Le Manifeste Citoyen du député belge Laurent Louis

Laurent Louis,président du Mouvement pour la Liberté et la Démocratie...est actuellement député européen.
Laurent Louis,président du Mouvement pour la Liberté et la Démocratie…est actuellement député européen.

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En tant qu’hommes et femmes du Monde,le Mouvement Mondial de Désobéissance Civile appui ce manifeste.

 

LE MANIFESTE CITOYEN

Préambule

Ces 100 dernières années ont été marquées par une amplification de l’asservissement de l’individu. La démocratie actuelle est un leurre. Les citoyens pensent avoir des droits mais ceux-ci sont en réalité cadenassés par le pouvoir en place qui défend des intérêts totalement étrangers au bien commun.

Pourtant, en tant qu’administré, le citoyen est en droit d’exiger du politique un véritable changement pouvant le conduire vers un monde éthique et fraternel.

Malheureusement, nos responsables politiques se renfermant dans la polarité gauche-droite, ne désirent pas apporter les solutions appropriées aux défis présents et à venir. Pire, ils sont aujourd’hui des créateurs de problèmes alors que leur rôle devrait être d’apporter des solutions durables et équitables. Leur manque de vision à long terme mène le pays droit dans le mur.

Nous estimons, de notre côté, que le Politique doit avoir pour tâche de mettre l’Homme au centre de ses préoccupations dans le respect des convictions de chacun.

L’Alternative est claire : le législateur doit se référer à l’Éthique pour chaque décision adoptée et non aux lobbys ou aux intérêts économiques comme c’est actuellement le cas.

Ce Manifeste a pour ambition d’engager le Citoyen dans la voie qui lui garantit de vivre heureux et en harmonie dans la société belge.

 

1. Une Belgique démocratique et moderne

En respectant la volonté populaire, celle de l’attachement à notre pays, nous réclamons la pérennité de l’État BELGIQUE.

Le modèle de l’État Unitaire basé sur nos 9 provinces historiques, simplifie la structure de l’État et évite des dépenses inutiles. Nous avons trop de parlements, trop de politiciens, trop d’institutions. Nous gaspillons dès lors beaucoup trop d’argent dans ces structures inutiles.

Parmi nos responsables politiques, certains, par repli identitaire, tentent d’imposer leur projet de démembrement de la Belgique. La raison appelle pourtant à l’Unité.

Les réformes successives de l’État qui dérivent du tracé de la frontière linguistique de 1963 nous ont conduits à des aberrations institutionnelles. En outre, les réformes de l’Etat n’ont rien apporté aux citoyens, seuls les politiciens en sortent vainqueurs.

Dans un souci de simplification et de proximité, la Province doit se placer comme intermédiaire entre l’État et les Communes.

Nous plaidons pour la réunification de la Province du Brabant qui offrira à tous les Brabançons un meilleur vivre ensemble.

La fusion des 19 communes bruxelloises permettra à la Ville de Bruxelles de rayonner de toute sa splendeur comme Capitale Belge et Européenne. Cette fusion évitera les gaspillages, réduira les coûts de fonctionnement et permettra de mener des politiques plus globales et plus cohérentes.

Nous souhaitons que les citoyens reprennent leurs droits. La véritable Démocratie doit donner à tous ses Citoyens le droit de participer au vote et ne peut permettre aux partis politiques d’être financés par l’argent public.

Le droit au référendum sur des sujets fondamentaux et après un véritable débat contradictoire, doit être inscrit dans la Constitution.

Nous pensons qu’une réelle démocratie ne peut s’installer dans une logique particratique. Ainsi, afin d’assurer la représentativité de l’institution, nous estimons que le Parlement doit, à l’avenir, se composer de citoyens tirés au sort et non d’élus de pères en fils. Cela impose de supprimer les partis politiques pour créer un système où des hommes et des femmes libres et indépendants voteront les lois sans influences extérieures, sans être enfermés dans une idéologie particulière mais en défendant uniquement l’intérêt du peuple. La politique ne serait plus un métier qu’on peut se refiler de père en fils. Ce système éviterait en outre le copinage et la corruption que nous connaissons plus particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Le Parlement citoyen nommerait les Ministres. Le rôle du Roi ou le choix d’une République serait soumis à un référendum.

