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Mata Hari :la sensualité et l’érotisme ajoutés à l’espionnage durant la Grande Guerre

Un commentaire

Un noter un détail intéressant dans cette correspondance, un aspect rarement évoqué, celui de l’espionnage, et des complications qui en découlent dans la vie de tous les jours.
La France semblait un peu retard dans ce domaine durant les premiers mois du conflit. C’est après la bataille de la Marne que le Grand Quartier général, sur ordre du général Joffre, créa le 2e bureau du service de renseignement, fonctionnement conjointement avec le 2e bureau de l’Etat Major des Armées, qui seront rejoints un peu plus tard par un 5e bureau. Ces services collaboraient avec la Sûreté générale, le Ministère de l’intérieur et la Préfecture de Police de Paris. Quand on voit la complexité de ce réseau, on comprend immédiatement la lourdeur de ce service secret « à la française ».
Tous les pays participants au conflit ont eu recours à l’espionnage… rappelons-nous la très célèbre Margaretha Geertruida « Margreet » Zelle MacLeod, alias Mata-Hari, néerlandaise, danseuse « exotique » au service de l’empire allemand ! fusillée le 15 octobre 1917 à Vincennes.
Mata Hari en spectacle vers 1915.

Mata Hari en spectacle vers 1915.


Mata Hari
(* 07. Août 1876; † 15. Octobre 1917)

Margaretha Geertruida ZELLE est l’unique fille de Adam Zelle et de Antje van der Meulen. Son père, riche fabricant de chapeaux et de capes, lui porte une attention toute particulière. La petite fille, souvent prise pour une eurasienne en raison de son teint mat, montre un penchant précoce pour l’affabulation et la mise en scène. Le « cocon » familial se trouve brisé en janvier 1889 lorsque l’entreprise Zelle fait faillite. La famille déménage, Adam Zelle délaisse ses enfants, le couple se sépare le 4 septembre 1890. Le décès de Mme Zelle huit mois plus tard disperse la fratrie.

 

 

 

 

 

 

 


Mata Hari vers1907.

Mata Hari vers1907.

Biographie

En novembre 1892, Margaretha entre à l’école normale de Leiden, dont elle est renvoyée en raison d’une liaison avec le directeur. Elle va alors vivre chez un oncle à La Hague. En mars 1895 elle répond à une annonce matrimoniale d’un capitaine de vaisseau de l’armée royale des Indes : « Officier de retour des Indes cherche jeune femme affectueuse pour mariage ». Ce dernier, de dix-neuf ans son aîné, se nomme Rodolphe Mac Leod, alias John. Il représente l’autorité paternelle qui lui a fait défaut. Le 11 juillet, leur union est officialisée. Le 30 janvier 1897, résidant alors à Amsterdam chez une s¿ur de Rodolphe, le couple a son premier enfant, Norman John.

Au début du mois de mai 1897, la famille s’embarque pour Toempong (à l’ouest de Java), aux Indes néerlandaises, où l’officier Mac Leod doit rejoindre son poste. Les époux y ont une fille, Jeanne Louise dite « Non ». La jeune femme s’intéresse aux danses balinaises et prend le pseudonyme de Mata Hari « ¿il du jour » (nom du Soleil en Indonésie). Cependant, la vie conjugale sur place devient difficile. Margareth, grisée par les colonies, délaisse sa famille. Le couple se dispute sur fond d’adultère. Leur fils meurt à la suite d’une intoxication. En 1900, après vingt-huit ans de service, Rodolphe Mac Leod quitte l’armée.

Mata Hari en 1904...photo prise après un spectacle.

Mata Hari en 1904…photo prise après un spectacle.

En mars 1902, les Mac Leod retournent aux Pays-Bas et divorcent cinq mois plus tard. En dépit du jugement rendu, Rodolphe refuse son droit de visite mensuel, et soustrait l’enfant à la garde de sa mère.

En 1903, âgée de 26 ans, la Hollandaise vient à Paris. Sans emploi, elle regagne les Pays-Bas pour quelques mois avant d’entamer dans la ville éternelle une carrière de danseuse de charme sous les apparences d’une princesse javanaise dénommée « Lady Mac Leod ». Elle débute au salon de Madame Kiréesky, puis, de salons privés en salons privés, sous son pseudonyme javanais de « Mata Hari », finit par se faire inviter par Monsieur Guimet, possesseur d’une salle de spectacle privée. Sa représentation le soir du 13 mai 1905 en princesse indienne totalement nue marque le début de sa vie mondaine.

Photo prise en 1905 lors de sa représentation totalement nue.Cette représentation lui apportera un succès fantastique...auprès de l'élite polotique et financière de l'époque.Seulement cette photo se vendra fort cher ...sous le manteau.En s'influenceant de la culture orientale,elle réinvente le streap tease .Avec elle,le corps de la femme devient une oeuvre d'art.

Photo prise en 1905 lors de sa représentation totalement nue.Cette représentation lui apportera un succès fantastique…auprès de l’élite polotique et financière de l’époque.Seulement cette photo se vendra fort cher …sous le manteau.En s’influenceant de la culture orientale,elle réinvente le streap tease .Avec elle,le corps de la femme devient une oeuvre d’art.

Elle y interprète avec d’autres artistes une variation d’une « danse hindoue » en l’honneur de la déesse Shiva. Le spectacle est un succès et comédiens sont invités à se produire devant les grands de l’époque : le 18 août 1905 à l’Olympia de Paris, en janvier 1906 à Madrid ; à Monte Carlo elle joue dans Le Roi de Lahore de Jules Massenet (1842-1912) ; à Berlin, à La Haye, à Vienne et au Caire.

Dans son interprétation de la déessse Shiva,elle aurait commencer par se dévêtir par ...le bas,contrairement aux habitudfes ancrées des spectacles de strip-tease,.

Dans son interprétation de la déesse Shiva,elle aurait commencer par se dévêtir par …le bas,contrairement aux habitudes ancrées des spectacles de strip-tease,.

 
...sous des vêtements transparents,on devine son corps.

…sous des vêtements transparents,on devine son corps.

Ses talents artistiques sont toutefois à nuancer. Mata Hari a probablement inventé un type de chorégraphie appréciée dans les cabarets et les cercles pour qui l’exotisme est synonyme de lascivité, plus qu’elle n’a présenté de danses indiennes. Aux journalistes, l’interprète cède le pas à la comédienne : elle aime à présenter sa mère comme une princesse indienne, élève son père à la dignité de baron et ajoute : « je suis née à Java, au milieu de la végétation tropicale, et, depuis ma plus petite enfance, des prêtres m’ont initiée à la signification profonde de ces danses qui constituent un véritable culte. » Ceci ne l’empêche pas, dès 1907, d’être éclipsée par les autres danseuses de charme, comme Colette, remplacées par les ballets russes quelques temps après. Mata Hari, voyant sa notoriété diminuer, finit par mener une vie mondaine, collectionnant les bienfaiteurs, toujours en quête de nouveaux amants.

Lors de la déclaration de guerre, Margaretha Zelle vit à Berlin auprès d’un ancien galant, Alfred Kiepert, hussard, en attendant de se produire au Metropol.

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Ses compétences linguistiques lui permettent de regagner les Pays-Bas puis de s’établir à Paris où, installée au Grand Hôtel, elle continue à vivre de ses charmes. Au début de l’année 1916, lors d’un voyage en Allemagne (Cologne, Francfort), Mata Hari, endettée par son train de vie, est contactée par Cramer, consul allemand à La Haye. Celui-ci lui propose de régler ses dettes, de donner 20 000 couronnes en échange de renseignements sur la France. Elle devient ainsi l’agent H 21.

De retour à Paris en juillet, elle noue des contacts avec les officiers alliés, et s’éprend d’un jeune capitaine de l’armée russe. Ce dernier, blessé, est soigné à Vittel.

 

Mata Hari intrigue alors pour obtenir l’autorisation de se rendre à ses côtés. Elle entre alors en relation avec le capitaine Ladoux, officier du contre-espionnage français. En contre partie de cette faveur et d’un million de francs (jamais versés), il lui propose d’espionner le Kronprinz, un de ses anciens amants. Le Français se méfie d’elle : il la fait surveiller pendant toute la mission. Son travail achevé, Mata Hari est envoyée, au mois d’août, en Belgique puis au mois de novembre en Espagne, centre de la guerre secrète, sans argent ni directive précise. Les services secrets britanniques, croyant avoir affaire à l’espionne Klara Benedix, la mettent aux arrêts à l’escale de Falmouth et la soumettent à un interrogatoire serré alors qu’elle se rend aux Pays-Bas afin de gagner l’Allemagne. Le capitaine Ladoux télégraphie à son homologue, Sir Basil Thomson, afin de lever le doute.
L'espionne profiteuse et agente H21 pour l'empire allemand.

L’espionne profiteuse et agente H21 pour l’empire allemand.

Libérée, Mata Hari retourne à Madrid, le 11 décembre 1916, pour trois semaines. Elle noue des contacts avec l’attaché militaire de l’ambassade d’Allemagne, Arnold von Kalle, et communique aux services français une liste d’agents, un procédé d’encre sympathique et un lieu de débarquement au Maroc  cette « moisson » d’informations profite en réalité à Denvignes, en charge des communications, qui s’en attribue le travail. Entre-temps les services britanniques interceptent et déchiffrent les câbles de l’attaché allemand à Berlin. Ils confondent les identités de l’agent H 21 et de Mata Hari (en raison du manque de vigilance du lieutenant von Kroon), et obtiennent ainsi la preuve qu’elle est un agent double. Un des messages, consacré à la mise en place sur le trône de Grèce du prince héritier Georges mentionne que « l’agent H-21 s’était rendu utile ». Une autre lecture des faits veut que von Kalle, se méfiant de Mata Hari, ait provoqué lui-même l’enquête en envoyant ces messages radio à Berlin dans un code facilement déchiffrable par les alliés.

Elle revient à Paris en janvier 1917 afin de retrouver son amant, avec l’espoir de d’une récompense et d’une nouvelle mission. Elle est arrêtée le 13 février à l’hôtel élysée Palace par le capitaine Bouchardon, le magistrat instructeur, « prévenue d’espionnage et de complicité d’intelligence avec l’ennemi, dans le but de favoriser ses entreprises ».

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Photo prise quelques minutes après son arrestation.

 

Photos prises lors de son arrestation pour espionnage.

Photos prises,en 1917, lors de son arrestation pour espionnage.

Elle est enfermée à la prison pour femmes de Saint-Lazarre. Pendant quatre mois, au gré de quatorze interrogatoires (du 23 février au 21 juin), Bouchardon finit par la confonde comme étant l’agent H 21 – cette dernière nie cependant avoir entretenu des relations avec le chef du renseignement allemand à Madrid, même si elle admet avoir reçu de l’argent du consul allemand Cramer dans le cadre de sa vie mondaine. Entraîné par le chauvinisme ambiant, Bouchardon ne prend pas en compte les services rendus par l’accusée . Aussi,il n’y croit pas d’ailleurs : « féline, souple, artificieuse, sans scrupules, sans pitié, elle était une espionne-née », écrit-il dans ses mémoires.

