CURIOSITY A T-ELLE PHOTOGRAPHIÉ UN OVNI DANS LE CIEL DE MARS ?

CURIOSITY A T-ELLE PHOTOGRAPHIÉ UN OVNI DANS LE

CIEL DE MARS ?

Curiosity a t-elle photographié un OVNI dans le ciel de Mars ?
PHOTO
CI-DESSUS
Quel est ce phénomène lumineux, en haut à gauche de ce cliché ?

[NASA]

Une photo mise en ligne sur le site de la NASA relance les spéculations sur l’existence d’OVNi d’origine extraterrestre. On y distingue en effet un phénomène lumineux atypique que nul ne sait encore interpréter.

 

Ce n’est pas la première fois que les passionnés croient reconnaître des phénomènes martiens atypiques depuis l’envoi sur place de la sonde Curiosity et le début de sa mission exploratoire en 2012.

C’est ainsi qu’Internet avait fourmillé de rumeurs variés. On avait ainsi évoqué la présence sur le sol martien d’un mystérieux iguane. On s’était interrogé sur un étrange pénis géant, évoquant les géoglyphes péruviens. Idem pour un surprenant caillou soudainement apparu dans le champ des caméras de Curiosity.

Dysfonctionnement, phénomène naturel, véhicule extraterrestre ?

Mais la dernière photo qui circule, dont l’authenticité est incontestable, soulève de légitimes interrogations puisqu’on y voit nettement un phénomène lumineux dans le ciel de la planète rouge, sans savoir s’il s’agit d’un phénomène naturel (aérolithe) ou plus mystérieux.

 (DR)

Différentes théories circulent sur le net. En zoomant considérablement sur l’image mise en ligne par la NASA, certains croient distinguer un engin de forme conique laissant derrière lui une traînée lumineuse. Hypothèse difficile à valider en l’état.

Pour le moment, l’agence spatiale américaine n’a pas proposé d’interprétation de cette image qui n’a pas fini d’intriguer.

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Crise Économique Mondiale: un trou de 1000 milliards de dollars aux banques européennes

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Après HSBC puis la Deutsche Bank, voici qu’une étude publiée par Bloomberg, l’une des agences de presse économiques les plus sérieuses de la planète, démontre qu’il ne manque pas moins de 1 000 milliards de dollars de capitaux propres aux banques européennes, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même une somme relativement importante et conséquente. À titre de comparaison, cela représente 50 % du PIB français, ou encore la totalité des fonds mis dans le MES (ou censés être mis par les Européens) doté d’environ 700 milliards d’euros.

Les banques européennes sont confrontées à un trou de 1 000 milliards de dollars

 

Je vous traduis ici l’essentiel de la dépêche Bloomberg dont vous trouverez le lien en annexe ci-dessous avec quelques remarques personnelles évidemment…

 

« Les banques européennes ont un déficit en capitaux propres estimé à 767 milliards d’euros (ce qui équivaut avec le taux de change actuel à environ 1000 milliard de dollars) alors que la Banque centrale européenne devrait prochainement procéder aux désormais très célèbres stress tests (censés mesurer la solidité des banques et concluant à chaque fois que le système bancaire européen est trèèèèès solide). »

 

Comme chacun le sait, le sinistre de l’Économie, phare dans la tempête de sa copine de 25 ans, veille sur la sécurité du système bancaire français et sur l’intérêt du petit peuple (les manants)… et dans la catégorie loser, le winner est… la France !! « Ce sont les banques françaises qui montrent le plus grand écart avec 285 milliards d’euros »… Oups… 285 milliards d’euros, vous savez, cela commence à faire un sacré paquet de sous du genre environ 4 300 euros par français (sur la base de 65 millions), je vous laisse multiplier pour savoir combien cela représente pour une famille de 4 personnes.
Soit dit en passant, une petite ponction de 10 % de votre épargne permettrait de bien vite remettre du baume au cœur de nos gentils banquiers en renflouant au bon moment leurs petites caisses bien vides.

 

Le deuxième nominé est évidemment ce pays dont nous voulons absolumment imiter la moindre décision, j’entends par là l’Allemagne ! Pour eux, le trou s’élève à 199 milliards d’euros. Vous remarquerez quand même que ce sont presque 100 milliards de trou en moins que pour nous, cela dit je soupçonne que les chiffres concernant l’Allemagne ne prennent pas suffisamment en compte l’état déplorable des comptes de la Deutsche Bank.

