Voici ce que la commission Charbonneau n’a pas eu le temps de vous dire…. 10 min après l ‘avoir publié le site était bloqué. Partagez partagez partagez..! 1/2 milliard $ disparu grâce à Blanchette et sa femme matante popo ministre des finance à cette époque.
La Gaspésia :la bévue historique du PQ.
Après Gaspésia, Éolia ?
En 2001, le PQ était au pouvoir et on avait sur la planche à dessin un projet ambitieux: le projet Gaspésia. On voulait réouvrir une usine à papier en Gaspésie:
»Le 17 décembre 2001, l’ex-premier ministre Bernard Landry, Claude Blanchet et le président de Tembec, Frank Dottori, annoncent la relance de la Gaspésia pour 463 millions $. Le Fonds de solidarité de la FTQ possède 50 % des actions de Papier Gaspésia, Tembec et la SGF se partageant le reste. Devant 500 personnes, M. Blanchet loue la présence dans le dossier d’un partenaire « aux poches profondes » comme Tembec. M. Dottori se cache le visage dans les mains, ce qui fait rire la foule. En point de presse, M. Dottori rappelle que « c’est un projet à haut risque ». »
Le projet s’est avéré un fiasco total, les coûts reliés au projet explosant de 200 millions et l’usine n’ouvrant jamais ses portes, une perte totale de 500 millions. À cette époque la ministre des finances était…Pauline Marois. Le juge Lesage , analysant ce fiasco, met en cause Claude Blanchet et indirectement Pauline Marois:
» Dans son rapport, le juge Lesage s’en prend certes à Bernard Landry. Mais il écorche violemment Claude Blanchet, l’ex-pdg de la Société générale de financement. À travers eux deux, Pauline Marois n’est pas en reste, qui était ministre des Finances à l’époque. Tout le monde se rappelle aussi de cette conférence de presse où M. Blanchet révélait qu’on avait fait pression sur lui pour qu’il engage la SGF dans ce projet. Les pressions du premier ministre mais aussi celles de sa «chère Pauline», sa conjointe. »
Pour notre grand malheur, il y a des similitudes entre le développement de l’éolien tel que proposé par le gouvernement actuel et ce sinistre projet: Les deux projets prétendent contribuer à créer des emplois dans des régions défavorisés et les deux projets concernent des industries ponctuellement en difficulté, le papier moins nécessaire avec le développement des journaux électroniques pour la Gaspésia, et l’électricité éolienne trop dispendieuse pour pouvoir concurrencer le gaz naturel chez nos voisins du sud.
Encore plus inquiétant voici ce que disait Pauline Marois en août 2012 : »La chef du Parti québécois Pauline Marois souhaite «tourner la page» sur le fiasco de la Gaspésia. Mais elle dit ne pas avoir de regret. »
Sa verdoyante ministre Martine Ouellet ne semble pas au courant des chiffres rendus publics par l’IEDM concernant l’industrie éolienne cette semaine: »Pour l’Institut économique, il est clair que l’industrie reçoit une subvention implicite de 700 millions de dollars par année, payée par tous les consommateurs québécois à même leur facture d’électricité. » Pour ceux moins au fait du dossier résumons les choses ainsi: le coût de production d’électricité avec l’éolien est de 0,14 $ le KWH et le coût de vente sur le marché de l’exportation (puisque nous sommes en surplus…) est de…0,06 $ le KWH. Pas une compagnie privée n’irait bien sûr de l’avant avec de tels chiffres !Chaque québécois payeur de taxes se trouve donc à donner 180 $ à l’industrie de l’éolienne. Or malgré ces chiffres la ministre Ouellet est persuadé que l’industrie éolienne n’a pas à s’inquiéter pour son avenir !
Un des problèmes rencontrés dans le projet Gaspésia fut l’hypersyndicalisation du chantier qui ajoutait aux coûts. Or, on vient d’apprendre qu’ériger une éolienne au Québec coûte près de 70 % plus cher que n’importe où en Amérique du Nord ce qui ajoute aux similitudes entres les deux projets !
Bernard Landry ,lors de l’annonce du projet Gaspésia.
Alors que dans tout son temps comme premier ministre, Bernard Landry ne nous a coûté qu’un seul projet aussi malheureux, voilà que Pauline Marois se propose de nous le faire revivre annuellement ! Pire dernièrement son propre parti s’inquiétait plus des pseudos dédoublements avec le fédéral.
Il y a des choses stupéfiantes qu’on ne vous dit pas à propos du vol 370 (du Boeing 777) de Malaysia Airlines, le vol qui s’est tout simplement évaporé au-dessus du Golfe de Thaïlande avec 239 passagers à son bord. Le mystère de la soudaine et complète disparition du vol a même déconcerté les principales autorités mondiales de la sécurité aérienne.
Coïncidence exceptionnelle
Quatre jours après la disparition du vol MH370 un brevet est approuvé par le Bureau des Brevets.
4 des 5 individus titulaires du brevet sont des employés de Freescale Semiconductor à Austin au Texas.
Le brevet a été partagé en 5 parties de 20% pour chaque titulaires, dont la répartition est la suivante :
Si un titulaire du brevet meurt, alors les titulaires qui restent se partagent équitablement les dividendes d’une augmentation.
Si 4 titulaires du brevet sur 5 meurent, alors le titulaire restant possède 100% des profits accumulés par le brevet.
Le dernier titulaire vivant du brevet est Freescale Semiconductor.
Qui possède Freescale Semiconductor?
Jacob Rothschild via Blackstone (quel nom intéressant pour une compagnie, ‘pierre noire’) qui possède Freescale.
Voila votre motivation manquante pour le boeing disparu. Les 4 titulaires chinois du brevet étaient à bord
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Les autres faits « Les autorités anti-terroristes et de la sécurité aérienne sur les deux continents semblent également perplexes au sujet de la direction que devrait prendre l’investigation », rapporte le Wall Street Journal :http://humansarefree.com/2014/03/6-hidden-facts-about-mysterious.html#sthash.qEC7lcC9.dpuf « Pour l’instant, il semble tout simplement inexplicable » a dit Paul Hayes, Directeur de la sécurité et des assurances à Ascend Wordwide, une compagnie de consultation et de données pour l’aviation britannique. Tandis que les investigateurs sont stupéfaits, les médias grand public ne vous disent pas toute l’histoire non plus. Donc j’ai rassemblé cette collection de faits qui devraient soulever de sérieuses questions dans les esprits de ceux qui suivent cette situation. · Fait 1 : Tous les Boeing commerciaux 777 777 sont équipés d’une boite noire capable de survivre à n’importe quelle explosion à bord de l’appareil Nulle explosion de l’avion lui-même ne peut détruire les enregistreurs de la boite noire. Ce sont des structures à l’épreuve des bombes qui contiennent aussi bien les enregistrements numériques des conversations du cockpit que les données détaillées de vol et celles des gouvernes. · Fait 2 : Tous les enregistreurs de boites noires transmettent des signaux de localisation pendant au moins 30 jours après être tombés dans l’océan
Pourtant cette boite noire de cet incident particulier n’a pas été détectée du tout. C’est pourquoi les investigateurs ont tellement de mal à la trouver. Normalement, ils n’ont besoin que de cibler le signal émetteur de la boite noire.
Mais dans ce cas, l’absence de signal signifie que la boite noire elle-même – un objet conçu pour survivre à des puissantes explosions – a soit disparu, eu une défaillance ou été effacée par une force dépassant les pires craintes des ingénieurs concepteurs d’avions.
· Fait 3 : Beaucoup de parties d’avions détruits sont naturellement flottants et flotteront donc dans l’eau.
Dans les affaires passées d’avions détruits au-dessus de l’océan ou s‘écrasant dans l’océan, des débris ont toujours été repérés flottant à la surface de l’eau.
C’est parce que – comme vous vous souvenez peut-être des instructions de sécurité que vous avez appris à ignorer – «Le coussin de votre siège peut être utilisé comme vêtement de flottaison ».
Eh oui, les coussins des sièges flottent. Tout comme bien d’autres parties non-métalliques d’avions. Si le vol 370 a été détruit par une sorte d’explosion, il y aurait des débris flottant en masse sur l’océan, et ces débris n’auraient pas été difficiles à repérer.
Le fait qu’ils n’aient pas été repérés ne fait qu’ajouter au mystère de la manière dont le Vol 370 semble s’être littéralement évaporé de la surface de la Terre.
· Fait 4 : Si un missile avait détruit le Vol 370, le missile aurait laissé une signature radar
Une théorie qui circule actuellement sur le net est qu’un missile a détruit l’avion de ligne, projetant quelque part l’avion et tout son contenu « en pièces » – ce qui signifie que de minuscules pièces de matière aussi indétectables que des débris.
Le problème avec cette théorie est qu’il n’existe pas de missile sol-air connu ou de missile air-air avec une telle capacité. Tous les missiles connus génèrent d’énormes quantités de débris lorsqu’ils explosent sur la cible visée.
Tant les missiles que les débris produisent de très grandes signatures radar lesquelles seraient facilement visibles tant par les navires militaires que les autorités du trafic aérien.
· Fait 5 : la position de l’avion lorsqu’il a disparu n’est pas un mystère
Les contrôleurs aériens ont toutes les précisions presque exactement sur l’endroit où l’avions se trouvait au moment où il a disparu. Ils connaissent la position, l’altitude et la vitesse de l’appareil – trois éléments qui peuvent aisément être utilisées pour l’estimation de la probable position des débris.
Rappelez-vous : les investigateurs de la sécurité aérienne ne sont pas des gens stupides. Ils ont vu des explosions en plein vol auparavant et savent comment tombent les débris. Il existe déjà des données substantielles sur les explosions en vol et les accidents d’avion à partir desquelles les investigateurs peuvent faire des estimations éclairées concernant le lieu où pourrait se trouver les débris. Et pourtant, même fort de cette expérience et de ces données, ils ne comprennent absolument pas ce qui s’est passé pour le Vol 370.
· Fait 6 : Si le Vol 370 avait été détourné, il n’aurait pas disparu des radars.
Détourner un avion n’entraine pas sa disparition des radars. Même si les transpondeurs avaient été désactivés sur l’avion, le radar au sol peut toujours aisément tracer la position de l’avion en utilisant ce qu’on appelle généralement le radar « passif » (un système classique de radar au sol qui émet un signal et suit son écho).
Par conséquent, la théorie du vol détourné n’a pas de sens. Lorsqu’un avion est détourné, il ne disparait pas comme par magie du radar.
Conclusion : le Vol 370 n’a pas explosé ; il s’est volatilisé.
La conclusion inévitable à partir de ce que nous savons jusqu’à présent est que le Vol 370 semble s’être totalement et inexplicablement volatilisé. Il n’a clairement pas été détourné (sauf s’il y a du camouflage concernant les données radar) et nous pouvons être de plus en plus convaincus à cette heure qu’il ne s’agissait pas d’une explosion en vol (à moins que des débris qu’ils avaient manqué tout du long apparaissent soudainement).
L’inévitable conclusion est que le Vol 370 s’est simplement évaporé d’une façon que nous ne comprenons pas encore. C’est ce qui donne lieu actuellement à toutes sortes de théories bizarres à travers le net, y compris des discussions à propos de tests d’armes militaires secrètes, des ondulations de l’espace-temps du genre Triangle des Bermudes et même des conjectures concernant une technologie alien ayant téléporté l’avion ailleurs.
Personnellement, on ne me fera pas croire tout ceci sans beaucoup plus de preuves. L’explication la plus plausible jusqu’ici est que les débris n’ont pas encore été retrouvés parce qu’ils sont tombés dans une zone qui est quelque part hors de la zone de recherche. Mais tandis que les jours passent, même cette explication devient de plus en plus difficile à avaler.
La partie effrayante à propos de tout ceci est que ce n’est pas que nous trouverons les débris du Vol 370 ; mais plutôt que nous ne les trouverons pas. Si jamais nous trouvons les débris, cela signifie que qu’une force entièrement nouvelle et mystérieuse est à l’œuvre sur notre planète et peut cueillir des avions dans le ciel sans laisser la moindre preuve derrière elle.
S’il existe réellement une arme avec de telles capacités, qui que ce soit qui la contrôle détient la capacité de dominer toutes les nations de la Terre avec une arme militaire redoutable d’une puissance inimaginable. Cette pensée est bien plus effrayante que l’idée d’un avion souffrant d’une défaillance mécanique fatale.
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Le message du cockpit visait à tromper les contrôleurs
La dernière phrase prononcée depuis le cockpit de l’avion disparu le 8 mars laissait croire que tout se portait pour le mieux sur le vol 370 de Malaysia Airlines et ce, même si les systèmes de communication avaient déjà été déconnectés, ont indiqué dimanche des responsables.
Cette nouvelle information renforce l’hypothèse selon laquelle le détournement de l’appareil aurait été délibéré et l’un des deux pilotes, voire les deux, impliqués dans sa disparition.
Les autorités ont commencé à examiner un simulateur de vol saisi dans la résidence de l’un des pilotes et à scruter le passé des 239 passagers et membres d’équipage qui prenaient place dans l’avion, prévenant qu’ils auraient besoin de beaucoup plus d’informations pour mener à terme l’enquête.
Le Boeing 777 de Malaysia Airlines est parti de Kuala Lumpur, en Malaisie, pour un vol de nuit le 8 mars à 12h40 à destination de Pékin, en Chine. Ses communications avec les contrôleurs aériens civils ont été coupées vers 1h20 et l’avion est ensuite disparu, donnant lieu à l’un des plus grands mystères de l’histoire de l’aviation moderne.
Le ministre malaisien de la Défense, Hishammunddin Hussein, a souligné dimanche en conférence de presse que les derniers mots prononcés depuis le cockpit de l’appareil — «Très, bonne nuit» , s’étaient voulus rassurants bien que les communications avaient déjà été coupées au moment de prononcer cette phrase.
L’individu qui a prononcé ces mots n’a fait aucune mention d’un problème quelconque à bord, ce qui aurait été, selon les enquêteurs, une manoeuvre pour tromper les contrôleurs au sol.
Un autre responsable, le major-général Affendi Buang, a précisé aux reporters qu’il ignorait si cette personne était le pilote ou son copilote.
L’avion aurait continué de voler pendant plus de six heures après avoir coupé le contact avec les contrôleurs, ce qui signifie qu’il pourrait s’être rendu aussi loin que le Kazakhstan ou le sud de l’océan Indien, avait annoncé la veille le premier ministre de la Malaisie, Najib Razak.
Compte tenu de la vaste étendue d’eau et de territoire qui doit être scrutée, les recherches pour retracer l’appareil pourraient s’échelonner sur plusieurs mois, voire davantage, et ce, à condition qu’il soit retrouvé.
Les enquêteurs concentrent désormais leurs efforts sur onze pays qu’aurait pu survoler le Boeing 777, a mentionné le ministre de la Défense, ajoutant que le nombre d’États impliqués dans l’opération avait grimpé de 14 à 25.
Une histoire à suivre: nous faisons face à une étrange conspiration.
Sources:Mike Adams – Natural News,La Presse,
François Legault,le plan B des Illuminati au Québec…en cas de défaillance des libéraux.
QUAND ON ALLUME LES LUMIÈRES ! La vermine rampe & se terre… Chez le PLQ !!!
L’arnaque politique de Lulu & Claude Sirois mise à jour ! Le parti libéral du Canada n’est pas mort au qwebec… Mais il sent drôle et pue de la bouche
La vieille gang du PLC semble s’être bien nichée, doucement mais sûrement, derrière la CAQ de Legault et Sirois. Nous savons que le porte-parole officiel de la CAQ est nul autre que J.-F. Del Torchio, ce même individu qui a été sur la liste de paye du gouvernement fédéral jusqu’au 2 mai dernier. Il travaillait depuis plus de 7 ans pour le Parti Libéral du Canada, donc, sous Paul Martin, Stéphane Dion et Michael Ignatieff. C’est un secret de polichinelle de savoir que la grande famille du PLC sont tous intimes et reliés au le clan Desmarais.
