Préhistoire:L’Homme de Néandertal aurait été poussé au cannibalisme… à cause du changement climatique

Le passé de nos ancêtres n’était visiblement pas tout rose : d’après une récente étude, l’Homme de Néandertal aurait été poussé au cannibalisme… A cause d’un changement brutal du climat.

C’est une découverte qui fait froid dans le dos. Dans le Sud-Est de la France, des ossements ayant appartenu à Néandertal ont été découverts dans les années 1990, plus précisément sur le site préhistorique de la Baume Moula-Guercy. Ils viennent d’être réétudiés par une équipe de chercheurs du CNRS, et leurs trouvailles lèvent le voile sur un pan bien sombre de l’histoire de nos ancêtres.

Selon les archéologues, ces ossements ont appartenu à deux adultes, deux adolescents et deux enfants ayant vécu il y a 120.000 à 130.000 ans. Et ils montrent des signes clairs de la faim et des traces de brutalité. Pourquoi ? D’après les experts, parce que Néandertal a dû s’adonner au cannibalisme.

Gestes funéraires ou canibalisme?

« Le changement climatique de la période glacière à la dernière ère interglaciaire a été très violent« , confirme le paléontologue Emmanuel Desclaux, chercheur au CNRS. « Je ne parle pas en terme d’échelle géologique, mais à l’échelle humaine. En l’espace de quelques générations, le paysage a totalement changé« .

Les sites connus de colonisation de l’homme de néandertal en Europe.

S’adapter à un changement climatique trop rapide 

Comme le décrivent les scientifiques, en seulement quelques années, notre planète s’est réchauffée et le niveau de la mer s’est élevé. Résultat : les plantes et les animauxse sont modifiés. Les communautés de chasseurs-cueilleurs qui s’étaient parfaitement adaptées aux froids extrêmes pendant des dizaines de milliers d’années, n’étaient plus en terrain conquis.

Divers ossements de néandertal.

« Des marques de découpe sont réparties sur 50% des restes humains, et ce sur l’ensemble du squelette, du crâne à la mâchoire inférieure jusqu’aux métacarpes et aux phalanges« , indiquent les scientifiques. « Aucun des membres retrouvés n’était en relation anatomique avec les autres, ce qui indique que les corps ont été complètement démembrés« .

Dessin d’artiste cherchant à reproduire une femme de néandertal.

Si cette théorie reste à l’état d’hypothèse, elle reste néanmoins probable au vu de ce que l’on sait déjà concernant Néandertal. « Le cannibalisme mis au jour sur le site de la Baume Moula-Guercy n’est pas une marque de bestialité ni de sous-humanité« , expliquent les scientifiques. Selon eux, il aurait probablement s’agit d’un épisode isolé d’endo-cannibalisme, « en réponse au stressnutritionnel dû aux changements environnementaux rapides et radicaux« .


Le changement climatique pourrait avoir aidé Homo sapiens à remplacer Néandertal en Europe

 

Selon une récente étude, l’Homme de Néandertal aurait notamment été victime du changement climatique. Un temps subitement froid et sec aurait eu raison de cet ancêtre alors qu’Homo sapiens serait parvenu à s’imposer en faisant preuve d’adaptation. 

Il y a 40.000 ans, notre cousin Néandertal, dominait en Europe et en Asie avant de s’éteindre. Et ce, quelques milliers d’années seulement avant l’arrivée en Europe de notre espèce, Homo sapiens. Mais comment et pourquoi l’Homme de Néandertal a-t-il disparu ? Le débat divise les scientifiques depuis des siècles.

Certains évoquent une épidémie, d’autres placent la faute sur Homo sapiens… Une récente étude publiée dans la revue Proceeding of the National Academy of Sciences et menée par l’Université de Cologne, en Allemagne, vient aujourd’hui compléter la liste des théories : Néandertal pourrait avoir été victime du changement climatique.

Une meilleure capacité d’adaptation 

En étudiant différentes grottes en Roumanie et en analysant de précédentes données écologiques, archéologiques et climatiques, le Dr. Michael Staubwasser et son équipe ont mis en évidence deux périodes où le climat s’est révélé particulièrement froid et sec : l’une ayant commencé il y a 44.000 ans pour durer 1.000 ans, et une autre ayant commencé il y a 40.800 ans pour durer 600 ans.

Les scientifiques ont ainsi pu constater que l’apparition de ces périodes aux conditions sèches et froides semble coïncider avec le début de la disparition d’artefacts néandertaliens. Et dans le même temps, avec les premiers signes de l’apparition d’Homo Sapiens en France et dans la vallée du Danube.

Selon les chercheurs, le changement climatique aurait remplacé les forêts par des prairies parsemées d’arbustes. Un nouvel environnement auquel Homo Sapiens se serait mieux adapté que Néandertal qui lui, aurait disparu avant que le premier ne s’implante à son tour en Europe.

« Comme il a été souligné dans des études passées, notre espèce n’a pas surpassé Néandertal en faisant preuve de plus d’intelligence. Nous avons simplement survécu« , insiste Rick Potts, paléontologue au Musée d’histoire naturelle de la Smithsonian Institution. Selon cette nouvelle étude, il n’existerait donc aucun lien de cause à effet entre l’arrivée de l’homme moderne et la disparition de Néandertal.

Des interrogations qui demeurent 

A ce stade toutefois, de nombreuses interrogations demeurent comme l’ont souligné les scientifiques : « Nous n’arrivons pas à déterminer si Néandertal a migré après le changement climatique ou bien si l’espèce s’est directement éteinte« , précise le Dr. Michael Staubwasser.

Image associée

Ce n’est pas la première fois que la théorie du changement climatique est explorée et elle peine encore à convaincre tout le monde. Katerina Harvati, une spécialiste de l’Université de Tuebingen en Allemagne non impliquée dans l’étude, a précisé que l’apport de nouvelles données climatiques était utile mais elle a également relevé que le doute demeure quant aux périodes exactes de disparition de Néandertal et d’émergence d’Homo sapiens.

D’autres recherches devront donc être conduites pour percer ce mystère. Si cette nouvelle étude ne répond pas à toutes les questions, elle apporte cependant un « regard rafraîchissant » pour Rick Potts et permet « d’échafauder de nombreuses théories sur les raisons de la disparition de Néandertal« .

Image associée

 

 

 

 

Publicités

Alerte écologique:Le Canada se réchauffe plus vite que la planète

La calotte polaire artique de plus en plus menacée!

 

 Le Canada se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète et ce réchauffement est «irréversible», prévient un rapport scientifique d’Environnement et Changement climatique Canada.

Image associée

Le réchauffementse produit encore plus rapidement en hiver, ce qui se traduit par davantage de pluie en hiver dans le sud du pays et par moins de glace marine et une fonte du pergélisol dans le nord.

L’Arctique est frappé de plein fouet. On calcule qu’il se réchauffe trois fois plus rapidement que le reste du monde, ce qui veut dire que la plupart des régions marines du Nord canadien pourraient ne plus avoir de glace au moins un mois par année d’ici le milieu du siècle.

Plus de 40 scientifiques ont collaboré à ce rapport. Ils préviennent que les Canadiens devront composer avec dix fois plus de canicules mortelles et deux fois plus de tempêtes extrêmes, si rien n’est fait pour réduire l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.

Ce rapport, le premier à s’intéresser spécifiquement au Canada, est publié la semaine même où le gouvernement libéral déploie la pierre d’assise de son programme climatique: la taxe sur le carbone.

La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, assure que l’époque où on polluait librement au Canada est révolue, dépeignant les détracteurs de la taxe sur le carbone comme étant des négateurs des changements climatiques et des sceptiques.

