Peace Village,une enclave islamique en Ontario

Peace Village, une petite ville de 3 000 habitants, d'origine pakistanaise pour la plupart d'entre eux.

L’islamisation du Québec et du Canada est commencé depuis fort longtemps et va en s’amplifiant.

Allons-nous finir par réagir?

À une cinquantaine de kilomètres au nord de Toronto, des musulmans ahmadis bâtissent leur ville depuis dix ans, à l’écart des banlieues traditionnelles.

L’appel à la prière tombe sur Peace Village, terre d’islam en plein  cœur de l’Ontario,juste au nord-est de Toronto. Les 3 000 habitants y sont tous musulmans. Des Pakistanais pour la plupart, mais aussi des Bengalis ou des Nigériens. Comme tous les vendredis, à 13h30 tapantes, la foi transporte ce petit peuple voilé ou moustachu de l’avenue Abdus Salam vers une immense mosquée blanche. Les dômes d’acier de Bait’ul Al Islam dominent l’horizon. Des croyantes, vêtues du niqab noir ou de voiles aux couleurs chatoyantes, se pressent vers la mosquée. Journaux en ourdou sous le bras, les hommes vêtus du ­salwar kameez, longue chemise traditionnelle pakistanaise, entrent par une porte séparée. La mosquée fait salle comble. Un millier de fidèles se tourne vers La Mecque.

Tous sont des ahmadis, pratiquant une version eschatologique de l’islam. Le secrétaire de l’association ahmadie du Canada, Ahmed Dildar, est un ancien colonel de l’armée pakistanaise. Le vieillard à la peau parcheminée s’enflamme : «Nous ne pouvions pas pratiquer notre religion au Pakistan. Certains d’entre nous ont été tués par les autorités. Ici, nous sommes libres.» À deux pas de la station de télévision musulmane locale et de la mosquée, une gigantesque inscription : «Ahmadiya, le vrai islam.» Face à la salle de prière, un libraire vend Le Djihad des Britanniques ou La Place de la femme dans l’islam, en version arabe, ourdoue et anglaise.

Cette vague coranique au pays des caribous a commencé il y a vingt-cinq ans par la croisade d’un immigré pakistanais, Naseer Ahmad, devenu à 56 ans un homme d’affaires prospère. «En 1985, il n’y avait que de la friche à des kilomètres à la ronde. Notre communauté a acheté de grands terrains et fait transformer cela en zone constructible. Sept ans plus tard, nous avons construit – pour 4,5 millions de dollars cash – ce qui était alors la plus grosse mosquée d’Amérique. C’est cher, mais c’est le rêve de toute une communauté.» Le fondateur de Peace Village vante aussi sa cité islamique de 330 pavillons, construite entre 1998 et 2008 et dont toutes les rues mènent à la mosquée.

Des cloisons pour séparer hommes et femmes

Un ghetto ? Non, «une success story musulmane», objecte le promoteur immobilier. L’homme tapote son ventre, satisfait : «Ces maisons respectent les préceptes de l’islam. Grâce à des portes coulissantes, le salon sépare les hommes des femmes. Mais nous sommes ouverts à toutes les communautés.» Peace Village n’en est pas moins à 100 % musulman.

Au coin de Mosque Avenue, une jeune fille et sa mère, toutes deux voilées, se dirigent vers leur maison. À la vue d’un étranger, la plus jeune s’affole. Elle tourne son joli voile bordeaux. «Je suis ici depuis trois mois. C’est très bien le Canada. Très bien.» Sa mère ne souffle mot, elle ne parle pas anglais. Aussitôt deux gaillards, version orientale de Laurel et Hardy, surgissent : «Il faut demander la permission pour parler aux gens et se promener.» Heureusement, il y a aussi Moen, ancien agent de voyages volubile. Il explique que tous les foyers ont une vue imprenable sur la mosquée. «Ici, les femmes ont tous les droits, assure-t-il. J’ai divorcé de ma femme et j’ai perdu beaucoup d’argent. Elle a tout pris. Mais nous sommes au Canada, il faut respecter la loi.»

Début mars, une enquête de l’>Institut national statistique du Canada a révélé que, dans vingt ans, les minorités visibles représenteraient 63 % de la population de Toronto. À cette idée, Naseer Ahmad jubile : «Ce pays a été fondé par les Français et les Anglais. Maintenant, il y a une troisième force, c’est nous. Au Canada, il faudra qu’il y ait un premier ministre pakistanais !» Dans le discours du promoteur immobilier, Allah n’est jamais loin. Son regard se durcit lorsqu’il évoque «cette France qui ne comprend rien à l’islam». Ahmad balaie la question de l’intégration : «Nous sommes très bien intégrés au Canada. Nous ne cherchons même pas à avoir notre propre école. Nos enfants vont à l’école publique.»

Cette école primaire se trouve à quelques centaines de mètres de Peace Village. La secrétaire de la Teston Village Public School explique que 80 % des élèves sont originaires de l’enclave musulmane. Les enfants s’expriment entre eux en ourdou. Beaucoup ont des difficultés en anglais. Le midi, ils mangent des pizzas halal que prépare le personnel.

Toujours pétris de politiquement correct, mais aussi d’une grande tolérance, les Canadiens anglais refusent d’émettre une opinion défavorable. «Ce sont des gens charmants, très polis et très calmes. Ils ont parfois peur de parler, car ils s’expriment très mal en anglais», explique une chauffeuse de bus. La critique vient des autres immigrants. Barry Holmes, un agent immobilier d’origine sri-lankaise, s’indigne : «Le multiculturalisme c’est bien beau, mais les gens ne se parlent pas. Ce sont toujours des rapports de forces entre communautés. Ma communauté est petite. Nous n’obtenons pas grand-chose.»

Naseer Ahmad a l’esprit ailleurs. Il montre le Peace Plazza, son centre commercial. «Il y a plusieurs restaurants halal. Je contrôle tout ici. J’ai même créé un cimetière musulman. Peace Village est une expérience unique, qui jette les bases d’autres villages.» Il balaie l’horizon, désignant une large étendue près de la mosquée : «Nous y ferons un vaste centre islamique.»

(Source : le Figaro)

Plein feu sur: Ces femmes qui devinrent des « Reines Guerrières »

Reines guerrières

Parmi les plus célèbres Reines guerrières il y avait Ahotep et Arsinoe II & III ainsi que toutes les descendantes de la Maison de Kush. Elles règnaient. Elles commandaient leurs armées et leurs flottes navales pendant l’ère de l’intrusion romaine.
En ce qui concerne Ahotep et les preuves de sa haute considération, son fils Ahmosis a écrit sur sa stèle à Karnak:

« À celle qui a accompli les rites, pris soin de l’Egypte et veillé sur ses troupes. Elle les a protégé. Elle a ramené ses fugitifs et rassemblé ses déserteurs. Elle a pacifié la Haute-Égypte et chassé les rebelles ».
Sarcophage d'Ahotep
Sarcophage d’Ahotep

* Lire: « place de la femme dans l’Egypte antique égale et complémentaire de l’homme »

Les reines guerrières nubiennes

Statue ancienne représentant Majaji
Statue ancienne représentant Candace,la reine guerrière d’Éthiopie.

