Black Book of the American Left – David Horowitz – GBTV 12032013

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Il y a une catastrophe climatique majeure en route et rien n’est dit : lien entre les taches solaires et le refroidissement global actuel

Photo du soleil ...5 novembre 2013
Photo du soleil …5 novembre 2013

 

 

David Hathaway, directeur de recherche en physique solaire au centre Marshall Space Flight de la NASA à Huntsville en Alabama, a parlé dans le Wall Street Journal de la faiblesse du cycle solaire 24.

Je dirais qu’il sera le plus faible en 200 ans.

Hathaway est l’un des nombreux scientifiques qui se demandent pourquoi ce cycle est aussi faible et pourquoi la polarité des champs magnétiques solaires est désynchronisée. Normalement les champs magnétiques solaires s’inversent au maximum du cycle. Dans le cycle 24 cela n’est pas arrivé. Le pôle nord magnétique s’est inversé l’année dernière, donc actuellement il y a techniquement deux pôles sud sur le soleil car le pôle sud ne s’est pas encore inversé. (lien explicatif : http://www.astrosurf.com/luxorion/sysol-soleil-magnetique2.htm)

Hathaway et son équipe prédisent que le nombre de taches solaires pendant le maximum du cycle 24 sera d’environ 65 ce qui en fait le cycle le plus faible depuis 1906. S’il tombe juste un petit peu en dessous du niveau prédit, il pourrait alors être le plus faible en 200 ans.
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Pourquoi cela a-t-il de l’importance ?

Hé bien un nombre croissant de scientifiques de différents domaines ont rassemblé assez de preuves démontrant que l’état du soleil affecte le climat ici sur Terre et que plus le cycle solaire est faible et long, plus il fera froid sur Terre dans les dix années à venir ou même pendant plusieurs dizaines d’années.

Il y a une preuve qui confirme la théorie. Les cycles solaires ont une durée moyenne de 22 ans ; 11 ans qui amènent au maximum et 11 autres années ramenant au minimum après quoi un nouveau cycle démarre. Il est courant cependant de se référer à une durée moyenne de 11 ans du cycle solaire, exprimant le temps qu’il faut depuis le début du cycle jusqu’à son maximum.

Des données historiques vérifiées montrent que lorsque il y a eu un cycle solaire faible, du temps froid s’ensuit. On parle de ces périodes de froid comme des minimums. Il y en a eu plusieurs. Les scientifiques les connaissent grâce à l’analyse des anneaux des arbres, qui correspondent étroitement à l’activité solaire et à une analyse de carottes de glace qui enregistrent correctement des températures remontant à plusieurs milliers d’années. Ces données, couplées avec des observations directes autorisent à dessiner une image relativement précise.

Le minimum le plus connu est le minimum de Maunder, période entre 1645 et 1715 où une bonne partie de l’hémisphère nord a expérimenté des hivers glacials et des étés beaucoup plus frais que la normale. Juste avant le Maunder et pendant l’événement lui-même, les taches solaires étaient extrêmement rares et à une période ont disparu entièrement pendant une durée prolongée. Les cycles solaires sont restés modestes et 60 ans après le Minimum de Maunder s’est produit le minimum de Dalton.

Il faisait si froid que cette période, entre 1560 et 1850, devint connue comme le Petit Âge Glaciaire. Bien qu’on montre toujours la gentille image d’enfants patinant sur la Tamise quand on mentionne le Petit Âge glaciaire, le gel des rivières a entraîné et entraîne toujours de très sérieuses complications.

Le commerce était affecté car les bateaux et barges ne pouvaient entrer dans les ports, les cultures gelaient sur pied…ou étaient lessivées par les pluies torrentielles estivales et les gens mouraient de froid dans leurs maisons incapables de fournir une chaleur suffisante.

Tout ceci à la fois quand les gens savaient bel et bien comment vivre sans électricité.Imaginez cette situation aujourd’hui, des tempêtes de glace et des chutes de neige faisant tomber les lignes électriques semaine après semaine pendant l’hiver, et ceci se passant pendant des années et des années. Notre chaîne d’approvisionnement à flux tendu cesserait de fonctionner parce que les ordinateurs seraient hors service.

Plusieurs millions de personnes mouraient tellement de faim pendant la Grande Famine des années 1300 que les européens recoururent au cannibalisme pour nourrir leurs familles.

La planète ne s’est pas réchauffée depuis 1998. Les cycles solaires 21, 22 et 23 n’ont pas été particulièrement actifs – avec le cycle 23 qui a été le plus faible des trois. Avec le cycle 24 qui arrive encore plus faible, juste un peu au-dessus du cycle 23, il y a des raisons de s’inquiéter pour l’avenir.