 

 


EN COMPLÉMENT

LE PERGÉLISOL DÉGÈLE, LES LACS NORDIQUES BRUNISSENT

Confiné dans le sol gelé depuis fort longtemps, le carbone organique du pergélisol retrouve sa liberté avec la fonte de la glace qu’il contient. Il fait son chemin jusqu’aux lacs et aux étangs arctiques et subarctiques qui voient leur composition modifiée. Le portrait présenté par une équipe internationale de chercheurs incluant la professeure Isabelle Laurion de l’INRS montre l’influence du dégel du pergélisol sur la biogéochimie des eaux de surface. Publiés dans la revue Limnology and Oceanography Letters, les résultats établissent que le carbone originant du pergélisol est en hausse dans les eaux de ces régions du monde. Ce carbone a la propriété d’être particulièrement absorbant pour la lumière solaire. Ainsi, les eaux s’assombrissent et se stratifient plus efficacement, ce qui affecte plusieurs processus biologiques dans ces systèmes aquatiques.

Les sols de toundra gelés sont un des plus grands réservoirs de carbone organique sur la planète. Avec le réchauffement climatique, le dégel du pergélisol s’accélère et accroît le risque qu’une grande partie du carbone soit libérée dans l’atmosphère sous forme de gaz à effet de serre. Cependant, les effets du dégel du pergélisol sur les étangs arctiques et subarctiques ont été peu étudiés jusqu’ici. À l’aide d’indicateurs chimiques, biologiques, optiques et isotopiques, des chercheurs québécois, danois, finlandais et suédois ont analysé des centaines d’échantillons provenant de 14 régions circumpolaires, allant de l’Alaska à la Russie et de la zone subarctique jusqu’au Haut-Arctique. Ceux-ci ont été prélevés entre 2002 à 2016 dans 253 étangs répartis en fonction de leur exposition au dégel du pergélisol
Malgré la variabilité dans les propriétés limnologiques des systèmes arctiques étudiés, les chercheurs observent clairement l’effet du dégel du pergélisol qui se traduit par de plus grandes concentrations de matière organique provenant des sols du bassin versant.  
« Les étangs arctiques et subarctiques subissent une influence terrestre de plus en plus grande, ce qui se répercute sur la chaîne alimentaire », affirment les auteurs de l’étude.  « Le brunissement de ces étangs entraîne notamment un appauvrissement en oxygène et un refroidissement de l’eau au fond des étangs, qui ont des conséquences importantes sur l’activité microbienne responsable de la production et la consommation des gaz à effet de serre et, particulièrement, sur la production de méthane, un gaz à effet de serre puissant. » 

Le pergélisol risque de libérer du CO2 en quantités gigantesques

 

À cause du réchauffement climatique, le pergélisol arctique pourrait libérer, d’ici 300 ans (cumulés), 10 fois plus de gaz carbonique (CO2) que ne l’a fait l’humanité en 2016. De quoi rendre plus urgentes encore les mesures pour limiter ce réchauffement.

La fonte du pergélisol favorise le réchauffement climatique  Le pergélisol, ou permafrost en anglais, regroupe les sols de notre planète qui sont gelés en permanence. Il est menacé de fonte définitive par le réchauffement climatique. Sa disparition inquiète les scientifiques. Le Cnes nous en dit plus au cours de cette vidéo. 

Les climatologues savent bien que l’une des clés de la prédiction du climat de la Terre passe par la connaissance de toutes les sources et puits de gaz à effet de serre, c’est-à-dire des quantités de ces gaz qui peuvent être émises ou capturées au cours du temps. Ils s’interrogent par exemple à propos du méthane (CH4) qui se trouve sous forme de clathrates en bordure des océans ou encore à propos du gaz carbonique (CO2) qui peut se trouver dissous dans l’océan.

Ce même CO(tout comme le méthane) peut s’accumuler dans les sols, y compris dans les régions arctiques. Comme ces dernières sont en train de se réchauffer, les chercheurs tentent d’évaluer à quel point cela va affecter le climat au cours de ce siècle et des prochains. Il s’agit d’éléments à prendre en compte pour évaluer au plus juste notre futur et le temps qu’il nous est donné pour effectuer une transition énergétique. Celle-ci sera basée sur l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables si nous prenons les bonnes décisions.

Une équipe de chercheurs, menée par Nicholas Parazoo, du célèbre Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, à Pasadena, en Californie, vient d’ailleurs de publier un article à ce sujet dans le journal The Cryosphere. Il s’agissait d’évaluer la stabilité du carbone piégé dans les pergélisols des régions polaires en Alaska et en Sibérie. Ce travail a conduit à une découverte surprenante qui laisse penser qu’au cours des 300 prochaines années cumulées, du fait du réchauffement climatiqueactuel, jusqu’à 10 fois la quantité de gaz carbonique injectée dans l’atmosphère par l’activité de l’humanité en 2016 pourrait être également libérée.

Image associée

 

 

 

Des chercheurs ont identifié le prédateur le plus meurtrier de la Terre : l’Homme

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Science, l’être humain serait un superprédateur, le plus dévastateur au monde. Cette place préoccupante dans la chaîne alimentaire menace sérieusement la santé des écosystèmes terrestres et marins. 

Il y a des proies, il y a des prédateurs. Et puis il y a un superprédateur : une espèce destructrice et extrêmement létale. Contre toute attente, il ne s’agit ni du lion, ni du loup et encore moins de l’ours, mais bien de l’être humain. Cette conclusion est tirée d’une nouvelle étude publiée jeudi dans la revue américaine Science.

Selon les auteurs, l’espèce humaine peut être considérée comme un prédateur unique en son genre au regard de son pouvoir dévastateur sur les populations animales. Aussi bien terrestres que marines. Une réalité peu édifiante qui tend à menacer sérieusement les écosystèmes.

 

« Notre technologie très efficace pour tuer, nos systèmes économiques mondialisés et notre gestion des ressources donnant la priorité aux bénéfices à court terme de l’humanité, a favorisé l’émergence du superprédateur humain, » a expliqué Chris Darimont, professeur à l’université de Victoria au Canada et auteur principal de l’étude.

Un prédateur même pour les prédateurs

Avec son équipe, le chercheur a examiné plus de 300 études s’étalant sur 10 ans et portant sur 2.125 cas de prédation. Cette vaste analyse a permis de comparer les pratiques de plusieurs espèces réparties sur tous les continents et océans du globe, à l’exception de l’Antarctique.

Leurs résultats suggèrent un comportement extrême chez l’être humain. Celui-ci tue en effet les grands carnivores terrestres, comme les ours ou les lions, à un rythme 9 fois supérieur à celui auquel ces derniers s’entretuent dans la nature !

« Nous ne tuons pas ces carnivores uniquement pour la nourriture, mais également pour les trophées et parfois parce qu’ils représentent des rivaux potentiels, » ont souligné les auteurs dans leur étude.

Ils ont ajouté : « Le problème est que ces grands carnivores ne sont pas des proies dans le monde animal et de ce fait, ils n’ont pas développé d’aptitudes à éviter les humains ou à se renouveler plus rapidement pour compenser les pertes provoquées par les humains. »

En mer, les chiffres sont encore plus alarmants. La fréquence à laquelle les créatures marines sont tuées par des humains est 14 fois supérieure à celle observée en temps normal entre les animaux aquatiques. En cause : la surpêche qui se chiffre à près de 100 millions de tonnes de poissons par an.