Une des plus grandes reines guerrieres de l’Antiquité etait Majaji, qui dirigait le groupe ethnique des Lovedu qui faisait partie de l’Empire Kushite pendant les longs siecles ou les Kushites etaient en guerre contre Rome. L’Empire cessa d’exister en 350 AD quand Méroé, le centre de pouvoir de Kush, tomba après les nombreux assaults des Romains. Armée d’un bouclier et d’une lance, Majaji commendait ses guerriers dans des batailles. Elle serait  tombée dans la cite de Méroé qu’elle a défendu jusqu’à la mort.

Elle était dans la lignée des reines Ethiopiennes et des leaders militaires, dont l’une d’elle etait Candace, aussi une descandante de Kush. La première Candace, a dirigé une armée dont les guerriers montaient des éléphants. Elle a stoppé l’invasion d’Alexandre Le Grand en Ethiopie en 332 avant JC. En 30 avant JC, Candace Amanirenas a vaincus une invasion de Patronius, un gouverneur Romain d’Egypte et a saccagé la ville de Cyrène. En 937 AD Judith, une reine (juive?) Falasha, a attaqué Axum, la capitale sacrée d’Ethiopie, tuant tous les habitants de cette ville y compris les descendants de Salomon et la Reine de Saba.

Les reines guerrières Haoussa

Au cours du 10e et 11e siecles les cités-états Haoussa (Nigéria moderne) etaient dirigées par les Habé, des reines guerrieres: Kufuru, Gino, Yakumo, Yakunya, Walzana, Daura, Gamata, Shata, Batatume, Sandamata, Yanbamu, Gizirgizir, Innagari, Jamata, Hamata, Zama et Shawata. Des siecles plus tardAminatou, la fille de la reine Turunku du Songhai, au milieu du Niger, a dirigé l’Empire Haoussa de 1536 a 1573. Elle a étendu sa nation jusqu’aux frontières de la côte Atlantique, elle a fondé des cités et a personnellement dirigé une armée de 20 000 soldats dans des batailles.

Reine Amina de Zaria
Reine Amina de Zaria

Nandi, ou le retour du matriarcat chez les Zoulous

Nandi,reine du Zululand qui  sera la mère de  Shaka-Zulu ,le grand empereur noiir  et grand unificateur.
Nandi,reine du Zululand qui sera la mère de Shaka-Zulu ,le grand empereur noir et grand unificateur ,au sud de l’Afrique.

Nandi, était la mère guerrière de Shaka Zulu. Dans la société patriarcale Zoulou, Nandi est d’abord rejetée parce que mère non mariée. La culture matriarcale étant encore vivace, elle réussit à faire monter son fils sur le trône, et à restaurer la place des femmes dans la société. Elle s’est battue contre les commerçants esclavagistes et a éduqué son fils à être guerrier. Quand il est devenu roi, il établit un regiment composé strictement de femmes qui souvent se battaient dans les premieres rangs de son armée.

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nous avons approfondi  la recherche sur Nandi

Nous sommes au 18 ème siècle, dans  cette partie de l’Afrique nommée « Zululand », située dans l’Afrique du Sud actuelle . Tout commence lorsque le prince des Zulus, Senzangakona, rencontre Nandi Bhebhe,  fille du défunt chef de la tribu des Elengani. Ce n’est pas sans insistance que le chef tentera de séduire la jeune orpheline le jour de leur rencontre. La jeune femme est en effet connue pour avoir une extrême estime d’elle-même, et pour cause, Nandi est de loin l’une des plus jolies jeunes femmes de la région.

Femme du Zululand (photo prise en 1984)
Femme du Zululand (photo prise en 1984)

Elancée, à la démarche féline et au port de tête majestueux, ses formes généreuses et si bien proportionnées ne laissent aucun jeune homme indifférent à son passage. C’est donc un défi de taille que Senzangakona, prince des Zulus se décide de relever quand il rencontre enfin celle dont tout le monde parle. La jeune femme qui vient puiser de l’eau dans la rivière, feint ne pas avoir aperçu ni même entendu ce chef à l’allure guerrière, à la stature impressionnante et au visage à faire fondre n’importe quelle femme de la région.

Après que ce dernier ait à maintes reprises prononcé son prénom, Nandi daigne enfin relever la tête et jeter vers ce chef audacieux un regard interrogateur. Elle sait qui il est, mais elle se doit d’obliger ce dernier à se présenter comme te prince lui promet une relation sérieuse et qui aboutirait à une union conjugale. Pour cette raison, Nandi se laisse aller.

Coiffure que devait porter Nandi.
Coiffure que devait porter Nandi.

Pourtant, lorsque Nandi tombe rapidement enceinte, les anciens et conseillers de Senzangakona lui expliquent la gravité de la situation qui se présente. Il a beau montrer tous les signes d’un homme éperduement épris et amoureux, il est hors de question qu’il pense à la prendre comme troisième épouse ! Même si les deux premières épouses ne lui ont pas encore donné d’enfants, l’enfant qui se trouve à présent dans le sein de Nandi n’est rien d’autre qu’un batard, car conçu en dehors des liens du mariage. Pour un prince, épouser une femme enceinte est non seulement  inadmissible mais il s’agit d’une infraction grave des coutumes zulus.

Obligé de se soumettre aux traditions de sa tribu, et encouragé par la nouvelle de la grossesse de l’une de ses femmes au même moment , Senzangakona coupe tout lien avec Nandi, l’abandonnant ainsi seule face à sa grossesse. Dans la tribu des Elengani, elle devient un sujet de vergogne et de mépris.

C’est une prêtresse qui  recueillera Nandi et lui fera comprendre que sa grossesse n’a rien d’une calamité, mais que l’enfant qu’elle porte est celui d’une grande prophétie annoncée depuis les temps anciens. Une prophétie selon laquelle un grand chef naîtra de la tribu des Zulus et révolutionnera toute la partie sud du continent africain…La prêtresse lui fera comprendre que l’orgueil qui lui est reprochée est finalement légitime car elle deviendra une grande reine, et le fils qu’elle porte, un grand roi. Nandi s’accrochera à ces paroles  prophétiques dès cet instant et pour le restant de sa vie.

Senzangakona, fatigué des rumeurs circulant à son égard au sujet d’un fils illégitime et d’une femme abandonnée, change finalement d’avis et décide d’épouser Nandi . Il décide de l’accueillir, elle et son fils Chaka dans son kraal.  Nandi accepte d’épouser le chef et de devenir sa troisième épouse, mais chose encore jamais faite auparavant , lors des cérémonies du mariage , c’est la future épouse elle-même qui négocie devant l’époux le montant de la dote et le prix du rachat de l’enfant illégitime.

