine et des baguettes, tandis qu’une autre aurait inventé le peigne. Ensemble, ces concubines ont aidé Huangdi à diriger le pays.

De nombreuses concubines ont connu un sort triste lorsque leur empereur est décédé. Ils ont été sacrifiés, souvent enterrés vivants, pour rejoindre leur maître dans l’au-delà.

 

Photos de concubines vers 1880.

L’impératrice douairière Ci-Xi

La Sexualité Sacrée:Le christianisme et son homophobie

La déclaration maladroite du pape se voulait bienveillante. Elle l’est incontestablement si on la compare aux diatribes de Paul.

Alors que le pape François vient de tenir des propos controversés sur les homosexuels, quelles sont les origines de l’homophobie chrétienne ?

L’homosexualité vue comme une maladie

Le pape François sous-entend, dans sa conférence de presse, que l’homosexualité est une sorte de maladie. C’est pourquoi il emploie le mot remède. François reprend ici des idées déjà exprimées par son prédécesseur, le cardinal Ratzinger, futur Benoît XVI, alors à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans les années 1980 : l’homosexualité n’est pas un péché, mais tout de même une mauvaise tendance d’un point de vue moral. Cette position officielle de l’Église catholique, tout en prenant la défense des homosexuels en tant que personnes, demeure néanmoins sujette à controverse, dans la mesure où elle présuppose que l’homosexualité est un problème « moral », voire médical.

Au cours de l’histoire de l’humanité, les relations sexuelles entre personnes du même sexe n’ont pas toujours été condamnées. Dans la mythologie grecque, les principaux dieux et héros (Zeus, Apollon, Héraclès…) ont des aventures homosexuelles, sans faire l’objet de critiques. En fait, comme l’ont montré Michel Foucault ou encore Paul Veyne, le concept même d’homosexualité, tel que nous l’entendons aujourd’hui, n’existait pas dans l’Antiquité gréco-romaine.

Beaucoup d’hommes, au cours de leur existence, alternaient des relations avec des partenaires des deux sexes. Les individus n’étaient pas catégorisés en « hétérosexuels » ou « homosexuels », comme aujourd’hui. Une forme de « bisexualité » prédominait dans les faits. Rois grecs et empereurs romains s’affichaient tantôt avec des femmes, tantôt avec des hommes, comme Alexandre le Grand qui aima Roxane, son épouse iranienne, mais aussi son ami d’enfance Héphestion : une sorte de ménage à trois.

Les homosexuels « dignes de mort » selon Saint Paul

Ce problème entre homosexualité et christianisme ne date pas des déclarations de François, le 26 août 2018. Il remonte aux origines mêmes de la nouvelle religion qui triompha dans l’Empire romain, à la fin de l’Antiquité.

Jésus ne parle pas de relations homosexuelles dans les Évangiles. C’est l’apôtre Paul qui aborde cette question pour la première fois dans l’histoire du christianisme. Bon connaisseur de la tradition juive, il s’inspire d’un passage de la Bible :

« Quand un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ce qu’ils ont fait tous les deux est une abomination ; ils seront mis à mort, leur sang retombe sur eux » (Lévitique 20, 13).

Dans son Épître aux Romains (1, 18-31), Paul associe la sodomie au paganisme. Il condamne les femmes qui « ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature », c’est-à-dire celles qui acceptent des relations anales avec leurs partenaires masculins, ou encore les femmes qui aiment d’autres femmes.

Mais surtout, l’apôtre stigmatise avec vigueur les hommes qui, « abandonnant les rapports naturels avec la femme, se sont enflammés de désir les uns pour les autres, commettant l’infamie d’homme à homme ». Suit une cascade de termes négatifs, constituant une diatribe exceptionnellement longue. Paul entend marteler sa désapprobation absolue à l’égard des homosexuels :

« Ils sont remplis de toute sorte d’injustice, de perversité, de cupidité, de méchanceté, pleins d’envie, de meurtres, de querelles, de ruse, de dépravation, diffamateurs, médisants, ennemis de Dieu, provocateurs, orgueilleux, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, sans intelligence, sans loyauté, sans cœur, sans pitié. »

Parmi toutes ces accusations, la plus terrible est sans conteste celle d’« ennemis de Dieu », puisqu’elle conduit les homosexuels à être finalement déclarés « dignes de morts » par Dieu lui-même.

