Astronomie:La photo la plus lointaine jamais prise dans l’espace

Aucune image n’avait, jusqu’à aujourd’hui, été prise d’aussi loin de la Terre. En décembre dernier, la sonde New Horizons de la NASA a capté une image au moment où elle se trouvait à 6,12 milliards de kilomètres de la Terre, soit à plus de 40 fois la distance Terre-Soleil. Un record.

L'objet 2012 HE85.

L’objet 2012 HE85.

 

Cette image – dont la précision n’est pas de la plus grande qualité – montre un point jaune entouré d’une couronne vert et bleu sur fond violet.

Elle a été prise à l’aide de l’instrument LORRI embarqué dans la sonde New Horizons, qui a été lancée en 2006 à la conquête de Pluton et des confins du système solaire.

Cette image montre une région de l’amas d’étoiles 2012 HZ84 situé dans la ceinture de Kuiper, qui se trouve bien au-delà de l’orbite de Neptune. New Horizons avait capté une autre image de l’objet appelé 2012 HE85 quelques heures plus tôt.

La sonde parcourt pas moins de 1,1 million de kilomètres quotidiennement.

La Terre vue de la sonde Voyager 1.©  La Terre vue de la sonde Voyager 1.

La sonde se trouve actuellement plus éloignée de notre planète que la sonde Voyager 1 lorsqu’elle a renvoyé la célèbre photo « Un point bleu pâle (Pale Blue Dot en anglais) » en février 1990. Elle avait d’ailleurs inspiré le titre d’un livre écrit en 1994 par l’astronome Carl Sagan. À l’époque, Voyager se trouvait à 6,06 milliards de kilomètres de la Terre. Il a fallu plus de 27 ans pour battre ce record.

Le prochain objectif de la sonde est un autre objet de la ceinture de Kuiper appelé 2014 MU69.

Son diamètre ne dépasse pas 50 kilomètres. Le vaisseau s’en approchera à une distance de 3500 kilomètres en janvier 2019.

L'objet 2012 HZ84 tel que capté par la sonde New Horizons.

 L’objet 2012 HZ84 tel que capté par la sonde New Horizons.

Le saviez-vous?

  • La ceinture de Kuiper a été découverte dans les années 1990, mais le premier objet dans ses limites, Pluton, avait été identifié dès 1930.
  • Il existe une autre ceinture d’astéroïdes dans notre système solaire, beaucoup moins lointaine, située entre Mars et Jupiter.
  • La ceinture de Kuiper est beaucoup plus vaste et plus massive que la première.
  • Quelques planètes naines se trouvent à l’intérieur de ses limites, telles Pluton, Makemake et Haumea.

Si la ceinture de Kuiper ferme notre système solaire, il existerait une dernière structure l’entourant : le nuage d’Oort. Composé de milliards de rochers recouverts de glace, celui-ci se trouve à la limite gravitationnelle de notre système : plus loin, un objet céleste, comme une comète, serait plus fortement attiré par une autre étoile.

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Astronomie fantastique:on vient de découvrir qu’une couche protectrice recouvre l’astéroïde Oumuamua

L’objet, dont le nom signifie « messager » en langue hawaïenne, a été repéré le 19 octobre par le télescope Pan-STARRS1 situé à Hawaï.

C’est la première fois que l’on parvient à détecter un objet interstellaire, mais il y en aurait au moins un par an qui visiterait notre système solaire.

 

Lors de sa découverte, les chercheurs ont estimé qu’Oumuamua est un astéroïde long de 400 mètres et large de 40 mètres seulement. Il pourrait avoir été éjecté de l’orbite d’une étoile hôte lors d’événements chaotiques il y a des milliards d’années.

Oumuamua a depuis été classifié comme un astéroïde interstellaire et s’est vu attribuer le nom scientifique de 1I/2017 U1 (I pour interstellaire).

Un centre de glace

Les analyses réalisées depuis sa détection laissent à penser que l’objet pourrait encore avoir un intérieur glacé. Il serait recouvert d’un « manteau » protecteur d’au moins 50 centimètres d’épaisseur, fait de matériaux organiques riches en carbone.

Ce manteau isolant pourrait avoir été formé par des réactions entre la surface originelle de l’objet et le bombardement par des rayons cosmiques pendant des millions ou des milliards d’années.

Alan Fitzsimmons, Université Queen’s de Belfast, en Irlande du Nord

Ce revêtement protégerait l’intérieur riche en glace de l’objet céleste d’une évaporation lors de son passage près du Soleil.

« Une composition interne glacée ne peut donc pas être exclue », expliquent les chercheurs, et ce, « en dépit de l’absence d’activité de l’objet lors de son passage près du Soleil ».


Pourrait-il être  un vaisseau extraterrestre?

Ceux qui voyaient par sa forme étrange un possible vaisseau spatial seront un peu déçus. Le programme Breakthrough Listen, dédié à la recherche d’une vie intelligente extraterrestre, a braqué la semaine dernière le puissant radiotélescope de Green Bank (en Virginie-Occidentale, aux États-Unis) sur Oumuamua.

« Aucun signal artificiel n’a été détecté en provenance de l’objet jusqu’à présent […] mais la surveillance et l’analyse des données se poursuivent », a expliqué Breakthrough Listen par voie de communiqué.

Le détail de cette étude est publié dans la revueNature.

L’astéroïde `Oumuamua intrigue avec sa forme allongée. Trop petit pour être le vaisseau Rama, du roman d’Arthur Clarke, ne pourrait-il pas être tout de même une sonde interstellaire de passage dans notre Système solaire ? C’est la question que semblent se poser les membres du programme Seti ayant écouté le voyageur avec des radiotélescopes.

