Le Black Friday est un canular dans toute l’ Amérique

Black friday

Les multitudes d’Américains qui bravent le froid glacial et les monstres déchaînés dans la conviction que ceci  en vaut la peine pour obtenir un grand « deal» sur les produits électroniques qu’ ils n’ont pas vraiment besoin et ne peuvent pas se le permettre, sont les  victimes d’une escroquerie gigantesque.
Tout en estimant qu’ils paient beaucoup moins pour les produits de consommation haut de gamme , les consommateurs qui se jettent sur ​​l’autel de la folie de  Black Friday en ce  dernier vendredi  de novembre  ont  dans l’ensemble payé  plus pour ces articles qu’ils ne le feraient  en d’autres moments de l’année .
Comme le rapporte Bloomberg Businessweek , malgré le battage médiatique , malgré les bons , malgré les « amis et  les offres  familliales  , « les marges de la grande distribution de profit sont plus élevés pendant cette  période de vacances . L’idée que les grands magasins sont perdants afin de fournir aux Américains des produits massivement réduits est une complète mystification .
L’arnaque fonctionne de deux manières principales . Tout d’abord , les détaillants gonflent artificiellement les prix des produits dans les mois précédant le Black Friday pour faire des réductions ultérieures  qui semblent bonnes en comparaison. Deuxièmement, même si les acheteurs ne parviennent à saisir des rabais authentiques , ils seront toujours prêts  à acheter un autre produit qui a une valeur de 98 pour cent de  majoration .
En outre, les mêmes produits peuvent régulièrement être trouvés pour moins cher, en Janvier ,de toute façon sans avoir besoin de camper ou de s’impliquer dans des mini- émeutes ou rixes de  masse . Toutefois , en l’absence même du niveau de battage psychotique , dont les flammes sont consciencieusement attisé par les médias traditionnels , la demande est beaucoup moins intense .
Les scènes honteuses que nous voyons chaque année  comme des Américains  qui se bagarrent  avec l’autre sur les téléviseurs HD sont une illustration de contrôle de l’esprit de masse , avec les détaillants qui fabriquent  l’ illusion de la rareté artificielle de produits à bas prix afin de créer une bousculade artificielle .
Toutefois, étant donné l’emprise institutionnalisée de ce canular , il est peu probable  que les Américains (comme les canadiens et à un moindre niveau,les québécois)  ne  vont jamais se rendre compte qu’ils sont des victimes  de peut-être le plus gros canular  dans l’histoire des ventes au détail ,en Amérique du Nord.

(Source: Alex Jones ,Infowars)

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Alimentation humaine: abolir les préjugés sur les protéines végétales

L'industrie alimentaire nous ment beaucoup et il y a beaucoup de préjugés.
L’industrie alimentaire nous ment beaucoup et il y a beaucoup de préjugés.

 

Nous savons que l’apport en protéines est essentiel pour l’homme , comme le même sont responsables de tissus de construction et de réparation (muscles, tendons , les tissus conjonctifs , etc . ) Et de participer davantage et de faciliter dans de nombreuses fonctions de l’organisme , le transport de l’oxygène , soutenir le système immunitaire , la fourniture d’énergie alternative , entre autres .

La carence en protéines peut provoquer une anémie , œdème , faiblesse du système immunitaire , la perte musculaire , des problèmes cardio-vasculaires , un retard de croissance .

Combien de protéines doit-on manger tous les jours ? Les opinions sont variées et il n’existe pas de consensus parmi les experts , mais habituellement et  généralement  elles sont estimées suffisantes  entre 0,8 et 1 , 2 grammes de protéines par kilo de poids corporel par jour .

La fameuse OMS (Organisation mondiale de la santé ) affirme dans son étude que le monde développé consomme plus de deux fois les besoins quotidiens en protéines nécessaires . Pendant ce temps , le tiers monde souffre d’un manque alarmant de protéines .

Les végétariens n’ont pas à s’inquiéter des conséquences de la carence en protéines si ils  suivent un régime alimentaire équilibré .

Les principales sources de protéines végétales comprennent :

Les légumineuses ( lentilles, pois chiches , haricots , etc.)
Noix ( amandes, noix, noix de cajou , pistaches , etc.)
graines
quinoa
Le soja et ses dérivés
Grains entiers
Le seitan ou gluten
Les algues…

Photo d’ovni classique: le cas de décembre 1957 …canular ou désinformation?