Le procès, à huis clos, commence le 24 juillet 1917, devant le 3e conseil militaire au Palais de justice de Paris. La Cour est présidée par le lieutenant-colonel Somprou et le commissaire du gouvernement, le lieutenant Mornet – lequel déclare plusieurs années après le procès : « il n’y avait pas de quoi fouetter un chat. » Son avocat, Maître Clunet, un ancien amant, est un expert réputé du droit international.

Hormis Jules Cambon, Vadim Maslov, et le diplomate Henri de Marguérie qui déclare n’avoir jamais abordé de sujet militaire en sa présence et pouvoir se porter garant de sa parfaite probité, aucun de ses anciens amants n’accepte de témoigner en sa faveur. Le procès, comme l’interrogatoire d’ailleurs, ne font pas la départie entre sa vie mondaine jugée immorale, son cosmopolitisme suspect, et ses activités de renseignement.

Ils ne sont que le reflet d’une opinion publique française et alliée qui réclame des coupables pour les morts, les mutineries et autres maux de la guerre.

A l’arrière, les ligues relayées par la presse entretiennent l’idée du complot ennemi, attisent la traque aux collaborateurs de tous bords. Margueritte Francillard est la première française fusillée pour espionnage le 10 janvier 1917. Mlle Dufays connaît le même sort au mois de mars. L’affaire Mata Hari, personnage au comportement pour le moins ambigu, est une occasion de plus pour renforcer la cohésion nationale. Les archives britanniques montrent par ailleurs qu’elle n’a pas livré aux Allemands d’informations capitales (Léon Schirmann).

Au terme du procès, le tribunal la reconnaît coupable d’intelligence avec l’ennemi et la condamne à être passée par les armes – d’autres femmes sont jugées et condamnées pour espionnage pendant les derniers mois de guerre : Augustine Josèphe, Susy Depsy, Régina Diano, etc.

 

 

 

 

 

L'exécution, 15. Octobre 1917 Au matin du 15 octobre 1917, à 6h15, sa grâce ayant été rejetée par le Président de la République Raymond Poincaré, Margaretha Zelle, ralliée au protestantisme depuis peu, est transférée en voiture cellulaire au polygone de Vincennes où l'attendent soldats et badauds. Mata Hari refuse qu'on lui bande les yeux. Onze balles et le coup de grâce asséné par un officier de cavalerie rassasient la vindicte populaire : "sa disparition réaffirmait l'autorité d'un pays rendu exsangue par une guerre meurtrière dont l'inutilité commençait à poindre" (J.-M. Loubier). Son corps, non réclamé, est mis à la disposition de l'institut médico-légal.

L’exécution, 15. Octobre 1917
Au matin du 15 octobre 1917, à 6h15, sa grâce ayant été rejetée par le Président de la République Raymond Poincaré, Margaretha Zelle, ralliée au protestantisme depuis peu, est transférée en voiture cellulaire au polygone de Vincennes où l’attendent soldats et badauds. Mata Hari refuse qu’on lui bande les yeux. Onze balles et le coup de grâce asséné par un officier de cavalerie rassasient la vindicte populaire : « sa disparition réaffirmait l’autorité d’un pays rendu exsangue par une guerre meurtrière dont l’inutilité commençait à poindre » (J.-M. Loubier). Son corps, non réclamé, est mis à la disposition de l’institut médico-légal.


PHOTOS ET CARTES POSTALES  DE L’ÉPOQUE

Mata Hari en 1910...photo colorisée.

Mata Hari en 1910…photo colorisée.

Photo colorisée de 1911.

Photo colorisée de 1911.

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Parfois devant le succès,les thèmes revenaient.

Parfois devant le succès,les thèmes revenaient.

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Une belle carte postale de l'époque.

Une belle carte postale de l’époque.

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vers 1910.

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La Sexualité Sacrée:la sensualité n’a pas d’âge à voir ces photos dénudées de ce couple âgé

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Sublimer les seniors, la photographe Jade Beall excelle à ce bel exercice. Sa dernière série est consacrée à un couple de 64 ans chacun, marié depuis 43 ans.

Avec des clichés où les tétons féminins sont cachés pour Facebook, mais pas sur son site, elle publie aussi la lettre de ces deux nouveaux modèles, Lanette et Jim.


La présentation de Jade Beall,sur Facebook:

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« We are Lanette and Jim and we are both 64 years old. We’ve been married for more than 43 years. From the beginning of our relationship we have been best friends and lovers, and still enjoy a juicy, active passionate life.

Many young people in our culture (including us when we were young!) think elders are too old for sex, and that elder relationships are dull and boring, devoid of love. Our culture portrays great sex and love and passion as the domain of the young. Only you

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« Depuis le début de notre relation nous sommes à la fois meilleurs amis et amants, et nous profitons encore d’une vie passionnante, active et succulente.

Beaucoup de jeunes dans notre culture (et nous aussi quand nous l’étions!) pensent que les vieux sont trop vieux pour le sexe et que les relations chez les seniors sont ternes et ennuyeuses, dépourvues d’amour. Notre culture dépeint le sexe, l’amour et la passion comme appartenant aux jeunes. Seuls les corps des jeunes seraient beaux.

Maintenant que nous arrivons à l’étape des « vieux », nous savons que cela n’est pas vrai! Même après 43 ans ensemble, nous sommes toujours meilleurs amis et amants. Nous nous trouvons toujours attirants l’un et l’autre. Nous aimons toujours la passion!

Quand Jade (la photographe, ndlr) fit des sessions photo séparées de Lanette, je me suis mis sur le côté et j’ai regardé. J’étais ébloui pendant que j’observai la sensualité, la sexualité et le corps de magnifique de Lanette. Elle est exceptionnelle, la personnification du pouvoir des femmes, son esprit, sa beauté. Et elle a 64 ans! Pendant ces shootings, elle s’est sentie sexy, belle et désirable et ne faisant qu’une avec son corps.

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Nous sommes si reconnaissants envers Jade d’avoir créé cette opportunité pour nous. Nous nous sommes sentis tous deux comme connectés à elle et avons apprécié ses encouragements, sa direction artistique, ses qualités de photographe et le degré de confort qu’elle a créé. Pour nous, ce shooting nous a donné de la force, de la liberté, de l’énergie et une expérience complètement géniale. (…) nous espérons que notre engagement dans ce projet offrira aux gens d’autres perspectives sur l’amour, la sexualité et la sensualité chez les seniors. »

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De nombreuses années de bonheur les attendent encore.

De nombreuses années de bonheur les attendent encore.

 

Source

 

La Sexualité Sacrée: l’érotisme de la préhistoire

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La Vénus de Willendorf
La Vénus de Willendorf.

La Vénus de Willendorf.

Cette Vénus atypique aux formes rebondies exalte la fécondité et la maternité, garantes de la survie de notre espèce.
 La Vénus de Willendorf est une célèbre statuette en calcaire de 11 cm conservée au Musée d’histoire naturelle de Vienne (Autriche).
Projection de côté.

Projection de côté.

La Vénus de Willendorf est une statuette en calcaire du Paléolithique supérieur conservée au Musée d’histoire naturelle de Vienne. La statuette est en calcaire oolithique et mesure 11 cm de hauteur. Elle représente une femme nue debout, présentant une forte obésité, les bras posés sur sa poitrine. La tête, finement gravée, est penchée en avant et semble être entièrement .
recouverte par des tresses enroulées. La loi de frontalité, c’est-à-dire de symétrie, est respectée.

 Ses formes corpulentes et ses fesses développées (stéatopygie) l’apparentent à la Vénus de Lespugue. Elle appartient comme cette dernière à l’époque aurignacienne (environ 28000 ans avant JC). Ces Vénus atypiques exaltent la fécondité et la maternité ; peut-être se rapportent-elles au culte d’une déesse Mère.

 


L’incroyable découverte d’une statuette du néolithique en Turquie

 

 La statuette néolithique retrouvée sur le site de Çatal höyük

La statuette néolithique retrouvée sur le site de Çatal höyük

C’est sous la plateforme d’une ancienne habitation de la ville néolithique de Çatal Höyük , en Anatolie centrale, que la figurine de 17 cm, pesant un kilo, a été découverte par une équipe d’archéologues britanniques emmenée par le professeur Ian Hodder. Ce dernier mène des fouilles depuis près de trente ans sur ce grand site inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco depuis 2012.

L’endroit est exploité depuis les années soixante, c’est l’un des plus grands sites néolithiques du Proche-Orient. «Il rassemble des peintures murales, des bas-reliefs, des sculptures et d’autres éléments artistiques et symboliques. Il […] fournit un important témoignage de la transition qui s’est opérée entre les villages et les agglomérations urbaines qui se sont succédé sur un même lieu pendant plus de 2000 ans» , peut-on lire sur le site de l’Unesco.

Ce n’est pas la première fois que ce site livre des figurines. Il a en été retrouvé 22.000, mais essentiellement des représentations animales. Les figures féminines ne représentent que 5 % de ces objets, parmi lesquels la célèbre «dame aux fauves», découverte en 1961 par James Mellaart.

Des découverte comme celles-ci ont déjà eu lieu en Europe. La plus ancienne, la Vénus de Hohle Fels, datée d’environ 35.000 ans, avait été retrouvée en Allemagne en 2008. Mais cette nouvelle dame de Çatal Höyük, aux formes très plantureuses, sculptée dans du marbre blanc, est dans un état exceptionnel de conservation.

L’archéologue et préhistorienne lituanienne Marija Gimbutas (1921-1994) considérait ces Vénus comme des déesses-mères, répondant à un culte matriarcal primitif. Mais en raison des lieux où d’autres statuettes primitives ont été extraites, comme des réserves à céréales, une autre hypothèse reliait cet objet à l’agriculture. Une déesse de la fécondité? De telles statuettes continueront à être fabriquées au sud-est de la Turquie en Syrie et au Nord de l’Irak jusqu’à la période chalcolithique où des figurines masculines feront leur apparition.

 

 

La Sexualité Sacrée:L’art érotique des cartes postales des années folles

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J’ai toujours aimé les cartes postales, et depuis peu je m’intéresse particulièrement à ces images que l’on a pu trouver au début du 20ème siècle. En effet, après l’invention de la carte postale en Autriche en 1873, ce mode de communication était devenu omniprésent au début des années 1910. En 1914, les français ont envoyés près de 800 millions de cartes. Ces correspondances aidaient les soldats partis au front, ainsi que leurs épouses restées en France à en quelque sorte s’évader, à oublier les horreurs de la guerre. Après la censure imposée pendant la Grande guerre, c’est dans les années 1920 que la libération des mœurs prend de l’importance. Parmi ces cartes postales, j’ai une petite préférence pour les cartes « érotiques » où l’on voit de jolies demoiselles s’afficher dans un décor souvent exquis. J’adore contempler le mobilier des années folles, les jolies petites commodes, les coiffeuses avec leurs flacons à parfums, vaporisateurs, boîtes à poudre… J’ai également un faible pour les photographies qui ont été coloriées à la main, où l’exagération des couleurs traduit une sensualité et un romantisme qui est aujourd’hui désuet.

