La Lybie ,un état en morceaux

Soldats lybiens rentrant à Tripoli juste après l'ordre donné aux milices de quitter la ville.
Soldats lybiens rentrant à Tripoli juste après l’ordre donné aux milices de quitter la ville.

 

L’article que vous allez lire est la preuve éclatante que le Nouvel Ordre Mondial …agit directement et hypocritement dans la vie des Peuples,nos vies.

Maintenant que les islamistes sont au pouvoir en Lybie et que  le martyr du Grand Guide Socialiste du Peuple Lybien commence à s’effacer des mémoires occidentales et que le « petit peuple lybien » commence à s’abrutir un peu plus chaque jour,voici le résultat de toute cette fraude et cette propagande qui visait à s’emparer de la richesse du peuple lybien ,de sa puissance financière grandissante et de…son eau potable,en sous-sol.

Le drapeau d’Al Qaïda flotte toujours librement ,au centreville de Tripoli,témoignage de ce coup d’état orchestré par le Nouvel Ordre Mondial (l’axe Washington-Londres-Paris-Ottawa)

 

Honte aux esclavagistes d’ou qu’ils soient!

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Ancien policier devenu bijoutier, l’homme invite à rentrer discrètement dans sa boutique du quartier Intissar, à Tripoli. Il ne veut pas être vu en compagnie d’une journaliste étrangère. Il se méfie. « Depuis ce matin, ceux de Misrata contrôlent les papiers de tout le monde », chuchote-t-il. La veille, le 15 novembre, à l’issue d’une manifestation qui a tourné au drame, des combats meurtriers ont opposé des combattants de la ville rebelle, Misrata, à ceux de Tripoli juste en face de son quartier, à Gharghour. Tout près, les détonations et le bruit saccadé des rafales de kalachnikovs résonnent encore. « Avant, ajoute le bijoutier sur le ton du découragement, on avait un Kadhafi. Maintenant, on en a des milliers… »

Misrata contre Tripoli. Les fédéralistes de la Cyrénaïque contre Tripoli. Les Berbères du djebel Nefoussa contre Tripoli. Les Touareg du Sud contre Tripoli. Face à la multiplication des revendications régionales, qui s’accompagnent le plus souvent de heurts violents, le pouvoir central libyen paraît débordé. Et si la Libye se morcelait en territoires incontrôlés ?

Reclus dans leurs ambassades ultrasécurisées ou dans leurs chambres d’hôtel devenues refuges, les diplomates étrangers assistent avec une inquiétude grandissante à la montée du phénomène séparatiste qui menace, autant que l’activisme des islamistes radicaux, la fragile transition libyenne. « Ça gagne à l’est, à l’ouest, le pays se fragmente, et maintenant le désordre politique contamine les hydrocarbures »,s’alarme l’un de ces diplomates sous le couvert de l’anonymat. « L’Etat ne contrôle pas le territoire, comme au Mali, c’est un Etat sans pouvoir », confie tristement Salem Massoud Gnan, membre du Conseil national de transition (CNT) pendant la guerre. Lui-même Berbère originaire de la ville de Nalut, il se dit en désaccord avec les méthodes employées par ses pairs, qui n’hésitent plus à prendre en otage des sites pétroliers et gaziers pour se faire entendre. « J’ai peur d’une “somalisation” du pays », lâche-t-il.

 

Un point de contrôle à l'entrée de Tripoli...Chose inexistante à l'époque du Grand Guide Socialiste Lybien .
Un point de contrôle à l’entrée de Tripoli…Chose inexistante à l’époque du Grand Guide Socialiste Lybien .

Deux ans et demi après la chute de l’ancien régime, des postes-frontières intérieurs ont poussé comme des champignons en Libye. Il en existe entre Misrata et Tripoli, entre Zouara la Berbère et Al-Jamil l’arabophone, ou bien aux portes de Syrte, l’ancien bastion kadhafiste désormais contrôlé par le groupe islamiste radical Ansar Al-Charia. Des Libyens armés demandent leur carte d’identité à d’autres Libyens non moins armés. Hier unis contre le régime du colonel Kadhafi, les ex-rebelles se font la guerre. Pis, aux rivalités militaires entre katibas (brigades d’anciens révolutionnaires) se sont ajoutés des enjeux de pouvoir. A l’est, à l’ouest, et au sud, les puits de pétrole, véritables épicentres des désordres de la nouvelle Libye, sont pris en otage, faisant chuter la production nationale à un niveau historiquement bas, et avec elle, les recettes de l’Etat. De plus en plus affaibli, le gouvernement d’Ali Zeidan a tiré la sonnette d’alarme sur les finances du pays et déployé à Benghazi et Tripoli une armée toute neuve – elle-même issue des katibas –, mais sans apporter de réponse politique.

 

Partout – sauf en territoire berbère –, un même drapeau est pourtant planté sur toutes les façades, les voitures, et jusque sur les uniformes. Trois bandes horizontales rouge, noire et verte, avec, au centre, un croissant et une étoile blanche. Adopté très vite après le début de la révolution, l’emblème reprend celui en vigueur durant l’éphémère règne du roi Idris Ier entre 1951 et 1969, juste après l’accession à l’indépendance de l’ancienne colonie italienne.

 

A Zouara, en novembre. Les Berbères réclament la reconnaissance de la langue amazigh dans la Constitution libyenne.
A Zouara, en novembre. Les Berbères réclament la reconnaissance de la langue amazigh dans la Constitution libyenne.