L’origine interstellaire de l’objet désormais nommé 1I/2017 U1 (`Oumuamua) est confirmée.

Il s’agit du premier astéroïde venu d’ailleurs jamais observé.

Nombre de télescopes le suivent de très près. Les premières mesures montrent qu’il est très allongé, « une forme extrêmement inhabituelle » pour un astéroïde. Même si ce n’est pas un vaisseau interstellaire, comme dans le roman Rendez-vous avec Rama, d’Arthur Clarke, pourrait-il s’agir d’une sonde E.T équipée d’une super IA ?

Pour tous les fans de science-fiction, en particulier ceux qui se sont dirigés vers les sciences sous son influence, la découverte de `Oumuamua, l’astéroïde venu d’un autre système planétaire, ne peut que faire songer à Arthur Clarke et son célèbre roman Rendez-vous avec Rama. L’ouvrage met en effet en scène la découverte, en 2131, par les radars terrestres destinés à protéger la Terre des géocroiseurs, d’un astéroïde de grande taille dont les paramètres orbitaux indiquent une origine en dehors du Système solaire.

Baptisé Rama en l’honneur d’un dieu du panthéon hindou, l’objet se révèle en fait rapidement être un gigantesque cylindre quasi parfait, dont l’envergure est d’environ 50 km de long par 20 km de diamètre. Il s’agit donc incontestablement d’un artefact d’une civilisation ET technologiquement avancée.

Oumuamua a été écouté par Seti avec l’ATA

Or, `Oumuamua ne ressemble à aucun des astéroïdes du Système solaire et, pour le moment, les astrophysiciens ne peuvent pas expliquer sa forme étirée qui le fait ressembler à un long cylindre d’environ 400 mètres de long. L’objet est, certes, trop petit pour être un Rama, que Clarke décrit comme l’équivalent d’une arche interstellaire inspirée des fameuses colonies spatiales du physicien Gerard K. O’Neill. Mais rien n’interdit de penser qu’il puisse s’agir d’une sonde interstellaire de type von Neumann par exemple, ou, pour le moins, d’une machine dotée d’une super IA. Rien n’interdit non plus de croire que cette sonde a ralenti temporairement en fonçant dans le Système solaire pour étudier un peu ce dernier, la Terre en particulier, tout en restant hors de portée des vaisseaux de l’humanité, par sécurité.

Si tel est bien le cas, peut-être que cette machine est en train d’essayer d’établir un contact temporaire par radio avec nous, un peu comme dans un autre roman d’Arthur Clarke, Les Fontaines du paradis, mettant en scène une telle machine baptisée « le Vagabond des Étoiles ». On ne sera donc pas surpris d’apprendre que des membres du programme Seti ont entrepris d’écouter `Oumuamua avec l’Allen Telescope Array (ATA). C’est ce que révèle en effet l’astronome Franck Marchis, membre du Seti Institute, sur sa page Facebook professionnelle en renvoyant vers un billet posté sur le site de Centauri Dreams.

On y apprend que le physicien James Benford a interrogé la célèbre Jill Tarter au sujet de `Oumuamua. Celle-ci lui a confié que le Seti Institute avait bel et bien tourné certaines de ses oreilles en direction de l’astéroïde, en l’occurrence l’ATA mais aussi le Green Bank Telescope dans le cadre du projet Breakthrough Listen, en tentant d’intercepter un signal dans la fameuse bande 1,1-1,9 GHz, où se trouve la raie à 21 cm de l’hydrogène : une bande que l’on pense privilégiée pour la communication interstellaire. Des analyses seraient encore en cours.

Au centre de toutes les attentions depuis sa découverte, 1I/2017 U1 (`Oumuamua) n’est pas un astéroïde comme les autres : il vient d’ailleurs, de l’espace interstellaire. De par sa forme et sa composition, le visiteur interstellaire étonne autant qu’il impressionne les astronomes qui composent son portrait par petites touches.

Depuis sa découverte le 19 octobre dernier, 1I/2017 U1 (`Oumuamua), ou pour faire plus court `Oumuamua, défraie la chronique. Les astronomes se sont donné le mot et nombre de télescopes parmi les plus puissants et prestigieux de la planète sont braqués sur lui. Il s’agit de faire vite, en effet, pour les chercheurs car cet objet qui était passé à 24 millions de kilomètres de la Terre il y a quelques semaines, s’éloigne de nous à grands pas, à plus de 90.000 km/h, en direction de l’espace interstellaire. Il ne reviendra plus jamais et même s’il ressemble à un astéroïde, il n’a rien à voir avec les quelque 750.000 que nous connaissons dans notre Système solaire.

Beaucoup d’astronomes sont émerveillés par ce visiteur venu d’ailleurs. Une découverte attendue depuis des décennies. « Pour la communauté des chercheurs sur les astéroïdes, [la nouvelle] est aussi importante que l’annonce des ondes gravitationnelles », avait d’ailleurs déclaré Joseph Masiero, de la Nasa.

Dans un article qui à paraître dans Nature, une équipe internationale confirme l’origine extrasolaire d’Oumuamua — dont le nom d’origine hawaïenne, rappelons-le, peut se traduire par « messager venu de loin et arrivé le premier » — et en dresse le portrait le plus précis à ce jour. Et le moins que l’on puisse dire est que l’objet est vraiment étonnant, et certaines caractéristiques n’ont rien à voir avec ce que l’on connaît dans notre Système solaire.