Voici quelques cartes que j’aime beaucoup:

 

Cette carte est apparue vers 1914.

Cette carte est apparue vers 1914.

 

 

Un beau calin.

Un beau câlin.

 

Photo suggestive de 1907.

Photo suggestive de 1907.

 

Une grande passion des années '20.

Une grande passion des années ’20.

 

Une carte postale colorisée des années '20.

Une carte postale colorisée des années ’20.

 

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Une scène faisant intervenir un peu d'horreur.

Une scène faisant intervenir un peu d’horreur.

 

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Cette carte postale est datée de 1905. Cette belle grassette nue sous ses drappés et parmis les fleurs, vous souhaite une bonne année ...

Cette carte postale est datée de 1905. Cette belle grassette nue sous ses drappés et parmis les fleurs, vous souhaite une bonne année …

Nos grands parents osaient envoyer par courrier postal des cartes postales de voeux érotiques. Probablement pour souhaiter une bonne année virile. Il faut cependant noter que peu de ces cartes portaient un timbre, ce qui montre qu'elle étaient placées dans une enveloppe. La carte postale qui a eu sa période dorée au début du XXeme siècle couvrait tous les genres, y compris la carte postale érotique. Dans ce domaine, il n'y avait pas de journaux, pas de cinéma, ou de livres illustrés pour montrer ces jolies femmes. La carte pastale fut donc l'un des principaux supports. Comme la période des fêtes est en hivers, il est normal que la dame de cette carte de voeux présentée ci-dessous porte un manteau de fourrure. Mais la pauvre doit avoir bien froid par ce temps neigeux. Heureusement qu'elle porte des bas pour se réchauffer un peu.

Nos grands parents osaient envoyer par courrier postal des cartes postales de voeux érotiques. Probablement pour souhaiter une bonne année virile. Il faut cependant noter que peu de ces cartes portaient un timbre, ce qui montre qu’elle étaient placées dans une enveloppe.
La carte postale qui a eu sa période dorée au début du XXeme siècle couvrait tous les genres, y compris la carte postale érotique. Dans ce domaine, il n’y avait pas de journaux, pas de cinéma, ou de livres illustrés pour montrer ces jolies femmes. La carte pastale fut donc l’un des principaux supports.
Comme la période des fêtes est en hivers, il est normal que la dame de cette carte de voeux présentée ci-dessous porte un manteau de fourrure. Mais la pauvre doit avoir bien froid par ce temps neigeux. Heureusement qu’elle porte des bas pour se réchauffer un peu.

 

Un petit trio de photos très rares.

Un petit trio de photos très rares.

 

 

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Carte de voeux avec la photograpie de l'actice Regina Badet. Cette actrice du cinéma muet est née en 1876, et elle est décédée en 1949. carte de voeux censuelle dans laquelle l'actrice laisse apparaitre un sein de sa peau de tigre.

Carte de voeux avec la photographie de l’actrice Regina Badet. Cette actrice du cinéma muet est née en 1876, et elle est décédée en 1949. carte de voeux sensuelle dans laquelle l’actrice laisse apparaître un sein de sa peau de tigre.

 

 

 

 

 

Livre numérique: le Kama Sutra (l’authentique),auteur inconnu de l’Inde

Un commentaire

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Chapitre I
Des différentes sortes d’amour 
Les hommes versés dans les humanités sont d’avis qu’il y a 4 sortes d’amour, savoir :
 1. Amour résultant d’une habitude continue
L’amour résultant de l’exécution constante et continue de tel ou tel acte est dit amour acquis par pratique et habitudes constantes :comme, par exemple, l’amour du commerce sexuel, l’amour de la chasse,l’amour de la boisson, l’amour du jeu, etc… 
2. Amour résultant de l’imagination
L’amour ressenti pour des choses auxquelles on n’est pas habitué,et qui procède entièrement des idées, est dit amour résultant de l’imagination : comme, par exemple, l’amour que certains hommes,femmes et eunuques éprouvent pour l’Auparishtaka ou congrès buccal,et celui que tout le monde éprouve pour des actes tels que d’embrasser et baiser, etc.
 3. Amour résultant de la foi
L’amour réciproque des 2 Parts et dont la sincérité n’est pas douteuse,quand chacun voit dans l’autre une moitié de soi-même, est dit amour résultant de la foi par expérience.
4. Amour résultant de la Perception d’objets extérieurs
L’amour résultant de la perception d’objets extérieurs est bien évident et bien connu de tout le monde, car le plaisir qu’il procure est supérieur au plaisir des autres sortes d’amour, qui n’existent que par lui.Ce qui est dit dans ce chapitre au sujet de l’union sexuelle est suffisant pour l’homme instruit ; mais pour l’édification de l’ignorant,ce même sujet va être maintenant traité au long et en détail et à leurs femmes.Une foule d’hommes sont dans la plus complète ignorance des sentiments de leur femme, et ne s’inquiètent nullement si elle est bienou mal disposée.Pour posséder à fond le sujet, il est absolument nécessaire de l’étudier.On saura alors que, comme pour faire du pain, il faut préparer la pâte,de même il faut préparer sa femme pour le commerce sexuel,si on veut qu’elle en tire satisfaction.
Chapitre II
De l’embrassement
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Cette partie des Kama Sutra, qui traite de l’union sexuelle,est aussi appelée “64” Chatushshashti. Certains vieux auteurs disent qu’on l’appelle ainsi parce qu’elle contient 64 chapitres.Suivant d’autres, l’auteur de cette partie étant un personnage nommé Panchala, et celui qui récitait la partie des Rig Veda diteDashatapa, qui contient 64 versets, se nommait aussi Panchala,le nom de “64” a été donné à cette partie de l’ouvrage en l’honneur des Iôg Veda.
D’un autre côté, les disciples de Babhravya disent que cette partie renferme 8 sujets, savoir : l’embrassement, le baiser, l’égratignure avec les ongles ou les doigts, la morsure, le coucher, la production de différents sons, la femme jouant le rôle de l’homme,et l’Auparishtaka, ou congrès buccal.Chacun de ces sujets ayant 8 divisions, et 8 multiplié par 8 donnant 64,cette partie est en conséquence appelée “64”.Mais Vatsyayana affirme que cette partie contenant aussi les sujets suivants,savoir : les coups, les cris, les actes de l’homme durant le congrès,les différentes sortes de congrès, et d’autres encore, c’est par hasard seulement que ce nom de “64” lui a été donné.On dit, par exemple : cet arbre est “Saptapama”, ou à 7 feuilles ;cette offrande de riz est “Panchavama”, ou de 5 couleurs, quoiquel’arbre n’ait pas 7 feuilles, ni le riz 5 couleurs.Quoi qu’il en soit, il est ici traité de cette partie “64”, et l’on vas’occuper du premier sujet, l’embrassement.Or l’embrassement, qui indique l’amour mutuel de l’homme etde la femme réunis, est de 4 sortes, savoir :L’action, dans chaque cas, est déterminée par le sens du mot qui la désigne.
 
Touchant
Lorsqu’un homme, sous un prétexte ou sous un autre, va au-devant ou à côté d’une femme et touche son corps avec le sien,c’est l’embrassement touchant.
 
Persant
Lorsqu’une femme, dans un endroit solitaire, se penche comme pour ramasser quelque chose, et perce, pour ainsi dire, un homme assis ou debout, avec ses seins, dont l’homme s’empare aussitôt,c’est l’embrassement persant.
Les 2 sortes d’embrassements ci-dessus n’ont lieu qu’entre personnes qui ne se parlent pas encore librement.
 
Frottant
Lorsque 2 amants se promènent lentement ensemble, dans l’obscurité,dans un lieu fréquenté ou dans un endroit solitaire, et se frottentle corps l’un contre l’autre, c’est l’embrassement frottant.
 
Pressant
Lorsque, en pareille occasion, l’un d’eux presse le corps de l’autreavec force contre un mur ou un pilier, c’est l’embrassement pressant.Ces 2 derniers embrassements sont particuliers à ceux qui saventleurs intentions réciproques.Au moment de la rencontre, 4 sortes d’embrassements sont usités, savoir :
Jataveshtitaka, ou l’enlacement du reptile
Lorsqu’une femme, se cramponnant à un homme comme un reptiles’enlace à un arbre, attire sa tête vers la sienne dans l’intention de le baiser,et, faisant entendre un léger son de soûtt soûtt, l’embrasse et le regarde avec amour, cet embrassement s’appelle l’enlacement du reptile.
 
Vrikshadhirudhaka, ou le grimpement à l’arbre l’arbre
Lorsqu’une femme, ayant placé un pied sur le pied de son amant,et l’autre sur une de ses cuisses, passe un de ses ras sur ses reinset l’autre sur ses épaules, chantonne à mi-voix comme si elle roucoulait,et veut, en quelque sorte, grimper sur lui pour avoir un baiser,cet embrassement s’appelle le grimpement à l’arbre.Ces 2 sortes d’embrassements ont lieu lorsque l’amant est debout.
Tila.Tandulaka, ou le mélange de graines de sésame et de riz
Lorsque les amants sont couchés dans un lit, et s’embrassentsi étroitement que les bras et les cuisses de l’un sont enlacés par les bras et les cuisses de l’autre, dans une sorte de frottement réciproque, cet embrassement s’appelle le mélange de graines de sésame et de riz.
 
Kshiraniraka, ou l’embrassement lait et eau
Lorsqu’un homme et une femme s’aiment violemment, et, sans s’inquiéter de se faire mal, s’embrassent comme s’ils voulaient pénétrer dans le corpsl’un de l’autre, que la femme soit assise sur les genoux de l’homme,ou devant lui, ou sur un lit, cet embrassement s’appelle le mélange de lait et d’eau.Ces 2 sortes d’embrassements ont lieu au moment de l’union sexuelle.Telles sont les 8 sortes d’embrassements que nous a relatées Babhravya.Suvamanabha nous donne, en outre, 4 manières d’embrasser de simples membres du corps, qui sont :
 L’embrassement des cuisses
Lorsque l’un des 2 amants presse avec force une des cuisses de l’autre,ou toutes les 2, contre la sienne ou les siennes propres, cela s’appelle l’embrassement des cuisses.
 
L’embrassement du jaghana, c’est-à-dire de la partiedu corps entre le nombril et les cuisses
Lorsque l’homme presse le jaghana ou partie médiane du corps de la femme contre le sien, et monte sur elle soit pour l’égratigner avec les ongles ou les doigts, soit pour la mordre, ou la frapper, ou l’embrasser, la chevelure de la femme étant dénouée et flottante, cela s’appelle l’embrassement du jaghana.
L’embrassement des seins
Lorsqu’un homme applique sa poitrine contre les seins d’une femme et l’en presse, cela s’appelle l’embrassement des seins.
 
