L’United Fruit Company et la mise en esclavage des peuples sud-américains par l’oligarchie

*Cet article est la partie 3 des articles suivants:

 

Partie 1: Un hommage aux 250,000 victimes de l’impérialisme en Colombie:le cycle de Gabriel Garcia Marquez

 

Partie 2:Le massacre des Bananeraies et l’assassinat d’un grand leader

 

 

Ancienne affiche de la United Fruit Company.
Ancienne affiche de la United Fruit Company.

Tout commence avec la création en 1899, de la United Fruit Company. Cette puissante entreprise de négoce de fruits ne tarda pas à s’implanter dans certains pays d’Amérique du Sud afin d’y faire pousser des bananes, notamment au Costa Rica, à Cuba, en Colombie, au Guatemala, en Jamaïque et au Nicaragua.

Pour le transport des bananes jusqu’aux Etats-Unis, l’entreprise disposait d’un réseau de communications très important à travers l’Amérique du Sud : plus de 180 kilomètres de chemins de fer, une trentaine de navires et une dizaine de bateau à vapeur.

Son pouvoir d’influence était tel, qu’en 1904, le dictateur du Guatemala Manuel Cabrera confia à la United Fruit Company le contrôle de tous les chemins de fer de son pays, en prenant bien soin de leur accorder l’exonération d’impôts sur les sociétés.

L’entreprise dictait aux Etats leur politique en matière salariale. Je vous laisse donc imaginer les dégâts sociaux que cela peut causer. C’est ce qui s’est malheureusement produit en Colombie en 1928, où plus de 25 000 salariés, affectés à la plantation de bananes et à la construction de lignes de chemins de fer, se sont mis en grève. Pourquoi ? Ils ne toléraient plus d’être payés avec de misérables bons d’achats qui n’étaient utilisables que dans les magasins de la United Fuit Company.

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A la demande de la compagnie bananière, le gouvernement colombiens de l’époque fit passer des lois limitant les libertés syndicales. L’entreprise alla même jusqu’à interdire les revendications salariales. Quelques jours plus tard, la manière forte fut utilisée pour stopper les manifestations, ce fut un succès. Plus de 75 personnes furent assassinées et, comme si leur destin n’était pas assez tragique, les salariés furent contraints d’accepter une forte réduction de leurs salaires. On connaît aujourd’hui cet épisode sous le nom de « massacre des bananeraies« .

Vous saisissez alors l’importance et l’influence que peut avoir une telle société dans des pays en développement, comme les pays d’Amérique centrale à l’époque. United Fruit Company était à proprement parlé un Etat dans l’Etat.

Mais son règne ne dura pas si longtemps.

En 1944, au Guatémala, le peuple renversa le dictateur. Les premières élections démocratiques de l’histoire du pays ont eu lieu : le gouvernement sera, dès lors, moins facile à corrompre.

En 1954 au Honduras, plus de 15 % de la main d’oeuvre du pays fit grève. La société se retrouva obligée d’augmenter les salaires.

A Cuba en 1959, Fidel Castro redistribua les plantations de la United Fruit Company : ce sera une des raisons du débarquement américains dans la baie des cochons en avril 1961.

Bref, au fil du temps l’entreprise perdit de plus en plus de pouvoir et les gouvernements fantoches s’évaporèrent peu à peu.

Mais la United Fruit Company n’a pas disparu pour autant. Elle a changé de nom en 1989 pour Chiquita Brands International Inc. comme pour faire oublier un passé dérangeant.

Mais ce ne fut apparemment pas assez.

En 2007, l’entreprise fut jugée coupable d’avoir aidé financièrement des groupes d’extrême-droite colombiens eux mêmes responsables de massacres perpétrés entre 1997 et 2002. La Chiquita Brands s’occupait de l’armement de ces groupes et a ainsi stocké plus de 3 500 Kalachnikovs avec le soutien de Banadex, une autre entreprise de négoce de bananes.

Qui aurait pensé que la banane pouvait être aussi dangereuse ?Aussi remontons dans le temps ,afin de revoir l’affaire,mais plus en détail.

 

Les travailleurs dans les bananeraies contrôlées par les  compagnies capitalistes américaines étaient en état de survie.
Les travailleurs dans les bananeraies contrôlées par les compagnies capitalistes américaines étaient en état de survie.

En 1916, un diplomate usaméricain accrédité au Honduras qualifia une entreprise, qui par la suite s’unit à l’United Fruit, « d’État dans l’État ». Et bien qu’elle changea plusieurs fois de nom, elle fut toujours un pouvoir derrière le trône. Elle suborna des politiciens, finança des invasions, favorisa des coups d’État, supprima et plaça des présidents, mit un terme à des grèves par les armes et appuya des escadrons de la mort.

En 1970, la United Fruit fusionna avec une autre firme et s’appela alors United Brands. En 1990 elle changea à nouveau de nom : à présent c’est la Chiquita Brands. Avec 15.000 hectares en Amérique latine et près de 14.000 travailleurs, elle continue d’être un géant du négoce.

Actuellement, la banane est la seconde culture du monde après l’orange. Dans les pays pauvres elle est le quatrième aliment le plus accessible après le riz, le blé et le maïs. Dans certains pays africains, comme le Rwanda et l’Ouganda, la consommation de bananes par personne atteint parfois les 250 kilos par an.

« Le roi sans couronne d’Amérique centrale »

Avant 1870 les Usaméricains n’avaient jamais vu une banane. Mais cette année-là l’ingénieur ferroviaire Minor Cooper Keith, né à Brooklyn et âgé de seulement 23 ans, exporta du Costa Rica les premières bananes au port de la Nouvelle-Orléans. Trois décennies plus tard, les USA consomment approximativement 16 millions de régimes par an.

Minor Cooper Keith en compagnie de sa femme.
Minor Cooper Keith en compagnie de sa femme.

Minor C.Keith, né en 1848, l’année de la publication du Capital de Karl Marx*, ne fut pas stoppé par les difficultés de l’époque. Pour la construction des routes qui vont de Puerto Limon à San José, il avait recruté une première cargaison de 700 voleurs et criminels des prisons de Louisiane; seulement 25 survécurent aux dures conditions de la jungle et des marais. L’homme d’affaires ne se découragea pas et fit venir 2000 Italiens. A voir les conditions de travail, la plupart préférèrent fuir dans la forêt. L’entrepreneur attira alors des Chinois et des Noirs, en apparence plus résistants aux maladies tropicales. Dans l’installation des premiers 40 kilomètres de rails, 5000 travailleurs moururent.

L’entreprenant Keith épousa la fille de l’ex-président José Maria Castro Madriz. Il se fit des relations dans la provinciale haute société costaricaine, soudoya des politiciens, acheta des autorités et obtint la concession du chemin de fer flambant neuf pour 99 ans. Il put alors se consacrer à plein au négoce de la banane.

Minor Cooper Keith est < gauche
Minor Cooper Keith est à gauche

En 1899 il chercha des associés et fonda à Boston ,l’United Fruit Company, la compagnie bananière la plus grande du monde, avec des plantations en Colombie, au Costa Rica, à Cuba, au Honduras, en Jamaïque, au Nicaragua, au Panamá et à Sain- Domingue. En peu de temps il devint propriétaire de 10% du territoire costaricain et se fit connaître comme « le roi sans couronne d’Amérique centrale ».

En plus des trains du Costa Rica et de la production bananière d’Amérique centrale et des Caraïbes, Keith et ses associés contrôlaient les marchés municipaux, les tramways, l’électricité et l’eau, possédant 180 kilomètres de voie ferrée qui unit les plantations avec les ports et en peu de temps il vont être propriétaires d’une ligne maritime qui transporte la banane jusqu’aux quais des USA et d’Europe. Cet empire naval, créé en 1907 avec 4 navires et une centaine en 1930, existe toujours et se nomme la Grande Flotte Blanche.

Bananas 003

 

Minor Keith fonda en 1911 l’International Railroads of Central America, dont les lignes ferroviaires unissent le Mexique et le Salvador. Il mourut à 81 ans, en 1929, quand se produisit le fameux « mardi noir » de Wall Street qui fut à l’origine de ce qu’on a appelé la Grande Dépression. L’homme qui était arrivé au Costa Rica les mains vides avait une fortune de 30 millions de dollars dont on n’a jamais su ce qu’elle était devenue.

 

« L’homme banane »

Samuel Smuri

Samuel Smuri, fils d’un paysan juif de Bessarabie (Russie) arriva aux USA en 1892, à 15 ans. A 18 ans il change son nom pour Zemurray et commence à acheter à bas prix des bananes sur le point de se décomposer sur les quais de la Nouvelle-Orléans, qu’ensuite il vend rapidement à des villages voisins. A 21 ans il possède 100.000 dollars sur son compte en banque.

Sam Zemurray n’a pas fait d’études et ne parle même pas bien l’anglais, mais le voilà prêt pour les grandes affaires. Il épouse la fille de Jacob Weinberger, le vendeur de bananes le plus important de la Nouvelle-Orléans, achète une entreprise maritime en faillite et en 1905 débarque à Puerto Cortès (Honduras). Il acquiert là une autre compagnie au bord de la faillite, la Cumayel Fruit Company.

En 1910 il est propriétaire de 6000 hectares, mais il est endetté avec diverses banques usaméricaines. Il décide alors de s’emparer de tout le pays au moindre coût. Il y parvient l’année suivante.

Zemurray retourne à la Nouvelle-Orléans et cherche Manuel Bonilla, ex-président du Honduras en exil, qu’il convainc de faire un coup d’État pour récupérer le pouvoir. Bonilla est un ancien charpentier, violoniste et clarinettiste qui pendant les guerres civiles est devenu général. Zemurray enthousiasme aussi pour participer à l’aventure centre-américaine le « général » Lee Christmas, un soldat de fortune et son protégé Guy  « Mitrailleuse » Molony, un tueur professionnel.

En janvier 1911, les quatre embarquent à bord d’une flotte de corsaires en direction du Honduras. Armés seulement d’une mitrailleuse lourde, d’une caisse de fusils à répétition, de 1500 kilos de munitions et de bouteilles de bourbon, durant une année les mercenaires dévastent tout sur leur passage et arrivent à Tegucigalpa le 1er février 1912 où ils installent Bonilla au pouvoir.

En 1912, le président reconnaissant attribue à Zemurray une concession libre d’impôts de dix mille hectares pour cultiver la banane durant 25 ans. « Le territoire contrôlé par la Cumayel est un état en soi », informe le consul usaméricain à Puerto Cortès en 1916. « Il héberge ses employés, cultive des plantations, opère avec des chemins de fer, des lignes de vapeurs, des systèmes d’eau, des usines électriques, des commissariats, des clubs ».

En 1929, en pleine grande crise mondiale, le commerçant russe vend la Cumayel à l’United Fruit en échange de 300.000 actions évaluées à 31 millions de dollars, ce qui lui permet de rester le principal actionnaire individuel. Le spéculateur est alors connu comme «  l’homme banane ».

Sam Zemurray va occuper de hauts postes à l’United Fruit Company jusqu’en 1957, y inclus la présidence. En 1961, à 84 ans il meurt victime de la maladie de Parkinson. Il est l’auteur d’une phrase qui est passée dans l’histoire de l’Amérique centrale : « Au Honduras il est meilleur marché d’acheter un député qu’une mule ».

Le massacre de Santa Marta

En 1928 la United Fruit Company était depuis trois décennies en Colombie et bénéficiait de l’absence de législation du travail. Le 6 décembre de cette année-là, après près d’un mois de grève, trois mille travailleurs de l’entreprise se réunirent près de la station de train de Ciénaga, dans le département de Magdalena, dans le nord du pays. La rumeur avait couru que le gouverneur allait venir pour écouter leurs réclamations. Le fonctionnaire ne vint jamais et ils furent criblés de balles. A la demande de la compagnie bananière l’armée avait encerclé le lieu. Le général commandant donna cinq minutes à la multitude pour se disperser. Passé ce délai, il ordonna à la troupe de tirer. Selon le gouvernement, « neuf révoltés communistes » moururent. Cependant, le 29 décembre 1928, le consul usaméricain à Santa Marta envoya un télégramme à Washington dans lequel il indiquait qu’il y avait entre 500 et 600 victimes. En janvier de l’année suivante, le diplomate informa que le nombre de morts était supérieur à mille et mentionnait comme source le représentant de la United Fruit à Bogotá.

L’entreprise de chemin de fer de la région est propriété de la firme britannique Santa Marta Railway Company, mais la majorité de ses actions appartient à l’United Fruit.

« Ma République bananière »

Le Newyorkais Minor Cooper Keith débarqua aussi au Guatemala. En 1901 le dictateur Manuel Estrada Cabrera attribua à la United Fruit l’exclusivité pour transporter le courrier aux USA. Ensuite il autorisa la création de la compagnie de chemins de fer comme une filiale de l’entreprise bananière. Puis il lui concéda le contrôle de tous les moyens de transport et de communication. Et comme si cela ne suffisait pas, la firme fut exemptée de payer tout impôt au gouvernement durant 99 années.

Estrada Cabrera -personnage central du roman Monsieur le Président, de Miguel Angel Asturias- se maintint au pouvoir 22 ans, jusqu’à ce qu’en 1920 le Congrès le déclara « malade mentalement », mais la United Fruit continua de tirer les fils de la politique. La propriété de la terre cultivable est détenue à 75% par 2% de la population, et dans ce scandaleux pourcentage, la United Fruit possède la majorité. Il y avait longtemps déjà que Keith considérait le Guatemala comme sa « République bananière ». Les habitants d’Amérique centrale et des Caraïbes doivent lui être reconnaissants pour la dénomination.

En 1952, quand le président Jacobo Arbenz tenta de réaliser une prudente réforme agraire au bénéfice de 100.000 familles paysannes, la United Fruit, sachant que cela mettrait fin à ses privilèges, se mit en marche pour l’éviter. La solution était à Washington. Un des actionnaires de la firme est secrétaire d’État du président Dwight Eisenhower : il s’agit de John Foster Dulles, qui était aussi l’avocat de Prescott Bush, le grand-père du président George W. Bush. Son frère cadet, Allen Dulles, fut le premier directeur civil de la CIA.

Sous le prétexte du « danger communiste »  au Guatemala, les frères Dulles font faire le sale boulot à la United Fruit. Le 27 juin 1954, une force militaire dirigée par le général Carlos Castillo Armas -qui part des champs bananiers de l’entreprise au Honduras- envahit le pays. Des pilotes usaméricains bombardent la capitale. Arbenz est renversé et s’exile au Mexique. Douze mille personnes sont arrêtées, plus de 500 syndicats sont dissous et deux mille dirigeants syndicaux quittent le pays.

 

Castillo Armas, formé à Fort Leavenworth (Kansas), est « pas cher, obéissant et abruti », selon l’écrivain Eduardo Galeano. Et il assume la présidence. Il est l’homme qu’il faut à la United Fruit pour qu’elle reste « propriétaire de champs en friche, du chemin de fer, du téléphone, du télégraphe, des ports, des bateaux et de beaucoup de militaires, politiciens et journalistes ».

La Chiquita Brands réalise son dernier scandale en Colombie, où il est prouvé que depuis 1997 elle a payé des paramilitaires pour éliminer des dirigeants paysans et syndicalistes « gênants ». Elle s’est retirée du pays en 2004 et début avril de cette année elle a été condamnée à une amende de 25 millions de dollars par une Cour usaméricaine, après avoir admis avoir payé 1.7 millions de dollars à Autodefensas Unidas de Colombia (AUC) en échange de sécurité.

L’histoire de l’United Fruit-United Brands-Chiquita Brands est quasi interminable. Mais elle peut se résumer en une phrase du Parrain de Mario Puzo : « Une douzaine d’hommes avec des mitrailleuses ne sont rien face à un seul avocat avec un portefeuille plein ». Tout au long ce ces 108 années, l’empire bananier a eu recours au service des uns et des autres.

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J’AI ÉTÉ AUX SOURCES:

 

Votre humble serviteur a été consulté deux personnes très très  proches du profil de cette compagnie (United Fruit Company /Chiquita Brands),soit un courtier à la bourse de Wall Street ,à New York  qui transige des tîtres sur des valeurs en alimentation  (bananes,fruits,légumes,etc) et un travailleur  de la République de Colombie.Voici ce que cela a donné:

 

À la question:y-a-t-il un avenir pour  les bananes comme aliment dans le monde?

Le courtier en valeurs m’a répondu:

« Cette société a comme un mauvais karma qui l’ entoure! ….. Vous ne pouvez violer la terre  d’autrui si longtemps avant qu’on ne vous morde dans le cul, et c’est ce qui se fait pour United Fruit / Chiquita. Traiter les gens comme de la merde n’est pas un modèle d’affaires durable au 21e siècle, et ce n’est certainement  pas une entreprise du 19ème siècle qui va  faire sa loi. Les bananes sont en difficulté ainsi,partout dans le monde. La banane Cavendish est mangé par un champignon dans le monde entier. Le seul endroit qui n’a pas été affligé est  l’Amérique latine et du Sud. Les anaylistes et les spécialistes environnementaux  estiment que ce n’est qu’une question de temps avant un amas de terre transportée de l’Australie ou de l’Afrique définit ce processus  mortel. J’ai entendu le nombre  de 20 ans ou un peu plus pour le temps qui reste à vivre …à  la banane Cavendish. C’est la seule banane ,Chiquita qui se  vend. Le grand problème. Par ailleurs, une banane de remplacement n’a pas été identifié. Franchement parler,tout ce secteur est en profonde mutation  ….. je resterais loin, très loin de cette société. Et si vous avez vraiment besoin d’une collation …. Prenez une pomme.  »  (John P.)

Le travailleur  en Colombie m’a répondu:

« Moi et mes sœurs travaillont  pour eux et tout a été dit sur cette compagnie  diabolique. Rien n’est correctement fait pour les employés.Tout est mauvais partout et l’ambiance y ne cesse d’empirer.Bad Bad Karma  « .(Luis )

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ANNEXE HORS TEXTE

 

MONSANTO ET LA UNITED FRUIT COMPANY/ CHIQUITA BRANDS :MËME COMBAT

 

 Aujourd’hui,en 2014,

Monsanto pourrait apprendre beaucoup des bananes, et les Américains veulent peut-être y faire attention aussi. Un champignon qui se répand et détruit les plantations de bananes d’Asie sera inévitablement touché l’offre américaine de bananes. Lorsque c’est le cas, notre version la plus aimée du fruit peut s’éteindre. Bien que rien de tel champignon ou une maladie est actuellement connus pour être une menace pour les cultures de maïs du monde, la domination d’une culture de maïs unique en Amérique, il est sensible à la destruction pour les mêmes raisons que les bananes sont actuellement vulnérables. Si un seul champignon peut anéantir l’industrie de la banane en raison de sa dépendance à un seul cultivar, une absence de la biodiversité dans l’industrie du maïs devrait soulever des inquiétudes chez les investisseurs et les citoyens. Si l’on peut être en mesure d’imaginer un pays sans les bananes, il peut être plus difficile d’imaginer un monde sans maïs.

La chute des bananes
Les américains aiment les bananes, mais les seuls endroits où les bananes peuvent être cultivées au pays sont la Floride et à Hawaii, où les récoltes sont faibles par rapport à celles qui sont cultivées dans des climats plus tropicaux. Cela rend les États-Unis extrêmement dépendants sur les bananes importées, principalement en  provenance de l’Amérique latine. Les traits nécessaires pour permettre à l’emballage et des temps relativement longs d’expédition avec le désir d’une plus fade dégustation  des produits plus large et attrayant, sont menacé par un champignon résistant à tout ce que Monsanto a inventé et qui a rétréci le marché américain à une seule banane: la Cavendish.

La banane  Cavendish s’est fait connaître il y a plus d’un demi-siècle, quand une souche de Fusarium oxysporum f. sp.cubense (Foc), un champignon responsable de la maladie de Panama, a décimé le cultivar de banane la plus dominante de l’époque (le Gros Michel). Bien que la variété Cavendish a été choisi principalement pour sa résistance à la maladie de Panama, le cépage est sensible à une nouvelle souche de Foc (Foc-TR4) qui pourrait anéantir la Cavendish de la même manière que  le champignon a sorti il y a des décennies  le Gros Michel.

Certains cépages mangé dans d’autres pays ne sont pas sensibles à Foc-TR4. La forte dépendance de l’industrie sur le cépage unique  de Cavendish, cependant, rend la menace d’une seule souche de champignon beaucoup plus imposante et dangereuse. C’est là que réside la plus grande responsabilité pour les leaders de l’industrie de la banane comme Chiquita ( NYSE: CQB   ) et Fresh Del Monte Produce Inc ( NYSE: FDP   ) ainsi que l’industrie du maïs de Monsanto: un manque de biodiversité.

Les différences entre les bananes et le maïs
Bien que les  bananes  Cavendish sont à peu près les seules bananes que les Américains consomment, les populations locales sont fortement tributaires de cette  culture . Des énorme 40 millions de tonnes de bananes Cavendish cultivées chaque année, seulement 40% d’entre elles  sont exportées, ce qui rend les pays les moins nourris encore plus touchées par Foc-TR4.

Cavendish représentent environ 40% de la production totale de la banane dans le monde entier. En comparaison, même si les cultures Roundup Ready  (Monsanto) ont été  développées depuis moins de 20 ans, les OGM (organisme génétiquement modifié) de maïs de Monsanto  comportent  des commandes  pour environ 80% de l’ US marché, et le maïs est la (GM) seule culture génétiquement modifié cultivée commercialement en Europe. Le marché intérieur de la graine de soja est comparable à celle du blé, et Monsanto a notamment développé le soja RR2 Intacta PRO pour un usage commercial au Brésil.

La forte dépendance sur une seule banane qui ne résiste pas à un nouveau champignon a l’industrie de la banane représente  $7 milliards de dollars de panique. Réalisant que l’industrie du maïs génère un énorme $ 69,000,000,000 chiffre d’affaires annuel et que le marché intérieur est plus dominé par une seule usine de l’industrie de la banane ,cela  devrait susciter des préoccupations majeures. Malheureusement, l’attention vers des cultures OGM a tendance à être plus centrée sur les implications de santé non vérifiées que sur la question de la biodiversité plus large qui pourrait changer radicalement selon  la façon ,les choix  et la tendance dont le maïs est consommé pour la nourriture, le carburant et l’alimentation.

Les plats à emporter
L’industrie de la banane peut être en mesure de survivre à Foc-TR4, et l’industrie du maïs peut être en mesure de survivre à une menace comparable (études ont déjà montré que les mauvaises herbes ont développé une résistance aux herbicides à base de glyphosate sur les champs plantés avec des semences Roundup Ready et traités exclusivement avec Roundup). Mais ils ne  le peuvent pas. Quoiqu’il en soit, les investisseurs doivent être conscients des menaces réelles et perçues à des sociétés dans lesquelles ils investissent, et un manque de biodiversité est une responsabilité que les investisseurs capitalistes intéressé par  Monsanto et Chiquita devraient regarder sérieusement.

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Un logo trompeur.
Un logo trompeur.

 

 

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LES MAÎTRES ESCLAVAGISTES DU MONDE ET  LE DÉVELOPPEMENT DE L’INDUSTRIE DE LA BANANE

 

Bien que Rockefeller est surtout connu pour son argent du pétrole et sa famille politique – son petit-fils était vice-président , il avait des intérêts dans d’autres monopoles…et beaucoup  trop, le cuivre, le tabac et peut-être  le moins connu :les  bananes.

Il détenait l’argent dans la United Fruit Company qui est apparu sur la surface ,avec  une note assez anodine, si l’entreprise ennuyeux pas abrutissante engagé à essayer de persuader les enfants d’Amérique du 50 de la santé donnant des propriétés de lait et les bananes. Pas exactement secouant trucs monde.

Sauf si vous aviez le malheur de vivre en Amérique centrale.

La United Fruit Company avait  des plantations en Colombie, Costa Rica, Cuba, Jamaïque, Nicaragua, Panama, Saint-Dominique et les plus infâmes   venaient du  Guatemala. Un certain nombre de ces pays ont eu des relations problématiques avec les Etats-Unis depuis. À la hauteur de ses pouvoirs La United Fruit Company possédait un énorme 42% de l’ensemble du pays du Guatemala et  ne payait  pas un cent de  taxe sur tout ça.

La société possédait également les chemins de fer, le système de téléphone, les ports et une large flotte de navires construits par certains des plus beaux chantiers navals dans le monde.

Non sans surprise, le peuple du Guatemala était  contre cette domination étrangère, et quand à  offrir la possibilité à une élection en 1951 d’exprimer une opinion – voté dans leur masse pour Jacobo Arbenz. Arbenz avait suggéré l’idée de ne pas trop révolutionnaire d’acheter certains des terres que la Société n’a pas été fait à l’aide de sorte que les gens sans terre peuvent produire de la nourriture pour manger. Il n’était même pas question de  crédit. Arbenz avait  dit qu’il allait leur payer la valeur convenue que  La United Fruit Company avait  déclaré sur leurs propres déclarations et évaluations  sur les terres. Cute! Je veux dire une société américaine n’irait jamais sous-estimer ses propres actifs à des fins fiscales et  la ferait-elle  maintenant?Comme on dit :poser la question,c’est y répondre!

La société a pris ombrage de l’impertinence totale de ce bondit péon et aidé un coup d’officiers de l’armée guatémaltèque mécontents qui ont envahi du Honduras avec l’aide secrète de la CIA dans une opération connue sous le nom PBSUCCESS. Ils avaient persuadé Truman et Eisenhower que Arbenz allait prendre le pays sur le côté sombre et s’allier au pays de l’URSS.

Alors, qui sont ces hommes d’affaires? Eh bien, au moment du coup d’Etat du Guatemala, nous trouvons ce qui suit étroitement liée avec le conseil de la United Fruit.

John Foster Dulles et les bureaux  de Sullivan & Cromwell, avaient été conseillers  juridiques pour l’UFC depuis des décennies et John Foster Dulles était aussi un actionnaire important de l’UFC. Et à l’époque, John Foster Dulles était aussi le secrétaire d’État du président Dwight D Eisenhower. Le grand-père de Dulles avait également été secrétaire de d’Etat du temps du président Ben Harrison.

Allen Dulles W, le frère de John Foster Dulles ,était aussi un actionnaire important de la société et occupait bien  ses heures vides étant le directeur de la CIA.

La lignée des Dulles.
La lignée des Dulles.

 

Le Général Robert Carter, chef du Conseil national de sécurité était un ancien président du conseil de la United Fruit.

Thomas G Corcorran, le « M. Fixit » de tout le monde – un homme épouvantable dont la biographie serait une véritable aventure d’ histoire et qui a souvent été accusé d’actes de corruption à la maison, a travaillé pour la CIA a été consultant rémunéré pour United Fruit.

Le sénateur Henry Cabot Lodge junior était le fils de Henry Cabot Lodge qui avait tant haï la Société des Nations. Sa famille est allée aussi loin que le président Adams.

Ann Whitman l’épouse d’Edmond Whitman, directeur de la publicité de United Fruit Company était le secrétaire personnel du président Eisenhower.