Un étrange astéroïde allongé en forme de cigare

D’abord, il y a sa forme. Les chercheurs qui ont étudié les courbes de sa luminosité — entre autres avec le VLT — ont conclu que l’objet dont la période de rotation est de 7,34 heures est au moins 10 fois plus long que large. Sa luminosité varie d’un facteur 10. Mesurant entre environ 400 mètres, `Oumuamua est tout en longueur, ressemblant à un crayon, un cigare ou encore un sous-marin. Une forme vraiment inhabituelle. « Nous ne voyons rien de tel dans notre Système solaire » a déclaré l’auteure principale de l’étude, Karen Meech, chef de l’étude à l’Institut d’astronomie de l’université d’Hawaï. « Nous avons par ailleurs constaté qu’il était de couleur rouge foncé, semblable à celle des objets situés en périphérie du Système solaire, et qu’il était totalement inerte, aucune trace de poussière n’ayant été détectée dans son environnement proche. »

D’abord pris pour une comète, 1I/2017 U1 se montre en réalité pauvre en eau et en glace. C’est un corps céleste dense et rocheux, plutôt riche en métal, estiment les auteurs. Sa teinte sombre — nous le verrions brun foncé — résulterait « des effets de l’irradiation par les rayons cosmiques sur des millions d’années », écrit l’ESO.

L’origine énigmatique d’`Oumuamua

Quant à ses origines, elles sont encore incertaines. Si `Oumuamua venait de l’étoile Véga, comme cela a été proposé, il lui aurait fallu 300.000 ans pour faire le voyage, or à cette période, l’étoile qui, comme le Soleil, se déplace dans la Galaxie, n’était pas au même endroit. Pour les chercheurs, l’étrange astéroïde est un véritable vagabond, qui erre dans le milieu interstellaire depuis des centaines de millions d’années…

Désormais à plus de 200 millions de kilomètres de la Terre, 1I/2017 U1 continue de faire l’objet de la plus grande attention des astronomes. Il est actuellement dans la ligne de mire des télescopes spatiaux Spitzer (infrarouge) et Hubble (visible).

« Nous continuons d’observer cet objet si particulier et espérons déterminer, avec une précision accrue, sa provenance ainsi que sa destination prochaine au sein de la galaxie, commente Olivier Hainaut, chercheur à l’ESO. Maintenant que nous avons découvert le tout premier rocher interstellaire, nous nous préparons à en observer d’autres ! ». Et selon les chercheurs, ils sont nombreux.

L’astéroïde interstellaire a désormais un nom

Article de Xavier Demeersman publié le 15 novembre 2017

Les astronomes se sont mis d’accord sur le nom, accepté par l’UAI, du premier astéroïde interstellaire jamais découvert. Il vient en effet d’ailleurs, d’une autre étoile, et sa désignation astronomique, comme son surnom, y font directement référence. Pour les chercheurs, il n’est que le premier que nous remarquons, beaucoup d’autres sont à venir. L’Union astronomique internationale vient, pour lui, d’ajouter une lettre à l’alphabet des petits corps. Après « A » et « C », voilà « I ».

De par sa trajectoire hyperbolique avérée (excentricité 1,20), l’astéroïde d’environ 400 mètres découvert le 19 octobre dernier alors qu’il passait à 30 millions de kilomètres de la Terre, ne vient donc pas de notre Système solaire mais d’un autre. Quelle étoile ? Les chercheurs mènent l’enquête et certains avancent une piste (voir article plus bas).

C’est la première fois dans l’histoire de l’astronomie qu’un objet cosmique venu d’ailleurs est observé. Pris d’abord pour une comète, il fut désigné au cours des premières heures C/2017 U1. « C » pour comète, « 2017 » pour l’année bien sûr et « U1 » en référence au premier corps débusqué durant la deuxième quinzaine d’octobre. Finalement, faute d’activité cométaire significative, la première comète interstellaire est devenue le premier astéroïde interstellaire jamais observé : A/2017 U1.

1I/2017 U1 (‘Oumuamua), le premier astéroïde interstellaire

Mais le « A » pose un peu problème car cela renvoie aux astéroïdes de notre Système solaire… Pour les découvreurs et nombre d’astronomes avec eux, il est temps de proposer une nomenclature plus adéquate pour ce type d’objet qui, à n’en pas douter, n’est que le premier que nous remarquons sur des milliers d’autres à venir. Les nouvelles générations de télescopes devraient en effet nous permettre d’en découvrir beaucoup d’autres.

De par sa nature interstellaire, la désignation 1I/2017 U1 fut donc soumise au comité exécutif de l’Union astronomique internationale (UAI) laquelle accepta rapidement. C’est donc officiel, cet astéroïde venu d’une autre étoile est baptisé 1I/2017 U1 (‘Oumuamua), « 1I » pour « premier interstellaire ». Oumuamua est le surnom que lui ont donné les chercheurs qui ont opéré avec le télescope PanStarrs-1, basé à l’observatoire d’Haleakala, qui l’a découvert. Un nom qui signifie en hawaïen « messager venu de loin et arrivé le premier » et qui lui va très bien.

L’astéroïde interstellaire n’est peut-être pas seul

Article de Xavier Demeersman publié le 10 novembre 2017

A/2017 U1, le premier astéroïde interstellaire découvert a désormais un nom : 1I/2017 U1 (Oumuamua). Tous les projecteurs sont braqués sur lui, enfin plutôt les télescopes, alors qu’il traverse notre Système solaire. Des chercheurs pensent avoir trouvé son foyer d’origine et, selon eux, ils seraient plusieurs à suivre le même chemin.

