La Création

Dès le début de la Bible, on est troublé par la genèse qui dit :

« Au commencement ELOHIM créa le ciel et la terre… »

Béréshit bara Elohim æt-shamaïm ve-æt ha-arets.

  Tout au long des textes le mot ELOHIM ou ADONAÏ est utilisé. Or, ce sont deux pluriels qui signifient « les dieux », au pluriel ! En hébreu, Adon signifie Maître, Monseigneur ou Monsieur et Adonaï signifie Messeigneurs. Elohim est le pluriel d’Eloha’h  « dieu, ou supérieur ». Toute une série de noms et de mots tournent autour de ce même archétype de la même idée.

Voici quelques noms de dieux prémosaïques :

EL = dieu                                ELOHIM = les dieux

EL-Eloha’h-Israël  signifie El dieu d’Israël, 

EL-ELYON = divinité de la tradition sémitique dont le sanctuaire cananéen se trouve à Salem sous la garde du prêtre Melchisédech considéré en fait, comme le véritable messie. Ce dieu ancien s’appelait Elyon à Ugarit *. Il était le Dieu primordial, créateur du cosmos, père de tous les dieux ? Il était connu à Babylone sous le nom d’Il-Ilanù. Il était le Dieu des dieux, ou le dieu profond ou lointain ou très-haut (dans l’espace et le temps).

EL-SHADDAI = dont le sanctuaire se trouvait à Moreh au pied du Mont-Ebal et qu’Abram s’appropria (Pentateuque). Shaddai se traduit par montagne ou steppe. Ce dieu est donc le dieu de la montagne et/ou dans la steppe.

ADONAÏ = Seigneurs

YHWH = tétragramme. Dans la tradition de Moïse, il était interdit de prononcer le nom divin. Pour l’écrire, ils ont donc supprimé les voyelles. C’est en prenant ces voyelles vocales hébraïques et en les intercalant entre les consonnes que des chrétiens mal informés obtinrent le fameux  JEHOVAH. En fait le tétragramme YHWH, orthographié de multiple façon, c’est Moïse qui l’a inventé et qui l’introduisit dans l’histoire d’Israël.

EL-ROI = roi signifie qui voit. El-Roï est donc un dieu-qui-voit… Sa fonction était probablement de superviser, de téléviser, ou de prévoir.

EL-BETHEL : dieu de Jacob.

Voici les dieux principaux. Viennent ensuite les troupes inférieures, Anges, Archanges, avec une hiérarchie et une fonction pour chaque « troupe ». Le mot « ange » vient du grec aggelo (latin angelus) signifiant messager sans aucun caractère divin.

Ex : Le nom des anges : Gabriel, Raphaël, Israël, … venant de :  Gabri eloha , Micha ël.. Chaque nom avait une signification : Phamuël signifie « face de Dieu », Michel signifie « qui est semblable à EL etc.». 

Donc, Tout ce qui contient le radical EL signifie qu’il y a référence au « supérieur ».

Quand on dit : « Au commencement Elohim créa le ciel et la Terre »,  le verbe est au singulier mais le sujet est au pluriel. Comme si on dirait : un gouvernement qui sous-entend une équipe ou un groupe, qui créa le ciel et la terre… » Ex :  « La NASA créa une base sur la Lune… »

(Les versions originales de la Bible gardent le mot “Elohim”. Les nouvelles traductions disent “Dieu”…)

Ensuite : « La Terre était déserte et vide, il y avait des ténèbres au-dessus de l’abîme »

Dans la première phrase, on lit :

“ L’esprit d’Elohim planait au-dessus des eaux « esprit avec un petit « e »”.

Donc il ne s’agit pas du « Saint Esprit »).

Donc l’esprit des dieux planait…

On utilise le terme planait plutôt que soufflait sur les eaux qui est parfois utilisé, car le terme hébreu est “Merakhéfet” qui désigne l’aigle qui plane au-dessus de ses petits.