John Moor Cabot de la même famille, ancien membre du groupe de familles Bostonien que les Dulles de Cabot et les Loges-venus, a été secrétaire d’État adjoint aux Affaires inter américaines et était aussi un actionnaire important de la United Fruit. Et son frère Thomas Dudley Cabot était un directeur de la sécurité internationale au Département d’Etat qui avait été ,pendant un temps, un président de la United Fruit.

John McCoy le Président de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement était un ancien membre du conseil d’administration.

Walter Bedell Smith, le directeur de la CIA jusqu’en 1953, et Robert Hill un sous-secrétaire d’État, se sont vu attribuer des sièges au conseil d’administration lors de leur retraite.

 

EN CONCLUSION

Un groupe d’ hommes d’Élite,membre du 1%,dans un contexte – mais tout cela pour une entreprise vendant des bananes?

Eh bien non, bien sûr que non.

L’oligarchie a longtemps considéré que le chemin vers le pouvoir politique est d’avoir un flux régulier d’argent et fait en sorte que ils se tenaient avec les pieds dans les deux camps ou s’avaient fait confiance entre eux  et les membres capables de leur rapporter sur  le côté de l’argent. Les Arènes étrangères où les contrôles de fiducie étaient de  faibles appels pour eux,de fausses vocations. Et si les habitants des pays contrôlés s’étaient  opposés, alors n’importe lequel alibi  pourrait être inventé comme une excuse pour l’oligarchie afin de manier la puissance des Etats-Unis dans le soutien de ces aventures à l’étranger. En 1953, l’oligarchie a réussi à contrôler des pays entiers. Au Guatemala, un  financier américain et des intérêts commerciaux avaient essayé d’avaler un ensemble de pays.

Les bananes dans toute cette affaire ne sont qu’un prétexte pour asseoir la puissance d’une élite financière contrôlée par des sociétés secrètes.Partout ou les peuples légitimes ont été  écrasé et mis en esclavage,au nom de l’impérialisme américain,le crime organisé est venu appuyé ce pouvoir occulte afin de planifier l’organisation du Nouvel Ordre Mondial.

En 2014,de nombreux peuples,des continents entiers  croupissent sous ce nouveau système totalitaire et sans scrupule.À la suite ,de la multitude des citoyens et citoyennes assassinés au nom du capitalisme et du néolibéralisme ,il faudra ajouter dans le futur ,les innombrables  victimes des autres guerres à venir,des enfants nés difformes,des millions de nouveaux cas de cancer et des  événements climatiques extrêmes que nous subirons de plus en plus,car ces entreprises  comme la United Fruit Company ,sont directement responsables de tous ces malheurs passés,présents et à venir.

Ce sont la lignée de Sang d’une race criminelle qui se croit investie d’une mission divine et qui cherche à se perpétuer en écrasant tout autour d’eux.La diversification de leurs avoirs financiers ,leur fait croire qu’ils sont irremplaçables et un bienfait pour l’humanité ,alors que le monde aurait beaucoup mieux fonctionné sans eux.Ce sont des parasites néfastes et dangereux.

Aussi quand vous regardez leurs successeurs actuels,ayez à l’esprit le chiffre 13,c’est le nombre de marches qu’il faut pour ériger une potence dans les règles.

Ne pourrait -on  jamais se débarrasser de cette race de financiers corrompus  un jour?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un hommage aux 250,000 victimes de l’impérialisme en Colombie: le cycle de Gabriel Garcia Marquez

1914 – 1944 – 2014 Ukraine, Russie, « Europe »,
Une relecture « européenne » du cycle de GABRIEL GARCIA MARQUEZ, ou : Du cycle imaginaire de MACONDO, vu comme Parabole du Siècle écoulé, (Mais pas tout à fait… !)

 Gabriel Garcia Marquez 001

 

Alors que la tension monte entre la Russie et les USA, autour du sort de l’Ukraine, le discours commun, vu par les « pacifistes », les « antinucléaires », et autres utopistes, tout comme celui, tout à fait officiel, des souteneurs du coup d’état « Euro-Maïdan », est de pousser des cris d’orfraie, contre un « retour de la guerre froide » !

Comme si le siècle passé, en 2014, n’était pas encore tout à fait mort…

Les frontières entre les siècles semblent donc livrées à l’instabilité des conflits…

L’année 1914 est le plus souvent considérée comme la fin réelle du 19e siècle.

2014 devait être l’année où cette fin apocalyptique du 19e siècle pourrait enfin descendre des monuments pour rentrer dans les livres d’histoires, que les enfants modernes, du reste, ne lisent plus…

Et c’est le moment où Gabriel Garcia Marquez nous quitte, loin de son pays natal, où la paix n’est jamais véritablement revenue…

La guerre civile en Colombie est une prolongation bien réelle et douloureuse du 20e siècle. Les guérilleros colombiens, qui nous apparaissent comme des reliques vivantes d’un autre temps, des desperados échappés d’entre les pages d’un conte marquezien, rescapés improbables de la ruine cyclonique mythique de Macondo, sont pourtant un authentique héritage du combat social planétaire qui sous-tendait précisément la « guerre froide ».

« Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. » Déclarait le milliardaire américain Warren Buffet, en 2005.

Depuis, en dépit de la violence de la crise économique, la lutte de classe n’a évidemment pas disparue, mais elle se résume à des combats d’arrière-garde, ou de survie précaire, et n’a toujours pas reconstitué d’alternative réelle à l’impérialisme.

Des luttes locales de résistance populaire, comme en Ukraine, se mènent en de nombreux points de la planète, mais elles se mènent sur une base essentiellement nationaliste, et ne constituent pas une perspective globale d’alternative sociale à l’impérialisme.

Bien évidemment, si l’Union Soviétique a disparu, ce n’est ni au faîte de sa gloire ni au sommet de sa puissance. Elle avait sérieusement dégénéré, certes, mais si elle ne brillait plus de tous ses feux et ne constituait plus véritablement un phare du socialisme, elle n’en était pas moins l’héritière d’un siècle de luttes prolétariennes, et demeurait, jusqu’au début des années 80, la principale base arrière et le soutien vital des luttes anti-impérialistes à travers le monde.

Pour cette raison, l’abattre à tout prix demeurait l’enjeu essentiel pour l’impérialisme US. C’est pourquoi faire une analogie entre le comportement de la Russie d’aujourd’hui et celui de l’URSS d’hier est une analogie simpliste et qui ne correspond qu’à une vision grossière de la réalité.

En pratique, c’est du journalisme de « Café du commerce », autour d’un ballon de Côte du Rhône, ou de Beaujolais, selon le goût de l’impétrant !

En réalité, parler de retour à la guerre froide est un raisonnement de type analogique primaire, et par conséquent, erroné dans son principe, sa méthode, et donc, finalement dans ses conclusions, sans même parler de ses prémisses ubuesques.

Si la Russie actuelle manifeste un tempérament un tant soit peu « belliqueux », elle n’a, en réalité, pas le choix d’une autre attitude, à part ramper jusqu’à sa ruine totale, ce qu’apparemment, l’impérialisme US continue d’espérer…

Pourquoi ? Voilà une question essentielle qu’il est juste de se poser, simplement d’un point de vue géopolitique, et même en dehors de toute considération idéologique.

L’un des premiers objectifs du démantèlement de l’URSS était déjà, pour l’impérialisme US, de reprendre pied sur les marchés de l’Europe de l’Est, objectif déjà largement atteint, avec une faible résistance résiduelle en Biélorussie, en Serbie et en Ukraine…

S’en prendre à l’Ukraine, avec le coup d’état pseudo-« démocratique » de la Place Maïdan, c’était tout simplement négliger le fait que l’Ukraine, indépendamment du problème de la Crimée, est d’abord le berceau historique de la Russie…

Si l’on veut une analogie valable, en voici une : traquer l’ours jusqu’au fond de sa tanière, c’est l’obliger à contre-attaquer… !

Mais outre cette considération nationaliste, qui cimente néanmoins l’effort de résistance russe, il faut comprendre que l’option militaire est, de toute façon, dans le contexte économique de la crise mondiale, la seule issue possible pour la Russie, si on veut absolument lui retirer tous ses débouchés sur l’Europe de l’Est, ce qui semble bien être l’objectif actuel, tant des USA que de ses vassaux « européens », dont la France.

Cette situation n’est pas un prolongement de la « guerre froide », en tant que telle, mais plutôt une conséquence lointaine de ses dernières phases et en réalité, de son issue…

Durant la « guerre froide », le moment où les USA étaient au plus mal, en termes de rapport de forces géostratégiques, c’était au début des années 70, quand la guerre du Viêt-Nam s’éternisait et faisait jaillir des espoirs de libérations multiples dans le tiers monde…

De plus, le coût de la guerre, de par cette impasse, commençait à l’emporter largement sur les bénéfices, et hypothéquait la domination financière US…

D’où la liquidation des accords de Bretton Woods…

Et d’où, surtout, le choix stratégique d’une ouverture à la Chine, comme champ d’expansion de secours pour la circulation des capitaux, et la réduction du poids relatif de la réserve monétaire soviétique, amenant progressivement l’URSS à l’étouffement et à la ruine…
Ce constat historique évident, mais que personne, semble-t-il, ne veut voir, et pour cause, nous oblige à revenir à la base, à ce qui fonde vraiment, depuis le début du 20e siècle, la domination impérialiste, à savoir, la domination du capital financier !

Depuis cet accord, élaboré dès les années 70, l’interdépendance financière des USA et de la Chine reste, en dépit de leurs rivalités superficielles, le tandem qui domine la circulation mondiale des capitaux, et auquel l’ « Europe » est également inféodée, comme pièce secondaire du dispositif.

La Russie, essentiellement ruinée dans ce processus, n’a pu y arrimer son développement économique. Il lui aurait fallu, pour ce faire, accepter d’être au mieux la cinquième roue du carrosse US… Ce qui eut été possible avec Gorbatchev, Eltsine, ou un autre légume de cette sorte, mais apparemment pas avec Poutine !

A vrai dire, la nature ayant horreur du vide, même, et surtout, en Russie…, il est probable, si Poutine n’avait pas succédé à ces liquidateurs, qu’un autre mouvement nationaliste russe aurait pris le relais, de toute façon… De sorte que Poutine n’est pas un effet du hasard, mais en réalité, un produit des circonstances que « l’Occident », et surtout les USA, ont délibérément créé…

S’il y a une analogie à faire, en matière de nationalisme, elle serait plutôt à chercher du côté de Versailles (Versailles-Chantier… si l’on veut une allusion au gag de Fernand Reynaud, dans le rapport à la Chine, évidemment…), c’est à dire du côté de ce chantier de mort que fut le traité de Versailles en 1919, comme rampe de lancement du néonationalisme allemand et finalement, du nazisme !

L’analogie, toutefois, là aussi, ne peut être qu’un rappel historique des conséquences de l’humiliation d’un peuple, mais nullement une méthode d’analyse.

En effet, le développement exponentiel du nazisme, largement toléré, sinon hypocritement mais efficacement encouragé par le reste de l’ « Occident », avait une fonction précise : être le rempart et le fer de lance du même « Occident » contre l’influence grandissante de l’URSS…

Ce n’est que l’échec final de cette « mission » qui a poussé l’impérialisme US à intervenir en Europe, et finalement, se saisir de l’occasion pour y établir sa domination, sous laquelle nous « vivons » encore, depuis 1944, et qui s’étend toujours plus vers l’Est, en passant aujourd’hui par la Russie…

Mais la Russie a toujours pour elle l’immensité de son territoire, et pas mal de ressources naturelles, qui lui évitent une ruine totale, et pour espérer un peu de développement économique, elle est donc finalement acculée à résister, y compris militairement, partout où elle le peut, comme en Syrie, en Ukraine, et ailleurs, demain, si faire se peut, ce qu’on ne saurait lui reprocher, surtout nous, français, dont l’intérêt serait plutôt, au moins tactiquement, et si nous avions l’ambition de survivre comme peuple indépendant, de nous y allier… sauf à ramper jusqu’à notre ruine finale, aux pieds de l’impérialisme US, comme le font tous nos gouvernants, de droite comme « de gauche », ces dernières années.

Toutefois, il s’agit bien là, dans un cas comme dans l’autre, d’une logique de guerre, qui parait devenir inévitable comme « solution » impérialiste à la crise, qui est bien la crise de la « mondialisation », comme résultat de la circulation effrénée des capitaux spéculatifs à l’échelle mondiale.

Voilà pourquoi l’impérialisme US pousse la Russie dans ses retranchements, et cherche à achever ce qui reste de sa puissance économique : elle est à la fois le seul pôle de résistance potentiellement autonome économiquement et le seul champ d’expansion encore suffisamment vaste pour un nouveau sursaut du capitalisme financier en crise, une nouvelle aire de circulation pour les fonds spéculatifs jamais rassasiés de surprofits…

Le point de départ de ce cycle particulier, hypocritement baptisé « mondialisation » est, on l’a vu, à chercher au moment du véritable basculement de la « guerre froide », c’est-à-dire avec l’alliance Chine-USA élaborée au cours des années 70, et pérennisée depuis, en dépit des apparences, qui ne sont que des rapports de forces entre complices obligés…

Si la domination du capital financier a pris une tournure particulièrement spectaculaire dans cette phase, on le doit évidemment aux moyens de communications modernes qui lui donnent des possibilités de développement exponentielles et d’autant plus délétères, mais elle n’a pas surgit comme un champignon après la pluie, au refroidissement, si l’on peut dire, paradoxalement, de la « guerre froide »…

Ce que le début de notre 21e siècle veut absolument et précisément oublier, surtout en 2014, c’est que la domination du capital financier, comme fondement de l’impérialisme moderne, était déjà la cause profonde de la première conflagration mondiale, en 1914… !

Un siècle d’oubli,

ou bien un siècle d’amnésie volontaire… ?

Un siècle d’oubli qui a fait des millions de morts en deux guerres mondiales, uniquement séparées par un très court rebond et par la crise financière et économique à la fois la plus symptomatique et la plus symbolique, dans l’inconscient collectif…

Amnésie toute relative, donc, et hypocrisie condescendante, en réalité, durant toute la période des « trente glorieuses », où le capital financier retrouve de nouveaux débouchés, sur ses bases anciennes, à reconstruire et à redévelopper les forces productives détruites durant l’essentiel de la première moitié du siècle, en dépit, et/ou grâce à l’essor scientifique et technologique prodigieux…

Mais cela n’avait guère ralenti, pour autant, la circulation des capitaux spéculatifs dans le reste du monde, où l’impérialisme continuait d’exercer ses ravages le plus cyniquement du monde, en se souciant peu de communication, les médias d’époque leur étant déjà tout à fait inféodés…

Gabriel Garcia Marquez était un grand ami du "Lider Maximo
Gabriel Garcia Marquez était un grand ami du « Lider Maximo

1927 : Année de la naissance de Gabriel Garcia Marquez…

1965 : Année de création de « Cent ans de solitude »…

Dans les dernières années du siècle mythique et romanesque de Macondo, s’implante au village une « compagnie bananière » nord-américaine, dirigée par un très symbolique « Mr. Brown »…

C’est au cours de cette période que « José Arcadio Segundo », devenu leader syndicaliste, se retrouve assommé et embarqué pour mort dans un « mystérieux » train de nuit où les cadavres des grévistes ont remplacé les bananes et seront jetés à la mer…

Cet épisode, expressif à la fois de la violence impérialiste et du non-dit qui la recouvre encore, n’est pas sorti uniquement comme un tour de magie morbide du réalisme marquezien :

C’est la transcription quasi-historique, dans le cadre imaginaire de Macondo, d’un évènement réel, essentiel dans l’histoire de la Colombie, et connu comme « le massacre des bananeraies », ou « massacre de la Cienaga », commis par l’état colombien pour le compte de la « United Fruit Company », dont les avatars US actuels continuent d’opérer sur le terrain.

Massacre des bananeraies peinture

Le nombre réel des victimes est aujourd’hui estimé entre 1000 et 1500 morts, hommes, femmes et enfants, rassemblés pacifiquement, sur la Place de la Gare, à Ciénaga.

C’est arrivé dans la nuit du 5 au 6 Décembre 1928.

Gabriel Garcia Marquez est né le 6 Mars 1927.

Des enquêtes récentes tendent à montrer que l’action aujourd’hui plus « discrète » des groupes paramilitaires, pour la « protection » des intérêts US en Colombie, auraient fait, ces dernières décennies, plus de 250 000 morts.

 

Actuellement, en France, certains tribunaux débattent doctement de la responsabilité de tel ou tel lampiste dans les massacres du génocide rwandais.

Pourtant, l’étude de cette tragique histoire ne laisse guère planer de doute sur la responsabilité de notre pays… Autre non-dit de l’impérialisme, le nôtre, et qui met à son tableau de chasse africaine un « petit » million de morts…

Auquel il faudrait ajouter, plus récemment, autour de 50 000 morts pour notre intervention « humanitaire » en Libye, sans oublier quelques milliers de morts probables pour le conflit ivoirien, dont le bilan est encore plus opaque, si possible…

Depuis, Mali, Centrafrique, l’histoire de la « Françafrique » continue de s’écrire, quelle que soit la « couleur » du gouvernement impérialiste français…

Si nous avons échappés de peu à un éventuel engagement direct en Syrie, c’est précisément et uniquement grâce à l’habileté diplomatique de Poutine…

Mais ces temps-ci, en Mer Noire, la France est déjà sur place, avec ses navires, dans le cadre de manœuvres bien coordonnées.

Il n’est pas inutile de rappeler, à cette occasion, que la France fit déjà partie des puissances intervenant en Mer Noire, en 1919, contre la toute jeune République Soviétique…

L’« Europe » se serait-elle enfermée dans un temps cyclique, comme celui du village de Macondo ?

D’une certaine façon, c’est ce que nous suggère l’analogie primaire qui voit dans la situation actuelle de l’ « Europe » un retour de la « guerre froide »…

Une sorte d’évolution régressive…

Mais la « guerre froide » portait encore en elle-même les germes latents d’une alternative, ce qui n’est pas le cas de la situation actuelle, qui combine une sorte de « balkanisation » de l’Europe de l’Est avec une mainmise grandissante de l’impérialisme US.

Une phase de « balkanisation », effective depuis le démantèlement de l’URSS, et surtout, de la Yougoslavie, nous ramène donc finalement, en pratique, à une inféodation globale de l’« Europe », qui est plus que jamais une fiction comme entité autonome, et plus que jamais un cartel d’intérêts soumis à l’impérialisme US.

C’est à l’issue du premier conflit mondial, que l’impérialisme US a véritablement pris sa dimension planétaire, même s’il a attendu l’opportunité du second pour la parachever. La première « balkanisation » de l’Europe du Sud-Est, était déjà, en quelque sorte, à partir de 1918, une hypothèque prise par les USA, sur un « avenir » incertain, mais qu’ils continuent habilement à transformer, aujourd’hui !

Force est donc de constater que si nous vivons bien une phase régressive de l’Europe, elle nous ramène plutôt à la situation qui prévalait à l’époque de la première guerre mondiale, en ce qui concerne la nature profonde des tensions internes, à cette très grosse différence près que les USA sont aujourd’hui totalement maîtres du jeu, en face de la Russie, et que le conflit, s’il se développe, se fait essentiellement pour leur compte, et que les nations qui jouent ce jeu dangereux, dont la France, ne sont plus que leurs pions…

Dans le temps cyclique du village de Macondo, c’est l’épisode tragique de la grève à la bananeraie qui est le début de la décadence, non pas tant, précisément, par l’expression ouverte de la violence, mais au contraire par le non-dit et la perte d’identité qu’il recouvre.

Et plus le cycle de Macondo se referme, et plus il devient le royaume du non-dit…

Et pourtant, paradoxalement, c’est un royaume dont l’histoire est écrite d’avance, dès les premières pages, par les prophéties du gitan-alchimiste Melquiadès, puis définitivement scellée dans ses grimoires indéchiffrables, qui sont, en quelque sorte, la mémoire anticipée du village.

Dans un premier temps, la venue de Melquiadès représente à la fois l’arrivée du progrès et des illusions de richesses et de pouvoir qu’il engendre et déclenche.

Mais Melquiadès lui-même est relativement lucide, et s’il semble en jouer, il n’en lance pas moins quelques avertissements justes quant à son utilisation possible, que personne n’écoute… Pour finir, à l’état spectral, il devient en quelque sorte la conscience collective enfouie du village, mais qui ne peut l’arracher à son destin…

Lorsqu’il revient au village pour le guérir de la peste de l’insomnie et de l’oubli, il revient lui-même d’entre les morts et s’il reste à Macondo, c’est déjà essentiellement parce qu’il est accepté grâce à ce statut de conscience spectrale…

Dans une structuration cyclique du temps, le cycle temporel le plus absolument défini dans sa durée est celui imparti à chaque individu, dans la vie réelle, mais aussi à chaque personnage, donc, dans le roman. Le cycle immédiatement plus vaste qui les relie entre eux, de manière non moins absolue, dans le roman, est la malédiction d’une descendance consanguine.

Dans une Europe cosmopolite, dans une société occidentale brassée par la « mondialisation », nous avons tendance à oublier que c’est un trait récurrent de toutes les sociétés rurales primitives, à travers la planète, et encore valide, en France, au début du siècle écoulé…

Le gitan Melquiadès est pratiquement le seul personnage fondamental du roman qui n’est pas relié à ce cycle.

Par son rôle spectral, relié à la mémoire collective, il a son cycle temporel propre, qui dépasse largement son cycle individuel au sens biologique du terme.

L’autre personnage dont le cycle temporel, par son historicité, dépasse son cycle biologique, est le Colonel Aureliano Buendia. Il représente un autre cycle temporel récurrent, celui de la guerre civile.

 

Il est remarquable que sa nombreuse descendance, 17 fils engendrés lors de ses campagnes militaires lointaines, la seule à pouvoir échapper au cycle de la consanguinité, est par contre marquée par le poids de cette historicité, et même littéralement, par la croix de cendre sur le front.

Elle représente la renaissance potentielle de la radicalité originelle du Colonel, mais qui ne trouve pas d’issue dans ce cycle fermé, et se trouve symboliquement physiquement liquidée avant même de pouvoir y apporter, là aussi, littéralement, un sang neuf…

Il est remarquable que cette métaphore transcendante résume encore, un demi-siècle après sa rédaction, le destin en cours de la Colombie…

En Europe, si la date de 1914 semble aussi bien marquer la fin réelle du 19e siècle, c’est précisément qu’elle marque une transition de cycles.

La fin du 19e siècle, en Europe occidentale et aux USA, avec la révolution industrielle, c’est l’aboutissement du capitalisme triomphant comme moyen de développement exponentiel des forces productives.

C’est aussi l’aboutissement d’un premier cycle de crises, lié à ce surdéveloppement, qui ne peut plus trouver ni créer de débouchés sur ses propres bases.

C’est ce cycle que Marx a décrit avec le concept de crise de surproduction. Il est lié à l’apparition du prolétariat en tant que classe sociale capable de dépasser ce cycle, en l’ouvrant sur un autre avenir, et c’est pourquoi il est aussi lié à l’émergence du Marxisme comme idéologie d’avant-garde de la classe ouvrière.

Si le 19e siècle semble s’achever, en 1914, sur l’échec de cette perspective, c’est bien parce que le capitalisme lui-même a déjà ouvert un autre cycle indispensable à sa survie : la guerre est en réalité la première crise de ce nouveau cycle.

Ce nouveau cycle, c’est la première phase de circulation mondialisée des capitaux, rendue indispensable par l’exiguïté des marchés nationaux. Mais cette nouvelle explosion du capitalisme, ce n’est déjà plus celle du capitalisme créatif des débuts de l’ère industrielle…

Dans cette nouvelle phase, au tournant 19e-20e siècle, il ne s’agit plus, déjà, que de l’expansion des capitaux spéculatifs liés précisément à la domination du capitalisme financier sur le capitalisme industriel. Ce n’est déjà plus le développement des forces productives qui est l’enjeu principal, mais leur répartition la plus rentable possible sur le globe.

Comprendre la transition de phases, c’est comprendre que l’une ne chasse pas purement et simplement l’autre comme un cycle refermé sur lui-même et jeté à la poubelle de l’histoire, pour n’y être plus fouillée que par des historiens charognards et curieux malsains.

Une phase nouvelle continue d’englober l’autre comme une de ses conditions d’existence. Elle peut aussi y revenir, de manière régressive, comme une de ses conditions de survie provisoire ou locale.

Pour le capitalisme financier, en tant que forme spéculative, parasitaire du capitalisme industriel, la destruction des forces productives est, de manière chronique, mais surtout en cas de crise aigüe, un moyen essentiel de régénération.

C’est pourquoi 1914 marque à la fois la fin du cycle des crises primitives de surproduction et la première tentative de repartage mondial de l’impérialisme moderne.

A partir de 1914 c’est un cycle de destructions et de tentatives de nouvelles répartitions des forces productives qui s’amorce, pour la survie du capitalisme pourrissant.

Plus les destructions sont massives et plus la marge de régénération et de survie du capitalisme est extensive.

Non seulement la poursuite du progrès technique n’est pas incompatible avec ce processus, mais elle lui est intrinsèquement liée, à travers les lobbys militaro-industriels, notamment.

Dans ce processus, des phénomènes relativement locaux et provisoires de développement, voire de surdéveloppement, des forces productives, présentent encore certains traits, mais certains traits seulement, du capitalisme industriel primitif, et ne viennent pas contredire la domination du capitalisme financier. Ils en sont un de ses corollaires d’origine.

Ils ne sont aucunement, en eux même et directement, la cause réelle de la crise de l’impérialisme, qui reste à rechercher dans les mécanismes profonds de la circulation mondialisée des capitaux. De sorte que si des phénomènes s’apparentant aux crises de surproduction peuvent apparaitre ici ou là, ils ne sont qu’un « raté » provisoire et local dans l’évolution mondiale de la répartition des forces de production, et même, le plus souvent, un simple décalage ou retard nécessaire à leur destruction et la facilitant.

Ce type de phénomène, parfaitement illustré depuis plus d’un siècle, déjà, par les aléas délétères du marché mondial de la banane, qui reste l’aliment de base pour au moins 400 millions d’êtres humains sur terre, avec ses conséquences tragiques sur l’histoire de pays comme la Colombie, et d’autres également, se retrouve désormais dans la dernière phase de mondialisation, sur les marchés de produits industriels d’usage courant, comme sur les marchés de produits technologiques à forte valeur ajoutée.

C’est ce qu’illustre le cycle des « délocalisations », précisément inauguré au milieu des années 70.

C’est ce que Lénine avait parfaitement compris et exprimé, dès 1916, en anticipant notamment le rôle « futur », et donc désormais cruellement actuel, de la Chine dans ce processus.

C’est le sens fondamental de son analyse, plus que jamais d’actualité, génialement et quasi-prophétiquement résumée dans « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme ». Mais il avait aussi, évidemment, parfaitement compris le paradoxe du capitalisme russe, déjà intégré au marché financier mondial par le système des participations croisées (mécanisme fondamental et toujours à l’œuvre dans le processus impérialiste moderne), et pourtant encore gravement sous-développé en termes de forces productives.