Les proies adultes prises principalement pour cible

Enfin, le superprédateur humain a une autre spécificité inquiétante : « Alors que les autres prédateurs s’en prennent principalement aux jeunes et aux plus faibles, les humains s’attaquent au capital de reproduction des espèces en chassant les adultes. Une pratique particulièrement marquée dans la pêche, » a déploré Tom Reimchen, membre de l’équipe de recherche.

Car la méthode de chasse des animaux profitent à la fois aux proies et aux prédateurs. Les individus adultes pourront rapidement se reproduire à nouveau, et compenser la perte d’un membre du groupe. Le nombre de proies disponibles pour les prédateurs ne change donc pas. Les deux groupes sont « gagnants ».

On ne peut qu’espérer que cette étude sensibilisera aux problèmes de la surpêche industrielle et de la chasse excessive. Les chercheurs souhaitent qu’elle influence la mise en place de politiques de conservation pour minimiser les conséquences néfastes de ces activités. 


EN COMPLÉMENT

An female elephant is pictured in Tsavo East national park, on November 21, 2016 in Voi. / AFP PHOTO / SIMON MAINA

Une autre étude 

Une autre étude, canadienne cette fois-ci, s’attache pour sa part à démontrer le statut de « super-prédateur » d’homo sapiens. Il s’agit en fait d’une méta-analyse compilant des études publiées de 1990 à 2010, s’intéressant aux effectifs de près de 400 espèces différentes. Le verdict est sans appel : à travers nos pratiques de pêche, d’élevage, et d’agro-alimentaire au sens large, c’est l’ensemble de la chaîne alimentaire naturelle que notre espèce chamboule. L’être humain va même jusqu’à surexploiter les ressources animales, dépassant largement les taux observés chez les autres prédateurs : 14 fois plus en moyenne ! L’homme a aussi une autre spécificité, face aux prédateurs naturels : il chasse aussi… les autres carnivores. Nous les tuons ainsi 9 fois plus qu’ils ne se tuent entre eux. En cause ? En première ligne, la pratique de la chasse « pour le sport ».

Cette pratique de la « chasse aux trophées » tend aussi à favoriser l’élimination des animaux les plus grands et les plus forts, qui auraient sans notre influence été promis à une belle longévité (et une longue descendance) dans leur milieu naturel. « Tandis que les prédateurs naturels ciblent prioritairement les animaux les plus jeunes », explique Tom Reimchen, « les humains abattent le capital reproductif des espèces en s’en prenant à des proies adultes. » Une intervention humaine sur la sélection naturelle qui contribue d’ailleurs à réduire artificiellement la taille des espèces. Les deux études se rejoignent ainsi sur un point : en l’absence d’humanité, les autres mammifères seraient non seulement plus nombreux, mais aussi bien plus grands. De quoi se prendre à rêver : aurait-on pu assister à l’émergence de grands pachydermes aussi grands que les dinosaures ? La question n’est malheureusement pas d’actualité. Car il y a aujourd’hui urgence, certains experts allant jusqu’à qualifier la période contemporaine de 6e épisode d’extinction massive….Chose  que je décris depuis des années. 


…..ET SI

A quoi ressemblerait la vie sur Terre si l’humanité n’avait jamais vu le jour ? On y trouverait de bien plus gros mammifères, selon une étude danoise. On aurait même pu voir des éléphants ou des rhinocéros jusqu’en Europe du nord !

Si l'être humain n'existait pas, on retrouverait des éléphants jusqu'en Europe, selon une équipe de chercheurs danois.

L’humanité n’a pas vraiment la côte en ce moment, en tout cas pour les scientifiques cherchant à préserver nos écosystèmes. Deux études différentes se sont intéressées à l’effet à grande échelle de notre espèce sur son environnement. Et les nouvelles ne sont pas bonnes : si nous n’existions pas, la biodiversité serait bien plus importante sur Terre, selon une étude danoise par l’université d’Aarhus diffusée par Diversity and Distributions. Et comme si ça ne suffisait pas, une autre étude, publiée dans Science, va même jusqu’à qualifier l’homme de « super-prédateur », plus dangereux pour l’écosystème planétaire que n’importe quel autre animal  !

Mais comment les chercheurs s’y sont-ils pris pour aboutir à une telle carte, et surtout pour annuler toute influence de l’être humain au cours des derniers millions d’années ? L’équipe s’est basée sur des travaux issus d’une analyse précédente, selon laquelle l’épisode d’extinction de la faune connu lors du quaternaire serait en fait due… à l’émergence d’homo sapiens. La corrélation entre l’expansion de notre espèce et la disparition de près de 30% des grands animaux de l’époque est en tout cas frappante.  « L’Europe est loin d’être le seul endroit où la présence humaine a réduit la diversité des mammifères. Il s’agit d’un phénomène mondial », explique d’ailleurs le professeur Jens-Christian Svenning, co-auteur de l’étude. « Dans la plupart des cas, il y a un très fort déclin de cette diversité par rapport à ce qu’elle aurait du être naturellement. »

 « La plupart des safaris se passent aujourd’hui en Afrique », poursuit Soren Faurby, post-doctorant ayant initié l’étude. « Mais dans des circonstances naturelles, on trouverait autant de gros animaux, voire plus, ailleurs dans le monde. Notamment au Texas, ou en Argentine et au Brésil« . Pour le chercheur, l’explication ne tiendrait pas à quelque mystère entourant le continent africain, mais plutôt à… son manque d’urbanisation !  « C’est l’un des seuls endroits au monde où l’activité humaine n’a pas encore complètement éliminé tous les gros animaux ». Ainsi, la biodiversité d’une zone géographique serait directement liée à sa démographie humaine. Ainsi les régions montagneuses demeurent-elles, dans une certaine mesure, préservées. « En Europe, l’ours brun ne vit plus que dans les montagnes, car il a été chassé des plaines par l’être humain », indique encore Soren Faurby. Notre environnement étant désormais densément urbanisé, les espèces autres que la nôtre ont d’autant moins d’espace où se replier et s’épanouir.


VOICI QUELQUES SUGGESTIONS POUR  LIBÉRER LES ÉCOSYSTÈMES NATURELS …AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

 

1-Créer une milice internationale pour protéger  les espèces et les  habitats menacés.

Cette milice pourrait devenir une sorte de légion composée de volontaires entraînés militairement.Par exemple,elle pourrait acquérir  des drones suicides,mêmes des sous-marins s’il le faut,pour attaquer et couler les bateaux-usines qui font de la surpêche.

Autre exemple: la légion pourrait  créer une armée de volontaires afin de détruire les barrages  sur le fleuve Amazone (Belo Monte),détruire les plantations et les infrastructures routières et aider aux peuples indigènes à se libérer du Brésil.

Un smilodon

2-Développer  la recherche sur l’ADN du smilodon (le tigre aux dents de sabre) afin de le remettre en vie.En réussissant à  développer plusieurs couples en santé,nous pourrions tenter  de les réimplanter dans plusieurs endroits dans le monde ou la population augmente sans limite.Le smilodon  était un superprédateur fort  habile pour l’homme.

On peut  évaluer que la population humaine diminuerait afin de s’équilibrer…comme cela était auparavant.

 

3-Donner notre signalement partout dans l’univers en envoyant un message  (au moyen  d’une puissante antenne) dans l’espace ,en expliquant ce que l’être humain fait comme destruction sur notre planète.

Il s’agirait de négocier  la vie d’un petit nombre d’humains,en échange de notre collaboration.