 

D’ailleurs, les auteurs de l’étude pointent les risques particulièrement élevés parmi les banques allemandes publiques ou Landesbanken. « En Allemagne, de nombreuses institutions d’État peuvent nécessiter des émissions de capital ou cautions », écrivent-ils. Sans blague ! Moi qui croyais que la crise était finie et que le pire était derrière nous… D’ailleurs, petite question à Moscovenividivessie, dis-moi mon ami Pierrot, as-tu envoyé un fax à François pour le prévenir entre deux de ses galipettes que la crise pourrait bien nous repasser devant ? Si ce n’est pas le cas, je peux te prêter ma plume, pour lui envoyer un mot. Ça serait bien qu’il soit au courant pour sa prochaine conférence de presse, cela lui éviterait de passer pour un benêt-béat plus qu’il ne l’est…

 

Ensuite, nous trouvons les banques espagnoles (penser à envoyer là aussi un mail à Rajoy pour le prévenir qu’il est beaucoup plus mal que ce que ses conseillers lui disent de dire), avec un modeste 92 milliards d’euros. Bon, ne soyons pas dupes. 92 milliards d’euros, c’est la note juste pour payer les pertes liées aux crédits immobiliers de l’année en cours, et j’ai comme la très désagréable impression que l’année prochaine il en faudra sensiblement autant. Disons que vu le nombre d’Espagnols sans emploi et que les créances douteuses atteignent en 2013 le plus haut historique et que ce n’est pas la folle croissance économique débridée de Madrid qui va ramener la félicité et le pognon dans tous les ménages ibériques dans les 6 prochains mois, les banques du coin risquent fort de ne pas aller vraiment mieux l’année prochaine… mais je ne suis pas com-pétent moi.

 

Enfin, les banques italiennes, dont quelques-unes nous ont fait de bien belles faillites cette année ce qui les fait sortir du classement (mais ne rembourse pas les trous ni les dettes pour autant), sont dans une situation de manque estimée à 45 tout petits milliards d’euros…

 

Tiens, c’est marrant, il nous manque la Grèce, le Portugal et encore quelques autres, mais chut ! la note étant déjà de 1 000 milliards de dollars, on ne va pas pinailler pour 200 ou 300 milliards de plus, il suffira juste de faire passer la ponction obligatoire sur les comptes de 10 % à 15 % et puis histoire d’avoir un peu de marge, on prendra 20 %. De toute façon, vous n’aurez pas le choix ! Tonte obligatoire. On va bien rigoler quand le mouton va se réveiller pendant la tonte ! Maiiiiis heuuuuuuu, pourquoi tu me tonds ? Ze croyais que la krise, elle était finie…. Hahahahaa. Je sais, c’est cruel, mais que voulez-vous… ce n’est pas comme si je répétais inlassablement avec quelques autres que tout cela va très mal finir et en particulier avec la ruine des épargnants et qu’il faut s’y préparer…

D’ailleurs, j’adore la fin de cette étude et de cette dépêche :

 

« Nos résultats suggèrent que, avec émission d’actions ordinaires et les coupes de cheveux sur les créanciers subordonnés, il devrait être possible de traiter les besoins en capital de nombreuses banques. »

 

Alors là, je vous traduis ce petit jargon de financier pour que cela soit plus compréhensible : il va être possible de traiter les besoins en capital de ces nombreuses banques en ruinant les détenteurs d’obligations et les actionnaires et en allant directement se servir sur les comptes des clients »… C’est plus clair là, non ?

 

Et la dépêche de conclure avec une mention spéciale pour les banques belges, chypriotes et grecques !!

 

Justement, à propos de traduction des intentions de nos mamamouchis dont le seul et unique objectif est de sauver les banques à tout prix y compris au risque de ruiner les peuples, une autre nouvelle est tombée, mais juste une petite remarque en passant.

 

Pourquoi faut-il sauver les banques ? Parce que ne pas le faire signifierait la ruine des peuples. Ha, bon, ben d’accord, c’est dans mon intérêt alors et comment fait-on pour sauver les banques alors ? Eh bien il faut ruiner les peuples pour renflouer les banques… donc pour résumer, et si je comprends bien, pour éviter que je sois ruiné, il faut me ruiner… En clair, je suis ruiné dans tous les cas, sauf que quitte à être ruiné… pourquoi les banques devraient-elles être sauvées ? Parce que, économiquement, sauver les banques en sacrifiant les épargnants n’est pas une meilleure idée que de ne sauver ni les banques… ni les épargnants, car en laissant le système faire faillite, on condamnerait les banques et l’on serait dès lors en mesure de redéfinir un nouveau système beaucoup plus sain et beaucoup plus libre.