La sodomie « contre nature »

On peut se demander pourquoi Paul s’intéresse tant aux « sodomites ». Dans quelle mesure ceux ou celles qui pratiquent la sodomie par consentement mutuel et pour leur seul plaisir personnel indisposent-ils Paul ? Pourquoi s’occupe-t-il de ce qui se passe dans les chambres à coucher des autres ? Paul dit qu’il a choisi le célibat pour lui-même. Soit. Mais pourquoi vouloir ainsi réglementer, voire réprimer, les désirs sexuels des autres ?

C’est que Paul, de même d’ailleurs que l’auteur du Lévitique avant lui, considère la sodomie comme une pratique contre nature et « contre-Dieu », pourrait-on dire, puisque Dieu est confondu avec la « nature ». Les relations sexuelles ne devraient avoir qu’un seul but selon lui : la procréation. On comprend dès lors pourquoi des pans entiers de la sexualité humaine ont été prohibés par le christianisme : homosexualité masculine et féminine, sodomie, fellation, masturbation…

L’idéologie chrétienne qu’entreprend de définir Paul est parfaitement logique. Le christianisme dénigre le plaisir sexuel ; l’homophobie n’est qu’une manifestation de ce refus plus général de l’érotisme et du sexe pour le plaisir.

Mais en cela, le christianisme s’éloigne aussi de la tradition juive. En effet, si le Lévitique condamne sans appel la sodomie, les plaisirs érotiques entre un homme et sa femme sont vantés dans la Bible. L’époux peut profiter des charmes de sa belle épouse : « Jouis de la femme. […] Que ses seins te comblent en tout temps », peut-on lire dans le livre des Proverbes (5, 18-19).

Dans le christianisme, par contre, le plaisir sexuel paraît toujours plus ou moins suspect. Il est facilement associé au péché, à la culpabilité et à la honte. Et ce, à plus forte raison, s’il n’est pas directement lié à une nécessité reproductive dans le cadre d’un mariage légal entre deux individus de sexe opposé.

La condamnation des « sodomites » par les empereurs chrétiens

Lorsque le christianisme triomphe dans l’Empire romain, au IVe siècle, les empereurs mettent en place une législation réprimant durement les « sodomites ».

En 342, Constance II et Constant Ier décrètent : « Lorsqu’un homme s’accouple comme s’il était une femme […] alors nous ordonnons que les lois s’insurgent, que le droit soit armé de l’épée vengeresse, de manière à ce que les peines prévues soient infligées aux infâmes d’aujourd’hui et de demain ». (Code théodosien IX, 7, 3). Le texte ne donne pas de précisions sur ce supplice de l’épée. On peut supposer qu’il s’agissait d’une décapitation ou d’une émasculation.

En 438, Théodose II les condamne au bûcher, sur la place publique : ainsi, ils « expireront dans les flammes vengeresses, devant le peuple » (Code théodosien IX, 7, 6).

Au VIe siècle, l’empereur byzantin Justinien confirme cette répression des homosexuels. En 542, deux évêques, Isaïe de Rhodes et Alexandre de Diospolis, surpris en flagrant délit, sont amputés de leurs pénis et traînés dans les rues de Constantinople, pour servir d’exemple à tous les prélats et à la population.

Au Moyen Âge, pour effrayer les fidèles, des peintures de supplices affreux ornent les édifices religieux. À San Gimignano, en 1393, Taddeo di Bartolo imagine le châtiment de deux homosexuels lors du Jugement dernier : un diable empale un homme qui porte sur la tête un bonnet sur lequel est écrit Sottomitto (sodomite). À gauche, son partenaire est transpercé par le même pieu, mais à travers la bouche : une manière de rappeler que la sodomie et la fellation sont deux pratiques également condamnées par Dieu.

Au regard de cette sanglante répression des homosexuels, les propos tenus par le pape François paraissent plutôt modérés. Ils s’inscrivent néanmoins dans une vieille tradition chrétienne homophobe et sur des préjugés tenaces remontant à saint Paul.

Représentation de Saint-Paul…Icone russe.

 

 

 

 

La Sexualité Sacrée: Les bordels de Pompéi

 

 

 

Comme les hommes anxieux qui ont commencé les fouilles à Pompéi au 18ème siècle et en ont découvert plus sur les anciens Italiens qu’ils n’avaient négocié – comme les lampes à forme phallique – les historiens du sexe sont régulièrement confrontés à des études de cas défiant leur propre éthique. . Ceux qui travaillaient dans les rues de Pompéi et servaient des clients dans les maisons closes vivaient une vie difficile, mais beaucoup de peintures murales qui ont survécu décrivent les femmes comme étant érotiques et exotiques.