Echapper à la « bananisation » de l’économie russe s’écroulant sous le poids de la guerre était donc une nécessité qui rendait autant caduque la république bourgeoise de Kerenski que le régime moribond des tsars… Cette métaphore ne signifie nullement, pour ceux qui ont du mal à suivre, que les bolchéviques aient eu à lutter contre une invasion de planteurs de bananes, mais que leur nécessaire victoire sur les armées blanche ne constituait pas une base suffisante pour l’éclosion du socialisme.

C’est pourquoi l’orientation donnée par Lénine, en faveur d’un développement économique rapide et autonome de la Russie, était une des conditions de survie et de résistance de la Russie Soviétique contre l’encerclement impérialiste.

C’est pourquoi cette orientation est restée la boussole de l’URSS comme base de la lutte anti-impérialiste mondiale, malgré de fortes distorsions révisionnistes et finalement une relative stagnation dans les dernières décennies précédent sa chute.

Les éléments concrets de cette politique ont été au mieux défini dans un célèbre discours de Lénine, en 1920, que nos intellectuels « de gauche », en France, y compris « communistes révolutionnaires », gauchisants et trotskystes et même la plupart de nos « marxistes-léninistes », sans oublier d’inénarrables « marxistes-léninistes-maoïstes », ont traditionnellement pris l’habitude de tourner en dérision.

Ils en ont extirpé une célèbre formule qu’ils attribuent telle quelle à Lénine : « Le socialisme, c’est les soviets plus l’électricité » (et reprise à l’envie par les ennemis du socialisme et de l’Union Soviétique), prouvant par-là que :

1_ils n’ont pas vraiment lu Lénine.

2_ils n’ont rien compris à l’essence du léninisme, quand bien même l’auraient-ils lu !

On y trouve notamment le point suivant :

« De la guerre impérialiste, les États bourgeois ont réussi à sortir bourgeois. Ils ont réussi à remettre et à reculer la crise qui les menaçait immédiatement, mais ils ont ruiné leur situation dans sa racine à un tel point que, malgré leurs forces armées gigantesques, ils ont dû reconnaître, après trois ans, leur impuissance à étrangler la Russie soviétiste, presque dénuée de forces militaires. Ainsi s’est trouvée confirmée dans sa base notre politique avec nos prévisions, et nous avons eu pour alliés réels les masses opprimées de tous les États capitalistes, puisque ces masses ont fait échouer la guerre. Sans obtenir la victoire universelle, la seule solide pour nous, nous avons conquis une situation dans laquelle nous pouvons exister côte à côte avec les puissances impérialistes, obligées aujourd’hui d’entrer en relations commerciales avec nous. Au cours de cette lutte, nous avons conquis le droit à l’existence indépendante. »

Dans ce texte, Lénine fait le point, avec une lucidité extrême, et sans rien abandonner des fondamentaux du mouvement bolchévique, sur la situation internationale à l’issue de la guerre, mondiale, polonaise et civile.

C’est là qu’il pose les bases de la lutte pour le développement économique, pour le progrès technique indispensable, contre l’analphabétisme et l’obscurantisme, de la Russie soviétique comme nation indépendante et base de résistance et de lutte contre l’impérialisme.

Un siècle après, c’est ce que nos idéalistes petits-bourgeois et gauchistes de tous poils n’ont toujours pas compris !

Avec Lénine, les bolchéviques ont sorti la Russie à la fois du temps cyclique du féodalisme et de l’impérialisme, au moment où elle commençait seulement à s’engager sérieusement dans celui du capitalisme industriel, avec un retard tel qu’elle ne pouvait que s’en trouver inféodée aux puissances impérialistes déjà dominantes, ou sur le point de devenir dominantes, comme l’Allemagne et les USA.

Avec Lénine et le bolchévisme, la Russie Soviétique a ouvert un temps cyclique nouveau, en rouvrant à la fois celui de la révolution socialiste, déjà entrouvert par la Commune de Paris, et en ouvrant le temps cyclique, devenu nécessaire, des luttes anti-impérialistes modernes.

Ce que le temps cyclique du capitalisme industriel primitif et celui de l’impérialisme ont en commun, c’est l’impasse dans laquelle ils mettent le développement des forces productives. Ce qui les différencie, c’est la nature de cette impasse.

Si la circulation mondialisée du capital tend à amortir les crises primitives de surproduction, ce n’est pas du tout en harmonisant le développement entre les nations, comme le prétendent les idéologues bourgeois, et encore plus, les idéalistes petits-bourgeois, arrivistes zélés et impatients, mais au contraire en creusant les inégalités par la répartition constamment changeante des forces productives, qui permet aux capitaux de circuler en sauvegardant leurs surprofits.

C’est cette répartition qui accentue les phénomènes de sous-développement et de « surdéveloppement » relatif, entrainant les migrations de populations contraintes et forcées, en réalité, par la misère.

C’est cette répartition qui entraine la constitution de sociétés fondées sur la division, le communautarisme et la haine, et non pas sur un réel « multiculturalisme », qui ne saurait être imposé par la misère et qui pour l’instant n’existe que dans la tête de nos idéalistes petit-bourgeois, se faisant, souvent sincèrement et involontairement, les relais « humanistes » de la propagande impérialiste.

Les sociétés fondées sur le communautarisme ne fonctionnent avec un certain équilibre qu’autour des phénomènes de développements locaux et provisoires où l’impérialisme permet un relatif partage des plus gosses miettes qu’il peut leur laisser sans réduire ses superprofits.

Leur éclatement en conflits intercommunautaires, dans le temps cyclique des crises de l’impérialisme, est la solution préprogrammée par celui-ci pour désamorcer toute forme de lutte de classe aboutissant à une conscientisation anti-impérialiste.

Rentrer dans le temps cyclique d’une conscience anti-impérialiste exige donc une réflexion redéfinissant aussi bien le concept de développement économique autonome que le concept de solidarité internationale.

C’est une double réflexion, dont les deux termes doivent rester constamment en interpolation pour conserver sa dynamique dialectique.

C’est cette dialectique qui est puissamment à l’œuvre, en 1947, dans le Rapport sur la situation internationale d’Andreï Jdanov, à condition de le comprendre dans sa version originale intégrale, avec sa critique radicale de l’opportunisme des partis français et italiens, et même avec son ébauche de la critique du titoïsme yougoslave, officiellement non exprimée avant 1948.

C’est un exemple typique de la démarche marxiste-léniniste où le droit des nations à disposer d’elles-mêmes s’inscrit dans une démarche anti-impérialiste globale, et où ce droit n’implique nullement un retour au cycle du « capitalisme national » déjà caduque à la fin du 19e siècle !

Une telle démarche doit au contraire impliquer un type de développement à la fois autonome et socialement progressiste, avec les formes adaptées à chaque situation locale, mais ne peut avoir de sens durable que si le prolétariat lui-même y joue le rôle décisif avec son organisation de classe autonome.

Dans les pays aux structures économiques relativement arriérées, il se peut que certaines formes du capitalisme primitif continuent de jouer provisoirement un rôle, comme ce fut le cas avec la NEP instituée par Lénine, mais donc sans constituer aucunement une concession à l’autonomie économique et financière, et sans entraver la marche au socialisme.

Mais dans les métropoles impérialistes comme la nôtre, en France, le droit à l’indépendance nationale, essentiellement vis-à-vis de la domination US, est directement lié à l’accession rapide au socialisme. C’était l’essentiel de la ligne définie par le Kominform, dès 1947, sous l’influence d’Andreï Jdanov.

Ce que Lénine, dès 1916, nous expliquait déjà, avec ce nouveau cycle du capitalisme, celui du capitalisme « pourrissant » , caractérisé par la domination du capital financier, c’est le lien dialectique mortifère qui l’unit indéfectiblement, y compris par sa fonction parasitaire même, au capitalisme industriel désormais incapable de se développer sur ses bases « nationales ».

C’est pourquoi il consacre de nombreux passages de son livre à dénoncer l’illusion que constitue la prétention à vouloir détacher l’un de l’autre. De nos jours, encore bien davantage, il n’est pratiquement plus de petite entreprise qui ne dépende de cette intrication, non seulement pour ses besoins de financement, mais aussi, le plus souvent, pour un marché vital « à l’international ».

Séparer le capitalisme industriel du capitalisme financier, c’est pourtant exactement cette même illusion « critique » que nos idéalistes petit-bourgeois contemporains prétendent encore opposer au système financier moderne, un siècle après !

On la retrouve partout, de l’extrême-droite à l’ « extrême-gauche », sur tout l’arc-en-ciel des « couleurs politiques » françaises, au point, du reste, que certains social-chauvins n’hésitent pas à militer pour un « front républicain » qui unirait toutes ces formes d’opportunisme et de démagogie !

Mais dans la réalité cet arc-en-ciel est une nébuleuse d’intérêts contradictoires, d’où il ne ressort pas la moindre perspective politique, sauf l’enfermement dans un cycle pseudo-« nationaliste », particulièrement régressif et qui ne déboucherait que sur une inféodation mieux déguisée…

L’autre aspect de cet opportunisme, qui prétend au contraire voir des vertus « unificatrices » dans la domination internationale du capitalisme financier, et qui nie précisément, en pratique, le creusement des inégalités, voudrait nous voir attendre, et plutôt passivement, en réalité, le tout à fait imaginaire « murissement » des conditions d’une non moins chimérique « révolution mondiale » ! Cela ne l’empêche pas, au contraire, de combiner cette utopie idéaliste avec le réformisme archi-usé d’une pseudo-« réglementation » du capitalisme financier !

Si nous prenons la peine d’y réfléchir sérieusement, et la tension guerrière croissante en Ukraine devrait, hélas, nous y inciter, le grand redéploiement tous azimuts de toutes ces panoplies d’illusionnistes, que Lénine avait pourtant déjà complètement démasquées voici un siècle, nous montre à quel point nous nous sommes enfermés dans ce cycle impérialiste.

Ce déploiement s’est effectué sur plusieurs décennies, en dépit de plusieurs vagues de luttes sociales importantes.

Ce n’est donc pas la combattivité du prolétariat français qui est en cause. Il s’agit bien d’une victoire idéologique du capitalisme, essentiellement due à la capitulation et au zèle opportuniste des idéalistes petit-bourgeois qui se présentaient comme « idéologues » et « penseurs » du mouvement ouvrier.

Ils n’ont eu de cesse, pratiquement dès l’origine, de reprendre avec un point de vue présenté comme « critique de gauche », les assertions les plus simplistes de la bourgeoisie réactionnaire contre l’Union Soviétique et l’édification du socialisme.

Lorsque l’ébauche d’une critique « marxiste-léniniste » s’est développée au cours des années 60, ce fut sous l’influence du PC chinois et en reprenant, pour l’essentiel, la même argumentation idéaliste.

Lorsque le PC chinois a achevé sa mutation collaborationniste, sous l’influence combinée de Mao Zedong et Deng Xiaoping, la Chine s’est trouvée pleinement intégrée, dès le tournant des années 70-80, au processus impérialiste.

Alors que la « bananisation » de l’URSS était encore, pour l’essentiel, en échec, en dépit de ses travers révisionnistes, la « bananisation » de la Chine devenait un franc succès, avec l’approbation et le soutien enthousiaste de nos pseudo-« marxistes-léninistes » !

Dès le début de ce processus, en 1971-72, il était clair que « Mr. Brown » avait un nom en Chine : Dr. Kissinger !

Parmi nos « marxistes-léninistes », alors que certains s’étaient déjà mués en « marxistes-léninistes-maoïstes », ce qu’aucun n’a su voir, c’est l’évolution du monde qui se produisait sous leurs yeux, et dont ils se voulaient les acteurs… Triste cinéma !

Alors que la fracture ainsi amorcée au sein du camp anti-impérialiste ne pouvait qu’aboutir à l’écroulement total de l’ensemble, quels que soient les discours idéologiques des uns ou des autres, c’est toute l’œuvre de Lénine et du mouvement bolchévique qui était ainsi remise en cause dans ses fondements.

Avec l’intégration de la Chine au processus impérialiste le monde a très rapidement pris la forme, dans la structure de ses rapports de forces économiques, dans le principe de circulation des capitaux, que Lénine, dès 1916, lui voyait prendre en cas d’échec du mouvement ouvrier russe.

C’est une évolution du monde qui était déjà en gestation en 1914, au moment de la vaste trahison de la 2e internationale et de ses « sociaux-démocrates » qui s’apprêtaient à livrer le prolétariat mondial à la grande boucherie impérialiste.

Ce n’est évidemment pas tout à fait exactement le monde tel qu’il aurait été sans l’expérience des luttes de résistance prolétarienne, ni sans la tentative d’édifier le socialisme pour un tiers de l’humanité !

L’expérience de l’Union Soviétique, malgré tous les défauts que l’on peut lui trouver, a au moins eut le mérite immense de prouver deux choses essentielles et uniques :

1_il est possible de maitriser le développement des forces productives en fonction des objectifs sociaux.

2_il est possible de résister à l’impérialisme, même sous sa forme la plus barbare, le nazisme.

Le bilan critique marxiste-léniniste de cet héritage historique gigantesque reste à établir, mais force est de constater que les héritiers politiques de la social-démocratie d’avant 1914, en Europe occidentale, véritables social-impérialistes et pourvoyeurs de guerres, réoccupent maintenant la scène politique en jouant délibérément le jeu, cette fois-ci, du libéralisme économique et de la finance US.

Ils sont les agents zélés d’une domination impérialiste jamais rassasiée de superprofits et n’hésiteront pas à entrainer l’Europe et le reste du monde dans un nouveau cataclysme guerrier pour tenter de solutionner leur crise et d’éviter l’impasse où, inexorablement, ils emmènent le monde !

Voici 90 ans que Lénine gît enchâssé dans son mausolée sur la Place Rouge. Voici donc bientôt siècle qu’il nous a laissé en héritage ses analyses réalistes et décapantes, sa vision prospective lucide sur l’évolution du monde et les possibilités réelles de l’Union Soviétique.

Un siècle où sa pensée a tenté de façonner le monde, à travers l’interprétation qu’en ont fait des dizaines de partis politiques d’importances très inégales.

Dans la logique du Réalisme Magique propre à Gabriel Garcia Marquez, on serait tenté de s’interroger : qu’en aurait-il pensé ? qu’aurait-il pensé de notre monde d’aujourd’hui ?

Mais Lénine n’est pas « Melquiadès », et sa pensée n’est ni un dogme, ni enfermée dans un grimoire indéchiffrable où le destin du monde serait scellé une fois pour toute !

S’il a incontestablement contribué à écrire l’histoire du siècle passé, il a d’abord voulu nous expliquer les mécanismes profonds du monde moderne naissant, pour que le mouvement ouvrier puisse s’y développer en toute connaissance de cause.

De sorte qu’il est plus juste de dire qu’il n’a pas écrit UNE histoire du monde, mais potentiellement plusieurs, en fonction des options stratégiques à choisir…

Dans la veine du Réalisme Magique on pourrait imaginer qu’une petite étincelle mémorielle coincée dans l’ADN de la dépouille de Lénine se connecte à un Smartphone perdu là par quelque touriste en visite au mausolée, et qu’il essaye de comprendre notre pauvre monde…

Il serait certainement plutôt déçu de constater que le scénario réalisé n’est pas, et de loin, son favori…

Il serait peut-être par contre lui-même étonné de voir à quel point l’intégration de la Chine au processus impérialiste se conforme à son modèle prospectif de 1916… !

En voyant à quel point nous nous sommes laissé entrainer dans cette spirale régressive, il nous livrerait peut-être quelques réflexions philosophiques sur le temps cyclique…

En examinant l’état actuel du mouvement ouvrier et surtout des mouvements qui se réclament de sa pensée, il serait certainement d’autant plus consterné…

Mais du moins, désireux de ne pas se résigner à une fatalité apparente, peut-être tenterait-il de lancer quel qu’anonyme message d’alerte, tel un Edward Snowden d’outre-tombe, avant de retourner à son éternité historique…

Pourtant ses œuvres ont été traduites dans toutes les langues et sont, pour l’essentiel, gratuitement accessibles sur le net !

Elles ne sont pas, comme les grimoires de « Melquiadès », écrites dans un code « chiffré les vers pairs à l’aide du code personnel de l’empereur Auguste et les impairs avec les codes militaires lacédémoniens » ! Le problème n’est donc pas qu’on ne peut plus les comprendre, mais bien plutôt qu’on ne VEUT plus les comprendre !

(à suivre: tître de la suite: Le massacre des bananeraies et l’assassinat d’un grand leader )

 

 

Le silence médiatique sur:…l’effondrement des plaques tectoniques

 

 

 

 

Les plaques tectoniques s’effondrent sous le Pakistan et l’Indonésie – une baisse de 20 pieds des berges de Java confirmée par Google Satellite epuis le début de 2011.

Les plaques tectoniques sur Terre.
Les plaques tectoniques sur Terre.

 

L’Anneau de Feu des tremblements de terre en éruption sur le plan sismique du 29 décembre 2004, lors séisme de 9,3 de Sumatra qui a déclenché le tsunami de l’océan Indien qui a tué jusqu’à 250,000 personnes

Le 17 janvier 2011, il a été signalé que les 17,500 îles de l’Indonésie étaient inondées. Ici, sur les îles de Java, la plus grande région du quatrième pays le plus densément peuplé et la plus grande population musulmane du monde. Ces inondations ne semblent pas inhabituelles, mais, certains experts ont signalé qu’il n’y avait aucune raison pour ces inondations qui pourrait expliquer la submersion d’une si grande zone peuplée le long du littoral marin.

Il est vrai qu’il y a eu deux semaines de pluie dans les régions montagneuses du mont Mandiri. Pourtant, le directeur général des services sociaux NTT, Piter Manuk, a admis que quelque chose était inhabituel. Comme il l’a déclaré :

« La panique des résidents a été déclenchée par l’arrivée du déluge qui n’est pas considéré comme raisonnable, car il n’y a aucun affluent qui traversent ces zones résidentielles et, pour la première fois, ceci s’est produit dans l’histoire de la catastrophe de East Flores. »

 

Le Bangla Desh est continuellement en problèmes climatiques.
Le Bangla Desh est continuellement en problèmes climatiques.

Des chercheurs sur les changements terrestres vérifiant avec Google Satellite a soudainement révélé que quelque chose clochait. L’île de Java, en Indonésie, a récemment été reconfigurée. Ce qui avait été passé totalement sous silence sur les nouvelles internationales les regardait maintenant directement dans les yeux, l’île de Java, dans la région centrale de l’Indonésie, était littéralement en train de couler. Le long du littoral, des villages près de l’océan étaient maintenant sous l’eau.
Selon les rapports locaux, il n’y a aucune inondation à cause d’une rivière en crue, ni de tsunami ou de vagues meurtrières qui se sont écrasée le long du littoral. Les images confirment tous une submersion cohérente 20 pieds de l’île de Java en Indonésie. Donc qu’est-ce qui se passe ?

Alors que le monde continue à vivre joyeusement sa routine, des événements étranges se produisent partout dans le monde entier. Des pluies torrentielles, les pires en 80 ans, ont frappé le Pakistan en juillet 2010. Les fortes pluies de la mousson dans les régions du Khyber Pakhtunkhwa, du Sindh, du Pendjab et du Baloutchistan ont envoyé des déluges d’eaux de la vallée du bassin de l’Indus. Les eaux ont inondé les rives, pas totalement inconnu, mais, pendant que la pluie continuait, les inondations ont été calculées et quelque chose était très étrange. Il y avait plus d’eau que les pluies en avaient laissé tombé.

 

En Indonésie,de nombreux village font face < ce probl`me  ...depuis 2004
En Indonésie,de nombreux village font face < ce probl`me …depuis 2004

La culture de la vallée de l’Indus, qui date de 3000 avant notre ère, est une des plus anciennes régions culturelles du monde, en concurrence avec l’Egypte et la vallée de la Mésopotamie étant les premières. Comme toujours dans le passé, les eaux des inondations inondent tout puis se retirent vers les océans, mais, cette fois, quelque chose étrange se passait, les eaux ne retiraient pas.

Selon le gouvernement pakistanais, plus de 20 millions de personnes ont été touchées par les inondations qui ont balayé leurs maisons, leurs moyens de subsistance et les villes dans lesquelles ils vivaient. Même si seulement 2,000 personnes ont été tuées, le nombre de personnes touchées par les inondations, plus de 20 millions de personnes, était plus grand que le nombre total de personnes touchées par le tsunami de 2004 dans l’océan Indien, le tremblement de terre de 2005 au Cachemire et le tremblement de terre de 2010 d’Haïti.

Les pertes ont été astronomiques. Plus de 17 millions d’acres des plus belles terres agricoles les plus fertiles du Pakistan le long de l’Indus ont été submergés. Plus de 200,000 têtes de bétails ont été tuées. Non seulement la récolte de la saison 2010 ont-elles été détruites, mais, la majeure partie des agriculteurs n’a pas été en mesure de planter de nouvelles graines avant les délais des semis de l’automne suggérant que les pertes massives dans la production alimentaire pour la saison agricole de 2011 entraîneraient une augmentation des pertes catastrophiques. Les pertes de 2010 incluent :

• 700,000 acres de cultures de coton détruits,
• 200,000 acres de canne à sucre perdus,
• 200,000 acres de riz en ruine, plus
• 500,000 tonnes de blé stocké en ruines, tandis que
• 300,000 acres de fourrages et de céréales stockées détruits.

Ce qui est maintenant rapporté, les plaques tectoniques Indo-Australiennes ont commencé à basculer sur la région occidentale sur cette plaque tectonique où le Pakistan se trouve aujourd’hui. Par suite de l’affaissement du sol, les eaux en crue sont maintenant prises au piège. Ce que les nouvelles n’ont pas signalé, c’est que la majeure partie de cette région inondée ne sera jamais récupérée, car elle est maintenant en permanence sous l’eau dans le district du nouveau lac du Pakistan ; aucune maison, aucune ferme, aucune récolte, et maintenant la famine.

Le basculement de la plaque Indo-australienne provoque un ajustement dans les régions sub-océaniques aussi loin que la tranchée Kermadee Tonga lorsque le 3 septembre 2010, dans la tranchée sous-océanique qui passe directement sous la 3ième plus grande ville de la Nouvelle-Zélande, Christchurch, un séisme d’une magnitude de 7,4 a dévasté une grande partie de leur magnifique ville. Cet ajustement tectonique met de la pression sur une partie de la plaque eurasienne, poussant l’Indonésie vers le bas et cette nation insulaire a commencé à couler. Encore une fois, tout ceci n’a pas été signalé dans les nouvelles internationales.

Six mois plus tard, en décembre 2010, l’Observatoire Terrestre, exploité par la NASA, a admis qu’en comparant les images satellites du Pakistan de 2010 avec celles d’un an plus tôt, le niveau du Pakistan avait baissé de 10 pieds. Comme rapporté sur EarthObservatory :

« Par rapport à l’image acquise un an plus tôt, cependant, l’image de décembre 2010 montre l’étendue des inondations persistantes. Les dommages persistants dus aux inondations sont également apparents le long de la côte, autour de la ville de Thatta. Bien que l’image de décembre 2010 montre une amélioration remarquable sur les conditions de deux mois plus tôt, elle révèle également la persistance de poches d’eaux de crues qui n’existaient pas l’année précédente. »
Les changements tectoniques se produisent désormais à un rythme rapide.

1. Le Pakistan a officiellement perdu de l’élévation du terrain.
2. Bangkok, en Thaïlande, a aussi des difficultés à se débarrasser des eaux de crue.
3. Jakarta, en l’Indonésie, sur l’île de Java, continue à couler pendant que les routes et les terres le long des canaux de drainage s’effondrent.
4. Le Viêt-Nam est témoin d’une épidémie de trous d’éviers (sinkholes), une autre indication de la subduction des plaques tectoniques et terrestres.
5. Les plaques tectoniques des Philippines coulent maintenant avec des signalements d’inondations.

 

AUTRES INFORMATIONS:

Pour info, il existe sur Terre 11 plaques tectoniques, constituées de croûte continentale et océanique. Entre chaque plaque, il existe ce que l’on appelle des failles et dorsales sièges des plus formidables activités géologiques sur notre planète comme l’éruption des volcans, les tremblements de Terre. Les failles sont spécifiques aux continents. L’une des plus connues est la faille de San Andreas en Californie. Les dorsales sont plus spécifiques aux étendues aqueuses. La plus longue est constituée par la Dorsale de Reykjanes, la Dorsale de l’Atlantique Nord, et la Dorsale de l’Atlantique Sud. Cette longue formation d’étend d’un pôle à l’autre et déchire le fond de l’Atlantique en 2 parties.

Ces plaques ne sont pas immobiles. Elles bougent les unes par rapport aux autres. C’est ce qu’on appelle la tectonique des plaques. Elles ont pour effet, la création de relief, la provocation de séismes, parfois très violents, le déplacement de ces plaques. Ainsi, les plaques Eurasienne et Nord-américaine se déplacent l’une par rapport à l’autre de l’ordre de 2 cm chaque année.

Liste des plaques:

Plaque des Philippines;
Plaque indo-australienne;
Plaque Pacifique;
Plaque Coco;
Plaque Nazca;
Plaque Antarctique;
Plaque nord-américaine;
Plaque sud-américaine;
Plaque africaine;
Plaque arabique;
Plaque Eurasie.

Les effets des mouvements des plaques:

Comme déjà dit, les plaques bougent l’une par rapport à l’autre, créant de grands bouleversements pour la région. On peut répertorier ces mouvements en 3 catégories:

Divergence: les plaques s’éloignent l’une de l’autre, laissant passer le magma qui les sépare. C’est souvent dans ces régions que l’on va retrouver les volcans;

Convergence: les plaques vont se rapprocher l’une de l’autre. Cette convergence mène à 3 phénomènes distincts: la subduction, l’obduction et la collision.
-La subduction est le résultat de la plongée de la plaque la plus dense sous la plaque la moins dense. On y retrouve également des volcans assez nombreux.
-L’obdcution: la lithosphère marine est transportée sur un continent. Actuellement, il n’existe aucun cas d’obduction connu sur Terre.
-La collision est la rencontre entre 2 plaques qui vont former une chaîne de montagne. La collision entre la plaque Eurasienne et Indo-australienne a donné naissance à la chaîne de l’Himalaya;

Transcurrence: les plaques vont frotter l’une contre l’autre. Ce frottement a souvent pour conséquence des tremblements de Terre.

 

 

Source: destination-yisrael

Alerte catastrophe climatique en vue:la mer va gagner 10 pieds de plus prochainement

Au moins 10 pieds d’élévation du niveau de la mer sont  maintenant garantis dans le monde entier;  c’est presque inévitable, et un fait accompli. Une banquise de  deux miles d’épaisseur de  glace s’est effondrée dans l’Antarctique Ouest,récemment.Les glaciologues ont  redoutés ce moment depuis des décennies, mais ces dernières années, il n’a été plus qu’une question de temps et il n’y a rien qui ne peut l’empêcher de fondre maintenant.

