Il y a 90 ans ,naissait Maria Callas

Maria Callas ,une superbe de belle femme,en plus!
Maria Callas ,une superbe de belle femme,en plus!

 

 

La plus belle voix du vingtième siècle

Si le mot « diva » n’avait pas existé avant elle, on l’aurait inventé pour elle. Maria Callas est née le 2 décembre 1923. Une date qui n’est pas un hasard ! C’est un 2 décembre (1804) que Bonaparte se fit sacrer empereur et que, un an plus tard, en guise de cadeau d’anniversaire, il s’offrit la plus flamboyante de ses victoires : Austerlitz. Maria Callas fut à la fois une impératrice et un chef de guerre. Relisons André Tubeuf dans son Dictionnaire amoureux de la musique (Éd. Plon) : « Cadette physiquement moche d’une aînée brillante et préférée, s’en consolant par les sucreries qui l’enflaient, regard pis que caché, nié, par de grosses lunettes de myope ; puis rapatriée (sans le père) à Athènes et réfugiée dans l’étude, avide de tout, absorbant tout. » Mais plus que tout, la voix était là, et c’est sur ce don de Dieu qu’elle battit son empire. 

Un industriel fondu de musique la remarqua, l’épousa et la propulsa sur les plus grandes scènes italiennes, puis à Buenos Aires, à Mexico et bientôt dans le monde entier. Un charmant petit monstre était né, capable de chanter Wagner, Bellini, Haydn, l’opéra français et le reste. Le monde entier était à ses genoux, les hommes la trouvèrent soudainement belle, tandis qu’elle jouait presque quotidiennement la grande scène du quatre à un Meneghini désarmé, amoureux, dépassé, qui aurait tout donné pour rester près de son miracle. Il suffira d’une croisière sur un yacht pour que la Callas trouve son égal, son frère, son compatriote. Aristote Onassis était grec, richissime, capricieux, séducteur, m’as-tu-vu, connu dans le monde entier. Il faisait plier les puissants, pouvait humilier ses collaborateurs, ne connaissait rien à la musique classique, ni à l’art en général. L’idéal pour la diva assoluta qui n’écoutait personne !

Riche et adulée, elle multiplie les caprices et déclineL

Leur liaison fut aussi brève que passionnée, aussi sensuelle que destructrice. Entourée de dorures et de courtisans, réclamée par les opéras du monde entier, Callas n’avait plus faim. En 1957, elle abandonne une Sonnambula, l’année suivante elle délaisse une Norma. Le milieu très conservateur de la musique classique proteste, les puristes arguent que sa voix n’est plus là. Elle répond avec morgue à tout ce petit monde, multiplie les scènes de hargne, les caprices de star et s’abîme dans des régimes qui lui esquintent la santé. Onassis, lui, est déjà occupé à multiplier ses millions et ses conquêtes. En 1968, moins de dix ans après leur rencontre, il épouse Jackie Kennedy. Les amis d’hier s’éloignent… De temps à autre, elle montre qu’elle est encore la meilleure, celle qui est capable de faire pleurer une salle de 1 000 personnes, mais le coeur n’y est plus. Le sien donne d’ailleurs des signes inquiétants. Maria avale des médicaments et exige auprès de ses agents des cachets que sa valeur lyrique ne justifie plus toujours. Elle donne des master class très courues à Londres et à Paris. Elle noue une relation avec le ténor Giuseppe Di Stefano. Elle s’installe avenue Georges-Mandel, dans le 16e arrondissement. Elle rend visite à Onassis hospitalisé en 1975 pour une pneumonie qui lui sera fatale. Pendant ce temps, Renata Tebaldi, sa rivale dès les années 50, conquiert les scènes du monde entier. La boucle est bouclée, la fin est proche. Le glas sonne le 16 septembre 1977. La plus grande cantatrice du XXe siècle meurt d’une embolie pulmonaire à Paris. Aux dernières nouvelles – décembre 2010 –, Callas est morte d’une maladie dégénérative qui a affecté ses cordes vocales, soutiennent deux médecins italiens spécialistes en orthophonie.

Mais sa vie romanesque ne pouvait pas s’arrêter là ! Elle fut incinérée au cimetière du Père-Lachaise où une plaque (division 87) lui rend hommage, mais la mort de la Callas connut un ultime rebondissement. Après le vol de son urne funéraire, retrouvée quelques semaines plus tard, ses cendres (ou ce que l’on pense être les siennes) furent dispersées en mer Égée, au large des côtes grecques, selon son voeu. Ce 2 décembre 2013, Google rend hommage à la diva divine. Au même titre que les sorcières d’Halloweenle designer Raymond Loewyle philosophe Friedrich Nietzsche ou l‘anthropologue Claude Lévi-Strauss, Maria Callas est honorée par un Doodle mondial.

Voici le Doodle consacré à Callas, lundi ,le 2 décembre 2013:

 

 

 

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