Pourquoi pensez-vous que Charle Sirois se fait très discret ces temps-ci, que François Legault n’ose plus associer le nom de Sirois à son parti et que les grands médias se prêtent même à ce jeu malhonnête ? Nous savons tous que Charles Sirois est l’un des instigateurs principaux de ce mouvement qui est devenu un parti.
Nous savons aussi que Charles Sirois est le Président du conseil d’administration de la Banque CIBC, Banque qui traite beaucoup entre autres avec Carlyle group – Clan Desmarais (voir schéma et lien pantin).http://www.vigile.net/Les-jeux-sont-faits-Un-pantin
Mais nous savons aussi qu’un des principaux secteurs d’activité de Sirois et sa famille, est dans le domaine de la santé. Pourquoi croyez-vous, tout à coup, que Legault veut recruter un medecin – pour son ministre de la santé – qui soit assez à droite et pro-privé en soins de santé ? Voilà la réponse : redonner au clan Sirois un retour sur son investissement.
L’homme d’affaires Sirois et plusieurs de ses compagnies, dont Telesystem et Placements Charles Sirois, sont les actionnaires de contrôle de Plexo , une entreprise qui exploite des cliniques privées, spécialisées en santé au travail. Source : Argent/Canoë :: http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/06/20110601-061214.html
Charles Sirois est le président du conseil de la banque CIBC, et lorsque nous regardons de plus près nous constatons que John P. Manley, ex-ministre sous Jean Chrétien, est aussi de ce conseil avec Charles Sirois. Notez que Charles Sirois est le plus vieux en temps sur le CA de la CIBC, ce dernier est en poste depuis 1997 – Donc relié à Jean Chrétien, et encore une fois, au clan Desmarais.
Il ne faut pas oublier que Charles Sirois a toujours aussi été très près de Jean Charest. Sirois a été responsable du recrutement des candidats libéraux lors de l’élection de 1998. Et François Bonnardel de l’ADQ le dénoncait en 2009 – pourtant ce même Bonnardel l’appui aujourd’hui… Que doit-on penser ?
Comme le disait un certain lutteur de la WWF: »Chaque homme a son prix. »
Jerry Tarasofsky,le grand argentier sioniste est un proche de la CAQ.
Et ne pas oublier un autre richissime fédéraliste libéral qui est tout près de Charles Sirois : Jerry Tarasofsky, grand financier du B’nai Brith Senior Residence à Côte Saint-Luc ainsi que créateur d’un lodge B’nai Brith pour les diplômés de McGill. Tarasofsky est aussi sur le CA de iPerception avec le clan Sirois
Charles Sirois, suite à son travail réussi pour le PLQ, et l’élection de Jean Charest, reçu en retour près de 2 millions de dollars en subvention des programmes FIER du PLQ. Nous voyons encore le retour d’ascenseur vers les amis du parti. Croyez-vous que Charles Sirois n’a pas rien planifié de pareil avec Legault, eux qui sont des amis de l’argent et des profiteurs du système avant tout ??? Voyez la source : Y. Chartrand – Rue Frontenac :: http://www.vigile.net/L-ADQ-implique-Charles-Sirois-dans
Extrait Du Voir- Les têtes à CAQ > Je critiquerais bien le fond et la substance du programme politique en le comparant à ce que nous offre déjà TOUS les partis souverainistes sans exceptions, même celui d’Aussant, qui est pourtant le seul de sa bande au parlement, mais l’Abrasif recruté par Legault et ses copains du PLC n’ont pas encore fini de nous concocter leur catalogue de promesse printemps-été 2012…
Désolé. Ça viendra et, alors, on verra, comme dirait l’autre. Et à ce moment-là, on séparera les hommes des enfants. Ceux qui prennent leur ambitions démesurées pour des réalités incontournables… et ceux qui prennent des risques afin d’ajuster leur discours au désirata de la population. Article complet ici ::http://me.voir.ca/steve-boudrias/2012/01/31/les-tetes-a-caq/
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En 2011,l’Alliance Démocratique du Québec dénonçeait Charles Sirois
Charles Sirois ,ce qu’on appelle un dangereux criminel en collet blanc.
Alors que François Legault nous est présenté comme le messie qui va nous sortir du marasme politique dans lequel la mafia libérale nous a plongé d’une manière enthousiaste, il importe de rappeler à la raison les moutons étourdis…
« En matinée, en commission parlementaire, Raymond Bachand a sorti une carte de sa manche en révélant que le conjoint de Pauline Marois, Claude Blanchet, était un administrateur de la compagnie I Perception, une preuve selon lui que les FIER ne sont pas un nid de libéraux.
I Perception est une compagnie œuvrant dans l’analyse des sites Internet. Elle aide dans des entreprises majeures à améliorer la qualité de leur site. Dell Computer et Ford comptent parmi ses clients. Elle était détenue pour environ la moitié de ses actions par Télésystème, détenue majoritairement par Charles Sirois. »
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(le 28 mai 2012) Charles Sirois
Charles Sirois cautionne
l’utilisation de filiales
étrangères
Le cofondateur de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Charles Sirois, est pointé du doigt par le groupe d’observateurs et d’intervenants d’Échec aux paradis fiscaux. Cette organisation considère qu’il y a incohérence entre le message de la CAQ, qui a souvent répété que les Québécois devaient se serrer la ceinture, et le fait que Charles Sirois, lui cautionne le recours aux filiales étrangères, une pratique légale, mais qui fait perdre des centaines de millions en revenus au Canada.
D’un côté, le chef de la CAQ, François Legault a affirmé qu’il souhaitait aller chercher l’argent que perdait le Québec dans les paradis fiscaux. «Ce n’est pas toujours facile d’y arriver avec les lois internationales, mais tout ce qu’on est capable d’aller chercher dans les paradis fiscaux, allons le chercher», avait-il affirmé.
De l’autre, Charles Sirois, co-fondateur du mouvement Coalition pour l’avenir du Québec siège depuis 2007 au conseil d’administration de la Banque CIBC depuis 1997 et en est devenu le président en 2009.
Selon les rapports annuels de la Banque CIBC, des économies d’impôts au Canada de l’ordre de 1,4 milliard de dollars auraient été rendues possibles entre 2007 et 2011, en ayant recours à des filiales étrangères. Ce qui n’est pas, au Canada, une pratique illégale.
«Je trouve ça inquiétant et j’y vois une forme de conflit d’intérêts parce qu’en tant que représentant d’un parti politique, son devoir est d’aller chercher des revenus nécessaires pour le bien commun», soulève le porte-parole d’Échec aux paradis fiscaux, Claude Vaillancourt.
La CAQ soutient que Charles Sirois ne joue aucun rôle depuis que l’organisme à but non lucratif est devenu un parti politique.
Pour Claude Vaillancourt, un signal clair est nécessaire pour que la position de la CAQ sur le sujet le soit aussi. «Si on veut vraiment assurer à la CAQ, une grande indépendance, qu’un parti politique doit avoir de toute façon, bien je pense qu’il doit y avoir une rupture claire et nette entre M. Sirois et la CIBC.»
François Rebello,un vire capot péquiste.
Rebello aussi visé
François Rebello, alors qu’il était encore du côté du Parti québécois en 2008, estimait que la valeur comptable des filiales de la CIBC dans les paradis fiscaux s’élevait à près de 9 milliards de dollars.
La même année, il avait poussé la question des paradis fiscaux plus loin faisant plusieurs recherches et publiait même dans la revue Commerce, un article sur le sujet.
En 2010, François Rebello se questionnait encore sur l’évasion fiscale et les recours possibles à cette perte de revenus pour le gouvernement. Claude Vaillancourt, d’Échec aux paradis fiscaux affirme qu’ «en tant que député du PQ, il faisait un travail très intéressant. On peut se demander s’il va pouvoir poursuivre ce travail dans la CAQ. Et il semble que non.»
La CAQ dit prendre ses distances par rapport à Charles Sirois, mais l’homme en question était au congrès de fondation de la Coalition avenir Québec, à Victoriaville en avril 2012.
Morale de l’histoire:l’argent aurait acheté François Rebello…Qui tenait la lia$$e?
Charles Sirois devant la CIBC en avril 2012.
Selon J.-F. Lisée, François Legault est allé dire à l’émission Le verdict, donc devant plus d’un million de personnes, que le revenu moyen des Québécois était de 46% plus bas que celui des Américains. Il s’agit d’un mensonge éhonté, un calcul basé sur le PIB qui ne tient compte d’aucun des éléments de la réalité économique de la quasi-totalité des Québécois… Lire la suite :: http://voir.ca/societe/2012/01/26/jean-francois-lisee-quand-la-droite-se-prend-une-droite/
Vous nous prenez pour des caves ?
La politique, c’est l’art de consulter les gens sur ce à quoi ils n’entendent rien, et de les empêcher de s’occuper de ce qui les regarde car les mensonges et la crédulité s’accouplent et engendrent l’opinion. – Paul Valéry
ATTENTION: LE GROUPE AVANT-GARDE A PUBLIÉ SON DOSSIER SUR L’HYDROGÈNE ET LA DÉPOSSESSION DES QUÉBÉCOIS.
ALERTE MÉDIAS : POUR DIFFUSION IMMÉDIATE EXCLUSIF!!! PARTAGEZ LARGEMENT. LES MOTIFS CACHÉS DES SURPLUS D’HYDRO-QUÉBEC : ENRICHIR DES INTÉRÊTS PRIVÉS GRÂCE À L’HYDROGÈNE
Par le Groupe Avant-Garde.
Montréal, Québec-Le Québec et sa principale ressource naturelle, l’hydroélectricité, sont la cible d’une vaste entreprise de collusion ultrasecrète visant à faire main-basse sur nos ressources énergétiques.
La manœuvre, en cours de réalisation depuis plusieurs années, a impliqué la construction de multiples barrages hydroélectriques sur nos grands cours d’eau, comme la rivière Romaine, mais aussi sur de modestes rivières comme, par exemple, la rivière Ouiatchouan, à Val-Jalbert. Elle a aussi compris l’implantation de gigantesques parcs à éolienne. Des barrages et des installations en apparence superflus en regard des énormes surplus énergétiques créés par Hydro-Québec. Des travaux financés par l’ensemble des contribuables québécois qui subissent des hausses récurrentes de leurs factures d’électricité, nous qui les voyons grimper bien au-delà du taux de l’inflation. Le tout tandis que, pendant ce temps, l’administration de la société d’État et ces surplus sont remis en question par tous les éditorialistes et autres fabricants d’opinion publique du Québec.
L’opération a pour but délibéré d’endetter, de dévaluer Hydro-Québec pour favoriser sa privatisation.
Cette entreprise, volontairement conçue pour spolier les Québécois, s’est opérée jusqu’à maintenant dans un silence complet grâce à la complicité des gouvernements qui se sont succédés à Québec depuis plusieurs années. Des gouvernements tous liés de près à Power Corporation comme il l’a été largement démontré. Une complicité partagée par les médias d’information, eux-mêmes contrôlés soit par les conglomérats impliqués dans cette entreprise de dépossession, soit par des gouvernements complices.
La manœuvre, en cours de réalisation, s’entoure ainsi d’un silence médiatique et étatique entier. Un couvre-feu complet assorti par une politique de diversion de l’opinion publique en nous orientant vers de faux débats de société. L’objectif : d’une part, chercher l’appui de la population pour privatiser Hydro-Québec et, d’autre part, détourner notre attention des véritables buts recherchés par ceux qui entendent prendre le pouvoir sur nos ressources énergétiques. Le but final: opérer la révolution de l’hydrogène comme nouveau et principal vecteur énergétique et s’accaparrer de cette ressource.
L’HYDROGÈNE : LE COMBUSTIBLE DE DEMAIN
Mais en fait, en matière d’hydrogène comme combustible, demain, c’est déjà aujourd’hui, c’était même avant-hier. Tous les grands constructeurs automobiles ont déjà présenté leurs moteurs à l’hydrogène.
Il n’y a rien de plus commun que l’hydrogène, élément le plus abondant de l’univers. On le trouve en grande quantité dans le Soleil et les étoiles, et sur Terre.
L’hydrogène est en voie de devenir dans un avenir très rapproché la forme d’énergie la plus recherchée et la plus utilisée au monde.
LE PÉTROLE DU FUTUR EST DANS L’EAU
Il est très simple, par électrolyse, de séparer la molécule d’eau pour en extraire l’hydrogène; un peu d’électricité fait l’affaire. Faites passer un volt et demi dans un peu d’eau, vous séparerez la molécule d’eau en ses deux composantes et en retirerez l’hydrogène. Faites transiter beaucoup d’électricité dans beaucoup d’eau, vous obtiendrez beaucoup de ce puissant combustible, déjà utilisé depuis longtemps par la NASA. C’est d’ailleurs de l’hydrogène fabriqué à Magog et à Bécancour qu’utilise l’agence américaine pour le lancement, notamment, de ses navettes spatiales. Depuis plus de quarante ans, l’emploi d’hydrogène est aussi privilégié par le programme aérospatial français ARIANE. L’hydrogène est aussi déjà utilisé, plus près de chez nous, dans nombre d’autobus de la Colombie-Britannique et par tous les équipements qui roulent à l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau de Montréal.
Des armées d’ingénieurs, des dizaines de groupes de recherche (une soixantaine de scientifiques seulement à l’Université du Québec à Trois-Rivières) et nombre de sociétés québécoises planchent en ce moment sur la phase finale de la transition de notre société vers l’hydrogène comme combustible tout azimut de demain. Il servira à l’électrification des transports, dans le chauffage des maisons, dans les véhicules de promenade, dans l’aéronautique, partout où des besoins énergétiques se feront sentir.
Hydro-Québec, notamment, possède tous les brevets nécessaires pour le stockage et le transport de l’hydrogène. Mais tous ces efforts, toutes ces données passent sous l’écran radar des médias sensés informer la population. Et nos gouvernements, à la solde de puissants conglomérats impliqués dans la révolution de l’hydrogène, gardent le silence le plus absolu sur ce qui nous attend car ils n’entendent pas en faire profiter les Québécois. Même si ce sont les contribuables qui paient en ce moment le prix fort pour la construction de barrages en apparence inutiles ou pour de l’électricité produite à des coûts faramineux par les parcs à éoliennes propriétés des sociétés liés à des groupes tels Power Corporation, EDF et TOTAL. Pas question de nous faire profiter des avantages financiers de cette révolution par l’hydrogène. Non, ce sera réservé à un petit groupe de puissants de ce monde. Car, finalement, mettez la main sur les surplus énergétiques du Québec et utilisez nos cours d’eau pour en soutirer l’hydrogène, et vous serez, demain, à la tête du plus puissant des empires, le plus riche, aux ramifications les plus étendues. Non, il est hors de question pour les conspirateurs que cette ressource aux possibilités infinies demeure la propriété des Québécois. D’où le silence total dont les gouvernements et les médias entourent cet enjeu.
COMME LE NEZ DANS UN VISAGE
Tous les plans sont là, accessibles dès lors que l’on fouille internet avec les mots-clefs appropriés. Et la vérité, pour peu qu’on la recherche dans la bonne direction, apparaît alors comme le nez dans un visage. Le Québec a été identifié par toutes les parties impliquées comme le producteur d’électricité privilégié pour la fabrication de l’hydrogène. Le port de Sept-Îles, ouvert à l’année longue, a été retenu pour le transport de l’hydrogène liquide qui sera embarqué à bord de barges reliées entre elles et tirées en convois vers, notamment, le port allemand de Hambourg par d’énormes cargos eux-mêmes propulsés à l’hydrogène.