Toute la tribu zulu est surprise de constater l’audace et le courage de celle qui savait déjà qui elle était et qui était son fils. Senzangakona, quelque part humilié devant tout son clan par cette femme effrontée et fière d’elle-même, celle qui quelques mois avant  il avait séduite à la rivière, cèdera en tenant fièrement l’enfant dans ses bras.

La place de Nandi en tant que troisième épouse du chef ne lui sera pas de tout repos. Elle enfantera un deuxième enfant, une fille. Mais Senzangakona n’aura jamais oublié l’humiliation que lui avait causé Nandi lors de la cérémonie du mariage. Il manifestera ce ressentiment par des actes d’humiliation envers Nandi devant toute la tribu lors de grandes cérémonies, au grand plaisir des autres épouses qui la haïssent. Il humilie Nandi notamment lors de la cérémonie du mariage de sa quatrième épouse. Il lui demandera de l’eau et lui obligera à porter la calebasse à ses lèvres pour ensuite la repousser au loin pour qu’elle tombe au sol. Chaka, son fils, qui n’a que 6 ans à peine, affrontera son père en le menaçant de le tuer s’il ose encore s’en prendre à sa mère. Senzangakona dira de Chaka qu’il est aussi orgueilleux que sa mère et n’aura pas d’affection particulière pour l’enfant.

 

Senzangakona se présente comme le prince des Zulus, et lui fait comprendre son attirance. Mais Nandi lui fait comprendre qu’elle n’est nullement impressionnée par son rang et qu’elle n’a pas de temps pour un plaisir éphémère.

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Llinga, etait une reine guerrière du Kongo, armèe d’un axe, un arc, et une épée elle s’est battue contre les Portugais en 1640. Les femmes guerrieres étaient communes  au Kongo où la confédération de Monomotapa avait établit ses bases d’armées de femmes.

Kaipkire, une leader guerrière des Héréro, au Sud-Ouest de l’Afrique au 18e siecle, a dirige son peuple en bataille contre les commercants esclavagistes Britaniques. Il existe des documents qui relatent les femmes Héréro en combat contre les soldats Allemands jusqu’en 1919.

Mantatisi, la reine guerrière des Batlokoas, au debut du 18e siecle, s’est battue pour préserver les terres de son ethnie pendant les guerres entre Shaka Zulu et Matiwane. Elle a reussit a protéger l’heritage des Batlokwas, bien que son fils, qui est devenu roi à sa mort, fut vaincu par Mahweshwe.

Madame Yoko a dirigé et a commandé une armée de 14 groupes ethniques de la confederation Kpa Mende la plus large au 19e siecle en Sierra Leone. En ce temps là, au moins 15% des toutes les ethnies de la Sierra Leone étaient dirigées par des femmes, aujourd’hui environ 9% des femmes sont des dirigeants.

Menen Leben Amede était l’Impératrice  d’Ethiopie. Elle a commandé sa propre armée et a agit en régente pour son fils Ali Alulus. Elle a été blessée et fut capturée au cours d’une bataille en 1847. Son fils l’échangea contre une rancon et elle continua à régner jusqu’en 1853.

Nehanda (1862-1898) etait une prêtresse de Mashona, une nation du Zimbabwe. Elle est devenue un leader militaire pour son peuple quand les Britanniques ont envahis son pays. Elle dirigea un bon nombre d’attaques réussies conte les Anglais mais elle fut capturée et exécutée.

Taitu Taytu Betul ,impératrice d'Éthiopie (1851-1918)
Taitu Taytu Betul ,impératrice d’Éthiopie (1851-1918)
L'impératrice Taitu Taytu Betul faisait porter ses  bijoux préférés par des "porteuses" ou "accompagnatrices".
L’impératrice Taitu Taytu Betul faisait porter ses bijoux préférés par des « porteuses » ou « accompagnatrices ».Photo d’époque représentant ce « métier  » révolu.

Taytu Betul (1850-1918), etait une Impératrice  d’Ethiopie. Pendant ses 14 ans de règne, elle a établi la capitale moderne d’Addis Ababa, elle dirigea des troupes en bataille et négocia des traités de paix. Elle prit sa retraite de la vie public après la mort de son mari.

Yaa Asantewaa
Yaa Asantewaa

Yaa Asantewaa (1850-1921) la Reine Mere d’un des états Asante du Ghana, diriga son armée dans des batailles continuelles contre les Britaniques jusqu’à ce qu’elle fut capturée.

Vers la fin du 19e siècle, Mukaya, la leader des Luba, peuple de l’Afrique centrale dont la nation s’étendait le long de la forêt équatoriale de la République Démocratique du Congo au nord de la Zambie, a mené des guerriers en bataille contre les ethnies ennemies et des factions rivales. Initiallement elle se battait au côté de son frère Kasongo Kalambo. Après qu’il fut tué au cours d’une bataille; elle a assumé seule le contrôle de l’ Empire et de l’armée.

Seh-Dong-Hong-Beh ,la femme guerrière du Dahomey.
Seh-Dong-Hong-Beh ,la femme guerrière du Dahomey.

Seh-Dong-Hong-Beh, était une femme leader des Amazones de Dahomey sous le Roi Gezo. En 1851 elle a dirige une armée de 6 000 femmes contre la forteresse de Egba de Abeokuta. Parce que les Amazones étaient armées de lances, de fleches, et d’épées alors que les Egba avaient les cannons des Européens, 1 200 Amazones seuleument ont survécu aux batailles. En 1892, le Roi Behanzin de Dahomey (aujourd’hui le Benin) était en guerre contre les colons Francais à cause de litiges commerciaux. Il diriga une armée de 12 000 troupes, y compris les 2 000 Amazones, en bataille. Quand des troupes Françaises tentèrent de traverser une rivière stratégique, malgré que l’armée Dahoméenne ne soit seulement équipée que de fusils, les Amazones leur ont infligé des dommages sérieux, alors que les Francais avaient des revolvers et des cannons. Elles se sont engagées dans des combats de corps a corps avec les survivants, forçant l’armée Francaise vers la fuite. Des jours plus tard les Francais ont trouvé un pont, ils ont traversé la rivière et vaincu l’armée du Dahomey après une bataille féroce. Les Amazones ont brulées les champs, les villages, et les cités plutôt que de les laisser tomber aux mains des Français.

Dessin d'époque représentant 2 amazones du Dahomey.
Dessin d’époque représentant 2 amazones du Dahomey.
Rare photo d'une amazone du Dahomey.
Rare photo d’une amazone du Dahomey.

   Prochain Plein Feu:     Les femmes guerrières en occident

Conspiration :20 000 kalachnikovs à bord d’un mystérieux navire arrêté en Grèce

Mitraillettes

 

Les garde-côtes grecs ont intercepté un cargo battant pavillon du Sierra Leone avec environ 20 000 fusils d’assaut Kalachnikov à son bord. La destination finale du navire, arrêté près d’Imia sur la mer Égée orientale, reste inconnue.