 

Mais aucune nostalgie monarchique de la part des ex-révolutionnaires dans ce choix. Plutôt le désir de remettre au goût du jour les trois grandes régions qui formaient autrefois le territoire libyen: la Tripolitaine à l’ouest en vert, la Cyrénaïque à l’est en noir et le Fezzan au sud en rouge. « Les appartenances territoriales sont plus fortes que les appartenances politiques, beaucoup plus récentes », souligne Othman Bensassi, ex-représentant du CNT, également d’origine berbère. Sous une variété de revendications, c’est en réalité une guerre de pouvoir qui se joue.

A L’EST, LES FÉDÉRALISTES

Les premiers, les fédéralistes de l’Est ont fait entendre leur différence. Battus à plate couture lors des premières élections libres de Libye en juillet 2012, ils ont ressurgi avec force ces dernières semaines, profitant de la fragilisation grandissante du gouvernement, dont le premier ministre, Ali Zeidan, a été enlevé le 7 octobre quelques heures durant par une brigade de Tripoli. Non contents d’avoir pris le contrôle depuis le mois de juillet de plusieurs terminaux de pétrole, à Zouetina, Ras Lanouf et Al-Sedra, au motif que l’argent était détourné, selon eux, par des officiels, ces fédéralistes ont fini par annoncer le 5 novembre la formation d’un gouvernement autonome composé de 24 membres de la région, divisée elle-même en quatre « départements » : Ajdabiya, Tobrouk, Benghazi et les Montagnes vertes de Derna. Le drapeau noir orné d’un croissant et d’une étoile blanche de l’ancien émirat de Cyrénaïque, a été hissé pour l’occasion. Puis, défiant toujours un peu plus l’autorité de Tripoli, les mêmes ont décidé quelques jours plus tard, en réponse à un ultimatum lancé par le premier ministre, la création de la Libyan Oil and Gas Corporation à Tobrouk pour commercialiser les ressources énergétiques de la région, puis celle d’une banque régionale pour la Cyrénaïque.

 

Le premier ministre Ali Zeidan, le 10 novembre.
Le premier ministre Ali Zeidan, le 10 novembre.

 

 

En désespoir de cause, Ali Zeidan en a appelé à la population, le 10 novembre, au cours d’une conférence de presse, pariant que les groupes armés n’oseraient pas tirer sur des civils. « Les femmes, les enfants et même les personnes âgées devraient soutenir le gouvernement, aller dans les ports et terminaux [pétroliers] pour les libérer des criminels », a-t-il exhorté. « Qu’est-ce qu’on peut attendre d’un gouvernement dont le chef a été kidnappé dans sa chambre et d’un Congrès qui n’accorde pas d’attention aux demandes des Libyens ? », a riposté le lendemain à la télévision Ibrahim Jadhrane, 33 ans, un ex-commandant des gardes des installations pétrolières de l’Est, devenu chef de file des fédéralistes. Ces derniers réclament le retour à la loi de 1958, qui prévoyait notamment le versement de 15 % des revenus des hydrocarbures à la région d’extraction et la réimplantation des sièges des compagnies d’exploitation à l’est. Et Ibrahim Jadhrane s’est taillé un joli succès en exhibant des chèques que Tripoli était prêt à lui régler pour retirer ses hommes des terminaux pétroliers.

 

« La Libye affronte deux problèmes très graves pour l’unité du pays, celui des fédéralistes à l’est et celui des Amazigh à l’ouest, et cela ne se réglera pas avec de l’argent », analyse Abdelkhader Kadura, un professeur de droit réputé à l’université de Benghazi qui ne cache pas sa sympathie pour ces mouvements. « La population est certes divisée à l’égard des fédéralistes,poursuit-il, mais leur question est légitime : où va l’argent du pétrole ? Nous n’en voyons pas les fruits et les autorités de Tripoli sont inconscientes ou irresponsables. Elles perpétuent le même système que sous Kadhafi, comme si elles n’avaient pas réalisé le changement. Personne n’a pris le temps de discuter avec Jadhrane ! » Ces velléités séparatistes sont cependant contrariées par la forte implantation, dans l’est de la Libye, de groupes islamistes radicaux, notamment à Benghazi et à Derna, qui poursuivent un tout autre but, l’unification de la nation par la stricte application de la charia, la loi islamique.

DANS L’OUEST ET LE SUD, LES MINORITÉS DES FRONTIÈRES

Très engagés durant le conflit en 2011, les Berbères du djebel Nefoussa, la chaîne montagneuse située le long de la frontière avec la Tunisie, sont aujourd’hui de nouveau sur le pied de guerre. Brimés pendant le règne du colonel Kadhafi, ils réclament la reconnaissance de leur culture et de leur langue dans la future Constitution libyenne. Peu entendus jusqu’ici malgré des manifestations à répétition, ils ont fini, eux aussi, par prendre le contrôle de terminaux gaziers pour faire pression sur Tripoli. Le terminal de Nalut est bloqué par des hommes en armes depuis le 29 septembre, celui de Millitah à Zouara, un immense complexe cogéré par la compagnie italienne ENI et le groupe libyen National Oil Company (NOC), a été fermé pendant plus de deux semaines. « Un mois après le blocus de Nalut, personne au Congrès ni dans les médias libyens n’avait pris contact avec nous, c’est bien la preuve que nous sommes toujours marginalisés comme avant »,fulmine Sifaou Touawa, un militant d’Yfren, la grande cité berbère perchée dans les montagnes.