HORS TEXTE
Musée Archéologique de Naples

 

Bâtiment du musée

 

Après une visite du site archéologique de Pompéi, il est judicieux de se rendre au musée situé à proximité de Naples car c’est là que sont conservés tous les objets fragiles et de grande valeur du site. Il y a une verrerie magnifique qui semble si fragile, mais qui a survécu à la catastrophe. Il y a beaucoup de récipients de cuisine et de bronzes et de mosaïques exquis. Cela révèle encore plus ce que fut cette ville somptueuse à son apogée.

Lampes phalliques.

 

Des décorations aux formes évidentes.

 

Un lit et oreiller en pierre.

 

 

 

Le musée abrite également la « Salle secrète », dépositaire de symboles phalliques bizarres et d’œuvres d’art de toutes sortes de visuels sexuels. Apparemment, les anciens étaient fascinés par leurs organes génitaux et l’acte de procréation. À Pompéi, nous avons visité le bordel avec de petits « bureaux » équipés de lits / oreillers en pierre et des peintures sur les murs destinées à « inspirer ». ..des marchandises pour tous ceux qui entrent.

Une enseigne a l’entrée du bordel.

 

 

 

 


Les peintures murales des bordels et des bâtiments servant de maisons closes (comme les auberges, les comptoirs à lunch et les tavernes) montrent des femmes à la peau claire, nues (excepté la bande de poitrine occasionnelle), avec des cheveux stylisés, des positions sexuelles variées hommes athlétiques. Les figurines arborent des lits parfois ornés et ornés de courtepointes décoratives.

Dans les bâtiments identifiés comme des maisons closes, les peintures murales pourraient avoir pour but d’éveiller les clients. Ils peuvent également avoir servi de menus illustrés ou même servir de manuel d’instructions à un plus grand nombre de clients inexpérimentés. Dans les bâtiments identifiés comme résidences privées, les scènes étaient probablement décoratives, mais elles pouvaient aussi être conçues pour la titillation.

Contrairement aux images idéalisées, les bordels eux-mêmes apportent la preuve que les femmes travaillaient dans des cellules, généralement assez grandes pour un lit étroit. L’absence de fenêtres dans la plupart des cas témoigne de l’obscurité des cellules, ainsi que d’un flux d’air limité.

Les fouilles suggèrent également que les cellules étaient généralement dépourvues de portes, ce qui implique que les pièces pourraient avoir été ridées. Ils ont également révélé des lits en pierre.Des lits en bois ainsi que des palettes ont probablement également été utilisés, mais auraient péri lors de l’éruption du mont Vésuve en 79 après JC.

Les conditions dans lesquelles travaillaient les femmes ne concernaient pas les propriétaires de maisons closes, les clients ou quiconque, car la plupart des travailleuses du sexe de l’ancienne Italie étaient des esclaves. Comme l’attitude ancienne vis-à-vis des esclaves était, au mieux, l’indifférence et le mépris de la violence au pire, la vie des femmes ne constituait pas une source d’empathie pour les personnes extérieures à leur classe.

Les travailleuses du sexe remplissaient une fonction utilitaire et rien d’autre. Confinées dans les locaux par des proxénètes (généralement) masculins qui ne leur fournissaient que leurs besoins les plus élémentaires, les femmes étaient essentiellement coupées du monde extérieur. Cela les rendait vulnérables aux caprices du proxénète et du client.

 

Les femmes qui travaillaient dans les rues de Pompéi attendaient souvent autour des arcades et d’autres endroits standard tels que les cimetières et les bains publics. Dans les grandes villes, où le contrôle du commerce du sexe était plus difficile à gérer, certaines de ces femmes ont peut-être travaillé sans proxénète. Ceux qui composaient ce pourcentage d’ouvriers étaient pour la plupart des esclaves libérés et des femmes pauvres et libres.

Histoires De Graffiti

La préservation des graffitis sur les murs des bâtiments de Pompéi fournit également aux historiens des détails sur le commerce du sexe. La plupart sont extrêmement graphiques. Il comprend des informations sur des services et des prix spécifiques, les évaluations des clients concernant certaines femmes et leurs capacités (ou leur absence), ainsi que des conseils sexuels.

Certains graffitis vont droit au but:

Pousser lentement

D’autres sont des publicités:

Euplia était ici
avec deux
beaux hommes

 

Ou une liste de prix pour différents services.