5-Déclencher une pandémie,

6-Détruire  les stocks de viande, et de nourriture toxique…attaquer Monsanto,etc

 

 

 

 

Les océans changeront de couleur d’ici 2100

L’impact du réchauffement climatique sur le phytoplancton modifiera plus rapidement la couleur de la surface des océans que ce que l’on pensait initialement, conclut une nouvelle étude américaine.

La couleur de l’océan repose sur l’interaction entre la lumière du soleil et l’eau, qui absorbe les rayons et réfléchit la partie bleue du spectre. La présence d’organismes dans l’eau change la façon dont se fait l’absorption de la lumière.

Le phytoplancton, par exemple, contient de la chlorophylle, un pigment absorbant le bleu de la lumière pendant la photosynthèse. Les zones plus denses en phytoplancton ont donc une teinte verdâtre.

Des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) ont simulé l’impact qu’aurait le réchauffement de l’eau sur le phytoplancton, puis ont calculé comment il absorberait et réfléchirait alors la lumière.

« Il y aura une différence notable dans la couleur de 50 % de l’océan d’ici la fin du 21e siècle », affirme Stephanie Dutkiewicz, l’auteure principale de l’étude publiée dans Nature Communications.

Il sera difficile de percevoir ce changement de couleur à l’œil nu. Les images satellites montreront cependant que le bleu et le vert des océans de la planète deviendront plus foncés.

Un modèle amélioré

Pour comprendre les effets qu’auront les changements climatiques, les scientifiques se basent généralement sur la concentration de chlorophylle dans l’océan.

« On utilise des données satellites qui mesurent la couleur de l’eau, et puis on utilise des algorithmes pour déduire la concentration en chlorophylle », explique Claudie Beaulieu, une chercheuse originaire du Québec qui a cosigné l’étude.

« Le modèle du MIT permet plutôt de comparer la réflectance directement », poursuit celle qui a rejoint récemment l’équipe du département des sciences de l’océan de l’Université de Californie à Santa Cruz.

Ce qu’on voit, c’est que les changements climatiques se manifestent un peu plus vite si on surveille la couleur de l’eau, plutôt que la concentration en chlorophylle uniquement.Claudie Beaulieu, Université de Californie à Santa Cruz

« C’est un résultat intéressant, puisque ça nous donne un indice précurseur de l’impact des changements climatiques dans la productivité primaire des océans », poursuit-elle.

Impact sur l’écosystème sous-marin

Plus de 70 % de la surface de la Terre est recouverte d’océans.

L’augmentation de la température de l’eau affecte le taux de croissance des organismes, comme le phytoplancton, et bouleverse les courants océaniques. Des régions seront ainsi plus riches en phytoplanctons et d’autres, plus pauvres.

« S’il y a des changements dans l’abondance et la composition des communautés de phytoplancton, on peut s’attendre à ce qu’il y ait des répercussions dans le reste de la chaîne alimentaire des océans », prévient Claudie Beaulieu.

Le phytoplancton est à la base de la chaîne alimentaire. Ces changements vont avoir des répercussions sur les petits poissons, les invertébrés, et ainsi de suite.Claudie Beaulieu, Université de Californie à Santa Cruz

Un autre impact, poursuit-elle, est le « service que le [phytoplancton] nous rend à absorber du CO2 ». Comme les plantes sur la Terre, les plantes dans l’océan absorbent du dioxyde de carbone.

L’étude s’est basée sur une élévation des températures globales de 3 °C d’ici 2100, ce que prévoient la plupart des scientifiques au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre.

OVNI en Russie ? Poutine a déployé l’armée après l’”effondrement” d’une montagne en Sibérie

VLADIMIR Poutine a enrôlé des soldats pour enquêter sur une “montagne effondrée” dans une région reculée de Sibérie à la suite de suggestions selon lesquelles l’effondrement a peut être été provoqué par l’atterrissage forcé d’un OVNI ou par la chute d’une météorite.

Quelle qu’en soit la cause, l’événement a entraîné un éboulement massif qui a bloqué la rivière Bureya toute proche, et laissé plusieurs villages en proie à des inondations. Tellement de roches ont été déplacées qu’elles rempliraient 13.600 piscines de taille olympique, disent les experts. Pendant ce temps, la chute de 34 millions de mètres cubes de débris a laissé une entaille dans une montagne qui aurait pu emmagasiner toute l’eau utilisée si tous les Américains prenaient une douche au même moment.

 

L’armée russe a été dépêchée sur les lieux pour tenter de déterminer la cause de la catastrophe et déplacer un monticule de roches de 160 mètres de haut, qui a considérablement bloqué la Bureya, avec un village dans les régions de Khabarovsk et d’Amour en danger d’inondations.

L’armée a été chargée de “déplacer la montagne”, en utilisant des explosifs et de l’équipement pour permettre à l’eau de s’écouler à nouveau.

Mais les experts ont averti que la roche voisine est fracturée et qu’un deuxième glissement de terrain gargantuesque n’est pas exclu.

Selon une source du ministère de la Défense, un groupe de spécialistes est en route “pour effectuer des travaux de reconnaissance” sur le site, où les rochers sont tombés à environ 390 pieds sur le fond de la vallée.

La source a ajouté : “Compte tenu de l’ampleur du glissement de terrain, des unités du génie civil et des forces ferroviaires dotées d’équipements spéciaux, ainsi que l’armée et l’aviation et les transports, participeront au nettoyage du rocher.

Des plans sont en cours d’élaboration pour l’évacuation de 400 personnes des villages de Chekunda, Ust-Urgal et Elga .

Les inondations pourraient également perturber la liaison ferroviaire Baïkal-Amur, longue de 4.345 kilomètres, qui est un lien vital entre l’intérieur de la Sibérie et la côte Est de la Russie, à moins que l’armée ne puisse débloquer rapidement le fleuve.

Pour compliquer encore les choses, une centrale hydroélectrique est également menacée car l’eau s’assèche dans le réservoir hydroélectrique de Bureyskaya situé en aval.

La Russie a également envoyé des équipes de géomorphologues, de géologues, d’hydrologues et d’arpenteurs pour évaluer le carnage, qui semble s’être produit le 11 décembre, a rapporté The Siberian Times.

Alexey Maslov, chef du district de Verkhnebureinsky où l’incident s’est produit, a déclaré :Nous essayons de trouver une explication à cet incident.”

“J’insiste que c’était une météorite.”

Cependant, un sondage local dans l’Est de la Russie a suggéré que si 27 pour cent étaient d’accord avec son évaluation, plus de 33 pour cent pensaient qu’un OVNI – en était la cause.

Le professeur Dave Petley, vice-président pour la recherche et l’innovation à l’Université de Sheffield et expert en science des glissements de terrain, a rejeté ces deux idées, expliquant que le flanc de la montagne au-dessus du Bureya présentait une “fissure de tension ou dépression préexistante” à une altitude d’environ 579 mètres.

Il a dit : “Nous pouvons dire qu’il s’agit certainement d’une rupture d’une pente rocheuse, et qu’il est très peu probable qu’elle soit associée à un impact de météorite.

  1. Petley admet qu’il est “légèrement” surprenant que le crash ait eu lieu en hiver, lorsque le sol était gelé, plutôt qu’à une période plus chaude de l’année.

Il a averti que les conditions locales montraient “qu’il pourrait y avoir un plus grand éboulement à venir”, créant ainsi un potentiel pour un glissement de terrain encore plus important.

 

Les chasseurs qui sont arrivés les premiers sur les lieux – alertés par un changement soudain et inexplicable du débit de la rivière – ont signalé des “roches chaudes” sur lesquelles ils pouvaient se réchauffer les mains.