L'ovni photographié en décembre 1957,à partir du pont du SS Ramsey.
L’ovni photographié en décembre 1957,à partir du pont du SS Ramsey.

 

 

1957 ,en Décembre -sur le  S. S. Ramsey

Photo prise en Décembre 1957, par l’officier radio à bord du navire de guerre SS Ramsey . Il a été vu sur le pont , planant dans le ciel .
L’ officier radio saisi son appareil photo et a pris cette photo avant que l’objet  disparaisse .

« Je pense que la photo a été publiée dans la Flying Saucer Review . Je leur ai écrit deux fois en 1996 , mais n’a jamais reçu de réponse »,a expliqué  J.Allan Danelek . 

Nouvelles informations reçues en Avril 2008 :

*Les paroles sont toutes de J. Allan Danelek ,un grand chercheur et écrivain.

« J’ai reçu les informations suivantes de M. Woods

 » Voici les données inscrites sur le dos de la photo après il ( Paul Cerny ) me l’a donné :  » Photo prise par un officier de marine à bord d’un navire de la marine américaine SS – Ramsey – au large de la Californie du Sud en 1957 . ». ( Ma copie de cette photo est un 8  » par 10  » élargissement brillant . ) « Le dispositif à la base de l’OVNI ( de train d’atterrissage ? ), Comme indiqué dans plusieurs autres photos ( que Paul avait , et que je vis à KGO ) – avait tourné autour de l’engin .

Paul a donné aucune autre explication pour moi sur le bateau , mais je suis certain qu’il avait l’observation et les photos sous enquête .

«Bien que la photo que j’ai est une réimpression et un élargissement de l’original , je doute qu’il ait jamais été soumis à une analyse de l’ordinateur , parce que la photo a été prise dans les années 1950 , il ya environ 45 ans ( en 2002 ) . Aussi je doute fort que la photo a été généré par ordinateur, depuis que la technologie , autant que je sache, n’existait pas alors .

Informations complémentaires reçues le 27 Décembre 2010.

Paul Cerney a été président de la baie de San Francisco Area sous-comité du NICAP . Je savais que Paul et quand je travaillais à KGO -TV, San Francisco , l’ai invité à apparaître sur  » Le Golden Gate Story » qui je lieu à 23 Août 1964 ( Mel Swope dirigée).

Paul était un enquêteur expert . Nous diffusons cette photo et au moins une autre photo de la séquence prise : ( ? ) Le train d’atterrissage inférieure rotation d’un plan à .

Cette information est de mes documents historiques et est considérée comme correcte .

Merci ,

Rev B. Woods Mattingley

Informations additionnelles Reçu le 9 Janvier 2011.

Je passais par votre belle collection de photos d’ovnis et suis tombé sur celui que je crois que c’est un canular bien connu que vous impliquez dans la description est légitime .

La photo en question est l’un marqué photo SS Ramsey à partir de 1957 . Je me souviens avoir vu cette photo rédigé dans le magazine Flying Saucer Review , probablement dans le courant du milieu à la fin des années soixante , quand j’étais un enfant .

Cependant , dans l’article l’homme qui soi-disant a pris la photo a été nommé  » T. Fogel  » et il a admis la photo était un canular .

Je voudrais vous diriger vers une déclaration faite par le célèbre ufologue Kevin Randle trouvé à http://kevinrandle.blogspot.com/2007/06/ufo-photo-hoaxes.html dans laquelle il écrit en Juin 2007 que T. Fogel  a admis le canular .

Dans la plus grande photo , il inclut dans l’article que vous pouvez voir clairement ce qui semble être une tige d’un certain type dans le coin supérieur droit de la photo , qui a ensuite été rognée de l’image. Je suis surpris que vous ne l’avez pas découvert ce canular bien connu , au cours de votre recherche.

Prenez garde,

J. Allan Danelek

(Auteur de « UFO  : Le Grand Débat »)

Périclès et la Révolution Mondiale

Périclès  prononce un discours funèbre en hommage  à ceux qui ont donné leur vie pour la patrie.
Périclès prononce un discours funèbre en hommage à ceux qui ont donné leur vie pour la patrie.

Avez-vous remarqué comment tout se brise vite ,tout s’écroule après une courte vie autour de nous?

Au Québec ,nos ponts,nos routes et nos édifices sont à l’image de notre démocratie: ces choses sont corrompues  et s’autodétruisent toutes seules.

