L’ouest du Canada se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique et peut connaître des éruptions à tout moment

L’ouest du Canada comprend de nombreux volcans susceptibles d’être toujours actifs après les 49 éruptions volcaniques en Colombie-Britannique et au Yukon au cours des 10000 dernières années.

Le mont Garibaldi,un des plus grands volcans du Canada.

Des éruptions à envisager à tout moment!

Futura planète présente la zone comme « un ensemble linéaire de volcans, ou arc volcanique, entourant l’océan Pacifique ». C’est là que sont concentrés les neuf dixièmes des volcans mondiaux. La zone est caractérisée par de nombreux séismes que les vulcanologues classent parmi les plus dangereux de la planète.

Cette zone touche l’Amérique du Sud, l’Amérique centrale et l’Amérique du Nord, avec comme point de chute le Pacifique Sud

70 % des volcans du monde sont concentrés dans cette ceinture, avec une bonne partie en Indonésie considérée comme la région la plus volcanique du monde.

L’ouest du Canada est situé le long de la ceinture de feu du Pacifique, ce qui en fait une zone à risque d’éruptions volcaniques.

Bien que le calendrier de ces éruptions ne soit pas connu, les forces qui ont produit les volcans des 10 000 dernières années en Colombie-Britannique et au Yukon sont toujours actives, et elles pourraient causer de nouvelles éruptions à tout moment, selon les spécialistes.

Les monts Garibaldi, Cayley et Meager sont trois exemples bien connus dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. Il en existe de nombreux autres, notamment les volcans Nazko, Tseax, Lava Fork, Hoodoo, Volcano Mountain et Edziza, tous situés dans des régions plus éloignées. Les volcans avoisinants en Alaska et dans l’ouest des États-Unis peuvent également affecter le Canada. (Le mont Baker, dans l’État de Washington, est le volcan américain qui pose le plus grand risque pour le Canada, car il est situé à seulement 23 km au sud de la frontière et à proximité des agglomérations du sud-ouest de la Colombie-Britannique.)

la ceinture volcanique de Garibaldi dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique (le prolongement vers le nord de l’arc volcanique des Cascades américain);
le champ volcanique de Wells Gray – Clearwater dans la partie centrale est de la Colombie-Britannique;
la province volcanique de la cordillère du Nord (parfois dénommée la ceinture volcanique de Stikine) au nord-ouest de la Colombie-Britannique;
la ceinture volcanique d’Anahim dans le centre de la Colombie-Britannique;
la ceinture volcanique de Wrangell en Alaska et dans le territoire adjacent du Yukon.

« L’activité volcanique d’une région peut être au repos pendant des siècles, voire des millénaires, mais à l’échelle des temps géologiques, un siècle est une brève période – de futures éruptions sont toujours possibles dans toutes ces zones. » – Ressources naturelles Canada

L’éruption la plus récente au Canada a eu lieu à Lava Fork dans le nord-ouest de la Colombie-Britannique, il y a environ 150 ans. La plus récente éruption explosive d’importance a eu lieu il y a environ 2350 ans au mont Meager et la couche de cendres volcaniquesprovenant de cette éruption peut encore être observée de nos jours aussi loin qu’en Alberta.

Le mont Meagher

Le Canada devrait-il surveiller ses volcans?

Un vulcanologue de l’Université Simon Fraser estime que le gouvernement fédéral devrait augmenter les sommes consacrées à la surveillance des activités volcaniques sur la côte ouest.

Les flancs du mont Edziza.

Un vulcanologue de l’Université Simon Fraser estime que le gouvernement fédéral devrait augmenter les sommes consacrées à la surveillance des activités volcaniques sur la côte ouest. 

Même si aucun volcan n’est présentement en activité au Canada, le chercheur Glyn Williams-Jones constate que plusieurs volcans sont actifs dans l’État de Washington, l’Alaska et le nord de la Russie. 

Le mont Edziza vu du nord-est.

Selon lui, l’accroissement du nombre de vols sur la côte ouest et au-dessus du pôle Nord augmente les risques de tragédies aériennes. M. Williams-Jones mentionne le cas d’un avion de la KLM en 1989. 

L’appareil avait failli s’écraser en Alaska après avoir traversé un nuage de cendres qui a détruit ses moteurs. Le chercheur croit donc que le Canada serait mieux préparé s’il investissait plus pour surveiller ses volcans, comme c’est le cas aux États-Unis.

La Commission géologique du Canada n’est pas d’accord 

La vulcanologue en chef à la Commission géologique du Canada, Catherine Hickson, estime que les possibilités d’éruptions volcaniques sont trop faibles pour justifier une surveillance accrue. 

Elle assure que le plan établi par le Canada et les États-Unis est suffisant. Les communications sont excellentes entre les tours de contrôle du Canada, les centres d’observation des volcans aux États-Unis et les services météorologiques des deux pays, ajoute Mme Hickson.

 

 

 

 

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