Le cycle solaire 25, qui atteindra son pic entre 2022 et 2025 pourrait être selon Hathaway « le plus faible depuis des siècles ». Ce qui ne promet rien de bon. La NASA a publié cette information en 2006, pourtant le public n’a été averti en aucune façon de la nette possibilité d’un refroidissement. Il n’y a eu aucun conseil de la part des gouvernements pour faire une isolation de nos maisons contre le froid. Aucun conseil pour stocker de la nourriture au cas où la saison de pousse est touchée, rien. Ils continuent de promouvoir leur agenda du réchauffement, déterminés à soutirer leur dollars verts jusqu’au bout.

Les taches solaires ont besoin d’une certaine quantité d’énergie magnétique pour se former ; elle est déterminée en Gauss et les taches demandent environ 1500 Gauss pour se former correctement. Il y a des indications que le cycle 25 pourrait n’avoir aucune tache solaire, ce qui augmente la possibilité d’un froid intense pour encore vingt ans de plus.

Livingston et Penn ont étudié ce phénomène en profondeur.

Livingston et Penn ont observé le champ magnétique au point le plus sombre de toutes les taches solaires [au cours de leur fenêtre temporelle d’observation] et ont découvert que le champ moyen a diminué de 20 %en même temps que les autres effets décrits. Le « fond » d’alimentation semble s’interrompre à 1500 Gauss, seuil en dessous duquel les taches solaires semblent ne pas se former.

Il n’y a pas que Livington et Penn qui pensent de cette manière. Clette et Lefèvre ont écrit leur article pour le Journal of Space Weather et Space Climate début 2012 et le Pr Don Easterbrooke, professeur émérite à l’université de Washington, pense aussi qu’un rapide refroidissement est en marche.
Il y a une catastrophe climatique majeure en route et rien n’est dit.Aucun avertissement n’est donné par AUCUN gouvernement des pays de l’hémisphère nord.Ils savent tous que la possibilité est très réelle. Que les indicateurs d’une période prolongée de refroidissement sont forts, ils restent pourtant sans rien faire, récupérant leurs taxes carbone des entreprises, et les surtaxes écologiques sur les factures du fuel domestique. Ils s’obstinent sur l’agenda du réchauffement pour soutirer jusqu’au dernier dollar possible des citoyens qu’ils veulent laisser mourir et ils ne disent absolument rien. 

Le GIEC sert loyalement ses maîtres des Nations Unies. Les Nations Unies et le GIEC savent tous deux qu’il va y avoir des morts massives par l’apparition d’un refroidissement prolongé. Ils restent sans rien faire, laissant s’accomplir leurs cibles de l’Agenda 21 avec le climat.

L’élite a commencé à prendre ses dispositions il y a quelque temps. Ce n’est pas par hasard

si des gens comme Bill Gates sont des contributeurs majeurs de la banque de semences de Svalbard en Norvègeou que des groupes comme les Bilderberg se réunissent chaque année pour discuter de l’avenir, notre avenir, sans bien sûr aucune déclaration publique comme l’exige la règle de Chatham House (règle utilisée pour réglementer la confidentialité des informations échangées lors d’une réunion, NdT).Quand le temps viendra où quelque chose devra être dit, ce sera minimisé à un tel degré, sans mauvais jeu de mots, qu’une majorité de gens ne comprendra pas. 

Ils ne verront pas que « un ou deux degrés de refroidissement » dont parlera le gouvernement seront suffisants pour déséquilibrer l’ensemble. Ils n’imagineront pas que les gouvernements qui ont piqué une crise pour une température qui serait remontée de deux degrés, mais qu’une chute de deux degrés semblera ne présenter aucun problème.

Il n’y a rien que nous puissions faire avec un refroidissement climatique. Comme je l’ai déjà dit : c’est un cycle. Il y en a eu avant l’apparition de l’homme sur Terre et il y en aura d’autres. Tout ce que nous pouvons faire est de nous y préparer. Tout ce que vous avez pu mettre en stock ne sera pas suffisant. Récupérer chaque morceau de bois, c’est peut être ces morceaux qui vous empêcheront de mourir de froid.

Ceux qui sont dans la force de l’âge devraient penser à leur aptitude physique. Serons-nous capables de couper du bois et de le fendre dans dix ou même vingt ans ?

C’est quelque chose qui va impacter au moins la moitié de la planète et qui va durer pendant des semaines ou des mois, voire même des années ou des dizaines d’années.

C’est une chose à laquelle nous devons penser très sérieusement et pendant ce temps les élites qui restent sans rien faire à se frotter les mains jubilent à la pensée de deux milliards de moins de bouches inutiles à nourrir sur une planète qu’ils pensent être la leur et seulement la leur.

