En 25 ans la Terre a perdu trois millions de kilomètres carrés : c’est deux fois la taille de l’Alaska. Les scientifiques de l’Université du Queensland en Australie, James Watson et James Allan, ont révélé ces chiffres dans une étude parue le 8 septembre dans la revue Current Biology. En se basant sur des cartes représentant les zones modifiées par l’Homme.

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‘Aujourd’hui, les milieux sauvages se dégradent à une vitesse supérieure à celle de leur protection, s’alarme James Allan. Si on continue à ce rythme, il ne restera aucune parcelle de nature vierge d’ici à la fin du siècle. La perte du caractère sauvage de la planète en seulement deux décennies est stupéfiante. Pourtant, ces espaces sont des sanctuaires de la biodiversité menacée et jouent un rôle essentiel pour réguler les climats régionaux et assurer l’existence de nombreuses communautés comptant parmi les plus marginalisées politiquement et économiquement dans le monde’.

Son collègue affirme que la situation est d’autant plus catastrophique qu’elle est irréversible: ‘Ces milieux ne peuvent pas retourner à l’état sauvage s’ils ont été occupés par l’Homme, insiste James Watson. Une fois érodés, les processus écologiques qui maintiennent ces écosystèmes ne reviennent jamais à leur état initial.’ Une fois ces espaces disparus, impossible de faire machine arrière et de réparer les dégâts.

Sans mesures globales concrètes, les derniers joyaux de la nature seront perdus à jamais perdus. Il faudrait des milliers d’années pour restaurer les processus écologiques des écosystèmes. Les espaces sauvages ne couvrent aujourd’hui plus que 30,1 millions de kilomètres carrés : moins d’un quart de la surface de la planète.

 

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