Facebook refuse de supprimer une fausse vidéo où la chef démocrate a l’air saoule

 

Facebook refuse de supprimer une vidéo altérée pour faire laisser croire que la chef des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a livré un discours alors qu’elle était saoule, ce qui met en lumière un problème majeur dans le plan du géant techno pour combattre les fausses nouvelles.

Le clip, d’abord rapporté par The Washington Post, montre la démocrate californienne discutant du président Donald Trump à un événement organisé par le Center for American Progress mercredi. Un troll non identifié a réduit la vitesse de la vidéo et monté le ton pour que son discours ait l’air confus, mais normal – créant alors la fausse apparence qu’elle avait les capacités affaiblies.

La fausse vidéo s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. L’avocat privé de Trump, Rudy Giuliani, a tweeté un lien vers la vidéo sur Facebook, où le clip avait alors pas loin d’un million de visionnements. (Giuliani a plus tard supprimé le tweet et a livré des excuses qui avaient l’air confuses.)

Facebook a depuis longtemps admis ses échecs dans la lutte aux fausses nouvelles dans la course à la présidentielle de 2016, et a dévoilé l’année suivant un système supposé arrêter le courant de matériel faux ou trompeur.

«Les fausses nouvelles sont nocives pour notre communauté, elles rendent le monde moins informé, et elles érodent la confiance», écrivait Facebook en avril 2017. «Ce n’est pas un nouveau phénomène, et nous tous – entreprises techno, entreprises médiatiques, salles de nouvelles, enseignants – nous avons la responsabilité de faire notre part pour y faire face.»

Mais un porte-parole de Facebook a déclaré vendredi que des «fakes news» évidentes, comme cette vidéo de Pelosi, techniquement ne brisaient pas les règles puisqu’il n’y a pas de politique contre la publication de faux contenu sur la plateforme. Facebook laissera donc la vidéo circuler.

Cela dit, Facebook a toutefois «mis en file d’attente» la vidéo pour une revue par une compagnie tierce de vérification des faits, ce qui voudrait dire qu’il juge la vidéo trompeuse. Alors maintenant, au lieu d’être supprimée complètement, la fausse vidéo du discours de Pelosi sera plus difficile à trouver sur la plateforme, selon le porte-parole.

L’annonce de Facebook a relancé les discussions sur les campagnes de salissage et les fausses nouvelles qui ont terni la dernière présidentielle. La vidéo de Pelosi rappelle celle d’Hillary Clinton devenue virale lors de sa campagne, qui la montrait physiquement ou mentalement indisposée.

«La vidéo modifiée/falsifiée de Nancy Pelosi n’est pas exactement une nouvelle affaire», a tweeté la journaliste de Wired Issie Lapowsky. «C’est copié du manuel “Hillary Clinton est malade” de 2016.»

Le clip de Pelosi continue à se propager sur Facebook. Un porte-parole a indiqué au Guardian que la compagnie est en constante réflexion sur la ligne entre la liberté d’expression et le contenu nocif:

Le clip de Pelosi continue à se propager sur Facebook. Un porte-parole a indiqué au Guardian que la compagnie est en constante réflexion sur la ligne entre la liberté d’expression et le contenu nocif:

«Il y a une tension ici: nous travaillons fort pour trouver le bon équilibre entre l’encouragement de la liberté d’expression et la promotion d’une communauté sécuritaire et authentique, et nous croyons que de réduire la distribution de contenu inauthentique atteint cet équilibre. Mais ce n’est pas parce que quelque chose est permis sur Facebook qu’elle devrait obtenir de la distribution. En d’autres mots, nous permettons aux gens de la publier en tant que forme d’expression, mais nous ne la montrerons pas à la une du fil d’actualité.»

 

 

 

Algérie: la fin programmée du romantisme révolutionnaire

Après treize semaines de mobilisation, Ali Benouari, candidat en 2014 et président du parti Nida el Watan, estime que la transition actuelle passe plus que jamais par un compromis entre le peuple et l’armée. 