Leur première supposition était que la destruction avait été causée par une météorite – même s’il n’y avait aucun rapport à l’époque qu’une roche spatiale avait frappé l’Extrême-Orient russe en décembre.

La Sibérie a été le théâtre d’un certain nombre d’attaques de météorites au fil des ans.

 

En 2013, un météore a été illustré au-dessus de la ville de Tchéliabinsk, dans l’ouest de la Sibérie, illuminant le ciel alors qu’il explosait à une altitude de 32 km.

Des décennies auparavant, en 1908, l’événement dit de la Toungouska a détruit 1200 kilomètres carrés de forêt dans une région isolée de la Sibérie centrale.

En 1908,les arbres détruits par l’explosion.

Les théories sur la cause de l’explosion vont d’un météore, d’une comète et, une fois de plus, d’un atterrissage forcé d’un OVNI, le mystère étant aggravé par l’absence de tout cratère d’impact visible.

Source: Express.co.uk

 

 

 

Nous nous apprêtons à vivre un génocide climatique selon l’ONU

Génocide climatique

 

Selon un rapport de l’ONU, nous vivrons inévitablement un génocide climatique.

Le 12 décembre 2015, l’Accord de Paris sur le climat a été signé. Pendant un bref instant, nous avons cru au début d’un mouvement qui sauverait la planète. L’objectif international était de limiter le réchauffement de la planète à deux degrés Celsius. Mais pour une grande partie des plus vulnérables du monde, cet objectif était loin d’être suffisant. Le représentant des Îles Marshall a qualifié ce réchauffement de deux degrés de génocide climatique.

Walaka Island ,près d’Hawai ,est déjà englouti!

Un nouveau rapport alarmant a récemment été publié par le Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques de l’ONU. Selon le rapport,  des centaines de millions de vies seraient en danger si le monde se réchauffait de plus de 1,5 degrés Celsius. Cela sera atteint dès 2040 si les tendances actuelles se maintiennent. Pratiquement tous les récifs coralliens disparaîtraient, les incendies et les vagues de chaleur balayeraient chaque année la planète. L’alternance entre la sécheresse, les inondations et les températures menacerait également l’approvisionnement alimentaire mondial. Pour éviter cela, il faut absolument changer radicalement l’économie, l’agriculture et la culture.

Feux de forêt en Californie.

Ces phrases sont alarmantes, mais c’est en réalité pire que cela.

En effet, le pire scénario du nouveau rapport est, en réalité, le meilleur. Car en réalité, le génocide climatique est déjà notre avenir inévitable.

À moins de mettre en place de nouvelles technologies pour réduire drastiquement les émissions de dioxyde de carbone, il sera impossible de maintenir le réchauffement à moins de deux degrés Celsius et d’éviter le génocide climatique. Avec notre mode de vie, nous nous dirigeons vers une augmentation de quatre degrés d’ici la fin du siècle.


EN COMPLÉMENT : LES GAZ À EFFET DE SERRE

 

Ces 100 entreprises sont responsables de 71% des émissions mondiales de gaz à effet de serre

émissions mondiales de gaz à effet de serre

 

 

Cent entreprises seraient depuis 1988 responsables de 71 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Ces données proviennent d’un rapport inaugural publié par Carbon Disclosure Project (CDP), une organisation à but non lucratif. L’expansion rapide de l’industrie des combustibles fossiles au cours des 28 dernières années est particulièrement visée.

Ces 100 entreprises sont responsables de 71% des émissions mondiales de gaz à effet de serre

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) sont généralement évaluées par pays, la Chine, les États-Unis et l’Inde étant les principaux producteurs d’émissions dans le monde. Mais le nouveau rapport adopte une approche différente retraçant les émissions vers des entités bien spécifiques, les principaux pollueurs au carbone du monde.

Les investigateurs se sont ici concentrés sur les émissions (carbone et méthane) provenant de l’activité industrielle responsable de l’émission de plus de 920 milliards de tonnes de gaz à effet de serre dans l’atmosphère depuis 1988, année où le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat a été créé. Selon le rapport, au total, ce chiffre astronomique représente plus de la moitié de toutes les émissions mondiales depuis le début de la révolution industrielle en 1751.

Notons au passage que 25 entreprises et entités publiques ont produit plus de la moitié de toutes les émissions industrielles dans la période comprise entre 1988 et 2015. Le principal émetteur parmi ces 25 entités n’est autre que l’industrie charbonnière chinoise, suivie de Saudi Aramco, compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures, et Gazprom, une société anonyme russe qui domine aujourd’hui le marché gazier mondial. Parmi les autres pollueurs citons également ExxonMobil, Shell, BP ou encore Chevron, responsables de la plupart des gaz à effet de serre industriels.

L’objectif de ce rapport n’est pas de pointer du doigt les mauvais élèves de la planète, mais bien d’équiper les investisseurs d’une ventilation complète des émissions de carbone associées à leurs liens financiers dans le secteur des combustibles fossiles. « En ayant ces chiffres en main, nous donnons une image beaucoup plus claire des principaux influenceurs lorsqu’il s’agit d’appliquer les objectifs énoncés dans l’accord climatique de Paris », note le rapport. « L’action climatique ne se limite plus à la direction donnée par les décideurs politiques, c’est maintenant un mouvement social commandé à la fois par des impératifs économiques et éthiques et soutenu par des quantités croissantes de données. »

« Si la tendance à l’extraction des combustibles fossiles se poursuit au cours des 28 prochaines années au rythme des 28 années précédentes, les températures moyennes mondiales pourraient en effet grimper de 4 °C au-dessus des niveaux préindustriels d’ici la fin du siècle. Ces changements pourraient entraîner un climat qu’aucun humain n’ait jamais connu, menaçant notre sécurité alimentaire et rendant des régions entières inhospitalières à la vie. Les entreprises de combustibles fossiles devront également faire preuve de leadership dans le cadre de cette transition », peut-on lire dans le rapport.

Vous pouvez voir la liste complète des 100 entreprises et lire le rapport complet ici.


 

 

Il y a un peu plus d’un an, quand j’ai exploré les pires scénarios du changement climatique.

de nombreux scientifique considéraient ce type d’alarmisme comme un anathème. La recherche sur le climat a connu quelques développements inquiétants au cours de la dernière année. Plus de méthane que prévu dans les lacs et de pergélisol de l’Arctique, ce qui pourrait accélérer le réchauffement. Il y a également eu une vague de chaleur sans précédent, des feux de forêt et des ouragans traversant les deux plus grands océans du monde cet été. Mais dans l’ensemble, nous nous dirigeons tout droit vers un réchauffement de quatre degrés. C’est deux fois plus que ce que la plupart des scientifiques pensent qu’il est possible de supporter.

Comme les chiffres sont petits, nous ne faisons pas vraiment la différence entre deux et quatre degrés . Nous ne réalisons pas l’ampleur de ce génocide climatique.

Mais à deux degrés, la fonte de l’inlandsis provoquerait d’inondation de dizaines de grandes villes du monde au cours de ce siècle.

Avec ce réchauffement, on estime que le PIB mondial par habitant baisserait de 13%. Quatre cent millions de personnes supplémentaires souffriraient de la pénurie d’eau. Et même sous les latitudes septentrionales, des vagues de chaleur feraient des milliers de morts chaque été. Ce serait pire dans la bande équatoriale de la planète. En Inde, de nombreuses villes deviendraient incroyablement chaudes. Il y aurait 32 fois plus de vagues de chaleur extrême. Chaque vague de chaleur durerait cinq fois plus longtemps, exposant au total 93 fois plus de personnes. Et il ne s’agit que de deux degrés, pratiquement, notre meilleur scénario climatique.

