Astronomie:Une toute petite planète naine détectée aux confins du Système solaire

 

S’ils n’ont pas encore détecté cette mystérieuse planète X, l’astrophysicien Scott Sheppard de l’Institut Carnegie et ses collègues estiment que l’orbite de ce nouvel objet soutient la présence d’une planète encore plus lointaine, peut-être une super-Terre.

NASAEn effet, l’orbite très allongée du nouvel objet nommé 2015 TG387, qu’ils ont surnommé « the Goblin » permet de penser qu’une neuvième planète pourrait se trouver dans le nuage d’Oort, l’extrême limite de notre système, bien au-delà de la ceinture de Kuiper, la dernière ceinture d’astéroïdes.

Si la présence de ces deux astres se confirmait, les limites extérieures de notre système seraient complètement redessinées.

À l’heure actuelle, la planète naine connue la plus lointaine est Pluton, qui est à une distance moyenne de 5880 millions de kilomètres du Soleil.

La planète naine qui aurait été détectée serait un monde glacé au diamètre estimé à 300 km. Elle serait donc une « petite » planète naine. Au plus près, elle s’éloigne du Soleil environ 2,5 fois plus loin que Pluton. Au plus loin, elle s’éloigne du Soleil jusqu’à 60 fois plus loin que Pluton.

Cet objet serait la troisième planète naine découverte dans les dernières années aux confins du système, après 2003 UB313 et l’astre 2012 VP113.

Ces objets de l’intérieur du nuage d’Oort sont extrêmement intéressants à étudier. Ils peuvent être utilisés comme des sondes pour comprendre ce qui se passe à la périphérie de notre Système solaire.

Scott Sheppard, astrophysicien de l’Institut Carnegie

« Nous pensons qu’il pourrait y avoir des milliers de petits corps comme 2015 TG387à la périphérie du Système solaire, mais leur distance les rend très difficiles à détecter », explique David Tholen de l’Université d’Hawaï.

Les chercheurs soutiennent donc qu’une hypothétique planète X semble affecter 2015 TG387 de la même manière qu’elle influerait sur tous les autres objets extrêmement éloignés du Soleil. Si les simulations actuelles ne prouvent pas qu’il y a une autre planète massive dans notre système, elles sont une preuve supplémentaire que quelque chose d’énorme se trouve à ses confins.

Le détail de cette découverte sera prochainement l’objet d’un article dans The Astronomical Journal (en anglais).

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