 

Nous n’en ferons rien bien entendu puisque, de toutes les façons, la réalité c’est que ce sont les financiers et les banquiers qui dirigent le monde. Pierrot et François ne sont rien du tout. Toutes les lois, tous les règlements sont actuellement écrits dans l’optique non pas de sauver les peuples mais les banquiers, et pour réussir ce sauvetage du lobby bancaire, des peuples entiers seront ruinés.

L’UE travaille sur une directive qui limitera les retraits d’argent des clients de banques en faillite à 100 ou 200 euros par jour

 

C’est article de L’Express en Belgique qui nous apprend que les gentils gouvernements européens, qui vous veulent que du bien, surtout à votre argent, « travaillent à un compromis sur la directive de l’UE pour le paiement de la garantie des dépôts des clients lors de faillites bancaires. Un document de travail de la présidence de l’UE, qui est assurée depuis le 1er Juillet par la Lituanie, montre que la directive pourrait être prête dès cette année ».

 

Vous voyez, lorsque les mamamouchis font quelque chose c’est toujours bien présenté. C’est beau, c’est bien enveloppé et l’emballage donne envie. En l’occurrence, la loi en question va s’intituler quelque chose comme « paiement de la garantie des dépôts » !! Ha, voilà une bonne nouvelle pour le mouton d’en bas ! On va être payé en cas de problème ! Voilà ce qu’il se dit.

 

Et puis incidemment, nous apprenons que, dans cette directive écrite pour vous, mes braves crétins, heu moutons, heu épargnants… que l’Europe examine maintenant aussi la possibilité de qualifier cette période de «circonstances exceptionnelles». Pendant cette période, les citoyens pourraient effectuer quotidiennement des retraits d’argent de 100 à 200 euros maximum, comme ce fut le cas à Chypre. Ce sont les vilains journalistes du journal allemandBörsen-Zeitung qui ont vendu la mèche !

Il faut donc retenir :

 

1/ Quoi que l’on vous raconte, c’est faux, et les banques sont de véritables bombes à retardement. Donc elles vont faire faillite et il faudra les sauver. Pour les sauver, il faudra ruiner les épargnants. Pour que le mouton soit bien tondu, on doit empêcher sa fuite. Donc il ne faut pas l’effrayer le temps que le cadre juridique de la tonte soit mis en place.

 

2/ L’organisation des modalités de la tonte est presque achevée. Il ne manque plus que cette directive qui permettra ni plus ni moins que de rationner vos retraits le temps que l’on vous fasse les poches.

 

3/ Concrètement, les banques seront fermées, vos comptes bloqués. Afin que vous puissiez juste acheter de quoi manger, vous aurez droit à 100 ou 200 euros… Bref, pas de quoi vider votre compte de son épargne… qui restera pleinement disponible pour le plus grand bien de votre banquier qui ira renflouer son compte en vidant le vôtre.

 

Voilà comment s’organise, en parfaite transparence car nous avons à notre disposition toute l’information nécessaire, le plus grand hold-up à venir.

 

Si une banque comme BNP Paribas, ou comme le Crédit Agricole venait à tomber, je vous laisse imaginer l’état de notre économie par la suite. Épargnants ruinés, récession majeure, entreprises toutes en dépôts de bilan, chômage massif, etc., et ce ne sont là que quelques-unes des conséquences les plus évidentes.

Conclusion

 

Plan épargne boîte de conserve pour manger lorsque tout sera rationné y compris l’argent et les retraits (PEBC).

 

Or et argent métal pour stocker votre patrimoine loin des banques et hors système financier afin d’éviter le chyprage de votre épargne ou de le rendre en tous cas plus difficile.

 

Pour les plus gros patrimoines, on diversifie avec des actifs tangibles plus larges, du type terres agricoles, forêt, diamants ou vins !

 

Enfin, pour ceux qui veulent se préparer à devenir véritablement résistants dans tous les sens du terme, alors investissez dans une maison à la campagne, dans un jardin et dans un potager. Cheminée et poêle à bois, récupérateur d’eau de pluie, ou puits, bref, soyez autonome, devenez autonome.

 

La stratégie de préparation patrimoniale est toujours la même, simplement le jour approche où vous allez vous en mordre les doigts de ne pas l’avoir mise en œuvre et d’avoir attendu sidéré, en vous disant mais non, ce n’est pas possible… quand même, ils vont bien trouver une solution ! Mais ils l’ont trouvée LA solution, et c’est votre argent… tout simplement et ils vont vous le braquer.

Sources: Économie-Matin.fr

 

Vidéo: Notre chanson thème Le Retour des Dieux

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En hommage aux Chercheurs et Diseurs de Vérité,nous avons fait un montage  sur le thème du retour des Dieux.