Surpris par les sondages des télescopes PanStarrs-1 le 19 octobre dernier, quelques semaines après son passage au plus près du Soleil, l’objet A/2017 U1 a, de par sa trajectoire hyperbolique confirmée (excentricité de 1,20), tout d’un voyageur interstellaire. Aussitôt la nouvelle connue, des dizaines de télescopes de par le monde, amateurs et professionnels, se sont tournés vers ce visiteur d’un autre monde pour tenter d’en savoir plus sur lui. Il faut dire qu’il est le premier de ce type jamais observé par les astronomes et que ce moment est attendu depuis des décennies !

D’abord pris pour une comète — il fut nommé dans un premier temps C/2017 U1 (C pour comète) —, ce corps céleste d’une taille estimée à 400 m a été requalifié peu après sa découverte en astéroïde, à cause de l’absence manifeste de chevelure de gaz et de poussière.

 

Maintenant, du fait de la nature unique de l’objet, des astronomes proposent de le désigner 1I/2017 U1, « I » pour interstellaire. En tout cas, ses découvreurs basés à l’Haleakala (Hawaï) lui ont trouvé un nom : « Oumuamua ». Le mot hawaïen fait référence à un éclaireur ou un messager. « « Ou »‘ signifie « vouloir tendre la main » et « mua », avec le second « mua » qui met l’accent, signifie d’abord « en avance de » », indiquent-ils.

Plein d’autres « éjectoïdes » à venir

1I/2017 U1 — ou encore 1I/2017 U1 (Oumuamua) — serait ainsi le premier objet interstellaire découvert par l’humanité. Et selon une étude qui vient d’être déposée sur Arxiv, il faut s’attendre à en découvrir d’autres…, beaucoup d’autres. Surtout à partir de 2022 quand le LSST (Large Synoptic Survey Telescope) entrera en service au Chili. Optimistes quant à leur découverte dans un futur proche, les chercheurs esiiment que « le taux de découverte du LSST des éjectoïdes nous aidera à contraindre la fréquence et les propriétés de systèmes planétaires en formation dans notre voisinage galactique ».

Oui, ils les appellent éjectoïdes. Une désignation qui fait bien sûr allusion à la probable origine de Oumuamua. Selon eux, cet objet a été expulsé du système où il est né et la masse ainsi éjectée à chaque formation d’un système planétaire comme le nôtre serait d’environ 20 masses terrestres. 1I/2017 U1 ne serait donc que le premier d’une grande série…

 

Les probables origines d’Oumuamua

Quant aux origines d’Oumuamua, trois chercheurs ont déposé un article sur Arxiv qui propose une réponse. L’astéroïde ne viendrait pas de Véga, l’astre le plus brillant de la constellation de la Lyre, à 25 années-lumière de nous, comme cela a été supposé préliminairement, mais de l’une des très jeunes étoiles de l’association Carina, ou Colombe, située entre 163 et 277 années-lumière de la Terre. Les auteurs se sont plongés dans le catalogue du satellite Gaia (qui suit un milliard d’étoiles) pour inférer les étoiles qui ont des mouvements en accord avec celui A/2017 U1.

Compte tenu de sa nature d’astéroïde, les astronomes estiment en outre que l’objet devait être à l’intérieur de la ligne de glace du disque protoplanétaire de l’étoile où il s’est formé, il y a quelque 45 millions d’années. Car oui, cela ferait donc une quarantaine de millions d’années qu’il voyage. Et il n’est sans doute pas le seul à venir de là-bas, soulignent-ils.

Enfin, ils ont estimé que la planète responsable de l’éjection de l’objet — et donc d’autres avec lui — est (ou était) soit une superterre, soit une géante gazeuse de 20 à 30 masses terrestres.

La découverte d’Oumuamua ouvre en tout cas un nouveau chapitre de l’histoire de l’astronomie. Les études sur ce fascinant voyageur se multiplient. Vous n’avez pas fini d’en entendre parler.

Découverte du premier astéroïde interstellaire

 

Les premières observations d’un petit corps céleste qui vient d’être découvert suggèrent qu’il vient de l’espace interstellaire. Si cela se confirme, ce serait le premier cas connu d’une comète ou d’un astéroïde venu d’ailleurs. Mais d’où ?

Chaque semaine, de nouvelles comètes sont découvertes alors qu’elles s’approchent ou entrent dans le Système solaire interne. Petits corps célestes glacés plus ou moins lumineux, selon l’activité de leur noyau réchauffé par le Soleil, elles ont beaucoup à nous dire sur les origines de notre Système solaire. La plupart viennent des régions les plus éloignées de notre étoile, au-delà de Neptune, à des dizaines ou des centaines de milliards de kilomètres. Certaines déboulent pour la première fois dans la région où gravitent les planètes les plus proches du Soleil (les quatre planètes telluriques). Tandis que d’autres, à courte période, par exemple Halley ou Tchouri, sont des habituées.

Mais le 18 octobre, des astronomes ont repéré dans les sondages réalisés par les télescopes PanStarrs 1 installés sur l’Haleakala, à Hawaï, un étrange visiteur à quelque 37 millions de kilomètres du Soleil. D’abord baptisé C/2017 U1, l’objet vient d’être requalifié en A/2017 U1, suggérant une nature d’astéroïde plutôt que de comète. En tout cas, l’astre paraît très pressé et surtout, et c’est plutôt inhabituel, sa trajectoire montre une extrême excentricité hyperbolique (1,19). Aussi, et si d’autres observations ultérieures le confirment, « cet objet pourrait être le premier cas évident d’une comète interstellaire », a déclaré à Sky&Telescope Gareth Williams, qui codirige le MPC (International Astronomical Union’s Minor Planet Center), centre qui engrange les données des petits corps célestes.

Nous attendons ce jour depuis des décennies.