 

 

Souvent, les noms des esclaves et, par défaut, des travailleurs du sexe, avaient des origines grecques. Le nom « Euplia », par exemple, vient d’un mot grec signifiant « voyage équitable ». Les noms des travailleurs du sexe dénotaient parfois la fonction ou les caractéristiques physiques de l’individu en question. Euplia a promis à ses clients un bon voyage.

Les graffitis attestent également des travailleuses du sexe à Pompéi. Comme pour les écrits concernant les femmes, ce graffiti répertorie des services spécifiques offerts et parfois des prix.Comme les femmes nées seules n’étaient pas autorisées à avoir des rapports sexuels avec qui que ce soit d’autre que leur mari, les clientes ayant eu recours à des travailleurs du sexe masculins étaient presque exclusivement des hommes. Les mœurs sexuelles de la Rome antique couvraient les rencontres sexuelles entre hommes si certains protocoles étaient maintenus (un citoyen ne pouvait pas être pénétré, par exemple).

Les quelques enregistrements littéraires qui suggèrent qu’il pourrait y avoir eu des clientes de travailleuses du sexe sont discutables, car elles étaient généralement écrites à des fins satiriques ou comiques. Cependant, il serait naïf de ne pas tenir compte des cas de femmes riches et nées librement ayant accès à des travailleurs du sexe ou à des esclaves domestiques.

 

De même, il serait naïf de supposer que les clients masculins ne recherchent pas d’autres hommes avec lesquels ils pourraient participer à des actes jugés socialement inacceptables (essentiellement des actes dans lesquels le citoyen masculin occuperait un rôle de soumission).

Société et commerce du sexe

Au moment de l’éruption du Vésuve , Pompéi était une ville de taille modeste, avec une population d’environ 11 000 habitants et une communauté florissante dotée d’une architecture et d’une infrastructure sophistiquées. Situé en Campanie, à quelque 23 kilomètres au sud-est de Naples, et à proximité du port de Pouzzoles , il a connu un commerce et une économie robustes et un groupe démographique multiculturel.

La prospérité de la ville et la présence continue des commerçants ont assuré un marché fort pour le sexe. En effet, le commerce du sexe était essentiel au bon fonctionnement de la société, en particulier des mariages.

Comme les mariages, en particulier ceux des classes d’élite, étaient organisés et principalement pour la naissance d’héritiers masculins, un mari ne chercherait pas à obtenir des plaisirs sexuels de sa femme. Plutôt, par respect pour elle, un homme paierait pour des relations sexuelles agréables, en particulier les actes qui ne devaient pas être accomplis par une femme respectable.

En effet, le graffiti atteste de cinq types de sexe à vendre: rapports sexuels, cunnilingus, fellation, sexe anal actif et sexe anal passif. Ainsi, le commerce du sexe effectuait une sorte de contrôle social et moral de l’institution du mariage, ainsi que la préservation de la réputation et de la masculinité d’un homme adulte. Comme le travail du sexe n’était pas illégal (étant principalement structuré autour de l’esclavage) mais que l’adultère était interdit, c’était une autre raison de payer pour le sexe.

Les couches de matériaux volcaniques qui recouvraient Pompéi et la majeure partie de sa population à une profondeur de 25 mètres (82 pieds) ont laissé des traces considérables des anciens Italiens, de leur mode de vie et de leur environnement. Ironiquement, l’éruption qui a piégé les habitants à la fois dans le temps et dans l’espace leur a conféré une étrange immortalité.

Ces gens nous chuchotent et leurs histoires sont variées, joyeuses et tristes. Leurs histoires sont parfois choquantes et même déchirantes, mais, comme la vie des travailleuses du sexe, elles méritent d’être rappelées.

 

 

 

 

 

La Sexualité Sacrée:Sappho ,la poètesse de l’amour lesbien

‘Sappho et Alcaeus’ (1881) par le Lauréat Alma-Tadema.

 

En plus d’être née sur l’île de Lesbos vers 630 avant JC, et cette date est souvent contestée, on en sait étonnamment peu sur la vie de la  poètesse  bien-aimée Sappho. La seule source fiable d’informations biographiques provient de sa propre poésie. Cependant, il est souvent contesté que ses écrits soient en réalité de nature autobiographique ou, comme ils l’ont fait dans des festivals et pour un large public, qu’ils racontent des histoires et des mythes.