Vous vous demandez surement ce que vient faire un homme politique grec ,comme Périclès dans la cour politique du Québec quand  je parle de corruption  et de démocratie?Bien, c’est très simple à comprendre : Périclès s’occupait avec intérêt de la chose publique,parce que c’était son bon plaisir,tandis que les politiciens que nous connaissons au Québec,s’occupent de  gérer les affaires publiques pour leurs petits intérêts personnels.

Tant que Périclès garda le pouvoir politique entre ses mains,la corruption était tenue à l’écart,mais elle se répandit dans la belle cité d’Athènes aussitôt qu’il décédait.Au Québec,c’est exactement le contraire:nous avons vécu l’évolution politique de Jean Charest qui nous montre que la corruption et le crime organisé sont devenu des composantes génétiques  du système politique ,au Québec.

Afin de pouvoir un peu s’en inspirer,je me permets  de vous  faire une petite  recherche sur ce grand homme qui donna son nom à tout un siècle:Périclès!

Périclès

Périclès régna sur la démocratie athénienne presque sans interruption pendant plus de trente ans, à partir de 462 av. J.-C. Il fit la gloire de sa cité et prépara sa ruine. Quand un homme né pour le pouvoir est aussi capable d’admirer Phidias et Anaxagore, alors l’histoire humaine connaît l’un de ses grands moments. Périclès avait le génie du génie.

Biographie

Au moment où Périclès accède aux plus hautes fonctions, Athènes est déjà engagée dans un processus qui l’oblige, pour payer ses largesses aux citoyens, à accroître son empire en augmentant le tribut exigé de chaque cité conquise. La dégradation de la situation est inévitable. Périclès fera durer le statu quo pendant plus de trente ans et ce statu quo sera l’une des époques glorieuses de l’humanité.Les conditions pour que s’accomplisse le miracle grec étaient réunies. Il ne manquait à Athènes qu’un chef qui soit à la hauteur des circonstances, comme Solon, Pisistrate et Clisthène l’avaient été. Ce chef, ce sera Périclès qui présidera aux destinées d’Athènes pendant plus de trente ans, de l’an ~ 462 à sa mort, survenue en ~ 429.Comme ses plus illustres prédécesseurs, Périclès est un aristocrate qui a conquis le coeur des Athéniens en donnant l’exemple de la vertu. À sa mort, on constata que sa fortune ne s’était pas accrue. Il donna plus à sa cité qu’il ne reçut d’elle. La sollicitude dont il fit toujours preuve pour son meilleur ami, le philosophe Anaxagore, donne la mesure de son humanité. Ayant renoncé à ses terres, Anaxagore avait toujours vécu, bien modestement, de la générosité de Périclès. «On dit, raconte Plutarque, que dans sa vieillesse, se voyant négligé par Périclès, que ses grandes affaires empêchaient de penser à lui, il se coucha et se couvrit la tête de son manteau, résolu de se laisser mourir de faim. Périclès n’en fut pas plus tôt informé qu’accablé de cette nouvelle, il courut chez lui, et employa ses prières les plus pressantes pour le détourner de son dessein: – « Ce n’est pas vous que je pleure lui disait-il, c’est moi qui vais perdre un ami dont les conseils me sont si utiles pour le gouvernement de la république ». Alors, Anaxagore se découvrant la tête: – « Ceux qui ont besoin d’une lampe ont soin d’y verser de l’huile. »»

Périclès fut-il un roi plébiscité, comme certains le lui ont reproché, ou un authentique représentant du peuple? Fut-il un démagogue rusé ou un serviteur éclairé de la chose publique? À l’altitude où il se meut, les contraires se rejoignent. Le peuple lui donna le pouvoir pour longtemps, mais Périclès fut toujours tenu de rendre des comptes. Il était aimé, admiré, mais non idolâtré et il craignait sans doute plus le peuple que le peuple ne le craignait.

Une population qui, au théâtre, accordait le premier prix tantôt à Sophocle, tantôt à Euripide, qui admirait des sculpteurs comme Phidias, discutait avec des philosophes comme Anaxagore et Socrate, pouvait-elle idolâtrer son chef? Elle se moquait plutôt de lui avec une aimable familiarité. Son surnom de «tête d’oignon» était connu de tous. Il avait, en effet, la tête d’une longueur disproportionnée. Quand il ordonna la construction de l’Odéon, le poète comique Cratinus se moqua de lui en ces termes:

«Ce nouveau Jupiter à tête d’oignon
Et dont le vaste crâne est gros de l’Odéon,
Périclès, vient à nous, tout fier de l’avantage
D’avoir de l’ostracisme évité le naufrage.»