 

« Deux représentants dans le futur comité de la Constitution, c’est une blague, s’insurge Ayoub Sofiane, membre du Conseil amazigh et cofondateur d’une radio qui émet en langue berbère depuis Zouara, une ville située sur la côte. Ce n’est pas une question de siège ou d’argent. On s’en fiche, de l’argent ! Si ce pays ne devient pas multiculturaliste, ce ne sera pas mieux que sous l’ancien régime, et nous sommes prêts à verser encore notre sang pour cela. » Ici, le drapeau berbère – les trois bandes bleue, verte et jaune – frappé au centre d’un idéogramme rouge représentant l’« homme libre » flotte partout.

Heurts entre l'armée et Ansar Al-Charia, le 25 novembre à Benghazi.
Heurts entre l’armée et Ansar Al-Charia, le 25 novembre à Benghazi.

Plus au sud, les Touareg bloquent depuis le 20 octobre le site pétrolier d’Oubari, une ville du Fezzan plantée en plein désert. C’est là, à quelques kilomètres de cette oasis que, le 19 novembre 2011, Seif-Al Islam, le fils et le dauphin présumé du colonel Kadhafi, a été capturé alors qu’il tentait de fuir vers le Niger. Installées depuis plus d’une vingtaine d’années sur le territoire libyen, 18 000 familles touareg, autrefois choyées par l’ancien régime, réclament aujourd’hui la régularisation de leur situation qu’elles n’ont jamais obtenue. Or, à Tripoli, le Congrès général national a récemment décidé de suspendre les salaires de tous ceux qui ne possèdent pas de papiers en règle. Dans cette mosaïque complexe, les Toubou, des Touareg libyens de naissance, qui ont pour leur part soutenu la rébellion contre l’ancien régime, menacent de leur côté de bloquer la principale station d’électricité du Sud libyen pour que cesse leur marginalisation. Zones de grand trafic, d’armes surtout, ces frontières du sud échappent aujourd’hui à tout contrôle et préoccupent de plus en plus les pays de l’Union européenne, qui ont décidé d’y consacrer plusieurs centaines de millions d’euros dans l’espoir de les sécuriser.

AU CENTRE, UN ETAT DANS L’ETAT : MISRATA

Auréolés de leur statut d’habitants de la ville martyre de la rébellion, les combattants de Misrata ont dû quitter sous la contrainte la capitale, Tripoli, après des heurts violents qui ont fait 47 victimes tuées à l’arme lourde et plus de 500 blessés le 15 novembre. Depuis, Misrata, première ville portuaire libyenne d’environ 400 000 habitants et centre économique important avec ses riches entrepreneurs de l’industrie agroalimentaire et du transport, remâche son amertume.

En même temps que les combattants, les huit députés de la ville se sont retirés du Congrès. Et la circulation s’effectue désormais au compte-gouttes, avec Tripoli pourtant distante d’à peine deux cents kilomètres. « Comment je fais pour aller à Tripoli ? Je prends l’avion jusqu’à Tunis et de Tunis jusqu’à Tripoli ? », lance, dans son vaste bureau, Salem Fathi El-Mahichi. Très actif pendant la guerre au cours de laquelle il fut capturé après avoir reçu une balle dans le pied, ce chef d’entreprise dans le secteur de la construction traduit le sentiment dominant parmi les Misrati, qui se voient toujours comme les gardiens de la révolution : « La Libye a perdu Tripoli,clame-t-il, l’ennemi invisible a gagné, mais ce n’est pas fini. » « Nous sommes partis de Tripoli, mais cela ne veut pas dire que nous n’y reviendrons pas, renchérit Mohamed Derrat, membre de la Choura, le conseil local des notables, et propriétaire d’une grosse agence de voyages spécialisée dans les déplacements d’hommes d’affaires turcs, très nombreux ici. Nous attendons de voir ce que vont décider le gouvernement et le Congrès. »

A Misrata, en février 2012. Sur la statue du faucon : "Allah est grand". |
A Misrata, en février 2012. Sur la statue du faucon : « Allah est grand ». 

 

La venue sur place du premier ministre, Ali Zeidan, pour tenter d’apaiser les esprits après les affrontements sanglants du 15 novembre, a cependant tourné court. A peine plus de trois quarts d’heure, et le chef du gouvernement libyen, fraîchement accueilli, a dû tourner les talons.

La puissance militaire de Misrata, qui n’a pas hésité à envoyer sur Tripoli un convoi de plus de deux cents pick-up dotés de canons antiaériens avant de se retirer, fait peur. « C’est un Etat dans l’Etat, ils ont les armes et l’argent, ils ne lâcheront pas comme ça », s’inquiète un responsable du conseil local de Tripoli. Misrata est surtout un symbole. Celui des puissants groupes armés, comme il en existe d’autres à Zenten, Tajoura ou Souk El-Jemaa, qui se sont formés pendant le soulèvement de 2011 et ont, sur les décombres de l’ancien régime, mis Tripoli sous tutelle. Ceux-là n’entendent pas être écartés aujourd’hui du pouvoir.