 

innondations québec

LIENS:   Ce que les Scientifiques de la NASA disent  et les  glaciologues disent .

 Les chercheurs qui ont passé toute leur carrière à étudier la lenteur de la fonte des glaces antarctiques  et celle  de plus en plus inévitable des  glaces permanentes (glaciers de montagne)  de notre planète l’affirment. Ils le définissent  fort bien dans deux nouvelles études debutant cette semaine ; une  en sciences  et une dans Geophysical Research Letters.  Ils disent tous que nous devrions commencer à nous  familiariser avec le niveau des mers qui baignent nos cotes jusqu’à 10 pieds plus haut d’ici peu de temps:une affaire de décennies.

(cliquez ici)

Bien avant l’effondrement de la calotte glaciaire de l’Antarctique Ouest ,Thwaites, un organisme appelé Central climat créé cette carte interactive qui montre comment différents niveaux de l’élévation du niveau de la mer aura un impact sur ​​les États-Unis. Sinistrement et fortuitement, l’évaluation va jusqu’à 10 pieds-, le montant qui est maintenant immobilisé, mais en aucun cas,on ne définit ceci comme  le minimum de l’élévation du niveau de la mer,que  nous pouvons nous attendre à découvrir grâce au changement climatique. Allez-y, branchez votre ville en, et voir quelles sont les chances pour cent vous avez d’être chassés par la montée des  eaux.

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Par exemple, 99,5 pour cent de la population de la Louisiane, comme si elles n’ont pas assez souffert, sera à nouveau se plonger sous l’eau lorsque les mers montent de  10 pieds. Trente pour cent de toutes les maisons en Floride seront  submergées; c’est 5,6 millions de personnes. Lauderdale, pour sa part, sera presque sous les vagues. Seulement 9 pour cent de New York City devra déménager  face à la marée montante, mais alors, cela signifie que 700 000 personnes devront trouver de nouveaux foyers et c’est  deux fois plus que la Nouvelle-Orléans.

Même si vous ne vivez pas au niveau ou près de la mer dans une de ces zones vulnérables, la crise que  la hausse du  niveau des océans  apportera ,aura un impact sur tout; on devra  soit payer  des sommes énormes  pour consolider les  murs et préparer les digues, ou le chaos et le malheur vont régner en cas de catastrophe-un ouragan, par exemple. De toute façon, la montée des eaux est une force extrêmement déstabilisante.

Ce degré d’élévation du niveau de la mer pourrait prendre des décennies encore, la dernière  étude scientifique nous dit qu’il faudra 200 ans pour faire fondre la totalité de la feuille, mais d’autres études disent que la fonte des glaces  pourrait être plus rapide . Elle est entraînée par les eaux plus chaudes,et non  pas de  l’air plus chaud; dans l’ouest de l’Antarctique, ces grandes plaques de glace sont lentement chauffées par le bas, puis battues par les vents à part.Ce sont  encore les  plus féroce fonctions d’un monde au climat en changement,et…, les scientifiques émettent ainsi  l’hypothèse de la fin d’une époque,la nôtre. Et le risque est d’autant plus grand que 10 pieds,ne sont qu’une infime partie  des réserves réelles en eau glacée ,car  la calotte glaciaire du Groenland et les autres banquises de l’Antarctique détiennent 200 pieds d’élévation du niveau de la mer dans leurs réserves  bancaires  apocalyptiques et  adoucissantes.

Pendant que notre civilisation est menacée,que la biodiversité se meurt sous nos nos yeux et que nos Maîtres actuels du monde préparent une nouvelle guerre mondiale « rentable »,nos  scientifiques commencent  à donner plus de précisions à la « Fin inéluctable de l’Espèce Humaine…sur Terre ».

Grand départ de Cacouna pour bloquer la route du pétrole albertain (10 mai 2014)

 

Une initiative de Roméo Bouchard …et de nombreux citoyens et citoyennes que nous appuyons!

 

Coule pas chez nous
Coule pas chez nous

 

GRAND DÉPART de la MARCHE DES PEUPLES et de la campagne COULE PAS CHEZ NOUS (Stop Oléoduc) à Cacouna ce matin, contre l’invasion du pétrole albertain chez nous et pour le virage post-pétrole. La salle paroissiale était  pleine. Des gens, des jeunes surtout, de toute la région du Bas-St-Laurent et de la Côte-Sud, et quelques Montréalais(es). 

 

Nous vivons la dernière période de l’ère du pétrole. Les pétrolières redoublent de moyens et d’efforts pour tirer le maximum de ce qui en reste, même si son exploitation coûte de plus en plus cher et est de plus en plus dévastatrice sur l’environnement.

 

Nos efforts pour les freiner peuvent sembler dérisoires. Mais si je me base sur l’expérience de luttes antérieures, nous sommes en train de miner la crédibilité de  leur infecte propagande et de la honteuse couardise de nos politiciens. L’ampleur communautaire et médiatique que prend le débat, pourtant encore jeune, permet de relancer dans le grand public  les enjeux planétaires du climat, des hydrocarbures, de l’énergie, de la croissance illimitée et de la menace qui en découle pour l’avenir de l’espèce humaine sur cette planète improbable qu’est la nôtre.

 

Une fois de plus, les citoyens, les jeunes en particulier, font la démonstration qu’ils sont en mesure, avec peu de moyens, de monter un dossier solide et de confronter la propagande idiote des promoteurs et des politiciens, en mesure donc de participer de plein pied à la délibération et aux décisions collectives,  contrairement à ce que l »aristocratie anti-démocrate qui nous dirige voudrait nous faire croire.

 

Chacun doit mettre la main la roue dans son milieu.

 

Consultez:  www.coulepascheznous.com  (documents en pdf pour la mobilisation)
                 facebook: Coule pas chez nous     et   Mouvement Stop Oléoduc
                                Marche des peuples pour la Terre Mère

Québec 2014-échec et mat au Printemps Érable de 2011…Couillard,l’espion saoudien autoritaire

Phillippe Couillard ,l'espion saoudien,veut écraser dans la rue toute opposition  à faire payer la dette que les libéraux ont eux-mêmes créés. Je ne reconnais toujours pas cette élection  frauduleuse. Ce triste clown devrait être en prison.
Phillippe Couillard ,l’espion saoudien,veut écraser dans la rue toute opposition à faire payer la dette que les libéraux ont eux-mêmes créés.
Je ne reconnais toujours pas cette élection frauduleuse.
Ce triste clown devrait être en prison.

 

HAUSSE DES FRAIS DE SCOLARITÉ 2014-2015
12 MAI 2014 LE MIRAGE

Ce matin même, Philippe Couillard a déposé son nouveau plan budgétaire. Il annonce une nouvelle hausse des frais de scolarité de 11,5% par année pendant 7 ans dès l’année 2014-2015. Présentement, les frais de scolarité sont de 2653$ par année pour un étudiant québécois. En 2021-2022, une année d’étude à temps complète coûterait alors 4788,67$.

En effet, le gouvernement libéral continue sur sa lancée d’austérité. Comme Philippe Couillard avait annoncé au début de son mandat, des temps durs, inévitables selon lui, attendent les citoyens du Québec. « La dette actuelle du Québec est de 266 225 699 999,99$ et elle augmente à chaque seconde. Elle doit être comblée à tout prix. Les étudiants vont devoir s’y soumettre », ajoute-t-il.

Étudiants et étudiantes...préparez  vos petits carrés rouges...ou bien émigrez ailleurs ,car avec Couillard,l'éducation ça coûte trop cher...on a des petits amis à entretenir ,au Québec.
Étudiants et étudiantes…préparez vos petits carrés rouges…ou bien émigrez ailleurs ,car avec Couillard,l’éducation ça coûte trop cher…on a des petits amis à entretenir ,au Québec.

 

Cette politique vise à réduire les dépenses publiques de l’État pour éliminer sa dette.Une dette néolibérale fabriquée sur le dos des travailleurs depuis  une longue succession de gouvernements néolibéraux,depuis 1960. Pour atteindre le déficit zéro, tous les moyens sont bons : hausse des frais de scolarité, coupures dans l’aide sociale, hausse des tarifs d’Hydro-Québec, maintient de la taxe santé et finalement, réduction des effectifs de la fonction publique.

Le gouvernement se dit prêt à ce que la population sorte dans les rues : « Nous sommes dans une situation très difficile. Rien ne fera changer cette politique, approuvée par notre gouvernement majoritaire. La police est derrière nous. S’il le faut, l’autorisation est donnée pour remettre la loi 78, qui concerne les manifestations, en vigueur. Nous sommes en contrôle de la situation. Notre décision est irrévocable. »

Du côté de l’ASSÉ, les membres de l’exécutif jugent cette décision du gouvernement libéral inacceptable. Ils ont indiqué qu’ils consulteront leurs membres. À cet effet, ils tiendront une réunion demain afin que ces derniers tiennent un vote portant sur un mandat de grève illimité. Aucune décision n’a été prise jusqu’à présent.

J’en appelle à la Révolution Nationale et au renversement de ce régime  soutenu par le crime organisé!

 

 

Ré-écrire l’histoire :Deganawida et Hiawatha,les fondateurs de la Grande Confédération Iroquoise d’Haudenosaunee

 

 


Le  Grand Pacificateur,dans la tradition des Premières Nations est  parfois appelé Deganawida ou Dekanawida (à noter que par  marque de respect, certains Iroquois éviter d’utiliser le nom de personne, sauf dans des circonstances spéciales) a été, avec Hiawatha, par tradition, le fondateur de l’Haudenosaunee, communément appelé la  Confédération Iroquoise, une union politique et culturelle de plusieurs tribus amérindiennes vivant sur le territoire que nous appelons actuellement l’État de New York. Le syndicat a créé une puissante alliance de peuples iroquois connexes en Ontario, au Québec, en Pennsylvanie, l’Ohio et d’autres endroits.

Représentation de Deganawida ,le Grand Pacificateur et fondateur de la Confédération d'Haudenausanée.
Représentation de Deganawida ,le Grand Pacificateur et fondateur de la Confédération d’Haudenausanée.

 

Le nom de Haudenosaunee pour le Grand Pacificateur (Skennenrahawi en mohawk) signifie «Deux courants de la rivière coulant ensemble. »

 

Il y a de nombreuses légendes sur le Grand Pacificateur, certaines avec des informations contradictoires. Il est rapporté qu’il était né  Huron, et par de nombreuses sources historiques de tradition  iroquoises, il était né d’une femme vierge. D’autres disent qu’il est né Onondaga (une tribu Mohawk). Par tous les comptes, il était un prophète qui a conseillé la paix entre les tribus en guerre, et il a également appelé à mettre  fin au cannibalisme qui était généralisé dans les coutumes de l’époque. Son ami et fidèle compagnon , Hiawatha ,était  un Mohawk réputé pour son éloquence, l’a aidé à réaliser sa vision.

 

Selon l’archéologue Dean R. Snow, le Grand Pacificateur a converti Hiawatha sur le territoire des Onondagas; puis il fit un voyage en solo pour visiter la tribu Mohawk qui a vécu près de ce qui est maintenant Cohoes, New York. Initialement, les Mohawks ont rejeté le message du  Grand  Pacificateur, il a donc décidé d’accomplir un exploit pour démontrer sa pureté et sa puissance spirituelle. Après avoir grimpé un arbre au-dessus de la Ga-ha-oose, la cataracte maintenant connu sous le nom Cohoes Falls, le Grand Pacificateur  dit à un  brave Mohawk de couper l’arbre vers le bas. Beaucoup de curieux virent  le Grand Pacificateur dispara[itre  dans les rapides tourbillonnant de la rivière Mohawk. Ils croyaient qu’il avait péri assurément. Mais le lendemain matin,ils le retrouvèrent  assis près d’un feu de camp. Très impressionnés par la survie miraculeuse du Grand Pacificateur, les Mohawks  devinrent la tribu fondatrice de la Confédération iroquoise.

 

La Vision de la Grande Paix

Confédération  Iroquoise 001

 

 

La vision de la Grande Paix dit  que la paix viendrait à toutes les nations conduit le Grand Pacificateur qui  sacrifiera  sa vie pour la  réaliser. Le Grand Pacificateur prophétisa qu’un « serpent blanc » viendrait des terres de son peuple et  fera alliance avec eux,…pour les tromper et les trahir  plus tard. Un « serpent rouge » viendra  plus tard faire la guerre contre le «serpent blanc», mais un jeune Indien recevra  une grande puissance. Il serait accepté comme un chef de file choisi par les gens de «la terre du pays vallonné. » Le garçon restera  neutre dans la lutte, et il parlera à tous les humains de la Terre qui sont aussi nombreux que  les brins d’herbe, mais à la fin,il sera écouté et entendu  par tous. Après une saison, un « serpent noir » viendrait et vaincrait  à la fois les  deux serpents «le blanc» et «le  rouge ». Selon la prophétie, lorsque les personnes seront rassemblées sous l’orme unificateur,ils deviendront   humbles et pacifiques, tous les trois «serpents» seraient aveuglés par la lumière et  à plusieurs reprises par  de nombreuses lumières plus  brillantes que le soleil. Deganawidah dit qu’il était  cette lumière. Sa nation accepterait le « serpent blanc » dans leur garde comme un frère perdu depuis l’aube des temps anciens.

 

Le Grand Pacificateur  mis en place un conseil des chefs des  clans  et les villages afin  de gouverner la confédération. Chacune des tribus avait établie  un équilibre des pouvoirs entre les sexes. La plupart des décisions ont été prises par consensus à laquelle chaque représentant avait une voix égale. En utilisant ce système de démocratie directe et d’égalité des droits, le Grand Pacificateur  et Hiawatha ont fait  des Iroquois , le principal groupe d’Amérindiens dans les régions boisées du nord-est. Les lois et les coutumes orales de la Grande Loi de la Paix sont devenu la constitution de la Confédération iroquoise, établie au  16ème siècle… ou plus tôt!

L’histoire de la fondation de la Confédération iroquoise est l’une des plus fascinante et merveilleuse  que l’histoire a à nous offrir. C’est l’histoire de Deganawida et son grand  disciple  Hiawatha qui  à eux seuls,ont  fait l’unité de cinq tribus en guerre en Amérique, plusieurs centaines d’années avant que les Européens s’ installèrent  dans le pays.

 

Rencontre entre Deganawida  et  Hiawatha,le politicien rassembleur

Représentation d'Hiawatha.
Représentation d’Hiawatha.

 

Hiawatha (également connu sous le nom Ayenwatha, Aiionwatha, ou Haiëñ’wa’tha;en langue  Onondaga)  a vécu (selon la version de l’histoire officielle) dans les années 1100, 1400, ou 1500 (les chercheurs et les historiens sont incapables de s’entendre sur le siècle ou il a vécu), et il  a été diversement un chef de file de l’Onondaga et de la nation  Mohawk .

 

Hiawatha était un disciple du  Grand Pacificateur, un prophète et leader spirituel qui a été crédité comme je viens de le décrire au-dessus,en tant que   fondateur historique  de la confédération iroquoise, (dénommée  Haudenosaunee par le peuple). Si Le  Grand Pacificateur était l’homme d’idées, Hiawatha était le politicien qui a mis le plan en pratique. Hiawatha était un orateur habile et charismatique, et a contribué à persuader les peuples Iroquois, les Tsonnontouans, Goyogouins, Onondagas, les Oneidas, et les Mohawks, un groupe de  nations  Nord-Américaines qui ont partagées  les mêmes langues, à accepter la  vision du Grand Pacificateur,Deganawida et les unir  dans  la confédération iroquoise. Plus tard, la nation Tuscarora rejoindra  la Confédération pour  devenir la sixième nation membre.

 

L’histoire a tellement de possibilités d’interprétations qu’il est  il est difficile d’en  choisir une seule, mais tous s’accordent à dire que parmi les cinq tribus qui vivaient à l’est des grands lacs, une terrible guerre faisait rage,depuis  de nombreuses générations.

 

Les tribus se sont battues entre elles , et même  dans les tribus des guerres  civiles  »d »avant le nom » faisaient rage. Les villages se sont battus avec les villages, et dans les villages, les familles se sont battus avec les familles, et même dans les familles il y avait des combats. La peur et la haine régnaient en maîtres  dans le pays et personne n’était en sécurité.

C’était une période de chaos et d’anarchie.

 

 

Sur les rives opposées des grands lacs, au sein de la nation huronne,  vivait une femme et sa fille. Une nuit, comme la femme dormait, elle a rêvé que sa fille a eu un fils appelé Deganawida, qui apporterait un message de paix et de la puissance du Grand  Chef des  Grands Esprits du ciel à toutes les nations belligérantes autour des Grands Lacs. Et bien sûr, le rêve est arrivé. Un fils est né à sa fille et ils l’appelaient Deganawida. Quand il eut grandi pour devenir un homme, il exprima son désir de naviguer à travers l’eau et porter son message de paix et de la puissance spirituelle du Grand Manitou (Grand Chef des Grands Esprits)  aux cinq tribus en guerre…entre elles. Sa mère et sa grand-mère y consentirent, et Deganawida s’assit  dans un canot de pierre blanche et ramat  sur le lac.

 Quand les gensle  virent flotter dans un bateau de pierre, ils furent remplis d’étonnement, et quand ils entendirent  ce qu’il avait à dire, ils sont devenus prêts à abandonner leurs armes et à adopter ses moyens pacifiques.

  Deganawida ne  restera jamais  dans un endroit pendant très  longtemps, il  voyagea  de villages en villages , vers l’est toujours en mouvement, affirmant  au peuple de toutes les nations, son message d’espoir.

  Un jour, il atteingnit  la tribu Mohawk, dont le chef était Hiawatha. Hiawatha était un cannibale féroce, réputé pour être le meilleur guerrier de la contrée. Mais récemment, il avait sent qu’il était devenu i incapable de se battre et ne pouvait plus  dormir la nuit.

  Il n’était pas surpris de voir Deganawida et rapidement convoquat  son peuple à venir  l’entendre parler.

  « Je viens avec de bonnes nouvelles du Grand  Chef des Esprits du Ciel, » a déclaré Deganawida. «La guerre doit cesser dans le pays. Le bon esprit n’a jamais voulu que le sang coule entre les êtres humains. »

  « Mais si nous n’arrêtons pas les  combats, un jour nous allons être tués par les tribus voisines. »

  « Les tribus voisines ont déjà acceptées mon message de paix »,  déclara  Deganawida, et  la tribu de Hiawatha a ensuite accepté son message de paix.

  Lorsque le temps fut  venu pour Deganawida de quitter, il donna une partie de son pouvoir à  Hiawatha ,au  Grand Conseil . « Il ya une chose que je tiens à vous avertir », at-il dit. « Il est le chef des Onondagas, qui vit au-dessus du lac, et a de grands pouvoirs à utiliser contre ceux qui n’accepteront pas mes paroles de Paix. » En disant ces mots, il partit pour l’Orient.

  Hiawatha avait trois filles. La fille qui reste dans les mois qui ont suivi le départ de Deganawida est morte mystérieusement.

  Soupçonnant qu’un mauvais homme était responsable d’avoir provoqué  le mal mortel  ,il fut  rempli de chagrin et Hiawatha abandonna  sa tribu et sa maison, et partit retrouver  Deganawida.

  Après un voyage long et difficile, il le retrouva, et les mots de  sagesse  de Deganawida  réussirent  à dissiper son chagrin. Ils  passèrent  plusieurs jours ensemble, à la fin , Hiawatha  et Deganawida furent  engagés à  apporter  la bonne nouvelle  de la paix aux cinq tribus .

  Ils se séparèrent un jour , et ne communiquèrent  plus  à nouveau jusqu’à ce qu’il n’y eut qu’un seul  homme qui n’avait pas accepté le message de paix et de la puissance spirituelle: un puissant sorcier et chef Onondaga. Ils partirent à sa montagne ensemble et l’ont retrouvé dans une grotte au-dessus du lac. Hiawatha a été choqué de voir qu’il ressemblait plus à un monstre qu’à un homme, avec un visage hideux et des  serpents entrelacés dans ses cheveux!

  Ils ont parlé de lui pendant une longue période, et après de nombreuses heures de discussion et de persuasion, il se mit à sourire. « Je vais accepter votre plan de paix », at-il dit. Son visage a perdu toute trace de laideur et la main de Hiawatha a contribué à peigner les serpents de ses cheveux.

  Ils sont retournés en bas de la montagne où toutes les tribus ont été rassemblées et ont commencé une grande réunion. Deganawida proposa qu’ils forment une nation et il leur dicta  les lois qu’ils devaient  respecter, qui sont devenues leur constitution. Ils seraient la nation Haudenosaunee (plus tard connu sous le nom de la Confédération iroquoise), et quand la réunion était terminée, ils ont enterrés tous leurs armes. Deganawida planta  un arbre au-dessus, et l’arbre est maintenant  connu sous le nom de l’Arbre de la Paix. Deganawidapartit ensuite, laissant Hiawatha à sa place.

 

La nouvelle nation prospéra et était encore forte à  l’arrivée des Européens. Leur constitution et le système de gouvernement démocratique a été admiré par les nouveaux arrivants, en particulier Benjamin Franklin, et ce, avec sa ressemblance, a donné lieu à la conviction que la constitution américaine est basée sur la constitution donnée à la Confédération iroquoise par Deganawida et Hiawatha.

 

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ANNEXE FONDAMENTALE

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L’influence de la Grande Loi de la Paix sur la Constitution américaine

La constitution des États-Unis est basée sur « La Grande Loi  de la Paix, » de la Ligue des Iroquois,. Qui a été formé aux alentours des années  1090  et 1150 AD. Le parlement Haudenosaunee est le parlement représentant la deuxième plus ancienne dans le  monde après celui de  l’Islande, l’Althing, fondé en 930 après JC.

La première personne à proposer une union des colonies d’origine était le chef iroquois, Canassatego, lors d’une convention britannique-amérindienne , en Pennsylvanie, en Juillet de 1744.

 

 

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NOTES:

 

Durant mes longues recherches sur des idées pour écrire un projet de  constitution  de l’État du Québec ,je suis tombé sur ce document que je me permets de traduire:il servira  d’études de bases .

Ce document a été rédigé alors que Kanatiyosh( qui est Onondaga / Mohawk,) était dans sa 3ème année de l’école de droit à l’Arizona State University College of Law.

 

Kanatiyosh est d’Akwesasne (terre du chant  de la perdrix ) aussi connu comme St. Regis Mohawk, Réserve  indienne situé à New York et au Québec.

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I. INTRODUCTION

 

 

 

      Les historiens qui  n’ont pas peur de  l’histoire commencent à se plonger en profondeur dans les archives, au lieu de raconter des mensonges et fabriquer des  faussetés. Ils commencent à regarder la documentation réelle, et ils en  viennent à la conclusion que les Indiens d’Amérique ont contribué à façonner la démocratie. Il a été découvert que:

 

Les réalisations des Indiens et de leur place réelle dans l’histoire des États-Unis n’a jamais été approfondie par d’autres historiens. La principale raison à cela est qu’il y a  un certain nombre d’ omissions  importantes  de la pratique des historiens ne savent simplement pas les documents sources avec une précision suffisante pour leur donner un sens, par conséquent, ils passent une bonne partie de leur temps voler les notes et les idées de l’autre.

 

      Cependant, il ya aujourd’hui un nombre croissant d’historiens qui reconnaissent que les peuples autochtones en particulier les dirigeants des Haudenosaunee (Peuple de la maison longue), également connu sous le nom de la Confédération iroquoise, ont influencé les pères fondateurs. Le parlement  Haudenosaunee aurait  influencé le  point de vue des pères fondateurs de la constitution américaine  concernant la pensée démocratique, et ils ont aidé à forger l’idée d’un fédéralisme qui a conduit à ce qui est devenu la Constitution des États-Unis…actuelle!

 

      Afin d’accepter la prémisse que les Haudenosaunee eurent  une profonde influence sur la pensée des pères fondateurs de ce qui deviendra plus tard la Constitution américaine, deux étapes importantes doivent être retenues. Tout d’abord, il faut prendre du recul dans le temps et examiner ce qui a influencé les pères fondateurs au cours de leur époque. Deuxièmement, il faut renoncer à des préjugés ethnocentriques  que des peuples indigènes étant «non civilisés» et dans le besoin d’assimilation en raison de la croyance stéréotypée selon laquelle ils ont été «trop naïfs à s’engager dans l’organisation sociale et politique efficace.>>

 

 

      Dans cet article, la Grande Loi de la Paix (également connu sous le nom de la Constitution Iroquoise) est discutée à travers la perspective d’une Haudenosaunee de montrer comment  fonctionnait la  Confédération. L’influence que la Grande Loi de la Paix a eu sur les pères fondateurs et sur la Constitution des États-Unis, ainsi que l’interaction entre les orateurs et les Mohawks sur les  grands pères fondateurs, seront discutés. Ce document va ajouter un point de vue Haudenosaunee, et nous espérons faire suspecter le cadre juridique sur laquelle la loi fédérale touchant la politique indienne s’ est construit, ce qui d’une manière ethnocentrique  a faussement stéréotypé les  peuples autochtones comme des sauvages, barbares, cherchant  l’assimilation.

 

II. la CONSTITUTION IROQUOISE

 

 

 

Depuis des temps immémoriaux, la Grande Loi de la Paix a été enregistrée par la tradition orale et de ses messages et des enseignements ont été écrites dans les symboles et les pictogrammes de ceintures wampum. Les  Haudenosaunee ont utilisé et utilisent encore le  wampum, un long cordon en forme de cylindre fabriqué à partir de quahog à clapet (les perles violettes) et de l’Atlantique buccin (les perles blanches). Wampum est utilisé pour enregistrer les lois et autres « à des fins officielles, ainsi que pour les cérémonies religieuses. »  Jake Thomas, l’un des chefs traditionnels des Haudenosaunee, est un ancien éminent qui rappelle les enseignements traditionnels à travers la mémoire orale à l’aide des ceintures de wampum comme moyens mnémotechniques. (Jake a passé depuis le depuis la rédaction initiale de ce document en 1998).

 

      Lorsque les chefs se déciderent que les gens ont besoin d’être rappelé de la Grande Loi de la Paix, la ceinture de Hiawatha est pris à la maison longue et une lecture de la ceinture a lieu. Sur Août 12 à travers la 17, 1996 à l’Kahonsesne (Longhouse) de la nation mohawk, Jake Thomas lire la ceinture de Hiawatha. Grâce à cette récitation à la communauté et à travers les symboles du pacificateur, les gens sont rappelé les principes de la Grande Loi. L’illustration suivante des symboles de la Peacemaker par John Fadden sont plus que des images simples, car ils sont des symboles qui représentent les lois, les devoirs, droits, et la structure du gouvernement des peuples Haudenosaunee.