C’est là, dans l’hydrogène, dans la mainmise sur nos ressources hydroélectriques que réside, d’une part, la logique de développement en apparence totalement irresponsable d’Hydro-Québec qui accumule des surplus énergétiques colossaux. Une logique qui, d’autre part, a besoin du secret le plus absolu puisqu’il s’agit, à terme, de déposséder les Québécois de leur principale richesse après leur avoir fait payer le prix fort pour son développement.
Tous les débats de société auxquels on assiste en ce moment au Québec, qu’il s’agisse de la souveraineté, de la charte des valeurs québécoises, des investissements de 115 millions de dollars par Québec dans la recherche de pétrole sur Anticosti, pour ne nommer que ceux-là, sont des leurres. Pendant que le focus est fait sur le présumé pétrole d’Anticosti, l’hydrogène est en train de nous glisser entre les doigts. L’avenir que l’on nous mijote n’a rien à voir avec ces enjeux qui sont, pour les membres les plus proches du pouvoir du gouvernement québécois, très secondaires. Dans la réalité, il s’agit de détourner l’attention des Québécois de la révolution énergétique qu’on leur prépare, et de dévaloriser au maximum, à leurs yeux, Hydro-Québec, de sorte que nous en venions à souhaiter sa privatisation. Une idée que partagent déjà bon nombre de payeurs de taxes. Voilà le but final de la mascarade en cours. Car, encore une fois, les groupes financiers impliqués veulent s’assurer de pouvoir préparer en toute tranquillité et à bas prix l’achat d’Hydro-Québec et de ses actifs et d’acquérir ainsi un pouvoir illimité sur cette ressource intarissable.
Power Corporation, notamment, est au cœur de cette entreprise occulte de dépossession du peuple québécois. Sa filiale TOTAL, impliquée entre autres dans l’exploitation des sables bitumineux en Alberta, le groupe AREVA qu’il contrôle et EDF dans laquelle Power a une forte participation planchent tous avec ardeur sur la filière hydrogène. On a même déjà élaboré les plans des futures stations-services qui fourniront le nouveau carburant aux voitures à l’hydrogène; Power veut s’assurer la plus large part possible de l’énorme puissance que l’on aura soutirée aux Québécois.
L’actuelle première ministre Pauline Marois a déjà, elle-même, déclaré, dès le 10 juin 2002, que « l’hydrogène est un secteur énergétique prioritaire pour le Québec. Il fait partie des créneaux que nous entendons développer. Le gouvernement vient d’ailleurs de contribuer à la création de E-H2, une nouvelle entreprise québécoise chargée de développer et de commercialiser les technologies du projet Euro-Québec Hydro-Hydrogène et autres technologies basées sur l’hydrogène. » Il faut croire qu’elle s’était alors échappée, car elle n’a plus jamais mentionné le mot « hydrogène » publiquement par la suite quand il s’est agi de débattre des enjeux énergétiques au Québec. Elle se sert maintenant d’Anticosti pour opérer une nouvelle diversion pour retenir l’attention des groupes environnementaux et du public québécois. Mais il est vrai que les liens qui rattachent Pauline Marois à la famille Desmarais et à Power Corporation ne sont plus à démontrer.
Apparemment, les plus puissants « tycoons » de notre société sont alliés dans cette méga-collusion de nature criminelle. Comment comprendre autrement l’implication de Pierre-Karl Péladeau à la présidence d’Hydro-Québec et en politique? Ou bien il est au courant de ce qu’on entend véritablement faire de nos ressources hydroélectriques et il n’en a pas parlé, ou bien la première ministre Marois le lui a caché, ce qui apparaît invraisemblable. Est-il permis de penser que monsieur Péladeau travaille aussi à aller se chercher sa part du pactole à venir?
CONCLUSION
Nous allons maintenant nous faire faire la passe à une échelle phénoménale, par la dépossession de notre principale ressource naturelle. À moins que nous nous réveillions enfin aux réalités qui nous entourent, l’intention qui a guidée ceux qui se sont impliqués depuis des mois dans la préparation du présent dossier. Notre souhait porte, en fait, sur la nationalisation de l’hydrogène pour payer la dette du Québec.
Vous trouverez dans les prochains jours, sur notre site, en annexes, tous les liens utiles pour la démonstration que nous effectuons, et davantage d’informations sur cette gigantesque et criminelle entreprise de collusion qui tente de nous dérober notre richesse collective.
Vidéos (mise à jour 18 mars 2014):
Sources: Le Groupe Avant-Garde,François Harvey ,Front Commun écologiste-Québec,Louis Robidoux
Saviez-vous que depuis 2009, le Dr Couillard est également membre du conseil consultatif international mis sur pied par le ministre de la santé d’Arabie Saoudite.Il reçoit donc un salaire d’un gouvernement étranger qui de surcroit ,est soupçonné de cautionner l’organisation terroriste d’Al Qaïda.Il est donc dangereusement en conflit d’intérêt.
« Yanai Elbaz : ex-directeur en gestion immobilière du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et ayant travaillé de près avec l’ex-patron déchu du CUSM, Arthur Porter – personnage trouble soupçonné d’être au centre d’une histoire de pots-de-vin de 22 millions de dollars qui auraient été versés par SNC-Lavalin pour obtenir le méga contrat de la construction du méga hôpital anglophone. Porter, entre autres nombreuses activités, avait également fondé une compagnie maintenant défunte avec l’ex-ministre libéral de la Santé Philippe Couillard. »
Rappelons que Arthur Porter a été arrêté en mai 2013, au Panama en vertu d’un mandat d’arrêt international. Il est accusé de corruption en lien avec la construction du CUSM.
Les divers liens d’Arthur Porter.
Couillard et Porter sont ou étaient membres du conseil privé de la REINE, du comité de surveillance du SCRC et du conseil d’administration d’une filiale d’un minière des diamants de sang et ont ainsi eu une compagnie ensemble jusqu’au 12 octobre 2012.
Les contacts d’Arthur Porter ont été utiles à la petite société minière canadienne Golden Valley. En 2009, le Dr Porter devient conseiller du président de la Sierra Leone, son pays natal. Or, en juin de la même année, il est nommé membre du conseil d’administration de Golden Valley et cette entreprise obtient un permis d’exploration sur un vaste territoire en Sierra Leone.
Golden Valley tente alors de découvrir de l’or et des diamants dans ce pays considéré comme étant parmi les plus pauvres et plus corrompus du monde. C’est Arthur Porter qui dirige l’entreprise de prospection là-bas, Calone Mining, à l’aide de son père (Arthur Porter Sr), entre autres.
En trois ans, Golden Valley a injecté plus de 900 000$ dans son aventure ouest-africaine, mais en juin 2012, l’entreprise a mis sa filiale en vente, car elle estimait que son investissement ne valait pratiquement plus rien.
Selon un rapport de l’ONU, au moins 40 % des guerres civiles de ces soixante dernières années sont liés aux ressources naturelles comme le bois, les diamants, l’or, les minéraux ou le pétrole.
> 2005: Arthur Porter est nommé par le ministre Philippe Couillard président du Réseau universitaire intégré de santé (RUIS)
> 3 septembre 2008: Arthur Porter est nommé membre du CSARS
> 28 mai 2009: Philippe Couillard est nommé au CA de la société minière Canadian Royalties. Arthur Porter est nommé au C.A. de la société minière Canadian Royalties
> 21 juin 2010: Philippe Couillard nommé membre du Conseil privé de la Reine
> 22 juin 2010: Philippe Couillard et Arthur Porter fondent Porter, Couillard et associés
> 23 juin 2010: Arthur Porter est nommé président du CSARS. Philippe Couillard est nommé membre du CSARS
> 10 novembre 2011: Arthur Porter démissionne du CSARS
> 1er octobre 2012: Philippe Couillard démissionne du CSARS
> 4 octobre 2012: Dissolution de la firme Porter, Couillard et associés »
Juste à temps pour entrer dans la course au leadership du PLQ ! Quelle coïncidence quand même !
Arthur Porter et Stephen Harper. Qui est le vrai chef de la gang?L’ex-patron déchu du CUSM en des temps plus heureux pour lui… mais annonciateurs de temps moins heureux pour les contribuables floués… Un des grands manipulateurs allégués de son temps, l’ex-patron déchu du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) – le dit nommé Arthur Porter -, fut mis en état d’arrestation.
Le 28 mai 2013,les journeaux du Québec tîtraient :Ça y est!C’est fait
Ça y est. C’est fait. Comme quoi, avec le retour tant attendu du soleil, vient aussi cette très bonne nouvelle.
Eh oui. Enfin.
C’est donc à distance, au Panama que l‘Unité permanente anti-corruption (UPAC), avec l’aide des autorités panaméennes, d’Interpol, de la GRC et de la SQ, in extremis,lui aura enfin mis le grappin dessus. Et ce, pour être soupçonné d’«avoir accepté des millions de dollars en pots-de-vin pour favoriser SNC-Lavalin dans la course au contrat de construction du mégahôpital» anglophone.
Alouette, mon beau trésor public, je te plumerai… Ça va, ça va, On commence à connaître le refrain…
Mieux encore, pour l’occasion, l’UPAC nous offre, à nous pauvres contribuables appauvris par tant de corruption et de collusion, un spécial «deux pour un», en attrapant du même coup de filet nulle autre que la conjointe de Porter.
Comme quoi, à cheval donné, on ne regarde pas la bride.
Les procédures d’extradition seraient donc elles-mêmes en voie de ramener éventuellement le couple au Québec.
Dans le cas de Porter, cette pieuvre politico-financière planétaire s’étant également concocté au Québec et au Canada une brochette de contacts et d’amitiés politiques aux ramifications spectaculaires -, la suite de cette histoire digne d’une mini-série risque de ne pas être sans intérêt non plus pour la commission Charbonneau… À suivre, en effet. Construction, allégations de corruption, collusion, favoritisme, trafic d’influence, fraude… Une rencontre parfaite, quoi, avec le mandat de la commission.
La présomption d’innocence est bien sûr ce qu’elle est, mais permettons-nous tout de même, pauvres contribuables, d’espérer que Porter, cette fois-ci, échappera quant à lui à l’infâme «culture d’impunité» sévissant depuis trop longtemps dès que les fonds publics prennent des airs séducteurs de jarre à biscuits.
Avec son présumé cancer avancé «auto-diagnostiqué», on finira bien aussi par savoir si en plus de son collier d’accusation digne des meilleurs experts ès manipulation, Porter ne serait pas aussi, ou non, un grand acteur.
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Sur la photo,ils sont tous honorables devant les armoiries du Canada.
Au-delà de l’arrestation de Porter, il faudra aussi se pencher, sérieusement, sur cette formule de partenariat public-privé (PPP) imposée aux projets des deux méga-hôpitaux de Montréal par le gouvernement Charest. Une formule qui, pas toujours, mais trop souvent, tend à ouvrir la porte à la corruption, la collusion, le copinage et des dépassements de coûts tout en limitant les pouvoirs d’encadrement et de surveillance des autorités publiques.
Lire d’ailleurs ici ce qu’en disait en 2010 le Vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, dans un rapport dévastateur. Eh oui, le même Renaud Lachance nommé depuis commissaire à cette même commission Charbonneau.
En février dernier, le ministre de la Santé, Réjean Hébert, déclarait ceci sur le sujet des PPP:
«Nous sommes pris avec des contrats pour de grands hôpitaux [le CHUM et le CUSUM, deux établissements universitaires sur l’île de Montréal] et cinq centres d’hébergement qui sont en PPP. Mais il n’y en aura pas d’autres».
Mais, dans les faits, le gouvernement est-il vraiment «pris avec» les contrats de PPP, ou existe-t-il, oui ou non, des clauses de retrait dans ces méga-contrats? Ce serait à voir.
Et parlant de PPP, de méga-contrats et de méga-hôpitau, grâce à une motion présentée par la CAQ et votée unanimement au parlement, le patron du CHUM, Christian Paire, devra quant à lui «expliquer» d’ici peu sa gestion devant la Commission de la Santé et des services sociaux de l’Assemblée nationale.
Qui sait? Une autre histoire à suivre. De près qui expliquera pourquoi les libéraux recrutent autant de « gros docteurs » en campagne électorale.
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La question à $1 million:
qui est vraiment le nouveau chef du PLQ ?
« Philippe Couillard est mon meilleur ami « . (Arthur Porter)
(Printemps 2013)
L’héritage de Philippe Couillard…la première bévue
La politique n’étant jamais à une ironie près, c’est aujourd’hui Philippe Couillard qui, comme nouveau chef du PLQ, hérite non seulement de cette «affaire» Lapointe, mais bien au-delà de celle-ci, des séquelles politiques du printemps dernier.
Je dis «ironie» parce que des trois candidats à la chefferie, il fut le seul à se montrer ouvertement critique de la gestion de la grève étudiante par Jean Charest, dont même la partie de sa «loi spéciale» visant à limiter le droit de manifester.
Ce qui explique peut-être en partie la sortie rapide de Philippe Couillard qui, dès après la parution de la lettre de Pierre Lapointe, se disait «désolé» de voir que l’usage de sa chanson au congrès ait «blessé» Pierre Lapointe. «À l’avenir», ajoutait-il, «si on voit que ça l’a dérangé, on demandera (l’autorisation de jouer ses chansons)»».
Impossible de même imaginer un Jean Charest faire la même chose…
C’est peut-être là, le premier exemple concret, depuis son élection à la tête du PLQ, duchangement de «ton» que dit vouloir apporter Philippe Couillard à la politique. La suite, tout au moins, saura le dire…
l a beau avoir été dans l’œil médiatique pendant cinq ans comme ministre de la Santé dans le gouvernement Charest (2003-2008), puis durant la dernière course au leadership du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard demeure pourtant un politicien discret, difficile à saisir, qui parle avec éloquence de ses théories et idées, mais peu de sa vie privée.
Ce pêcheur solitaire à l’humour grinçant n’est pourtant pas bâti sur le même moule que la plupart des chefs de parti. Une réalité qui recèle des avantages et des inconvénients.
Par exemple, il déteste la partisanerie et l’agressivité, au point d’avoir de la difficulté à lancer des attaques contre ses adversaires. C’est bien pour ceux qui veulent que la politique sorte des tranchées boueuses dans lesquelles elle semble s’être embourbées depuis quelques années, notamment lors de la période des questions à l’Assemblée nationale. Mais un chef doit aussi faire ressortir les faiblesses de l’autre camp et savoir attirer l’attention. Dans plusieurs cercles politiques, on estime que l’attaque est la meilleure défense. C’était le style de Jean Charest, notamment.
Pour Philippe Couillard, le défi sera de doser ses interventions. Tenter de respecter sa personnalité, sa volonté de limiter les attaques, sans avoir l’air mou ou sans conviction.
Dans tous les partis, la personnalité de l’homme derrière la façade du chef joue un grand rôle dans la manière d’amener son parti combattre au front.
C’est l’un des aspects de la plongée politique que vous offre le numéro de L’actualité qui arrive en kiosque cette semaine (vendredi 5 avril). Nous vous offrons les coulisses de la course au leadership de Philippe Couillard, et par le fait même, une fenêtre exceptionnelle sur la personnalité du nouveau chef du PLQ.
On vous raconte les hauts et les bas de cette course, tel que vécu par le noyau de l’équipe Couillard. La prise de décision de se lancer, la mise en place de son organisation, la bataille de terrain dans les circonscriptions, les attaques de Bachand et Moreau, sa relation avec Arthur Porter, les dessous du congrès de Verdun… le tout entrecoupé de sa vie personnelle, sa relation avec ses enfants, son séjour en Arabie Saoudite, etc.