 

Sources: Isabelle Mandraud,Le Monde,sources diverses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos:Hommage à la vraie femme tunisienne

Voilà la vrai femme tunisienne ce que le projet des islamistes veulent  détruire en Tunisie avec l’aide de l’argent sale du Qatar ,de l’Arabie Saoudite  saoudia et des wahabites islamistes frères du diable et  des nouveaux sionistes arabes !!!!

Une femme fière d'elle-même qui se sent l'égale des hommes dans son  pays jadis libre:la Tunisie!
Une femme fière d’elle-même qui se sent l’égale des hommes dans son pays jadis libre:la Tunisie!

REVOLUTION ARABE. Libye: de Mouammar Kadhafi à la loi islamique « Charia »

Avatar de Allain JulesAllain Jules

Par La Voix de la Russie | La vie des Libyens va désormais être régulée par la loi islamique. Le Congrès général national s’est prononcé en faveur de l’application de la charia en tant que document juridique de base pour les établissements d’État.

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Vidéo:La Grande-Bretagne distingue islam et islamisme

La Grande-Bretagne distingue islam et islamisme

Le Royaume-Uni va classer « l’extrémisme islamiste » comme une idéologie distincte dans le cadre de sa stratégie de lutte contre le terrorisme et l’islam radical, après le meurtre brutal d’un soldat britannique en pleine rue en mai dernier. Les deux assassins présumés avaient affirmé avoir agi au nom de l’islam.

Cette classification permettra d’expulser certains radicaux des mosquées ou des associations. La nouvelle définition mentionnera clairement que « l’extrémisme islamiste » est une interprétation déformée de l’islam qu’il faut distinguer des pratiques religieuses traditionnelles. Les interviews de Saïda Keller-Messahli, fondatrice et présidente du Forum pour un islam progressiste, et de Hani Ramadan, directeur du Centre islamique de Genève.

La Grande-Bretagne distingue islam et islamisme

 

Entrevue importante avec Hervé Kempf :il ne peut pas y avoir un renouvellement de la démocratie si la question écologique n’est pas prise en considération.

Pour Hervé Kempf, journaliste et écrivain français, les sociétés occidentales marchent vers la dictature, les modèles qui régissent aujourd’hui les sociétés démocratiques d’Occident sont une démocratie en carton pâte qui obéit seulement à un maître : le système financier. En 2011, il a publié L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, dans lequel il décrit la dérive des sociétés démocratiques occidentales vers des régimes oligarchiques, c’est-à-dire dans lesquels un petit nombre de personnes détient les pouvoirs politique, économique et médiatique.

Hervé Kempf

 

Vous démontrez avec des exemples innombrables comment le monde glisse vers une sorte de régime autoritaire dont l’intention unique est de maintenir les privilèges d’une caste, l’oligarchie. Cela vous amène à une conclusion socialement et politiquement dramatique : la fin possible de la démocratie.

L’oligarchie est la définition d’un régime politique. L’oligarchie est un concept inventé par les grecs aux IVe et Ve siècle av. J.-C. Les grecs ont défini les façons selon lesquelles les sociétés humaines pouvaient être gouvernées : la dictature, le despotisme, la monarchie, la tyrannie, la démocratie, qui est le pouvoir du peuple pour le peuple et par le peuple, et ensuite ils ont défini une autre forme de gouvernement qui est précisément l’oligarchie. L’oligarchie est le pouvoir aux mains de peu de personnes. Ce que je dis alors c’est que, au moins en Europe, nous glissons vers l’oligarchie. Le système politique actuel fait qu’un groupe de peu de personnes imposent ses critères au reste de la société.

Vous suggérez que nous sommes dans une phase de post-démocratie dans laquelle, avec l’objectif de se maintenir au pouvoir, l’oligarchie maintient une fiction démocratique.

Bien sûr. L’oligarchie répète sans cesse que nous sommes dans une démocratie et que tout est parfait. C’est une fiction. Même les intellectuels ont oublié le concept d’oligarchie et contribuent à nourrir la fiction. Tous les intellectuels en syntonie idéologique avec le capitalisme ont maintenu l’idée selon laquelle existaient seulement deux alternatives : ou la démocratie, ou le totalitarisme. Cela pouvait être compris au début à travers deux exemples : dans les années ’30 avec Hitler, ou dans les années ’50 ou ’60 avec l’Union soviétique, on pouvait dire qu’il était précis d’opter entre la démocratie et ces deux dictatures. Mais cela est fini : depuis la chute du Mur de Berlin en 1989 et le naufrage de l’Union Soviétique, nous passons à un autre ordre. Mais les intellectuels qui sont au service du capitalisme ont persisté dans l’idée selon laquelle il y a seulement deux chemins : ou la dictature, ou la démocratie. C’est pourquoi il est important que le concept d’oligarchie soit bien présent pour comprendre que, progressivement, la démocratie nous a été volée. Les pays européens, et beaucoup plus les États-Unis, ont glissé vers un régime oligarchique où le peuple n’a déjà plus de pouvoir. La démocratie européenne est malade, elle s’est beaucoup affaiblie, et s’oriente de plus en plus vers l’oligarchie. En revanche, les États-Unis ont arrêté d’être une démocratie : c’est une oligarchie, parce que c’est l’argent qui détermine les orientations des décisions politiques. En réalité, l’oligarchie est une démocratie qui fonctionne seulement pour les oligarques. Dès qu’ils se sont mis d’accord entre eux, ils imposent les décisions. Nos systèmes ne peuvent plus s’appeler démocratie, parce que la puissance financière détient un pouvoir démesuré. L’autorité publique est dans les mains du système financier. Les pouvoirs publics ne prendront jamais de décision que puisse nuire aux intérêts économiques, aux intérêts de l’oligarchie financière. Nous devons accepter l’idée que ceux qui ont les rênes du pouvoir politique de l’État ne prennent pas de décisions pour le bénéfice de l’intérêt général. Leurs décisions peuvent aller à l’ encontre de l’intérêt public.