.(Chris Carrington est un écrivain, chercheur et conférencier avec une formation scientifique, technologique et écologique. Chris est éditeur de The Daily Sheeple, où cet article est publié à l’origine. Réveillez-vous, troupeaux !).
(Sources : Etat du Monde,Les Publications Biosphères )

Il manque un échelon dans la classification des cyclones

Cyclone Haiyan

 

 

Faut-il changer la classification des cyclones tropicaux ? Avec des vents soutenus à 315 kilomètres par heure (km/h) et des rafales mesurées à près de 380 km/h, le super-typhon Haiyan qui a frappé les côtes philippines, vendredi 8 novembre, a été le plus puissant cyclone tropical à toucher terre de l’histoire récente. Au point que, sur des listes de diffusions professionnelles, certains climatologues suggèrent l’ajout d’un sixième échelon à l’échelle de Saffir-Simpson, qui permet de classerles cyclones tropicaux en fonction de leur potentiel destructeur.

L’argument est simple. L’échelle de Saffir-Simpson est indexée sur la vitesse du vent, une augmentation d’une trentaine de km/h faisant passer un cyclone à la catégorie supérieure. Or le sommet de l’échelle – la catégorie 5 – est atteint àpartir de vents soutenus mesurés à 252 km/h. Haiyan pulvérise ce seuil de plus de soixante kilomètres par heure : n’est-il pas légitime d’ajouter un sixième échelon ?

La question revient de plus en plus fréquemment. Après le passage de l’ouragan Sandy, fin octobre 2012, sur la côte est américaine, l’ancien vice-président américain Al Gore avait déjà suggéré qu’il fallait une sixième catégorie de cyclones. « Beaucoup de météorologues tropicaux pensent que l’échelle de Saffir-Simpson est obsolète et qu’elle devrait être remplacée, confie Kerry Emanuel, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), l’une des figures de la recherche sur les cyclones tropicaux. Mais je pense pour ma part que toute échelle peut être trompeuse. Le problème est qu’aucun chiffre simple ne peutrendre la nature particulière de la menace présentée par un cyclone. Pour certains, la destruction peut être surtout provoquée par le vent, par la marée de tempête pour un autre, par les inondations pour un autre encore. »

 

Guyan,au centre du pays.
Guyan,au centre du pays.

UNE NOUVELLE COULEUR SUR LES CARTES DE TEMPÉRATURES 

Pour les avocats de la catégorie 6, la décision serait comparable à celle, prise par le Bureau météorologique australien en janvier, consistant à ajouter une nouvelle couleur – le violet – sur les cartes de températures pour rendre compte des dernières mesures à plus de 50 ºC. Cette nouvelle convention avait aussi valeur d’avertissement : avec le réchauffement en cours, de tels records sont voués à s’installer.

 

L’ajout d’un sixième niveau à l’échelle officielle procéderait de la même mise en garde. A ceci près que la question des liens entre réchauffement et fréquence ou intensité des cyclones tropicaux est délicate. Y aura-t-il à l’avenir plus de cyclones tropicaux très puissants ? Le lien semble logique : ces derniers ne se forment que lorsque les eaux de surface des océans excèdent 26 ºC. Or avec le réchauffement en cours, l’augmentation de la température des océans est certaine. Et c’est précisément parce que les eaux du Pacifique nord étaient particulièrement chaudes que la puissance de Haiyan a été hors du commun.

Cependant, dans son dernier rapport, rendu en septembre, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) estime qu’il n’y a guère plus d’une chance sur deux pour que ce soit le cas. Il juge aussi que les incertitudes de mesure et le manque de recul sont trop importants pour pouvoir attribuer au changement climatique la tendance de l’histoire récente… Une estimation que M. Emanuel juge « trop conservatrice », de même que de nombreux spécialistes qui s’attendent sans trop de doutes à une recrudescence des cyclones de catégories 4 et 5 dans le siècle en cours.

 

Si la question des liens entre réchauffement et cyclones est toujours en relatif suspens, d’autres effets du changement climatique renforceront leur potentiel destructeur sans l’ombre d’un doute. L’arrivée d’un cyclone sur les côtes s’accompagne toujours d’une « onde de tempête » – ou « marée de tempête » – qui voit la mer s’élever en raison des basses pressions qui règnent au cœur du système cyclonique.

Or ces brusques marées – plus de quatre mètres dans le cas de l’ouragan Sandy – sont aggravées par l’élévation du niveau des mers, une des conséquences majeures du réchauffement. Aux Philippines, Haiyan a, par endroits, fait entrer la mer de plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres, causant des dommages considérables. Depuis 1960, selon le réseau Global Sea Level Observing System, la mer s’est déjà élevée de plus de 20 cm le long de l’archipel philippin, fragilisant encore ses côtes face à ce type de phénomène.