Tout comme nous l’avions fait avec les dessous du lancement de la CAQ (avril 2012), le grand portrait préélectoral de Pauline Marois (août 2012) et la transformation de la politique canadienne par Jason Kenney (novembre 2012), L’actualité a suivi pendant des mois un politicien (ou un groupe dans le cas de la CAQ) pour en révéler la vraie substance.
Un accès hors norme, un investissement de temps important, et beaucoup d’espace pour raconter et décrire. Une façon journalistique de couvrir la politique autrement.
Dans le cas de Philippe Couillard, je me suis immiscé dans son entourage pendant presque six mois, assistant aux réunions confidentielles avec ses conseillers, à la préparation des débats, aux rencontres avec les militants en région et à l’arrière-scène du congrès de Verdun.
Avec une question en tête : peut-il guérir le plus vieux parti du Québec des maux qui l’affligent et déloger Pauline Marois du pouvoir?
À la lecture de ce texte de 16 pages, certains vont répondre oui, d’autres, non. Seul le temps dira qui a raison.
Quelqu’un quelque part va payer,si ce n’est pas le peuple québécois tout entier ,pour la négligence absurde de ne pas avoir envoyer ces odieux personnages en prison.Il es nécessaire que le Parti libéral du Québec,soit banni et ses dirigeants,incarcérés au plus vite.
Une chose est certaine, Couillard devra naviguer dans une mer agitée par les vagues de la commission Charbonneau et celles d’un gouvernement minoritaire, réformer un PLQ sclérosé, renouveler ses idées et tenter de redonner leur élan aux «rouges» dans un Québec francophone où le multipartisme prend racine et où les nouvelles générations font fi de l’histoire du parti.
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Voici un rapport effectué en 2013 sur Philippe Couillard
Voici le début du papier:
Le long tunnel de la mine du lac Herbin, près de Val-d’Or, s’arrête dans un amas de roches et de grillages, à 1 700 m sous terre. Des relevés sont en cours pour mesurer la concentration d’or, et Philippe Couillard écoute les explications du vice-président à l’exploitation de QMX Gold Corporation, Patrick Sévigny. Mais le candidat libéral est un peu distrait par la foreuse manuelle, quelques mètres plus loin.
Il s’approche de l’engin, dont la longue mèche est plantée dans la paroi du tunnel. « Est-ce que je peux essayer ? » Le front du mineur se plisse de doutes. « Allons, j’ai déjà percé des cerveaux, je devrais être capable de percer du minerai ! » lance Couillard dans un éclat de rire qui fait retrousser sa barbe grisonnante et sautiller ses lunettes de protection. Le jeune homme lui cède sa place. L’ancien ministre de la Santé s’amusera pendant une bonne minute.
De retour à la surface, Philippe Couillard poursuit la visite des installations, serrant des mains et distribuant les bonjours aux 130 employés de QMX. Lorsqu’il entre dans le garage des camions, un mécanicien moustachu d’une cinquantaine d’années, l’air espiègle, entonne « Libérez-nous des libéraux », du groupe Loco Locass.
« Je suis certain que vous vous ennuyez de nous ! » réplique Philippe Couillard, conscient qu’en ce 29 novembre 2012 les modifications aux redevances minières envisagées par le gouvernement Marois inquiètent les travailleurs de cette industrie cyclique, surtout ceux des petites sociétés minières aux faibles marges de profit, comme QMX.
Les hommes entourent le candidat pour une photo. « Je te veux à côté de moi ! » lance Couillard au chanteur moustachu, qui sourit en s’approchant.
Un rituel semblable se répétera pendant le périple de deux jours en Abitibi. À Amos, Philippe Couillard visite une scierie et l’usine d’eau Eska. À Malartic, un CLSC ainsi qu’un centre d’hébergement et de soins de longue durée. À Val-d’Or, un centre d’amitié autochtone. À Rouyn-Noranda, ce sont des entrevues télé et radio… Un rythme de campagne électorale, avec un horaire réglé à la minute, et ce, depuis l’annonce de sa candidature, le 3 octobre.
«Je réalise pour la première fois que je n’ai plus 20 ans », dit Philippe Couillard, attablé au restaurant en ce vendredi matin de novembre où le mercure a chuté à – 27 °C à Rouyn-Noranda. Le candidat libéral, 55 ans, vêtu d’un simple jean et d’un chandail de laine marron, a les traits tirés. « C’est l’exercice le plus exigeant de ma vie. Quand j’étais ministre ou chirurgien, je gérais mon temps. Là, c’est sept jours sur sept.»
Lorsque Jean Charest a perdu le pouvoir, le 4 septembre dernier, l’Ours Couillard n’a pas spontanément pensé à se lancer dans la course. Extraits :
Grand amateur de pêche, Couillard replace ses souvenirs en fonction des endroits où il a déjà taquiné le poisson. Ici, la truite avant un souper de financement ; là-bas, le brochet avec ses trois enfants… Et la pêche au saumon à la mouche, son sport de prédilection. « Ce n’est pas la prise du poisson qui est le plus important, dit-il. C’est le décor, la forêt. Et le haut niveau de difficulté. J’ai tendance à me désintéresser de quelque chose que je fais bien. Avec la pêche à la mouche, tu peux toujours t’améliorer. La perfection n’existe pas. »
Et il y a l’élégance, le style du pêcheur debout dans la rivière, sa canne à bout de bras, souple, qui fend l’air. Lorsque Philippe Couillard enseignait la neurochirurgie à l’Université de Sherbrooke, au tournant des années 2000, il comparait les opérations à une œuvre d’art. « L’élégance du geste est importante pour arriver aux résultats », disait-il à ses étudiants, souvent perplexes.
Rien d’étonnant à ce que la femme de Philippe Couillard, Suzanne Pilote, ait surnommé son homme «l’ours». Parce qu’il aime le poisson et la nature, mais aussi en raison de son allure — un peu rond, costaud, barbu — et de sa démarche lourde, qui balance de droite à gauche. Une image si forte que lorsqu’il était ministre de la Santé (2003-2008), les hauts fonctionnaires et les employés de son cabinet le surnommaient ainsi en son absence !
Le nouveau chef libéral a également le côté solitaire de l’animal. À l’Assemblée nationale, il ne fréquentait jamais le salon des députés. « La politique, ce n’est pas la place pour nouer des amitiés profondes. Il y a trop de gens avec des agendas différents qui se superposent », dit-il, faisant allusion à la compétition entre ministres, mais aussi entre députés, parfois du même parti.
Il dit « bien vivre » avec la solitude et ne pas entretenir un grand réseau d’amis. Un seul reçoit ses confidences et ses angoisses : le Dr Juan Roberto Iglesias, qu’il a rencontré lorsque les deux hommes enseignaient à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke et qui deviendra son sous-ministre de 2003 à 2006. « Il était déjà sur la courte liste pour devenir sous-ministre quand je suis arrivé en politique. Il m’a beaucoup aidé à faire la transition », dit Philippe Couillard. Les deux se parlent régulièrement et s’amusent à émailler leurs courriels de phrases en latin.
Le 4 septembre dernier, le jour des élections, l’ours Couillard pêchait le saumon dans la rivière Sainte-Anne, en Gaspésie, avec pour seule compagnie une radio portative posée sur la rive. C’est avec sa femme et un couple d’amis, dans un restaurant du coin qui diffusait les résultats, qu’il a appris la victoire du Parti québécois et la fin du règne de Jean Charest.
Le lendemain, il prend ses messages sur son BlackBerry. Plus de 150, allant tous dans le même sens : des libéraux souhaitent qu’il brigue la direction du parti. En privé, l’ancien ministre des Finances Michel Audet est l’un des premiers à insister — il deviendra d’ailleurs son conseiller économique durant la course.
Philippe Couillard hésite. Il n’est plus dans l’œil médiatique et ne s’en plaint pas. « J’étais heureux, tranquille et je gagnais bien ma vie », me dit-il.
Panamaa-Arthur Porter est mis en état d’arrestation le 28 mai 2013.
Sa première réunion de stratégie, avant son annonce officielle, a eu lieu dans ses bureaux du fonds d’investissement PCP.
Dans les jours qui suivent les élections du 4 septembre, Philippe Couillard continue à recevoir des appels l’incitant à revenir en politique. Sa réflexion s’intensifie. Il tient une première réunion dans son bureau de PCP, rue Sherbrooke, avec quelques personnes, dont certaines feront partie de sa garde rapprochée lors de la course : Christian Lessard, ancien directeur des communications de Jean Charest ; Philippe Dubuisson, ancien chef de cabinet de Monique Jérôme-Forget ; Jean-Pascal Bernier, ex-chef de cabinet de Michelle Courchesne ; et le député Sam Hamad.
L’attention médiatique augmente lorsque Radio-Canada révèle que Philippe Couillard pourrait se lancer dans la course. « Philippe a parfois l’air brouillon, mais dans sa tête, c’est loin d’être désordonné. C’est un gars méthodique. Il voulait d’abord s’assurer qu’il pouvait gagner », explique son directeur de campagne, Christian Lessard, vice-président du cabinet de relations publiques Tact Intelligence-conseil.
Les premiers appels de Philippe Couillard sont adressés aux 50 députés libéraux. « Si tu n’as pas le soutien de tes futurs collègues, c’est inutile. Je ne voulais pas être un outsider », dit-il. Quatorze vont l’appuyer, 13 soutiendront Pierre Moreau, et 10 Raymond Bachand. Les autres resteront neutres.
La personne la plus difficile à convaincre sera sa femme, Suzanne Pilote, graphiste à la retraite, qui partage sa vie depuis 2002. Le couple s’est connu lorsqu’elle a eu à représenter, pour une brochure de la Société de l’assurance automobile, un cerveau malmené par un accident. Suzanne n’a pas aimé le premier passage en politique : les horaires de fou, la pression sur le couple et la famille, les attaques personnelles… « Je m’en serais bien passée ! » me dit-elle dans les coulisses du débat des candidats, à Québec, à la fin janvier.
Philippe Couillard décrit les moments difficiles de son premier passage en politique comme autant de « petites blessures ». « Il faut une carapace épaisse. Je ne sais pas si j’ai la couenne assez dure », dit-il en forçant un sourire.
Mais pourquoi revient-il en politique? Extraits :
Il est aussi partenaire du Fonds d’investissement PCP, dans le domaine de la santé, depuis sa retraite de la politique, en 2008.
Ce passage rapide de ministre à partenaire de PCP avait fait grand bruit. Au moment de sa démission, le 25 juin 2008, Couillard affirmait ne pas avoir de nouvel emploi. Or, une enquête du Commissaire au lobbyisme du Québec a plus tard révélé qu’il avait conclu une entente avec les présidents de PCP le 17 mai 2008, plus d’un mois avant sa démission du Cabinet. Tout le printemps, il avait négocié les termes de son embauche, alors qu’il était ministre et déposait des projets de loi.
« C’était une erreur », me dit-il dans son bureau de campagne, un ancien cabinet d’architectes au troisième étage d’un grand édifice industriel du début du siècle, rue Brewster, dans le sud-ouest de Montréal. Il fait une longue pause, le regard perdu dans la magnifique vue du centre-ville. « J’ai souvent pensé que ma façon de m’en aller avait manqué d’élégance. J’aurais dû m’expliquer. Il n’y avait pas d’irrégularité, pas de conflit d’intérêts, parce que PCP ne fait pas affaire avec le gouvernement. Mais une part de moi veut réparer cette sortie. »
Une autre part de lui n’en a pas fini avec le service public. « Je ne prétends pas avoir la solution à tous les problèmes, mais je veux faire bouger les choses », dit Philippe Couillard.
Et il veut laisser une trace, lui qui aime tant l’histoire — à 12 ans, pour Noël, il demandait à ses parents des bouquins sur l’Antiquité. On peut déceler cette préoccupation dans le livre33 histoires vraies racontées par des médecins (Furger), publié en novembre dernier, dans lequel 23 médecins du Québec et d’ailleurs dévoilent des épisodes de leur vie professionnelle.
Dans le style d’humour abrasif qu’affectionne Philippe Couillard — il adore les Monty Python et RBO, notamment —, le chapitre qu’il a signé en juillet 2011 s’intitule « Le perroquet crucifié ». Il y raconte avec émotion comment le travail des infirmières lui a appris, quand il était jeune neurochirurgien, à célébrer la vie, pas seulement à défier la mort.
Il écrit que deux activités humaines permettent de « transcender la brièveté de l’existence » et d’atteindre « la grande immortalité » évoquée par Milan Kundera, l’un de ses écrivains préférés. Il y a la création artistique, « qui permet de toucher le cœur et l’esprit, au-delà du temps ». Et l’action politique, qui, « malgré ses travers et ses coups de pied, demeure la meilleure façon d’arrêter de pleurnicher dans les gradins et de descendre faire un passage sur le terrain où une société essaie de devenir meilleure. De déposer sa petite brique dans une construction sans fin. »
Un passage qui résume bien l’homme, à mon sens, est celui qui a trait à son intérêt pour les guillotines et les bourreaux! Rien de moins. Ce type de curiosité, très philosophique, habite Philippe Couillard depuis sa jeunesse.
Extraits :
Le dimanche 20 janvier, les équipes se déplacent à Québec pour le deuxième débat. Dans une petite salle aux murs blancs du cégep Limoilou, la femme de Couillard s’approche et replace sa cravate. « Ton nœud est croche, pépé », dit-elle de sa voix aiguë, avant de s’assurer qu’il n’a pas taché sa chemise blanche en mangeant son sandwich du midi.
Philippe Couillard a mis l’une de ses cravates favorites : bleue ornée de petites abeilles jaunes, l’emblème de l’Empire français sous Napoléon Bonaparte, au début du XIXe siècle. « Il fut un temps où je collectionnais tous les livres de cette époque. C’est un personnage hors norme », dit-il. Tout comme le chirurgien en chef de la Grande Armée de Napoléon, le baron Dominique Larrey, « qui a beaucoup fait progresser la chirurgie » et dont Philippe Couillard a dévoré les Mémoires.
Un autre pan de l’histoire française n’a plus de secret pour lui : celui des bourreaux et des guillotines. Un peu macabre, lui dis-je. Il réplique que ce sont les contradictions de l’humain qui l’intéressent. « Une société qui codifie la mise à mort, qui l’inflige à ses citoyens, mais qui ostracise ceux qui exécutent cette tâche, c’est un phénomène intéressant », dit-il.
De la guillotine, Couillard deviendra un spécialiste un peu par hasard, lors de son passage de quatre ans en Arabie saoudite, de 1992 à 1996.
Il est alors neurochirurgien à Dharhan, dans l’est du pays, dans un centre médical mis sur pied par l’entreprise pétrolière Aramco, qui compte 55 000 employés en Arabie saoudite. Dans ses temps libres, Philippe Couillard participe à un club d’histoire. Ils sont six membres et font des exposés à tour de rôle. Celui de Couillard sur la guillotine — une machine née dans l’esprit d’un médecin, le député français Joseph Ignace Guillotin, vers 1790 — surprend par ses nombreux détails. L’appel d’offres (eh oui !) pour construire la première machine n’a pas été remporté par le plus bas soumissionnaire, mais par le deuxième. « Est-ce qu’il y avait de la corruption, je ne sais pas ! » blague Couillard aujourd’hui.
Enthousiaste, le président du club d’histoire, un Américain, parle de cet exposé à des amis de la base militaire de son pays, tout près. Deux semaines plus tard, Philippe Couillard faisait part de ses découvertes à 200 soldats américains, membres du corps des ingénieurs, postés en Arabie saoudite !