Le cargo Nour M, a été arraisonné jeudi soir, emmené près de l’île de Symi. Le lendemain matin, escorté par des navires des garde-côtes, il a été conduit à l’île de Rhodes.

Le capitaine turc du navire et sept membres d’équipage, dont deux Turcs et cinq Indiens, ont été placés en état d’arrestation, d’après les informations données par les garde-côtes à l’agence de presse Athens-Macedonian News Agency(ANA-MPA).

La cargaison était à la fois plus importante que celle déclarée dans le livre de bord du navire, et le capitaine n’avait pas les autorisations délivrées par les Nations Unies pour acheminer sa cargaison dans une zone de guerre.

Les garde-côtes grecs ont publié une déclaration indiquant que l’inventaire des armes et des munitions présentes à bord était en cours et que la destination exacte des armes et des munitions n’a pas encore été définie.

Outre la grande quantité d’armes, le navire transportait des explosifs en nombre. L’enquête a également déterminé que le navire avait auparavant été utilisé pour le trafic de drogue.

Des sources ont déclaré à l’ANA-MPA que le navire avait appareillé d’Ukraine, et que la destination finale du navire demeurait incertaine. Bien que les ports de Tartous en Syrie et de Tripoli en Libye avaient tous deux été déclarés comme ports de destination aux autorités maritimes, c’est le port turc d’Iskenderun qui a été désigné comme destination finale par le capitaine du navire.

Le Ministère des Affaires étrangères ukrainien a déclaré tenter de déterminer si le Nour M avait bien appareillé de son pays.

L’expert maritime Mikhaïl Voitenko a déclaré à la chaîne Vesti Ukraine que le navire a vraisemblablement chargé sa cargaison à Istanbul.

« Je pense qu’il était là dans un autre but que le transport d’armes. Il est étrange que cela ait pris deux semaines à ce navire pour aller de Nikolaev (Ukraine) en Grèce alors que la traversée prend maximum cinq jours… Que faisait-il et où était-il pendant ce temps ? Telle est la question. »

Mikhaïl Voitenko pense que le navire a probablement été arrêté à la suite d’une dénonciation.

« La présence de ce bateau en mer Noire est étrange, mais à travers les eaux territoriales grecques, il naviguait en ligne droite, donc la police n’avait aucune raison de le stopper. »

 

 

Le Royaume financier d’Al Qaïda:L’Arabie saoudite expulse 4 millions d’immigrés

Arabie Saoudite  immigration

Après avoir donné six mois aux 8 millions de travailleurs immigrés pour régulariser leur situation, le Royaume d’Arabie saoudite a décidé d’expulser tous ceux qui n’avaient pas eu le temps de remplir les conditions administratives, soit 4 millions de personnes, principalement des noirs africains, des Indiens et des Yéménites.

En une semaine, plusieurs centaines de milliers de travailleurs immigrés ont quitté le pays. Des émeutes ont éclaté dans la banlieue pauvre de Riyadh faisant au moins 2 morts et 68 blessés graves. La police a arrêté 561 étrangers tandis que Saoudiens armés de battes de base-ball lynchaient des Éthiopiens. Dimanche matin, des centaines de travailleurs immigrés préféraient se rendre à la police que de risquer d’être assassinés.

Outre une forte amende, les travailleurs en situation irrégulière encourent 2 ans de prison.

Pour calmer la tension, le ministre du Travail a annoncé que son administration accepterait les dossiers en retard, mais il est impossible pour la plupart de ces migrants de réunir les pièces nécessaires.

L’économie saoudienne est complétement paralysée par cette expulsion massive. Cependant, le gouvernement estime qu’à terme cette mesure libérera des emplois pour les Saoudiens, bien qu’il soit peu probable que les sujets du roi Abdallah acceptent de ramasser des ordures ou de construire des routes.

Inquiet pour leur sécurité, l’Éthiopie a annoncé son intention de faciliter le retour de 200 000 femmes de ménage.

Le Yémen, déjà très instable, ne pourra pas absorber le retour de 400 000 personnes, ont indiqué les Nations Unies.

Source: Voltairenet.org)

Vidéo choquant: la sécurité aérienne menacée par les drones

Plus de 7,500 drones civils et commerciaux voyageront dans les zones de circulation aérienne…menaçant sérieusement la sécurité de tous!

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Les Philippines: un pays dévasté et détruit par Haiyan et le pillage

Death Toll Rises in Philippines Following Impact Of Super TyphoonUne rupture presque complète de la loi et l’ordre dans la ville de Tacloban, le typhon Haiyan a causé des dommages dévastateurs après qu’il eut   frappé les Philippines ce vendredi,8 novembre 2013 , est considéré comme un signe inquiétant de ce qui pourrait bientôt suivre dans d’autres régions.

Le nombre total de morts à partir de ce qui est considéré  avoir été la tempête la plus violente  à jamais avoir touché terre  devrait ainsi s’élever au-dessus des 10.000  victimes ,il s’agit du  nombre estimé  de morts  dans une seule île.

Trois jours après qu’ Haiyan  a semé la mort en se faisant une  énorme fauchée du centre des Philippines, on  est toujours sans nouvelles de dizaines de milliers de personnes vivant sur ​​les îles qui ont subi de plein fouet la fureur du typhon.

Death Toll Rises in Philippines Following Impact Of Super Typhoon

Mais à Tacloban et la province environnante de l’île de Leyte, où les responsables locaux estiment que les pertes donneront jusqu’à 10.000 morts, les convois d’aide sont perquisitionné et des commerces dépouillés de tout ce qui reste sur ​​leurs tablettes ,par les survivants affamés.

«Certaines personnes perdent leurs esprits par  la faim ou par  la perte de leurs familles», a déclaré Andrew Pomeda, un enseignant, à Tacloban.

Comme les habitants descendent dans les rues avec des armes à feu, il y a des spéculations,des rumeurs  que le président Benigno Aquino  va devoir  déclarer la loi martiale.

Un convoi de la Croix-Rouge philippine a déjà été attaqué, les auteurs ont été  qualifiés de «gangsters» par le président de l’organisation, Richard Gordon.

Mais dans les trois jours que Haiyan s’est déchaîné avec des  vagues  (tel un tsunami ) qui ont dépassé 17 pieds, noyant beaucoup de ceux qui ont été pris dans leurs courants , ainsi que des vents si forts qu’ils ont fait sauter des navires  loin à l’ intérieur des terres, donc très peu d’aide  a atteint Tacloban …et c’est pourquoi  les habitants ont abandonné leur retenue normale .