En outre, une grande partie de ses écrits ont été perdus au fil des ans. En effet, elle a été prolifique à son époque et a écrit environ 10 000 lignes (environ 2 000 de moins que l’ Odyssée), mais aujourd’hui, seules environ 650 lignes survivent. Cela nous laisse peu ou pas de preuves vérifiables sur qui était cette femme.

Femme au stylet et a la tablette de cire (définie comme étant Sappho).
Fresque murale de Pompéi.

Sappho était-elle une lesbienne?

Pourtant, son nom a survécu et sa réputation en tant que poètesse lyrique douée. Elle a beaucoup écrit sur l’amour et la passion pour tous les peuples et pour les deux sexes. Elle décrit en détail l’amour émotionnel entre les femmes et écrivait occasionnellement sur les actes sexuels entre femmes.

Sappho et la lyre.

 

 

Ces découvertes ont conduit à penser que Sappho était une lesbienne. Le terme « lesbienne » dérive du nom de sa patrie « Lesbos » et le terme « amour saphique » est dérivé du nom du poète. Nous ne saurons peut-être jamais avec certitude si Sappho aimait les femmes, l’amour pour les femmes décrit dans sa poésie pourrait avoir été entièrement fictif. Mais Sappho écrivait à propos d’autres aspects de sa vie dans les strophes de sa poésie, ce qui a amené beaucoup à croire qu’elle était lesbienne.

Sappho et Erinna dans un jardin de Mytilène’ (1864) par Siméon Salomon.

 

Cependant, dans sa propre période, elle n’était pas considérée comme gay. Plutôt l’inverse. Dans la comédie athénienne classique (de la vieille comédie du Ve siècle à Menander à la fin du IVe et au début du IIIe siècle av. J.-C.), Sappho était caricaturé en tant que femme hétérosexuelle. En effet, ce n’est qu’à la période hellénistique (environ trois siècles après sa mort) qu’elle a été décrite comme homosexuelle.

Au milieu du Ier siècle après JC, le philosophe romain Sénèque, précepteur de Néron, se plaignait d’un érudit grec qui avait consacré tout un traité à la question de savoir si Sappho était une prostituée. Certains auteurs anciens supposaient qu’il devait y avoir deux Sapphos: l’un le grand poète, l’autre une femme très espiègle. Il y a une entrée pour chacun dans la Suda , la grande encyclopédie byzantine du 10ème siècle de l’ancien monde méditerranéen.

Ramasser les détails des fragments

La vérité est que nous ne pouvons tirer que des conclusions de divers fragments de poésie attribués à Sappho. Et ce sont vraiment des «chutes». Toutes les œuvres survivantes de Sappho sont partiellement détruites, sauf Hymn for Aphrodite . Plus de la moitié des lignes originales survivent dans une dizaine d’autres fragments et le reste des fragments de l’œuvre de Sappho ne contient qu’un seul mot. Ses poèmes sont en réalité classés comme fragment 1 – fragment 213. Ces fragments ont été attribués à plusieurs livres que le poète aurait écrits durant sa carrière littéraire.

Alcaeus et Sappho. Le côté A d’un grenier à kalathos à figures rouges, ca. 470 av. De Akragas (Sicile).

 

Récemment, il y a eu des découvertes majeures de plus de la poésie de Sappho. En 2004, le poème Tithonus et un nouveau fragment précédemment inconnu ont été découverts et, en 2014, des fragments de neuf poèmes: cinq déjà connus mais avec de nouvelles lectures, dont le poème des Frères , ont été retrouvés dans un ancien vase égyptien.

Le style du poète

Même si très peu de son travail a survécu, de ce qui reste nous pouvons déterminer que Sappho était extraordinairement talentueux. Elle possédait une clarté de langage et une simplicité de pensée qui créent des images clairement définies et magnifiquement construites.

Elle a écrit et chanté dans un dialecte éolien, une sorte de grec ancien qui était une langue accentuée, un peu comme le chinois aujourd’hui. Elle a utilisé un schéma rythmique que Sappho aurait inventé sous le nom de « Sapphic Stanza ». Chaque strophe de quatre lignes se compose de trois lignes identiques sur le plan métrique, de onze syllabes de longueur, suivies d’une quatrième ligne plus courte de cinq syllabes.

Pilier Hermaic avec un portrait féminin, appelé « Sappho »; inscription « Sappho Eresia » c’est à dire. Sappho d’Eresos. Copie romaine d’un original grec classique.