Enfin, il est temps de mettre un terme aux privilèges. En ce sens, nous souhaitons supprimer l’immunité parlementaire. Les élus doivent pouvoir rendre des comptes à la Justice comme tous les autres citoyens

 

2. L’économie saine et productive

Le Citoyen doit reprendre en main l’Économie de son pays d’une manière responsable et Éthique.

Nos banques ne devraient plus pratiquer l’usure ni se lancer dans des investissements hasardeux et spéculatifs. Une nouvelle dynamique serait alors créée dans notre économie.

La propriété privée et l’épargne doivent être protégées et non servir de garanties aux créanciers de l’État.

Puisqu’aujourd’hui l’argent injecté ne sert qu’à payer la charge des intérêts de la dette, il est faux de croire que la dette de l’État puisse diminuer un jour. La dette sert, aujourd’hui, de prétexte à nos dirigeants pour imposer toujours plus de sacrifices aux citoyens. Nous réclamons dés lors l’annulation pure et simple de la dette publique.

L’Etat n’a pas vocation à utiliser l’argent du contribuable pour sauver des banques privées. Le renflouement d’une banque ne peut, dès lors, se faire qu’après nationalisation complète de celle-ci et les responsables de la banqueroute doivent être pénalement poursuivis.

La fiscalité doit être équitable et les impôts doivent être réduits de manière significative (maximum 35% au lieu des 55% actuels).

L’argent public doit servir à la création de nouvelles entreprises et soutenir les PME et les artisans, véritables garants de la bonne santé de notre tissu économique.

Le rapport entre le capital et le travail doit rester équilibré.

 

3. Valoriser le travail

Chaque personne doit pouvoir participer à la vie économique de la société. L’assistanat n’est pas la solution même si la limitation du chômage dans le temps telle que prévue par le législateur actuel pose plus de difficultés qu’il n’en résout. Nous privilégions la piste de la mise au travail au service de l’intérêt commun des demandeurs d’emploi de longue durée dans le respect des compétences de chacun.

Il faut encourager le travail et la création d’entreprises. Les plans pour l’emploi actuels (plan activa, etc…) sont des leurres qui ne profitent qu’aux employeurs, il convient de les supprimer. Il est important de revoir totalement le fonctionnement du Forem et de l’Orbem. Ces institutions doivent adopter une posture plus dynamique. Les demandeurs d’emploi doivent pouvoir compter sur de vrais coachs dans leurs recherches. Ceci maximisera la réussite.

Enfin, nous devons encourager les indépendants et les PME.

Une simplification administrative accordera tout d’abord à chacun la liberté d’entreprendre. En outre, nous comptons aider les citoyens qui, au lieu de rester au chômage, décident de se lancer dans une activité indépendante ou la création d’une entreprise. Nous proposons d’offrir pendant un an à ces personnes un salaire de 1000 euros (environ ce qu’ils toucheraient au chômage) pour leur garantir une meilleure réussite. Un coach encadrerait la démarche afin d’éviter les effets d’aubaine. En cas de succès, ces nouveaux indépendants rembourseraient l’aide de l’Etat dans les 4 ans. En cas d’échec, aucun remboursement ne serait demandé. Voilà une véritable politique qui encourage le travail !

Un coup d’arrêt s’impose à toute forme de discriminations et d’inégalités entre les travailleurs.

Les discriminations et les inégalités basées sur le statut, le genre, la tenue vestimentaire, l’origine géographique, ethnique ou sociale, la conviction philosophique ou religieuse, l’âge ou l’handicap doivent être abolies.

Nous exigeons le maintien de l’âge de la retraite à 65 ans pour tous les travailleurs.

 

4. Innover l’enseignement

Le respect doit être la valeur fondamentale de la relation élève-enseignant. Cette relation est à reconstruire et passe par une revalorisation du statut des enseignants. Les parents se doivent également de montrer l’exemple en la matière.

Notre enseignement doit permettre à tout un chacun de trouver sa place dans notre société.

L’offre d’enseignement doit être gratuite et de qualité quelque soit la zone géographique concernée. Il doit être mis fin à la marchandisation du savoir.

Les rythmes scolaires doivent être adaptés de façon à permettre aux élèves d’avoir plus de temps pour des activités sportives et extra-scolaires.

Dans le primaire, l’école dispense entièrement les savoirs de base et les devoirs à domicile doivent être limités, les parents n’étant pas des enseignants.

Pour faciliter la transition primaire secondaire, l’élève doit avoir acquis des méthodes de travail efficaces pour faire face à la charge de travail supplémentaire en toute autonomie et ainsi éviter l’échec.