«Les gens sont sales, ont faim et soif« , a déclaré Emma Bermejo, propriétaire d’une pâtisserie. « En  quelques jours de plus, et ils commencent à s’entre-tuer. » Celle-ci se décrit comme choqué, de voir comment les résidents sans-abri de Tacloban  se sont mis à agir  comme s’ils n’étaient plus humains. «Les gens se promènent dans les rues comme des zombies en quête de nourriture», a déclaré Jenny Chu, un étudiant.

Death Toll Rises in Philippines Following Impact Of Super Typhoon

M. Aquino a déclaré que son gouvernement avait déployé 300 soldats et policiers dans  la ville et a promis qu’il y en aurait  plus qui  étaient envoyé  pour leur prêter main-forte. « Une colonne de véhicules blindés  sera déployée  à Tacloban afin de  montrer la détermination du gouvernement et d’arrêter ce pillage», a-t-il dit. Pourtant, avec près de 500.000 personnes déplacées par Haiyan et  plus de 4,3 Millions directement touchés par elle, il y a bien peu de rapports  reçus sur  ce qui se passe dans les zones côtières les plus reculées des îles les plus touchées par la tempête.

Il est particulièrement préoccupé par Samar, l’île à l’est de Tacloban le typhon  a touché terre ,en premier,sur la ville de Guiuan.

La télévision ,à partir de reportages aériens, a montré des  rues aplaties et des routes jonchées d’arbres et de débris, ce qui fait craindre que ceux de ses 40.000 habitants qui n’ont pas fuient,n’ont   peut-être pas survécu.

Au moins 300 personnes  sont déjà déclarés morts sur l’île de Samar, avec 2.000 disparus, mais une grande partie de l’île reste complètement coupée du monde extérieur sans pouvoir  électrique et de moyens  de communication.

Plusieurs appels désespérés à l’aide livrés au cours des quelques radios en  fonctionnement n’ont augmenté que la crainte de ce qui les attend quand  arriveront les équipes de secours sur place.

Plus à l’ouest, le groupe des îles Visayas n’ont pas été épargnées par  la fureur de Haiyan soit, avec des parties de l’île de Panay et le nord de Cebu durement touchée. Kendra Clegg, membre de la première  équipe  de lutte aux catastrophes  des Nations Unies et de l’équipe d’évaluation à  arriver sur Panay, a déclaré au Daily Telegraph: « La situation en matière de logement est désastreuse. Toutes les maisons en bois ont été détruites et les gens dorment dehors, ou dans les quelques écoles qui ont encore des toits « .

Comme tous ceux qui étaient dans le chemin de Haiyan, les gens de Panay sont encore abasourdis par ce qu’ils ont vu. «Ils sont sous le choc de ce qui s’est passé, les personnes âgées en particulier« , a déclaré Mme Clegg.

« Rien ne vous prépare vraiment à voir des communautés entières écrasées», a déclaré Mme Clegg. «C’est très décevant. » L’ampleur de la catastrophe est telle que, jusqu’ici, les militaires n’ont pas été en mesure d’atteindre de nombreuses régions côtières, y compris par hélicoptère, Mme Clegg confirmée.

PHILIPPINES-WEATHER-TYPHOON

« L’ampleur des dégâts à travers les Philippines a fait qu’il est très difficile d’obtenir à tous les domaines et l’accent a été mis  jusqu’ici sur Tacloban. Nous sommes très inquiets pour les communautés côtières où il n’y a pas eu contact « .

Un groupe de chasseurs de tornades américains qui ont voyagé à Tacloban avant l’arrivée du typhon a fourni des descriptions détaillées de ses conséquences dévastatrices.

Josh Morgerman, un membre du groupe iCyclone des chasseurs de  tempêtes, avec ses collègues David Reynolds et Mark Thomas, est monté face  aux vents violents avant d’être  sauvé  sur un avion militaire.

China Typhoon

Bien que les communications étaient en baisse dans la plupart de la ville, M. Morgerman, qui écrit sur Twitter sous le nom de HurricaneJosh, a réussi à accéder aux médias sociaux après que le groupe a atteint une zone de  sécurité.

Il a décrit comment son équipe,a aidé des  personnes blessées  à pouvoir sortir de leur hôtel,au moyen de  matelas ,lorsque l’immeuble a été inondé par l’eau.

M. Morgerman,  sur Twitter, a déclaré: « Tacloban toute la  ville est dévastée. La ville est un paysage horrible des bâtiments brisés et des arbres défoliés, avec des pillages et des corps non réclamés en décomposition à l’air libre.

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 » Le typhon s’est déplacé rapidement et ça n’a pas duré longtemps , seulement quelques heures, mais il a frappé la ville avec une férocité absolument terrifiante . Au plus fort de la tempête, le vent est passé en un cri, comme des fenêtres explosé et que notre hôtel solide,en  béton,au centre-ville a tremblé sous la puissance  de l’impact des débris  qui ont soufflé sur les murs et que les enfants sont devenus hystériques , une onde de tempête énorme a balayé l’ensemble du centre-ville  » a écrit  M. Reynolds, qui a filmé l’impact immédiat de la tempête  . Un vent et des  dommages extrêmes , c’est une situation extrêmement désespérée là. Nous nous attendions à quelque chose de grave , mais il est difficile de visualiser les cadavres dans la rue ,voir  brûler des  quartiers entiers  de la ville, voir les gens en état de choc ,juste  avant l’événement . « 

M. Aquino face à la critique croissante  face à  la réponse lente de son gouvernement à réagir à la  tempête , en dépit d’avertissements plusieurs  jours à l’avance. Après avoir volé dans l’aéroport de Tacloban pour de brèves rencontres avec des responsables gouvernementaux locaux , hier, il a été réprimandé par les résidents . L’un d’eux , Magina Fernandez , en colère lui a dit que l’aide n’était pas arrivé assez rapidement .

«Nous devons faire passer le mot , car le gouvernement philippin ne peut pas tout faire ça tout seul », dit-elle.  » Obtenir de l’aide internationale à venir maintenant . C’est pire que l’enfer . « 

Le président a exprimé sa frustration face au rythme de l’assistance . Mais cela n’a pas suffi à apaiser la colère du maire de Tacloban , Alfred Romualdez , qui est venu près de perdre sa femme dans la tempête. M. Romualdez déclaré qu’il était « tout à fait possible  » que 10.000 résidents del sa ville seule  soient  morts.

PHILIPPINES-WEATHER-TYPHOONDeath Toll Rises in Philippines Following Impact Of Super Typhoon

Death Toll Rises in Philippines Following Impact Of Super Typhoon

(Sources : multiples : Reuter, ABC, NP)

Un livre intéressant: « La violence des riches »

« …Menacer les riches signifie-t-il menacer l’emploi ?