Tout au long de la genèse, dans l’ancien et le nouveau testament, les termes qui sont employés, à savoir « esprit, gloire, nuée etc.. sont représentés en symbolique par des oiseaux : colombe, faucon…

(Pas seulement dans la Bible mais dans tous les récits de l’antiquité Egyptienne aussi)

Il se fait que le Faucon est un des rares oiseaux capable de voler sur place. Ce choix n’est pas dû au hasard. Le Faucon est considéré comme l’oiseau qui porte les dieux. C’est l’esprit qui est représenté sous forme d’un Faucon ou la Colombe. 

Le texte hébreu dit ceci :

Extrait du livre “La Bible et les Extraterrestres.” P.J.Moatti (p.17)

«ve-rouakh-elohim merakhéfet al pnéï-hamaïm»

Traduisons littéralement :

 ve    =    et

rouakh = vent                                               rouakh-pératsim  = courant d’air

rouakh-qadim      = le vent d’Est                 neshef = souffle        

neshama = âme

merakhéfet           = rakhof : trembler, s’agiter, s’ébranler et par extension,

rakhef et irékhif = glisser, planer                al = sur                            pnéï = la face

ha-maïm              = l’eau

Donc : « Et le vent d’Elohim tremblait sur la face de l’eau » ou « le vent d’Elohim agitait la surface de l’eau.. »

Il semble bien que nous soyons en présence d’un être ou d’un objet qui se déplace dans les airs et dont le souffle, le vent qu’il provoque, fait palpiter et s’agiter la surface de l’eau. (fin cit.)

*

Notre planète n’était pas encore habitable, d’épais nuages noirs l’entourait, les eaux la recouvrait presque entièrement, il faisait humide et sombre.

Alors Elohim, (les dieux) se mirent au travail :

  • Le premier jour : Ils vont d’abord dissiper les nuages en obtenant une précipitation d’eau sur le sol, en transformant en pluie des nuages épais (qui sont à point, surtout quand l’atmosphère a atteint un certain degré de saturation hygrométrique). Dès lors, la lumière apparaît sur la Terre.

Le texte hébreu dit alors :

« vaïaré Elohim  æt ha-or ki tov » « Dieu vit que la lumière était bonne »

 Ce qui laisse supposer qu’il n’en était pas certain avant d’essayer. Ce n’est pas un « Dieu qui sait tout… »

  • Le deuxième jour : Elohim sépara les eaux d’en haut d’avec celles d’en bas et en amassant les eaux du dessous en une seule masse, il fit apparaître les continents.
  • Le troisième jour :  Il a ensemencé la Terre d’herbe et d’arbres fruitiers etc…
  • Au quatrième jour le ciel fut suffisamment dégagé que pour laisser passer la lumière des deux luminaires : le Soleil pour le jour, la Lune et les étoiles pour la nuit.
  • Le cinquième jour : Il le consacra aux poissons et aux oiseaux.
  • Le sixième jour : Il créa l’homme à son image…
  • Le septième jour :  Elohim se reposa…

Si la Bible nous énumère longuement les différentes étapes de la création du monde, c’est donc qu’il n’y a pas eu  « instantanéité »  mais échelonnement dans la réalisation de ces énormes travaux.

A combien de temps réel peut-on évaluer ces échelonnements ? 

  La Bible à différentes occasions, nous dit que pour Elohim, un jour c’est comme mille ans. 

« Car mille ans sont à tes yeux, Seigneur, comme le jour d’hier qui est  passé et comme une veille dans la nuit » (Psaumes, XC,4)

  Saint Pierre, dans son épître consacrée « aux faux docteurs »,  dit :

« Mais voici un point que vous ne devez pas ignorer :  c’est que devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour » (Deuxième Epître de Pierre,III, 8)

*

Le Coran dit :  

            « …Un jour auprès d’Allah est comme mille années de  celles que vous comptez ! » (Qòran, Sourate XXII,46-47)

  Donc, il nous est permis de supposer que la durée de la création est de six mille ans, le septième millénaire (de repos) devant servir à laisser la nature suivre son évolution seule.

Pour des « êtres » qui maîtrisent parfaitement le cosmos, l’espace et le temps, rien est impossible et il est évident que si les célestes se sont donnés tant de temps et de peines pour faire tout cela, ce n’est pas pour tout démolir un jour, cela n’a pas de sens !

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