Il s’agit d’un livre que j’ai lu plusieurs fois dans ma vie,car il m’a fait rêvé à des jours meilleurs,suite à un contact officiel  avec une puissance extraterrestre.

Jimmy Guieu avait établi un code de lecture dans ce livre:il donnait aussi une marche à suivre …de lectures,aux néophytes afin qu’ils puissent comprendre le sens profond de certains de ses livres,mêmes ceux de science fiction.

Il y a donc un Code Jimmy Guieu.

 

Je ferai une livre audio et je reproduirai cette oeuvre ici,sur ce site…afin que tous puissent s’abreuver de la Compréhension.

Merci de m’avoir lu.

LE RETOUR DES DIEUX : NOTRE CHANSON THÈME

Prenons plaisir à écouter cette magnifique musique:

 

 

 

 

GBAGBO ET KADHAFI: LES HOMMES D´HONNEUR

Le président  Gbagbo et le Grand Guide Socialiste du Peuple Libyen,Mouhamar Kadhafi.
Le président Gbagbo et le Grand Guide Socialiste du Peuple Libyen,Mouhamar Kadhafi.

GBAGBO ET KADHAFI: LES HOMMES D´HONNEUR

Je ne pleure pas l’arrestation, le kidnapping et la séquestration du président élu de Côte d’Ivoire Laurent Gbagbo car il est resté droit dans ces bottes au milieu de son peuple pour résister contre l’ agression sauvage française et ouattariste. 

Je ne pleure pas la mort de Kadhafi, car après tout il a été fidèle à l’engagement qu’il s’était donné : ne jamais quitter la Libye et mourir plutôt que d’être pris.

Les grands hommes n’ont pas peur de la mort. La mort est d´ailleurs leur seconde épouse. C’est ce qui fait leur grandeur et leur différence avec le commun du mortel.

 

 

Haïti:le crime organisé finance le capitalisme partie 1

Michel Martelly,un politicien soutenu par le crime organisé. Ou se trouve la démocratie là-dedans?
Michel Martelly,un politicien soutenu par le crime organisé.
Ou se trouve la démocratie là-dedans?

 

En septembre 2013, Joris Mergelus, chef de l’Unité anti-drogue en Haïti, écrivait :« 114 dealers de drogue présumés et leurs complices ont été arrêtés, 1.554 kilos de cocaïne et de marijuana ainsi que plus de 1 million de dollars saisis entre Janvier et mi-Septembre 2013, comparativement à 124 arrestations, plus de 634 kg de stupéfiants et environ US$ 93.000 confisqués de Janvier à Décembre 2012 [1]. » En réalité, il s’agit de la continuation de la route prise par la société haïtienne depuis le gouvernement des Duvalier. Un combat prétendument engagé pour le meilleur, mais passant par la route du pire. Un projet réactionnaire et servile en soi qui a investi le champ politique en force. En effet, c’est à coup de dollars que les élections sont organisées chaque fois en Haïti. Il n’y a même pas besoin de simulacres. Deux mois avant les élections de novembre 2010, les Nations Unies exprimaient ouvertement leurs craintes en disant : « il existe un risque que la campagne pour les prochaines élections – en particulier les législatives – peut être contaminée par le financement provenant d’activités illégales, y compris le trafic de drogue qui continue d’être un facteur de déstabilisation en Haïti [2]. »

Mario Andresol,un officier de police qui aurait reçu des menaces de mort  sérieuses,en provenance du crime organisé,en Haiti.
Mario Andresol,un officier de police qui aurait reçu des menaces de mort sérieuses,en provenance du crime organisé,en Haiti.

Depuis 2004 et même avant, Haïti est reconnue comme une plaque tournante de la cocaïne dans les Caraïbes. Selon Joe Mozingo du Miami Herald [3], « la connexion de la cocaïne en Haïti » est une vérité de La Palice. Au cours de la décennie 1994-2004, la condamnation pour trafic de cocaïne et l’emprisonnement de militaires et d’officiels du gouvernement Lavalas accusés et poursuivis par la Drug Enforcement Agency (DEA) indiquent clairement que la profondeur du mal dépasse de loin les frontières idéologiques. Les dernières révélations le 6 janvier 2014 parues dans le journal mexicain El Universal [4] au sujet de la DEA au Mexique indiquent que « l’agence antidrogue américaine (DEA) et des membres du ministère de la justice américain auraient collaboré pendant des années avec le cartel mexicain de Sinaloa en échange d’informations sur les cartels rivaux. Entre 2000 et 2012, les agents américains auraient ainsi organisé une cinquantaine de rencontres avec les mafieux, sans en informer les autorités mexicaines [5]. »

En Haiti,ce sont toujours des sommes  d'argent moyennes  qui sont saisies.Le gros de l'argent circule par transfert inter-banques...via souvent les  paradis fiscaux.
En Haiti,ce sont toujours des sommes d’argent moyennes qui sont saisies.Le gros de l’argent circule par transfert inter-banques…via souvent les paradis fiscaux.