Cette menace est complètement fallacieuse. Dans la guerre des classes, il y a une guerre psychologique, dont fait partie ce chantage. Mais que les riches s’en aillent ! Ils ne partiront pas avec les bâtiments, les entreprises, les autoroutes, les aéroports… Quand ils disent que l’argent partira avec eux, c’est pareil. L’argent est déjà parti : il est dans les paradis fiscaux ! … »

(Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, La violence des riches, Chronique d’une immense casse sociale, Éditions Zones / La découverte, 2013, 256 pages….un livre  gauchiste qui défend une vision incomplète  de la réalité sociale)

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(Une entrevue avec Monique Pinçon-Charlot)

Qui sont les riches aujourd’hui ? Quel impact ont-ils sur la société française ? Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, les riches font subir au reste de la société une violence inouïe. Une violence banalisée grâce à un renversement du langage : les riches seraient des victimes, menacées par l’avidité du peuple. Elle dénonce un processus de déshumanisation, une logique de prédation, une caste qui casse le reste de la société. Et invite à organiser une « vigilance oligarchique » : montrer aux puissants que leur pouvoir n’est pas éternel.

  Agnès Rousseau: Qu’est-ce qu’un riche, en France, aujourd’hui ?

Monique Pinçon-Charlot : Près de 10 millions de Français vivent aujourd’hui en-dessous du seuil de pauvreté. Celui-ci est défini très précisément. Mais il n’existe pas de « seuil de richesse ». C’est très relatif, chacun peut trouver que son voisin est riche. Et pour être dans les 10 % les plus riches en France, il suffit que dans un couple chacun gagne 3000 euros.

Nous nous sommes intéressés aux plus riches parmi les riches. Sociologiquement, le terme « riche » est un amalgame. Il mélange des milieux très différents, et regroupe ceux qui sont au top de tous les univers économiques et sociaux : grands patrons, financiers, hommes politiques, propriétaires de journaux, gens de lettres… Mais nous utilisons délibérément ce terme. Car malgré son hétérogénéité, ces « riches » sont une « classe », mobilisée pour la défense de ses intérêts. Et nous voulons aujourd’hui contribuer à créer une contre-offensive dans cette guerre des classes que mènent les riches et qu’ils veulent gagner.

Pourquoi est-il si difficile de définir cette classe ?

La richesse est multidimensionnelle. Bourdieu parlait très justement de capital – capital économique, culturel, symbolique –, c’est ce qui donne du pouvoir sur les autres. A côté de la richesse économique, il y a la richesse culturelle : c’est le monde des musées, des ventes aux enchères, des collectionneurs, des premières d’opéra… Jean-Jacques Aillagon, président du comité des Arts décoratifs, vient d’être remplacé par un associé-gérant de la banque Lazard. Dans l’association des amis de l’Opéra, on retrouve Maryvonne Pinault (épouse de François Pinault, 6ème fortune de France), Ernest-Antoine Seillière (ancien président du Medef, 37ème fortune de France avec sa famille) [2]

A cela s’ajoute la richesse sociale, le « portefeuille » de relations sociales que l’on peut mobiliser. C’est ce qui se passe dans les cercles, les clubs, les rallyes pour les jeunes. Cette sociabilité mondaine est une sociabilité de tous les instants : déjeuners, cocktails, vernissages, premières d’opéra. C’est un véritable travail social, qui explique la solidarité de classe. La quatrième forme est la richesse symbolique, qui vient symboliser toutes les autres. Cela peut être le patronyme familial : si vous vous appelez Rothschild, vous n’avez pas besoin d’en dire davantage… Cela peut être aussi votre château classé monument historique, ou votre élégance de classe.

Il existe aussi une grande disparité entre les très riches…

Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, est en tête du palmarès des grandes fortunes professionnelles de France, publié chaque année par la revue Challenges. Il possède 370 fois la fortune du 500ème de ce classement. Et le 501ème est encore très riche ! Comparez : le Smic à 1120 euros, le revenu médian à 1600 euros, les bons salaires autour de 3000 euros, et même si on inclut les salaires allant jusque 10 000 euros, on est toujours dans un rapport de 1 à 10 entre ces bas et hauts salaires. Par comparaison, la fortune des plus riches est un puits sans fond, un iceberg dont on ne peut pas imaginer l’étendue.

Malgré l’hétérogénéité de cette classe sociale, les « riches » forment, selon vous, un cercle très restreint.

On trouve partout les mêmes personnes dans une consanguinité tout à fait extraordinaire. Le CAC 40 est plus qu’un indice boursier, c’est un espace social. Seules 445 personnes font partie des conseils d’administration des entreprises du CAC 40. Et 98 d’entre eux détiennent au total 43 % des droits de vote [3] ! Dans le conseil d’administration de GDF Suez, dont l’État français possède 36 % du capital, il y a des représentants des salariés. Ceux-ci peuvent être présents dans divers comités ou commissions, sauf dans le comité des rémunérations. Cela leur est interdit. Qui décide des rémunérations de Gérard Mestrallet, le PDG ? Jean-Louis Beffa, président de Saint-Gobain, notamment. C’est l’entre-soi oligarchique.

Cela semble si éloigné qu’on peut avoir l’impression de riches vivant dans un monde parallèle, sans impact sur notre vie quotidienne. Vous parlez à propos des riches de « vrais casseurs ». Quel impact ont-ils sur nos vies ?

Avec la financiarisation de l’économie, les entreprises sont devenues des marchandises qui peuvent se vendre, s’acheter, avec des actionnaires qui exigent toujours plus de dividendes. Selon l’Insee, les entreprises industrielles (non financières) ont versé 196 milliards d’euros de dividendes en 2007 contre 40 milliards en 1993. Vous imaginez à quel niveau nous devons être sept ans plus tard ! Notre livre s’ouvre sur une région particulièrement fracassée des Ardennes, avec l’histoire d’une entreprise de métallurgie, qui était le numéro un mondial des pôles d’alternateur pour automobiles (les usines Thomé-Génot). Une petite entreprise familiale avec 400 salariés, à qui les banques ont arrêté de prêter de l’argent, du jour au lendemain, et demandé des remboursements, parce que cette PME refusait de s’ouvrir à des fonds d’investissement. L’entreprise a été placée en redressement judiciaire. Un fonds de pension l’a récupéré pour un euro symbolique, et, en deux ans, a pillé tous les savoir-faire, tous les actifs immobiliers, puis fermé le site. 400 ouvriers se sont retrouvés au chômage. C’est un exemple parmi tant d’autres ! Si vous vous promenez dans les Ardennes aujourd’hui, c’est un décor de mort. Il n’y a que des friches industrielles, qui disent chaque jour aux ouvriers : « Vous êtes hors-jeu, vous n’êtes plus rien. On ne va même pas prendre la peine de démolir vos usines, pour faire des parcs de loisirs pour vos enfants, ou pour planter des arbres, pour que vous ayez une fin de vie heureuse. Vous allez crever. »

Comment s’exerce aujourd’hui ce que vous nommez « la violence des riches » ?