 

1. La structure de la Grande Loi de la Paix  …sur  Wampum

 

      L’illustration ci-dessus montre quelques-uns des symboles que le Pacificateur a donné aux Haudenosaunee et à Hiawatha qui était son porte-parole. Grâce à la tradition orale et  au wampum, le calendrier  Haudenosaunee les origines de la Grande Loi de la Paix se situent  entre 1000 et 1400 AD. Toutefois, les chercheurs anglo-américains fixent  la date pour être certain , sur la base de comptes rendus écrits, à propos de AD 1450. Il est regrettable que de nombreux chercheurs, n’ont  pas acceptés des ceintures wampum comme une forme légitime de l’écriture, pour ces symboles lorsqu’ils sont lus par les anciens, sont éloquents.

 

      Le Pacificateur a  immaginé  les Haudenosaunee Unis comme un Longhouse étendu, dans lequel chaque nation a son propre foyer. Ce concept est écrit symboliquement dans la ceinture de Hiawatha, qui est la large ceinture à la droite de l’arbre de la paix dans l’illustration John Fadden . Pour le novice, la ceinture ressemble carrés imbriqués sur chaque côté d’un arbre, mais pour les Haudenosaunee, toute l’histoire de la façon dont la Grande Loi de la Paix développé est encapsulé dans ces symboles.

Wampun dit de Hiawatha.
Wampun dit de Hiawatha.

 

La ceinture de Hiawatha représente l’unité des cinq nations initiales et est lue à partir de la droite vers la gauche. Le premier carré, sur la droite, représente la nation mohawk. Le second carré représente la Nation Oneida. Le cœur ou de l’arbre dans le milieu de la ceinture de Hiawatha représente la Nation Onondaga. Le carré situé à gauche de l’arbre représente la nation Cayuga, et la place plus loin vers la gauche représente la nation Seneca. Les petites lignes blanches qui mènent loin de la Sénèque et des Nations Mohawk, représentent des voies qui accueillent d’autres personnes à rejoindre la Confédération. (6) Ces nations ont accepté de suivre le message du Pacificateur de la Grande Loi de la Paix.

 

 

 

2. Grande loi de la Paix et structure gouvernementale

 

      Le Pacificateur fournit par la Grande Loi de la Paix, une structure complexe permettant la séparation des pouvoirs, des freins et de contrepoids, la ratification, l’opinion publique et de l’égalité de tous les peuples. Comme la Mère Onondaga clan, Audrey Shenandoah, déclare:

 

Dans notre société, nous maintenons un équilibre entre les responsabilités des femmes, les responsabilités des hommes, des chefs, des gardiens de la foi. Toutes les personnes entre les deux ont un travail particulier à faire pour aider à maintenir cet équilibre de sorte que, à aucun moment ne nous arrivons à un endroit dans notre société où tout le monde a plus de pouvoir que tout le reste, pour notre leadership ont tous un pouvoir égal. Ils doivent être capables d’écouter les uns les autres.

 

      Chaque nation a sa propre autonomie pour faire face à ses affaires internes, et il ya un Grand Conseil qui traite des problèmes qui peuvent affecter toutes les nations au sein de la Confédération.

 

 

 L’autonomie du Conseil des Mohawks

 

      Dans les comptes rendus écrits de la Grande Loi de la Paix, qui se contentent de gratter la surface de ce la Grande Loi de la Paix contient vraiment, le «wampum 11″ de la Grande Loi de la Paix décrit les fonctions et les responsabilités du Conseil des Mohawks. (9) La Nation Mohawk est composé de 9 chefs, qui sont divisés en 3 chefs de Wolf Clan, 3 ours chefs de clan, et 3 tortues chefs de clan.

 

Les chefs clan de la tortue obtenir le premier numéro, et si elle est d’importance, la question est discutée et délibéré. Quand ils viennent à une conclusion, ils passent ensuite la question plus à du Clan du Loup pour leur compte. Si le clan du Loup est d’accord sur la solution donnée par le clan de la Tortue, la question, puis revient au clan de la Tortue. Le clan de la Tortue prend alors la solution et il donne à l’Clan de l’Ours qui ont entendu parler de la tortue et la discussion du clan du loup, et ils ont en outre discuter de la question. Si les chefs Clan de l’Ours d’accord à la conclusion, ils vont alors sanctionner le convenu solution. Par conséquent, lorsque tous les Mohawks sont d’un esprit, ils sont conformes à la Grande Loi de la Paix et la solution est atteinte d’un consensus.

 

      Ceci est un exemple de l’auto-autonomie que chaque nation de la Confédération possède de gouverner les affaires intérieures de leur propre nation, et il est similaire à la relation entre les États-Unis et chaque Etat. Si l’on renvoie à des symboles de la Peacemaker (en haut de la page), on peut facilement vérifier que ce qu’il voulait dire à travers son message de la maison longue qui soit étendue, c’est que toutes les nations doivent être unis, mais ont chacun un feu de cheminée séparée.

 

b. Le Grand Conseil

Un lecteur de wampun au Grand Conseil.
Un lecteur de wampun au Grand Conseil.

 

      Le Grand Conseil est composé des cinq nations initiales et le Tuscarora, qui a rejoint la Confédération dans les environs de  1714. Le Grand Conseil de la Ligue de « processus décisionnel ressemblent un peu à [s] que d’un congrès de deux maison en un seul corps, avec les ‘grands frères’ et ‘jeunes frères comprenant chacun un côté de la maison. »  Le Onondaga occuper « un rôle exécutif, avec un droit de veto qui pourrait être remplacée par les frères plus âgés et plus jeunes en concert. »

 

      Les  Frères Aînés composé de Sénèque et les Mohawks et les frères cadets sont le Cayuga et le Oneida. Aujourd’hui, le Tuscarora aussi s’asseoir avec les jeunes frères lors des réunions du Grand Conseil. Les corps combinés des chefs de travailler sur toutes les questions concernant les Haudenosaunee. En général, la question va d’abord à la Mohawk et Seneca à la délibération, puis l’affaire est portée devant le Cayuga et Oneida pour leur délibération. L’affaire est ensuite donnée à l’Onondaga, les gardiens du feu qui ont de nombreuses responsabilités dont l’un est de tenir des registres des réunions, pour leur confirmation définitive et la ratification finale.

 

      Le «wampum 22e » illustre le fait que, après tout des chefs ont débattu, il ya un chef Onondaga, Hononwiretonh, dont le devoir est de s’asseoir et d’écouter tout le débat, la question est alors retourné à son approbation finale, si tous sont dans le consensus. S’il refuse de sanctionner la solution, alors aucun autre chef a le pouvoir d’adopter le projet de loi. Hononwiretonh n’est pas autorisé à refuser la sanction la question à moins qu’il n’existe une base solide pour son refus.  Comme on le voit, la Grande Loi prévoit de nombreux contrôles et de contrepoids du pouvoir et dépend du consensus de tous les cinquante chefs pour sa prise de décision.

 

C. L’importance des femmes dans la Grande loi de la paix

 

      La grande loi a été structuré pour garder toutes les choses en équilibre. Les femmes ont un rôle important dans la société Haudenosaunee, qui n’est malheureusement pas suffisamment illustré dans les versions écrites de la Grande Loi de la Paix (également connu sous le nom de la Grande Loi de la Paix). Alors que seuls les hommes pouvaient devenir des chefs, il était du devoir et la responsabilité des mères de clan pour sélectionner les chefs.

 

Les chefs ont été élus pour la vie, mais si ils se sont égarés, n’ont pas les meilleurs intérêts du peuple et le monde naturel à l’esprit, après trois avertissements, les mères de clan pourrait « écorner » entre eux. L’écornage signifie que les bois de cerf que les chefs portent sur leurs chapeaux à plumes (kastowehs) pour montrer qu’ils sont les chefs, seraient retirés de coiffes du chef; ainsi, le dépouillant de son autorité en tant que chef. Les mères de clan lors de l’enlèvement, les chefs, pour trouver un homme qui est de l’esprit bon et est marié et a des enfants donc il aime son peuple et son pays comme il le fait à ses propres enfants.

 

      Dans les paragraphes précédents, est juste un extrait de la Grande Loi de la Paix et la façon dont le wampum Haudenosaunee utilisé a été examiné dans une tentative de donner au lecteur une compréhension générale de la façon dont les Haudenosaunee se comprennent sur  certains des aspects importants de la Grande loi de la Paix. Un aspect important de la Grande Loi de la Paix qui va souvent indicibles et il est difficile d’expliquer, c’est l’idée que le gouvernement n’est pas séparé de la religion Haudenosaunee, la culture, ou mode de vie, car ces choses sont tout enroulé en une seule. Dans la section suivante, l’interaction entre les Haudenosaunee et les pères fondateurs seront examinées.

 

 

III. Le Haudenosaunee et les pères fondateurs

 

      Il faut remonter dans le temps de voir l’influence que les orateurs Haudenosaunee grands, comme Canassatego et Tiyanoga (Hendrick), ont eu sur l’élaboration des idées de la démocratie développés par la plupart des pères fondateurs; en particulier, l’influence que les Haudenosaunee avait sur Benjamin Franklin . Les colons eu de nombreuses occasions d’être influencés par les Haudenosaunee, et ce que les colons ont vu dans le mode de vie autochtone était une liberté dont ils ne connaissaient en théorie:

 

      Les  sociétés amérindiennes sont  devenues un contrepoint à l’ordre européen, de l’avis des Européens transplantés, y compris certains des fondateurs de l’Etat les plus influents-Unis, comme ils sont devenus plus insatisfaits avec le statu quo. Ils ont trouvé dans les installations existantes polities indigènes, les valeurs que les documents fondateurs européens de l’époque a célébré dans l’abstraction théorique – la vie, la liberté, le bonheur, et un modèle de gouvernement par consensus, en vertu des droits naturels, avec une relative égalité de la propriété.

 

       Les colons, tels que William Johnson, Conrad Weiser, Cadwallader Colden, et Benjamin Franklin, non seulement assisté à des réunions du conseil des traités de l’Haudenosaunee, ils ont également participé et est devenu très compétent dans les coutumes indigènes et dans les subtilités de la Confédération iroquoise.  Par exemple, Sir William Johnson, un Anglais, avait une relation très étroite avec Tiyanoga (Hendrick) un Mohawk Wolf ,chef de clan.La Relation avec Johnson Tiyanoga et les Haudenosaunee autre était très important, car il a gardé les alliés des Anglais Haudenosaunee jusqu’à ce que la France a été expulsé du continent en 1763. Le Haudenosaunee,au  cours de cette période « mélangée  , se mêlaient librement, assis dans les uns des autres conseils, et de vivre la vie des autres. »  Pendant ce temps, Franklin a écrit, « le système colonial anglais sur la société avait des difficultés à maintenir son emprise sur de nombreux hommes une fois qu’ils avaient goûté la vie des Indiens. »

 

      Comme une question de fait Johnson a été acceptée comme telle, et, la société à ce point mélangés avec la façon dont les Haudenosaunee de la vie, qu’il aurait engendré une centaine d’enfants mohawks. Toutefois, certains estiment le nombre à être en fait huit enfants, qui par la loi Haudenosaunee, étant une société matrilinéaire, ont été considérés comme des Mohawks, car ils avaient des clans. Relation Tiyanoga avec Johnson était si influent et bénéfique à l’alliance avec les Haudenosaunee et en anglais, et son héroïsme, la philosophie, de l’armée, et les contributions politiques au Congrès d’Albany était si important, il a été dit que Tiyanoga (Hendrick) « doit être considéré l’un des fondateurs des États-Unis.  » Dans la section suivante, l’influence Canassatego seront discutés.

 

1. Canassatego Influence sur les pères fondateurs

 

      Canassatego était un chef de la Nation Onondaga. Canassatego a été bien pensé par la plupart des colons anglais. Il a été dit d’avoir un grand charisme, une voix de stentor et d’être un maître de «l’argumentation logique, et la négociation adroite. »  Il a été lors du Conseil 1744 traité que Canassatego, consterné par la désorganisation des colons anglais, a suggéré que le colon s’unir sur un modèle Haudenosaunee. Canassatego dit aux commissaires coloniaux:

 

     Nos ancêtres sages ont  créé l’union et l’amitié entre les Cinq-Nations. Cela a fait de nous des gens  redoutables. Cela nous a donné beaucoup de poids et d’autorité avec nos voisins des Nations. Nous sommes une confédération puissante et par votre observant les mêmes méthodes de nos sages ancêtres ont pris vous permettra d’acquérir beaucoup de force et de puissance, par conséquent, tout ce que vous arrive, ne tombent pas entre eux.

 

      Canassatego voulait que les colonies  forment un syndicat afin que les Haudenosaunee pourrait traiter avec les colonies d’une manière plus efficace. Il était préoccupé par les commerçants sans scrupules qui profitaient des peuples indigènes, et il voulait mettre fin à leur prise illégale et l’empiètement sur les terres conventionnelles retenues.  Les orateurs Haudenosaunee étaient assez couramment l’anglais, mais ils ont souvent fait semblant de ne pas comprendre dans une tentative pour mieux comprendre à ce que certains des colons pensaient vraiment. Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux incidents dans lesquels les colons avaient une chance d’être influencé par les orateurs Haudenosaunee grands. Dans la section précédente, l’influence sur les Haudenosaunee Benjamin Franklin sera examinée plus avant.

 

2. Benjamin Franklin

 

      Benjamin Franklin a été un très bon ami avec Conrad Weiser, qui a été adopté par les Mohawks. La Grande Loi de la Paix, la Constitution Iroquois, contient notamment des dispositions «wampums 78 à 82″, pour les adoptions. Pour Weiser avoir été adopté par la nation mohawk, il doit avoir été très respecté parmi les Haudenosaunee, pour le processus d’adoption est très complexe et doit être approuvé par les chefs de la nation et a confirmé dans le consensus par les gens de la nation. Fait intéressant, les lois sur l’adoption de la loi de la paix a permis la Grande liberté de religion lorsque les Haudenosaunee a adopté dans la Confédération d’une autre nation.

 

      Weiser avait gagné l’estime de l’Haudenosaunee et pas seulement assisté aux réunions du conseil des traités, il était aussi un enregistreur, car il écrit en bas de chaque participant et leurs comptes. Weiser a ensuite fourni Franklin avec ces comptes de nombreuses conseil du Traité, en tout, dont Franklin, puis publié parce que le «[i] INTÉRÊT dans les comptes des traités était assez élevé en 1736, pour une imprimante Philadelphie … pour commencer la publication et la distribution d’entre eux. »  A travers la publication de ces comptes conventionnels et sa première main de participation, Franklin est devenu très compétent dans la Grande Loi de la Paix.

 

      Non seulement ont été Franklin et ses cohortes connaissent dans les préceptes de la Grande Loi de la Paix, ils ont également adopté la Grande Loi de la Paix des procédures et de protocoles. Par exemple, « les commissaires Pennsylvanie (y compris Franklin) a présenté les Indiens assemblés avec une ceinture wampum, qui dépeint l’union entre les Iroquois et les colons. » Par conséquent, Franklin a été en étant compatible avec les Iroquois personnalisé à offrir un wampum (enregistrement ) la ceinture de lier leur accord. Dans la section précédente, les incidents au cours desquels les Haudenosaunee ont influencé les colonialistes a été examiné. La section procédure vise à illustrer certains des similitudes entre la Grande Loi de la Paix et la Constitution des États-Unis.

IV. Comparaison et le contraste de la Grande Loi de la Paix et la

 

Constitution des États-Unis.

 

      Le son Haudenosaunee étaient présents à la veille de la Convention 1787 constitutionnelle, et beaucoup de leurs idées ont été prononcées au cours de la présente Convention. Ces idées ont trouvé leur chemin dans ce qui allait devenir les États-Unis Constitution. L’influence Haudenosaunee peut être vu dans les similitudes d’idées trouvées dans la Constitution des États-Unis.

 

      Lorsque l’on examine les similitudes entre la Grande Loi de la Paix (Iroquois Constitution) et la Constitution des États-Unis, il faut garder à l’esprit que leur est un langage et de la différence vision du monde. Les langues des Haudenosaunee sont picturale et une langue de la caricature, en ce que l’on qualifie les choses et les idées par leur apparence et de l’habitude.  Par exemple, les Haudenosaunee n’avons pas de mot qui signifie lapin en soi, mais plutôt le mot Haudenosaunee est tahontaneken, ce qui signifie oreilles rapprochées. Le langage décrit la façon dont le lapin, dans ce cas, l’air et présente une illustration globale de l’objet ou le concept décrit la langue anglaise ne peut pas capturer. Ainsi, il faut savoir que ce qui a été écrit dans la langue anglaise au sujet de la Grande Loi de la Paix est un bon endroit pour commencer, mais pour bien comprendre la Grande Loi de la Paix dont on a besoin de consulter les aînés respectés traditionnels de la Confédération Haudenosaunee. En outre, il convient de garder à l’esprit tout en examinant l’influence que les Haudenosaunee n’ont aucune notion distincte de la philosophie, la religion, et le gouvernement, car ils sont tous un dans la Grande Loi.

 

 

 

1. Préambule de la Constitution des États-Unis et la Grande Loi

 

      Peut-être le meilleur endroit pour commencer cette comparaison est d’examiner le préambule de la Constitution6 États-Unis et les trois premiers wampums de la Grande Loi. Wampums 1, 2, et 3 de l’État:

 

      Je [le Peacemaker], Hiawatha, et les sachems ont planté un arbre de la paix [.] … Sous l’ombre de ce grand arbre que nous avons préparés pour vous sièges [.] … Si une nation ou un individu en dehors des Sachems adopter la grande loi sur leur apprentissage, ou de tracer leurs racines à l’arbre Grande … ils seront invités à mettre à l’abri sous les branches de cet arbre. … Cinq flèches liés symboliser notre union complète. … Nous nous sommes attachés ensemble dans une seule tête, corps, un esprit et une âme à régler toutes les questions comme l’un. Nous allons travailler, l’avocat et de confirmer ensemble pour l’avenir des générations à venir.

 

      En comparaison, le préambule de la Constitution des États-Unis:

 

      Nous, Peuple des États-Unis, en vue de former une Union plus parfaite, d’établir la justice, assurer la tranquillité intérieure, de pourvoir à la défense commune, promouvoir le bien-être général, et d’assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, nous décrétons et établissons cette Constitution des États-Unis d’Amérique.

 

      En comparant les deux, le préambule souligne la liberté l’unité et la fourniture pour la postérité, qui est semblable aux wampums de la Grande Loi qui a également l’unité des mandats et fournit pour les générations futures.  Dans la Grande Loi, les Haudenosaunee utiliser le symbole de cinq flèches liés à décrire leur unité et la force des Cinq-Nations. Fait intéressant, le grand sceau des États-Unis d’Amérique, conçue par Charles Thomson en 1782, a eu un aigle tenant dans sa patte un faisceau de flèches treize.  Thomson initialement proposé l’utilisation de cinq ou six flèches, qui était comme les Cinq-Nations liés flèches; cependant, le Congrès préféré treize ans. Bien que la langue n’est pas exacte, le symbolisme et les idées sont assez semblables pour voir l’influence.

 

 

 

2. Nombre de représentants et de sénateurs par rapport à la Grande Loi.

 

      Les représentants de la grande loi sont les chefs, mères de clan, gardiens de la foi, et les chefs Pine Tree.  Bien que la Constitution des États-Unis a un certain nombre de représentants et sénateurs sur la base d’un ensemble différent de règles, une influence générale de l’Haudenosaunee peut être vu. Par exemple, le Grand Conseil est composé des chefs de chaque nation, mais quand ils se rencontrent à Grand Conseil, ces mêmes chefs, puis se divisent en trois sections, les Frères Aînés, jeunes frères et l’Onondaga, qui est similaire à la prise de décision processus de la Constitution des États-Unis de deux centre de congrès.

 

      La Grande Loi prévoit que les Haudenosaunee devrait avoir 50 chefs ou Rotiianison (les hommes de bonne), qui est le nombre de chefs qui, le premier accepté la Grande Loi. Ces chefs sont choisis pour un mandat de la vie et doit être marié et avoir des enfants.  Il n’ya pas de condition d’âge. Considérant que, la Constitution des États-Unis prévoit que le représentant a doit être âgé de 21 ans, et «[t] qu’il Nombre de représentants n’excédera pas un pour tous les trente mille » 18 citoyens de chaque État.

 

      La Grande Loi, comme la Constitution des États-Unis permet pour la destitution de ceux dans le bureau ne font pas leur devoir. Alors, les sénateurs pour les Etats-Unis « ont le pouvoir exclusif de juger tous les mises en accusation … aucune personne ne peut être condamné sans l’accord des deux tiers des membres présents. » La Grande Loi prévoit que les femmes ont le pouvoir exclusif de « décorner » (destitution) un chef. Si un chef agit mal, ou si au cours d’une délibération, les mères de clan voir que le chef n’agit pas de bonne ou de l’esprit, il est au point mort consensus en raison de ses propres raisons égoïstes, puis les mères de clan lui appeler à l’extérieur.  Une fois dehors, le chef sera parlé et prévenu qu’il n’agit pas avec les meilleurs intérêts du peuple à l’esprit. S’il persiste à agir à tort, les mères de clan aura ses bois, qui montrent son autorité en tant que chef, démis de ses kastoweh (chapeau); ainsi l’écornage (destitution) lui.

 

 

 

3. Le pouvoir exécutif et les femmes

 

      La Constitution des États-Unis prévoit que le pouvoir exécutif est exercé par le Président, qui tient son mandat de quatre ans, doit être élu dans le bureau, et est de trente-cinq ans ou plus.  La Grande Loi prévoit un pouvoir exécutif-comme dans le Grand Conseil en ce que le chef Onondaga Hononwiretonh, qui a obtenu son siège par les mères de clan a le dernier mot quant à savoir si une question est soit confirmée ou infirmée.

 

      Femmes parmi les Haudenosaunee sont considérés comme des égaux, et ils sont importants pour maintenir l’équilibre et l’harmonie. Malheureusement, les ancêtres fondateurs de la Constitution des États-Unis n’a pas embrassé le respect de la Haudenosaunee pour les femmes, car ce n’était pas jusqu’à l’année 1920, lorsque le 19e amendement a été faite en loi permettant aux femmes de voter.

 

      La Grande Loi prévoit que les femmes, les mères de clan, les chefs doivent prendre. Les femmes ont bénéficié de ce devoir et la responsabilité par le Pacificateur, pour les femmes ont été les premiers à accepter la Grande Loi de la Paix, et ce sont eux pour donner naissance, élever, et les soins pour les enfants. Par conséquent, les femmes sont plus sensibles aux besoins de la mère des enfants et des personnes.

 

      Bien que les femmes sont habilitées à choisir le chef, les chefs actuels doit sanctionner leur choix, ce qui permet de freins et de contrepoids et, par conséquent, les Haudenosaunee éviter les concentrations de pouvoir en faisant en sorte qu’il existe un consensus et pas seulement une adhésion de la majorité.

 

      Ce qui précède ne sont que quelques-unes des nombreuses comparaisons entre la Constitution des États-Unis et la Grande Loi de la Paix. Quand on regarde la Grande Loi de la Paix dans son intégralité et la Constitution des États-Unis dans son intégralité, on est capable de voir la preuve que les Haudenosaunee ne avoir une influence sur les pères fondateurs. La Grande Loi a fourni une base sur laquelle les pères fondateurs ne pouvaient construire, pour la grande loi à condition « le type de gouvernement central qui allait plus tard être suggéré par Benjamin Franklin aux colonies comme une institution digne d’émulation. »  La Grande Loi est d’une constitution consensuelle qui «énonce  ces idées démocratiques et des doctrines que l’initiative, le rappel, le référendum, et l’égalité du suffrage. »

 

 

 

V. CONCLUSION

 

      Les idées sont étranges, car elles sont difficiles à retracer. Les artefacts, comme, la poterie et des projectiles, peuvent  être datés au radiocarbone et de leur âge relatif identifiés, mais comment fait-on  pour définir la date ou de retrouver des idées ? Le présent document a tenté de démêler et de donner un coup de main de guidage à déterminer la perspective de l’Haudenosaunee de la Grande Loi de la Paix et l’influence qu’elle exerça sur les pères fondateurs sur ce qui allait devenir la Constitution des États-Unis. Cependant, peut-être l’aspect le plus profond de ce document n’est pas que les pères fondateurs ont été influencés par la Grande Loi, mais, qu’il remet en cause les principes fondamentaux des relations fédérales de droit et la politique indienne. En reconnaissant que les Haudenosaunee avait un gouvernement centralisé complexe, la Grande Loi de la Paix, qui a été imité par les pères fondateurs et existait avant l’arrivée des Européens, rend les États-Unis judiciaire Indiens cadre relative et fédérales-politique indienne dans le besoin d’être revu et remédié. On ne peut plus les peuples indigènes être considérée comme barbare et dans le besoin de l’assimilation. Une idée que les colonisateurs faussement utilisés pour des centaines d’années pour légitimer la prise des terres indiennes, et la prise de la culture par des missionnaires et les politiques de nombreux d’assimiler les peuples autochtones de l’île de la Tortue.

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Ajouts du   10 mai 2014

LES VISIONS SPIRITUELLES PRÉCÉDANT L’ARRIVÉE DE DEGANAWIDA

Les rêves d'une jeune femme annoncent la venue du Grand Pacificateur.
Les rêves d’une jeune femme annoncent la venue du Grand Pacificateur.

Loin au nord vécu la jeune fille appelée  » Son visage est nouveau , pur et sans tache .  » Le dernier de son clan avaient disparu ; elle n’avait pas d’autre nom . Elle et sa mère vivaient dans une hutte délabrée en dehors de leur village , la mendicité était leur lot … afin de rester en vie . La jeune fille était belle , mais elle était tenue à l’écart pour les jeunes hommes , et aucun visiteur jamais entré dans  leur maison . Un été , elle se trouva enceinte . La mère ne pouvait pas croire que sa fille qui était innocente ,puisse enfanter ; elle fut grondé et elle  l’a battue jusqu’à ce qu’une nuit une figure lumineuse lui parla dans un rêve . L’enfant de sa fille était divin , dit-il , et a été conçu miraculeusement . Ils l’appelaient Deganawida – et un jour, il serait indirectement provoquer la ruine des Hurons . Elle se réveilla tremblant de peur , et se hâta de convaincre sa fille que l’enfant ne doit pas être autorisé à vivre .

Au cœur de l’ hiver, le bébé est né . Ils l’ont emmené à un ruisseau gelé , hachées un trou dans la glace , et l’ont poussé à travers. Mais le lendemain matin, ils se sont  fait réveiller,par l’enfant endormi  innocemment, entre elles . Deux fois de plus, elles ont essayé de noyer l’enfant , et deux fois de  plus qu’il a été renvoyé à elles,mystérieusement. Peut-être le maître de la vie a voulu qu’il vive .

Quand il a grandi à l’âge adulte , Deganawida eut une vision : il vit un sapin géant, dont la plus haute des branches,avait  éclaté à travers le ciel dans la lumière pure . Cinq bonnes racines ancrées dans le sol , et un tapis lumineux blanc l’entourait.