Les autorités américaines de la DEA et de la CIA ont laissé le cartel de Sinaloa envahir le marché américain avec des milliards de dollars de cocaïne en échange d’informations sur les cartels concurrents des Arellano Felix, Beltran Leyva, Los Zetas, Carillo Fuentes, Gulf et La Familia. Le marché de la cocaïne représente annuellement 45 milliards de dollars et 90% de la cocaïne consommée aux États-Unis passe par le Mexique. Les relations occultes des autorités américaines avec les mauvais garçons mexicains ne sont pas nouvelles. Pour s’en rendre compte, on peut consulter les articles de Gary Webb publiés en 1996 dans le San Jose Mercury News référant à l’alliance ténébreuse de 1982 à 1994 entre la CIA et les Contras.

Le nombre élevé de gangs de rues  les oblige à s'armer lourdement. Ici  une saisie d'armes dans l'un des groupes  criminalisés vendant la drogue.
Le nombre élevé de gangs de rues les oblige à s’armer lourdement.
Ici une saisie d’armes dans l’un des groupes criminalisés vendant la drogue.

Ces informations, bien que rejetées dans les deux volumineux rapports produits en 1998 par l’Inspection Générale de la CIA (Inspector General’s Report on CIA- Contra Drug Trafficking), indiquent qu’il était impératif pour les autorités compétentes de fermer les yeux ou de regarder ailleurs. C’est précisément le cas quand le blanchiment d’argent a explosé pour sauver le dollar et éviter qu’il ne vole en éclats lors de la crise de 2008, la plus grande crise financière depuis celle de 1929. Pour ne pas profaner le Dieu de l’argent en donnant le blues à la Réserve Fédérale, il a fallu occulter certaines réalités.

Le financement du capitalisme par l’argent de la drogue

En effet, les rapports de corruption entre les autorités américaines et les cartels de la drogue ont été remarqués particulièrement à l’occasion de la crise financière mondiale de 2008. Dans le désespoir et pour sortir du véritable carnage des 200 plus grandes banques en faillite, annonçant alors la fin du système capitaliste, les autorités américaines ont accepté la fausse bonne idée de se faire financer par les cartels de la drogue. Et depuis lors, le système est incapable de leur tourner le dos. De manière ouverte ou clandestine, ce passé rattrape le système. La révélation de ces rapports mafieux est faite, entre autres, par Antonio Maria Costa, directeur de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (UNODOC) [6]. Dans son entendement, c’est grâce aux profits générés par le crime organisé que le pire a été évité.

Les destructions occasionnées par le séisme de 2011.
Les destructions occasionnées par le séisme de 2011.

« Dans de nombreux cas, l’argent de la drogue a été la seule source de liquidités disponibles. Dans la seconde moitié de 2008, le manque de liquidités a été le principal problème du système bancaire » a-t-il dit [7]. Des 1 000 milliards de dollars par an blanchis dans le système financier mondial, 400 milliards viennent du commerce de la drogue (marijuana, cocaïne, héroïne, etc.) [8]. Dans l’optique de la loi du plus fort, ces malversations n’ont provoqué aucun tollé ni scandale. Dans le tourbillon de la vie quotidienne, les agissements scandaleux ont été accueillis avec indifférence et certains de ces banquiers corrompus engagés, entre autres dans les manipulations du taux du LIBOR, ont même eu droit à une certaine reconnaissance [9]. Sur cette lancée, on notera aussi que la production d’opium en provenance d’Afghanistan a augmenté de plus de 900% depuis l’invasion américaine en 2001. Cette augmentation a contribué à financer les pertes de plus de 1 000 milliards de US$ de produits dérivés toxiques enregistrées par le système financier international lors de la crise de 2008.

Pendant que les barons haïtiens de la drogue  empochent des millions de dollars et que la famille Marlelly détourne  l'argent public,le peuple commence à crier son désarroi.
Pendant que les barons haïtiens de la drogue empochent des millions de dollars et que la famille Marlelly détourne l’argent public,le peuple commence à crier son désarroi.