 

La ville de Tacloban,complètement détruite par Haiyan.
La ville de Tacloban,complètement détruite par Haiyan.

 

Lancement réussi de la mission spatiale chinoise vers la Lune

La fusée géante Chaghe -3 emmène  Jade Rabbit (Le Lapin de Jade) vers la lune
La fusée géante Chaghe -3 emmène Jade Rabbit (Le Lapin de Jade) vers la lune.

PEKIN – La Chine a lancé sa première mission rover sur la lune ,ce lundi,2 décembre 2013. En effetl’envoi d’un engin robotisé nommé »Lapin de  Jade » va  pouvoir aller  gambader à travers le paysage lunaire, examiner sa géologie et d’envoyer des  images vers la Terre.

Une fusée transportant le rover à bord d’un vaisseau spatial non habité Chang’e 3 ,a été lancé avec  succès , lundi matin à partir d’un centre de lancement dans le sud-ouest de la Chine et devait arriver sur la Lune à la mi-Décembre, a affirmé  l’Agence Officielle de Nouvelles  Xinhua .

« Nous nous efforcerons de rêve  notre rêve  d’exploration de l’espace dans le cadre du rêve chinois de rajeunissement nationale », a déclaré le directeur de Xichang Satellite Launch Center, Zhang Zhenzhong.

Un lancement  spectaculaire.
Un lancement spectaculaire.

Si la mission  lancée par la nouvelle fusée Chang’e 3  a du succès ,en envoyant le « Lapin de Jade » sur la lune, la Chine deviendra le troisième pays à le faire, après les États-Unis et l’ancienne Union soviétique. Un atterrissage en douceur est prévu ,afin  ne pas endommager l’embarcation et l’équipement qu’il transporte. Un  véritable travail d’artisanat chinois  sera  placé plus tôt en orbite et a recueilli des données avant d’intentionnellement fait atterrissage en catastrophe sur la lune.

« Chang’e » est une déesse mythique chinoise de la lune, et « Yutu » – ou « lapin de Jade » – est son animal de compagnie.

Le rover solaire passera en revue les structures géologiques de la lune et mettre en place un télescope pour étudier la surface ainsi que d’observer la plasmasphère de la Terre, c’est une région  dense, un plasma froid qui entoure la planète, a indiqué Xinhua.

La Chine a envoyé son premier astronaute dans l’espace en 2003, devenant le troisième pays après la Russie et les États-Unis  à réussir un  Voyage spatial habité de façon indépendante. La Chine a déjà déclaré que ses objectifs éventuels doivent comprendre  une station spatiale et de mettre un astronaute sur la lune.

Le programme spatial soutenu par l’armée est une énorme source de fierté nationale pour la Chine  et a propulsé en avant le pays , dans une série bien orchestrée et  des étapes chronométrées méthodiquement. Il a déjà fait des percées majeures dans un temps relativement court, même si elle est loin derrière les États-Unis et la Russie en matière de technologie et de l’expérience de l’espace.

Le Lapin de Jade (Jade Rabbit) sera le premier  rover lunaire chinois à fonctionner sur la lune.
Le Lapin de Jade (Jade Rabbit) sera le premier rover lunaire chinois à fonctionner sur la lune.

 

SOURCES: Agence Chine Nouvelle

L’héritage mortel du nucléaire en Polynésie Française

 

Test nucléaire ouvert en 1971...Remarquez la puissance de l'explosion!
Test nucléaire ouvert en 1971…Remarquez la puissance de l’explosion!

Polynésie : l’épée de Damoclès du nucléaire

Officiellement, la France a stoppé son programme d’essais nucléaires depuis 1998, quelques années seulement après la ratification du TICEN (Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, 1996). Même si l’arrêt de ce programme est une chose positive, les conséquences de ces tests sur l’environnement ont été manifestement sous-estimés. En outre, et comme le soulignera un élu polynésien, personne n’a trouvé utile d’interroger la population locale sur sa volonté d’accueillir ces essais nucléaires.

Sous l’égide du général de Gaulle, la Polynésie avait été désignée comme le terrain de prédilection idéal pour ces batteries de tests. Il faut dire que la Polynésie réunissait deux atouts de taille pour ces expérimentations : le territoire était étendu, peu peuplé, et il était situé suffisamment loin de la métropole.

Une sécurité militaire  accrue a été développée afin de tout tenir sous surveillance.
Une sécurité militaire accrue a été développée afin de tout tenir sous surveillance.