Le maître de la vie , une fois a  marché sur la terre et a vécu parmi les hommes . Quand il les quitta, il a promis d’envoyer un ambassadeur pour les aider à nouveau quand le mal serait  devenu endémique et leur besoin grandirait . (Légende Iroquoise ,auteur inconnu…cette légende avoisine dans le temps celle de Katulak qui descendit du ciel pour sauver le peuple Sioux.On retrouve aussi cette légende chez les Attikameks,au Québec.Il s’agit d’un grand événement social.)*Lire mon article sur le sujet:Ré-écrire l’histoire:une légende Ojibway sur un .homme du Ciel.

Tout comme la neige , répartie de sa base sur les collines rocheuses dans toutes les directions,la Vie  étend sa  voie …Tout comme  cette vision d’ un  aigle perché au sommet de l’arbre qui « garde la forêt des bons esprits » . Cet arbre est la représentation de  la fraternité de l’humanité . Il ressort de l’union pacifique de cinq tribus indiennes et il faut  l’étirer vers le haut pour l’unir à la lumière du Maître de la vie . La paix et la lumière se répandent  à partir de cette union jusqu’à ce que tous les peuples de la terre soient un jour  protégés . Parmi les Hurons, Deganawida serait toujours occulté par la loi du silence . Ainsi, après sa vision , il a voyagé vers le sud  à  la recherche de la terre où sa mission serait accomplie . Son visage était beau , les yeux intelligents  et sereins ; mais pourtant ,il balbutia , et les gens n’avaient pas la patience de l’écouter . Il avait besoin d’ un porte-parole .

Enfin Deganawida est arrivé dans le pays que nous appelons aujourd’hui l’État de New York. Une épaisse forêt s’offrit à ses yeux ,puis le paysage fut  recouvert par  les montagnes et de larges vallées vertes . Les lacs étaient clairs . Aux silhouettes du  crépuscule des ours et le cerf pouvaient être vu ,en train de  boire au bord de l’eau . La soirée a été hanté par le cri des huards. Seul le cœur de l’homme était hors d’équilibre, durci contre lui-même .

Ici a vécu les Iroquois , ou les gens surnommés   » serpent à sonnettes .  » Deganawida appris que pendant des années, les différentes tribus avaient été enfermés dans  des vendettas ,les unes  avec les  autres ; dans le jeu de la vengeance , ceux qui ne pouvaient ou ne voulaient  assassiner ,pouvaient  payer pour assassiner . Les nations algonquines voisines avaient vu la confusion et déclaré la guerre aux Iroquois .

 

Quelques anciens Iroquois avaient compris que leur nation était sur le bord de la ruine . Certains priaient le Maître de la Vie . D’autres avaient  prophétisé son retour. Un homme, un orateur renommé appelé Hiawatha , a rassemblé de nombreux chefs ensemble à un grand conseil pour discuter d’un moyen de mettre fin aux querelles . Mais lorsque le conseil s’est réuni ,des  sorciers étranges ont soudain fait irruption dans la maison longue (Longhouse)  et  provoquèrent  le désordre  chez les aînés , les faire tomber et se détendre avec leurs cœurs ignobles de  menaces . Les chefs dispersés dans le désert , et Hiawatha sont rentrés chez eux pour trouver une de ses filles, assassinée .

Seul le tyran Tadodaho aurait imaginé une telle cruauté . Sa puissance a prospéré sur les querelles,sur les divisions . Il a régné par un réseau secret d’espions et de sorciers . Lorsque le second conseil de paix de Hiawatha s’est réuni , les hommes de Tadodaho détruisirent  encore plus violemment cette tentative de paix ,en  assassinant  une autre de ses filles . Quelques mois plus tard , le jour prévu pour un troisième conseil , pas un seul chef n’ osa apparaître . Au lieu de cela , se pavanait Tadodaho ,plein d’orgueil entre les personnes du village. Ses hommes ont trouvé une dernière fille  de Hiawatha et la  frappèerent  au sol . Elle était enceinte , et elle est morte de la chute qu’elle fit .

Hiawatha a été défait . Il a décidé de fuir , et de revenir seulement quand il avait trouvé un moyen d’aider son peuple . Juste en dehors du village , en ressortant , il vit  Tadodaho immobile assis , le regardant avec un regard moqueur.

Parfois désespérant , parfois en  prière , toujours à la recherche , Hiawatha errait dans les montagnes ,  dans un canot d’écorce,il traversa les rivières  ,en  pagayant sur de vastes lacs . Il est devenu étrange et morose . Demi – faim , il est devenu faible et fiévreux , mais en lui quelque chose le harcelait  et ne voulait pas l’abandonner . Enfin , il s’installe dans un pavillon abandonné et attendit , ne sachant ni pour  qui ,ni pour quoi.

Deganawida entendit l’histoire de Hiawatha et a été profondément ému . Il s’établi à l’endroit où l’ermite a vécu , et si les gens lui ont rappelé que Hiawatha était un solitaire et un exilé , alors Deganawida décida de lui rendre visite .

Un jour, alors qu’Hiawatha était absent, Deganawida avait grimpé furtivement au-dessus de son  champ de mais et attendit. Quelques heures plus tard Hiawatha revint avec de la nourriture pour son dîner . Deganawida regardait à travers la fumée,dans le  trou sur  le toit de sa maison . Hiawatha coupait  la nourriture et agitait  les morceaux dans une grande marmite . Soudain Hiawatha remarqua  le visage de Deganawida  qui se reflétait  dans le ragoût, dans  l’eau , calmement en le regardant . Il se leva et regarda autour en suspectant . Il n’y avait personne . Il regarda à travers le trou de fumée . Personne n’était là non plus. Deganawida avait tiré sa  face en arrière et a basculé  dans un rire silencieux sur le toit .

Hiawatha est retourné à son ragoût et a vu le visage. C’était un beau visage , calme et intelligent . Hiawatha regarda  le visage et en est devenu absorbé .

Cette nuit-là , Hiawatha allait à la chasse . Sur le chemin du retour à sa hutte , Deganawida l’a rencontré . Hiawatha reconnu  le visage de l’homme . En Deganawida, il a senti le même calme mystérieux qui s’installe sur la terre au crépuscule ; de lui une chaleur rayonnée comme la lumière du soleil de début de printemps qui sèche délicatement les feuilles détrempées juste après la fonte des neiges . Hiawatha savait instantanément que Deganawida était son guide .

Deganawida décrivit  sa vision de la fraternité de l’humanité . Le grand sapin serait nourri par le sol fertile : les communautés de la famille centrée dans la clarté et la paix , la justice et la droiture , et  » orenda ,  » l’ énergie spirituelle subtile qui imprègne tous les êtres . Les paroles du prophète semblaient , à Hiawatha , provenir du plus profond de son cœur . Quelque chose en lui avait été  ouvert ; il était dans une paix parfaite . Seulement par cette sérénité , il s’est rendu compte , que cette  âme , pourrait montrer aux   Iroquois comment vivre en paix .

Iroquois en canot

En canot et à pied le long des sentiers forestiers , Deganawida et ses nouveaux disciples furent bientôt  toujours en voyage entre les cinq tribus  Iroquoises , afin  de prêcher leur plan de paix . La rivalité entre les tribus ennemies était amère , mais Hiawatha l’orateur parlait maintenant avec la puissance spirituelle de Deganawida . Haine fondu ; les gens ont compris . La tribu Oneida , ou « People Standing Stone », et les Mohawks , furent « d’accord pour aider à établir une Ligue des tribus iroquoises . Les Tsonnontouans voisins et Goyogouins ont également décidé de participer . Mais tandis que le tyran Tadodaho contrôlait  encore les Onontagués , la plus puissante de toutes les tribus , la Ligue n’avait aucune chance . Deganawida dit à Hiawatha qu’il doit apprendre à aimer tous les hommes, même ceux qu’il aurait pu craindre et haïr le  plus ; le temps était venu de confronter Tadodaho directement .

Le tyran  les aurait regardé comme un monstre , tordu dans l’esprit et le corps, avec des pensées si mauvaises  qu’ils ont grandi hors de sa tête comme des serpents. Deganawida et Hiawatha s’approchèrent de lui avec amour , en chantant . Avec le plus hautain des mépris Tadodaho avait regardé Hiawatha furtivement dans la forêt après l’ assassinat  de sa dernière fille . Maintenant la ( Traduction libre de la langue d’origine:beauté douce … ou sérénité ) de Hiawatha l’accablait . Comme le chantait Hiawatha et Deganawida , Tadodaho avait oublié lentement tout le reste . Peu à peu, son corps a été restauré à la forme humaine normale . Puis Hiawatha peignit  les serpents qui pendaient à sa tête . Lorsque les mauvaises pensées ont été effacés de son esprit , Tadodaho redevient humain .

Deganawida proposa  que les Onontagués seraient les   » gardiens du feu  » dans la nouvelle Ligue des Iroquois . Ils seront les modérateurs  dans les débats du conseil , et après que chaque question aura  été examinée par les deux organes de représentants , ils ratifieront  la décision finale . Tadodaho se  sentait honoré , et  appuya la proposition  . Il a envoyé des coureurs à chaque tribu iroquoise afin de convoquer des représentants pour le premier grand  conseil .

Le Conseil s’est réuni autour du feu dans une grande Longhouse en  écorce . Deganawida se leva et prit la parole:  » Nous nous engageons ensemble en saisissant les mains de chacun si fermement et formant un cercle si fort que si un arbre doit tomber sur lui, il ne  pourrait  l’ébranler , ni le briser.  » Il a conseillé aux représentants pour n’exercer aucune colère et de ne tenir aucune rancune . Ils ne doivent pas être des guerriers , mais doivent avoir des peaux  de  » sept pouces d’épaisseur ,  » que les opinions et les potins des autres risquent de ne pas influer sur la clarté de leur esprit .  » Ne pensez pas à vous-mêmes, mais agissez  pour servir les autres , et soyez  en harmonie avec l’autre .  » Sous le grand sapin,les  gens de toutes les tribus enterrèrent leurs différences , et dans son ombre , ils ne marcheraient plus jamais  dans la crainte , mais voulurent rester ensemble dans la paix et la tranquillité .

Le silence se fit . Un par un , les représentants des Mohawks et  des Tsonnontouans , assis à l’est du  grand feu  , puis les Onneiouts et les Goyogouins  à l’ouest du même feu , hochèrent  la tête pour signaler  leur accord . Dernière de toutes, les Onontagués , et enfin Tadodaho baissèrent la tête . La Ligue a été formée ainsi . Le prophète a parlé de nouveau . «Je , Deganawida , et les seigneurs confédérés, maintenant avons déraciné le pin le plus haut et dans la plus grande profondeur de la terre , vers le bas dans les courants  souterrains des  profondeurs ou l’eau se jette dans des régions inconnues ,  nous jetons toutes les armes de guerre . Nous les enterrons hors  de la  vue pour  toujours et plantons  à nouveau l’Arbre de Vie . « 

La Ligue des Iroquois vécu une longue Ère de Paix , pendant plus de trois cents ans. Le tapis blanc de la paix serait dans le temps étendu à la plupart des autres nations indiennes à l’est du Mississippi . Puis des étrangers  aux « Visages Pâles »  traversèrent  la mer  et semblèrent pousser  les Indiens dans leurs propres guerres : ils montèrent les  nations sœurs les unes contre les autres. Le tapis sera taché et déchiré et , comme la grand-mère de Deganawida l’avait rêvé , les Iroquois et les Britanniques se mirent à  ruiner la nation huronne .

Certains de ces Visages  Pâles finirent par  utiliser ce que les chefs iroquois leur avaient enseigné . Pour unir leurs treize petites colonies sous un gouvernement , Benjamin Franklin et ses collègues écrivirent une constitution inspirée par le modèle iroquoien. Les représentants de chaque colonie seraient organisés en deux organes de décision , avec un modérateur exécutif .

Cent ans plus tard, les philosophes allemands Marx et Engels se mirent  à écrire un manifeste du communisme  qui s’inspirera de l’histoire  romancée des anthropologues qui étudièrent la  fraternité  et la communauté sociale iroquoise.Ce qui créa une  idéologie qui s’étendit  sur la moitié du monde . Mais si les États-Unis et le bloc communiste utilisèrent les idées de Deganawida pour atteindre l’harmonie dans leurs propres camps , ils oublièrent l’essence de son enseignement ,en  devenant des  rivaux , et mirent de l’avant  des moyens hideux pour se faire la guerre les uns aux autres . Aucune des deux parties  antagonistes  ne pouvaient savoir ,connaître et vivre  la vraie paix jusqu’à ce que la prophétie de Deganawida serait remplie :

La Vision de l'Arbre de Vie.
La Vision de l’Arbre de Vie.

*Traduction libre:

La prophétie de Déganawida

 » Les Iroquois feront  face à une période de grande souffrance . Mais un grand message viendra à eux et de les rendra  toujours si humble , et , quand ils parviendront à cette  humilité , ils seront en attente d’un jeune chef, un jeune Indien , peut-être dans son adolescence , qui sera  un  grand voyant (de…ou par  choix) . Personne ne sait qui il est, mais il lui sera donné une grande puissance , et sera entendu par des milliers , et il sera le leader accepté … à la lumière de nombreuses fois plus brillante que le soleil sera venant de l’est à l’ouest . ..je serai la lumière . « 

Lorsque Deganawida fini de parler, il bénit le peuple et se tourna pour monter dans un canot d’écorce blanche comme la neige . Ils le regardaient pour la dernière fois ramer loin sur l’eau du lac Onondaga , il disparut ,sous les yeux de nombreux fidèles,dans le coucher du soleil le plus brillant qu’ils avaient jamais vu .

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LA GRANDE PROPHÉTIE DE LA SEPTIÈME GÉNÉRATION

Iroquois
Iroquois

Dans la tradition ancestrale des Premières Nations,la légende  dit  que les médecins de l’Esprit (Spirit Doctors)  qui prédirent  l’ arrivée de l’homme blanc et la quasi destruction du Peuple Rouge ,ces gens ont aussi prédit la résurgence des peuples autochtones sept vies (ou générations)  après Columbus . Selon les Haudenosaunee, la population actuelle est la septième génération .

La prophétie Mohawk déclare que les Onkwehonwe verraient le jour quand  les ormes mourraient ; des animaux étranges seraient nés déformés et sans les membres appropriés ; d’énormes monstres de pierre  déchireront  la face de la terre ;  Les rivières  brûleront  ; l’air  brûlera  les yeux de l’homme ; les oiseaux tomberont du ciel ; Les poissons mourront dans l’eau ; Et les humains grandiront dans la  honte de la façon dont ils ont traité leur mère et pourvoyeuse  , la Terre .

Les Haudenosaunee tirent leur inspiration de la Gayaneshakgowa , la Grande Loi de la Paix , la Confédération iroquoise des Six Nations . Fournir la sagesse de son peuple et de l’inspiration pour leur constitution de  Nations . Le Gayaneshakgowa déclare :  » … dans toutes nos délibérations, nous devons tenir compte de l’impact de nos décisions sur les sept prochaines générations . « 

Cette idée incarne tout ce que les Haudenosaunee croient : que l’environnement n’est que provisoirement confiée à eux et leurs actions dans et sur ​​elle aura une incidence sur elle dans l’avenir …. Et si leur nom a été choisi , un nom qui reflète non seulement leur philosophie mais leur rêve de restaurer et de protéger la terre pour leurs enfants et tous ceux qui suivront dans leur chemin .

Enfin , après sept générations de vie en contact étroit avec les Européens , les Onkwehonwe se  lèveront  et demanderont  que leurs droits  de la gérance sur la terre de leurs ancêtres  soient respectés et restaurés.

 

DeganawidaCanoe

 

 CONCLUSIONS ET PENSÉES PERSONNELLES

 

Tout en faisant ce travail,j’ai eu de longues méditations,car je ne pouvais pas passer à côté  de la  théorie des Anciens Astronautes et du travail d’Erick von Daniken.La naissance de Deganawida fait  penser à celle d’Isis et même à Jésus Christ.Quelquepart entre la Vision  de Daniken et celle de Zecharia Sitchin,ne serait-il pas possible que certains Frères de l’Espace,certaines entités  venue de Mondes Parallèles ,influencent  certains événements historiques?Deganawida ,comme Isis,comme Jésus Christ …ou comme Katulak,le Grand Esprit  du tonnerre descendu sur Terre …sont tous par définition des extraterrestres!

 

 

 

 

 

 

 

Alerte planétaire:les sables bitumineux du Canada ,une menace mortelle pour toute forme de vie sur Terre

La menace  sérieuse à l’extinction de toutes  les formes de vie existantes ,sur notre planète ,par le  désastre grandissant  de la pollution nucléaire de l’océan Pacifique ,venant des fuites  radioactives du complexe de Fukushima ,suffit à  elle-seule à éliminer une part importante de la biodiversité sur Terre,mais en additionnant   la destruction massive ( de la pollution des sables bitumineux) ,portée à l’environnement de l’Amérique du Nord,je suis maintenant certain que le capitalisme pur et dur des gouvernements  égocentriques du Canada et des États-Unis d’Amérique  va finir par exterminer lentement,mais surement toute forme de vie sur Terre…si nous laissons faire en jouant à l’autruche.En une  longue phrase,je viens de résumer ma pensée ,mes angoisses et mon réalisme face à l’imbécillité humaine.

 

Ravages sables bitumineux
Sur les terres ravagées  par l’exploitation accélérée des sables bitumineux, nous hériterons de grands défis pour une toute petite remise en état.

L’exploitation des sables bitumineux du Canada a détruit de vastes zones de terres humides sensibles de l’Alberta. Les exploitants de sables bitumineux ont juré de reconquérir cette terre,de la restaurer, mais seule une toute  petite restauration a eu lieu jusqu’à présent et de nombreux scientifiques disent qu’il est pratiquement impossible de reconstruire ces écosystèmes complexes. Lorsque l’industrie des sables bitumineux de l’Alberta a marqué son 40e anniversaire en 2007, une statistique se distingue parmi les nombreuses autres qui mesurent la réussite économique et l’impact environnemental.Résultat: Pas un seul arpent de terre extrait a été certifié comme étant « récupéré » selon  les normes gouvernementales canadiennes …signées et acceptées par ces entreprises irresponsables. Depuis lors, les grandes entreprises d’extraction de bitume comme Suncor et Syncrude ont consacré énormément de temps, d’argent et d’efforts de relations publiques pour convaincre la  population canadienne  qu’il y a  moins d’un mile carré de terres perturbées par les sables bitumineux et  qui selon la  minière a été certifié comme récupéré . Toujours selon  les minières,les terres perturbées ont été retournées  à un état qui est « égal ou  qui est meilleur que les conditions pré-perturbation. » Les entreprises ont rempli  les fosses de la mine Giant,des  arbres replantés, des marais aménagés et mis des  bisons à paître sur les terres arbustives boréales qui ont été fabriqués à partir de déblais et de la végétation des zones humides.

L'exploitation des sables bitumineux du Canada a détruit de vastes zones de terres humides sensibles de l'Alberta. exploitants de sables bitumineux ont juré de reconquérir cette terre, mais petite restauration a eu lieu jusqu'à présent et de nombreux scientifiques disent qu'il est pratiquement impossible de reconstruire ces écosystèmes complexes.
L’exploitation des sables bitumineux du Canada a détruit de vastes zones de terres humides sensibles de l’Alberta.Les exploitants de sables bitumineux ont juré de reconquérir cette terre, mais c’est une  très  petite restauration qui a eu lieu jusqu’à présent et de nombreux scientifiques disent qu’il est pratiquement impossible de reconstruire ces écosystèmes complexes.

Aujourd’hui, cependant , moins d’un mile carré des 296 miles carrés de terres qui ont été perturbés par le développement des sables bitumineux ,a été certifié comme étant « récupéré par la province de l’Alberta » . Debout dans la voie de la certification,elles  sont mal définies ,les directives gouvernementales sur les zones humides remise en état et l’absence de  clartée.Il faut   prévoir qu’en Alberta ,les espaces verts  vont directement vers une destruction massive,selon  Jennifer Grant de L’Institut Pembina .L’exploitation des sables bitumineux consiste à enlever la surface de la terre jusqu’à une profondeur de 250 pieds ,en nous  montrant comment la remise en état peut être réalisée et évaluée . Les défis de la restauration d’un paysage déraciné  par la pratique destructrice des sables bitumineux – qui implique l’exploitation à ciel ouvert et le creusement de  la terre à des profondeurs allant jusqu’à 250 pieds – sont énormes . L’exploitation des sables bitumineux se produit principalement dans les écosystèmes des zones humides complexes et  de marécages , de tourbières boréales , et les marais tourbeux qui ont été formés au cours de milliers d’années et qui  abritent une quantité importante de la biodiversité . De nombreux experts doutent que ce soit techniquement ou même économiquement possible de recréer un  écosystème si  énorme à une si  grande échelle ,ressemblant à des environnements sensibles qui existaient il dans le passé . Même si c’était possible, d’autres se demandent si le changement climatique et pendant  l’actuelle pleine expansion du développement des sables bitumineux au Canada ,alors  le volume de sables bitumineux  des minières  devrait presque doubler d’ici 2021 ,si cela ne va  pas saboter les efforts pour y parvenir sur une large échelle dans l’avenir .  » J’appelle ces revendications de remise en état par le gouvernement et l’industrie une forme de greenwashing », dit Suzanne Bayley , une écologiste des zones humides à l’Université de l’Alberta qui a récemment co- écrit un article sur les pertes de tourbières massives dans la région des sables bitumineux .  » Qu’est-ce que la terre  que l’industrie a récupérée jusqu’ici peut bien paraître dans un journal , un magazine, et des annonces télévisées!… , mais ce n’est pas le paysage des zones humides riches qui était autrefois dominées par les  forêts  boisées et arbustives .  » Lee Foote , un écologiste de l’Université de l’Alberta,spécialiste sur les  zones humides qui a travaillé avec l’industrie des sables bitumineux et conseillé le gouvernement de l’Alberta, sur les politiques de remise en état des zones humides , reconnaît que la remise en état a été fait jusqu’à présent ,davantage comme un  spectacle public que de créer des écosystèmes viables .  » L’état d’esprit est de jeter de grands dollars à l’ingénierie des zones humides,vers  des  créateurs qui sont verts, mais pas aussi fonctionnels que ce qu’il y avait dans le passé », dit Foote .  » L’objectif principal est d’obtenir la licence sociale qui est nécessaire pour que  ces entreprises  puissent continuer à fonctionner,sans être déranger .  » Bien que les responsables de Suncor estiment qu’il est trop tôt pour déterminer si leurs efforts de remise en état des terres seront couronnés de succès , ils sont optimistes que les  marais tourbeux peuvent être conçus de nouveau . Les projets pilotes initiaux sont prometteurs , la compagnie dit . «Il est facile d’étiqueter quelque chose d’impossible qui n’a jamais été fait auparavant , et la construction d’un important que ça  tombe dans cette catégorie », explique le porte-parole de Suncor, Kelli Stevens .  » Mais nous essayons parce que nous pensions qu’il était important de le faire . Nous allons voir au cours de la phase de suivi du succès ou  nous sommes rendu . Mais jusqu’à présent , le suivi depuis le  début nous dit que nous sommes sur la bonne voie .  » Les Plantes typiques – y compris les carex , de mousse , d’herbes et d’arbustes – ont été mis en place avec succès , elle note . Si la fen continue de soutenir les zones humides La formulation de la législation de la restauration est tellement vague qu’il ne parvient pas à tenir l’industrie responsable . plantes et suffisamment d’eau , et éventuellement s’accumule la tourbe , dit-elle,  » ces  projet pilote  seront considérés comme un succès .  » La question de la remise en état dans la région des sables bitumineux a été une source de débat depuis les années 1970 , lorsque le gouvernement de l’Alberta a investi 100 millions de dollars en créant la défunte Alberta Oil Sands,société de  recherche et de technologie pour démarrer  les sables bitumineux plus commerciaux et   d’accélérer les  développements .

Une problématique effrayante...
Une problématique effrayante…

Même alors , les scientifiques impliqués dans la recherche nous ont  averti que les  » futures sites de  sables bitumineux seront probablement construits sans connaissances suffisantes sur les effets possibles sur l’ air, l’eau et le sol de la campagne environnante , ou l’impact sur ​​les différentes méthodes de mise en valeur des terres .  » Ce qui a suivi montaient le côté des  passifs environnementaux tels que les étangs géants des effluents , des paysages dénudés , et les populations de plantes en  diminution et de la faune . Les gouvernements du Canada et de l’Alberta ont ignoré ces faits , jusqu’à ce que les populations autochtones vivant en aval des sables bitumineux ont commencé à exercer les droits issus de traités et de lancer des contestations judiciaires . Face à l’exposition juridique croissante , ainsi que les pressions publiques, le gouvernement de l’Alberta a défini des orientations de compensation des zones humides en 2007 ,afin de diriger les entreprises pour  rétablir  » une zone humide naturelle d’un écosystème naturel en  fonctionnement dont les caractéristiques sont aussi proches que possible des conditions avant drainage ou autre modification .  » Alors qu’elle  semblait prometteur à l’époque, la formulation des lignes directrices se sont avérées tellement vague que presque tout le monde est d’accord , ils n’ont pas de définition juridique et donc ne parviennent pas à tenir l’industrie responsable . Au lieu de recréer les  marais tourbeux , l’industrie a dans la plupart des cas  modifiée les marais en question qui ne sont pas aussi biologiquement complexes . Avant  la question des  sables bitumineux,les  entreprises pétrolières  sont arrivées sur la scène :les marais tourbeux  ont constitués  pour au moins cinquante pour cent , et peut-être autant que  des deux tiers   des discussions sur   l’environnement  boréal de la région . Ces marais ont  permis de supporter la vie d’une large gamme de plantes , y compris plusieurs des plus rares orchidées sauvages de l’ouest du Canada ; des centaines d’espèces d’oiseaux ;un nombre incalculable d’espèces d’insectes ; ainsi que toute une gamme de grands mammifères , y compris le caribou des bois , l’orignal , le loup , et le grizzli .