« C’était inusité », lâche-t-il en entrevue, un peu mal à l’aise. « L’Arabie saoudite a encore la peine de mort. »
L’animosité dans entre Raymond Bachand et Philippe Couillard a transpiré de cette course. Le texte l’aborde.
Extraits :
La préparation des débats des 26 et 27 janvier, en anglais à Montréal, puis sur la santé à Gatineau, bat son plein. Guillaume Demers, responsable des médias sociaux, qui transcrit les idées sur un ordinateur portable, peine à déchiffrer l’écriture en pattes de mouche de l’ancien médecin. Pendant plusieurs heures, il est question de langue, de Constitution, d’économie, d’éducation, de qualité et de financement des soins de santé, d’aide aux aînés…
Ses conseillers exigent de Couillard des exemples concrets pour illustrer ses idées, souvent très théoriques. « Les gens veulent voir un Couillard humain, qui les comprend, pas seulement un gestionnaire », dit Isabelle Migneault.
Couillard se laisse tomber sur une chaise près du tableau. « Moreau va sûrement nous sortir encore quelque chose pour attirer l’attention. Il l’a fait dans les premiers débats avec l’abolition des cégeps et une commission permanente contre la corruption. Il faudra être prêts », prévient-il.
L’équipe ne prépare aucune attaque contre Raymond Bachand et Pierre Moreau, même si leurs points faibles ont été consignés dans un document dès le début de la course. « On a fait nos devoirs, mais ce rapport ne servira pas. Le patron ne veut pas », dit Harold Fortin. Le passage de Raymond Bachand à la tête du Fonds de solidarité de la FTQ, de 1997 à 2001, au moment où l’entrepreneur Tony Accurso faisait la pluie et le beau temps dans le milieu de la construction — et était un partenaire important du Fonds —, en fait partie.
Aucune défense particulière n’est préparée contre des attaques sur les liens de Philippe Couillard avec Arthur Porter.
Le samedi 26 janvier, 45 minutes après le début du débat en anglais, à l’Université Concordia, Raymond Bachand dégaine. Philippe Couillard vient d’affirmer que la commission Charbonneau aurait dû être mise sur pied plus rapidement. L’ancien ministre des Finances lance : « Pendant que Pierre et moi combattions la corruption, tu faisais des affaires avec Arthur Porter ! »
Dans l’auditorium, des murmures et quelques huées se font entendre. Les conseillers de Couillard s’envoient des textos, dans lesquels dominent les jurons. Sur scène, Philippe Couillard encaisse. « Je ne vais pas utiliser une basse tactique comme tu viens de le faire. Je peux faire de la culpabilité par association, moi aussi », dit-il avec calme. Il regarde Raymond Bachand et fait une pause de trois secondes qui paraît une éternité. « Mais je ne vais pas le faire. C’est ridicule et non productif. »
Sur les réseaux sociaux, les amateurs de politique s’enflamment. Des sympathisants de la CAQ et du PQ s’en donnent à cœur joie, convaincus d’avoir trouvé la faille dans l’armure du meneur. Des journalistes avancent que les adversaires du PLQ ont certainement isolé ce passage pour le ressortir en campagne électorale…
Après le débat, Philippe Couillard offre aux journalistes l’une de ces réponses dont il a le secret, plus proches de la philosophie que de la politique : « On fait des choix dans la vie. J’essaie que dans mon cœur ne viennent jamais la haine et la rancune. »
Raymond Bachand explique qu’il a été « piqué » par Philippe Couillard sur le bilan du gouvernement Charest en matière de corruption et qu’il a lancé son attaque instinctivement. « J’ai des émotions », dit-il aux médias.
Dans le camp Couillard, on ne croit pas à la thèse de l’improvisation. Dans les jours suivants, Raymond Bachand poursuit l’offensive dans les quotidiens et à la radio, ce qui confirme la stratégie délibérée. À La Presse, il en rajoute : « Vous ne vous associez pas à quelqu’un pour partir une compagnie si vous ne le connaissez pas. »
Philippe Couillard est sur la défensive. Il explique qu’Arthur Porter a été nommé par le conseil d’administration du CUSM en 2004 — et non par lui ou son gouvernement. Il ajoute que le contrat de construction du nouveau CUSM, accordé à SNC-Lavalin (et pour lequel l’Unité permanente anticorruption a lancé un mandat d’arrêt contre Arthur Porter et quatre autres personnes soupçonnées d’avoir touché des pots-de-vin de 22,5 millions de dollars), l’a été en 2010, « deux ans après mon départ de la politique ! »
En privé, l’homme semble plus blessé que fâché par ces attaques. « Raymond et Pierre me connaissent, ils savent que je n’ai rien à me reprocher, mais ils le font quand même. » L’ancien ministre déplore ce qu’il juge comme une « réécriture de l’histoire ».
Dernier avant-goût du texte (il y a encore beaucoup à découvrir, mais ce billet de blogue commence à devenir franchement interminable, alors… )
Sur les coulisses du congrès de Verdun, où Philippe Couillard l’a emporté.
Extraits :
Une semaine auparavant, afin de veiller à ce qu’aucun détail ne soit négligé, l’organisation a mis en place le « comité Saint-Patrick » — le vote ayant lieu le jour de la fête des Irlandais —, constitué des plus hauts dirigeants de la campagne. « On a fait élire des délégués, maintenant il faut s’assurer qu’ils votent », dit Serge Rémillard.
Pour y parvenir, l’équipe Couillard va dorloter ses militants grâce à un trésor de guerre bien garni : elle a amassé 439 000 dollars (contre 351 000 dollars pour Bachand et 176 000 pour Moreau).
Lorsqu’ils ouvrent la télé de leur chambre d’hôtel, les délégués pro-Couillard sont accueillis par une vidéo de bienvenue enregistrée par leur candidat dans les deux langues. Le dimanche matin à 5 h, un petit journal de quatre pages, le Couillard Express, est distribué sous chaque porte : il contient un résumé de l’hommage à Jean Charest rendu la veille, un rappel des idées de Philippe Couillard et un appel au vote. Couillard sera aussi le seul à offrir des navettes jusqu’à l’auditorium, situé à sept stations de métro de là.
Et il sera le seul candidat à avoir ce que le comité Saint-Patrick a surnommé l’« arme secrète » : un logiciel conçu expressément pour le congrès, qui permettra aux organisateurs de suivre à la trace le vote de leurs délégués.
[…]
Sa mère, Hélène, 81 ans, est assise à côté de moi sur un des petits bancs rouges. « S’il gagne, je serai contente pour lui. S’il perd, il aura plus de temps avec Suzanne et les enfants », dit-elle, sourire en coin. Puis, elle se fait plus grave, ajoutant qu’un revers serait probablement difficile à avaler pour son fils. « Il n’a jamais connu l’échec. S’il tombe, ça va faire plus mal. »
L’ambiance n’est toutefois pas à la défaite. Philippe Couillard récite des phrases du groupe satirique anglais Monty Python avec sa fille, Myriam. Il jette un coup d’œil à son discours de victoire, corrige quelques mots. Stéphane Billette, assis dans un coin, suit les résultats du vote, qui prennent la forme de plusieurs graphiques sur son cellulaire. « Tout va bien, nos impressions se confirment », dit-il. Deux semaines avant le congrès, l’équipe Couillard avait senti un déplacement des appuis de Raymond Bachand vers leur camp et celui de Pierre Moreau.
Vers 13 h 30, lorsque Philippe Couillard retourne dans l’estrade réservée à ses partisans pour attendre les résultats officiels, il sait que la victoire est dans la poche. Le logiciel indique 58 % au compteur. Son équipe et lui dansent au son de la musique pop américaine qui résonne dans l’auditorium, digne des entractes des parties du Canadien. Une heure plus tard, le parti annonce que les 2 377 délégués qui ont exercé leur droit de vote ont choisi Couillard à 58,5 %, Moreau à 22 % et Bachand à 19,5 %.
La stratégie de deuxième tour, soigneusement élaborée quelques jours avant le congrès, prévoyait le ralliement de sept députés des autres camps et un jumelage des indécis avec un délégué de l’équipe Couillard chargé de les convaincre. Elle ne servira pas.
Une fois Couillard de retour dans le vestiaire après l’allocution de victoire, le président du Fonds PCP, Sheldon Elman, qui a été son patron pendant quatre ans, se fraie un chemin pour le féliciter.
Simon tape sur l’épaule de son père. « Comment on se sent ? » demande-t-il. « C’est un peu irréel encore. Disons que les deux gardes du corps aident à rendre ça concret ! » répond-il en désignant les deux costauds de la Sûreté du Québec qui montent maintenant la garde devant le vestiaire no 3.
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Philippe Couillard au
CSARS: «Il n’y a
absolument aucun
hasard»
Philippe Couillard .
Philippe Couillard estime peu probable qu’Arthur Porter, son ami et associé d’affaires, l’ait fait nommer en 2010 au Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité (CSARS). Or, l’arrivée du candidat à la direction du Parti libéral du Québec (PLQ) dans cet organisme – qui est censé être neutre, représentatif politiquement et ne compter que de trois à cinq membres au maximum – n’aurait rien du hasard, selon plusieurs interlocuteurs du milieu de la sécurité nationale.
En juin 2010, lorsque Philippe Couillard a été nommé membre du CSARS, son associé de l’époque, Arthur Porter (nommé en 2008), venait d’accéder à la présidence de l’organisme. Celui-ci ne comptait que trois autres membres: l’ex-ministre libéral du Nouveau-Brunswick Denis Losier, nommé en 2008, l’Ontarienne Frances Lankin, nommée en 2009, et Carol Skelton, ex-ministre conservatrice nommée en 2010.
En entrevue à La Presse l’automne dernier, Philippe Couillard avait estimé peu probable qu’Arthur Porter ait quoi que ce soit à voir avec sa nomination au CSARS. «Ce sont des nominations du Conseil privé», a-t-il souligné.
Or tout ceci survenait dans un contexte où ces deux «amis» lançaient en parallèle leur entreprise de conseil, en plus de siéger au conseil d’administration d’une société minière.
«Deux amis et associés venant de la même province dans ce petit comité? Il n’y a absolument aucun hasard.» Michel Juneau-Katsuya, ex-agent et cadre au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), qui a suivi attentivement la création et l’évolution du CSARS, est formel: Philippe Couillard a «forcément» été nommé au CSARS grâce à Arthur Porter, même si c’est le premier ministre qui décide, après consultation avec les partis qui ont au moins 12 députés en chambre.
Il dénonce d’ailleurs la dérive du CSARS, qui serait devenu au fil du temps, et surtout sous les conservateurs, un lieu de «patronage».
«La politique et l’envie de récompenser des amis ont pris le dessus sur la raison et la sécurité nationale», ajoute un expert bien informé du monde du renseignement, qui ne croit pas non plus au hasard. «Il n’y a aucune logique dans ces nominations, c’est un peu honteux», tranche-t-il.
Cette entrée est aussi survenue au milieu d’une série de nominations croisées et d’associations, rapprochées dans le temps, entre Couillard et Porter (voir infographie).
«On a perdu l’esprit originel du CSARS, on a perdu sa neutralité. Le chien de garde est devenu un chien de poche. On traite la sécurité nationale comme une business pour les amis», s’insurge Michel Juneau-Katsuya.
Cette semaine, Philippe Couillard n’a pas voulu répondre aux questions de La Presse. Mais son attaché de presse a répété qu’il avait seulement répondu à l’appel lorsque le bureau du premier ministre l’a sollicité pour sa compétence.
Dimitri Soudas, alors lieutenant de Stephen Harper pour le Québec, n’a pas rappelé La Presse. De son côté, le bureau de Stephen Harper a refusé de dire qui a suggéré la nomination de Philippe Couillard.
«Gaffes monumentales»
Michel Juneau-Katsuya rappelle que le CSARS a été créé en 1984 (ainsi que le SCRS) sur recommandation des commissions Mackenzie et McDonald «à cause des activités répréhensibles» du service de renseignement de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), et que cette même entité avait été utilisée par le gouvernement Trudeau à des fins «partisanes».
En plus de surveiller les activités du SCRS, le CSARS doit donc être politiquement neutre. En théorie, la seule condition pour y siéger, en plus de subir une enquête de sécurité, est d’être membre du Conseil privé de la reine.
Michel Juneau-Katsuya considère aussi que les nominations au CSARS d’Arthur Porter, représentant de la Sierra Leone et proche d’Ari Ben Menashe, marchand d’armes ayant des accointances avec les services secrets israéliens, et de Philippe Couillard, qui travaillait alors pour le gouvernement de l’Arabie saoudite, sont des «dérogations à la sécurité nationale, des gaffes monumentales comme l’a été le cas de Maxime Bernier» (qui avait laissé traîner des documents secrets).
Gilles Duceppe a déjà qualifié d’«imprudente» la nomination de M. Porter et s’y est opposé à l’époque.
Même si le «vrai» travail est fait par des recherchistes avec cote de sécurité maximale, les membres du CSARS ont accès en tout temps aux dossiers secrets à leur demande, s’inquiète-t-on dans le monde du renseignement. Ils visitent aussi les bureaux du SCRS.
Dans un courriel adressé à La Presse, le bureau du premier ministre Harper écrit que les normes de vérification de sécurité pour les «candidats à certaines charges publiques», sans préciser si cela concerne le CSARS, sont quadruples depuis 2010: vérification du casier judiciaire menée par la GRC, évaluation de sécurité réalisée par le SCRS, vérification faite par l’Agence du revenu du Canada et le Bureau du surintendant des faillites.
«Durant la vérification de ses antécédents et l’enquête de sécurité, il a été déterminé» que le poste occupé par Philippe Couillard en Arabie saoudite «ne constituait pas un conflit d’intérêts» puisqu’il était «lié à la santé et non aux enjeux de sécurité», dit le bureau de Stephen Harper à La Presse.
Au sujet d’Arthur Porter, le bureau du premier ministre répète encore une fois que ni le Parti libéral du Canada ni le Nouveau Parti démocratique ne s’étaient opposés à sa nomination.
Lors de son entretien avec La Presse aux Bahamas, Arthur Porter a affirmé qu’il ne savait même pas comment il s’était retrouvé dans la liste des candidats pour le CSARS. «Il y a d’autres personnes à qui vous devriez poser la question pour savoir comment on peut se retrouver sur ces listes», a-t-il dit.
Un ex-haut responsable des services secrets français a aussi fait part à La Presse de sa stupéfaction de voir des personnes liées à des États étrangers, en particulier l’Arabie saoudite – montrée du doigt pour son financement de la mouvance islamiste radicale -, obtenir un tel poste permettant l’accès aux plus grands secrets du Canada. «Vous plaisantez?», s’est-il exclamé.
L’histoire du CHUM
Le consortium CHUM Collectif, qui a finalement été retenu pour construire le CHUM, est formé de firmes étrangères Illustrations fournies par le CHUM incluant Innisfree Limited (Grande-Bretagne), Dalkia Canada (France) et Obrascon Huarte Lain (Espagne).
Octobre 2000
La ministre de la Santé de l’époque, Pauline Marois, annonce la construction de deux hôpitaux universitaires: le CHUM, au 6000, rue Saint-Denis, et le CUSM, sur le terrain de la gare de triage Glen.
Avril 2006
Après plusieurs revirements, le gouvernement annonce que le CHUM sera construit au centre-ville, en PPP (1,1 milliard). Ce mode de construction est aussi choisi pour le Centre de recherche du CHUM (CRCHUM, 320 millions).
Mai 2008
Lancement des appels de propositions pour la construction du CRCHUM en PPP.