Sur décision gouvernementale, les atolls de Mururoa et Fangataufa devinrent des zones militaires,alors que la France se tarque d’être une nation  démocratique et respectueuse des droits des peuples. Les retombées économiques ne se firent pas attendre pour la Polynésie (besoin de main d’oeuvre, essor du commerce maritime et routier) au nez et à la barbe des nationalistes indépendantistes qui ne voyaient pas d’un bon œil les chamboulements que cela allait entrainer dans la société traditionnelle polynésienne. Aujourd’hui, il ne reste plus grand chose de ces complexes militaires, si ce n’est que quelques vestiges vieillissants dont certains sont démantelés pour calmer la colère des populations locales.

Une écologie durement frappée...des risques fort élevés de mutations.
Une écologie durement frappée…des risques fort élevés de mutations.

En tout, ce sont pas moins de 193 tirs nucléaires qui ont été effectués dans l’archipel polynésien. A l’époque, les scientifiques ont apparemment mal jugé les trajectoires du vent après certains de ces fameux essais, et des nuages radioactifs se seraient ainsi déplacés d’îles en îles.

Depuis la fin de ce programme, l’armée française mène un autre chantier, celui de la réhabilitation des sites concernés. Cette tâche est immense, mais comme le dira le colonel Baillat, il s’agit de « tourner la page » définitivement sur cet épisode de l’histoire de France,un épisode peux glorieux. Ces efforts suffiront-ils ?

Si l’on en croit Patrick Bouisset (laboratoire d’étude et de suivi de l’environnement), les écosystèmes polynésiens n’ont pas souffert et les traces de radioactivité ont disparu… Si l’on écoute également les propos de hauts gradés de l’armée françaises, les mesures régulières effectuées au niveau des sols polynésiens n’ont rien révélé de particulièrement inquiétant.

Mururroa capteur_geomecanique
Malgré ces propos rassurants, la population locale continue de se méfier. A-t-elle raison ? 570 tonnes de déchets contaminés sommeillent encore au fond des lagons polynésiens. Un document du CEA (Commissariat à l’énergie atomique) pointe du doigt les risques de tsunamis qui ne sont de lointaines conséquences de ces essais militaires, les sous-sols étant ébranlés.

Un  bunker d'observation .
Un bunker d’observation .

Les autochtones apprennent donc à vivre avec cette épée de Damoclès d’un tsunami dévastateur au dessus de leurs têtes. Certains, amers, parlent d’expatriations. D’autres ont décidé de rester sur les terres de leurs ancêtres coûte que coûte. A titre exceptionnel, des journalistes  ont obtenu une autorisation spéciale du ministère de la défense pour visiter l’atoll du « grand secret » (atoll de Mururoa).

Sans commentaire.
Sans commentaire.

Sur cet atoll, l’on constatera les effets directs et indirects de ces essais nucléaires. Pour faire bonne mine, un poste de surveillance radiologique et géomécanique permanent (‘Telsit’) a été installé sur place mais plusieurs de ses organes sont défaillants, souvent par manque d’entretien (une dégradation des installations qui saute aux yeux). Mais le paramètre le plus négligé d’entre tous reste sans doute la destination du plutonium présent dans les sédiments de l’atoll. (Que deviendrait ce plutonium en cas de catastrophe ?). Le secret défense n’est pas encore levé non plus sur bon nombre d’informations confidentielles concernant ces essais, des informations qui pourraient pourtant s’avérer capitales, autant pour la santé des écosystèmes que pour celle des habitants. 

De nombreux exercises militaires ont eu lieu sur Mururoa,sans  tenir compte des coûts élevés à fare payer aux payeurs de taxes.Même le Concorde  a été utilisé pour des exercise de crash d'avion.Bref,rien de trop beaux,rien de trop coûteux pour la "Classe Militaire".Continuez de payer,bandes de caves (ils ont du se dire entre eux).
De nombreux exercises militaires ont eu lieu sur Mururoa,sans tenir compte des coûts élevés à fare payer aux payeurs de taxes.Même le Concorde a été utilisé pour des exercise de crash d’avion.Bref,rien de trop beaux,rien de trop coûteux pour la « Classe Militaire ».Continuez de payer,bandes de caves (ils ont du se dire entre eux).

DES COÛTS FARAMINEUX

L’atoll de Mururoa, dans l’archipel des Tuamotu, où la France a procédé entre 1966 et 1996 à 179 expérimentations nucléaires, dont 127 souterraines (photo AFP de 1971), va faire l’objet d’une modernisation complète de ses infrastructures de surveillance. A Fangataufa ont lieu 24 tests.