L’embrassement du front
Lorsqu’un des amants applique sa bouche, ses yeux et son front sur la bouche, les yeux et le front de l’autre, cela s’appelle l’embrassement du front.Suivant quelques-uns, le massage aussi est une sorte d’embrassement, parce qu’il implique un contact de 2 corps. Mais Vatsyayana pense que le massage a lieu à un autre moment et dans un but différent,et comme, de plus, il est d’un autre caractère, on ne peut pas dire qu’il soit compris dans les embrassements.Il y a aussi, là-dessus, quelques versets dont voici le texte :“Le sujet tout entier de l’embrassement est de telle nature,que les hommes qui s’en enquièrent, ou qui en entendent parler,ou qui en parlent, éprouvent par cela seul un désir de jouissance.Certains embrassements non mentionnés dans les Kama Shastra doivent être néanmoins pratiqués au moment de la jouissance sexuelle,s’ils peuvent de façon ou d’autre procurer un accroissement d’amour.Les règles des Shastra sont applicables aussi longtemps que la passion de l’homme est moyenne ; mais une fois la roue d’amour mise en motion,il n’y a plus ni Shastra ni règles.”
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Chapitre III
 
Du baiser
Quelques-uns prétendent qu’il n’y a pas d’ordre ni de temps fixé pour l’embrassement, le baiser et la pression ou égratignure avecles ongles ou les doigts, mais que toutes ces choses doivent avoir lieu généralement avant l’union sexuelle : tandis que les coups et l’émission de différents sons accompagnent généralement cette union.
Vatsyayana, quant à lui, pense que tout est on à un moment quelconque,l’amour n’ayant souci ni d’ordre ni de temps.À l’occasion du premier congrès, il faut user modérément du baiser et des autres pratiques ci-dessus mentionnées, ne pas les continuer longtemps, et les alterner. Mais, aux reprises suivantes, c’est le contraire qui est de saison, et la modération n’est plus nécessaire. On peut les continuer longtemps et, afin d’attiser l’amour, les exercer toutes à la fois.Le baiser portera sur les parties suivantes : le front, les yeux, les joues,la gorge, la poitrine, les seins, les lèvres et l’intérieur de la bouche.Les gens du pays de Lat baisent aussi les endroits suivants : les jointures des cuisses, les bras et le nombril. Mais Vatsyayana est d’avis que,si ces gens pratiquent ainsi le baiser par excès d’amour et conformément aux coutumes de leur province, il n’est pas convenable de tous de les imiter.Maintenant, lorsqu’il s’agit d’une jeune fille, 3 sortes de baisers sont en usage, savoir :
Le baiser nominal
Lorsqu’une fille touche seulement la bouche de son amant avec la sienne,mais sans rien faire elle même, cela s’appelle le baiser nominal.
 
Le baiser palpitant
Lorsqu’une fille, mettant un peu de côté sa pudeur, veut toucher sa lèvre qui presse sa bouche et, dans ce but, fait mouvoir sa lèvre inférieure,mais non la supérieure, cela s’appelle le baiser palpitant.
 
Le baiser touchant
Lorsqu’une fille touche la lèvre de son amant avec sa langue,et fermant les yeux, met ses mains dans celles de son amant,cela s’appelle le baiser touchant.D’autres auteurs décrivent 4 sortes de baisers, savoir :
 

Le baiser droit
Lorsque les lèvres de 2 amants sont directement mises contact les unes avec les autres, cela s’appelle un baiser droit.
 
Le baiser penché
Lorsque les têtes de 2 amants sont penchées l’une l’autre et que,dans cette position, ils se donnent un baiser, s’appelle un baiser penché.
 
Le baiser tourné
Lorsque l’un d’eux fait tourner le visage de l’autre en lui la tête et le menton,et lui donne alors un baiser, cela s’appelle baiser tourné.
Le baiser pressé
Enfin, lorsque la lèvre inférieure est pressée avec force,s’appelle un baiser pressé.Il y a aussi une cinquième sorte de baiser, qu’on appelle le grandement pressé. On le pratique en tenant la lèvre inférieureà 2 doigts, puis, après l’avoir touchée avec la langue,on la presse très fort avec la lèvre.En matière de baiser, on peut jouer à qui s’emparera des lèvres de l’autre.Si la femme perd, elle fera mine de écartera son amant en battant des mains,lui tournera le dos et cherchera querelle en disant : “Donne-moi la revanche.”Si elle une seconde fois, elle paraîtra doublement affligée ;et amant sera distrait ou endormi, elle s’emparera de sa lèvre et la tiendra entre ses dents, de façon qu’elle ne puisse puis elle éclatera de rire,fera grand bruit, se moquera de lui, tout autour, et dira ce qui lui passera par la tête, en remuant sourcils et en roulant les yeux.Tels sont, les jeux et les querelles accompagnent le baiser,mais on peut les associer aussi à l’égratignure avec les ongles et les doigts,à la morsure et aux cris ou mots. Toutefois, ces pratiques ne sont familières qu’aux hommes et aux femmes de passion intense.Lorsqu’un homme baise la lèvre supérieure d’une femme, et celle-ci,en retour, baise la lèvre inférieure de son amant, cela est le baiser de la lèvre supérieure.
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Lorsque l’un d’eux prend entre ses lèvres les 2 lèvres de cela s’appelle un baiser servant. Mais cette sorte de baiser n’est par une femme que sur un homme sans moustaches.Et si, de ce baiser, l’un des amants touche avec sa langue les dents,et le palais de l’autre, cela s’appelle le combat de la langue.Il y a de pratiquer, de la même manière, la pression des dents de l’un la bouche de l’autre.Le baiser est de 4 sortes, savoir : modéré, contracté, et doux, suivant les différentes parties du corps car différentes sortes de baisers sont appropriées du corps.Lorsqu’une femme regarde le visage de son amant pendant sommeil,et le baise pour montrer son intention ou désir, cela s’appelle un baiser qui attise l’amour.Lorsqu’une femme embrasse son amant pendant qu’il est en affaires,ou qu’il a querelle, ou qu’il regarde quelque autre chose, de façon à distraire son esprit, cela s’appelle un baiser qui distrait.Lorsqu’un amant, rentré tard la nuit, embrasse sa maîtresse endormie sur son lit afin de lui montrer son désir, cela s’appelle un baiser qui éveille.En pareille occasion, la femme peut faire semblant de dormir à l’arrivée de son amant, de sorte qu’elle puisse connaître son intention et obtenir son respect.Lorsqu’une personne embrasse l’image de la personne aimée,réfléchie dans un miroir, dans l’eau, ou sur un mur, cela s’appelle un baiser qui montre l’intention.Lorsqu’une personne embrasse un enfant assis sur ses genoux,ou une peinture, ou une image, ou une figure, en présence de la personne aimée, cela s’appelle un baiser transféré.Lorsque la nuit, au théâtre, ou dans une réunion de caste, un homme allant au-devant d’une femme embrasse un doigt de sa main si elle estdebout, ou un orteil de son pied si elle est assise ; ou lorsqu’une femme,en massant le corps de son amant, met son visage sur sa cuisse,comme si elle voulait dormir, de manière à enflammer sa passion,et embrasse sa cuisse ou son gros orteil, cela s’appelle un baiser démonstratif.Il y a aussi, sur ce sujet, un verset dont voici le texte :
Toute chose, quelle qu’elle soit, que l’un des amants fait à l’autre,celui-ci doit la lui rendre ; c’est-à-dire, si la femme embrasse l’homme,
 

 l’homme doit l’embrasser en retour ; si elle le frappe, il doit de même la frapper en retour.”
Chapitre IV
 
De la pression, ou marque, ou égratignure avec les ongles
Lorsque l’amour devient intense, c’est le cas de pratiquer la pression ou l’égratignure du corps avec les ongles.Cette pratique a lieu dans les occasions suivantes : lors de la première visite,au moment de partir pour un voyage ; au retour d’un voyage ; au momentde la réconciliation avec un amant irrité ; et enfin, lorsque la femme est ivre.Mais la pression avec les ongles n’est familière qu’aux amants à passion intense. Ceux qui s’y plaisent associent cette pratique à la morsure.La pression avec les ongles est de 8 sortes, suivant la forme des marques qui en résultent, savoir :
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1. Sonore
Lorsqu’une personne presse le menton, les seins, la lèvre inférieure ou le jaghana d’une autre, si doucement qu’il n’en reste aucune marque ou égratignure, et que le poil seul se dresse sur le corps au contact des ongles,qui eux-mêmes rendent un son, cela s’appelle une pression sonore avec les ongles.Cette pression est usitée à l’égard d’une jeune fille, lorsque son amant la masse, lui gratte la tête, et veut la troubler ou l’effrayer.
 
2. Demi-lune
La marque courbe avec les ongles, qui est imprimée sur le cou et les seins,s’appelle la demi-lune.
3. Cercle
Lorsque les demi-lunes sont imprimées l’une contre l’autre, cela s’appelle un cercle. Cette marque avec les ongles se fait généralement sur le nombril,sur les petites cavités à l’entour des fesses, et sur les jointures des cuisses.
4. Ligne
Une marque en forme de petite ligne, qu’on peut faire sur n’importe quelle partie du corps, s’appelle une ligne.
 
5. Griffe de tigre
La même ligne, si elle est courbe, et tracée sur la poitrine, s’appelle une griffe de tigre.
 
6. Patte de paon
Lorsqu’on trace une ligne courbe sur la poitrine au moyen des 5 ongles,cela s’appelle une patte de paon. On fait cette marque dans le butd’en tirer honneur, car il faut beaucoup d’adresse pour l’exécuter proprement.
 
7. Saut de lièvre
Lorsque cinq marques avec les ongles sont faites l’une près de l’autre aux environs de la mamelle, cela s’appelle le saut du lièvre.
 