À trois degrés, le sud de l’Europe serait en sécheresse permanente. La sécheresse moyenne en Amérique centrale durerait 19 mois et dans les Caraïbes 21 mois. En Afrique du Nord, le chiffre serait de 60 mois à cinq ans. Les zones brûlées chaque année par des feux de forêt doubleraient en Méditerranée et sextupleraient aux États-Unis. La mer engloutirait des villes de Miami Beach à Jakarta. Les dégâts causés par les crues des rivières seraient multipliés par 30 au Bangladesh, par 20 en Inde et jusqu’à 60 au Royaume-Uni.

À quatre degrés, le génocide climatique provoquerait huit millions de cas de dengue chaque année rien qu’en Amérique latine. Les rendements céréaliers mondiaux pourraient baisser de 50%, provoquant des crises alimentaires annuelles ou quasi annuelles. L’économie mondiale serait inférieure de 30% à ce qu’elle serait sans le changement climatique. Même avec la baisse du coût de l’énergie renouvelable, le consensus mondial croissant sur l’élimination progressive du charbon, les émissions mondiales de carbone continuent d’augmenter à l’heure actuelle.

Mais la plupart de ces données sont extraites de cette fiche de renseignements unique et conventionnelle.

En fait, rien dans le rapport du GIEC n’est nouveau, ni à la communauté scientifique, ni aux activistes du climat, ni même à quiconque a été un lecteur assidu de nouvelles recherches sur le réchauffement au cours des dernières années. Le GIEC n’introduit pas de nouvelles découvertes ni même de nouvelles perspectives, mais corrèle plutôt la masse désordonnée de recherches scientifiques existantes et archivées en évaluations consensuelles destinées à fournir aux décideurs du monde un compte rendu absolument incontestable de la situation actuelle. En 1988, on lui a presque reproché d’être trop prudent dans son évaluation du problème.

Il est remarquable que le ton de ce rapport sur le génocide climatique soit aussi alarmiste. Les nouvelles sur le climat n’ont pas changé, mais la communauté scientifique abandonne enfin toute prudence en décrivant les implications de ses propres conclusions.

Heureusement, ils ont aussi proposé l’imposition d’une taxe sur le carbone bien plus élevée que celles actuellement utilisées ou envisagées. Ils proposent d’augmenter le coût d’une tonne de carbone pouvant atteindre 4 300 euros d’ici 2030, Le prix proposé ne devrait pas dépasser 23 500 euros par tonne d’ici à 2100. Aujourd’hui, le prix moyen du carbone dans 42 grandes économies n’est que de 7 euros par tonne.


DEUXIÈME COMPLÉMENTAIRE:

Réchauffement du climat : tous les indicateurs au rouge

 

Réchauffement du climat

Toujours plus alarmants, les indicateurs clé du réchauffement de notre planète soulignent l’urgence d’agir alors que s’ouvre le 6 novembre 2017 à Bonn la 23e conférence de l’ONU sur le changement climatique.

La Terre en 2016 a battu des records inquiétants qui rappellent l’urgence d’agir pour freiner la hausse des températures.

Lundi 6 novembre 2017 s’ouvrira à Bonn en Allemagne la COP 23, durant laquelle les représentants des pays vont commencer des négociations pour préparer la mise en place de l’Accord de Paris signé en 2015. Une action qui s’impose alors que les indicateurs clés du réchauffement su climat montrent tous que le problème prend de plus en plus d’ampleur.

Records de chaleur

La Terre a battu en 2016 son 3e record annuel consécutif de chaleur, avec une température supérieure d’environ 1,1°C à la moyenne de l’ère pré-industrielle, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Le XXIe siècle compte déjà 16 des 17 années les plus chaudes depuis le début des mesures en 1880.

En Arctique, l’étendue maximale des glaces a été en 2016 la plus faible en 37 ans d’observation par satellite. En Antarctique, la banquise a été également très inférieure à la moyenne de la période 1981-2010. La fonte des glaciers alpins s’est poursuivie, pour la 37e année de suite. Sous l’effet des « îlots de chaleur » générés par le béton et l’asphalte, les grandes villes pourraient gagner jusqu’à 8°C supplémentaires d’ici 2100. Et même avec une hausse limitée à 2°C – l’ambition de l’accord de Paris – des villes comme Djakarta, Lagos, Caracas ou Manille dépasseront le seuil de « chaleur létale » la moitié de l’année.

403,3 parties par million

Les concentrations des trois principaux gaz à effet de serre (GES) – dioxyde de carbone (CO2), méthane et protoxyde d’azote – ont atteint de nouveaux sommets en 2016« Alors qu’elle était de 400 parties par million (ppm) en 2015, la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone (…) a atteint 403,3 ppm en 2016 » et « représente désormais 145% de ce qu’elle était à l’époque pré-industrielle », selon l’OMM. C’est le plus haut niveau en 800.000 ans.

Un record de concentration qui ne concerne pas seulement le CO2, mais aussi les autres gaz à effet de serre.

Pour avoir la meilleure chance de rester sous 2°C, la concentration moyenne de GES ne doit pas dépasser en 2100 les 450 ppm CO2eq (équivalent CO2 en parties par million). Les chercheurs alertent aussi sur la forte hausse des émissions de méthane depuis dix ans, résultat notamment de l’exploitation des énergies fossiles et des activités agricoles.

3,3 mm par an

Le niveau des océans et des mers continue à monter d’environ 3,3 mm par an, et le phénomène semble s’accélérer : le niveau des mers a cru de 25 à 30% plus vite entre 2004 et 2015, par rapport à 1993-2004. Cette hausse risque de s’intensifier à mesure que glaciers et calottes glaciaires fondent (Antarctique, Groenland). La fonte de la calotte glaciaire du Groenland est à l’origine de 25% de cette hausse, contre 5% il y a 20 ans. Les glaces du Groenland devraient fondre plus rapidement dans les prochaines années, malgré un récent ralentissement. La hausse, variable selon les régions du globe, a été en moyenne de 20 cm au XXe siècle et pourrait atteindre jusqu’à près d’un mètre à l’horizon 2100.

Catastrophes naturelles

Le phénomène favorise déjà des événements météorologiques extrêmes, en particulier des sécheresses et des vagues de chaleur. Selon certains climatologues, le nombre de sécheresses, incendies de forêts, inondations et ouragans liés au dérèglement, a doublé depuis 1990. La violence des typhons sur la Chine, Taïwan, le Japon et les deux Corées, devrait s’en trouver accrue. Les typhons ont déjà gagné 12 à 15% d’intensité sur l’Est et le Sud-Est de l’Asie ces 35 dernières années.

Dans le même temps, la fréquence des tempêtes extrêmes a triplé sur le Sahel du fait du réchauffement. Même si la hausse du thermomètre mondial est limitée à 2°C, les vagues de chaleur meurtrières vont devenir plus fréquentes, notamment dans les zones tropicales. Selon la Banque mondiale, les pertes liées aux cataclysmes naturels atteignent déjà 520 milliards de dollars par an et font basculer chaque année 26 millions de personnes dans la pauvreté.

Il y a 1.688 espèces affectées

Sur les 8.688 espèces menacées ou quasi-menacées, 19% (1.688) sont déjà affectées par le réchauffement, du fait des températures et phénomènes extrêmes. Les récifs coralliens ont subi ces trois années précédentes un blanchissement massif et une mortalité record. Un réchauffement au-delà de 1,5 degré signifierait également un bouleversement des écosystèmes du bassin méditerranéen inédit depuis 10.000 ans.(sources)


Selon Stephen Hawking ,nous n’aurions plus que 100 ans à vivre,en tant qu’espèce!