Mars 2009
Lancement des appels de propositions pour la construction du CHUM en PPP.
Avril 2009
Le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, déclare que les coûts de construction des hôpitaux universitaires en PPP pourraient s’élever à 5,2 milliards plutôt qu’à 3,2 milliards. Monique Jérôme-Forget, présidente du Conseil du Trésor et grande partisane des PPP, quitte ses fonctions.
Juin 2009
L’Ordre des ingénieurs et l’Ordre des architectes du Québec déclarent que le PPP est un mode de réalisation inadéquat pour des projets complexes comme des hôpitaux universitaires. Le président de l’Agence des PPP, Pierre Lefebvre, démissionne.
Octobre 2009
Dépôt à Québec du projet de loi pour abolir l’Agence des PPP et créer Infrastructures Québec.
Novembre 2009
Un rapport de M. Lachance révèle que les analyses de l’Agence des PPP selon lesquelles la construction des CHU en PPP est préférable au mode traditionnel sont erronées. M. Lachance qualifie ces études d’«incomplètes» et de «peu fiables». Au même moment, le gouvernement revoit le mode de financement des projets de CHU en PPP. Alors que le privé devait au départ supporter 100% du financement, Québec accepte de payer à l’avance 45% du coût total, assumant ainsi une portion non négligeable des risques.
Janvier 2010
À la demande des consortiums soumissionnaires dans le projet du CRCHUM, le gouvernement augmente les limites budgétaires du projet à 470 millions. La même situation se produit au CUSM, dont les coûts sont portés à 1,343 milliard.
Mars 2010
Un des deux consortiums soumissionnaires dans le projet du CRCHUM se retire. Le manque de concurrence qui en découle est décrié. Quelques jours plus tard, le lancement de la construction du CRCHUM est annoncé. Le seul consortium restant remporte le contrat, et la construction du CRCHUM commence.
Décembre 2010
Québec annonce que, selon les experts, le PPP est préférable au mode traditionnel pour la construction du CHUM et permettrait même d’économiser 302 millions. Le gouvernement accepte de hausser les coûts de construction du CHUM, qui s’élèvent à ce jour à 2,089 milliards.
Février 2011
On apprend que l’autre consortium en lice, Accès Santé CHUM, a été écarté en raison de son montage financier qui ne respecterait pas le plafond fixé à 2,089 milliards. CHUM Collectif décroche le contrat. À Québec, le PQ flaire de la collusion. Mais il faudra attendre un rapport du vérificateur, en juin 2011, pour connaître les détails.
Dans le dossier du CHUM, le premier ministre Jean Charest ne pouvait pas encadrer et contenir la force et la puissance du ministre de la Santé d’alors, Philippe Couillard, appuyé de son ministère. Le ministre Couillard avait fait le plein des solidarités qu’il pouvait mobiliser au sein d’autres ministères et instances de la machine étatique et bureaucratique du gouvernement du Québec.
C’est sur un fond de tensions et de dissensions au niveau du pouvoir politique exécutif que se déploya la controverse publique portant sur cette décision majeure pour la collectivité: le choix du site du CHUM.
La controverse était importante, certes, et somme toute singulièrement atypique. Comme toutes les autres controverses, elle fut d’abord intense et mobilisa particulièrement plusieurs forces et groupes de la grande communauté montréalaise, qu’une profonde fracture séparait, quand cette division n’allait pas jusqu’à traverser un même milieu de cette communauté. Et l’un et l’autre camp s’adressaient, comme c’est le cas dans les controverses publiques classiques, au pouvoir politique exécutif pour que ce dernier tranche leurs différends et désaccords. Chaque camp croyait en toute bonne foi et en toute rationalité détenir la meilleure option, tout en rejetant ce que l’autre camp mettait de l’avant.
Mais cette image d’une sérieuse controverse est tronquée si l’on n’y ajoute pas ce qui la distingue. Cette controverse publique fut atypique en ce que les camps opposés s’adressaient à un pouvoir politique exécutif qui n’était pas complètement extérieur à eux, à leur logique et à leurs stratégies d’action, et qui était de surcroît, dans les circonstances, ni unifié ni solidaire dans l’exercice de la gouvernance politique.
Par ses propres tensions et dissensions internes, le pouvoir politique de l’époque affrontait fortement divisé l’importante prise de décision publique qu’il s’apprêtait à faire.
Dans le camp des artisans du projet de technopole sise à la gare d’Outremont, l’allié était, on le sait, le principal acteur du pouvoir politique exécutif du moment: le premier ministre lui-même. Mais dans la conjoncture politique de l’époque, la popularité du premier ministre et de son gouvernement ne lui donnait pratiquement aucune marge de manoeuvre. Fréquemment pris personnellement à partie dans les dossiers politiques de l’heure que traitait l’équipe gouvernementale, et fortement embarrassé par la querelle relative aux subventions majorées potentiellement accordées aux écoles juives qui faisait soudainement surface dans l’actualité, le premier ministre n’avait ni la force ni la légitimité voulues pour amener le ministre de la Santé à pencher vers les choix qu’il estimait être ceux que devait faire le gouvernement du Québec. Et même s’il caressait alors, selon des sources fiables, le projet d’écarter de son cabinet un ministre de la Santé auquel il s’opposait sur cette question, le premier ministre n’avait pas l’autorité requise à ce moment pour poser un tel geste.
Le premier ministre ne pouvait donc pas encadrer et contenir la force et la puissance du ministre de la Santé appuyé de son ministère. Le ministre Couillard avait fait le plein des solidarités qu’il pouvait mobiliser au sein d’autres ministères et instances de la machine étatique et bureaucratique du gouvernement du Québec. Qui plus est, il était, on ne sait trop pourquoi, un adversaire acharné du projet d’une technopole de la santé et du savoir située sur le site Outremont.
Au sein du pouvoir politique exécutif, le ministre de la Santé et son entourage étaient donc les puissants alliés du camp favorisant le projet du 1000 Saint-Denis. On ne peut comprendre comment la controverse a évolué si on néglige les interventions et l’influence du ministre de la Santé lui-même, de son ministère, extrêmement interventionniste dans le quotidien et les menus détails de ce dossier, et de leurs alliés clés, en fait leurs subordonnés, les instances de gouvernance et de direction du CHUM.
L’Université de Montréal, à mesure que la controverse publique prenait de l’importance, était de plus en plus déconcertée. Elle n’avait pas prévu son déroulement, son ampleur et sa singularité. L’Université continuait à mener un débat d’idées et de concepts dans un monde où la rationalité lui semblait, en toute logique, devoir ultimement triompher. Mais, sur le terrain des médias, de l’opinion publique et des prises de position qui occupaient la sphère publique, la préférence était nettement accordée aux images porteuses, aux symboles, aux déclarations-chocs qui visent à atteindre l’émotion et la sensibilité. Bref, on penchait pour tout ce qui nourrit plus facilement les motivations idéologiques que les raisonnements sophistiqués et bien documentés.
L’Université était appelée à exceller dans un monde qui n’était pas le sien, et il est clair qu’elle n’y faisait pas bonne figure. Elle ne parvenait pas à maîtriser suffisamment cet univers pour y faire valoir son point de vue avec l’efficacité et la crédibilité voulues
Une victoire politique à court terme
Cette victoire de Philippe Couillard et de ses hauts fonctionnaires ne conduisit pas seulement au gâchis que nous avons décrit. Elle tua aussi une occasion unique de donner à la population montréalaise et québécoise un établissement hospitalier mettant à profit, pour ses missions de soins et de formation, la présence sur son site des facultés des sciences de la santé de l’Université de Montréal. Elle priva aussi la plus grande université québécoise et la société qu’elle dessert d’une technopole de la santé et du savoir de calibre international.
Tous les ingrédients étaient là pour faire de ce projet un succès. Les médecins et les chercheurs y adhéraient avec enthousiasme. Toutes les instances de l’Université de Montréal l’appuyaient avec une unanimité jamais vue. Les facultés de la santé de l’Université avaient toutes été intimement impliquées dans l’élaboration de ce projet. Les secteurs pharmaceutique et biotechnologique montréalais le voyaient comme un catalyseur des développements présents et futurs.
Les promoteurs de «Montréal, ville de savoir» ne pouvaient que rêver de ce développement majeur. Le milieu des affaires, sur lequel on comptait pour une partie importante du financement, avait déjà donné son adhésion publiquement.
Tout cela dans un contexte où l’on pouvait donner aux malades exigeant des soins hautement spécialisés, propres aux hôpitaux universitaires, une qualité de soins de calibre international. Les bureaucrates de Québec et le ministre Couillard ne pouvaient accepter que l’Université de Montréal soit l’initiatrice de ce grand projet. Comme ce fut le cas pour les quatre autres projets d’hôpital universitaire qui avaient été conçus au cours des dernières décennies par ce grand établissement francophone, Québec refusa le projet de technopole de la santé et du savoir qu’il avait mis de l’avant.
On constate présentement une très grande morosité au sein des médecins et des chercheurs du CHUM. Une infime minorité d’entre eux s’intéresse encore au projet en cours. Il ne semble pas facile non plus de mobiliser les forces vives de l’Université de Montréal autour d’un projet qu’on lui a imposé au détriment du sien. Le milieu des affaires semble peu enthousiaste et, malgré les interventions répétées de Philippe Couillard du temps où il était encore ministre, la Fondation du CHUM n’est toujours pas arrivée à convaincre un poids lourd du milieu des affaires de prendre la présidence d’une grande campagne de financement. On est bien loin de la prévision de Philippe Couillard selon laquelle tous se rallieraient à sa décision lorsqu’ils comprendraient qu’elle est définitive.
En somme, les fruits d’une victoire politique à court terme sont de plus en plus amers, et ils ne seront jamais mangés par ceux qui les ont engendrés.
* M. Lacroix a été recteur de l’Université de Montréal de 1998 à 2005. M. Maheu a représenté l’UdeM au conseil d’administration du CHUM. Ce texte est extrait du livre «Le CHUM: Une tragédie québécoise», publié par les Éditions du Boréal. L’ouvrage sera en librairie la semaine prochaine.
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Le PLQ, «une machine à
ramasser de l’argent»,
selon son ex-président
Jean charest,celui qui a amélioré l’érection de la corruption et de la collusion ,en système de gérance de l’État.
(18 novembre 2010)
La pétition réclamant la démission de Jean Charest a atteint les 167 000 signatures au moment d’écrire ces lignes.
Québec — Il faut une enquête publique sur la construction, «on est rendus là», a confié au Devoir l’ancien député libéral d’Orford de 1989 à 2003, Robert Benoît, qui a aussi été président du PLQ, un parti devenu selon lui une «machine à ramasser de l’argent».
«Quand 100 % des gens demandent quelque chose dans une société, incluant la police, c’est parce qu’on est rendus là», a-t-il soutenu. M. Benoît, 66 ans, actuellement conseiller municipal à Austin, en Estrie, dit ne pas être surpris que le «niveau de frustration monte» et qu’il s’exprime en masse dans une pétition réclamant la démission de Jean Charest (qui a atteint les 167 000 signatures au moment d’écrire ces lignes). De plus, l’ancien député trouve «absolument aberrant» que personne n’ait appuyé la proposition du militant libéral Martin Drapeau la fin de semaine dernière, au conseil général du PLQ à Lévis. M. Drapeau a proposé aux quelque 500 militants libéraux présents une résolution réclamant le déclenchement d’une enquête publique sur le secteur de la construction et des contrats publics. Elle n’a pas été discutée faute de coproposeur.
Dans une formation politique, on «devrait être capable de discuter, de partager des idées, d’essayer de les faire évoluer et ce n’est pas du tout ce qui se passe en ce moment [au PLQ]. C’est devenu une machine à ramasser de l’argent. Ça, j’ai de la misère avec ça», a-t-il déploré. Un parti politique, selon lui, devrait plutôt être une «machine à développer des idées, à penser, à regarder par en avant. […] Et ensuite, tu ramasses de l’argent et tu gagnes l’élection».
Au sujet de l’enquête publique elle-même, M. Benoît dit avoir eu «ses réticences» pendant longtemps. Il estimait dans un premier temps que Jean Charest faisait bien de regarder au-delà des sondages et «d’assumer ses responsabilités». Plus que la volte-face de la FTQ, ce sont les appuis, venus de policiers, à la tenue d’une commission qui l’ont fait changer d’avis. D’abord le syndicat de la SQ et son président, Jean-Guy Dagenais, mais surtout l’inspecteur Denis Morin, de l’escouade Marteau, qui a affirmé la semaine dernière, à l’émission Mongrain, qu’une enquête publique ne nuirait pas à son travail. D’autres policiers ont aussi affirmé qu’une commission aiderait les enquêtes policières et c’est ce qui a rallié M. Benoît.
La fêlure d’Orford
L’ancien député a eu maille à partir avec le gouvernement Charest depuis 2006. Avec son épouse Gisèle Lacasse (militante libérale de longue date), ils ont lancé et animé un petit groupe de farouches opposants au controversé projet de privatisation partielle du parc du Mont-Orford. Début septembre, S.O.S. Orford se sabordait en «criant victoire» (comme l’a écrit La Tribune): l’adoption de la loi 90, plus tôt cette année, scellait le retour des 459 hectares qui avaient été arrachés au parc national il y a plus de quatre ans par la loi 23, adoptée sous bâillon.
Depuis les durs mois qui ont précédé l’adoption de la loi 23, le couple Benoît-Lacasse n’a pas remis les pieds dans un conseil général du PLQ. M. Benoît se souvient qu’à l’époque, peu avant un important conseil général devant avoir lieu à Trois-Rivières, les autorités du parti lui téléphonaient «deux fois par jour» pour savoir s’il allait se présenter à la réunion partisane. «On m’a avisé que M. Béchard [présenterait son projet] et que ça finirait là, sans discussion. Je me suis dit: « Ben je n’ai pas d’affaire là, moi. Si je ne peux pas donner mon point de vue, je vais l’écouter à la télévision, point à la ligne ».»
Gisèle Lacasse rappelle au Devoir que le débat d’Orford a été d’autant plus difficile que «c’était tous nos amis», au premier chef Claude Béchard. Le ministre décédé début septembre et Robert Benoît ont longtemps été voisins de pupitre au Salon bleu, du temps de l’opposition. M. Benoît lui a d’ailleurs rendu un hommage senti en septembre. Autre amie du couple: Line Beauchamp, qui fut la ministre de l’Environnement qui annula la vente du Mont-Orford.
30 ans de Paradis
Mme Lacasse a fait ses premières armes au PLQ en 1980, lors du référendum. À l’automne de la même année, elle s’engageait à fond dans la première campagne de Pierre Paradis, lors d’une élection partielle. «J’ai remonté toute la structure électorale du comté de Brome-Missisquoi avant que Pierre n’arrive. […] Je faisais ses campagnes de financement également: mais moi, c’était un ticket à la fois… Je n’avais rien à vendre, pas d’entreprise», note-t-elle au passage. Le 30e anniversaire de l’élection de Pierre Paradis — qui a été systématiquement exclu du Conseil des ministres depuis sept ans — a d’ailleurs été souligné hier au Salon bleu… par une motion présentée par le péquiste Étienne-Alexis Boucher (Johnson), à la surprise du député Paradis.
«J’ai milité pendant 25 ans dans ce parti-là et j’y suis très attachée», a confié Mme Lacasse. «Mais j’en suis très déçue actuellement. Énormément. Je ne reconnais plus mon parti. Je ne reconnais plus mon parti», répète-t-elle, soutenant que les années Ryan et Bourassa semblent très loin.