Les évaluations n’ont jamais  été menées afin de calculer l’efficacité  du travail incombant à la responsabilité des compagnies pétrolières polluantes,afin de remettre en état l’environnement dévasté . Jusqu’à il y a quelques années , afin de  recréer les  marais tourbeux  qui jouent également un rôle écologique essentiel en filtrant l’eau et  séquestrant d’énormes quantités de carbone dans le sol , on a  pensé  que tout cela pourrait  être impossible . La restauration des tourbières  exigerait de travailler sur  les relations  chimiques de l’eau et du sol qui ne se développent que lorsque l’eau souterraine s’écoule à travers les couches riches en nutriments de sphaigne et d’autres mousses qui se sont décomposés au fil des millénaires . Plutôt que d’essayer de recréer ce qu’il y avait dans le passé , l’industrie a embauché des « experts de remise en état » pour tenter de  les remplacer par des forêts de montagne et  des marais arbustifs capables de tolérer les sels , les métaux et les acides qui sont générés par les sables bitumineux et qui sont présents dans les sols perturbés et dans l’eau souterraine s’écoulant à travers eux. Ces marais peuvent bien paraître dans les images touristiques et les photos aériennes , et ils sont aussi  capables de supporter des canards et autres oiseaux d’eau nicheurs . Mais ils n’ont pas la biodiversité d’un écosystème des tourbières et ne  peuvent pas piéger le carbone presque aussi efficacement , disent les écologistes des zones humides . Ceci est particulièrement important parce que les changements de paysage causés par l’exploitation minière des sables bitumineux actuellement approuvés vont libérer de 11.400.000 à 47.300.000  tonnes de carbone , selon une étude réalisée par l’Université de Bayley et des collègues de l’Alberta . Ces changements permettront également de réduire la capacité des anciennes zones humides pour piéger le carbone de près de 7,2 millions de tonnes métriques par an .  » Ces pertes n’ont pas encore été quantifiés », dit Bayley .  » Ils doivent être inclus dans les estimations déjà élevés d’émissions de carbone que l’industrie des sables bitumineux est responsable.  » Face à des préoccupations et des protestations grandissantes  devant le développement des sables bitumineux , le gouvernement de l’Alberta exige que l’industrie  devra récupérer plus de marais tourbeux . Mais étant donné que cela n’a pas été fait avant , le gouvernement doit se contenter pour le moment de voir ce qui peut être accompli à l’échelle pilote . Les coûts de remise en état des zones humides , dit Foote , sont élevés , avec des estimations  les centaines de milliards de dollars. Vous ne pouvez pas recréer ce qui a pris des milliers d’années à se former, dit un scientifique . à 13 milliards de dollars, soit environ 6 pour cent des bénéfices nets générés par l’exploitation minière de ces sites. «Quand vous avez 300 milliards de dollars d’ infrastructures et un énorme pipeline de revenus provenant de cette région , les avantages sociaux provenant d’un espace relativement restreint de zones humides sont éclipsés ,  » dit Foote . «C’est pourquoi les zones humides continueront d’être poussé sur le côté et  d’être mises  en veilleuse . L’industrie pétrolière  sanctifiée,bénite et mise sur un piédestal  par nos politiciens véreux, passera beaucoup de temps et  d’argent à essayer de concevoir quelque chose de semblable à ce qui était là dans le passé , mais il échouera parce que vous ne pouvez pas recréer ce qui prend des milliers d’ années à se former  » .Jonathan Price,de l’ Université de Waterloo ,un hydrologue reconnu, fait partie d’un groupe de scientifiques de partout au Canada qui ont récemment reçu 6,7 millions de dollars de financement du gouvernement et de l’industrie à restaurer les terres des sables bitumineux sur la propriété de Suncor . Le plan de remise en état comprend même le  camionnage dans la tourbe stockée , la construction d’un aquifère , en détournant l’eau , et la séparation physique des résidus de pétrole des décharges des marais ainsi que les contaminants ;c’est  plus de 840 milliards de litres de sous-produits liquides toxiques qui sont actuellement détenus dans des réservoirs ouverts  et aussi par filtration  dans les eaux souterraines . Price ​​reconnaît qu’il faudra au moins une décennie ou plus pour voir des résultats concrets et une durée de vie avant que quiconque puisse crier victoire . Il doute également que ce sera économiquement possible de le faire sur une grande échelle . Mais ne rien faire , prévient-il, n’est pas le moyen d’avancer .  » L’ingénierie d’un paysage comme celui-ci nécessite une vaste gamme de disciplines intellectuelles et universitaires », dit Price.  » Tenter de le faire vous fait apprécier combien complexe et précieux cet environnement est et combien il est difficile de le recréer . Mais le fait est que  l’extraction des ressources est inévitable . Nous essayons de tirer le meilleur parti d’une situation difficile .  »   L’écologiste Brett Purdy a travaillé sur les sables bitumineux à leur  remise en état pour le gouvernement de l’Alberta avant de s’installer à  » Alberta Innovates – Solutions Energie and Environment » , un organisation de recherche financée par le gouvernement provincial . Avec le développement des sables bitumineux ,une  Préoccupation croissante sur l’utilisation de l’eau et avec le développement des sables bitumineux , l’inquiétude croissante sur les  questions  touchant  le développement massif des sables bitumineux du Canada ont longtemps été  centrée sur les émissions de gaz à effet de serre . Maintenant il ya des préoccupations croissantes concernant les énormes volumes d’eau utilisés par l’industrie pétrolière et l’impact sur ​​le vaste bassin du fleuve Mackenzie  . Il suggère qu’il serait irréaliste de s’attendre à ce que les communautés végétales et animales similaires à  celles  trouvées sur les paysages non perturbées peuvent être établies sur tous les paysages récupérés. De l’avis de Purdy de l’avenir n’est pas sans rappeler celle adoptée par le personnage joué par Kevin Costner dans le domaine du cinéma des rêves : Si vous le construisez, dit Purdy , les plantes, les insectes et les animaux ,tout cela  viendra, pourvu qu’il y ait suffisamment de résilience par les systèmes naturels . Ce ne sera pas la même que ce qu’elle était avant , reconnaît-il, mais ce sera un écosystème boréal viable . Bayley soutient que la Caisse de sécurité et de protection de l’environnement – créée  il y a plusieurs années pour s’assurer que les sociétés de ressources puissent  récupérer la terre des  sables bitumineux  – est insuffisante pour faire face aux engagements si une entreprise de sables bitumineux vient à  manquer à ses obligations . Actuellement , le fonds contient $ 875 000 000 pour plus de 70 000 hectares de terres perturbées . Selon l’Institut Pembina , un organisme de surveillance de l’environnement et des services de consultation de l’industrie , il en coûterait plus de 15 milliards de dollars pour récupérer ces terres .  » Qu’on le veuille ou pas , la dette de la remise en état est de plus en plus haute  et cela  va continuer à croître  tant que les  sociétés de sables bitumineux  pétrolifères se mobilisent pour  doubler la production », dit Bayley . «Si cela continue sans une politique de remise en état des zones humides de façon claire, nous aurons plus de 65 pour cent de moins de tourbières et très peu de  vie végétale et animale qui existait là dans le passé . « On peut donc penser ,sans se tromper que nous nous dirigeons vers un environnement hostile pour toutes les formes de vie existantes actuellement…

Tout cela est entrepris  afin de permettre à une petite élite,les 1% de la société ,en général,d’empocher plus de profits qui deviennent de plus en plus virtuels…donc inexistants.

 

Regardons maintenant le  travail du groupe Enjeux Énergies:

LE PÉTROLE DES SABLES BITUMINEUX: UNE MATIÈRE D’EXPORTATION ET UN PÉRIL GRANDISSANT

 

Sables bitumineux invasion de l'EURope
Avec les sables bitumineux du Canada qui sont l’une des méthodes les plus polluantes pour produire de l’énergie,c’est une véritable invasion de l’Europe qui se prépare…et une aggravation des écosystèmes mondiaux.

 

Selon de nouveaux calculs publiés aujourd’hui  le 6  mai 2014,par le Natural Resouces Defense Council (NRDC), les importations européennes de sables bitumineux pourraient passer de 4 000 barils par jour en 2012 à plus de 700 000 en 2020 (2). La conséquence serait une hausse des émissions dans les transports équivalente à une augmentation de six millions de voitures sur les routes européennes. Ce désastre pourrait être évité par une bonne application de la Directive sur la Qualité des carburants (3).

Du fait des pressions du Canada et des lobbies pétroliers, cette législation, votée en 2008, n’a toujours pas été mise en œuvre (4), alors qu’elle permettrait de lutter contre le changement climatique, freinant fortement les importations et donc la production des sources de carburants les plus polluantes, tels que les sables bitumineux, les schistes bitumineux et le charbon liquéfié.

Juliette Renaud, chargée de campagne sur les Industries extractives aux Amis de la Terre France commente : « La construction de nouveaux oléoducs au Canada et aux États-Unis va permettre aux producteurs de sables bitumineux de conquérir de nouveaux marchés, l’Europe en tête. Le Canada et les pétroliers ont utilisé toutes les armes possibles pour que l’Union européenne renonce à ses normes environnementales et ils ont apparemment réussi : avant même de la mettre en œuvre, la Commission prévoit déjà d’abandonner une législation-clé qui aurait au contraire freiné fortement les possibilités d’importation de ces carburants ultra-polluants ».

Dans son paquet énergie-climat, la Commission indique ainsi qu’elle ne considère pas approprié « d’établir de nouveaux objectifs pour (…) l’intensité carbone des carburants utilisés dans le secteur des transports » après 2020. Cette décision ne repose sur aucune analyse et ne prend pas en compte la potentielle arrivée massive de sables bitumineux sur le marché européen et l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre qui en découlera.

Selon les conclusions de l’étude de NRDC, si la FQD n’est pas bien appliquée et que de larges volumes de sables bitumineux arrivent en Europe, l’objectif de réductions des émissions fixé pour 2020 sera beaucoup plus difficile à atteindre : ces importations supplémentaires augmenteraient la moyenne de l’intensité carbone des carburants en Europe de 1,5 % d’ici à 2020, en sens inverse de la réduction recherchée de 6 %.

Atteindre tout de même cet objectif, qui est obligatoire dans la loi, va donc coûter plus cher. Ainsi, pour être en conformité avec l’objectif de 6 %, les fournisseurs vont devoir réaliser des réductions par d’autres biais plus coûteux : pour compenser l’augmentation des émissions causées par les sables bitumineux, ils vont sûrement choisir d’avoir recours à davantage d’agrocarburants, dont les émissions carbone continuent d’être sous-estimées par les règles européennes. Cela mettra par ailleurs une pression plus forte sur les terres, l’environnement, et la production alimentaire. Évalués à 4 milliards d’euros par an, ces coûts supplémentaires pourraient être évités par une bonne application de la FQD, incluant des valeurs d’intensité carbone différenciées pour toutes les sources de combustibles fossiles, y compris les sables bitumineux.

Juliette Renaud conclut : « L’Europe a besoin de diminuer l’impact des transports sur l’environnement et le climat de la manière la plus efficace possible. Ouvrir grand les portes aux sables bitumineux en Europe va augmenter les émissions, et non les réduire ! Combiné à l’augmentation consécutive des agrocarburants, c’est une catastrophe écologique et sociale qui nous attend… L’Europe doit obliger les fournisseurs à déclarer les sources de carburants qu’ils utilisent et les encourager à réduire leur impact climatique. ».

Par ailleurs Les Amis de la Terre rappellent que la voiture électrique n’est pas aujourd’hui une alternative soutenable et appellent la France et l’Union européenne à développer davantage de politiques favorisant les transports doux et collectifs.

Contact presse : Caroline Prak, Les Amis de la Terre France : 09 72 43 92 65 – 06 86 41 53 43

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Problematique-environnementale-de-lexploitation-des-sables-bitumineux-en-Alberta-Canada7

 La disparition accélérée des zones humides

Les perturbations cumulées, entre 1967 et 2006, par le développement de l’exploitation des sables bitumineux s’étendent sur une surface de 47’832 hectares (ha). En 2008, seul 13.6% de ces aires perturbées étaient considérées comme remises en état selon les critères des exploitants des sables bitumineux, mais à cause d’un manque de transparence et de critères réglementés, cette déclaration n’a pas été officiellement certifiée (Grant et al., 2008). Actuellement, seuls 0.2% (104 ha) des terres affectées par les opérations minières ont été formellement certifiées comme remise en état par le gouvernement de l’Alberta et conséquemment rendues au public. Toutefois, la parcelle concernée, connue sous le nom de Gateway Hill, présentait à l’origine les caractéristiques de zones humides de basse altitude. Pendant l’utilisation du site par la société Syncrude, du matériel issu de l’excavation de mort terrain y a été stocké. Lorsque la parcelle a été remise en état, elle était transformée en forêt de hautes terres vallonnée (Grant et al., 2008).

La remise en état des paysages, comme elle est actuellement proposée par les industries, laisse présager la reconstruction d’écosystèmes radicalement différents de leur état initial. Les plans actuels prévoient la création de forêts vallonnées sèches à la place des zones humides, comprenant un grand pourcentage de lacs (issus des bassins de rétention des déchets), mais n’envisagent pas la reconstruction de tourbières. Ces dernières nécessitent une période de plusieurs milliers d’années de conditions anaérobiques pour se former et se stabiliser en un stade mature stable et ne semblent donc pas pouvoir être reconstituées (Harris et al., 2007). On estime que, dans les décennies à venir, les opérations d’extraction des sables bitumineux auront converti et donc supprimé de manière irréversible presque 10% des régions humides (Grant et al., 2008 ; Woynillowicz et al., 2005).

Ces régions couvrent approximativement 40% de la forêt boréale de l’Alberta et remplissent d’importantes fonctions écologiques. En plus d’héberger une faune et une flore très spécifiques, les zones humides et les tourbières jouent le rôle d’éponges et de filtres. Elles régulent les flux hydriques de surface et des eaux souterraines en absorbant l’eau de la fonte des neiges au printemps et des orages en été ce qui permet de recharger les aquifères souterrains en périodes de sécheresse et de prévenir l’érosion du sol (Woynillowicz et al., 2005). Les zones humides constituent des écosystèmes complexes nécessitant d’être saturées en eau une partie de l’année. Les propriétés chimiques, les caractéristiques des connections hydrologiques, de stockage d’eau et de perméabilité du sol pour maintenir l’équilibre de l’écosystème sont fragiles et la reconstitution semble incertaine. Il n’existe actuellement pas de succès permettant de démontrer la possibilité de remettre en état ce type d’écosystème.

Augmentation de la demande et de la production canadienne.
Augmentation de la demande et de la production canadienne.

(c) La remise en état des sols

Pour que les terrains affectés par l’exploitation des sables bitumineux puissent être rendus à la province de l’Alberta, la compagnie doit démontrer que le terrain présente « une capacité de sol équivalente » (« equivalent land capability ») ce qui signifie que : « la capacité du terrain à résister à diverses utilisations après la conservation et la remise en état est similaire à celle qui existait avant qu’une activité y ait été menée, mais que les utilisations individuelles des terres ne seront pas nécessairement identiques43 » La définition est étrangement sibylline et ne stipule pas de recréer l’écosystème d’avant la perturbation.

L’ « equivalent land capability» est actuellement mesurée à l’aide d’un document guide, le Land Capability Classification for Forest Ecosystems in the Oil Sands (LCCS). Le LCCS a été crée pour faciliter l’évaluation des capacités du sol des écosystèmes sylvestres de la région de la forêt boréale

Traduction libre à partir de l’anglais de la définition suivante : «the ability of the land to support various land uses after conservation and reclamation is similar to the ability that existed prior to an activity being conducted on the land, but that the individual land uses will not necessarily be identical» (Grant et al., 2008).

de l’Athabasca et des terrains remis en état (Grant et al., 2008). Ce document utilise indirectement des facteurs économiques et de production pour établir la classification des écosystèmes, et par là favorise la remise en état vers un écosystème propice à l’exploitation forestière (Cumulative Environmental Management Association, 2006). Ainsi les catégories de sol des zones humides et des tourbières sont faiblement classées, ce qui peut donner lieu à des situations perverses : en utilisant l’échelle de la LCCS, une société d’exploitation des sables bitumineux, ayant remplacé un terrain constitué de tourbière par une forêt sèche exploitable, pourrait prétendre avoir amélioré le terrain par rapport à son état antérieur à la perturbation (Hildebrand, 2008 ; Grant et al., 2008).

Les étapes générales de la remise en état des terrains sont : le nivellement des morts-terrains, le remplacement des sols, la revégétalisation et la gestion du paysage. La reconstruction des sols est une étape critique pour le succès du processus.

La qualité du sol reconstruit est déterminante pour la stabilité et la biodiversité de la flore et de la faune et nécessite que le climat, la topographie, les matériaux et les caractéristiques de drainage soient pris en compte (Cumulative Environmental Management Association, 2008). La surface des terrains à reconstruire est recouverte d’une couche de terre constituée d’un mélange tourbe-sol minéral récupérée d’aires dédiées à l’exploitation minière ou à partir de stocks. Si aucun mélange de tourbe-minéraux n’est disponible, 50-70 centimètres (cm) de matériau de sol sablonneux ou argileux peut être placé au-dessus des résidus de sables ou des morts-terrains appropriés. Depuis peu, de l’humus de forêt est utilisé comme source alternative de matière organique (McMillan et al., 2007). Les sols doivent respecter certains paramètres, tels l’humidité et les propriétés physiques et chimiques, identifiés par le manuel LCCS44 (Grant et al., 2008). Cependant, plusieurs études ont montré que les caractéristiques des sols remis en état et des sols naturels étaient significativement différentes. La compaction des sols par l’utilisation de grands véhicules pendant la remise en état provoque une augmentation de leur densité, alors que l’utilisation de matériaux minéraux alcalins mélangés à la matière organique élève leur pH. Enfin les sols remis en état sont plus humide et ont une température plus basse (McMillan et al., 2007).

En plus de la structure du sol, la vitesse de décomposition de la matière organique et la composition en microorganisme sont modifiées dans les sols remis en état. La biomasse et l’activité microbienne, responsables des cycles de l’azote et du carbone, se retrouvent diminuées même 20 ans après les opérations de restaurations. Il en va de même pour les champignons mycorhiziens (impliqués dans l’association symbiotique entre les hyphes des champignons et les racines de certaines plantes), dont l’absence pourrait se révéler un réel problème pour la forêt boréale, puisque ils sont nécessaires aux arbres de cet écosystème pour absorber les nutriments dont ils ont besoin (McMillan et al., 2007 ; Rowland et al., 2009).

Certains opérateurs des sables bitumineux (Imperial Oil Resources Ventured Limited, 2006) concluent que des profils physico-chimiques grossièrement similaires des sols naturels et des sols de terrains remis en état démontrent que l’ « equivalent land capability» a bien été atteinte. Or, la comparaison de la composition et de l’abondance des espèces végétales entre sites naturels et sites remis en état montre une très faible similarité. Même deux ans après la restauration, les sites reconstruits présentent moins d’arbustes et un nombre beaucoup plus élevé de graminées que dans les aires naturelles ayant des conditions d’humidité et de nutriments équivalentes (Grant et al., 2008). Ainsi des propriétés physiques et chimiques similaires ne confèrent pas la même capacité de propagation à la végétation native et ne permet pas d’obtenir un paysage dont la couverture et la composition végétales s’apparentent à celles d’avant la perturbation.

 Il est important de noter que le LCCS encourage la reconstruction d’écosystèmes favorable à la production forestière.

Afin d’établir le stade climax (stade où les communautés de plantes sont stables et capables de se reproduire elle-même), les opérateurs comptent sur le modèle de succession de plantes (des groupes d’espèces sont naturellement remplacés par de nouvelles espèces). Or, la prédominance des espèces herbacées et la difficulté d’invasion naturelle par les arbres et arbustes, même 30 ans après la remise en état, semblent contredire le modèle et confirmer que la revégétalisation ne se déroule pas comme prévu (Grant et al., 2008).

En outre, l’établissement permanent d’espèces non-natives et d’espèces invasives constitue un grave problème dans ce procédé. Que l’introduction soit volontaire 1 comme c’est le cas pour l’orge, qui joue un rôle dans le contrôle de l’érosion 1 ou accidentelle 1 comme pour le laiteron des champs, l’épilobe à feuille étroite, le mélilot ou les crépides (Cumulative Environmental Management Association, 2008) 1 ces espèces entrent en compétition avec les espèces indigènes et inhibent l’établissement des arbres et arbustes. Dans certains cas, ces plantes dominent sur les autres et peuvent couvrir presque 100% de la surface d’un site récemment remis en état (Grant et al., 2008).

(d) La remise en état des bassins de résidus et la gestion des résidus toxiques

Le processus selon lequel les résidus toxiques et les bassins de rétention sont gérés semble également incertain à long terme. Actuellement, deux méthodes pour assainir les résidus fins, principalement générés par l’exploitation minière45, ont été approuvées et seront utilisées.

La première méthode consiste à solidifier les résidus aqueux. Cette étape permet de réduire le volume des résidus, de recycler une partie de l’eau emprisonnée, de traiter plus facilement les résidus consolidés et de remettre en état rapidement les bassins ayant servi à les stocker (CAPP, 2009). Différentes techniques sont possibles pour réaliser la déshydratation des résidus aqueux : l’ajout de différents agents chimiques (gypse, chaux ou polymères) qui favorisent l’agglomération des particules solides entre elles, la centrifugation, le séchage à l’air ou la dessiccation par cycles de gel/dégel en hiver (CAPP, 2009). Il est ensuite prévu qu’une partie des dépôts de résidus consolidés soient inclus dans le sol du terrain à restaurer. Les résidus consolidés posent effectivement moins de problèmes que les résidus liquides, même s’il existe de grandes incertitudes sur le comportement des composants toxiques associés (concentrations en sels élevés, présence d’acide naphténique, traces de métaux46) en présence d’eau (risque de déplacement par ruissellement et infiltration) et sur la façon dont ils affecteront la végétation (Grant et al., 2008).

La transformation de la mine en lac terminal (« end pit lake» ou EPL), lorsque tout le bitume économiquement récupérable a été extrait, constitue la deuxième méthode. Ces lacs servent aux opérateurs pour y entreposer des déchets, avant que les critères de qualité des eaux ne soient atteints. Lorsque les opérations minières prennent fin, les déchets produits par l’exploitation (résidus fins, résidus consolidés, sables pauvres en bitume et eaux utilisés dans les diverses opérations) sont entreposés au fond du lac. Bien qu’il soit encore impossible de dire si ces EPLs pourront accueillir un écosystème aquatique durable, ils constitueront néanmoins une caractéristique permanente du paysage remis en état. On estime que, d’ici soixante ans, au moins 25 EPLs verront le jour dans la région de la forêt boréale de l’Athabasca ( Figure 5).

1 Ce chiffre risque d’augmenter si le taux de croissance du développement des sables bitumineux reste élevé (Grant et al., 2008).

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Les oléoducs existants et prévus en Amérique du Nord.
Les oléoducs existants et prévus en Amérique du Nord.

 Émissions atmosphériques et acidification des lacs

L’expansion rapide des sables bitumineux s’accompagne d’une émission de pollution
atmosphérique importante en Alberta. Les principaux contaminants atmosphériques (PCA)54

 L’étude sismique du sous-sol est basée la transmission d’énergie acoustique dans le sol, et l’enregistrement des variations d’énergie transmises par les diverses formations géologiques. La source de l’énergie acoustique est généralement produite par la détonation de charges de dynamite dans un puits de forage. L’énergie retournée est enregistrée à l’aide de géophones. Le temps de parcours bidirectionnel mis par l’énergie acoustique permet d’élaborer un modèle assez fidèle du sous-sol. cf. Centre info-énergie, http://www.centreinfoenergie.com/silos/ET-CanEn01.asp

 Jusqu’à peu, la largeur des lignes sismiques était de 6-8 mètres (Schneider and Dyer, 2006).

Criteria Air Contaminants (CACs), en anglais.

relâchés par l’industrie pétrolière et la combustion d’énergies fossiles comprennent les oxydes d’azote (NOx), le dioxyde de souffre (SO2), les composés organiques volatiles (COVs) et les particules fines (PM). Les émissions renferment également d’autre polluants toxiques, tels des métaux lourds, des hydrocarbures aromatiques polycycliques55 ou de l’ammoniaque. Ces polluants peuvent affecter la santé humaine et entraîner des affections des voies respiratoires supérieurs et des poumons, et certain COVs sont toxiques et carcinogènes. Actuellement 500 tonnes de COVs sont émis dans l’atmosphère par les opérations d’exploitation des sables bitumineux et par l’évaporation des COVs contenus dans les bassins de résidus (Woynillowicz et al., 2005).

Selon Pollution Watch56, l’Alberta a relâché dans l’air, en 2005, presque 1.1 milliards de kilogrammes de polluants toxiques et de PCA, représentant 27% de la pollution atmosphérique totale du Canada pour cette année (Pollution Watch, 2007).

Depuis les années 1990, l’industrie des sables bitumineux a réduit et continue de réduire le volume de polluants émis par baril de pétrole synthétique brut produit (c’est-à-dire l’intensité des émissions). Cependant lorsque l’économie croît plus vite que l’intensité des émissions ne diminue, les émissions augmentent. De plus malgré ces efforts, l’intensité des émissions de la production des sables bitumineux pour les polluants communs reste nettement supérieure à celle de la production de pétrole conventionnel (Hazewinkel et al., 2008 ; Woynillowicz et al., 2005).

Les activités d’extraction et de traitement des sables bitumineux dans la région de Fort McMurray ont généré, en 2006, approximativement 204 tonnes de SO2 par jour et 312 tonnes de NOx par jour57 (Deer Creek Energy Ltd., 2006). Ces deux contaminants sont connus pour les pluies et les dépôts acides qu’ils peuvent générer lorsqu’ils entrent en contact avec des gouttelettes d’eau présentes dans l’atmosphère. Les conséquences de l’acidification sur l’environnement sont : une altération du sol par dissolution et lavage des nutriments, une réduction de la vitesse de croissance des arbres et de la flore en général, et une altération des lacs et des étendues d’eau par la réduction de leur capacité de neutralisation.

L’étendue des aires actuellement affectées par les dépôts acides reste toutefois inconnue. La surveillance et les mesures sporadiques effectuées depuis 1999 par le programme RAMP n’apportent pas de résultats suffisants pour établir une tendance de l’étendue de l’acidification de la région (Hazewinkel et al., 2008). Il est pourtant indéniable que les apports de particules acides, dans un certain nombre de lacs du nord-est de l’Alberta, dépassent leur « capacité critique »58 (RAMP, 2010). Bien que l’analyse de la composition chimique des lacs en Alberta ne permette pas encore de mesurer une diminution du pH en lien avec les dépôts acides, on constate toutefois des changements écologiques rapides non incompatibles avec les apports atmosphériques industriels, qui résulteraient de processus biogéochimiques de tamponnage de l’acidité (Hazewinkel et al., 2008).

 Au sujet des hydrocarbures aromatiques polycycliques, voir le chapitre 5.2.2. Consommation d’eau et impacts sur les systèmes aquatiques.

Le projet Pollution Watch ( http://www.pollutionwatch.org) est une collaboration entre Environmental Defense (http://www.environmentaldefence.ca/) et the Canadian Environemental Law Association ( http://www.cela.ca/), et dont l’information se base sur le National Pollutant Release Inventory (NPRI).

 Les valeurs données par le NPRI sont toutefois plus faibles, car elles excluent les émissions des véhicules miniers.

 La capacité critique représente la sensibilité d’un lac. Elle est définit comme la plus grande quantité de dépôt acide qu’un lac puisse supporter avant qu’il ne subisse des changements chimiques et biologiques à long terme.

4.2.5. Enjeux sociaux

La mise en valeur des sables bitumineux a été le déclencheur d’un développement économique sans précédant dans la région de Fort McMurray. La croissance extrêmement rapide des projets de développement a permis d’atteindre en 2004 l’objectif de production d’un million de barils par jour, censé être atteint en 2020. Cette industrie injecte dans l’économie plusieurs milliards et représentait, en 2007, 5.6% du PIB canadien. L’exploitation créé également 372’000 emplois, soit 2.2% de la population active (Talbot, 2009). Cependant, si le niveau élevé de production a généré un impact économique majeur pour la région et le Canada, il s’est traduit également par des bouleversements tout aussi importants sur le plan municipal et social.