Même quand il était au faîte de sa gloire, il pouvait accueillir de bonne grâce une critique et même une raillerie. Après son éclatante victoire contre Samos, il fit lui-même l’oraison funèbre des citoyens morts dans cette guerre. «Lorsqu’il descendit de la tribune, nous dit Plutarque, toutes les femmes allèrent l’embrasser et lui mirent sur la tête des couronnes et des bandelettes, sauf Elpinice qui lui dit, en s’approchant: « Voilà sans doute Périclès, des exploits bien admirables et bien dignes de nos couronnes, d’avoir fait périr tant de braves citoyens, non en faisant la guerre aux Phéniciens ou aux Mèdes, comme mon frère Cimon, mais en ruinant une ville alliée qui tirait de nous son origine ». Périclès se mit à sourire…»

Il arrivait que l’Assemblée refuse à Périclès les crédits qu’il réclamait. «Très bien, dit-il un jour dans une telle circonstance: je paierai moi-même les travaux, mais je mettrai mon nom sur les monuments et non celui du peuple d’Athènes». «À ces mots, nous dit Plutarque, soit par admiration pour sa grandeur d’âme, soit par jalousie, on ne voulut pas lui céder la gloire de tant de beaux ouvrages, tout le peuple s’écria qu’il n’avait qu’à prendre dans le trésor de quoi en couvrir les frais et de ne rien épargner.»

Ce fut un orateur de tout premier ordre. On a parfois le sentiment que ses concitoyens le contredisaient pour le seul plaisir de l’obliger à faire un beau discours. Thucydide, l’un de ses principaux rivaux devant l’Assemblée, était aussi un de ses admirateurs. «Quand je lutte contre lui, disait-il, et que je l’ai jeté par terre, il soutient qu’il n’est pas renversé et il finit par le persuader aux autres spectateurs.»

Il faisait la guerre par nécessité; c’est dans le développement des arts qu’il mettait son plaisir et s’il perdit jamais le sens de la mesure, ce fut dans la recherche de la beauté. Jamais un programme de plein emploi – car c’était là le but de Périclès – ne produisit tant de chefs-d’oeuvre. Le Ve siècle av. J.-C. est appelé tantôt le Siècle d’or, tantôt le Siècle de Périclès. La statue d’Athéna, exécutée par Phidias, était en or. C’est ce chef-d’oeuvre qui donna le ton des travaux d’embellissement d’Athènes, dont Phidias assura d’ailleurs l’intendance.

Cinq siècles plus tard, les visiteurs d’Athènes étaient encore étonnés qu’on ait pu en si peu de temps construire des monuments destinés à l’immortalité. D’habitude, le temps consacré à la réalisation d’une oeuvre donne la mesure de sa longévité. «Aussi, ce qui rend plus admirables les édifices de Périclès, nous dit Plutarque, c’est qu’achevés en si peu de temps, ils aient eu une si longue durée. Chacun des ouvrages était à peine fini qu’il avait déjà, par sa beauté, le caractère de l’antique; cependant aujourd’hui, ils ont toute la fraîcheur, tout l’éclat de la jeunesse: tant y brille cette fleur de nouveauté qui les garantit des impressions du temps! Il semble qu’ils aient eux-mêmes un esprit et une âme qui les rajeunissent sans cesse et les empêchent de vieillir».

Deux mille ans après ce commentaire de Plutarque, on admire toujours le Parthénon.

Anaxagore, l’ami et le maître

Quelle éducation Périclès avait-il donc reçue pour exceller ainsi dans tous les domaines, pour s’entourer de la plus belle constellation de génies qui ait jamais été rassemblée dans un même lieu et pour donner une indicible unité à la variété des oeuvres qu’il ordonnait, depuis les jeux de musique de la fête des Panathénées jusqu’à la chapelle des mystères à Éleusis?

Nous avons vu comment Périclès s’est porté au secours du philosophe Anaxagore, quand ce dernier était disposé à se laisser mourir. L’amitié de ce sage, qui était aussi un savant, eut sur lui le même effet bienfaisant que celle de Solon sur Pisistrate.