Selon Peter Dale Scott, « la banque HSBC pourrait avoir blanchi environ 7 milliards de dollars de revenus narcotiques grâce à sa filiale mexicaine sans que personne n’aille en prison [10]. » Le blanchiment d’argent de la drogue par les grandes banques a été sanctionné par les institutions de régulation, mais les pénalités ont rarement dépassé 2% des profits. Un cas édifiant est celui de la banque Wells Fargo qui a racheté la banque Wachovia au cœur du blanchiment de 378 milliards de dollars en provenance des cartels de cocaïne du Mexique [11] au cours des années 2002-2008. L’égoïsme des uns s’affiche d’un côté dans toute sa pétulance tandis que de l’autre, la misère des autres est exposée dans toute sa laideur.

Les rapports du système financier international avec les barons de la drogue font penser aux rapports entre l’Angleterre et la Chine conduisant aux guerres de l’opium du 19e siècle au cours desquelles l’évangélisme n’a pas été absent. C’est bien au nom de la liberté religieuse que l’Angleterre oblige les Chinois à consommer de l’opium. Pour conquérir le pouvoir et le garder, tous les moyens sont bons selon certains. Même si cela doit inclure l’alliance avec le diable comme c’est le cas avec les alliances tacites de certains évêques avec les cartels de drogue au Mexique, pendant que près de 300 prêtres sont obligés de fuir pour échapper à la mort dans leur paroisse.

Quatre tonnes de cocaïne par mois

En Haïti aussi, de telles alliances sont courantes. La religion catholique a été présente dès l’arrivée des premiers esclaves débarqués des cales des négriers. Elle a traversé le temps en menant un combat contre le vaudou classé parmi les superstitions africaines. Syncrétisme aidant, la mentalité de l’Haïtien moyen convaincu de la capacité destructrice des « messes noires » a subi une mutation devant la continuation du pouvoir maléfique des Duvalier, malgré les persécutions dont le clergé catholique fait les frais.

Dans un style qui semble être à la fois celui de la fiction et du reportage journalistique, Nicolas Jallot reconstitue une tranche assez cocasse de l’histoire du trafic de la cocaïne en Haïti. En levant les bras vers le ciel à la recherche d’une solution divine à ses tourments, un paysan sans terre voit un jour tomber du ciel des sacs d’une poudre blanche qu’il assimile dans un premier temps à de la farine. Une manne dont il ne tardera pas à découvrir la vraie nature… et la valeur. L’heureux paysan vend sa « farine » au boulanger du coin qui « porte plainte contre (lui), car sa pâte ne prend pas » [12].

On apprendra plus tard que le largage à tout vent de milliers de petits sacs de cocaïne était à la fois plus efficace et moins coûteux que la formule traditionnelle d’import-export avec l’aide d’intermédiaires de plus en plus gourmands. L’opération eut tant de succès qu’à l’approche du nouvel an, les Haïtiens en général, et surtout ceux, des régions côtières se souhaitaient mutuellement de faire une petite « trouvaille », nom donné par la malice populaire au précieux paquet tombé du ciel ou emporté sur le rivage par les vagues !

Ainsi quatre tonnes de cocaïne par mois sont larguées par les petits avions des trafiquants colombiens et récupérés par leurs associés haïtiens qui les acheminent ensuite au Mexique et en Floride. Mark Fineman en discute à Aquin dans le Sud [13], et Joe Mozingo en parle aux Gonaïves. Vingt sept clans colombiens se font concurrence sur le territoire haïtien. Ils sont autour des hautes sphères du pouvoir depuis le régime de Jean-Claude Duvalier quand « les fructueuses affaires de Frantz Bennett, frère de Michèle Bennett-Duvalier, sont mises en évidence [14] » avec son arrestation par la DEA. Depuis lors, la cocaïne est au cœur de l’activité politique en Haïti. Selon Gérard Pierre-Charles en 1999, « l’État ne fonctionne pas et les barons de la drogue pourraient devenir les maîtres du pays [15]. »

En réalité, considérant que 70 tonnes de cocaïne, ont transité par Haïti en 1999, d’après le Département d’État, les trafiquants sont déjà les maîtres. Le journaliste Christophe Wargny dira en juin 2001 qu’on peut considérer « en Haïti, la drogue comme substitut au développement » [16]. L’influence de la drogue dans la politique en Haïti est telle que Bruce Bagley, professeur à l’Université de Miami, qualifie le renversement du président Aristide le 29 février 2004 de « coup d’État des narcos » [17]. Depuis, la dérive n’a pas cessé. La dégradation continue, et le sujet de la cocaïne est devenu habituel. Selon Hillary Clinton, Secrétaire d’État américain, en 2010, la drogue transitant par Haïti serait d’un montant équivalent à 500 millions US [18]. Un montant sous-estimé car, déjà en 1993, les recherches du député démocrate John Conyers indiquaient un trafic d’une valeur double, soit d’un milliard de dollars US$ sur le marché américain [19].