Elle a été admirée par d’autres poètes de son temps. Un auteur grec, écrivant trois siècles après sa mort, a prédit avec confiance que «les colonnes blanches de la belle chanson de Sappho perdurent et dureront, s’exprimant à haute voix. . . tant que les navires quittent le Nil. « 

Solon, le poète, homme d’État et tout autour de Wiseman, a demandé qu’on lui enseigne une de ses chansons « afin que je puisse l’apprendre et ensuite mourir ». Le philosophe Platon a également écrit d’elle dans l’ Anthologia Graeca , un recueil d’anciens poèmes d’auteurs estimés, lorsqu’il déclare:

« Certains disent que les Muses sont neuf: quelle imprudence! Regardez, il y a aussi Sappho, de Lesbos, le dixième. »

Bien qu’une grande partie de son travail ait été perdue, Sappho conserve suffisamment de poésie pour apprécier son talent de poète et son importance en tant qu’anciene écrivaine.


EN COMPLÉMENT

l’île de Lesbos et le tourisme sexuel dans le monde antique

 

Zeus se change en taureau et vole Europa.

Les tendances sexuelles de la Grèce antique sont presque aussi mythologiques que leurs héros légendaires. En fait, tout le panthéon grec des dieux est réputé pour ses ébats et ses exploits sexuels hédonistes. Mais laisse-t-on le mythe passionnant en nuage? La vérité et l’histoire ancienne de l’île de Lesbos, longtemps associées au lesbianisme, peuvent être très différentes de ce que la plupart des gens supposent. Dans un nouveau documentaire et article de la BBC , l’île aurait été le théâtre d’un commerce du sexe très actif – pour les hommes!

Dans le mythe grec, il y a des histoires de Zeus se transformant en cygnes et en taureaux et des rayons de lumière dorée pour imprégner les femmes. Tirésias, le Theban qui avait été à la fois un homme et une femme, a été aveuglé par Hera pour avoir dit que les femmes jouissaient davantage du sexe que les hommes, faisant perdre à Hera un pari avec Zeus. la vie pour compenser). (Hera, furieuse aussi, a changé une des prairies de Zeus en une vache et fait voler une mouche à travers le monde; Zeus l’a finalement sauvée.) Et la pauvre Dionysos? Est-ce que ces femmes folles de Maenad l’ont vraiment déchiré chaque année dans une frénésie? Chaste Artemis dans la piscine en train de se baigner avec ses jeunes filles se déchaîna avec fureur quand Actaeon vit son nu, le transforma en cerf, et ses chiens le chassèrent et le tuèrent.

Par leur réputation, les anciens Grecs ont adopté l’homosexualité, tant masculine que féminine, mais un endroit particulier connu pour ses lesbiennes, Lesbos, était en réalité une île où les femmes connues pour leur beauté servaient le commerce du sexe des hommes en vacances. À un tournant surprenant, Lesbos aurait été l’ancienne capitale du tourisme sexuel des hommes de la mer Égée. Vient maintenant un nouveau documentaire de la BBC qui dit que Lesbos était l’ancien équivalent du Magaluf moderne, une ville de l’île de Majorque, en Espagne, connue pour son tourisme sexuel, sa consommation excessive et sa débauche.

Carte de Lesbos par Giacomo Franco (1597).

 

Selon cet article sur une autre BBC, les femmes de Lesbos qui n’étaient pas impliquées dans le commerce du sexe, c’est-à-dire les non-prostituées, ne se sont pas regroupées pour voler les touristes ivres du monde antique. 

Le rapporteur grec dit que les femmes de Lesbos ne pouvaient pas résister, mais pas à cause de la force brutale et du nombre élevé d’enfants qui se mêlaient à des malheureux ivres, mais parce qu’ils étaient si beaux.

« Lesbos avait une réputation très particulière pour la production de très belles femmes. Ils étaient vraiment censés être les personnes les plus sexy du monde grec », a déclaré Edith Hall, de King’s College à Londres, dans la série, qui sera diffusée le 4 mai sur BBC Four. « Dans le monde grec antique, le mot lesbienne signifiait en fait une femme qui jouait un rapport sexuel intime sur un homme. »

La personne la plus célèbre qui ait jamais vécu à Lesbos était le poète Sappho, une femme qui a célébré les belles femmes de l’île. On en sait très peu sur cette artiste qui a vécu vers 630 av. J.-C., mais sa poésie captive les lecteurs deux mille ans après sa rédaction. Elle est souvent définie comme une lyre car ses écrits étaient destinés à être joués accompagnés de la lyre. En outre, elle était une innovatrice, car elle était l’un des premiers poètes à écrire à la première personne, rendant l’expérience personnelle et individuelle. Ses œuvres sont maintenant synonymes d’amour féminin.