«L’ami le plus intime de Périclès, nous dit Plutarque, celui qui contribua le plus à lui donner cette élévation, cette fierté de sentiments, peu appropriée, il est vrai, à un gouvernement populaire; celui enfin qui lui inspira cette grandeur d’âme qui le distinguait, cette dignité qu’il faisait éclater dans toute sa conduite, ce fut Anaxagore de Clazomène, que ses contemporains appelaient l’Intelligence, soit par admiration pour ses connaissances sublimes et sa subtilité à pénétrer les secrets de la nature, soit parce qu’il avait le premier établi pour principe de la formation du monde, non le hasard et la nécessité, mais une intelligence pure et simple qui avait tiré du chaos des substances homogènes. Pénétré de l’estime la plus profonde pour ce grand personnage, instruit à son école dans la connaissance des sciences naturelles et des phénomènes célestes, Périclès puisa dans son commerce non seulement une élévation d’esprit, une éloquence sublime éloignée de l’affectation et de la bassesse du style populaire, mais encore un extérieur grave et sévère que le rire ne tempérait jamais, une démarche ferme et tranquille, un son de voix toujours égal, une modestie dans son port, dans son geste et dans son habillement que l’action la plus véhémente, lorsqu’il parlait en public, ne pouvait jamais altérer. Ces qualités, relevées par beaucoup d’autres, frappaient tout le monde d’admiration.»

Cette vision d’un monde gouverné par une intelligence suprême est de toute évidence le principe secret de la merveilleuse unité que Périclès a introduite dans toutes ses oeuvres. Les penseurs de cette époque s’intéressaient aussi bien aux lois qui régissent l’univers qu’à celles qui régissent les sociétés humaines. La politique était à leurs yeux indissociable de la cosmologie. La ressemblance entre le macrocosme et le microcosme allait de soi. Le macrocosme c’était l’univers, le microcosme c’était tantôt la Cité, tantôt l’âme humaine.

Cette intelligence qu’Anaxagore voyait à l’oeuvre dans le cosmos, Périclès s’efforça de la faire régner sous la forme de la justice, dans la cité qu’il dirigeait, sous la forme de l’harmonie, dans les oeuvres d’art qu’il commandait. Dans un poème intitulé Le temple d’Éphèse,Victor Hugo trouvera des accents inoubliables pour évoquer l’unité d’inspiration des grandes cités grecques dont Athènes est le modèle:

«Ma symétrie auguste est soeur de la vertu…
Sparte a reçu sa loi de Lycurgue rêveur,
Moi, le temple, je suis législateur d’Éphèse;
Le peuple en me voyant comprend l’ordre et s’apaise;
Mes degrés sont les mots d’un code, mon fronton
Pense comme Thalès, parle comme Platon,
Mon portique serein, pour l’âme qui sait lire,
À la vibration pensive d’une lyre,
Mon pérystile semble un précepte des cieux;
Toute loi vraie étant un rythme harmonieux,
Nul homme ne me voit sans qu’un dieu l’avertisse;
Mon austère équilibre enseigne la justice;
Je suis la vérité bâtie en marbre blanc;
Le beau, c’est, ô mortels, le vrai plus ressemblant;
Venez donc à moi, foule, et, sur mes saintes marches,
Mêlez vos coeurs, jetez vos lois, posez vos arches;
Hommes, devenez tous frères en admirant;
Réconciliez-vous devant le pur, le grand,
Le chaste, le divin, le saint, l’impérissable;
Car, ainsi que l’eau coule et comme fuit le sable,
Les ans passent, mais moi je demeure; je suis
Le blanc palais de l’aube et l’autel noir des nuits
Chef-d’oeuvre pour les yeux et temple pour les âmes.»

La séparation de la pensée appliquée à l’univers et de la pensée appliquée à l’humanité est au contraire l’une des caractéristiques de la modernité occidentale. D’un côté, nous ne reconnaissons dans l’univers que la force; de l’autre, nous nous croyons en mesure de faire régner dans les sociétés humaines un principe autre que la force: la justice.