Le mauvais pli s’affirme à nouveau comme au temps des militaires avec les colonels Jean-Claude Paul et Michel François. Depuis l’arrivée au pouvoir de Michel Martelly, surnommé également « Sweet Micky » comme le fameux colonel, les clans de la drogue voient arriver l’heure du recyclage de leur produit. Nombre d’anciens militaires se sont reconvertis dans le secteur privé et dirigent ou travaillent dans des compagnies de sécurité. Qui les payent mieux que l’armée d’Haïti. D’autres ont carrément viré dans la mafia, un peu comme les anciens du KGB ont fait leur reconversion dans la Russie des hommes à la gâchette facile. La prise du pouvoir par le chanteur-président, symbolisant l’absence de tout repère éthique, représente une occasion idéale pour cette engeance de redémarrer le juteux trafic. Le 23 février 2012, « 300 kilos de cocaïne estimés à 2,5 millions de dollars américains sur le marché haïtien ont été saisis lors d’une opération conjointe du Bureau de lutte contre le trafic des stupéfiants (BLTS) et de l’Agence américaine antidrogue (DEA) [20]. »

Ces mouvements des cargaisons de cocaïne se répètent à l’infini, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, comme dans les potpourris du musicien Sweet Micky ! Ce dernier, il faut le reconnaître, n’a jamais caché d’y avoir goûté et pris son pied. Sans faux puritanisme. Il dit s’en être démarqué comme un apprenti sorcier qui maudit sa première cuite. Sans donner des détails sur sa désintoxication. Il n’empêche que la cocaïne a planté ses racines assassines au cœur du terroir. Selon le Département d’État américain, les Rapports de Transactions Suspectes [Suspicious Transaction Reports (STR)] n’étaient que 49 en 2011 et 43 en 2012, tandis que les Rapports de Transaction en Espèces (Cash Transaction Reports)] étaient de 244 297 en 2011 et de 264 099 en 2012 [21]. Avec une magie inépuisable, de nouvelles procédures sont constamment inventées pour blanchir l’argent sale. Dans un temps qui semble rester en suspens, les autorités monétaires haïtiennes n’ont pas vu les traits, pourtant d’une grande netteté, des 100 millions de US$ en espèces allant au Panama annuellement [22]. D’ailleurs, les autorités américaines ont détecté ce dangereux entre-deux entre Haïti et le Panama en 2012.

HSBC est présente partout ou il y a traffic de drogues et corruption politique. Elle est présente aussi en Haïti.
HSBC est présente partout ou il y a traffic de drogues et corruption politique.
Elle est présente aussi en Haïti.

On ne peut rien laisser en désordre pour faire fonctionner un réseau de passagers voyageant avec 25 000 dollars chacun dans des vols totalisant 1 million de US$ au décollage [23]. Une bonne trousse de suggestions est nécessaire. Loin des clichés éculés d’une modernité démodée, la récidive des bandits légaux est ambitieuse. Partisans et adversaires des clans mafieux au sein du gouvernement n’ont pas seulement le goût du travestissement des carnavals. Ils peuvent aussi avancer sans bruit dans la démesure et l’horreur. Surtout quand ils ne se déchirent pas dans de sombres fresques politiques autour d’intrigues alambiquées de cargaisons de cocaïne recueillies par exemple à l’Anse-d’Hainault au cours du week-end du 18 mars 2012 [24] ou encore à Port-Salut le 12 septembre 2013. Un combat sans merci dans lequel Haïti agonise.

Dans le cas de l’affaire de drogue à Port-Salut, Jean Renel Sanon, ministre de la Justice, est intervenu en personne pour libérer les deux trafiquants Woodly Ethéard, alias Sonson, et Evinx Daniel. Avec la superficialité de celui qui revendique la liberté de choisir ses amis comme bon lui semble, le président Martelly s’est associé au présumé trafiquant Evinx Daniel en s’exhibant avec lui au Dan’s Creek hotel de Port-Salut. Dans le collimateur du FBI pour trafic de drogues et blanchiment d’argent, ce dernier serait devenu, semble-t-il, une menace pour le pouvoir. Arrêté par le Commissaire du Gouvernement des Cayes Jean-Marie Salomon [25] en septembre 2013, il est libéré sous les pressions du président Martelly qui en profite pour révoquer le magistrat. Cet acte irréfléchi a provoqué l’ire du FBI qui l’aurait amené aux Etats-Unis pour enquête. De retour au pays, il a disparu de la carte depuis le 5 janvier 2014.