L’orientation vers la filière technique ou professionnelle, au deuxième degré du secondaire, ne doit plus être un second choix mais bien le résultat d’une décision libre et volontaire de l’élève.

Vu notre projet institutionnel, l’enseignement sera géré à deux niveaux de pouvoir : des pouvoirs organisateurs provinciaux autonomes pilotés par un pouvoir organisateur national. Chaque province doit avoir une autonomie partielle pour tenir compte de ses spécificités. Quant au pouvoir organisateur national, il mettra en place le socle commun des compétences et se chargera des contrôles externes (CEB, CESS).

Nos établissements scolaires sont des lieux public et donc représentatifs des diversités culturelles, philosophiques et religieuses de notre société. Ce sont des lieux qui se doivent d’être ouverts sur le monde et non refermés sur eux-mêmes. Les signes religieux quels qu’ils soient ne doivent plus être interdits à l’école. Dans les cantines de nos établissements scolaires, le bio doit faire son entrée en privilégiant les produits de proximité. L’idéal serait que chacun puisse composer son repas librement sans qu’aucun mode alimentaire ne soit imposé à qui que ce soit.

L’enseignement ne doit pas se limiter au temps de l’obligation scolaire. En vue d’une réorientation et parce que l’évolution des connaissances et des technologies l’impose, l’apprentissage de nouveaux savoirs doit être accessible à toute personne.

 

5. Affirmer les droits sociaux

Actuellement, un vent d’ouest pousse nos décideurs politiques à prendre des mesures anti-sociales. Ces mauvaises décisions touchent les plus faibles d’entre nous.

Au contraire, dans des situations difficiles, nos mécanismes de solidarité devraient fonctionner de manière optimale. Il est ainsi primordial de revoir la limitation du chômage dans le temps décidée par nos responsables politiques.

Dans notre pays développé, il est inadmissible de mourir de froid ou de faim. Un logement et un revenu minimum doivent être assurés à toute personne en situation de précarité. Le nombre de banques alimentaires doit être multiplié et accessible à toutes les personnes dans le besoin.

Tout citoyen, quelle que soit sa situation sociale doit bénéficier d’un système de santé performant et efficace.

Nous souhaitons renforcer le rôle de la famille dans notre société par l’instauration d’un salaire parental pour l’homme ou la femme qui élève son enfant à la maison. En parallèle, il est important de revoir à la hausse le montant des allocations familiales par enfant à charge.

Au niveau de l’immigration, une meilleure gestion des demandes d’asile doit être mise en œuvre. Les centres d’accueil des réfugiés politiques et des sans-papiers se doivent d’être améliorés afin que ces personnes puissent séjourner dans des conditions plus respectueuses de la dignité humaine.

Notre pays doit favoriser l’immigration choisie et qualifiée mais il ne peut rester insensible à la détresse humaine. Afin de limiter l’immigration illégale en Europe, la Belgique se doit de peser de tout son poids sur la scène internationale pour mettre un terme aux opérations néo-colonialistes, sionistes et militaires aux 4 coins du monde.

Enfin, dans un objectif d’intégration, notre pays se doit de procéder, tous les 10 ans, à la régularisation des sans-papiers qui présentent des attaches durables dans notre pays et qui sont en mesure de participer à notre vie économique et sociale. Par contre, nous estimons que l’immigration ne peut être intéressée. Toute personne voulant venir en Belgique devra démontrer l’existence d’un contrat de travail car il n’est pas juste que les immigrés puissent immédiatement être à charge des citoyens belges en relevant du chômage ou du CPAS.

Tous les citoyens ont droit à une information objective et impartiale. Actuellement le discours médiatique n’est pas neutre et contribue à la division de nos concitoyens. Les médias doivent, sans délai, reprendre leur rôle d’information qu’ils ont abandonné au profit d’un rôle de propagande pour imposer la pensée unique.

Nous souhaitons affirmer la neutralité de notre pays et garantir la liberté de culte. Il est impératif de favoriser le bien vivre ensemble en multipliant les activités qui jettent des pont entre les différentes communautés de notre pays au lieu de favoriser, comme nos responsables politiques actuels, les replis identitaires.

 

6. L’Équité de la justice

Tous les citoyens doivent être égaux devant la loi. Les jugements doivent être rendus de manière équitable et ce, quelle que soit la situation sociale ou le rang des contrevenants.