Anaxagore devait cependant être bien près de penser la chaîne des causes comme nous le faisons aujourd’hui, puisqu’il a mis Périclès en garde contre la superstition. «Périclès, poursuit Plutarque, a encore appris d’Anaxagore à s’élever au-dessus de cette faiblesse qui fait qu’à la vue de certains météores, ceux qui n’en connaissent pas les causes sont remplis de terreur, vivent dans une crainte servile des dieux et dans un trouble continuel. La philosophie, en dissipant cette ignorance, bannit la superstition toujours alarmée, toujours tremblante, et la remplace par cette piété solide qui soutient une ferme espérance.»
Il y eut une fois un chef ayant comme projet d’imprégner sa cité 
d’une intelligence semblable à celle qui gouverne l’univers.

Périclès évita peut-être une catastrophe grâce à cet enseignement. Une éclipse du soleil survint un jour où une imposante flotte s’apprêtait à appareiller pour une mission importante. Craignant le pire parce que la panique s’était emparée des troupes, Périclès fit venir le pilote et lui mit son manteau devant les yeux. «Eh bien! lui dit-il, quelle différence y a-t-il entre mon manteau et ce qui cause l’éclipse, sinon que ce qui produit les ténèbres est plus grand que mon manteau?»

Le maître de Périclès apparaît comme le lointain précurseur des théories actuelles sur l’évolution de l’univers. Si, disait-il, les choses, tout en ayant une identité qui les rend irréductibles les unes aux autres, peuvent néanmoins naître les unes des autres – comme le cheveu qui sort de la tête – c’est que chacune d’elles renferme le principe de toutes les autres. Chaque chose est dénommée d’après la qualité qui prédomine en elle; mais l’infinité des autres qualités y est présente quoique indistincte. À l’origine du mouvement circulaire, qui opéra la différenciation des éléments et donc l’évolution de l’univers, il y a l’Intelligence suprême.

Anaxagore fut banni d’Athènes pour impiété, mais peut-être avait-on voulu toucher Périclès dans la personne de l’un de ses amis très chers. Les Athéniens lui reprochaient d’avoir soutenu que le soleil était une pierre incandescente et la lune une terre!

Enfin, Anaxagore a sans doute été l’un des premiers mathématiciens à apprivoiser la notion d’infini. On pense que dans la prison où il aurait séjourné avant son exil, il se serait attaqué au problème de la quadrature du cercle. Il aurait aussi soutenu que les grandeurs sont divisibles à l’infini.

Sous le charme d’Aspasie

Périclès eut aussi comme maître Zénon, un autre philosophe, de même que Damon que l’on pourrait qualifier de musicien politicologue. Périclès s’exposa en outre au rayonnement d’une grande dame qu’il aima toujours passionnément en dépit de toutes les calomnies dont elle fut l’objet: Aspasie, sa seconde femme, la première l’ayant quitté à l’amiable après lui avoir donné deux fils.

Les Athéniennes n’étaient pas toutes comme Xantippe, la femme de Socrate, reléguées à une grincheuse obscurité et les hommes en vue n’avaient pas tous des préférences pour les beaux garçons. «L’attachement de Périclès pour Aspasie, raconte Plutarque, fut une véritable passion. […] Il l’aima si tendrement, qu’il ne sortait et ne rentrait jamais chez lui sans l’embrasser».

Périclès se serait attaché à elle à cause de ses connaissances. Les poètes comiques étaient plutôt d’avis que le grand homme s’était laissé séduire par une courtisane dont l’influence était encore plus grande que la sienne. Socrate fréquentait son salon et sa réputation était telle de par le monde que le roi des Perses, Cyrus, donna le nom d’Aspasie à celle de ses concubines qu’il aimait le plus.

Platon dit qu’Aspasie était réputée pour ses leçons de rhétorique. Les Athéniens les plus en vue menaient leur femme dans sa maison, pour qu’elles apprennent à parler en l’écoutant. Ils prenaient un certain risque, disaient les méchantes langues, car elle pouvait aussi leur apprendre le métier de courtisane!

Son rôle dans la politique athénienne semble avoir été considérable, son influence sur Périclès importante. Athènes fut à un certain moment en guerre contre Milet. Or, Aspasie était de Milet, comme le sage et savant Thalès. Cette cité ionienne, exposée aux parfums de l’Orient, avait atteint un très haut degré de raffinement. Pour sauver Milet, Périclès persuada les Athéniens d’envahir plutôt Samos.

Tout au cours de l’histoire, Aspasie aura, comme ce fut le cas de son vivant, ses admirateurs et ses dénigreurs, mais saurons-nous jamais ce que pouvait être, à l’époque de Périclès une grande courtisane capable de séduire Socrate et ses amis?