8. Feuille de lotus bleu
Une marque faite sur la poitrine ou sur les hanches en forme de feuille de lotus bleu s’appelle la feuille de lotus bleu. Lorsqu’une personne,au moment de partir en voyage, fait une marque sur les cuisses ou sur la poitrine,cela s’appelle un signe de souvenir. Il est d’usage, en pareille occasion,d’imprimer 3 ou 4 lignes l’une près de l’autre avec les ongles.Les endroits sur lesquels doit porter cette pression avec les ongles sont :le creux de l’aisselle, la gorge, les seins, les lèvres, le jafhana ou partie médiane du corps, et les cuisses.Mais Suvamanabla est d’avis que, si l’impétuosité de la passion est excessive,il n’y a pas à se préoccuper de l’endroit.
Les qualités requises pour de bons ongles, c’est qu’ils soient brillants,bien plantés, propres, entiers, convexes, doux et polis.Les ongles sont de 3 sortes, suivant leur grandeur, savoir :
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Petits.
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Moyens.
 – 
Grands.Les grands ongles, qui donnent de la grâce aux mains et attirent, par leur apparence, le cœur des femmes, sont possédés par les Bengalis.Les petits ongles, dont on peut se servir de diverses manières,mais seulement pour donner du plaisir, sont possédés par les gens des districts méridionaux.Les ongles moyens, qui ont les propriétés des 2 autres sortes,appartiennent au peuple de Maharashtra
 
Ici finit la marque avec les ongles. On peut encore, par leur moyen,taire d’autres marques que celles ci-dessus décrites ; car, suivant l’observation des anciens auteurs, autant sont innombrables les degrés l’adresse parmi les hommes qui tous connaissent la pratique de cet art,autant sont innombrables les manières de faire ces marques.Et comme la pression ou la marque avec les ongles dépendent de l’amour,personne ne peut dire avec certitude combien de sortes différentes il en existe réellement.La raison de ceci, pour Vatsyayana, c’est que, si la variété est nécessaire en amour, l’amour doit être produit par la variété des moyens.Voilà pourquoi les courtisanes, qui font bien au fait des diversités de voies et moyens, sont si désirables car cette variété que l’on recherche dans tous les arts et amusements, tels que le tir à l’arc et autres exercices,à combien plus forte raison doit-on la rechercher en matière d’amour ?Les marques d’ongles ne doivent pas être faites sur des femmes mariées mais on peut imprimer, sur leurs parties secrètes, des sortes particulières de marques, pour remémorer ou accroître l’amour.Il y a aussi, sur ce sujet, quelques versets dont voici le texte :
L’amour d’une femme qui voit des marques d’ongles sur les parties secrètes de son corps, même si elles sont anciennes et presque effacées, se ravive et se renouvelle. S’il n’y a pas de marques longues pour rappeler à une personne le passage de l’amour, alors l’amour diminue comme il arrive lorsqu’on laisse passer un long temps sans qu’il y ait d’union.”Lorsqu’un étranger aperçoit, même de loin, une jeune femme avec des marques d’ongles sur les seins (il paraîtrait, d’après ceci,que dans les anciens temps les femmes avaient les seins découverts ;c’est ce qu’on voit dans les peintures de l’Ajunta et autres caveaux,où les seins des grandes dames et des princesses de sang royal sont représentés à nu), il est saisi pour elle d’amour et de respect.Pareillement, un homme qui porte des marques d’ongles ou de dentssur certaines parties de son corps, influence l’esprit d’une femme,si ferme qu’il soit d’ailleurs.Bref, rien n’est puissant pour accroître l’amour comme les marques d’ongles ou de morsures.
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Chapitre V
 
De la morsure et des moyens à employer à l’égard des femmes de différents pays
Tous les endroits du corps qui peuvent être baisés sont aussi les endroits qui peuvent être mordus, sauf la lèvre supérieure, l’intérieur de la bouche et les yeux.Les qualités requises pour de bonnes dents, c’est qu’elles soient égales,d’un brillant agréable à l’œil, susceptibles d’être coloriées, de proportions convenables, intactes, et que l’extrémité en soit fine.Par contre, sont défectueuses : les dents ébréchées, déchaussées, rudes,molles, grandes, ou mal plantées.Les différentes sortes de morsures sont comme suit :
 La morsure cachée
La morsure qui ne se révèle que par l’excessive rougeur de la peau mordues’appelle la morsure cachée.
 
La morsure enflée
Lorsque la peau est déprimée des 2 côtés, cela s’appelle la morsure enflée.
 
Le Point
Lorsqu’une petite portion de la peau est mordue avec 2 dents seulement,cela s’appelle le Point.
 

La ligne de Points
Lorsque de petites portions de la peau sont mordues avec toutes les dents,cela s’appelle la ligne de points.
 
Le corail et le joyau
La morsure qui` est faite avec les dents et les lèvres réunies s’appelle le corail et le joyau. La lèvre est le corail, et les dents le joyau.
 
La ligne de joyaux
Lorsque la morsure est faite avec toutes les dents, cela s’appelle la ligne de joyaux.
 
Le nuage brisé
La morsure dont les marques en forme de cercle sont inégales, ce qui provient de l’espacement des dents, s’appelle le nuage irisé. On l’imprime sur les seins.
 
La morsure du sanglier
La morsure qui consiste en plusieurs larges rangées de marques,l’une près de l’autre, et avec des intervalles rouges, s’appelle la morsure du sanglier. On l’imprime sur les seins et sur les épaules.Ces 2 derniers modes de morsure sont particuliers aux personnes de passion intense.C’est sur la lèvre inférieure que se font la morsure cachée, la morsure enflée et le point. La morsure enflée se fait encore sur la joue, ainsi que le corail et le joyau.Le baiser, la pression avec les ongles et la morsure sont les ornements de la joue gauche ; et quand il est question de joue, c’est la joue gauche qu’il faut entendre.
La ligne de points et la ligne de joyaux doivent toutes deux être imprimées sur la gorge, l’aisselle et les jointures des cuisses ; mais la ligne de points seule doit être imprimée sur le front et les cuisses.Si l’on marque avec les ongles, ou si l’on mord les objets suivants,savoir : un ornement du front, un ornement d’oreille, un bouquet de fleurs,une feuille de bétel ou une feuille de tamala, qui sont portés par une femmeaimée ou lui appartiennent, cela signifie désir de jouissance.Ici finissent les différentes sortes de morsures.En matière d’amour, un homme doit s’étudier à faire des choses agréablesaux femmes des divers pays.Les femmes des contrées centrales (c’est-à-dire entre le Gange et le Djoumnah) sont d’un caractère noble, non accoutumées aux pratiques désagréables ; elles répugnent à la pression des ongles et à la morsure.Les femmes du pays de Balhika se laissent gagner par qui les frappe.Les femmes d’Avantika aiment les plaisirs grossiers, et n’ont pas de bonnes mœurs.Les femmes du Maharashtra aiment à pratiquer les 64 arts, elles articulent des mots bas et malsonnants et veulent qu’on leur parle de même,elles sont enragées de jouissance.Les femmes de Pataliputra (c’est-à-dire la moderne Patna)sont du même tempérament que celles du Maharashtra, mais elles n’expriment leurs désirs qu’en secret.Les femmes du pays de Dravida, si bien frottées et comprimées qu’elles puissent être au moment de la jouissance sexuelle, ont l’émission du sperme très lente : c’est-à-dire qu’elles sont très lentes à parfaire le coït.Les femmes de Vanavasi sont modérément. Passionnées, elles aiment toute espèce d’amusement, couvrent leurs corps, et réprimandent ceux qui disent des mots bas, grossiers et malsonnants.Les femmes d’Avanti haïssent le baiser, la marque avec les ongles et la morsure, mais elles affectionnent différentes sortes d’unions sexuelles.Les femmes de Malwa aiment l’embrassement et le baiser,mais sans blessure, et elles se laissent gagner par qui les frappe.
Les femmes d’Abhira, et celles du pays entre l’Indus et les 5 rivières(c’est-à-dire le Pendjab), sont folles de l’Auparishtaka ou congrès buccal.Les femmes d’Aparatika sont pleines de passion ; elles font entendrelentement le son de “Sitt”.Les femmes du pays de Lat ont les désirs plus violents encore,et elles font aussi entendre le son de “Sitt”.Les femmes du Stri Rajya et de Koshola (Oude) sont pleines d’impétueux désirs ; leur sperme s’émet en grande quantité, et elles aimentà se droguer pour faciliter cette émission.Les femmes du pays d’Andhra ont des corps tendres ; elles aimentà se divertir et sont portées aux plaisirs sensuels.Les femmes de Ganda ont le cœur tendre et parlent doucement.Maintenant, si l’on s’en rapporte à Suvamana ha, les convenances de nature de telle ou telle personne, prise en particulier, importent plus que les usages généraux du pays entier, et conséquemment ces usages ne doivent pas être suivis dans tel ou tel cas donné.Les divers plaisirs, l’habillement, les exercices et divertissements d’un pays finissent par être empruntés par un autre, et l’on doit, dans le cas en question,les considérer comme originaires de ce pays même.Des choses mentionnées plus haut, savoir : l’embrassement, le baiser, etc…on doit faire d’abord celles qui accroissent la passion ; on fera ensuite celles qui n’ont pour objet que l’amusement ou la variété.Il y a aussi, là-dessus, quelques versets dont voici le texte :
Quand un homme mord violemment une femme, elle doit le lui rendre furieusement avec 2 fois autant de force. Ainsi, pour un point elle rendra une ligne de points, et pour une ligne de points un nuage basé et si elle est très surexcitée, elle entamera immédiatement une querelle d’amour.
En même temps elle saisira son amant par les cheveux, lui fera courber la tête,baisera sa lèvre inférieure, et alors, enragée d’amour, fermant les yeux,elle le mordra en divers endroits.
Même le jour et dans un lieu fréquenté, si son amant lui montre quelque marque qu’elle peut avoir imprimée sur son corps, elle sourira à cette vue,et, tournant son visage comme si elle allait l’invectiver, elle lui montrera d’un air irrité, sur son propre corps, les marques que lui-même a pu y faire.
 

Ainsi donc, si hommes et femmes agissent au gré les uns des autres,leur amour mutuel ne subira aucune diminution, fût-ce pendant un siècle.”
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Chapitre VI
 
Des différentes manières de se coucher,et des diverses sortes de congrès
Dans le cas d’un haut congrès, la femme Mrigi (Biche) devra se coucher de façon à élargir son yoni ; tandis que, dans un bas congrès,la femme Hastini (Éléphant) se couchera de manière à contracter le sien.Mais, dans un congrès égal, elles se coucheront dans la position naturelle.Ce qui vient d’être dit de la Mrigi et de la Hastini s’applique aussi àla femme Vadawa (Jument).Dans un bas congrès, les femmes feront particulièrement usage de drogues pour que leurs désirs soient promptement satisfaits.Il y a, pour la femme-biche, 3 manières de se coucher, savoir :
 
La position largement ouverte
Lorsqu’elle baisse la tête et lève la partie médiane de son corps,cela s’appelle la position largement ouverte. À ce moment,l’homme doit appliquer quelque onguent pour rendre l’entrée plus facile.
 
La position béante
Lorsqu’elle lève ses cuisses et les tient toutes grandes écartées, puis engage le congrès, cela s’appelle la position béante.
 
La position de la femme d’Indra
Lorsqu’elle ramène ses cuisses, avec ses jambes repliées dessus,sur ses côtés, et dans cette posture engage le congrès, cela s’appelle la position d’Indrani ; la pratique seule peut l’apprendre.Cette position convient aussi dans le cas d’un très haut congrès.
 