Voir mon article sur le sujet,accompagné de 2 vidéos: Prédiction de Stephen Hawking


 

Mais une taxe sur le carbone n’est qu’une incitation à l’action, pas une action en soi.

Et l’action nécessaire est à une échelle et à une vitesse presque inimaginables pour la plupart d’entre nous.

Pour éviter un réchauffement catastrophique, il faudrait une reconstruction complète de l’ensemble de l’infrastructure énergétique du monde, une refonte en profondeur des pratiques agricoles et du régime alimentaire pour éliminer totalement les émissions de carbone de l’agriculture. Il faudrait également une batterie de changements culturels dans la manière dont menons notre vie. Et nous devrions faire tout cela dans deux, voire trois décennies.

Cela ne veut pas dire que tout est fini. Il est préférable de rester au-dessous de quatre degrés plutôt que de les dépasser. Il serait encore mieux de ne pas dépasser trois degrés, et miraculeux de ne pas dépasser les deux degrés. Mais tout dépend de nous.

Il existe également des solutions extravagantes au génocide climatique, comme le captage du carbone et la géo-ingénierie solaire. Mais ces solutions sont loin d’être exploitables pour le moment. Et même en théorie, elles présentent des inconvénients vraiment effrayants. Mais même si la technologie deviendra considérablement moins chère et plus efficace au cours des prochaines années, il nous faudra la développer dans le monde entier. Cela nécessitera des plantations entières qui absorbent du carbone presque partout dans le monde. Mais même si cela fonctionne, il faudra beaucoup de temps, et nous n’avons plus que quelques années pour agir contre ce génocide climatique.

Sources dans l’article et : http://nymag.com/intelligencer/2018/10/un-says-climate-genocide-coming-but-its-worse-than-that.html

 

 

 

 

 

 

 

La prédiction de Stephen Hawking était un avertissement (vidéos et article)

extinction
Stephen Hawking participait à une conférence à l’Oxford Union le 14 novembre 2017.

 

 

 

Stephen Hawking : « il ne nous reste plus que 100 ans pour échapper à l’extinction! »

 

 

Dans le cadre d’un documentaire diffusé par la BBC, le physicien et cosmologiste Stephen Hawking a déclaré qu’il ne restait plus qu’un siècle à l’humanité sur Terre pour échapper à l’extinction.

Comme le rapporte le Telegraph, le physicien continue ses prédictions apocalyptiques.

Un siècle pour quitter notre planète et trouver une existence viable dans une autre planète. C’est le défi qui s’impose à l’homme, à en croire Stephen Hawking. L’astrophysicien a déclaré, dans un documentaire réalisé pour la chaîne de télévision BBC, qu’il ne nous restait plus que cent ans avant de voir la pollution mondiale disparaître pour toujours, sauf si un autre lieu viable pour vivre était trouvé à temps. D’où l’intérêt d’aller explorer l’univers dans l’espoir d’y trouver un nouveau refuge.

Le documentaire, appelé Expedition New Earth, est prévu pour septembre 2017. 

Grand adepte des prédictions apocalyptiques, Stephen Hawking pariait pourtant l’année dernière sur une espérance de vie plus longue : « Bien que le risque de catastrophe qui pèse sur la planète à une année donnée semble faible, il s’additionne avec le temps et deviendra quasi certain dans 1 000 ou 10 000 ans », disait-il lors d’une conférence à l’université d’Oxford .

Quelles solutions ?

En seulement une année, les choses se seraient donc empirées au point d’accélérer l’extinction de l’humanité? Qu’il s’agisse d’un simple coup communication ou d’une prédiction sincère, le problème est posé : il va falloir trouver un refuge habitable au cas où l’homme serait vraiment destinée à devoir quitter notre planète.

Elon Musk souhaitaitait conquérir Mars dès 2018, elle s’impose donc comme la première des solutions possibles. Pourtant, la vie sur cette planète  pourrait s’avérer très nocive à cause des particules radioactives de son atmosphère. Sans parler de son sol toxiques, des températures glaciales et de son air irrespirable. Il serait possible de terraformer la planète rouge pour qu’elle soit vraiment habitable, mais cela prendrait des centaines de milliers d’années ( source  Popular Science.)

Il faudrait donc commencer à explorer au-delà de notre système solaire dans l’espoir de trouver, un endroit avec un peu d’eau, de la terre et de l’air respirable.

Sinon, pour échapper à l’extinction, on peut toujours se remettre en question sur notre mode de vie, de production et de consommation. Si nous n’arrivons pas à changer, ils continueront à détruire l’environnement, sur la planète rouge, comme n’importe où ailleurs.


Voici les 2 vidéos de Expedition New Earth pour vous aider à y penser:

 

 

 

 

 

Vers une catastrophe écologique mortelle: de moins en moins d’eau pour de plus en plus d’humains sur Terre

Après la sécheresse en Californie, il y a quelques années, la récente crise dans la ville du Cap, en Afrique du Sud, a braqué les projecteurs sur un problème qui pourrait devenir de plus en plus courant : le manque d’eau dans certaines régions du monde. État des lieux.

Au cours des dernières années, plusieurs études se sont penchées sur l’état des nappes phréatiques du monde. Ces réservoirs naturels souterrains, qui se remplissent très lentement grâce à l’eau de pluie et au ruissellement, alimentent les puits et les sources en eau potable.

Si on ne peut déterminer avec certitude quelle quantité d’eau ils contiennent, les scientifiques ont par contre démontré qu’un nombre important de ces réservoirs sont surexploités.

 

« Les réserves d’eau douce sont des réserves dynamiques », soutient René Lefebvre, chercheur à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). « Pour prendre une analogie bancaire, ce qu’on peut exploiter, c’est l’intérêt, ce qui se renouvelle annuellement. Si on veut faire de l’exploitation durable, normalement il ne faut pas toucher au capital. »

Les ressources en eau

 

Mais, dans plusieurs cas, ce capital semble déjà avoir été largement entamé. Selon une étude de l’Université de Californie publiée en 2015, le tiers des plus grands aquifères du monde sont en difficulté.

Principaux aquifères soumis à des contraintes excessives :

  • Réseau aquifère arabique (péninsule arabique)
  • Réseau de l’Indus (Inde-Pakistan)
  • Bassin Murzuk-Djado (Afrique du Nord)

Les menaces

Un des plus grands dangers qui planent sur les réserves d’eau douce est tout simplement l’augmentation de la population mondiale.

Depuis 1900, la population mondiale a triplé. Mais la consommation d’eau, elle, a été multipliée par six.

Il y a de plus en plus de gens qui consomment de plus en plus d’eau, c’est le principal problème. – François Anctil, professeur à l’Université Laval

En 2050, on devrait être environ 9,8 milliards d’individus sur Terre, soit quelque 2,3 milliards de plus qu’actuellement.

« La demande en eau augmente continuellement, surtout dans les pays en voie de développement et dans les économies émergentes », soutient Richard Connor, rédacteur en chef du Rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau de l’ONU.

 

À mesure que les gens sortent de la pauvreté, explique-t-il, ils consomment davantage.

Pour satisfaire ces nouveaux consommateurs, les usines devront produire davantage et utiliseront donc plus d’électricité. Cette électricité est fabriquée soit grâce à des barrages hydroélectriques, soit dans des centrales thermiques, qui requièrent de l’eau pour leur refroidissement.