Selon le délégué à la sûreté nucléaire, Bernard Dupraz, ces travaux qui dureront quatre ans et sont estimés à près de 50 millions d’euros (la facture sera payée par le ministère de la Défense). Quelque 200 personnes pourraient être alors déployées sur le site. Des appels d’offres sont annoncés pour janvier 2014.

L’atoll, où une partie des installations datant du Centre d’expérimentations du Pacifique (CEP) ont été détruites et rasées après le dernier essai, en 1996, abrite toujours une piste d’aviation et une trentaine de militaires en charge de la sécurité de ce périmètre. Mururoa reste un espace militaire interdit.

L’atoll fait l’objet d’une surveillance permanente via le système Telsite, mais ce système est vieillissant et il va donc être totalement modernisé entre 2014 et 2018. La surveillance est d’abord radiologique mais aussi géo-mécanique car les expérimentations nucléaires souterraines ont en effet provoqué des fissures dans le substrat corallien formant la couronne de l’atoll.

Durant les quatre années de travaux visant à rénover complètement les installations de surveillance de Mururoa, l’actuel système Telsite continuera d’effectuer normalement son travail de surveillance.

UNE INDEMNISATION AU COMPTE-GOUTTES

Localisation des tests nucléaires sur l'Atoll...un peu tassés!
Localisation des tests nucléaires sur l’Atoll:chaque endroit de test reçoit un nom de femme !…un peu tassés!
10 millions d’euros par an sont prévus pour indemniser les victimes des 210 essais nucléaires français de 1960 à 1996. «Environ 150.000 travailleurs civils et militaires sont théoriquement concernés», précise le ministre de la Défense, Hervé Morin.

Le ministre de la Défense Hervé Morin dévoile aujourd’hui un projet de loi d’indemnisation des victimes des 210 essais nucléaires menés par la France de 1960 à 1996 dans le Sahara et en Polynésie, texte très attendu des associations de vétérans.
L’objectif est de déposer ce texte sur le bureau du Parlement d’ici à la fin du premier semestre, 10 millions d’euros de provision annuelle étant prévus dans un premier temps, précise-t-on au ministère de la Défense.
«Environ 150.000 travailleurs civils et militaires sont théoriquement concernés, sans compter les populations qui vivaient au Sahara et en Polynésie à l’époque des essais», a précisé le ministre dans un entretien publié sur le site Internet du «Figaro».
Il s’agira donc de civils et militaires, employés par la défense ou par des entreprises comme le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) ou leurs sous-traitants, mais aussi des populations algériennes ou polynésiennes présentes à proximité.
Les essais avaient mobilisé 150.000 travailleurs, dont près de 20.000 au Sahara et les autres en Polynésie. Quant aux populations polynésiennes, elles représentaient 2.000 personnes dont 600 enfants de moins de 15 ans.
Pour toutes les victimes, qui relevaient jusqu’à présent de régimes divers, les décrets d’application fixeront une liste de 18 maladies (leucémie, cancers du sein, de la thyroïde…).
La liste sera calquée sur celle établie par un organisme de l’ONU, le Comité scientifique des Nations Unies pour l’étude des effets des rayonnements ionisants (UNSCAER). Elle pourra toutefois être étendue au gré de l’évolution des connaissances médicales, précise-t-on de même source.
De la même manière, les zones géographiques seront très précisément déterminées par décret, la loi prévoyant les périodes concernées, qui s’étendront jusqu’au démantèlement des installations d’essais.
Les dossiers d’indemnisation seront confiés à un comité de neuf membres, principalement des médecins, présidé soit par un conseiller soit d’Etat soit de la cour de cassation, le ministre de la Défense ayant le dernier mot.
Les indemnités, dont le montant sera laissé à l’appréciation de ce comité qui disposera de six mois pour émettre une proposition, seront versées sous forme de capital, ajoute-t-on au ministère de la Défense. De la même manière, aucun seuil d’exposition aux radiations ne sera fixé.
La création d’une commission nationale de suivi, réclamée par les associations de vétérans, n’a en revanche pas été retenu, indique-t-on encore.
Le ministère de la Défense reconnaît plusieurs incidents dont quatre lors d’essais conduits dans des galeries au Sahara qui n’ont pas été totalement confinés, en particulier le 1er mai 1962 lorsque des retombées radioactives importantes ont été relevées dans une bande de plus de 150 km.
En Polynésie, indique-t-on de même source, sur les 41 essais aériens, une dizaines de retombées radioactives ont été notées sur les atolls environnants dont 6 ont eu un impact radiologique.