La BBC a envoyé une équipe pour enquêter sur l’histoire sexuelle de l’île de Lesbos et cette femme énigmatique. La plus grande partie de la poésie de Sappho est perdue, mais certains restent, y compris ce poème, traduit par Mary Barnard:

Je n’ai pas entendu un mot d’elle 
Franchement, je voudrais être morte
Quand elle est partie, elle
a beaucoup pleuré ; elle m’a dit: « Cette séparation doit être
supportée, Sapho. Je pars à contrecœur. »

J’ai dit: « Vas-y, et sois heureux 
mais souviens-toi (tu le sais  
bien) que tu pars enchaîné par amour

« Si vous m’oubliez, pensez à 
nos cadeaux à Aphrodite 
et à toute la beauté que nous partagions

« tous les diadèmes violets, 
boutons de rose tressés, aneth et 
crocus tordus autour de votre jeune cou

« La myrrhe a versé sur ta tête
et sur des tapis mous des filles avec
tout ce qu’ils souhaitaient le plus à côté d’eux
 » alors qu’aucune voix ne chantait des
refrains sans le nôtre,
aucun bois n’a fleuri au printemps sans chanson … « 

Des recherches plus approfondies sur les réalités et les pratiques culturelles historiques de la sexualité peuvent changer la façon dont nous percevons le monde antique, mais toutes les fenêtres sur le passé doivent être ouvertes pour avoir un regard plus vrai sur  le passé.

Actaeon Surprenant Diana (Artemis) dans le bain, par Titian

 

Voici des fragments découverts récemment d’une oeuvre de Sappho.

 

 

 

 

 

 

La Sexualité Sacrée: Se montrer nue sans retouche ou la vraie beauté

Prendre en photo des femmes dans leur quotidien mais nues. Voici ce qu’est The Nu Project en une phrase. Une idée simple, mais pas facile à appliquer.

 

On tenait à vous présenter ces séries de photos de femmes naturelles et pas retouchées, une chose suffisamment rare de nos jours pour qu’elle soit soulignée. Ces femmes sont tout simplement sublimes sans fioritures.

La genèse du Nu Project

C’est en 2005 qu’un Américain et sa femme débutent ce projet. A la suite d’une discussion sur un forum, Matt Blum, photographe, se rend compte que beaucoup de femmes ne connaissent pas le corps de leurs pairs.

En effet, tous les autres corps de femmes qu’elles voient ne sont que ceux retouchés et publiés dans les magazines. Pour beaucoup, il est impossible de s’identifier à cette beauté standardisée.

Matt dit lui-même qu’il a eu l’idée de ce projet car il n’aimait pas la majorité des photographies nues qui sont, soit faites pour montrer un corps parfait, soit faites pour montrer que toutes les femmes sont dans la moyenne.

 

 

 

Si le photographe a choisi de se focaliser sur le corps des femmes et non celui des hommes, c’est parce qu’il pense qu’elles sont jugées bien plus durement sur leur physique que ces derniers.

Le déroulement du Nu Project

Etant photographe, Matt Blum a choisi de s’investir bénévolement et de ne pas faire payer ses services. Matt shoote dans un premier temps des femmes de tout âge et physique originaires d’Amérique du Nord où il habite.

Une femme, un lieu, une photo

Il n’y a aucun parti pris sur une typologie de femme, juste des femmes dites « normales ». Pour qu’elles se sentent bien, chaque photo est prise dans leur habitation et dans un univers qui leur ressemble.

La mise en scène est simple, spontanée. Matt ne rencontre effectivement pas son modèle avant et ne connait pas la topologie du lieu du shooting. Cette authenticité est marquée aussi par le fait que les clichés ne sont pas retouchés ce qui est très rare de nos jours.

Le but du Nu Project

Ces femmes qui dévoilent leurs corps sans vêtements sont rondes, minces, avec une taille marquée, des fesses bombées ou non et n’ont rien en commun. Ainsi, elles illustrent parfaitement la diversité qui existe sur Terre en termes de morphologie.

Bien qu’elles ne fassent pas la une des grands magazines de mode, elles ne sont pas moins toutes dotées d’une beauté naturelle et d’une grande sensualité.