Ce raisonnement implique que la souveraineté populaire a disparu, comme idée et comme pratique.

Effectivement. Déjà il n’y a plus de souveraineté populaire. Quand le peuple arrive à réfléchir, à discuter et à délibérer ensemble et prend une décision, l’oligarchie va contredire la décision populaire. En 2005 il y a eu en Europe un grand débat autour d’un référendum qui à la fin a été organisé en France et ensuite en Irlande et aux Pays-Bas sur un projet de traité de Constitution européenne. Pendant six mois, la société française a discuté de ce sujet comme elle ne le faisait pas depuis de nombreuses années. Les médias, appuyant la philosophie capitaliste, disaient « il faut voter oui, il faut voter en faveur du traité ». Mais le peuple français a voté « non ». Et qu’est-il arrivé ensuite ? Presque deux ans plus tard les gouvernements d’Europe ont imposé ce traité avec quelques légères modifications sous le nom de Traité de Lisbonne. Il y a eu alors une trahison extraordinaire de la volonté populaire. Nous retrouvons cet exemple dans d’autres endroits. Sans aller plus loin, en 1991, en Algérie, les islamistes ont gagné les élections législatives, mais les militaires ont interrompu le processus par un coup d’État qui a mené le pays vers une guerre civile épouvantable. Autre exemple : en 2005 les palestiniens ont voté pour choisir leurs députés. C’est le Hamas qui a gagné. Cependant, tous les États, des États-Unis jusqu’à l’Europe, en passant par Israël, ont choisi d’ignorer le Hamas parce qu’ils le considèrent comme une organisation terroriste. On n’a pas respecté le vote du peuple palestinien. Le peuple en tant que tel est le cœur de la démocratie c’est-à-dire le principe à partir duquel tous partageons quelque chose. Le peuple n’est pas vous, Michel ou moi, mais tous ensembles. Nous partageons quelque chose et nous devons prendre une décision conjointe. Nous formons un corps, c’est pourquoi on dit « le corps électoral ». Mais ce qui est arrivé en Europe en 2005 marque une rupture profonde avec le peuple.

Cependant, entre l’idée d’oligarchie qui existait au début du XXe siècle et maintenant, il y a eu aussi une coupure radicale dans ce groupe.

Oui. Il y a eu une évolution de l’oligarchie. Maintenant nous pouvons parler des déviations de l’oligarchie poussée par l’évolution même du capitalisme. Durant les trente dernières années le capitalisme s’est transformé. Tout commence en 1980, quand Ronald Reagan gagne les élections présidentielles aux États-Unis et Margaret Thatcher arrive au pouvoir en Grande-Bretagne. À partir de là, non seulement s’est concrétisé un capitalisme orienté vers la spéculation financière, mais aussi une une transformation culturelle, anthropologique a eu lieu. La philosophie capitaliste s’est répandue avec ce message : « La société humaine n’existe pas ». Pour les capitalistes, la société est un une collection d’individus qui se trouvent dans une boule et son unique mission consiste à en tirer un maximum de profit. Pour les capitalistes, l’individu est séparé des autres, est en concurrence permanente avec eux. Dans cette vision, ce qui est commun n’est plus le peuple, mais le marché. Pour cette raison les gens ont tant de difficultés à se sentir un citoyen qui participe à un processus commun à tous. Le système a occulté une donnée : le phénomène fondamental qui s’est produit au sein du capitalisme au cours des trente dernières années fut l’augmentation de l’inégalité, dans tous les pays, y compris les pays émergents.

Nous sommes dans une phase cruciale de crise. Il n’y en a déjà plus une, mais plusieurs, et toutes se concentrent en même temps. La réponse de l’oligarchie est proportionnelle à l’intensité de ces crises : l’autoritarisme et la répression comme réponse.

Nous sommes dans un moment très délicat de l’humanité. La crise écologique s’aggrave de plus en plus et les crises sociales s’accroissent : Europe, États-Unis, les pays arabes, la Chine et Inde. Et face à l’augmentation des protestations populaires, l’oligarchie tend à aller vers une direction de plus en plus autoritaire, répressive, militaire. C’est ainsi en France, en Italie, en Angleterre, aux États-Unis, au Canada. Dans chacun de ces pays nous avons vu le développement impressionnant des technologies policières (caméras de surveillance, fichiers informatiques, etc.). Nous affrontons un double danger : non seulement que la démocratie se dirige vers l’oligarchie mais, aussi, que l’oligarchie, le capitalisme en général, entrent dans une phase autoritaire, insistant sur des sujets comme la xénophobie, l’insécurité ou la rivalité entre les nations. L’oligarchie ne veut pas adopter des mesures pour pallier à la crise écologique ou pour diminuer l’inégalité. Non. Ce que l’oligarchie veut, c’est conserver ses privilèges fondamentaux. C’est une oligarchie destructrice. Je crois qu’elle ne comprend pas la gravité de la situation. Au lieu d’évoluer, l’oligarchie est chaque fois plus réactionnaire.