VOICI UN TÉMOIGNAGE D’UN ANCIEN MILITAIRE FRANÇAIS :
Bonjour,
J’ai pris le temps il y a quelques mois de lire un résumé (334 pages)du rapport d’experts sur les risques encourus, par les vétérans du nucléaire.
N’oublions pas cependant que les populations civiles et les travailleurs Polynésiens étaient eux aussi exposées aux effets des expérimentations nucléaires.
Nombres d’entre nous ne sont plus de ce monde pour voir enfin se profiler un début de reconnaissance.
C’est un bien? Je ne sais pas!! Car l’argent, même s’il va aider nombre d’entre eux, ne fera pas revenir les morts et ne guériras pas les maladies incurable liées à des effets que même les scientifiques, sont incapables de définir. 
Nous avons tous passés des moments agréables et inoubliables, sur ces atolls.
Pour ma part j’y serais allé, même en connaissant les risques.
Ah oui, j’oubliais de dire, le résultat de mon analyse concernant ce rapport: il n’y avait aucun risque majeur avec les connaissances de l’époque…………..
Donc la France possède des bombes H et des bombes A très propres????
Amicalement
Francis
……………………………………………………………….
AUTRE TÉMOIGNAGE ÉLOQUENT D’UN ANCIEN MILITAIRE  FRANÇAIS:
Bonjour,

de toute manière, nous étions fatalistes. 

Je ne sais si la Légion a travaillé dans la région de Reggane en Algérie où ont été effectués 17 essais nucléaires (4 en atmosphère et 13 souterrains) mais en Polynésie, nous allions comme toujours là où on nous envoyait.

Le fait d’être à Mururoa ou Fangataufa n’enchantait personne car nous étions perdus au milieu du Pacifique après avoir goûté aux douces et folles nuits à Tahiti dont nous étions éloignés de 1.200 kms !!!

C’était des bases militaires, donc pas de village tahitien comme à Hao. Les seuls civils étaient le personnel du CEA – Commissariat à l’Energie Atomique, les entreprises civiles qui bossaient pour le CEP – Centre d’Expérimentations du Pacifique – et les tahitiens qui travaillaient avec le régiment. A Mururoa, 3.000 hommes et 4 femmes mieux gardées que la bombe.

Je n’ai pas connu les tirs en atmosphère qui se sont achevés en 1974, puisque j’ai été affecté au 5° RMP / Papeete en septembre 1975 et à Mururoa début janvier 1976.

J’ai donc connu les campagnes de tirs souterrains jusqu’à novembre 1977 qui allaient de la petite secousse qu’on sentait à peine à tout l’atoll qui bougeait comme en 1976 où la secousse a duré 43 secondes.

Seule protection, un masque à gaz ! Pas de dosimètre ! Les plate-formes surélevées que j’ai vu depuis n’existaient pas alors pour éviter les mini raz-de-marées provoqués par l’explosion.

Après le tir, j’étais allé à une conférence du CEA pour les officiers et les sous-officiers du régiment où on nous avait montré des croquis, projeté des films et répondu à nos questions.

Aucun risque nous avait-on dit et quand bien même une fissure se serait produite, on tirait quand il y avait du vent de manière à ce que l’éventuel nuage radioactif parte ailleurs.

Je crois que c’est pour cela que la Nouvelle-Zélande et l’Australie râlaient à l’époque car si ça c’était produit, c’est eux qui ramassaient !!!

Enfin, n’étant pas des spécialistes, on faisait comme si tout allait bien ! Pas le choix, surtout quand on y était affecté pour deux ans.

On allait se balader le week-end vers l’endroit de l’atoll où avaient eu lieu les essais en atmosphère, on ramassait les coquillages, on mangeait même les langoustes et les poissons.

On a même entendu parler d’essais de la bombe à neutrons. Vrai ou faux, on ne le saura sans doute jamais !

J’ai passé un petit examen avant de rentrer en Métropole. Pendant 20 minutes on m’a enfermé dans un coffre relié à plein d’appareils et on m’a dit que tout était ok.

Donc, bête et discipliné, j’ai écouté et cru ce que l’on m’a dit !!!

A ce jour je ne brille toujours pas la nuit mais ça ne veut rien dire !

Amicalement
Simon

source : Libération.fr
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Situation du CEP et de Mururoa en particulier : il est à 1200 km de Tahiti , 4750 de la Nouvelle Zélande , 6600 de Lima (Pérou) , 6720 de Santiago (Chili) 6900 km de Sydney (Australie) , avec 2300 habitants
Situation du CEP et de Mururoa en particulier : il est à 1200 km de Tahiti , 4750 de la Nouvelle Zélande , 6600 de Lima (Pérou) , 6720 de Santiago (Chili) 6900 km de Sydney (Australie) , avec 2300 habitants

LES VICTIMES CIVILES DE POLYNÉSIE

Test nucléaire puissant en 1970.Remarquez  la proximité des gens à l'avant-plan
Test nucléaire puissant en 1970.Remarquez la proximité des gens à l’avant-plan

Agriculteur sur l’île de Tahaa, dans l’archipel des îles sous le vent en Polynésie française, Lucien Faara s’était exilé en 1968 sur l’atoll de Mururoa. Il espérait ytrouver des revenus plus stables que ceux que lui procurait son champ de taro. Pendant huit ans, il a travaillé comme manœuvre sur les sites où le centre d’expérimentation du Pacifique (CEP) et le centre à l’énergie atomique (CEA) réalisaient les essais nucléaires.