Outre la mauvaise gestion du dossier Mont-Orford, Mme Lacasse déplore le peu de débats au PLQ. Elle évoque «plusieurs autres dossiers», dont le refus d’une commission d’enquête sur la construction. Autre élément: «Prenez le BAPE [Bureau d’audiences publiques sur l’environnement], il me semble qu’avant, c’était une instance beaucoup plus indépendante, solide.» Or, rappelle-t-elle, le programme électoral de 2003 promettait l’inverse. D’ailleurs, Robert Benoît — qui avait été critique en matière d’environnement dans l’opposition — avait contribué à le rédiger. Le PLQ promettait de «raffermir le rôle des services d’enquêtes du ministère de l’Environnement et du BAPE afin de protéger le lien de confiance entre ces institutions et les citoyens». Un engagement électoral «qui n’a pas été maintenu à mon avis», juge Mme Lacasse.
Malgré tout, ajoute cette dernière, «il n’est pas dit qu’on ne reviendra pas au parti… Peut-être quand il y aura du changement…» Autrement dit, quand le PLQ aura changé de chef? «Je me bornerai à dire: « quand il y aura des changements au sein de notre parti »…»
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(17 mars 2009)
Philippe Couillard et l’éthique
Une petite question suite au bref rapport du commissaire au lobbyisme concluant que la firme d’investissement en services de santé privés Persistence Capital Partners pour laquelle l’ancien ministre de la Santé, Philippe Couillard, est allé travailler dès son départ hâtif du gouvernement, n’aurait exercé aucune pression pour favoriser l’adoption par ce même ministre d’une loi bénéficiant ce même secteur privé :
À quoi ça sert d’avoir un commissaire au lobbyisme s’il nous dit lui-même que ça prendrait un commissaire à l’éthique pour enquêter sur le comportement des élus eux-mêmes dans de possibles conflits d’intérêts entre eux et lobbyistes, dont certains sont parfois même des employeurs potentiels pour ces premiers? Pensons seulement aux questions analogues soulevées par quelques cas récents à la Ville de Montréal, où d’anciens élus ou hauts-fonctionnaires sont passés à la vitesse de l’éclair à des firmes d’ingénieurs ou de contracteurs faisant des affaires d’or avec la même ville.
De retour à l’affaire Couillard. Pour fin de mémoire – et il est très important ici de comprendre la genèse de la loi québécoise sur le lobbyisme – on se souviendra que le poste de commissaire au lobbyisme fut créé en 2002, un peu à la va-comme-je-te-pousse.
C’est-à-dire, essentiellement pour répondre à la tempête politique ayant découlé de l’«affaire Oxygène 9», une firme proche de certains ministres du PQ, dont avait fait partie le directeur général du PQ à l’époque, et alors soupçonnée d’avoir tiré profit de ses liens privilégiés. Ayant voulu expédier le tout le plus rapidement possible, le gouvernement Landry a adopté une loi créant un poste de commissaire au lobbyisme. Cherchant surtout à contrôler le dommage politique causé par l’affaire Oxygène 9, les coins de cette loi ont été tournés un peu rond. Le gouvernement s’est aussi assuré que cette loi n’importunerait pas trop les élus. Bref, à la décharge du commissaire au lobbyisme, le vrai problème est que l’économie générale de la loi a été pensée sur mesure afin de jeter les projecteurs sur les lobbyistes, et non sur les élus et leur éthique. Bref, on diraiit bien un tigre de papier.
À preuve: même si le commissaire au lobbyisme a beau nous apprendre que contrairement à ce que Philippe Couillard avait affirmé publiquement, il aurait bel et bien rencontré les patrons de Persistence Capital Partners alors qu’il était toujours ministre, et discuté de son «avenir», cela ne relève pas de son mandat, tel que dicté par la loi.
Tenez. Une bonne idée pour Jean Charest: amender cette loi pour qu’elle couvre AUSSI le comportement des élus vis-à-vis des lobbyistes pendant qu’ils sont en poste! Ou, créer un poste de commissaire à l’éthique. Mais nommé par les deux tiers de l’Assemblée nationale. Pas comme pour le nouveau PDG de la Caisse de dépôt et placement, téléguidé par le bureau du PM…
Pour une analyse universitaire solide de l’affaire Oxygène 9, ses retombées politiques et les lacunes de la législation sur le lobbyisme qui en a découlé, voir:
Encore une fois, une de ces lacunes est qu’elle concerne surtout les lobbyistes eux-mêmes, ne touchant les élus et le personnel politique qu’après leur sortie de politique.
Au cours des mois précédant son départ de la vie politique le 25 juin 2008, Philippe Couillard a rencontré à quatre reprises les représentants du fonds d’investissement privé en santé Persistence Capital Partners (PCP), son futur employeur. PCP n’a toutefois commis aucune infraction à la loi sur le lobbyisme dans le cadre de ces échanges.
C’est ce que conclut le commissaire au lobbyisme, André C. Côté, dans un rapport rendu public ce matin. Le commissaire n’a toutefois pas fait enquête sur les agissements de l’ex-ministre, puisque son mandat ne le lui permet pas. Seul un commissaire à l’éthique, un poste qui n’existe pas à Québec, aurait pu le faire.«Il est essentiel d’affirmer que le Commissaire au lobbyisme n’a pas pour mandat d’évaluer la conduite de M. Couillard ni de déterminer si en initiant des démarches qui l’ont conduit à rencontre MM Sheldon et Stuart M. Elman (de PCP) entre mars et mai 2008 pour discuter d’une éventuelle association, il se plaçait dans une situation pouvant comporter des éléments de conflits d’intérêts ou de conflits de rôles, par rapport à sa charge et à certaines décisions qu’il devait prendre» (…) au sujet des cliniques privées, indique M. Côté dans son rapport.
Quelques jours avant de quitter la politique, Philippe Couillard a signé deux décrets favorables aux cliniques privées, l’un précisant la cinquantaine de traitements médicaux pouvant y être dispensés et l’autre visant à réduire le coût de leur permis d’exploitation. Mais selon le commissaire, PCP, propriétaire des cliniques privées Medisys, n’a pas tenté de faire pression sur M. Couillard pour qu’il signe ces deux règlements.
«Rien ne permet de douter de la véracité de l’affirmation faite par M. Couillard que tout au plus des considérations à portée générale sur les systèmes de santé au plan canadien et international ont pu être évoqués» lors des quatre rencontres entre le 17 mars et le 17 mai.
En entrevue à La Presse le 20 août 2008, quelques jours après son passage chez PCP, M. Couillard reconnaissait qu’il avait eu des contacts avec son futur employeur lorsqu’il était ministre. «On a eu des rencontres, uniquement des conversations générales. Dans les quelques jours qui ont précédé ma démission, il est devenu apparent qu’on pouvait envisager une collaboration professionnelle, mais ça s’est concrétisé après le 25 juin», avait-il dit.
Le commissaire révèle toutefois que dès le 17 mai, un peu plus d’un mois avant sa démission, Philippe Couillard a signé un «protocole d’entente» avec PCP «fixant les conditions de rémunération et d’autres considérations matérielles». «Le même soir, M. Couillard et Stuart Elman se rencontraient pour un souper, auquel participaient leurs conjointes, dans un restaurant de Montréal», indique André C. Côté. M. Couillard a ensuite confié le mandat à ses procureurs de finaliser la négociation et de rédiger un contrat formel.
PROMESSE ÉLECTORALE DE MICHEL DUCHAINE:
Si un jour je deviens premier ministre du Québec,je ferai bannir le Parti libéral du Québec en tant qu’association de malfaiteurs.Je ferai arrêter ses dirigeants et un énorme procès s’ensuivra après avoir sasi tous leurs biens.
L’affaire de l’île Bizard ! Une affaire peu connue.
Triste histoire révoltante. Ceci est l’histoire de la vraie Castafiore Québécoise et du Château de Moulinsart, une saga que les médias Québécois ont toujours traités du bout des lèvres, certainement à cause de l’importance du personnage politique qui est impliqué dans cette magouille et de ses influences personnelles, ainsi que du Parti séparatiste Québécois qui a eu le pouvoir durant des années. Sur l’île Bizard, dans le Château de Moulinsart, il y a eu beaucoup de magouilles qui sont l’oeuvre du Parti indépendantiste Québècois qui, en association avec certains fédéralistes notoires, et sous la protection silencieuse des médias, se sont organisés des paradis dorés au sû et à l’insu de la grande majorité des payeurs d’impots Québécois.
La deuxième maison de l’est du Canada,en terme de coûts et de richesses.
Un beau mariage en grande pompe. Pauline Marois et Claude Blanchet sont mariés depuis 1969. En 1996, alors que Pauline Marois est ministre, son mari, Claude Blanchet avec ses associés fédéralistes, Henry Walch et Mario Grilli, achètèrent des terres agricoles de l’île Bizard qui appartenaient à l’époque à Robert Campeau (Campeau Corp. Inc) qui sombrait alors tranquilllement dans la faillite. Le mari de Pauline Marois était le « bras droit » de Robert Campeau à Ottawa, et c’est grâce à ses liens intimes avec des ministres et hauts fonctionnaires fédéraux, tels Jean Chrétien, Jean Marchand, Marc Lalonde et Michael Pitfield que Campeau Corp eut tant de succès financiers en Ontario.
Claude Blanchet ,c’est lui devant le micro.En 1991, Pauline est députée péquiste de Taillon à l’Assemblée nationale pendant que son mari, Claude Blanchet est lui, à la tête du Fonds de Solidarité (FTQ). Le FSFTQ a été créé par le PQ grâce au prêt de 10 millions obtenu par la ministre du travail d’alors, Pauline Marois. Pour ne pas éveiller de soupçons, Claude Blanchet envoie à sa place, son associé fédéraliste Henry Walch faire changer le zonage des terrains de l’île Bizard afin d’en faire exploser la valeur marchande.
Depuis ce temps-là,le Fond de Solidarité FTQ est devenu une puissance politique de la corruption.
Une élection enrichissante. En 1991, Pauline est députée péquiste de Taillon à l’Assemblée nationale pendant que son mari, Claude Blanchet est lui, à la tête du Fonds de Solidarité (FTQ). Le FSFTQ a été créé par le PQ grâce au prêt de 10 millions obtenu par la ministre du travail d’alors, Pauline Marois. Pour ne pas éveiller de soupçons, Claude Blanchet envoie à sa place, son associé fédéraliste Henry Walch faire changer le zonage des terrains de l’île Bizard afin d’en faire exploser la valeur marchande. Le changement sera accepté par le gouvernement du Parti Québécois. Le couple Marois Blanchet devient alors multimillionnaire grâce à la spéculation de terres publiques et à leur positionnement privilégié avec le pouvoir en place (PQ).
Un fauteuil en « Or ». En 1997, contrairement aux règles, c’est le cabinet du PQ, au lieu du Conseil d’administration élu, qui nommera le mari de Pauline Marois (alors Ministre des finances) au poste de Président de la Société Générale de Financement.
C’est Marois elle-même qui établira son contrat et son salaire contrairement encore, à la règle qui spécifie que ceci doit être fait par le C.A. élu. Claude Blanchet recevait alors un gros salaire en plus de recevoir des bonis sur l’argent prêté par la SGF sans considération de la rentabilité de la SGF.
Heureusement pour lui car sous sa direction, la SGF accuse une perte de plus de 500 millions $. À quelques semaines des élections, perdues par le PQ, le mari de Pauline Marois obtient une bonification de son contrat lui garantissant une rente annuelle de 90,000$ au lieu de 42,000$, s’il perdait son poste. En plus, tenez vous bien, cet avantage est transformé en pension à vie.
Le silence d’or des syndicalistes notoires ! En 1997, à cette époque là, Pauline Marois était bien Ministre des finances, non ? Curieusement, aucun syndicat ne contesta cette augmentation scandaleuse : vive la sociale démocratie ! Aujourd’hui, le mari de celle qui est devenue la Chef du Parti Québécois, est associé à de nouveaux fédéralistes notoires dans une société à capital ouvert «Perceptions inc», vous connaissez? C’est à leur château de l’île Bizard que les Marois Blanchet reçoivent somptueusement leurs nouveaux associés tels que Jerry Tarasofsky, grand financier du B’nai Brith Senior Residence à Côte Saint-Luc ainsi que créateur d’un Lodge B’nai Brith pour les diplômés de McGill comme lui. Ils ont récemment fait une grande réunion de 75 membres il y a six mois à la synagogue Shaare Zion. Avis aux syndicalistes indépendantistes qui seraient intéressés à s’inscrire au Lodge du B’nai Brith, question de rencontrer de riches alliés qui pourraient « contribuer » à leur cause, bonne chance !
Comprenez-vous le pouvoir politique des « $ociaux Démocrates du Québec» ? Lorsqu’on lit tout ça on peut comprendre que la Chef du Parti Québécois n’a aucune réticence à laisser son château pour 8.000,000 de beaux dollars en plus de ce qu’elle s’est mis de côté et à taire le plus possible, l’option fondamentale et la raison d’être de son parti. Ce qui nous intéresse le plus les Québécois maintenant, c’est de savoir si tous le monde au Québec aura une retraite aussi dorée que ce couple avide de pouvoir, car on ne peut comprendre qu’autant aux Finances avec les résultats désastreux de la SGF, qu’à l’Éducation avec la complexité du système d’évaluation des élèves et les restrictions sévères sur l’apprentissage de l’Anglais, qu’à la Santé avec la mise à la retraite prématurée des infirmières et les quotas des médecins, madame Marois ait fait une tel carrière politique, car elle a toujours prouvé sa parfaite et incomparable incompétence à diriger les affaires du pays. Par contre, elle a sûrement démontré qu’elle $avait $e $ervir de ses pouvoirs politiques pour détourner des lois et des règles à ses propres intérêts. Et $i jamais elle devait être réelue, c’est $ans doute toute l’Île Bizard au complet qu’elle pourra habiter avec tous ses… Canards !
Maintenant, des nouvelles de Perceptions inc: Le 14 septembre 2007, l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) émet un avis formel à Claude Blanchet, Barry Cracower, Jerry Tarasofsky, Denis M. Sirois, Daphne Kis, Jean Lavigueur, Martin Faucher, Daniel Taras, Richard Zeidel, Jonathan Levitt, Stephen Burns, Robert Duff Anderson, Elaine Tarasofsky, Joseph Callaghan, Adelina (Lina) Continelli, Sandra Haydon et Eric Salpeter.
——– L’AMF leur interdit d’effectuer, directement ou indirectement, toutes activités reliées à des opérations sur les valeurs de Perceptions Inc., aux motifs que l’émetteur ne s’est pas conformé aux obligations de dépôt des états financiers et du rapport de gestion relatif aux états financiers prévus au Règlement 51-102 et que ces personnes ont été administrateurs ou dirigeants de l’émetteur depuis que celui-ci a déposé ses derniers états financiers, conformément aux exigences applicables et, en tant qu’initiés de l’émetteur, ces personnes peuvent avoir été informées de tout fait ou changement important concernant l’émetteur qui n’a pas été rendu public après la date des états financiers déposés.
Vive la démocratie !!! Maintenant; • Pensez-vous que vous en saurez plus ? • Pensez-vous que vous lirez la suite dans les journaux et à la télévision comme pour Earl Jones, ou les Lacroix et compagnie ? • Pensez-vous que les célèbres «Autorités des Marchés Financiers» (l’A.M.F.) vont donner une suite à ces magouilles politiques ? Je vous laisse y réfléchir …
Moralité; «Quand c’est Bizard, c’est pas clair» !
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Pauline Marois et François Legault à l’époque ou ils travaillaient ensemble.
1994-2003 – la ministre polyvalente
Elle revient à l’Assemblée nationale en tant que députée de Taillon en 1989 et se fait réélire en 1994, 1998 et 2003.