Aujourd’hui il y a un nouvel élément, qui sera sans doute déterminant : la crise écologique, la crise climatique. Cependant, peu sont ceux qui sont disposés à relever les défis.

Nous sommes dans un moment essentiel de l’histoire humaine, pour deux raisons. En premier lieu, nous traversons un moment de notre histoire dans lequel l’humanité arrive aux limites de la biosphère. L’espèce humaine s’est répandue et développé à travers de la planète en s’appuyant sur une nature qui nous semblait immense et inépuisable. Mais maintenant l’ensemble de l’espèce humaine découvre que la planète a des limites et qu’il est nécessaire de trouver un nouvel équilibre entre l’activité et la créativité humaines et les ressources. Nous devons changer de culture et passer de l’idée selon laquelle la nature est inépuisable à la réalité que nous mettons en danger ces ressources. Il nous reste à apprendre à les économiser et à les utiliser avec sagesse et prudence. En cela, se joue un changement de culture. Le deuxième en importance, est que nous nous trouvons au moment où nous formons une société humaine. Avant nous étions comme des étrangers les uns avec les autres. Là non. Même si à Río de Janeiro on vit d’une façon différente qu’à Paris, à Londres ou Shanghai, il y a beaucoup d’éléments communs qui nous amènent à prendre conscience que nous appartenons au même monde. La mondialisation non seulement est en compétition avec la mondialisation de la culture ou de l’économie, non, mais aussi atteint la population humaine. Nous découvrons que nous avons des intérêts communs. Les problématiques de l’oligarchie ou de la démocratie se jouent aussi en « Amérique Latine [El Correo propose « Latinoriginaire », parce que il faut intégrer et non diviser, comme le fait ce concept raciste et ségrégationniste] », en Asie et en Europe. Nous sommes la même société. C’est un nouvel élément dans l’histoire de l’humanité. Mais cette nouvelle société doit réécrire, inventer une nouvelle façon de vivre avec la biosphère et les ressources naturelles. Si nous n’arrivons pas à le faire, cette société humaine ira vers le chaos, la concurrence et la violence [nous y sommes déjà au Moyen Orient et Afrique NDLT]. Il n’y aura pas seulement du désordre, l’aventure humaine s’arrêtera.

Pour vous, il ne peut pas y avoir un renouvellement de la démocratie si la question écologique n’est pas prise en considération.

L’écologie et la démocratie sont inséparables. Si nous regardons vers les années 70, quand le mouvement écologique a pris son impulsion, il l’a fait avec une critique de la démocratie. La démocratie a toujours été dans le cœur de l’écologie. Mais ensuite le capitalisme a dérivé vers l’oligarchie et nous ne sommes déjà plus dans une situation démocratique. Le capitalisme et l’oligarchie poussent toujours vers la croissance économique. Mais aujourd’hui nous savons que cette croissance économique fait des dommages importants à l’environnement. Nous ne savons pas produire de la croissance économique sans détruire l’environnement, sans émettre du gaz avec effet de serre, sans détruire les forêts comme dans l’Amazonie, ou sans produire d’énormes quantités de soja comme en Argentine, pour lequel des tonnes de pesticides sont utilisés. La croissance permet qu’on oublie l’énorme inégalité qu’existe. La croissance permet de calmer les tensions sociales. Le développement de l’oligarchie, c’est-à-dire, le délire d’un petit nombre de personnes pour s’enrichir d’une manière colossale, pousse à la croissance et, en même temps, à la destruction de la nature. C’est pourquoi la question démocratique est essentielle. Nous devons arriver à une situation où nous pouvons discuter et réussir à diminuer l’inégalité et, ainsi, pouvoir redéfinir ensemble une économie juste qui ne détruit pas l’environnement.

En somme, toute reformulation de l’idée et du principe de démocratie passe par l’écologie.

Effectivement : il est impossible de penser le monde si nous oublions de la question écologique. Ce sujet n’est pas exclusif des Européens ou des occidentaux, non, c’est une question mondiale. Le sujet du changement climatique, le sujet de l’épuisement de la biodiversité ou de la contamination sont des sujets mondiaux. Il est impossible de penser à l’émancipation humaine, à la dignité humaine, à la justice sociale, à l’évolution vers une humanité réalisée dans laquelle chaque personne pourra exprimer ses potentialités par rapport aux autres, dans le concret, rien de cela ne peut être pensé si sont laissées de coté , la nature et la relation avec la biosphère. La situation actuelle est grave à cause de la crise écologique mais aussi pleine d’espoir. Nous avons dix ou vingt ans devant nous pour organiser la transition et permettre aux jeunes du futur qu’ils imaginent une société harmonieuse. Si dans 10 ans nous ne contrôlons pas la contamination, si dans 10 ans nous ne réussissons pas à l’empêcher l’évolution dictatoriale du capitalisme, nous allons tout droit vers des situations très difficiles.

Source : El Correo

Le billet de Hatem Bourial – Désormais, nous vivons dans l’imminence d’une attaque terroriste de grande ampleur

Brigade-Anti-Terrorisme

 

 

Les nouvelles inquiétantes qui arrivent de la frontière libyenne où une concentration de terroristes se préparerait à un assaut contre la Tunisie ne sont certainement pas dénuées de tout fondement. La cible serait choisie dans le sud tunisien pour frapper les esprits et mettre les Tunisiens devant le fait accompli de la terreur qui les vise dans la foulée de la contre-révolution islamiste qui tente de s’emparer de notre pays.