(a) Répercussions sur les Premières Nations

La Municipalité régionale de Wood Buffalo qui héberge en grande partie les aires d’exploitation des sables bitumineux s’avère être un lieu de résidence important des populations autochtones ou Premières Nations59. Certaines sociétés comme Syncrude font un effort délibéré pour les prendre en considération et soutenir leur participation à l’industrie des sables bitumineux. Mais même si les Premières Nations ont réussi dans une certaine mesure à tirer profit de cette activité, notamment grâce aux nouvelles occasions d’emploi et d’affaires qui s’offrent, de nombreux résidents des ces collectivités continuent de vivre dans la pauvreté en dépit de la richesse considérable de la région. En outre, le développement de l’industrie des sables bitumineux occupent des segments de plus en plus vastes des territoires traditionnels des Premières Nations et endommagent les terrains et les écosystèmes dont ils tirent depuis toujours leur subsistance. La région est de plus en plus polluée et les habitants craignent les aliments issus de la chasse et de la pêche et l’eau de la rivière qu’ils avaient l’habitude de consommer (Comité permanent des ressources naturelles, 2007). Certains habitants de Fort Chipewyan, soutenus par des médecins, prétendent que le taux d’incidence de cancers est plus élevé dans le village, que de nouvelles formes de cancers rares sont diagnostiquées, et accusent la pollution déversée par les sociétés pétrolières d’en être responsable (Harkinson, 2008). Après des années de déni, les experts gouvernementaux ont reconnu, en 2009, le taux anormalement élevé de cancer. Ils tempèrent, toutefois, les résultats « fondés sur un petit nombre de cas » et concluent qu’un lien entre la pollution potentielle et des effets sur la santé ne peut pas encore être confirmé (Chen, 2009).

(b) Impacts sur le plan social

Le développement accéléré des sables bitumineux et l’arrivée massive d’ouvriers du pétrole ont eu un impact considérable sur la région et ont radicalement transformé la ville de Fort McMurray. L’agglomération a doublé de taille en quelques années. Le plan de développement municipal reste toutefois basé sur des prévisions qui ne tiennent pas compte du taux de croissance démographique actuel. Cette croissance trop rapide a engendré de nombreux problèmes sociaux et locaux. Sur 72 critères de mesure de la qualité de vie, 70 sont insuffisants (Woynillowicz, 2007). Les infrastructures locales et les services publics sont débordés et rien n’indique que la situation est en train de changer (Office national de l’énergie, 2006).

Le coût des loyers à Fort McMurray est le plus élevé du Canada et ceux de l’immobilier sont les plus hauts en Alberta. L’offre de nouveaux logements est considérablement ralentie par le manque de terrains et la pénurie de main-d’oeuvre dans le secteur de la construction. Le nombre de sansabri, gonflé par le coût exorbitant du logement est le plus élevé en Alberta (Comité permanent des ressources naturelles, 2007).

Le système de soins de santé est saturé et nécessite une augmentation du personnel, une nouvelle formule de financement et de nouvelles installations de soins. Par ailleurs la municipalité manque d’écoles, d’enseignants et de ressources pédagogiques, et les programmes, services et installations à vocation sociale ne répondent plus aux besoins actuels. La capacité de la municipalité à répondre aux besoins de base en infrastructures est depuis longtemps dépassée. Si aucune solution adéquate n’est proposée, cette situation pourrait mettre en péril la durabilité de l’exploitation des sables bitumineux (Comité permanent des ressources naturelles, 2007).

4.3. Impacts environnementaux globaux 4.3.1. Utilisation de gaz naturel

L’exploitation, l’extraction et la valorisation des sables bitumineux requièrent énormément d’énergie, actuellement fournie par un approvisionnement en gaz naturel important. Les projets de récupération in situ et d’exploitation minière intégrée consomment respectivement 34 mètres cubes et 20 mètres cubes de gaz naturel pour produire un baril de bitume60. Les besoins en gaz naturel du secteur sont approximativement de 25.5 millions de mètre cube par jours, soit 5% de la production du bassin sédimentaire de l’Ouest canadien. Ce qui représente environ 20% de la demande canadienne (Nikiforuk, 2009 ; Office national de l’énergie, 2009). Selon les prévisions, la consommation atteindra 60 millions de mètre cube par jour en 2015, soit près de 12 % de la production de gaz naturel, en supposant que la production de gaz se maintienne à 482 millions de mètres cubes par jour (Office national de l’énergie, 2009).

Les opérations d’extraction in situ reposent actuellement sur la production de grandes quantités de vapeur d’eau, destinées à fluidifier le bitume pour qu’il puisse être pompé à la surface, et nécessitent par conséquent un approvisionnement important en gaz naturel. Durant ces procédés, la quantité de vapeur qui doit être injectée pour récupérer une unité de volume de bitume, appelée rapport vapeur/pétrole, est le facteur critique qui détermine la consommation d’énergie et l’émissions de gaz à effet de serre associées. Ce rapport est une mesure de l’efficience des procédés de production. Une augmentation de ce rapport de 0.5 est approximativement équivalente à un volume additionnel de gaz naturel de 6 m3 par baril de bitume, responsable d’une émission additionnelle de 10 kilogrammes d’équivalent-CO2 par baril (kgCO2eq/bbl) (Charpentier et al., 2009 ; Office national de l’énergie, 2006). Bien que les compagnies tentent d’atteindre un rapport vapeur/pétrole de 2.5, la plupart des projets ont sous-estimé ce rapport et voient leur consommation de gaz naturel augmenter.

La hausse des prix de l’énergie, ces dernières années, a engendré une augmentation significative des coûts de production. Face à l’accroissement et à la volatilité des prix, les producteurs, soucieux de moins dépendre du gaz, continuent d’améliorer l’efficience énergétique des opérations et tentent d’explorer des solutions alternatives pour se procurer l’énergie et l’hydrogène nécessaires à l’exploitation (Levi, 2009).

En termes d’énergie, ces quantités sont équivalentes à un huitième et un quart de baril de pétrole, respectivement (Levi, 2009). Ce qui signifie qu’un baril de pétrole environ est consommé pour en produire quatre.

4.3.2. Émissions de gaz à effet de serre et objectifs de Kyoto

Le problème principal engendré par la consommation massive d’énergie fossile par l’industrie des sables bitumineux réside dans la controverse sur les émissions de gaz à effets de serre61 (GES) qui y sont associées. Le secteur des sables bitumineux et de l’industrie des énergies fossiles est le plus grand contributeur à la croissance des émissions de GES au Canada. Bien que l’intensité des émissions ait été fortement réduite par l’industrie62, cette dernière décennie, la rapidité et l’ampleur du développement ont largement annulé ces gains, en termes d’émissions.

En dépit du manque évident de transparence des compagnies pétrolières et de la difficulté de combiner les résultats de différentes études, Charpentier et al., (2009) ont regroupé et comparé les émissions de GES issus de divers types de production de pétrole ( Tableau ).

2L’analyse «well-towheel» – actuellement controversée, car la méthodologie utilisées est critiquée (Nikiforuk, 2009 ; Droitsch et al., 2010) – montre une différence faible entre les émissions de GES en fonction du moyen de production (exploitation minière et valorisation, extraction in situ et valorisation, in situ seulement, pétrole conventionnel). Ceci s’explique dans une premier temps, par la part considérable des émissions de GES due à l’utilisation des véhicules (combustion du carburant final), qui compte pour 60%-80% du total «well-to-wheel », et tend à diluer les différences entre les émissions dégagées au début du processus, et d’autre part, par le recours de plus en plus fréquent à la Récupération Assistée du Pétrole (RAP)63 qui entraîne une augmentation des émissions dans la production dite conventionnelle (Government of Canada, 2008b). Néanmoins, les émissions de GES à la production varient grandement selon l’origine du pétrole. La production issue des sables bitumineux (exploitation minière et valorisation, extraction in situ et valorisation) génère approximativement deux à trois fois plus de GES que la production conventionnelle (Charpentier et al., 2009 ; Government of Canada, 2008b ; Nikiforuk, 2009 ; Woynillowicz et al., 2005).

Tableau 2. Emissions de GES exprimées en équivalent-CO2 pour la production et l’utilisation de produits pétroliers en Alberta. Source : auteur, d’après Charpentier et al., 2009.

Le Canada est un des 38 pays industrialisés (pays de l’Annexe I) engagés par le Protocole de Kyoto à des objectifs individuels, légalement contraignants, de réduction ou de limitation de ses émissions de gaz à effet de serre. Les objectifs pour le Canada constituent une réduction totale d’émissions de GES, pour 2012, de 6% par rapport au niveau de 1990. Ainsi, pour respecter ses

engagements, les émissions totales en 2012 devraient se situer en dessous de 563 mégatonnes (Mt)64.

Les émissions globales de GES, au Canada, ont augmenté de 24%, de 1990 à 2008, ce qui porte les émissions globales à 734 Mt65, soit un dépassement de 30.4% par rapport aux engagements juridiques qu’a pris le Canada dans le cadre du protocole de Kyoto. L’industrie des énergies fossiles est responsable de 30% de cette augmentation et a augmenté ses émission, pour la même période, de 57% (Environment Canada, 2009 ; Government of Canada, 2008b). En 2004, 3% des émissions du Canada étaient issues du secteur des sables bitumineux. Actuellement, ce secteur représente 5% des émissions totales66 (37.2 Mt), et combiné à la production de gaz et de pétrole conventionnel, propulse l’Alberta à la tête des provinces canadiennes avec plus de 30% des émissions totales nationales de GES.

Il est maintenant évident que le Canada ne respectera pas ses engagements pris dans le cadre du Protocole de Kyoto. Et ceci, même en imaginant faire appel aux différents mécanismes de flexibilité prévus par le protocole (Footitt, 2007). Parmi les Etats s’étant engagés à réduire leurs émissions de GES, le Canada se positionne en troisième position des pays ayant les plus mauvais résultats par rapport aux engagements. Entre 1990 et 2004, le Canada est devenu le huitième plus grand émetteur de GES et a dépassé les Etats-Unis, qui affichent un meilleur bilan, en termes de croissance des émissions (Nikiforuk, 2009). Avec environ 0.5% de la population mondiale et approximativement 2% des émissions mondiales, le Canada s’est positionné parmi les plus grands émetteurs de GES per capita.

Après avoir rendu public le bilan des émissions, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a été fortement critiqué, d’abord pour avoir mené une politique qui accorde une importance démesurée à l’industrie pétrolière et encourage le développement des sables bitumineux, et ensuite pour avoir remplacé le plan de réduction des GES, que les libéraux du gouvernement Paul Martin avaient mis en place, par des mesures incitatives légères (Francoeur, 2009). Pour justifier l’échec du contrôle des émissions, le Premier ministre Harper s’est défendu en déclarant qu’il était difficile de faire des progrès au Canada en l’absence d’un partenaire américain conciliant. Or ces derniers proposent un plan de relance qui contient bien plus de mesures destinées à encourager les investissements dans le développement d’énergies propres que le budget de Harper présenté fin janvier 2009 (Simpson, 2009).

Bien que les sables bitumineux ne puissent être tenu seuls pour responsable de la croissance des émissions canadiennes, il est évident que le développement de leur exploitation y a joué un rôle important. Les sables bitumineux sont responsables de 98% de la croissance de la production de pétrole entre 1990 et 2004 (Government of Canada, 2008b).

Avec la croissance de l’industrie bitumineuse, les projections prévoient que les émissions de GES issues du secteur atteindront 108 Mt, en 2020, soit un triplement des émissions par rapport à 2008 (Droitsch et al., 2010) ( Figure ).

17Les projections sont généralement basées sur la croissance des sables bitumineux et les intensités des émissions prévues. Si l’intensité des émissions a significativement été réduite par l’industrie (les opérations des sables bitumineux utilisaient du

 cf. United Nations Framework Convention on Climate Change, http://unfccc.int/2860.php

 Depuis 2004, la tendance à la croissance semble s’être atténuée et les émissions de GES du Canada, en 2008, ont subi une légère baisse par rapport au niveau de 2007. Cette baisse s’explique en partie par le ralentissement de la croissance économique qui a débuté en 2008.

 cf. Canada’s Oil Sands, http://www.canadasoilsands.ca/en/issues/greenhouse gas emissions.aspx, consulté le 5 juillet 2010.

charbon et du coke comme source d’énergie, alors que le gaz naturel est actuellement le carburant utilisé), il n’est pas prévu, à court et moyen terme, de réductions supplémentaires importantes. Elles n’ont d’ailleurs diminué que de 3%, entre 2004 et 2008 (Droitsch et al., 2010).

Figure ci-dessus. Emissions de GHG et prévisions des émissions jusqu’en 2020. Source : Droitsch et al., 2010.

Bien que la croissance du développement de l’exploitation des sables bitumineux concerne tant les opérations minières que l’exploitation in situ, il est attendu que cette dernière prédomine, en terme de production, à partir de 2017. Les résultats de diverses études au sujet des émissions de GES ont par ailleurs montré de manière consistante que la production in situ (91 kgCO2eq/bbl, sans valorisation) est responsable d’émissions de gaz à effet de serre plus importantes que la production minière (36 kgCO2eq/bbl, sans valorisation)67.

Le gouvernement du Canada, s’est tout de même engagé, pour 2020, à réduire les émissions de GES de 17% par rapport au niveau de 2005. Cet engagement a été inscrit dans l’Accord de Copenhague, avec l’avertissement que l’objectif sera aligné avec les objectifs des Etats-Unis et pourrait subir des ajustements.68 En outre, l’objectif visé n’est fixé dans aucune législation canadienne, et jusqu’à présent, le gouvernement fédéral n’a encore publié aucun plan pour y parvenir (Droitsch et al., 2010).

Le captage et stockage du carbone (CSC) que proposent certains experts, pourrait représenter un moyen de réduire les émissions futurs. Cependant, il est improbable que, dans les années à venir, cette technologie soit développée à un niveau suffisant pour exercer un effet sur les émissions comprises dans la seconde échéance prévue par le Protocole de Kyoto. Le CSC est une technologie relativement récente et beaucoup d’incertitudes demeurent quant aux coûts opérationnels et aux résultats escomptés (Footitt, 2007).

Si les émissions de gaz à effet de serre projetées par Environment Canada, selon le scénario business-as-usual, se confirment, elles atteindront, en 2020, un niveau supérieur par rapport à 2005 de 28%, l’expansion des sables bitumineux comptant pour presque la moitié de l’augmentation (Droitsch et al., 2010).

Il est estimé que les émissions de GES dégagés pendant les procédés de valorisation se situent entre 52 et 79 kgCO2eq par baril de bitume (Huot and Dyer, 2010).

cf. Government of Canada – Canada’s Action on Climate Change, http://www.climatechange.gc.ca/default.asp?lang=En&n=72F16A84-1

GRANDE CONCLUSION

LE CANADA ,UN PAYS  CORROMPU  PAR L’ARGENT DU PÉTROLE ADMINISTRÉ PAR DES IRRESPONSABLES

Le gouvernement fédéral

Le gouvernement du Canada est régulièrement la cible de critiques virulentes concernant l’exploitation des sables bitumineux. Depuis la victoire du Parti conservateur du Canada, aux élections fédérales de 2006, et l’élection de Stephen Harper en tant que Premier ministre, le pays semble avoir confirmé sa volonté de tirer profit de leur mise en valeur. Le parti conservateur au pouvoir est en effet largement favorable au développement de l’exploitation des sables bitumineux dans le but de faire du pays une « superpuissance » énergétique, au profit des grandes multinationales et du voisin américain (Raoul, 2010 ; Talbot, 2009). Avec la réduction du budget consacré au plan canadien de lutte contre les changements climatiques et le prolongement de l’allègement fiscal consenti aux promoteurs de l’industrie bitumineuse, le gouvernement est considéré comme allant à l’encontre de la protection de l’environnement.

En mars 2009, la publication, par le National Geographic, d’un reportage accablant sur les effets de l’exploitation des sables bitumineux a fait réagir la classe politique à Ottawa et à Edmonton. Le journal compte plus de 50 millions de lecteurs et est traduit en 32 langues. Conscients de l’effet dévastateur que pouvait avoir l’article sur la réputation du pays, les gouvernements fédéral et provincial, et l’Association Canadienne des Producteurs de Pétrole se sont empressés de se défendre face aux accusations de l’article qui qualifie les usines de traitement de pétrole de « sombres » et « sataniques » (Kunzig and Essick, 2009 ; Colyer, 2009). Les chefs des partis de l’opposition en ont profités pour accuser publiquement le gouvernement conservateur de n’avoir rien fait pour améliorer la performance environnementale des sables bitumineux.

Soutenu par le gouvernement de la province de l’Alberta, de tradition conservatrice, le Premier ministre, qui s’est toujours montré sceptique sur les résultats scientifiques relatifs au réchauffement climatique (Francoeur, 2004), a engagé le pays dans une économie basée sur les énergies non-renouvelables et dans un laxisme environnemental manifeste (Nature, 2008). En outre, il semble ignorer l’opposition croissante de l’opinion publique, mondiale, nationale et même de la province de l’Alberta, où selon un sondage publié par le Pembina Institue, 71% de la population interrogée estiment qu’un moratoire sur les approbations des nouveaux projets est nécessaire jusqu’à ce que les problèmes environnementaux soient résolus (Dyer, 2007).

La croissance économique, symbolisée par la variable exogène sans rétroaction, constitue le moteur du système. Elle ne représente donc pas un facteur susceptible d’être modifié dans une optique de réduction des impacts environnementaux. On constate qu’il existe bien des boucles négatives (de contrôle) qui pourraient intervenir dans la réduction de ces impacts. Elles sont toutefois encore trop faibles pour pouvoir facilement contrecarrer les boucles positives entraînées par la rentabilité de l’exploitation. Le dilemme économie/environnement pourrait être solutionné par le renforcement de ces deux boucles de rétroaction négative, à savoir :

 Rechercher des substituts au pétrole

La recherche de solutions alternatives au pétrole et notamment de développement des énergies renouvelables est en plein essor et constitue un secteur dans lequel les investissements augmentent. Cependant, tant que le prix du brut sur le marché n’aura pas atteint un seuil dissuasif et tant que la menace de l’épuisement des réserves pétrolières ne se sera pas matérialisée, les investissements consentis resteront faibles en comparaison à ceux du secteur pétrolier.

Développer des technologies moins polluantes et établir des plans de gestion environnementale

La protection de l’environnement et le maintien d’un contrôle sur le développement de l’exploitation dépendent de l’établissement de politiques de gestion de l’environnement et de l’adoption de nouvelles lois et de leur application. Néanmoins, au vu du soutien inconditionnel que portent les gouvernements de l’Alberta et du Canada à cette source de profit, il est peu probable que des changements législatifs importants voient le jour dans les années à venir.

Malgré ces perspectives modestes, il est surtout nécessaire de rappeler que l’exploitation et la mise en valeur des sables bitumineux relèvent d’une entreprise colossale ayant peu d’équivalents dans l’Histoire industrielle récente. Les impacts présents et futurs qu’exerce un processus aussi rapide et ambitieux sur la biosphère sont à l’image de cette démesure. Peu connus, imprévisibles, et quasiment absents des processus décisionnels, ils représentent l’épée de Damoclès qui menace un marché déjà fortement corrompu et critiqué. Le fait qu’un tel projet puisse outrepasser les barrières qui, ailleurs, canalisent les excès potentiels, souligne bien la puissance de son moteur : la demande énergétique insatiable de notre modèle de société moderne occidentale à laquelle il est impossible de répondre autrement que dans l’urgence et la brutalité, générant une source de profits capables de corrompre n’importe quelle structure gouvernementale.

RÉFERÉNCES

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Notes :

(1) The Tar Sands Threat to Europe : How Canadian Industry Plans Could Undermine Europe’s Climate Goals, rapport du Natural Resources Defense Council, Janvier 2014. Lire la note de synthèse des Amis de la Terre Europe, Transport & Environment, et Greenpeace Europe, résumant ce rapport et faisant le lien avec la FQD : « The tar sands threat to Europe ».

(2) Le nouveau rapport du NRDC montre que les importations de sables bitumineux du Canada représenteront entre 5,3% et 6,7% de la consommation européenne d’essence en 2020, à cause des nouveaux oléoducs qui sont prévus ou déjà en train d’être construits aux États-Unis et au Canada. L’étude d’impact de la Commission européenne avait originellement prévu que les importations de sables bitumineux du Canada ne représenteraient que 0,2% en 2020.

(3) Pour comprendre tous les enjeux liés à la Directive européenne sur la Qualité des carburants, le poids des lobbies pétroliers et du Canada, le rôle de la France, lire
- l’article détaillé « Sables bitumineux : une nouvelle réglementation menacée par les lobbies »

- la note de synthèse des Amis de la Terre « Sables bitumineux et directive sur la Qualité des carburants : de quoi s’agit-il ? » (octobre 2013).

(4) En octobre 2011, la Commission européenne a publié une proposition de mesures de mise en œuvre de la FQD, que les États-membres devaient ratifier. Après un vote des États-membres en février 2012, qui a aboutit à un blocage, et sous la pression des lobbies, la Commission a décidé d’entreprendre de nouvelles études d’impact, qui pourraient l’amener à apporter des modifications à sa proposition de 2011. Les résultats de ces études étaient attendus pour juin 2013 mais n’ont toujours pas été publiés par la Commission.

 

 

Un jour ,notre planète ressemblera à cela.
Un jour ,notre planète ressemblera à cela.

 

 

 

 

La crise ukrainienne à travers le prisme stratégique américain

La vérité occidentale martelée veut que le président russe Vladimir Poutine entende reconstituer à la fois l’empire russe et l’Union soviétique.
Commis voyageur zélé, le président américain Barack Obama vint à Bruxelles proposer aux Européens de remplacer du gaz russe par du gaz états-unien, à l’heure où se prépare la grande affaire du Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement entre l’Union européenne et les Etats-Unis d’Amérique (TTIP).
Tout cela n’est ni soudain, ni inattendu pour qui prend la peine de relire les meilleurs stratèges des Etats-Unis. Dès 1997, Zbigniew Brzezinski explique dans son maître livre, « Le grand échiquier – l’Amérique et le reste du monde » (actualisé dans « Le vrai choix » en 2004), pourquoi et comment contrôler l’Eurasie. « L’Eurasie reste l’échiquier sur lequel se déroule la lutte pour la primauté mondiale. » Né Polonais, successivement conseiller des présidents Carter et Obama, Brzezinski annonce que « le but de ce livre est de formuler une politique géostratégique cohérente pour l’Amérique sur le continent eurasien ». Hypothèses et raisonnements sont d’une grande rigueur intellectuelle. L’Eurasie est centrale, l’Amérique doit y être présente pour dominer la planète, l’Europe est la tête de pont de la démocratie en Eurasie, l’OTAN et l’Union européenne doivent, de concert, étendre leur influence en Eurasie, les Etats-Unis doivent jouer simultanément l’Allemagne et la France (carte des zones d’influences respectives de ces deux pays à l’appui), alliées fidèles mais, de façon différente, remuantes et capricieuses. Cela sera laborieux : « Quoi que l’avenir nous réserve, on peut raisonnablement conclure que la primauté américaine sur le continent eurasien sera soumise à de fortes turbulences et même confrontée à des épisodes de violence. »

L’auteur repère cinq « acteurs géostratégiques » : la France, l’Allemagne, la Russie, la Chine et l’Inde, et cinq « pivots géopolitiques » : l’Ukraine, l’Azerbaïdjan, la Corée, la Turquie et l’Iran. Russie et Chine sont les deux limites à l’expansion projetée. « Exclure la Russie (de l’UE ou de l’OTAN) pourrait être lourd de conséquences – cela validerait les plus sombres prédictions russes -, mais la dilution de l’Union européenne ou de l’OTAN aurait des effets fortement déstabilisateurs. » « Le dilemme se résume à un choix entre équilibre tactique et dessein stratégique », estime l’Américain. Le « pivot géopolitique » ukrainien fait l’objet de longs développements : « Au cours de la période 2005-2010, l’Ukraine pourrait à son tour être en situation d’entamer des négociations en vue de rejoindre l’UE et l’OTAN. » Brzezinski suggère d’étendre à l’Ukraine le « triangle de Weimar », constitué en 1991 par la France, l’Allemagne et la Pologne pour en faire « la colonne vertébrale de la sécurité européenne ». « Une question essentielle se pose, poursuit Brzezinski : ce scénario se déroulera-t-il dans un environnement apaisé ou dans un contexte de tension avec la Russie ? »

Bases américaines
Nous avons la réponse. Mais le défi lancé aux Russes s’encombre peu de subtilités : « Pour que le choix de l’Europe – et, en conséquence, de l’Amérique – se révèle fructueux, la Russie doit satisfaire à deux exigences : tout d’abord, rompre sans ambiguïté avec son passé impérial ; ensuite, cesser ses tergiversations à propos de l’élargissement des liens politiques et militaires entre l’Europe et l’Amérique. » Bref, un désarmement unilatéral.

Benjamin Barber, ancien conseiller du président Clinton, complète utilement la vision états-unienne, dans une version plus modérée. Adversaire résolu du président George W. Bush et des néo-conservateurs, il oppose, dans son ouvrage « L’Empire de la peur » (2003), les « aigles », schématiques et brutaux, aux « chouettes », subtiles dans leur chasse entre chien et loup. Reste que les chouettes sont aussi des prédateurs. A la « guerre préventive », Barber préfère la « démocratie préventive », sans s’illusionner sur la « démocratie de marché » chère à certains démocrates : « Le désir de favoriser l’expansion de la démocratie forme une composante déterminante de la démocratie préventive comprise comme politique nationale de sécurité, mais on confond souvent ce soutien avec le désir tout aussi intense d’exporter le capitalisme et de cultiver les marchés mondiaux. […] Dans le secteur international, l’âge des « robber barons » (barons voleurs) – appelons-les les banques prédatrices ou les spéculateurs hors-la-loi – est de retour. »

La teneur de l’accord d’association entre l’Ukraine et l’UE illustre largement la volonté prédatrice de s’emparer des richesses de l’Ukraine, moyennant quelques corruptions des nouvelles élites, au nom de « la concurrence libre et non faussée », de la « mobilité des travailleurs », de la « récupération ou du rapatriement des capitaux investis, de même qu’aux profits qui en découlent. » Le volet militaire n’est pas oublié : « Promouvoir une convergence graduelle en matière de politique étrangère et de défense. »

Serait-ce l’empire euro-américain ?
SOURCES: Gabriel Galice
Président du GIPRI* (Genève).

* GIPRI : L’« Institut international de recherches pour la paix à Genève » (en anglais « Geneva International Peace Research Institute », GIPRI) est une organisation non gouvernementale basée à Genève.

legrandsoir.info