Il faudra également produire plus d’aliments pour nourrir toutes ces bouches. Les agriculteurs, qui sont déjà responsables de 70 % des prélèvements d’eau dans le monde, seront donc encore plus sollicités.

Si, au cours des dernières décennies, l’agriculture a réussi à nourrir un nombre croissant d’humains, c’est, du moins en partie, au moyen de l’irrigation. Des régions arides sont ainsi devenues fertiles, grâce aux prélèvements indiscriminés d’eaux souterraines.

C’est notamment ce qui est arrivé en Arabie saoudite. Dans les années 1970, la mise en place d’un système d’irrigation a permis de multiplier par quatre la surface agricole du royaume et de faire pousser du blé dans le désert.

Mais l’illusion n’a pas duré. Quelques décennies plus tard, la nappe phréatique est pratiquement à sec et des mesures urgentes ont été prises pour la préserver.

Quelles solutions?

Des solutions, pourtant, il en existe, croit Richard Connor, de l’ONU.

« Il y a des possibilités d’accroître la production agricole sans aller chercher plus d’eau, si on change nos méthodes », avance le chercheur.

 

Cela passe notamment par le développement de l’agriculture de conservation plutôt que l’agriculture intensive et l’utilisation accrue de l’eau de pluie, ou même des eaux usées, dans l’irrigation.

Après avoir subi un traitement minimal qui permettrait de s’attaquer aux organismes pathogènes, les eaux usées pourraient être utilisées pour l’irrigation de cultures comme le maïs, le coton ou les légumineuses.

« On n’utilisera pas de l’eau non traitée pour la production de laitues ou de fraises, avance M. Connor, mais c’est possible pour tout ce qui n’est pas directement comestible. »

Il faut aussi s’inspirer de ce qu’ont déjà accompli certains pays, soutient René Lefebvre, de l’INRS. « Un des meilleurs exemples de gestion intégrée et cohérente, c’est l’Australie », affirme-t-il. Le pays, qui connaît un stress hydrique important, gère ses ressources en eau rigoureusement, en allouant aux cultivateurs des quotas très restreints.

« Ça remet même en question l’utilisation du territoire, parce qu’ils se rendent compte que, dans certains secteurs, ce n’est pas possible de poursuivre le type d’exploitation qui y est fait. »

Et surtout, il ne faut pas hésiter à se questionner, croit l’hydrologue François Anctil. « On doit réfléchir aux usages qu’on fait de l’eau, pense-t-il. Est-ce qu’on en fait le meilleur usage à chaque endroit? »

Si on veut qu’il reste encore de l’eau pour les prochaines générations, il est temps d’y penser.

 

 

 

 

La glace de l’Antarctique fond plus vite que jamais

La fonte annuelle des glaces en Antarctique est plus rapide que jamais, environ six fois plus qu’il y a quarante ans, ce qui entraîne une hausse de plus en plus importante du niveau des océans, ont prévenu lundi des scientifiques.

L’amoindrissement des glaces du Continent Blanc est responsable d’une montée de 1,4 centimètre du niveau des océans de la planète entre 1979 et 2017, selon un rapport des Compte-rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Et le rythme de fonte anticipé devrait entraîner une élévation désastreuse de ce niveau dans les prochaines années, a relevé Eric Rignot, président de la chaire de système scientifique de la Terre à l’université de Californie (Irvine).

« Avec la calotte antarctique qui continue de fondre, nous prévoyons une hausse du niveau des océans de plusieurs mètres à cause de l’Antarctique dans les prochains siècles », a-t-il ajouté.

Selon des études précédentes, une montée de 1,8 mètre d’ici 2100 –l’une des pires prévisions scientifiques– provoquerait l’inondation de nombreuses villes côtières abritant des millions de personnes dans le monde.

Pour cette nouvelle étude, dont les conclusions sont publiées lundi, les chercheurs ont mené la plus longue évaluation de la masse des glaces dans dix-huit régions de l’Antarctique.

Ils ont utilisé des données fournies par des photographies aériennes en haute résolution prises par des avions de la Nasa, ainsi que des images radar provenant de satellites de multiples agences spatiales.

Elles ont permis de déterminer qu’entre 1979 et 1990, l’Antarctique avait perdu en moyenne 40 milliards de tonnes de masse glaciaire par an. A partir de 2009 et jusqu’en 2017, c’est passé à 252 milliards de tonnes chaque année.

Plus inquiétant encore, les scientifiques ont repéré des zones dans l’Est, autrefois considérées comme relativement « à l’abri du changement », mais qui perdent désormais beaucoup de glace.

La baie de Vincennes borde la terre de Wilkes à l’est de l’Antarctique, le 11 janvier 2008

« La région de la terre de Wilkes dans l’Est de l’Antarctique a, globalement, contribué de façon importante à la perte de masse même en remontant jusqu’aux années 1980 », a expliqué M. Rignot.

« Cette région est probablement beaucoup plus sensible au climat que ce qui était traditionnellement présumé et c’est important de le savoir parce qu’elle a davantage de glace que l’Antarctique de l’Ouest et la péninsule Antarctique réunies », a-t-il poursuivi.

Selon lui, le réchauffement de l’eau des océans va accélérer encore plus la fonte des glaces.

Leur température, ont démontré de récentes études, se réchauffe plus rapidement que ce que pensaient les scientifiques et ont atteint des records ces dernières années.

Dans un article antérieur,j’avais donné des informations sur un lac de lave découvert sous la banquise…

 

 

Des dizaines de phoques montent dans les rues glacées de Terre Neuve au Canada. Voici pourquoi

Un phoque est échoué sur une route à Roddickton, NL

 

Une ville glacée à Terre-Neuve fait face à des visiteurs surprises: un groupe d’environ 40 phoques du Groenland.

Voici une courte vidéo:

Les phoques sont coincés entre 6 et 8 kilomètres de l’océan, selon le guide de pêche et propriétaire de bar local Brendon FitzPatrick, qui a partagé des photos des animaux sur Twitter . Les animaux ont probablement nagé dans les baies et les ruisseaux intérieurs à la recherche de poissons et se sont désorientés, a écrit FitzPatrick sur Twitter, ajoutant qu’il s’agissait du plus grand nombre de phoques observés à terre dans la région.

« Au début, ils étaient plutôt agressifs », a déclaré à NPR Sheila Fitzgerald, maire de Roddickton-Bide Am . Comme les jours ont traîné et que le poisson dans les ruisseaux de la ville est devenu moins abondant, les phoques sont devenus plus léthargiques, a ajouté Fitzgerald.

Roddickton-Bide Am est une ville d’un peu moins de 1 000 habitants située près de la pointe nord de Terre-Neuve. La région est un lieu d’hivernage courant pour les phoques du Groenland. Des représentants du ministère des Pêches et des Océans du Canada (DPO) ont déclaré au journal The Northern Pen qu’il y avait peu de glace en haute mer près du nord-est de Terre-Neuve cette année, ce qui pourrait faire partie de la tendance générale à la fonte de l’Arctique . Avec une glace de mer limitée sur laquelle se reposer, les phoques se rapprochent peut-être de la côte, ce qui les rend plus vulnérables aux fleuves de suivi et se bloque lorsque les cours d’eau et les baies sont recouverts de glace.

Les fonctionnaires des OPH sont maintenant en ville pour répondre à la crise du phoque. Les animaux gris-blancs se mêlent aux routes enneigées, a déclaré le maire à NPR, et deux personnes ont déjà été touchées par des voitures. Les sections locales peuvent appeler le MPO pour relocaliser les phoques occupant des positions précaires ou signaler des humains harcelant les phoques perdus.

Faute de nourriture,ils attendent le long des routes.