Cette menace intervient alors qu’un autre front à l’Ouest pourrait s’ouvrir devant des raids que prépareraient des jihadistes de retour du Mali et qui seraient infiltrés en Algérie et font mouvement vers la frontière tunisienne.
On dirait ainsi que la Tunisie est quasiment prise en tenailles sur ses deux flancs sud et ouest par la même menace.

Entretemps, le retour des jihadistes tunisiens actuellement en Syrie se précise alors qu’une petite « armée » de 12.500 ex-prisonniers graciés par le président provisoire est disséminée dans le pays, avec parfois des coups d’éclat dans des affaires de droit commun (vols, viols, braquages).

Par ailleurs, des caches et des convois d’armes et de munitions sont régulièrement découverts un peu partout en Tunisie. Parfois des sommes importantes en argent liquide sont également saisies par les forces de l’ordre.

Tout cela se passe alors que la présence terroriste au djebel Chaambi ressemble de plus en plus à une tête de pont, une sorte de poste avancé d’une campagne meurtrière à venir. Pire, d’autres abcès de fixation semblent attendre d’être activés dans les régions du Kef et de Ghardimaou, dans des zones montagneuses difficiles d’accès.

La vie quotidienne des Tunisiens a entretemps changé. Les prix se sont envolés alors que les pseudo-politiques discutaillent sans se rendre compte qu’Ennahdha joue la montre sans se soucier vraiment du dialogue national. Les points de contrôle de sécurité sont apparus un peu partout : sur les routes mais aussi à l’aéroport, dans les supermarchés et plusieurs lieux publics. Nouveauté, la police patrouille les rues portant ostensiblement des armes lourdes, en plein centre-ville.

La Tunisie a peur, se le cache pour le moment tout en s’attendant au pire. Les Tunisiens commencent à peine à se rendre compte que la guerre est à nos portes, que nous pouvons basculer dans l’horreur d’un instant à l’autre et qu’au delà de la Tunisie, cette guerre qui se prépare vise aussi nos voisins algériens en lutte contre le terrorisme islamiste depuis vingt ans.

Dramatiquement, la Troika au pouvoir ne semble pas réaliser l’imminence d’un bouleversement régional qui pourrait transformer en brasier l’Afrique du nord orientale et centrale. Ennahdha et ses supplétifs s’amusent avec la Tunisie comme si elle était un jouet tombé entre leurs mains, une prise de guerre, un pays étranger soumis et sous occupation.

A moins que tout ce qui se passe sous nos yeux médusés ne fasse partie d’un plan de destruction de la Tunisie dont se rendraient complices certains faucons au pouvoir et certains aveugles qui continuent à ne pas comprendre la complexité des enjeux.

Aujourd’hui, plusieurs experts commencent à avancer une théorie d’un complot de l’Internationale islamiste contre une Tunisie punie pour son libéralisme, sa tolérance, le statut de ses femmes, son Islam modéré et son identité plurielle.

Les bruits de bottes se font de plus en plus forts et il serait tragique que des partis actuellement au pouvoir pensent aux gains politiques qu’ils pourraient retirer d’une guerre ouverte qui ciblerait la Tunisie et mettrait notre pays en première ligne face à Al Qaida et ses agents locaux.

Ennahdha peut-elle, au nom de la légitimité maintenant douteuse des urnes du 23 octobre 2012, sacrifier la Tunisie sur l’autel de ses ambitions ? Ghannouchi et ses alliés auront-ils le nationalisme tunisien relatif au point de laisser leur pays s’enfoncer dans une tourmente régionale qu’ils appellent de leurs vœux ? A les fréquenter depuis maintenant presque trois ans, les Tunisiens ne seraient surpris de rien de la part d’un parti au cynisme de fer et à la langue fourchue.

En attendant d’y voir plus clair, la Tunisie redoute les agressions terroristes qui lui sont promises, l’assaut qui pourrait viser ses frontières et la guerre qui semble se préparer. Las, tristes et déboussolés, les Tunisiens n’ont plus confiance en l’avenir et regardent leurs dirigeants ainsi que leurs opposants avec une inquiétude désormais teintée de méfiance.
La guerre s’installe à nos portes. Le danger est imminent. Que Dieu protège la Tunisie en ces temps d’incertitude si nos dirigeants n’ont pas la bonne foi nécessaire pour le faire.

Source : Hatem Bourial ,sur son blog en Tunisie.

Photo et vidéo:la cité perdue d’Héraclion

Une stèle fantastique retrouvée sous la mer.
Une stèle fantastique retrouvée sous la mer.

 

La cité perdue d’Heraclion

Après la découverte de cette magnifique ville, les archéologues confrontés d’abord à la tâche gigantesque du réassemblage des fragments de pierre massive sur le fond avant de pouvoir les transporter à la surface.

Douze ans plus tard, leurs fabuleuses découvertes ont été exposés à la vue du public pour la première fois après plus d’un millénaire passé sous la vase et l’eau de la baie d’Aboukir, à 20 miles au nord-est d’Alexandrie.

 

 

L’islam radical et meurtrier:le sinistre Larbi Gasmi rattrapé par son passé – Il faisait l’apologie des ceintures explosives…

Le terroriste Larbi Gasmi,un islamiste radical...pur et dur.
Le terroriste Larbi Gasmi,un islamiste radical…pur et dur.