Toi aussi, Périclès!

Il est difficile d’imaginer un homme d’État qui se soit plus approché de la perfection que Périclès. Hélas! Pendant tout le temps où il a exercé le pouvoir, un pouvoir devenu absolu vers la fin, on lui a adressé un reproche majeur qui semble justifié: pour financer ses grands travaux et s’attacher le peuple d’Athènes, il a puisé dans le trésor de la Confédération des cités grecques. C’est un peu comme si les présidents américains avaient, après la guerre de 1939-45, puisé en toute liberté dans le Trésor des Nations-Unies. Les cités grecques, en vue d’assurer leur défense commune contre les Perses, avaient constitué un trésor auquel elles contribuaient à proportion de leur importance. Le trésor avait d’abord été déposé à Délos. Endroit dangereux, dirent les Athéniens, à la portée de l’ennemi. Ils obtinrent ainsi qu’il soit transporté dans leur cité. La contribution des autres cités risquait alors de devenir une taxe devant servir au développement d’Athènes. C’est ce qui se produisit sous Périclès.

Ce dernier a-t-il été poussé jusqu’à la démesure par son amour de la beauté et de la gloire? La mécanique du pouvoir l’a-t-elle contraint à s’attacher le peuple d’Athènes par des libéralités qui dépassaient les moyens de cette cité? Voici en tout cas le reproche que ses adversaires adressaient à Périclès: «La Grèce ne peut se dissimuler que, par la plus injuste et la plus tyrannique dépravation, les sommes qu’elle a consignées pour les frais de la guerre sont employées à dorer, à embellir notre ville, comme une femme coquette que l’on couvre de pierres précieuses; qu’elles servent à ériger des statues magnifiques, à construire des temples, dont tel a coûté jusqu’à mille talents.»

Voici ce que Périclès répondait: «Nous combattons pour les autres cités, et nous éloignons les Barbares de leurs frontières; ils ne fournissent pour la guerre ni chevaux, ni galères, ni soldats; ils ne contribuent que de quelques sommes d’argent, qui, une fois payées, n’appartiennent plus à ceux qui les livrent, mais à ceux qui les reçoivent, lesquels ne sont tenus qu’à remplir les conditions qu’ils s’imposent en les recevant. La ville, abondamment pourvue de tous les moyens de défense que la guerre exige, doit employer ces richesses à des ouvrages qui, une fois achevés, lui assureront une gloire immortelle. Des ateliers en tous genres sont mis en activité, l’emploi et la fabrication d’une immense quantité de matières alimentant l’industrie et les arts, un mouvement général utilisant tous les bras; telles sont les ressources incalculables que ces constructions procurent déjà aux citoyens, qui presque tous reçoivent, de cette sorte, des salaires du trésor public; et c’est ainsi que la ville tire d’elle-même sa subsistance et son embellissement.»

Périclès ne niait donc pas les faits qu’on lui reprochait, il tentait seulement de les justifier. S’il a réussi à le faire devant ses concitoyens, il n’a pas réussi à le faire devant l’histoire. Force est de constater que par ses largesses suspectes, il a précipité la chute d’Athènes, en dressant contre elle les cités jadis alliées et en affaiblissant le peuple de diverses manières: par les dissensions résultant de la répartition des largesses, par la facilité et les illusions entretenues dans la population, en somme, par une démesure générale résultant du fait que, dans les sociétés humaines, l’appétit vient en mangeant. Vers la fin de son règne, mot qui convenait alors, Périclès avait en effet besoin de tout son pouvoir de persuasion pour contenir les ardeurs conquérantes du peuple athénien. Ayant pris la douce habitude de tout se permettre impunément, ce dernier ne songeait qu’à s’enrichir par de nouvelles conquêtes. Cela devait le conduire à brève échéance au désastre de Sicile et à la défaite aux mains des Spartiates.

Périclès est mort en 429 av. J.-C., pendant la grande peste qui frappait alors Athènes. Les digues morales se sont-elles rompues en même temps que les digues biologiques? On est tenté de le croire tant on est frappé par la façon dont les événements malheureux se précipitèrent par la suite.