Chaque citoyen doit avoir accès à la justice et à une défense efficace quels que soient ses revenus ou moyens financiers.

Il est du devoir du législateur de remédier à la lenteur de la justice et de la rendre accessible afin de donner à tous les administrés la possibilité de la saisir quand la situation le justifie.

Les jugements rendus dans les tribunaux ne peuvent léser les victimes qui doivent être au centre des préoccupations de la justice.

Les coupables doivent subir des peines proportionnelles à la gravité de leurs actes. Les viols et les agressions sexuelles sur majeurs ou mineurs doivent être plus sévèrement punis et les auteurs de crimes de sang ou de crimes envers les enfants doivent pouvoir être maintenus en prison jusqu’à leur décès pour protéger la société de leurs agissements.

La prison doit retrouver sa fonction principale. Ainsi, elle n’est pas un lieu de détente ni de villégiature mais un lieu de correction et de repentance. L’accent doit être mis sur la réinsertion et la formation des détenus. Pour les délits mineurs, les peines alternatives à la prison doivent être privilégiées. Enfin, la détention préventive doit être limitée au maximum et réservée aux délinquants qui constituent un danger pour la société.

Les juges exerçant dans nos tribunaux doivent être impartiaux et sélectionnés par leurs pairs suivant des critères objectifs et non sur base de critères politiques.

L’indépendance et la liberté de notre magistrature doivent être garanties et bétonnées dans notre constitution.

 

7. Assurer la sécurité matérielle et individuelle

Nous entendons offrir une sécurité accrue à la population en ré-affirmant l’autorité de notre police et en donnant les moyens à la justice d’être plus rapide, plus moderne et plus efficace.

Il convient de lutter contre le sentiment d’insécurité en instaurant dans les quartiers des comités citoyens de surveillance qui, non armés et se limitant à un rôle de référent, seront les relais des forces de l’ordre tant il est vrai qu’il est impossible de mettre un policier à chaque coin de rue.

Afin d’assurer la sécurité des citoyens nous estimons qu’il est du devoir des dirigeants d’octroyer les moyens nécessaires aux services de polices et de secours. Il serait par exemple temps que notre pays puisse se doter de services incendie professionnels.

Pour assurer la sécurité matérielle de tous les citoyens, nous devons abandonner la logique capitaliste et spéculative actuelle. Les biens des citoyens se doivent d’être protégés sans être, comme aujourd’hui, les jouets des dirigeants et des banques. Nous estimons donc qu’il convient d’interdire la spéculation bancaire et tendre vers la suppression de l’usure. Trop de citoyens perdent aujourd’hui leurs biens à cause de ces mécanismes ou d’une mauvaise information.

La protection matérielle des citoyens passe également par la suppression pure et simple des droits de succession perçus par l’Etat.

 

8. La Référence en écologie

Nous souhaitons défendre une écologie qui nous assure une indépendance énergétique et alimentaire.

Actuellement nous sommes dans une ère de gaspillages et de mal bouffe. En effet, nos décideurs politiques, sous l’influence de multinationales, ont favorisé des comportements individuels et collectifs qui ont des effets néfastes sur notre santé et notre environnement. Nous sacrifions notre planète au profit de multinationales pour lesquelles seul l’argent compte. Si nous laissons les mêmes comportements perdurer, notre planète court à sa perte. 

Nos dirigeants doivent arrêter ce massacre. Alors que des millions de citoyens meurent de faim dans le monde, nos poubelles n’ont jamais été aussi remplies de nourriture en tout genre. Un changement de politique doit s’opérer mais une révolution des mentalités est également nécessaire chez les citoyens. Nous devons respecter notre environnement, opter pour les produits locaux et de saison et favoriser les commerces de proximité. L’écologie doit imprégner la vie de tous les citoyens. Pour limiter le gaspillage, il convient de taxer les grandes surfaces qui jettent les produits considérés comme impropres à la consommation (alors que ce n’est pas le cas) au lieu de les donner aux plus démunis.

En matière d’énergie, des politiques responsables doivent être mises en place. Il faut développer le photovoltaïque, l’éolien, la géothermie et d’autres sources d’énergies vertes. Pour ce qui est du nucléaire, nous nous positionnons en faveur d’une dénucléarisation totale du pays (y compris les ogives nucléaires américaines de Kleine Brogel) au profit d’énergies renouvelables déjà disponibles mais moins porteuses d’un point de vue économique.