C’est une violence inouïe. Qui brise des vies, qui atteint les gens au plus profond de leur corps, de leur estime, de leur fierté du travail. Être premier dans les pôles d’alternateur pour automobiles, c’est faire un travail de précision, c’est participer à la construction des TGV, à l’une des fiertés françaises. Casser cela est une violence objective, qui n’est ni sournoise ni cachée, mais qui n’est pas relayée comme telle par les politiques, par les médias, par ces chiens de garde qui instillent le néolibéralisme dans les cerveaux des Français. Pour que ceux-ci acceptent que les intérêts spécifiques des oligarques, des dominants, des riches, deviennent l’intérêt général.

Comment cette violence objective se transforme-t-elle en assujettissement ?

C’est une forme d’esclavage dans la liberté. Chacun est persuadé qu’il est libre d’organiser son destin, d’acheter tel téléphone portable, d’emprunter à la banque pendant 30 ans pour s’acheter un petit appartement, de regarder n’importe quelle émission stupide à la télévision. Nous essayons de montrer à quel système totalitaire cette violence aboutit. Un système totalitaire qui n’apparaît pas comme tel, qui se renouvelle chaque jour sous le masque de la démocratie et des droits de l’homme. Il est extraordinaire que cette classe, notamment les spéculateurs, ait réussi à faire passer la crise financière de 2008 – une crise financière à l’état pur – pour une crise globale. Leur crise, est devenue la crise. Ce n’est pas une crise, mais une phase de la guerre des classes sans merci qui est menée actuellement par les riches. Et ils demandent au peuple français, par l’intermédiaire de la gauche libérale, de payer. Et quand on dit aux gens : « Ce n’est quand même pas à nous de payer ! », ils répondent : « Ah, mais c’est la crise »

Pourquoi et comment les classes populaires ont-elles intégré cette domination ?

C’est une domination dans les têtes : les gens sont travaillés en profondeur dans leurs représentations du monde. Cela rend le changement difficile, parce qu’on se construit en intériorisant le social. Ce que vous êtes, ce que je suis, est le résultat de multiples intériorisations, qui fait que je sais que j’occupe cette place-là dans la société. Cette intériorisation entraîne une servitude involontaire, aggravée par la phase que nous vivons. Avec le néolibéralisme, une manipulation des esprits, des cerveaux, se met en place via la publicité, via les médias, dont les plus importants appartiennent tous à des patrons du CAC 40.

Sommes-nous prêts à tout accepter ? Jusqu’où peut aller cette domination ?

Dans une chocolaterie qu’il possède en Italie, le groupe Nestlé a proposé aux salariés de plus de cinquante ans de diminuer leur temps de travail [4], en échange de l’embauche d’un de leurs enfants dans cette même entreprise. C’est une position perverse, cruelle. Une incarnation de ce management néolibéral, qui est basé sur le harcèlement, la culpabilisation, la destruction. Notre livre est un cri d’alerte face à ce processus de déshumanisation. On imagine souvent que l’humanité est intemporelle, éternelle. Mais on ne pense pas à la manipulation des cerveaux, à la corruption du langage qui peut corrompre profondément la pensée. Le gouvernement français pratique la novlangue : « flexi-sécurité » pour ne pas parler de précarisation, « partenaires sociaux » au lieu de syndicats ouvriers et patronat, « solidarité conflictuelle ». Le pouvoir socialiste pratique systématiquement une pensée de type oxymorique, qui empêche de penser. Qui nous bloque.

Les riches entretiennent une fiction de « surhommes » sans qui il n’y aurait pas travail en France, estimez-vous. Menacer les riches signifie-t-il menacer l’emploi ?

Cette menace est complètement fallacieuse. Dans la guerre des classes, il y a une guerre psychologique, dont fait partie ce chantage. Mais que les riches s’en aillent ! Ils ne partiront pas avec les bâtiments, les entreprises, les autoroutes, les aéroports… Quand ils disent que l’argent partira avec eux, c’est pareil. L’argent est déjà parti : il est dans les paradis fiscaux ! Cette fiction des surhommes fonctionne à cause de cet assujettissement, totalitaire. Quand on voit le niveau des journaux télévisés, comme celui de David Pujadas, il n’y a pas de réflexion possible. En 10 ans, les faits divers dans les JT ont augmenté de 73 % !

Certains se plaignent d’une stigmatisation des « élites productives ». Les riches ont-ils eux aussi intériorisé ce discours, cette représentation ?

Notre livre s’ouvre sur une citation extraordinaire de Paul Nizan [5] : « Travaillant pour elle seule, exploitant pour elle seule, massacrant pour elle seule, il est nécessaire [à la bourgeoisie] de faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite, qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Elle doit faire croire qu’elle est juste. Et elle-même doit le croire. M. Michelin doit faire croire qu’il ne fabrique des pneus que pour donner du travail à des ouvriers qui mourraient sans lui ». C’est pour cela que cette classe est tout le temps mobilisée : les riches ont sans cesse besoin de légitimer leur fortune, l’arbitraire de leurs richesses et de leur pouvoir. Ce n’est pas de tout repos ! Ils sont obligés de se construire en martyrs. Un pervers narcissique, un manipulateur, passe en permanence du statut de bourreau à celui de victime, et y croit lui-même. C’est ce que fait l’oligarchie aujourd’hui, par un renversement du discours économique : les riches seraient menacées par l’avidité d’un peuple dont les coûts (salaires, cotisations…) deviennent insupportables. On stigmatise le peuple, alors que les déficits et la dette sont liés à la baisse des impôts et à l’optimisation fiscale.

Depuis que le parti socialiste est au pouvoir, qu’est-ce qui a changé ? Y a-t-il eu des améliorations concernant cette violence des riches que vous dénoncez ?

On ne peut pas parler d’amélioration : nous sommes toujours dans un système oligarchique. Nos dirigeants sont tous formés dans les mêmes écoles. Quelle différence entre Dominique Strauss-Kahn et Nicolas Sarkozy ? Je ne suis pas capable de vous le dire. L’histoire bégaye. Un exemple : le secrétaire général adjoint de l’Élysée est actuellement Emmanuel Macron, qui arrive directement de la banque d’affaires Rothschild. Sous Nicolas Sarkozy, ce poste était occupé par François Pérol, qui venait aussi de chez Rothschild. Les banques Lazard et Rothschild sont comme des ministères bis [6] et conseillent en permanence le ministre de l’Économie et des Finances. La mission de constituer la Banque publique d’investissement (BPI) a été confiée par le gouvernement à la banque Lazard… Et la publicité sur le crédit d’impôt lancé par le gouvernement a été confiée à l’agence Publicis. Qui après avoir conseillé Nicolas Sarkozy conseille maintenant Jean-Marc Ayrault. On se moque de nous !