« Nous attendons ce jour depuis des décennies, s’est exclamé le directeur de Cneos Paul Chodas. On a longtemps émis l’hypothèse que de tels objets existent — des astéroïdes ou des comètes qui se déplacent entre les étoiles et qui traversent parfois notre Système solaire — mais ceci est la première détection de ce type. Les données aideraient à le confirmer. »

 

Animation de la trajectoire de l’objet A/2017 U1 récemment découvert. Comète ou astéroïde, il n’a jamais rencontré les 8 planètes de notre Système solaire. Cet objet est le premier identifié à venir d’un autre système planétaire. 

D’où vient cette comète ou cet astéroïde apparemment interstellaire ?

L’astre est très pâle (magnitude 20). De premiers calculs basés sur sa luminosité estiment pour l’instant sa taille à moins 400 m (Nasa). Assez petit, il a malgré tout survécu à la chaleur du Soleil lorsqu’il était au plus près de lui, le 9 septembre. C’est une des raisons pour lesquelles les chercheurs s’orientent sur la piste d’un astéroïde plutôt qu’une comète. Le supposé visiteur interstellaire file assez vite, à quelque 25,5 km/s. Si c’est une comète, « elle n’a peut-être pas eu le temps de se réchauffer suffisamment pour se briser », suggère Bill Gray, un dynamicien qui s’intéresse à elle.

A/2017 U1 est passé dans le voisinage de la Terre, le 14 octobre dernier, à environ 24 millions de kilomètres. Et nous ne sommes pas prêts de le revoir, car il se dirige vers l’espace interstellaire… Où sera-t-il dans un million d’années ? À une quinzaine d’années-lumière…, et peut-être rendra-t-il visite à d’autres étoiles.

Comète, météorite, astéroïde, étoile filante : quelle est la différence ?

Évidemment, cet astéroïde (ou comète) venu d’ailleurs aurait beaucoup de choses à nous raconter. Cela suscite beaucoup de questions : quelle est sa composition ? est-il similaire à nos astéroïdes ? a-t-il visité d’autres étoiles ? quelle est son étoile d’origine ? etc. Pour l’instant, tout ce que peuvent dire les astronomes qui l’étudient est qu’il vient de la direction de Véga (mais pas exactement), l’étoile la plus brillante de la constellation de la Lyre. « C’est exactement ce qu’on peut attendre [notre Système solaire se déplace dans la Voie lactée, en direction des étoiles de la Lyre, NDLR]. Il devrait y avoir davantage de comètes interstellaires venant de la direction vers laquelle le Soleil se dirige », explique Luke Dones, du Southwest Research Institute (SwRI) à Boulder, dans le Colorado.

Dans le passé, la seule autre comète soupçonnée de venir d’ailleurs était C/1980 E1 Bowell. Mais son excentricité (1,05) a pu être provoquée en cours de route par son passage à 35 millions de kilomètres de Jupiter. Peut-être en a-t-il été de même pour C/2017 U1 ? Les chercheurs ne l’excluent pas. L’enquête est en cours et nous devrions en savoir plus sur son histoire dans les semaines à venir.

En conclusion

Les scientifiques sont divisés sur sa vraie nature. La plupart rejettent l’hypothèse que ce soit autre chose qu’un astéroïde. Il fallait s’y attendre. Ils préfèrent miser en fonction des probabilités les plus fortes et comme d’habitude, ils fustigent ceux qui osent croire à autre chose. Cependant d’autres scientifiques, dont le réputé Stephen Hawking, croient possible l’hypothèse inverse et ne se gênent plus pour défendre cette possibilité.

De nouvelles analyses publiées dans le journal Nature Astronomy ont révélé que `Oumuamua semble recouvert d’une épaisse couche de matières organiques visqueuses et que son cœur est fait de glace. Mais ce qui se passe au sein de l’apparent astéroïde demeure très incertain. L’auteur de ce texte, Alex Fitzsimmons, regrette de ne pas avoir possédé suffisamment de temps pour l’étudier plus en détail puisque le bolide interstellaire s’éloigne déjà de notre système solaire. Il espère que le prochain astéroïde du même type sera détecté suffisamment tôt pour peaufiner les analyses.

À ce sujet, une nouvelle sur le web semble indiquer que le découvreur de `Oumuamua serait apparemment tombé sur un second astéroïde en forme de barreau de chaise. Je n’ai pas obtenu pour l’instant confirmation de cette rumeur, mais je reste à l’écoute de toutes avancées dans ce domaine et vous informerai des derniers développements.

Image : NewsHub

 

 

Astronomie:La NASA a découvert la planète la plus épouvantable de l’univers

Wasp-18b,la planète la plus hostile jamais découverte!

Surpopulation, dérèglement climatique ou encore épuisement des ressources naturelles: autant de facteurs qui nourrissent en nous l’espoir de pouvoir vivre, un jour, sur une autre planète. Mais à l’heure actuelle, une chose est sûre: ce ne sera pas sur WASP-18b!

Récemment découverte par la NASA, cette exoplanète au nom barbare aurait des caractéristiques si épouvantables que les scientifiques ont du mal à comprendre son existence-même. 

Immense et brûlante, WASP-18b aurait une masse 10 fois supérieure à celle de Jupiter —qui est, pour rappel, la plus grande planète de notre système solaire. Les données récoltées par les astrophysiciens révèlent également que son atmosphère est emplie d’un monoxyde de carbone hautement toxique. Un phénomène jamais observé auparavant. 