La position serrante est usitée dans le bas congrès et dans le très bas congrès,concurremment avec la position pressante, la position liante et la position de la jument.Lorsque les jambes de l’homme et de la femme sont étendues droites l’une contre l’autre, cela s’appelle la position serrante.Elle est de 2 sortes : la position de côté et la position de dos,suivant la manière dont ils sont couchés. Dans la position de côté,l’homme doit invariablement se coucher sur le côté gauche et faire coucher la femme sur le côté droit. Cette règle est à observer avec toutes sortes de femmes.Lorsque, le congrès ayant commencé dans la position serrante,la femme presse son amant avec ses cuisses, cela s’appelle la position pressante.Lorsqu’une femme place une de ses cuisses en travers de la cuisse de son amant, cela s’appelle la position liante.Lorsque la femme retient de force le Lingam dans son yoni,cela s’appelle la position de la jument. La pratique peut seule l’apprendre.Elle est surtout connue chez les femmes du pays d’Andhra.Telles sont les différentes manières de se coucher mentionnées par Babhravya. Toutefois il y en a d’autres qu’indique Suvamanabha,et que voici :Lorsque la femme lève ses 2 cuisses toutes droites, cela s’appellela position levante.Lorsqu’elle lève ses 2 jambes et les place sur les épaules de son amant,cela s’appelle la position béante.Lorsque les jambes sont contractées et maintenues ainsi par l’amant devant sa poitrine, cela s’appelle la position pressée.Lorsqu’une des jambes seulement est étendue, cela s’appelle la position demi-pressée.Lorsque la femme place une de ses jambes sur l’épaule de son amant et étend l’autre, puis met celle-ci à son tour sur l’épaule et étend la première,et ainsi de suite alternativement, cela s’appelle la fente du bambou.
 

Lorsqu’une des jambes est placée sur la tête et l’autre étendue,cela s’appelle la pose d’un clou. La pratique seule peut l’apprendre.Lorsque les 2 jambes de la femme sont contractées et placées sur son estomac,cela s’appelle la position du crabe.Lorsque les cuisses sont élevées et placées l’une sur l’autre,cela s’appelle la position en paquet.Lorsque les jambes sont placées l’une sur l’autre, cela s’appellela position en forme de lotus.Lorsqu’un homme, pendant le congrès, tourne en rond et jouit de la femmesans la quitter, la femme lui tenant toujours les reins embrassés,cela s’appelle la position tournante. Elle ne s’apprend que par la pratique.Au dire de Suvarnanabha, ces différentes positions, couchée, assise et debout, doivent être pratiquées dans l’eau, parce qu’elles y sont plus faciles.Mais Vatsyayana est d’avis que le congrès dans l’eau n’est pas convenable,étant prohibé par la loi religieuse.Lorsqu’un homme et une femme s’appuient sur le corps l’un de l’autre,ou sur un mur, ou sur un pilier, et se tenant ainsi debout engagent le congrès,cela s’appelle le congrès appuyé.Lorsqu’un homme s’appuie contre un mur, et que la femme, assise sur les mains de l’homme réunies sous elle, passe ses bras autour de son cou et,collant ses cuisses le long de sa ceinture, se remue au moyen de ses piedsdont elle touche le mur contre lequel l’homme s’appuie, cela s’appelle le congrès suspendu.Lorsqu’une femme se tient sur ses mains et ses pieds comme un quadrupède,et que son amant monte sur elle comme un taureau, cela s’appelle le congrès de la vache. À cette occasion, il y a lieu de faire sur le dos tout ce qui se fait ordinairement sur la poitrine.On peut opérer de même le congrès du chien, le congrès de la chèvre,le congrès de la biche, le violent assaut de l’âne, le congrès du chat,le bond du tigre, la pression de l’éléphant, le frottement du sanglier et l’assaut du cheval. Et, dans tous les cas, on doit imiter les allures de chacun de ces différents animaux.
Lorsqu’un homme jouit en même temps que 2 femmes, qui l’aiment également toutes 2, cela s’appelle le congrès uni.Lorsqu’un homme jouit en même temps de plusieurs femmes, cela s’appelle le congrès du troupeau de vaches.Les sortes de congrès suivantes, savoir : l’exercice dans l’eau, ou congrès d’un éléphant avec plusieurs éléphants femelles qu’on dit n’avoir lieu quedans l’eau, le congrès du troupeau de chèvres, le congrès du troupeau de biches,s’opèrent à l’imitation de ces animaux.À Gramaneri, plusieurs jeunes gens jouissent d’une femme qui peut être mariée à l’un d’eux, soit l’un après l’autre, soit tous en même temps. Ainsi l’un la tient, l’autre en jouit, un troisième s’empare de sa bouche,un quatrième de son ventre ; et de cette façon ils jouissent alternativement de chacune de ses parties.Même chose peut se faire quand plusieurs hommes se trouvent en compagnie d’une courtisane. Et les femmes du harem du Roi, de leur côté, peuvent en faire autant quand par hasard elles mettent la main sur un homme.Les gens des contrées méridionales ont aussi un congrès dans l’anus,qui s’appelle le congrès inférieur.Ainsi finissent les diverses sortes de congrès. Il y a aussi, sur ce sujet,2 versets dont voici le texte :
Une personne ingénieuse doit multiplier les sortes de congrès,en imitant les différentes espèces de bêtes et d’oiseaux.
Ces différentes sortes de congrès, opérées suivant les usages de chaque pays et la fantaisie de chaque individu, engendrent l’amour,l’amitié et le respect dans le cœur des femmes.”
kamasutra004
 

 
Chapitre VII
 
Des diverses manières de frapper et des sons appropriés
Le commerce sexuel peut être comparé à une querelle à cause des contrariétésde l’amour et de sa tendance à tourner en dispute.L’endroit que l’on frappe avec passion est le corps,et sur le corps les endroits spéciaux sont :
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Les épaules.
 – 
La tête.
 – 
L’espace entre les seins.
 – 
Le dos.
 – 
Le jaghana, ou partie médiane du corps.
 – 
Les côtés.Il y a 4 manières de frapper, savoir :
 – 
Frapper avec le dos de la main.
 – 
Frapper avec les doigts un peu contractés.
 – 
Frapper avec le poing.
 – 
Frapper avec la paume de la main ouverte.Les coups produisant de la douleur, il en résulte le son sifflant,qui est de diverses sortes, et les 8 sortes de plaintes, savoir :
 – 
Le son Hinn.
 –
Le son tonnant.– Le son roucoulant.
 – 
Le son pleurant.
 – 
Le son Phoutt.
 – 
Le son Phâtt.
 – 
Le son Soûtt.
 – 
Le son Plâtt.
Outre cela, il y a aussi des mots qui ont un sens, tels que : “Ma mère !”et ceux qui expriment prohibition, suffisance, désir de libération, douleur ou louange, auxquels on peut joindre des sons comme ceux de la colombe,du coucou, du pigeon vert, du perroquet, de l’abeille, du moineau, du flamant,du canard et de la caille, qui tous sont usités dans telle ou telle occasion.Les coups de poing doivent être donnés sur le dos de la femme, pendantqu’elle est assise sur les genoux de l’homme. Elle doit lui rendre ses coups,en l’invectivant comme si elle était en colère, avec accompagnement des sonsroucoulant et pleurant.Lorsque le congrès est engagé, on frappe l’espace entre les seins avec le dos de la main, lentement d’abord, puis de plus en plus vite suivant que l’excitation augmente, jusqu’à la fin.À ce moment on émettra les sons Hinn et autres, alternativement ou comme on voudra, suivant la coutume. Lorsque l’homme, faisant entendre le son Phâtt,frappe la femme sur la tête avec ses doigts un peu contractés, cela s’appelle Prasritaka, ce qui veut dire : frapper avec les doigts un peu contractés.Dans ce cas, les sons appropriés seront le son roucoulant, le son Phâtt et le son Phoutt dans l’intérieur de la bouche, et, à la fin du congrès,les sons soutirant et pleurant.Le son Phâtt est une imitation du bruit que produit la cassure du bambou ;le son Phoutt ressemble au bruit d’une chose qui tombe dans l’eau.À chaque fois qu’on lui donne un baiser ou qu’on lui fait une caresse quelconque, la femme doit répondre par un son sifflant.Pendant l’action, si la femme n’est pas habituée à être frappée,elle murmure continuellement des mots qui expriment prohibition,suffisance ou désir de libération, ou des mots tels que : “Mon père !”“Ma mère !”, entrecoupés de sons soupirant, pleurant et tonnant !Vers la fin du congrès, l’homme Pressera fortement, avec la paume des mains ouvertes, les seins, le jagnana et les côtés de la femme,et cela jusqu’à la fin ; et la femme fera alors entendre des sons tels que ceux de la caille ou de l’oie.Il y a aussi, sur ce sujet, 2 versets dont voici le texte :
Les caractéristiques du sexe masculin sont, dans l’opinion générale,la rudesse et l’impétuosité ; tandis que la faiblesse, la tendresse,la sensibilité, et une inclination à éviter les choses déplaisantes,sont les marques distinctives du sexe féminin.
L’excitation de la passion et certaines particularités d’habitude peuvent quelquefois produire, en apparence, des résultats contraires ;mais l’état naturel tant toujours par reprendre le dessus.”Aux 4 manières de frapper mentionnées plus haut, on peut ajouter l’emploi du coin sur la poitrine, des ciseaux sur la tête, de l’instrument perçant sur les joues, et des pinces sur les seins et les côtés, ce qui donne en tout 8 manières.Mais ces 4 manières de frapper avec des instruments sont particulières aux gens des contrées méridionales, et l’on en voit les marques sur les seins de leurs femmes. Ce sont des particularités locales, mais Vatsyayana est d’avis quela pratique en est douloureuse, barbare, vile, et qu’elle n’est pas du tout à imiter.En règle générale, tout ce qui est particularité locale ne doit pas adopté ailleurs sans examen. Et même dans les pays où la pratique est prévalente,il faut toujours en éviter l’abus.Voici des exemples du danger de ces pratiques : Le roi des Panchalastua la courtisane Madhavasena en se servant d’un coin pendant le congrès.Shatakami Shatavahana, roi des Kuntalas, fit perdre la vie à sa grande reine Malayavati par l’emploi d’une paire de ciseaux ; et Naradeva, dont la main était déformée, aveugla une jeune danseuse avec un instrument perçant mal dirigé.Il existe aussi, sur ce sujet, 2 versets dont voici le texte :
Relativement à ces choses, il ne peut y avoir ni énumération ni règle définie.Une fois le congrès commencé, la passion seule régit tous les actes des parties.”Ces actions passionnées, ces gestes ou mouvements amoureux, qui naissent de l’excitation du moment, dans le congrès, ne sauraient être définis :ils sont irréguliers comme des songes.Un cheval qui a une fois atteint le cinquième degré de motion poursuit sa course avec une vitesse aveugle, sans regarder aux trous, aux fossés,aux poteaux qui peuvent barrer sa route : ainsi 2 amants, dans la chaleur du congrès ; la passion les aveugle, ils vont, ils vont toujours, avec furie,sans s’inquiéter en rien des excès.Pour cette raison, l’homme qui possède à fond la science d’amour et qui connaît sa propre force, comme aussi la tendresse, l’ardeur et la force de sa maîtresse, agira en conséquence.Les différents modes de jouissance ne sont pas pour tous les temps ni pour toutes les personnes : on doit, pour les appliquer, consulter le temps,le pays et l’endroit.
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Chapitre VIII
 