La revendication d’une beauté simple

Avec « The Nu Project », c’est un nouveau visage de la femme que nous montre Matt Blum, bien loin des physiques de rêve couchés sur papier glacé et entièrement photoshopés Ce sont avant tout des physiques proches de la réalité qu’il veut nous montrer.

Au départ, il était difficile pour Matt de trouver des femmes acceptant de poser nu. Celles-ci avaient avant tout peur du regard des autres et d’être jugées seulement sur leur apparence ce qui est très restrictif. Au fur et à mesure, elles ont réussi à gagner en confiance et à relever ce défi.

 

 

Regardez bien attentivement le corps de ces femmes. Il nous raconte une histoire. On devine un tatouage, une cicatrice, des vergetures. Des marques pleines de mystères mais qui n’ont pas besoin de grand discours pour deviner ce qui en est l’origine.

On admire ces femmes magnifiques avec de belles formes sans fard. La vérité des photos nous rassure car on comprend que ce sont elles les femmes à qui l’on voudrait ressembler et pas celles des magazines. Bien évidemment, la nudité peut déranger certains et des critiques sont toujours présentes. Cependant, les mentalités continuent de changer, lentement mais surement.

 

L’avenir du Nu Project

Matt Blum compte à ce jour plus de 150 photos de femmes. Il ne fut pas facile de les convaincre de poser nues mais elles ont compris l’intérêt du projet artistique et accepté.

Dans un désir de rassembler le plus de morphologies différentes possibles, Matt Blum voyage et photographie les femmes de tous les continents.

 

 

Comment participer au Nu Project ?

Après avoir photographié les femmes nord et sud-américaines, Matt s’attaque à l’Europe et cherche de nouveaux modèles. Vous aussi, posez nue pour ce magnifique projet ! Pour cela, la seule condition à remplir est d’être âgée d’au moins 21 ans et d’accepter d’être photographiée entièrement nue bien entendu.

Toutes les femmes sont volontaires et ne sont pas rémunérées pour poser. En contrepartie, le photographe leur offre les clichés pris qu’elles peuvent utiliser à leur guise. Sachant qu’une séance de photos personnelle avec un professionnel peut coûter plus de 2.000$, c’est un bon moyen d’obtenir de belles photos de vous.

L’inscription se fait directement sur le site internet de The Nu Project. Lancez-vous !

 

 

 

Pour aller plus loin…

L’œuvre de celui-ci nous donne une véritable leçon sur la beauté au naturel, sur le fait de s’assumer avec ses formes. Un livre a vu le jour «Beauty in Every Body » réunissant toutes les photos du Nu Project.

Le What’s Underneath Project

Il y a  ce projet dans une interview de Clémentine Desseaux. Il s’agit d’une série de vidéos postée sur YouTube. Pour chaque vidéo, une personne avec un parcours ou physique atypique se présente et répond à une série de questions sur différents moments marquants de sa vie, quelle partie de son corps elle préfère…

A la fin de chaque question, l’interviewée doit retirer un de ses accessoires ou vêtements jusqu’à être uniquement vêtue de sa lingerie.

Votre personnalité fait aussi partie de votre style

Le but est de montrer que le style ne dépend pas uniquement des vêtements que l’on porte ni des tendances du moment. C’est avant tout votre état d’esprit et qui vous êtes, donc ce qu’il y a en dessous de vos vêtements qui représente votre style.

Profitez-en pour vous enrichir de l’expérience de ces femmes telles que Myla Dalbesio, jeune mannequin « entre deux ».  Elles viennent d’horizons variés : mannequinat, art, sport… et comprendre comment elles ont fini par s’accepter avec un corps ou une vie différente de ce qui est présenté comme la norme. Quelques hommes ont également participé à ce projet original.

 

La Lemon Team aime beaucoup ce vent de fraîcheur qui nous aide à accepter notre corps tel qu’il est. En effet, toutes ces femmes nous montrent que même s’il est difficile pour beaucoup d’avoir une totale confiance en soi, elles ont su avancer grâce à leurs expériences et ont tiré le meilleur de leur personnalité.

 Nous espérons qu’elles vous auront inspiré et aidé à avoir confiance en vous.

S’il-vous-plait,partagez cet article…il sera traduit en plusieurs langues dont le coréen!

Lee Sung-yeon,notre nouvelle collaboratrice et éditrice ,s’intéresse aussi  au Nu Project et prévoit  même y  participer.Elle en fera une ou deux traductions!