Le prix de la justice

Par-delà l’histoire d’Athènes, la conduite de Périclès soulève une question de portée universelle: pour assurer la justice à l’intérieur d’une cité ou d’un pays, faut-il donc pratiquer l’injustice contre l’extérieur? Depuis l’avènement de l’État de droit et de la démocratie, Athènes se trouvait dans une dynamique telle que pour assurer le progrès de l’ensemble de la société, il fallait maintenir l’équilibre entre les riches et les pauvres en améliorant le sort des uns et des autres; cela ne pouvait se faire que par des injustices du genre de celle que commit Périclès à l’endroit des autres cités membres de la Confédération.

Mais Périclès avait-il le choix de ses moyens d’action? Pouvait-il faire autre chose que retarder une déchéance qui avait commencé bien avant son avènement au pouvoir? Voici en quels termes Plutarque a pardonné à Périclès: «Périclès mérite donc toute notre admiration, non seulement par la douceur et la modération qu’il conserva toujours dans une multitude d’affaires si importantes et au milieu de tant d’inimitiés, mais plus encore par cette élévation de sentiments qui lui faisait regarder comme la plus belle de ses actions de n’avoir jamais, avec une puissance si absolue, rien donné à l’envie ni au ressentiment, et de n’avoir été pour personne un implacable ennemi.[…] Les événements qui suivirent la mort de Périclès firent bientôt sentir aux Athéniens toute la perte qu’ils avaient faite, et leur donnèrent les plus vifs regrets. Ceux qui, pendant sa vie, supportaient le plus impatiemment une puissance qui les offusquait, n’eurent pas plus tôt essayé, après sa mort, des autres orateurs et de ceux qui se mêlaient de conduire le peuple, qu’ils furent forcés d’avouer que jamais personne n’avait été ni plus modéré que lui dans la sévérité, ni plus grave dans la douceur. Cette puissance si enviée, qu’on traitait de monarchie et de tyrannie, ne parut plus alors qu’un rempart qui avait sauvé la république: tant, depuis sa mort, la corruption se répandit dans toute la ville, et y fit régner cette foule de vices que Périclès avait su contenir et réduire pendant sa vie, et qu’il avait empêchés de dégénérer en une licence qui serait devenue irrémédiable!»

En conclusion

Comprendre que l’homme n’a pas beaucoup évolué depuis Périclès ,est une chose.Ce qui est important c’est le contexte:actuellement ,la population mondiale atteint 7 milliards d’individus.L’atmosphère  contient de plus en plus de polluants divers,dont du bioxyde de carbone.Bientôt,l’air que nous respirons risque de se changer en poison mortel.Les grandes zones forestières sont détruites et surexploitées.La biodiversité est grandement menacée et nous sommes  réellement entré dans la Sixième Extinction Massive d’Espèces.Pire,les océans sont menacés par la radioactivité s’échappant  de la zone des centrales nucléaires de Fukushima et cela peut suffire à tout détruire.Non seulement,l’humanité est-elle menacée physiquement ,mais moralement encore plus, car la corruption et la violence  s’étendent partout.L’humanité ,le peuple des humains de la Terre est à la Merci de l’opulence,la concentration de pouvoirs ,le système esclavagiste du Nouvel Ordre Mondial ,le vol organisé des ressources collectives  et l’eugénisme rampant ,pour ne pas parler d’un génocide de plusieurs nations dont j’accuse ces mêmes criminels qui se prennent pour les Maîtres du Monde ,mais qui jouent aux apprentis-sorciers.

En tant que personnes responsables,nous avons le devoir de nous inspirer de Périclès,parce qu’il était un homme de pouvoir et de décision.Nous nous devons de nous inspirer d’un homme qui faisait bâtir dans la pierre pour perpétuer la culture  grecque alors que nos politiciens actuels ne font bâtir que pour le rendement et le profits immédiats.Aucun politicien actuel qu’il soit du Québec ou d’ailleurs dans le monde,ne semble préoccupé par le long terme .

En tant que nationalistes et socialistes,en tant qu’hommes et femmes  du peuple,nous sommes les 99% et dans son temps,même s’il était le dirigeant ,Périclès se sentait bien plus près des 99% que du 1% au sommet.C’est ce genre d’homme très rare dans l’histoire humaine qu’il faut prendre comme modèle afin de développer « une gestion parée du bouclier de l’Incorruptiblité. »

Pour que la Révolution Mondiale commence,invitons la déesse de la Justice à revenir sur Terre pour guider le Peuple!

Thémis,déesse de la Justice
Thémis,déesse de la Justice

(Sources: (Jacques Dufresne, La démocratie athénienne),(Plutarque,La vie de Périclès).)