«La composition de WASP-18b défie toutes nos attentes», affirme Kyle Sheppard, du  Goddard Space Flight Center de la NASA. «Nous n’avons connaissance d’aucune planète extra-solaire où le monoxyde de carbone domine complètement l’atmosphère.» À cela vient s’ajouter, d’après l’étudepubliée dans l’Astrophysical Journal Letters, l’absence totale d’eau —et par conséquent, d’oxygène. Autrement dit, WASP-18b coche tous les critères d’un environnement meurtrier. Pour les chercheurs, toute forme de vie y est donc absolument inenvisageable. Et ça tombe bien, ironise Metro, puisqu’il faudrait près de 67.500.000 ans pour que les êtres humains puissent atteindre l’exoplanète infernale. 

Si la découverte de WASP-18b fait froid dans le dos, elle s’avère en tout cas extrêmement instructive pour le personnel de la NASA, qui va ainsi devoir remettre en question ce qui constituait alors, pour eux, des certitudes. 

Astronomie:après l’étrange astéroïde venu d’un autre système stellaire, un autre corps céleste passera tout près de la Terre

L’astéroïde 3200 Phaéton s’approche de la Terre qu’il va frôler juste avant Noël. Ce corps céleste baptisé en référence au fils d’Hélios, le dieu grec du soleil, fait 5 kilomètres de diamètre. Il passera à environ 10 millions de kilomètres de notre planète, une distance très étroite à l’échelle de l’espace. Les caractéristiques de l’astéroïde le mettent d’ailleurs dans la catégorie de ceux jugés potentiellement dangereux par la NASA.

 

Après l’étrange astéroïde venu d’un autre système stellaire, un autre corps céleste passera tout près de la Terre le 17 décembre prochain, à environ une semaine de Noël. 3200 Phaéton n’est pas inconnu des astronomes. Il a été observé pour la première fois en 1983 et est considéré comme le corps parent des météores Géminides dont la prochaine pluie est attendue comme chaque année à la mi-décembre.

 

3200 Phaéton passera tout près de la Terre le 17 décembre

3200 Phaéton a un diamètre de 5 km, soit une taille environ deux fois moindre que celle de Chicxulub, l’astéroïde qui aurait exterminé les dinosaures. Son orbite, très inhabituelle, le faire passer plus près du soleil que n’importe quel autre astéroïde. D’après des astronomes de l’université fédérale russe Immanuel Kant Baltic, 3200 Phaéton était autrefois un objet beaucoup plus grand. Ses nombreuses approches du soleil l’ont progressivement mis en morceaux. Ces derniers seraient à l’origine de la pluie des Géminides observable dans le ciel chaque mois de décembre.

La NASA se dit impressionnée par cet astéroïde, qui est capable de produire le genre de pluie de météores normalement associée aux comètes. C’est en effet la seule pluie de météorites produite par un astéroïde, ce qui demeure un mystère selon l’agence spatiale. 3200 Phaéton est classé dans la catégorie des astéroïdes potentiellement dangereux. Il passera à un peu plus de 10 millions de Kilomètres de la Terre. Dans la même période, ne manquez pas l’essaim des Géminides dont le pic est attendu pour le 13 décembre.


EN COMPLÉMENT

L’astéroïde venu d’un autre système stellaire a une forme allongée « hallucinante »

 

Des astronomes ont détecté il y a quelques semaines un astéroïde d’une forme étrange. Sa provenance d’un autre système stellaire vient d’être confirmée. C’est la première fois qu’un astéroïde venu d’ailleurs est repéré par un télescope, ce qui constitue un événement exceptionnel pour la communauté scientifique.

Un très étrange objet céleste baptisé Oumuamua.

 

Le mystérieux astéroïde avait été détecté le 19 octobre dernier par le télescope Pan-STARRS1 situé à Hawaï. Les astronomes n’ont pas tardé à émettre l’hypothèse qu’il pourrait s’agir d’un objet céleste provenant d’un autre système stellaire. Aperçu sous la forme d’un petit point lumineux, il se déplaçait à très grande vitesse et s’éloignait du Soleil en direction de l’espace interstellaire. Il fallait réagir avec promptitude.

Le Très Grand Télescope de l’Observatoire européen austral a immédiatement été mis à contribution pour une analyse plus poussée des caractéristiques de l’astre, qu’il serait autrement impossible de réaliser avec un petit télescope. Les astronautes sont désormais formels. L’astéroïde qui a depuis été baptisé Oumuamua est bien le premier en provenance de l’espace interstellaire à être observé par un télescope.

Cet étrange astéroïde venu d’ailleurs accroche les astronautes

D’après les observations, l’astéroïde est de couleur très sombre, absorbant 96 % de la lumière projetée sur sa surface. Il est inerte, aucun gaz ou poussière n’ayant été détecté dans son environnement proche. La longueur de l’astéroïde est estimée à plus de 400 mètres et sa largeur à environ 40 mètres. Sa forme, qui ressemble à celle d’une cigarette ou d’un stylo est « hallucinante », selon Patrick Michel, spécialiste des astéroïdes à l’Observatoire de la Côte d’Azur cité par LeFigaro.

Aucun des plus de 750.000 astéroïdes et comètes observés jusqu’ici dans notre système solaire ne se présente sous cette allure. Les premiers calculs basés sur son orbite permettent d’établir que l’objet est originaire d’une région voisine à l’étoile Vega, dans la constellation de la Lyre. À sa vitesse incroyable de 95 000 kilomètres à l’heure, il faudrait 300 000 ans à l’objet céleste pour atteindre la Terre depuis Vega.  Et vu que cette étoile n’était pas au même endroit il y a 300 000 ans, les scientifiques estiment que Oumuamua traverse probablement a probablement erré dans la Voie lactée pendant des centaines de millions d’années avant de croiser par hasard notre Système solaire.