De retour au pouvoir après l’élection générale de 1994, le premier ministre Jacques Parizeau lui confie des dossiers à la fois sociaux — le ministère de la Famille — et économiques — le Conseil du trésor, et au lendemain du référendum de 1995, le ministère des Finances.
Elle a occupé pas moins de 14 charges ministérielles, parmi lesquelles : les Finances, l’Éducation et la Santé. Elle a également occupé pendant deux ans le poste de vice-première ministre du Québec (2001-2003).
Donc, on peut encore constater que Mme Marois semble s’être servie du pouvoir qui lui était attribué afin de favoriser l’accès à son mari à des emplois bien en vue au sein de la haute fonction publique, et ce à plus d’une occasion. Dans le cas de la SGF, elle a même attribué une hausse significative du fonds de pension de son mari et en a fait une mesure applicable à vie. Un avantage plus que significatif. Le document fait mention d’un montant de 90 000$ par année, alors que Le Soleil fait état de plutôt 80 000$. Toujours est-il que l’on parle d’une augmentation d’environ 100% du montant de base en plus d’en faire une extension à vie. Le fait que d’autres dirigeants de la SGF ont par la suite obtenu des fonds de pension supérieurs n’excuse en rien le fait que Mme Marois s’est servie de son influence politique afin de favoriser sa fortune personnelle par l’entremise de son mari. Le fait que d’autres ex-dirigeants de la SGF qui ont succédé à M. Blanchet ont retiré de plus grosses pensions encore n’efface pas la gravité du geste.
D’après le blogueur Pierre Duhamel, il faut faire très attention au dernier sondage CROP publié mardi,le 11 février 2014, au sujet des intentions de vote des Québécois, et dont les résultats semblent «suspects»,maintenant que nous sommes en élections. Voici pourquoi:
De multiples annonces ministérielles qui représentent des dépenses et des investissements de centaines de millions de dollars ; la présentation d’un budget jeudi ; un sondage extraordinairement favorable mardi : tout concourt au déclenchement d’élections dans les tous prochains jours.
Il est probable que le Parti québécois soit en avance dans les intentions des élections des Québécois. Le Parti libéral, lui, peine à cristalliser son message et ses politiques, et les efforts de la CAQ ne semblent pas susciter la traction suffisante pour contrer l’élande l’équipe gouvernementale.
Mais il faudrait faire très attention au dernier sondage CROP publié le 11 février 2014:on est en face d’un vrai cas. Les résultats de ce sondage m’apparaissent suspects,très suspects.
Ils font état d’une remontée de 5 points pour le Parti québécois dans les intentions de vote, ce qui est en soi une très forte progression mensuelle.
La remontée péquiste n’a pour l’essentiel aucune incidence sur les intentions de vote accordées aux libéraux et à la CAQ. Cette remontée s’effectue surtout aux dépens de Québec solidaire, qui perd trois points dans ce sondage.
On veut donc me faire croire que le PQ a gagné des votes à gauche en annonçant le début des forages d’exploration pour trouver du pétrole de schiste sur Anticosti, et une jolie subvention à la famille Bombardier-Beaudoin pour une cimenterie en Gaspésie.
Deuxième sujet d’étonnement : le sondage place le PQ largement en tête à Québec, loin devant la CAQ et les libéraux (au troisième rang).
Je ne connais personne à Québec qui soupçonne même l’émergence possible d’un raz-de-marée péquiste dans une région qui lui est plutôt hostile et qui lui donne le troisième rang depuis plusieurs années. Un renversement de la tendance est possible, mais pas de cette magnitude, en un seul mois.
Le PQ engrangerait 47 % du vote francophone. Il se peut que le PQ ait beaucoup profité du débat sur la charte. Mon problème est ailleurs.
Pour que le PQ récolte 40 % des intentions de vote avec 47 % du vote francophone, il faudrait qu’il obtienne environ le quart du vote allophone. Je trouve cette hypothèse invraisemblable.
CROP constate enfin que que le pourcentage des Québécois qui trouvent que le Québec s’en va plutôt dans la bonne direction a augmenté de 7 % en février.
À la fin janvier, on annonçait pourtant que le déficit du gouvernement du Québec s’était creusé de 600 millions de dollars en octobre, pour atteindre 1,8 milliard. Parallèlement à cela, le marché du travail stagne, alors qu’on crée quelques milliers d’emplois à temps partiel et qu’on en perd quelques milliers à temps plein.
Pourtant, 46 % des Québécois trouveraient qu’on s’en va dans la bonne direction. Ah bon.
Suite à l’arrivée de Pier-Karl Péladeau comme candidat du Parti québécois qui nous confirme que ce parti à le même sens de l’éthique que les libéraux corrompus,force est de constater que nous sommes en face d’une lutte médiatique ou le futur du citoyen québécois sera contrôlé par le pouvoir des mass médias.
Il est facile de comprendre que les partis politiques au Québec…sont comme des petits soldats de plombs manipulés par la même personne…une personne qui demeure à Sagard.
Nigel Evans, député et figure du parti conservateur britannique, est accusé d’avoir usé de son influence pour violer un homme et en agresser sexuellement plusieurs autres jusque dans les couloirs du Parlement, a appris le jury à l’ouverture de son procès lundi.
L’ancien vice-président de la Chambre des Communes, qui avait révélé son homosexualité en 2010, pour «ne plus vivre dans le mensonge», fait face à neuf chefs d’accusation, un pour viol, deux pour attentat à la pudeur et six pour agression sexuelle, devant la Preston Crown Court, au nord de l’Angleterre.
Selon le procureur, le député conservateur était la plupart du temps sous «l’effet de la boisson» lorsqu’il usait «de sa fonction ou de son influence pour s’en prendre à de jeunes hommes». Et ce jusque dans les couloirs du Parlement où certaines des sept victimes ambitionnaient de travailler.
Il avait les moyens de «faire et défaire» les carrières, a souligné lundi le procureur Mark Heywood pour décrire la «puissante influence» qu’exerçait M. Evans avant de détailler ses agressions présumées et «récurrentes».
«Malgré les mises en garde de collègues respectables», M. Evans, 56 ans, est accusé d’avoir essayé d’embrasser de jeunes chercheurs ou étudiants, de leur avoir touché l’entre-jambes ou d’avoir glissé une main dans leur pantalon.
Les faits présumés se sont produits dans un bar à Soho, au bar d’un hôtel lors d’une conférence de son parti à Blackpool, où des témoins ont qualifié le député de «particulièrement bourré». Mais aussi à l’intérieur du Parlement, que ce soit au «Strangers’ Bar» où viennent se désaltérer les députés, dans un bureau ou au détour d’un couloir.
L’accusation la plus grave, celle de viol, est aussi la plus récente et celle qui a conduit à son arrestation. Elle repose sur le témoignage d’un jeune universitaire qui travaillait à l’époque avec M. Evans, et qui accuse le député de l’avoir violé à son domicile, à Pendleton.
Nigel Evans nie catégoriquement toutes les charges portant sur des faits étalés sur plus de dix ans, de 2002 jusqu’à son arrestation par la police.
Libéré sous caution le soir même de son arrestation, M. Evans a démissionné de son poste de vice-président de la Chambre des Communes en septembre lorsqu’il a été formellement inculpé.
Page couverture du livre papier qui vient d’être interdit de publication.
*Afin d’appuyer le droit à la Vérité et à la connaissance,je publie ici le livre « Noir Afrique ».
Rappelons ceci:La poursuite bâillon de Barrick Gold contre les Éditions Écosociété pour la parution du livre Noir Canada a été réglée hors-cour au terme d’une lutte judiciaire qui aura duré trois ans et demi. « Afin de mettre fin à la poursuite que Barrick Gold leur a intentée en avril 2008 pour un montant de 6 millions de dollars, et pour cette raison uniquement, les Éditions Écosociété cessent la publication du livre Noir Canada. Ce retrait ne saurait en rien constituer un désaveu du travail des auteures, Delphine Abadie, Alain Deneault et William Sacher, ou de l’éditeur ».
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Sommaire INTRODUCTION Le Canada dans la « Mafiafrique » …………… 1 Les secrets de l’Afrique ………………………………………………. 6 Discours de la méthode ………………………………………………. 8 Thèse 1 Homicide et génocide involontaires ……………………….. 11 GLOSE 1 Sutton I Barrick : mineurs enterrés vas en Tanzanie ……………………………………………………………………………………… 12 Ingérence politique …………………………………………………… 14 Inscription en faux …………………………………………………… 17 Expropriation fiscale ………………………………………………… 19 GLOSE 2 IamGold : Génocide involontaire au Mali ……….. 22 Expropriation ………………………………………………………….. 24 Les Classes ouvrières ……………………………………………….. 25 Génocide involontaire ………………………………………………. 26 Une découverte sur la découverte ………………………………. 31 L’iceberg ………………………………………………………………… 34 GLOSE 3 Les minières canadiennes, le FMI et la Banque mondiale se ressemblent et s’assemblent au Ghana ………………. 36 Inquiétantes reprises …………………………………………………. 38 Un Ghana dévasté ……………………………………………………. 40 Thèse 2 Contrats Léonins au Congo-Kinshasa. ……………………. 42 GLOSE L’ami africain : k dictateur Mobutu ……………………. 44 Les Canadiens sont là ……………………………………………….. 46 GLOSE 2 Derrière Laurent-Désiré Kabila, l’AMFI …………… 49 À l’origine d’une guerre …………………………………………….. 51 GLOSE 3 Lundin : l’hémorragie du bien public congolais …. 57 Le cas Lundin ………………………………………………………….. 58 Coup de force majeur à la Bourse ………………………………. 59 GLOSE 4 First Quantum Minerais : une mine de projets pour le retraité Joe Clark ………………………………………………………….. 63
GLOSE 5 Anvil : la télé-réalité………………………………………67 De « moins d’État » à « moins l’État » …………………………. 71 GLOSE 6 Méthodologie mafieuse de Kinross en Afrique ….. 73 Millionnaire méprise ………………………………………………… 79 Un compte de fées ……………………………………………………. 80 GLOSE 7 Emaxon : les bons amis font les bons comptes ….. 83 Business as usual ……………………………………………………… 94 Thèse 3 Un Canada sur tous les tableaux dans les Grands Lacs africains …………………………………………………………………………….. 97 GLOSE 1 L’AMFI et Barrick Gold dans les Grands Lacs : « Ô mes amis, il n’y a nul ami… » …………………………………………….. 99 Nouveau nom, même saveur ……………………………………. 108 GLOSE 2 La mémoire sélective de Banro ……………………… 110 La déclinaison Sominki, Somiko, Sakima ………………….. 111 Guerres intestines mises en abyme ……………………………. 114 GLOSE 3 Heritage Oil met le feu aux poudres en Ituri ……. 119 Un passé garant de l’avenir ………………………………………. 121 Feux génocidaires : Heritage Oil en toile de fond ……….. 124 Le « profil risque » de Heritage Oil…………………………… 128 Double bind en Ouganda …………………………………………. 130 GLOSE 4 Les fréquentations ougandaises de Heritage Ou et Barrick Gold …………………………………………………………………. 135 L’énigmatique Barrick …………………………………………..
Le judiciaire comme paradis Judiciaire des sociétés, minières et pétrolière………………………………………………………….. 142 GLOSE 1 Vancouver une Bourse mafieuse comme rampe de lancement des entreprises canadiennes ……………………………… 143 GLOSE 2 Toronto : la pierre angulaire du Canada comme paradis judiciaire des sociétés minières …………………………….. 148 De la politique à la « gouvernance » …………………………. 149 L’affaire .Bre-X et le scandale Enron ………………………… 152 Quatre étapes pour créer un « climat d’affaires » ………… 154
Le judiciaire comme paradis Judiciaire des sociétés, minières et pétrolière………………………………………………………….. 142 GLOSE 1 Vancouver une Bourse mafieuse comme rampe de lancement des entreprises canadiennes ……………………………… 143 GLOSE 2 Toronto : la pierre angulaire du Canada comme paradis judiciaire des sociétés minières …………………………….. 148 De la politique à la « gouvernance » …………………………. 149 L’affaire .Bre-X et le scandale Enron ………………………… 152 Quatre étapes pour créer un « climat d’affaires » ………… 154
Une politique commerciale expansionniste : l’Afrique….160 Un paradis judiciaire ………………………………………………. 163 Complainte et complaisance ……………………………………. 164 Gagner du temps ……………………………………………………. 165 GLOSE 3 Talisman : attentats au Sud Soudan, cécité au Canada …………………………………………………………………………. 169 GLOSE 4 Firmes de mercenariat en Sierra Leone et en Angola o. les moyens justifient la fin… ………………………………………… 177 Une inversion des rôles …………………………………………… 179 GLOSE 5 Les amitiés offshore du Canada …………………….. 181 Un culte du sera …………………………………………………….. 183 Thèse 5 L’Agence canadienne de développement international : cache-sexe pour éléphants blancs …………………………………………. 189 GLOSE 1 Acres : lie démantèlement de l’État d’accueil …… 191 Racisme ordinaire ………………………………………………….. 192 L’ACDI entre fidélité et ridicule ………………………………. 195 Une corruption exponentielle …………………………………… 198 GLOSE 2 Manantali : l’aide au développement de firmes québécoises …………………………………………………………………… 201 Un désastre. …………………………………………………………… 202 Guerre civile …………………………………………………………. 203 De nouvelles maladies et famines s’en sont suivies. …….. 204 Opiniâtre ACDI ……………………………………………………… 204 Les premiers seront les derniers ……………………………….. 207 Deux éléments nous mettent la puce à l’oreille. …………… 207 GLOSE 3 La Canac : un train d’enfer ……………………………. 209 Fermé au public ……………………………………………………… 212 Une drôle de fierté………………………………………………….. 214 GLOSE 4 Un lobby incestueux ……………………………………. 216 L’ACDI met l’ACDI sous pression ……………………………. 218 GLOSE 5 La société civile canadienne que sont mes amis devenus ? ……………………………………………………………………… 222
Thèse 6 L’Ami de l’Afrique………………………………………………226 GLOSE 1 Le Canada à l’ONU : dévotement conceptuel autour de la « sécurité humaine » ………………………………………………. 228 Une « gouvernance » mondiale ………………………………… 230 Ces organisations non gouvernementales que le gouvernement finance ………………………………………………… 235 GLOSE 2 Un processus d’intervention qui permet d’agir pour son intérêt personnel… ……………………………………………………. 238 Droit d’ingérence ……………………………………………………. 240 Le sida ………………………………………………………………….. 249 Magnanime psittacisme …………………………………………… 251 GLOSE 3 Laboratoire pharmaceutique à ciel ouvert et population jetable ………………………………………………………….. 253 GLOSE 4 Paul Martin et Maurice Strong au service des pauvres » ……………………………………………………………………… 258 Jekyll et Hyde ……………………………………………………….. 259 L’intenable synthèse ……………………………………………….. 261 L’exemple des codes miniers ……………………………………. 264 Une marge de crédit démocratique ……………………………. 265 Une idéologie scandaleuse ………………………………………. 270 GLOSE 5 Une « dette odieuse » …………………………………… 273 Une « dette odieuse » ……………………………………………… 279 GLOSE 6 La réplique souverainiste ……………………………… 282 Les affaires francophones ……………………………………….. 287 GLOSE 7 Une Francophonie Camdessus dessous …………… 290 À quelles fins présenter ces Objectifs ? ……………………… 293 GLOSE 8 Hydro-Québec International : portrait du colon .. 297 Sénégal ……………………………………………………………….. 299 Guinée-Conakry …………………………………………………….. 301 Togo …………………………………………………………………… 302 CONCLUSION ………………………………………………………… 306 Constats ……………………………………………………………….. 314