Des femmes qui jouent le rôle de l’homme et du travail de l’homme
Lorsqu’une femme voit son amant fatigué par un congrès prolongé,sans qu’il ait assouvi son désir, elle doit, avec sa permission, le renverser sur le dos et lui venir en aide en jouant son rôle. Elle peut le faire aussi pour satisfaire la curiosité de l’homme, ou son propre désir de nouveauté.Il y a 2 façons d’opérer : la femme, pendant le congrès, tourne en rondet monte sur son amant, de manière à continuer l’action sans interrompre le plaisir ; ou bien elle joue le rôle de l’homme dès le commencement.Alors, sa chevelure dénouée mêlée de fleurs, souriante et haletante à la fois,elle appuiera les seins sur la poitrine de son amant, et, baissant fréquemment la tête, lui rendra ce qu’il lui faisait tout à l’heure, ses coups, ses invectives.Elle lui dira : “Tu m’as renversée, tu m’as moulue ; à mon tour de te renverser,de te moudre.” Puis elle aura des semblants de pudeur, se prétendra fatiguée,voudra cesser le congrès. Et elle fera ainsi le travail de l’homme,que nous allons maintenant exposer.Tout ce que fait un homme pour donner du plaisir à une femme s’appelle le travail de l’homme, et voici en quoi il consiste :La femme étant couchée sur le lit, et en quelque sorte absorbée par sa conversation, il dénouera sa jupe de dessous, et, si elle commence à l’invectiver, la fera taire en la couvrant de baisers. Alors, son Lingam mis en érection, il promènera ses mains sur divers endroits et maniera délicatement certaines parties du corps.Si la femme est honteuse, et que ce soit la première fois qu’ils se rencontrent,l’homme glissera ses mains entre les cuisses, qu’elle voudrait probablement tenir serrées. Si c’est une très jeune fille, il devra d’abord s’emparer de ses seins,qu’elle voudrait probablement couvrir de ses propres mains, puis il lui passera les bras sous les aisselles et sur le cou.Si, au contraire, c’est une femme expérimentée, il fera ce qui pourra être agréable à l’un et à l’autre et approprié à la circonstance. Ensuite il saisira sa chevelure, et lui tiendra le menton dans ses doigts pour lui donner des baisers.Là-dessus, si c’est une jeune fille, elle deviendra honteuse et fermera les yeux.Quel que soit le cas, la contenance de la femme lui indiquera ce qu’il devra faire pour lui rendre le congrès agréable.
 

Ici Suvamanabha observe que, tout en faisant à la femme ce qu’il juge le plus convenable pendant le congrès, l’homme doit toujours avoir soin de presser les parties de son corps sur lesquelles elle tourne les yeux.Les signes de jouissance et de satisfaction de la femme sont les suivants :son corps se relâche, elle ferme les yeux, oublie toute pudeur, et montre un désir croissant d’unir les 2 organes aussi étroitement que possible.D’un autre côté, voici les signes auxquels on reconnaît qu’elle ne jouit pas et n’est pas satisfaite : elle choque ses mains, ne laisse pas l’homme se lever,semble abattue, mord l’homme, le frappe, et continue à s’agiter après que l’homme a fini.En pareil cas, l’homme doit lui frotter le yoni avec sa main et ses doigts(comme l’éléphant frotte avec sa trompe) avant de réengager le congrès, jusqu’à ce que l’irritation soit calmée ; puis, il s’occupera d’introduire son Lingam.Voici les actes que doit faire un homme :
 
Pousser en avant
Lorsque les organes sont rapprochés convenablement et directement,cela s’appelle pousser en avant.
 
Frictionner ou baratter
Lorsqu’on tient le Lingam avec la main, et qu’on le fait tourner tout autour dans le yoni, cela s’appelle baratter.
 
Percer
Lorsque le yoni est abaissé et que le Lingam en frappe la partie supérieure,cela s appelle percer.
 
Frotter
Lorsque même chose est faite sur la partie inférieure, cela s’appelle frotter.
 

 Presser
Lorsque le yoni est longtemps pressé par le Lingam, cela s’appelle presser.
 
Donner un coup
Lorsque le Lingam est retiré à une certaine distance du yoni, et qu’il y rentre ensuite avec force, cela s’appelle donner un coup.
 
Le coup du sanglier
Lorsque le Lingam ne frotte qu’un côté seulement du yoni,cela s’appelle le coup du sanglier.
Le coup du taureau
Lorsque les 2 côtés du yoni sont ainsi frottés, cela s’appelle le coup du taureau.
 
La chasse au moineau
Lorsque le Lingam est dans le yoni, et qu’on l’y agite avec un rapide mouvement de va-et-vient, sans le retirer, cela s’appelle la chasse au moineau.C’est le dernier acte du congrès.Quand une femme joue le rôle de l’homme, elle doit, en sus des 9 opérations ci-dessus, faire les 3 suivantes :
 
La paire de pincettes
Lorsque la femme tient le Lingam dans son yoni, l’y attire, le serre et le garde ainsi longtemps, cela s’appelle la paire de pincettes.
 
La toupie
Lorsque, pendant le congrès, elle tourne en rond comme une roue,cela s’appelle la toupie. La pratique seule peut l’apprendre.
La balançoire
Lorsque, en pareil cas, l’homme soulève la partie médiane de son corps,et que la femme tourne en rond sur sa partie médiane à elle, cela s’appelle la balançoire.Si la femme est fatiguée, elle posera son front sur celui de son amant,et restera ainsi sans interrompre l’union des organes. Puis, quand elle sera reposée, l’homme se retournera et recommencera le congrès.Il y a aussi, sur ce sujet, des versets dont voici le texte :
Si réservée que soit une femme, et si bien caché qu’elle tienne ce qu’elle ressent, toutefois, lorsqu’elle monte sur un homme, elle trahit tout son amour et toute sa passion. La contenance de la femme doit faire connaître à l’homme ses dispositions, et la manière dont elle veut qu’on jouisse d’elle. La femme qui est dans ses menstrues, la femme qui a récemment accouché, et la femme grosse, ne doivent pas être autorisées à jouer le rôle de l’homme.”
kama-sutra1
 
Chapitre IX
 
De l’auparishtakai  ou congrès buccal
Il y a 2 sortes d’eunuques, les uns déguisés en hommes, les autres en femmes.Les eunuques déguisés en femmes imitent celles-ci en tout : costume, parler,gestes, gentillesse, timidité, simplicité, douceur et modestie.Les actes qui s’opèrent sur le jaghana ou partie médiane des femmes se font dans la bouche de ces eunuques : c’est ce qu’on appelle Aupahshtaka.Ces eunuques trouvent dans le congrès buccal un plaisir d’imagination,en même temps qu’un gagne pain, et ils mènent la vie des courtisanes,surtout ceux qui sont déguisés en femmes.Les eunuques déguisés en hommes tiennent leurs pratiques secrètes,et quand ils veulent exercer une profession, ils choisissent celle de masseur.Sous prétexte de vous masser, un eunuque de cette sorte embrasse et attire à lui les cuisses de son client, puis il lui touche les attaches des cuisses et le jaghana,ou les parties centrales du corps.
 

Si, alors, il trouve le Lingam en érection, il le presse de ses mains et le frotte pour le maintenir dans cet état. Si, après cela et connaissant son intention,le client ne dit pas à l’eunuque de continuer, celui-ci prend sur lui de le faire et commence le congrès. Si, au contraire, le client lui ordonne d’agir,il s’y refuse et ne consent enfin qu’avec difficulté.Suit alors une série de 8 opérations pratiquées l’une après l’autre par l’eunuque,savoir :Cette pratique paraît avoir été usitée très anciennement dans certaines parties de l’Inde. Le Shushnata, un ouvrage de médecine qui remonte à 2.000 ans,décrit, au nombre des maladies dont il traite, la blessure faite au Lingam par les dents. On trouve des traces de cette pratique jusque dans le VIIe siècle.Il existe, en effet, des scènes d’Aupahshtaka dans les sculptures de plusieurs temples de Shaiva à Bhuvaneshwara, près de Kattak, dans l’Orissa,qui ont été construits vers cette époque.De telles sculptures sur de tels édifices donnent à penser que cette pratique était alors très populaire dans certaines régions. Il ne paraît pas qu’elle soit aussi en faveur aujourd’hui dans l’Hindoustan : elle a peut-être cédé la place à la sodomie, introduite depuis la période mahométane.
 
1. Congrès nominal
Lorsque, tenant le Lingam de l’homme avec sa main, et le plaçant entre ses lèvres, l’eunuque le frôle de sa bouche, cela s’appelle congrès nominal.
 
2. Mordillage des côtés
Lorsque, couvrant l’extrémité du Lingam avec ses doigts rassemblés en forme de bouton de fleur, l’eunuque en presse les côtés avec ses lèvres, en se servant aussi des dents, cela s’appelle Mordillage des côtés.
 
3. Pression extérieure
Lorsque, sollicité de continuer, l’eunuque presse le bout du Lingam avec ses lèvres serrées et l’embrasse comme s’il voulait le tirer,cela s’appelle pression extérieure.  

 
4. Pression intérieure
Lorsque, sur une nouvelle invitation de poursuivre, il introduit le Lingam plus avant dans sa bouche, le presse avec ses lèvres et ensuite le fait sortir,cela s’appelle pression intérieure.
 
5. Baiser
Lorsque, tenant le Lingam dans sa main, l’eunuque l’embrasse comme s’il faisait la lèvre inférieure, cela s’appelle baiser.
 
6. Polissage
Lorsque, après l’avoir baisé, il le caresse partout avec sa langue,et particulièrement sur l’extrémité, cela s’appelle polissage.
 
7. Succion de la mangue
Lorsque, continuant de la sorte, il en introduit la moitié dans sa bouche,l’embrasse et le suce avec force, cela s’appelle succion de la mangue.
 