 

L’immense astéroïde Florence, de 4,4 km de diamètre, est passé à environ 7 millions de kilomètres de la Terre le 1er septembre 2017, permettant aux scientifiques du monde entier de l’observer, sous réserve de disposer d’un accès à du matériel approprié. Car cette distance, relativement « proche » à l’échelle astronomique, reste gigantesque – près de 18 fois la distance Terre-Lune.

 

 

 

 

Un nouveau trou dans l’atmosphère du Soleil laisse passer un énorme jet de particules

La caractéristique noire inquiétante qui empiète sur le soleil dans cette image ultraviolette est simplement une région de faible densité dans l’atmosphère de l’étoile.

 

 

Un grand « trou » sombre s’est ouvert dans l’atmosphère du soleil, permettant aux vents solaires de se précipiter dans l’espace – un événement ordinaire, mais spectaculaire .Astronomie,

L’observatoire Solar Dynamics de la NASA a  capturé cette image ultraviolette du trou coronal le 8 novembre , avec l’agence spatiale libérant l’image lundi (20 novembre).

Des trous larges peuvent s’ouvrir dans la haute atmosphère du soleil, sous la couronne , en raison du champ magnétique dynamique de l’étoile, selon une déclaration de la NASA qui a accompagné l’image. Tout comme les plis et les coudes du champ magnétique peuvent causer des taches solaires et des éruptions solaires, ils peuvent également ouvrir des trous temporaires dans la couronne. Comme le trou dans la couche d’ozone sur Terre, un trou coronal ne traverse pas réellement l’atmosphère du soleil. C’est simplement une région plus froide et moins dense que le plasma environnant.


[ Le Soleil en HD: Photos étonnantes de l’Observatoire Solar Dynamics ]

Un long filament serpentait à travers la moitié du soleil pendant la semaine du 19 au 23 janvier 2014. Celui-ci, s’il était redressé, aurait une longueur d’environ 800 000 milles (804 000 km). Les filaments sont constitués de nuages ​​allongés de gaz plus froids, attachés au-dessus de la surface solaire par de puissantes forces magnétiques. Ils présentent souvent une instabilité et restent sujets à l’éruption, bien que celle-ci soit restée intacte jusqu’à présent. Les images, prises dans la lumière ultraviolette extrême, montrent effectivement de l’hélium ionisé à environ 108 000 degrés F (60 000 degrés C).

 

Des photos dans tous les spectres de rayonnement.

 

L’observatoire Solar Dynamics de la NASA a capturé cette image du passage de la lune devant sa vue sur le soleil le 30 janvier 2014 à 9h00 HNE.

 

Le soleil a déchaîné une éruption solaire de classe M1.5 (en bas à gauche) le 3 juillet 2013, un feu d’artifice solaire aux vacances traditionnelles du 4 juillet aux États-Unis.

 

Un éclat de matière solaire saute du côté gauche du soleil dans ce qu’on appelle une éruption proéminente. Cette image combine trois images du Solar Dynamics Observatory de la NASA capturées le 3 mai 2013, à 13h45 EDT, juste au moment où une éruption solaire de classe M de la même région s’affaiblissait. Les images incluent la lumière des longueurs d’onde de 131, 171 et 304 angströms.

 

Une éjection de masse coronale (CME) a ​​éclaté juste autour du bord du soleil le 1er mai 2013, dans une vague de roulement gigantesque. Les CME peuvent projeter plus d’un milliard de tonnes de particules dans l’espace à plus d’un million de miles par heure. Cette FMC s’est produite sur le côté opposé du soleil et ne se dirige pas vers la Terre.

 

Cette vue complète du soleil a été capturée par l’Observatoire Solar Dynamics de la NASA le 11 avril 2013, lors de la plus forte éruption solaire jamais vue en 2013.

 

Vue rapprochée d’une boucle spectaculaire de «pluie» de plasma solaire sur le soleil vue par le vaisseau spatial Solar Dynamics Observatory de la NASA le 19 juillet 2012. La NASA a diffusé une vidéo de ce spectacle extraordinaire le 20 février 2013.

 


EN CONCLUSION

 

L’ouverture dans le champ magnétique permet aux particules de s’échapper beaucoup plus rapidement que dans le vent solaire normal, selon le Centre de prévision de la météorologie spatiale (SWPC). Ces cours d’eau à haute vitesse peuvent causer des perturbations dans la magnétosphère terrestre quimettent en péril les satellites et les réseaux électriques . Les particules de haute énergie peuvent également surcharger les aurores de la planète, les lumières du nord et du sud. Ce trou était probablement la source d’ aurores vibrantes  qui sont apparues plus tôt ce mois-ci aussi loin au sud que le Nebraska, ont indiqué des responsables de la NASA dans le communiqué.

Les trous coronaux deviendront plus probables lorsque le soleil approchera du minimum de son cycle de 11 ans , qui arrivera en 2019. Des trous plus longs, qui deviendront aussi plus probables, peuvent durer plusieurs rotations du soleil, ce qui prend 27 jours en moyenne, selon SWPC.

L’observatoire de Solar Dynamics a capturé l’éclat, montré ici dans rouge / orange car c’est la couleur typiquement utilisée pour montrer la lumière dans la longueur d’onde de 304 angström. La fusée a commencé à 22h38 HE le 22 janvier 2017, a atteint un sommet à 22h59 et s’est terminée à 23h34.