Cela donne véritablement froid dans le dos d’entendre les propos du sinistre Larbi Gasmi qui vient de se lâcher dans un enregistrement et traite de « chiens enragés » ses adversaires politiques. Cette énième provocation émanant d’un haut cadre d’Ennahdha souligne la violence dont peuvent être capables les faucons de ce parti qui s’apparente de plus en plus à une formation d’extrême-droite.

Cette vidéo qui est à classer parmi les méfaits verbaux des Ghannouchi, Attig, Chourou et autres apparatchiks d’Ennahdha vient de rebondir en Suisse, pays dans lequel Larbi Gasmi a vécu en tant que réfugié.

Un article de Fabian Muhieddine dans le quotidien suisse « Le Matin » dévoile certains aspects de la « carrière » de l’exilé Larbi Gasmi. Ce membre actuel du Majless Choura d’Ennahdha a ainsi été poursuivi par la justice suisse après la publication « d’un poème dans lequel il faisait l’apologie de la ceinture explosive ».

Dans ce poème à cause duquel la justice de Neuchâtel a engagé des poursuites d’office contre Larbi Gasmi, ce dernier écrivait : « Sellez les chevaux et préparez ce que vous pouvez de matériel et n’oubliez pas les ceintures sacrées, les ceintures des respectables, la ceinture explosive pour les gens qui nous agressent ».

Gasmi s’est ensuite dédit et a présenté des excuses pour avoir tenu ces propos, ce qui lui a valu la clémence de la justice suisse. Par ailleurs, l’article du Matin affirme que Gasmi a été épinglé à plusieurs reprises pour des propos caractérisés par leur violence. Le quotidien suisse poursuit en soulignant qu’avec le vidéo présenté la semaine passée , l’homme finit donc de dévoiler son véritable visage. Les internautes tunisiens, eux, ne peuvent que regretter la clémence de la justice suisse ».

Anciennement réfugié à Neuchâtel, Larbi Gasmi, en Suisse, « se faisait passer pour un modéré, un défenseur des droits de l’homme » poursuit le journal dans son édition du 1er décembre 2013.
L’opinion suisse est aujourd’hui choquée par les propos violents de Gasmi qui hurle dans cette vidéo de huit minutes « appelant à la haine en Tunisie ».

En Tunisie, c’est encore une fois la peur qui renait après les propos d’un cadre du parti islamiste majoritaire, les yeux exorbités et le verbe fascisant, appelant à la violence et à la loi du talion. La Suisse s’interroge maintenant sur le véritable visage d’Ennahdha et sur le combat de ses militants réfugiés dans ce pays, au nom de la défense des droits de l’homme.

Quant aux pays européens, commencent-ils enfin à comprendre qu’ils ont accueilli des terroristes en puissance, des faucons intransigeants qui, arrivés au pouvoir après une révolution qu’ils ont falsifiée, s’apprêtent à engager le fer contre quiconque défendrait un combat démocratique ?

La vidéo de Larbi Gasmi nous promet bel et bien de la sueur, du sang et des larmes. Elle sonne comme un avertissement.

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SUR SA PAGE FACEBOOK

Il y avait ce message écrit en arabe:

 

خطير للنشر: ارهابي نهضاوي ينعت القفاصة بالكلاب و يدعو قواعده لقتل المتظاهرين؟؟

استمعوا الى هذا الارهابي كيف يسقط آيات نزلت في الكفار على الشعب في قفصة ايذانا بالاقتتال بين الشعب !!!
استمعوا الى هذا الارهابي كيف يدعوا الى الاستشهاد أمام مقرات النهضة!!!
استمعوا الى هذا الارهابي كيف يتكلم بغل و حقد على الشعب !!!

في النهاية أقول لك أيها الكلب أخرج من فرنسا و ادخل قفصة و سنرى ماذا سيكون من أمرك.

Voici la vidéo que j’espère  pouvoir vous le présenter longtemps,sans me le faire  refuser par Y…T…e!

http://www.youtube.com/watch?v=mygzq6TXkjo

Je ne commente ni traduit plus que cela :on traite les occidentaux de chiens,etc …seulement de la haine.Dans son message ,Larbi Gasmi  s’adresse aux internautes et appelle  les partisans d’Ennahdha à prendre leur «revanche» face aux «chiens enragés», qui ont «terni la réputation de leur mouvement» pour citer ses propos.

Citant des versets du Coran, et incitant à «blanchir leur honneur, vu que les forces de sécurité n’accomplissaient pas leur devoir», voilà en gros le contenu du discours du dénommé Larbi Gasmi dans une vidéo massivement relayée sur les réseaux sociaux ,le 28 novembre 2013.

Les internautes n’ont pas caché leur rage, principalement ceux originaires de la région de Gafsa, pour qui ce discours d’incitation à la haine témoigne d’un régionalisme flagrant et montre, selon la plupart, le «vrai visage du parti», un visage de haine et de violence.

Rappelons que Larbi Gasmi est celui dont le nom a figuré dans les leaks diffusés par Anonymous TN en avril 2012 lors du piratage de la boite mail de Hamadi Jebali, chef du gouvernement à l’époque.

Je suis sur qu’avec mes actions contre ces terroristes ,Larbi Gasmi ne m’aimerait pas beaucoup s’il me lisait aujourd’hui.