En 2004, Lucien Faara est mort d’un cancer broncho-pulmonaire. Sa veuve demande, depuis 2005, que la maladie et le décès de son époux soient reconnus comme liés à la contamination radioactive. Elle espérait obtenir gain de cause auprès du comité d’indemnisation (Civen) créé par la loi sur la reconnaissance et l’indemnisation des victimes des essais nucléaires de janvier 2010, dite loi Morin. En vain.

Le 29 mai, le tribunal administratif de Papeete se penchera sur son recours et celui de six anciens travailleurs et de leurs ayants droit contre la décision du Civen de rejeter leur demande d’indemnisation. Ce sera le troisième et dernier rendez-vous judiciaire sur cette question depuis le 21 mai au palais de justice de Papeete. Tribunal du travail et cour d’appel ont examiné les actions des anciens travailleurs contre le CEA, accusé de ne pas avoir pris les mesures de sécurité suffisantes pour éviter qu’ils soient contaminés.

« JE VEUX OUBLIER »

« Je veux oublier. Mais ça me fait mal au cœur quand je vois mes collègues partir », murmure Robert Voirin, ancien manœuvre à Mururoa. « On nous disait de nousmettre les mains sur les yeux et de tourner le dos au champignon », raconte-t-il. En 1998, il se plaint de ganglions aux jambes et les médecins diagnostiquent un lymphome.

Le 21 mai, le tribunal du travail a entendu les plaidoiries de son avocat sur l’expertise médicale ordonnée en juin 2009. Il rendra une décision le 16 juillet. « Je n’attends plus grand-chose, avoue M. Voirin. Je veux juste savoir si cette maladie risque d’être transmise à mes enfants. »

Le CEA a été condamné en première instance au civil pour le décès de Lucien Faara. Plaidant l’absence de lien entre la maladie et les essais, l’avocat du CEA, Me Franck Dremaux, a estimé devant la cour d’appel, le 24 mai, que « les essais, l’atome, le nucléaire militaire font peur, mais la polémique ne doit pas entrer dans la salle d’audience ». Il a demandé une expertise médicale.

La loi Morin devait, selon les termes de l’ancien ministre de la défenseéviter de telles « procédures judiciaires longues et aléatoires ». La déception est à la hauteur de l’espoir suscité par le texte, présenté comme un aveu de « la responsabilité de l’Etat dans les souffrances que supportent aujourd’hui ceux qui l’ont servi hier ».

TOUS LES CAS POLYNÉSIENS ÉCARTÉS

Sur les 720 dossiers, civils et militaires, reçus par le Civen, quatre ont obtenu une indemnisation, située entre 16 000 et 60 000 euros. Tous les cas polynésiens ont été écartés. « Ils attendent que l’on meurent les uns après les autres pour qu’il y ait moins de personnes à indemniser », lâche, désabusé, Robert Voirin« C’est une humiliation, » tonne Roland Oldham, de l’association de défense des anciens travailleurs Mururoa e Tatou.

 Le Civen justifie les rejets en considérant comme « négligeable » le risque que lespathologies soient imputables aux essais nucléaires. « La loi a été vidée de son sens. La méthode de calcul du Civen réintroduit une logique de seuils de radiation exclue par le législateur », condamne Me Cécile Labrunie, avocate des anciens militaires.

Les associations des anciens travailleurs souhaitent la refonte complète du dispositif et le gouvernement polynésien a demandé un rendez-vous au premier ministre, Jean-Marc Ayrault, pour évoquer ces demandes. Le délégué au suivi des conséquences des essais nucléaires de Polynésie française, Bruno Barrillot, note que Christiane Taubira avait porté, en 2009, une proposition de loi sur ce sujet, tout comme l’avait fait, sept ans auparavant, Marie-Hélène Aubert, aujourd’hui conseillère de François Hollande.

On aime aussi rappeler, à Mururoa e Tatou, que la banderole de l’association est un cadeau du conseil municipal de la ville de Nantes dirigée par M. Ayrault. Toute la semaine, elle a été déployée, lors de chaque audience, devant le palais de justice de Papeete.

 

Christine Chaumeau ((Papeete, correspondante))