 

 

Astronomie: WASP-12b,une exoplanète découverte par Hubble est noire comme du charbon

Observée par le télescope Hubble depuis quelques années, l’exoplanète WASP-12b apparaît tout aussi noire que du charbon et les scientifiques savent désormais pourquoi. La géante gazeuse plus grande que Juptier évolue tout près de son étoile dont elle absorbe 94 % de la lumière.

WASP-12b est une géante gazeuse plus grosse que Jupiter. Cette exoplanète est située dans la constellation du Cocher (Auriga), à 600 années-lumière de la Terre. Elle a la particularité d’être très proche de son étoile. Découverte en 2008, elle est depuis observée par le télescope Hubble qui a permis aux scientifiques d’identifier l’une de ses propriétés : elle absorbe presque intégralement la lumière qu’elle reçoit de son étoile hôte.

 

Exoplanète : WASP-12b est le plus noir des « Jupiter chauds » jamais observés

La déduction est simple : à peine 6 % de la lumière qu’elle reçoit est renvoyée vers l’espace. Résultat, la planète apparaît toute noire. WASP-12b est la planète de la catégorie des « Jupiter Chauds » la plus sombre jamais observée. À titre de comparaison, et comme l’explique le magazine Science & avenir, la plupart de ces exoplanètes de cette catégorie réfléchissent généralement 40 % de la lumière qu’elles reçoivent de leur étoile. WASP-12b est par ailleurs assez grosse, mais moins que l’exoplanète PDS 110 b qui est 50 fois plus massive que Jupiter.

Sa couleur particulièrement sombre s’explique aussi par les températures très élevées qui y règnent : jusqu’à 2500 °C. Une telle chaleur rend impossible la formation de nuages sur la face éclairée de Wasp-12b qui reste donc tout le temps la même. En l’absence de nuages, la lumière pénètre donc profondément l’atmosphère de la planète où elle est absorbée par des atomes d’hydrogène avant d’être convertie en énergie thermique.

Sur la face non-éclairée par contre, les températures n’excèdent pas les 1100 °C, ce qui permettrait la formation de nuages et de vapeur. Toutefois, cette face ne reçoit jamais de photons et ne participe donc pas à la luminosité de la planète.


EN COMPLÉMENT:

PDS 110,un monstre 50 fois plus massif que Jupiter qui éclipse son étoile

 

Des scientifiques viennent de découvrir (4 juin 2017)  une planète gazeuse géante qui est 50 fois plus massive que Jupiter. Elle a été baptisée PDS 110b en référence à l’étoile PDS 110 autour de laquelle elle orbite. L’exoplanète est de surcroît encerclée par plusieurs couches d’anneaux de poussière.

Dessin d’artiste représentant PDS 110b

 

Alors qu’ils observaient l’étoile PDS 110, des d’astronomes de l’Université de Warwick, en Angleterre, ont remarqué que sa lumière était parfois obstruée par un objet géant. Des analyses plus poussées leur ont permis de découvrir que les éclipses pourraient en réalité être provoquées par une exoplanète gazeuse d’une taille impressionnante.

PDS 110 b : une exoplanète gazeuse plus imposante que Jupiter

La jeune étoile PDS 110 est située à 1125 années-lumière de la Terre, plus précisément dans la constellation d’Orion. Grâce à des relevés effectués dans le cadre du programme de recherche superWASP, des astronautes britanniques ont remarqué qu’elle connaissait d’importantes baisses de luminosité par intervalles de 2,2 ans.

Un objet obscurcit l’étoile d’environ 30 % sur une durée de 3 semaines. En combinant cette observation avec d’autres relevés provenant cette fois du télescope KELT situé en Arizona, aux États-Unis, les chercheurs purent confirmer leur découverte. Deux éclipses dont serait responsable l’exoplanète ont été passées au peigne fin.

Ce qui est excitant, c’est que pendant les deux éclipses, nous avons observé que la lumière de l’étoile fluctuait rapidement, ce qui suggère que l’objet éclipsant est entouré d’anneaux. Ces derniers sont beaucoup plus grands que les anneaux autour de Saturne

Les chercheurs estiment que le diamètre du principal anneau est d’environ 50 millions de kilomètres. C’est 180 fois plus grand que l’anneau A de Saturne. Ils estiment par ailleurs que PDS 110b est 50 fois plus massif que Jupiter.

Pour finir, en considérant la période orbitale de 2,2 ans de PDS 110b, les astronomes ont calculé la date estimative de son prochain passage devant son étoile. Celui-ci devrait avoir lieu, si les choses se confirment, en septembre 2017.

Ce nouvel éclipse permettra aux scientifique de mieux étudier cette structure complexe qui orbite autour du PDS 110, en espérant pouvoir établir de manière formelle qu’il s’agit bien d’une exoplanète géante.

 

 

 

Astronomie:Un gros astéroïde va frôler la Terre

 

L’astéroïde (3122) Florence va s’approcher vendredi peu après midi à environ sept millions de kilomètres de la Terre. L’événement ne présente pas de risque, même si cet objet, d’un diamètre moyen de 4,35 kilomètres, est classé « potentiellement dangereux » en raison de son orbite et de sa taille.

Il s’agit d’un des plus gros astéroïdes dits géocroiseurs, évoluant à proximité de la Terre. Il sera nettement plus visible que 2014 JO25, d’un diamètre de 650 mètres, qui était passé en avril à 1,8 million de kilomètres de notre planète.

La Nasa prévoit de braquer ses radars sur le corps céleste, notamment afin de confirmer sa taille et découvrir des détails de sa surface.

(3122) Florence (ou 1981 ET3) a été découvert en 1981. Il ne devrait pas revenir à proximité de la Terre avant octobre 2024, ni s’en approcher autant avant 2500, selon les scientifiques.