8. Absorption
Et enfin, lorsque, du consentement de l’homme, l’eunuque introduit le Lingam tout entier dans sa bouche et le presse jusqu’à la racine comme s’il allait l’avaler, cela s’appelle absorption.Chacune de ces opérations terminée, l’eunuque exprime son désir d’en rester là.Malgré la première, le client veut la seconde, puis la troisième, et ainsi de suite.On peut aussi, pendant cette espèce de congrès, frapper, égratigner, etc.L’Auparishtaka est également pratiqué par des femmes dissolues et libertines,et par des servantes non mariées, qui vivent de la profession de masseuse.Les Acharyas (anciens et vénérables auteurs) sont d’avis que cet Auparishtaka est l’affaire d’un chien et non celle d’un homme, parce que c’est une pratique basse et prohibée par la Sainte Écriture, et parce que l’homme lui-même souffre en mettant son Lingam en contact avec les bouches des eunuques et des femmes.
Mais Vatsyayana soutient que les prohibitions de la Sainte Écriture ne s’appliquent pas à ceux qui fréquentent les courtisanes, et que la pratique de l’Auparishtaka n’est défendue qu’avec les femmes mariées. Quant au mal qui peut être fait à l’homme, il est aisément remédiable.Les gens de l’Inde orientale ne s’adressent pas aux femmes qui pratiquent l’Auparishtaka.Les gens d’Ahichhatra s’adressent à ces femmes, mais s’abstiennent de tout commerce avec la bouche.Les gens de Saketa ont avec ces femmes toute espèce de commerce buccal,tandis que ceux de Nagara s’en abstiennent, mais font tout le reste.Les gens du pays de Shurasena, sur la rive méridionale du Djoumnah,font tout sans hésitation, car, disent-ils, les femmes étant malpropres de nature,personne ne peut être certain de leur caractère, de leur pureté, de leur conduite,de leurs pratiques, de leurs confidences ou de leurs discours.Il n’y a pas lieu, pour cela, de les délaisser. En effet, la loi religieuse,sur l’autorité de laquelle elles sont réputées pures, établit que le pis d’une vache est propre au moment où on la trait, quoique la bouche d’une vache,et aussi la bouche de son veau, soient considérées comme malpropres par les Hindous.De même un chien est propre lorsque à la chasse il s’empare d’une biche,quoique la nourriture touchée par un chien soit d’ailleurs considérée comme très malpropre.Un oiseau est propre quand il fait tomber un fruit d’un arbre en le becquetant,quoique les objets mangés par des corbeaux ou autres oiseaux soient considérés comme malpropres.La bouche d’une femme, aussi, est propre pour donner ou recevoir des baisers,et pour d’autres actes semblables au moment du commerce sexuel.
Vatsyayana, en fin de compte, estime que, dans toutes ces matières d’amour,chacun doit agir conformément aux usages de son pays et à sa propre inclination.
Il y a aussi, sur ce sujet, des versets dont voici le texte :
 

Les serviteurs mâles de certains hommes pratiquent avec leurs maîtresle congrès buccal. Il y a aussi des citoyens qui, se connaissant bien les uns les autres, le pratiquent entre eux. Certaines femmes du harem, lorsqu’elles sont amoureuses, agissent de la bouche sur les Yonis l’une de l’autre,et certains hommes font la même chose avec les femmes.
Pour faire ceci (c’est-à-dire pour baiser le yoni), on imitera le baiser sur la bouche. Lorsqu’un homme et une femme sont couchés en sens inverse,c’est-à-dire la tête de l’un vers les pieds de l’autre, et se livrent à cette espèce de congrès, cela s’appelle le congrès du corbeau.”Ces sortes de choses passionnent tellement certaines courtisanes,qu’elles abandonnent des amants distingués, honnêtes et instruits, pour s’attacher à des personnes de basse condition, telles que des esclaves et des conducteurs d’éléphants.L’Auparishtaka, ou congrès buccal, ne doit jamais être pratiqué par un Brahmane lettré, par un ministre chargé des affaires d’un État, par un homme de bonne réputation ; car, si la pratique en est permise par les Shastra, il n’y a pas de raison pour qu’on la mette en œuvre,si ce n’est dans les cas particuliers.Ainsi, par exemple, on mentionne dans les livres de médecine le goût,la force et les qualités digestives de la viande de chien, mais il ne s’ensuit pas que le sage doive en manger.Par contre, il y a des hommes, des lieux et des temps à l’égard desquelson peut user de ces pratiques. Un homme doit, en conséquence, considérer le lieu, le temps et la pratique qu’il s’agit d’opérer, si elle convient à sa nature et à lui-même ; après quoi il pourra ou non s’y livrer, selon les circonstances.Mais après tout, ces choses étant faites secrètement et l’esprit de l’homme étant variable, comment savoir ce que fera une personne dans tel ou tel temps et pour tel ou tel objet ?
 Kama Sutra 004

 
Chapitre X
De la manière de commencer et de finir le congrès différentes sortes de congrès et querelles d’amour
Dans la chambre de plaisir, décorée de fleurs et embaumée de parfums,le citoyen, en compagnie de ses amis et serviteurs, recevra sa femme,qui viendra baignée et parée, et il l’invitera à se rafraîchir et à boire librement.Il la fera ensuite asseoir à sa gauche ; puis, prenant sa chevelure et touchant l’extrémité et le nœud de son vêtement, il l’embrassera délicatement avec son bras droit. Ils se livreront alors à une plaisante conversation sur différents sujets, et pourront aussi parler, à mots couverts, de choses qui seraient considérées comme peu séantes en société.Ils pourront chanter, avec ou sans gesticulations, jouer des instruments de musique, causer de beaux arts, et s’exciter l’un l’autre à boire. Enfin,lorsque la femme n’en pourra plus d’amour et de désir, le citoyen renverra le monde qui sera autour de lui, donnant à chacun des fleurs, des onguents,des feuilles de bétel ; et lorsqu’ils seront enfin seuls tous les 2,ils procéderont comme il a été écrit dans les précédents chapitres.Tel est le commencement de l’union sexuelle. À la fin du congrès,les amants, avec modestie et sans se regarder l’un l’autre, iront séparément au cabinet de toilette. Ensuite, assis à leurs mêmes places, ils mangeront quelques feuilles de bétel, et le citoyen appliquera de sa propre mainsur le corps de la femme un onguent de pur santal ou de quelque autre essence.Il l’embrassera alors de son bras gauche et, avec des paroles aimables,la fera boire dans une coupe qu’il tiendra dans sa propre main,où il lui donnera de l’eau à boire. Ils pourront manger des sucreries ou autres choses, à leur fantaisie, et boire des jus frais, du potage, du gruau,des extraits de viande, des sorbets, du jus de manguier, de l’extrait de jus de citron mêlé de sucre, ou toute autre chose qui soit au goût du pays et connue pour être douce, agréable et pure.
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Les amants peuvent aussi s’asseoir sur la terrasse du palais ou de la maison,pour y jouir du clair de lune et se livrer à une agréable conversation.À ce moment aussi, la femme étant couchée sur ses genoux, le visage tourné vers la lune, le citoyen lui montrera les différentes planètes, l’étoile du matin,l’étoile Polaire, et les sept Rishis ou la Grande Ourse.Ainsi finit l’union sexuelle.Le congrès est de différentes sortes, comme suit :
 
Congrès d’amour
Lorsqu’un homme et une femme qui s’aiment depuis un certain temps se trouvent enfin réunis après de Grandes difficultés ; ou lorsque l’un d’eux revient de voyage ; ou lorsqu’ ils se réconcilient après s’être séparés à la suite d’une querelle, leur congrès s’appelle le congrès d’amour. Il se pratique suivant la fantaisie des amants, et aussi longuement qu’il leur plaît.
 
Congrès d’amour subséquent
Lorsque 2 personnes se réunissent, leur amour mutuel étant encore dans l’enfance, leur congrès s’appelle le congrès d’amour subséquent.
 
Congrès d’amour artificiel
Lorsqu’un homme pratique le congrès en s’excitant lui même au moyen des 64 manières, telles que le baiser, etc… ou lorsqu’un homme et une femme ont commerce ensemble, quoique chacun d’eux aime une personne différente,leur congrès s’appelle congrès d’amour artificiel. En pareil cas, il faut employer tous les procédés et moyens indiqués par les Kama Shastra.
 
Congrès d’amour transféré
Lorsqu’un homme, du commencement à la fin du congrès, tout en opérant sur la femme, ne cesse de penser qu’il jouit d’une autre qui a son affection,cela s’appelle le congrès d’amour transféré.
Congrès à l’instar des eunuques
Le congrès entre un homme et une porteuse d’eau ou une servante de caste inférieure à la sienne, qui dure seulement jusqu’à ce que le désir soit satisfait,s’appelle congrès à l’instar des eunuques. On doit s’abstenir, dans ce cas,des attouchements extérieurs, des baisers et des diverses manipulations.
 
Congrès décevant
Le congrès entre une courtisane et un paysan, celui entre citoyens et villageoises ou femmes de banlieue s’appellent congrès décevant.
 
Congrès d’amour spontané
Le congrès entre 2 personnes attachées l’une à l’autre, et qui s’effectue au gré de leur fantaisie, s’appelle congrès d’amour spontané.Ainsi finissent les sortes de congrès.
 
Les querelles d’amour
 Nous allons parler maintenant les querelles d’amour.Une femme qui aime passionnément un homme ne peut souffrir d’entendre prononcer le nom de sa rivale, ni d’avoir aucune conversation à son sujet,ni d’être appelée de son nom par inadvertance. Si pareille chose arrive,alors commence une grande querelle : la femme pleure, se met en colère,agite sa chevelure, frappe son amant, tombe de son lit ou de son siège,et jetant à droite et à gauche guirlandes et ornements, s’étend de son long par terre.L’amant, alors, doit essayer de l’apaiser par des paroles conciliantes,et en même temps, il la relèvera avec précaution et la mettra sur son lit.Mais elle, sans répondre à ses questions, avec une colère toujours croissante,courbera la tête de son amant en tirant ses cheveux, et, après l’avoir frappé une fois, 2 fois, 3 fois sur les bras, la tête, la poitrine ou le dos,se dirigera vers la porte de la chambre.Suivant Dattaka, elle doit alors s’asseoir, l’air courroucé, près de la porte,et verser des larmes ; mais elle ne doit pas sortir, pour éviter de se mettre dans son tort.
 

Au bout d’un certain temps, lorsqu’elle juge que son amant a dit et fait tout ce qu’il pouvait pour se réconcilier, elle doit l’embrasser en lui faisant d’amers reproches, mais aussi en lui laissant voir un vif désir du congrès.Lorsque la femme est dans sa propre maison et qu’elle s’est querellée avec son amant, elle doit aller à lui et lui témoigner toute sa colère, puis le quitter. Mais ensuite, le citoyen lui ayant envoyé le Vita, le Vidushakaou le Pithamardal pour l’apaiser, elle doit revenir avec eux à la maison et passer la nuit avec son amant. Ainsi finissent les querelles d’amour.
En résumé
Un homme qui emploie les 64 moyens indiqués par Babhravya atteint son but et s’assure la jouissance d’une femme de la plus haute qualité. Il aura beau disserter savamment sur d’autres sujets, s’il ne connaît pas les 64 divisions,il n’obtiendra que peu d’estime dans l’assemblée des lettrés.Un homme, dépourvu d’autre savoir, mais bien au courant des 64 divisions,aura la prééminence dans toute société d’hommes et des femmes. Comment ne pas respecter les 64 parties si l’on considère qu’elles ont le respect des lettrés,des savants et des courtisanes ?C’est la raison de ce respect attaché aux 64 parties, du charme qu’elles possèdent et des mérites qu’elles ajoutent aux attraits naturels des femmes,que les Acharyas les appellent chères aux femmes.Un homme versé dans les 64 parties est chéri de sa propre femme,des femmes des autres et des courtisanes.
FIN

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