Pierre Moscovici et François Hollande avait promis une loi pour plafonner les salaires de grands patrons [7]. Ils y ont renoncé. Pierre Moscovici a annoncé, sans rire, qu’il préférait « l’autorégulation exigeante ». Des exemples de renoncement, nous en avons à la pelle ! Le taux de rémunération du livret A est passé de 1,75 % à 1,25 %, le 1er août. Le même jour, Henri Emmanuelli, président de la commission qui gère les livrets A [8], a cédé au lobby bancaire, en donnant accès aux banques à 30 milliards d’euros supplémentaires sur ces dépôts. Alors qu’elles ont déjà reçu des centaines de milliards avec Nicolas Sarkozy ! Elles peuvent prêter à la Grèce, au Portugal, avec un taux d’intérêt de 8 ou 10 %… Avec le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), entré en vigueur le 1er janvier 2013, c’est encore 20 milliards d’euros de recettes fiscales en moins chaque année, offerts aux entreprises, et qui plombent le déficit public de façon absolument considérable.

Vous parlez dans votre ouvrage d’une guerre des classes qui n’est pas sans visage. N’y a-t-il pas un enjeu justement à « donner des visages » à cette classe, comme vous le faites ?

C’est une nécessité absolue. Il faut s’imposer d’acheter chaque année ce bijou sociologique qu’est le palmarès du magazine Challenges. Et s’efforcer d’incarner, de mettre des visages sur cette oligarchie… C’est une curiosité nécessaire, les gens doivent être à l’affût de cette consanguinité, de cette opacité, de la délinquance financière. Nos lecteurs doivent se servir de notre travail pour organiser une « vigilance oligarchique » : montrer aux puissants que leur pouvoir n’est pas éternel, empêcher ce sentiment d’impunité qu’ils ont aujourd’hui, car ils savent que personne n’ira mettre son nez dans leurs opérations financières totalement opaques.

Nous avons aussi expérimenté des visites ethnographiques dans les quartiers riches, pour vaincre nos « timidités sociales ». Se promener dans les beaux quartiers, leurs cinémas, leurs magasins, leurs cafés, est un voyage dans un espace social. Il faut avoir de l’humilité pour accepter d’être remis à sa place, ne pas se sentir à l’aise, se sentir pauvre car vous ne pouvez pas vous payer une bière à six euros. Mais c’est une expérience émotionnelle, existentielle, qui permet des prises de conscience. Une forme de dévoilement de cette violence de classe.

(Propos recueillis par Agnès Rousseaux)

Belo Monte ,projet de destruction et de mort

 

 

Antonia Melo,la très populaire dirigeante du mouvement Xingu.
Antonia Melo,la très populaire dirigeante du mouvement Xingu.

 

Paris / La Défense – vendredi 15 novembre 2013, dès 12h
Paris / ambassade du Brésil, à partir de 15h

Pour que les entreprises européennes comme Alstom et GDF-Suez (France) se désistent des grands barrages qui détruisent la biodiversité et les populations locales.

Pour que le Brésil respecte ses propres lois, sa constitution et les conventions internationales qu’il a ratifié, qui veillent aux droits de ses populations autochtones et à la protection de l’environnement.

Pour que les crimes et les assassinats dont sont victimes au Brésil les populations indigènes et les défenseurs de l’environnement ne restent plus impunis.

Avec la présence exceptionnelle d’Antonia Melo (http://www.youtube.com/watch?v=5sW564yRcTw&feature=youtu.be), la grande militante du Mouvement Xingu Vivant Pour Toujours ( Movimento Xingu Vivo para Sempre).Le barrage de Belo Monte a été déclaré illégal le 25 octobre 2013 par une décision de justice qui a exigé l’arrêt immédiat du chantier. L’administration de la présidente Dilma Rousseff a eu recours à une mesure d’Urgence Nationale pour balayer d’un revers de la main cette décision tant attendue par les détracteurs du projet, qui suscite des levers de boucliers depuis plus de trente ans. En réaction, toutes les organisations et militants soucieux de la préservation de l’environnement sont appelés à s’unir pour un rassemblement citoyen autour d’Antonia Melo, la grande militante du Mouvement Xingu Vivant Pour Toujours (Movimento Xingu Vivo para Sempre). A cette occasion, Antonia Melo souhaite rencontrer Patrick Kron, PDG d’Alstom, afin d’ouvrir un dialogue, échanger des points de vue et au-delà, exposer clairement aux actionnaires de cette compagnie, qui viole sa propre charte éthique en s’associant à ce projet, la réalité d’une situation qu’elle constate au quotidien dans sa ville et dans sa région depuis le début des travaux de Belo Monte. Le rassemblement débutera devant l’immeuble de GDF-SUEZ, impliqué dans d’autres barrages ravageurs en Amazonie brésilienne. Devant l’ambassade du Brésil, les manifestants appelleront au respect des droits des populations indigènes, à la pointe de la lutte pour la préservation de la forêt amazonienne.

L'environnement n'est pas dans l'agenda des entreprises multinationales participantes au projet de destruction de l'Amazonie ...pour produire un peu d'energie pour les entrepreneurs capitalistes du Brésil.
L’environnement n’est pas dans l’agenda des entreprises multinationales participantes au projet de destruction de l’Amazonie …pour produire un peu d’énergie pour les entrepreneurs capitalistes du Brésil.

 

Antonia Melo,je lui souhaite de réussir à bloquer le projet de Belo Monte.
Antonia Melo,je lui souhaite de réussir à bloquer le projet de Belo Monte.

 

 

 

 

Remise en route de notre pétition pour condamner le Coran

Islam Radical QuébecLe message est très clair: les islamistes  semblent chercher à contrôler les médias et les sites qui comme Avaaz  mettent des pétitions en ligne.

Donc suite aux récentes provocations,aux violences verbales et à la prise de position très fortement pro-fédéraliste et libérale corrompue par les intégristes musulmans ,à Montréal…et partout au Québec,nous remettons notre glorieuse pétition qui avait amassé plus de 2,000 signatures avant sa fermeture récemment.

Advenant le cas ou aucun député de notre Assemblée Nationale du Québec ne voudrait respecter  le fait qu’il faut déposer  notre pétition…à l’Assemblée Nationale du Québec,afin qu’elle puisse être lue ,consultée et signée là ou la démocratie est supposé exister,nous pourrions affirmer que mieux vaut se servir sois-même et se défendre sois-même.

Je proposerai à ce moment que soit créé sans demander conseil à personne ,une Milice d’auto-défense du Peuple du Québec.

Cette milice pourrait servir à protéger  les manifestants en faveur de la Charte des Droits du Québec et peut-être même aider à nos policiers qui sont surcharger de travail …à lutter contre les terroristes qui s’infiltrent dans nos manifestations pacifiques.

Ces miliciens pourraient devenir la base d’une Armée Nationale de la République du Québec…un jour.

Nous avons le droit de nous défendre contre le terrorisme et la tyrannie.

Signons notre pétition:

http://www.avaaz.org/fr/petition/Pour_que_le_Coran_soit_condamne_par_lAssemblee_Nationale_du_Quebec_en_tant_que_propagande_terroriste_haineuse/?copy