(à suivre)

Sources:Leslie Péan,Alter Presse

Article original:Haiti,des élections à saveur de cocaïne (partie 1)

 

 

[1] Joe Colas, 
« Plus de 238 arrêtés, 2.200 kg saisis en Haïti dans le cadre de la lutte anti-drogue », Haïti en marche, 23 septembre 2013.

[2] Report of the Secretary-General on the United Nations Stabilization Mission in Haiti, United Nations Security Council, New York, September 1, 2010, p. 3.

[3] Joe Mozingo, « Haïti cocaïne connexion », Miami Herald, June 3, 2004.

[4] Doris Gómora, « La guerra secreta de la DEA en México », El Universal, 6 de Janeiro de 2014. Lire aussi Per Liljas, « U.S. Government Helped Rise of Mexican Drug Cartel », Time, January 14, 2014. Lire enfin Tracy Wilkinson and Ken Ellingwood, « International banks have aided Mexican drug gangs », Los Angeles Times, November 27, 2011.

[5] « Feu à la poudre – Les relations troubles entre les Etats-Unis et un cartel mexicain », Blog Le Monde, 14 janvier 2014.

[6] Rajeev Syal, « Drug money saved banks in global crisis », claims UN advisor, The Observer, London, 12 December 2009. Lire aussi « La criminalité organisée, une menace mondiale pour la sécurité », United Nations Information Service, Vienna, UNIS/CP/618, 3 juin 2010.

[7] « Le trafic de drogue a sauvé l’économie mondiale, selon l’ONU », – LMOUS, 5 janvier 2010.

[8] Thierry Francq et Alain Damais, Problèmes économiques, n° 2674, 19 juillet 2000, p. 2.

[9] Leslie Péan, « La corruption du LIBOR et par le LIBOR », Le Nouvelliste, Port-au-Prince, 10 et 11 août 2012. Voir aussiAlterPresse, Port-au-Prince, 13 et 15 août 2012.

[10] Maxime Chaix, « Les drogues et la machine de guerre des Etats-Unis », Réseau Voltaire, 18 juillet 2013.

[11] Ed Vulliamy, « How a big US bank laundered billions from Mexico’s murderous drug gangs », The Guardian, April 2, 2011.

[12] Nicolas Jallot et Laurent Lesage, Haïti – Dix ans d’histoire secrète, Paris, Éditions du Félin, 1995, p. 153. Lire aussi, Nicolas Jallot, Haïti – la plaque tournante de la drogue », Le Point, no. 1132, 28 mai 1994, p. 70.

[13] Mark Fineman, « Drug Cartels Set Back Efforts to Bring Democracy to Haiti », Los Angeles Times, October 30, 1998.

[14] Nicolas Jallot et Laurent Lesage, Haïti – Dix ans d’histoire secrète, op. cit., p. 154.

[15] « Haiti : a shabby epilogue », Newsweek, November 27, 2000.

[16] Christophe Wargny, « En Haïti, la drogue comme substitut au développement », Le Monde diplomatique, Paris, juin 2001.

[17] Lydia Polgreen and Tim Weiner, « Drug Traffickers Find Haiti a Hospitable Port of Call », New York Times, May 16, 2004

[18] Hillary Rodham Clinton, “International Donors Conference : Towards a New Future for Haiti,” US State Department, March 31, 2010.

[19] Dennis Bernstein and Howard Levine, « The CIA’s Haitian Connection », San Francisco Bay Guardian, 11/3/93.

[20] « 300 kilos de cocaïne saisis et deux arrestations à Port-au-Prince », Radio Kiskeya, 24 février 2012 ?

[21] United States Department of State, Bureau for International Narcotics and Law Enforcement Affairs, Money Laundering and Financial Crimes, Country Database, March 7, 2012 and June 2013.

[22] United States Department of State, 2012 International Narcotics Control Strategy Report II (INCSR), Volume II : Money Laundering and Financial Crimes, March 7, 2012.

[23] Ibid, p. 105.

[24] Jackson Joseph, « Une autre affaire de drogue », Le Matin, 9 avril 2012.

[25] RNDDH, Trafic illicite de drogues : Le Gouvernement MARTELLY / LAMOTHE met tout en œuvre pour protéger les narcotrafiquants proches du Pouvoir, P-au-P, 19 septembre 2013.