Au niveau de l’agriculture, ce n’est pas aux grandes compagnies de distribution et aux multinationales de l’industrie agroalimentaire de déterminer les types de produits cultivés dans nos champs. Nos cultivateurs et nos éleveurs doivent être libres dans leurs choix de vie et de projets. Il est intolérable que nos agriculteurs deviennent les esclaves de Monsanto et les consommateurs leurs cobayes. Le législateur doit encourager le bio, la permaculture et la consommation des produits du terroir. Il doit également autoriser l’agriculteur à utiliser ses propres semences, cela enrichira nos variétés végétales.

Au niveau de la santé, les activités sportives seront soutenues et encouragées. Une médecine globale plus axée sur la prévention et moins soumise à l’industrie pharmaceutique doit être stimulée. La question de l’obligation vaccinale doit être remise en question et ne peut en aucun cas être cause de discrimination entre nos enfants.

 

9. Construire l’Europe des Citoyens

Le projet européen était noble au départ puisqu’il a permis d’établir un axe franco-allemand, vecteur de paix durable en Europe.

Notre Belgique, membre du Benelux, a toujours été une grande artisane de la construction européenne.

Malheureusement, les technocrates européens, sans légitimité démocratique, ont dénaturé ce projet. Au lieu de travailler dans l’intérêt des citoyens européens, ils se sont mis au service de lobbys et de créanciers sans scrupules. L’Europe est devenue une organisation non démocratique aux accents totalitaires.

La maison Europe est une construction supranationale dont les Etats membres ont des histoires, des économies, des législations et des démographies différentes. A cause de ces disparités et de l’absence d’uniformisation, l’Europe actuelle est malade. En effet, ces disparités sont créatrices de concurrence au sein-même de l’Union. Notre pays est touché de plein fouet par cette concurrence. Nous ne pouvons plus conserver l’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui.

Doit-on abandonner le projet européen pour autant? Oui, si l’Europe persiste à être une organisation purement économique créatrice de misère et de régressions sociales pour un pays comme la Belgique et qu’aucune harmonisation complète des législations couplée à une uniformisation positive des salaires ne sont possibles. Non, si nous transformons cette Europe de l’argent en une Europe sociale. Il est en effet impossible de bâtir un espace harmonieux et pérenne uniquement sur des critères économiques.

Pour parvenir à construire une Europe du citoyen, un espace convivial, libéré des lobbys en tout genre, où des peuples de différentes cultures se rencontrent et dialoguent sur un même pied d’égalité, pour mieux se connaitre, il convient de mettre en œuvre les valeurs humanistes de liberté, de justice, de paix et de respect.

Ensuite les problèmes économiques peuvent se résoudre en grande partie en mettant fin à l’usure au niveau de l’Europe. Ce qui diminuera sensiblement la dette de nos pays et du même coup éloignera les spéculateurs.

Notre pays doit retrouver ses pouvoirs régaliens dont l’indépendance financière. Les banques nationales doivent retrouver leur rôle. Les banques nationales mettront en place des politiques financières appropriées à chaque Etat. Une sortie de l’Europe et de l’Euro ne doit pas être redoutée si l’Europe sociale est incapable de remplacer l’Europe du fric.

Pour créer une Europe éthique, nous devons, également, parvenir à construire une Europe émancipée, libérée de la tutelle de l’oncle Sam, du traité trans-atlantique, et trop calquée sur le modèle américain, l’allié du sionisme international. Une Europe indépendante, avec son propre projet politique qui se basera sur la recherche de la justice et de l’équilibre entre ses citoyens et dans ses relations avec les autres Etats du monde devra s’engager avec force dans la lutte contre le sionisme et les manipulations internationales, oeuvrant ainsi pour la paix dans un monde multipolaire et libre.

Enfin, il n’est plus acceptable que notre pays suive les diktats des Etats-Unis qui se considèrent comme les maîtres du monde en s’octroyant le droit de créer des régimes, d’en dissoudre d’autres par la force armée ou d’opprimer certains peuples à cause des richesses de leur pays. Il convient donc de se retirer de toutes les organisations internationales troubles comme l’ONU ou l’OTAN. Il convient en outre de mettre un terme à l’ingérence belge en Afrique centrale (Congo, Rwanda, etc…) mais aussi de lutter contre le sionisme qui est un des plus grands fléaux mondiaux.

 

 

 

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