L’armée considère le préalable de la transition comme porteur d’une grande instabilité pour le pays. Selon son chef, le peuple ne peut pas, dans le contexte actuel, se doter d’une représentation, pour diriger la transition sans passer par des élections.

Le chef d’Etat-Major de l’armée considère que la la voie de la transition pourrait s’avérer longue et donc pleine de périls. Il propose comme alternative l’élection rapide d’un président dans le cadre de l’actuelle constitution. Il donne, comme gage de sa bonne foi, l’arrestation des principaux dirigeants et de leurs complices oligarques qui ont saigné le pays. Il a évoqué le complot tramé par ces derniers, avec l’aide de certains pays étrangers pour se maintenir au pouvoir. Il a pensé que ces arrestations seraient bien acceuillies par le peuple, car elles faisaient partie des principales revendications du peuple.

Cependant, la contestation n’a pas faibli pour autant, les exigeances s’étant déplacées vers le départ du chef du gouvernement et du président par interim, voire du départ du chef d’Etat-Major lui même, auquel il reproche d’avoir servi le régime de Bouteflika.

Nous en sommes là, après 25 semaines de contestation populaire.

Qui a raison, qui a tort? Y a-t-il une voie de conciliation?

Gaïd Salah semble aujourd’hui disposé à assouplir sa position et se déclare prêt à discuter avec des représentants du Hirak et avec les forces d’opposition des conditions d’un bon déroulement de l’élection du prochain président. Il admet, entre les lignes, que l’échéance du 4 juillet pourrait être reportée.

 

Beaucoup y voient une manœuvre de sa part, puisqu’il continue à inscrire cette élection dans le cadre de l’actuelle constitution. Ce qui n’est pas faux, si l’on considère que le peuple n’a pas obtenu le départ du chef du Gouvernement et du président par interim, considérés comme les garants de l’ordre ancien.

Mais l’armée peut-elle se débarrasser de ces derniers sans être accusée de vouloir prendre le pouvoir? Elle pourrait le faire, en théorie, en légitimant son action par la transmission du pouvoir au peuple. Personne ne le lui reprocherait, au contraire.

A QUI PRECISEMENT TRANSMETTRE LE POUVOIR?

Telle est la question que les détracteurs du chef d’Etat-Major ne veulent pas aborder.

Il faut reconnaître que l’armée a quelques raisons à faire valoir pour expliquer sa position. Elle est dans son rôle quand elle affirme vouloir garantir la stabilité du pays, par ces temps de grande incertitude. Depuis le départ du président, elle est la seule force légitime et organisée du pays..

Elle se considère, en vertu de ses missions régaliennes, comme incontournable dans le processus de démocratisation en cours. Pas directement, mais derrière un pouvoir légal, même s’il est purement formel.

Elle se sait exposée au risque d’apparaître comme auteur d’un coup d’Etat si elle inscrivait son action hors du cadre constitutionnel

Pour les raisons indiquées ci-dessus, elle ne veut pas aller vers un processus de transition tel que le réclament, à cor et à cri, la plupart des Algériens. D’où l’impasse actuelle.

LE DEGAGISME SYTEMATIQUE EST-IL COMPATIBLE AVEC LA TRANSITION?

Dans la science politique, il n’y a pas une discipline qui s’appelle « transitologie », comme on l’entend assez souvent. Il y a juste un recensement des expériences vécues par nombre de pays qui ont vécu le passage d’un régime autoritaire à un régime démocratique.

Les pays qui s’y sont aventuré ont du improviser pour trouver leur voie, souvent dans la douleur et au prix de soubresauts coûteux. Nos concitoyens veulent que tout change, en même temps, de manière pacifique. Est-ce possible? Est-ce raisonnable?

Le peuple baigne depuis le 22 Fevrier dans ce que j’ai appelé la phase de romantisme révolutionnaire, qui lui fait croire que tout est possible. Surtout au vu des résultats obtenus en peu de temps: démission forcée du président, arrestation de l’ex chef du DRS et de son successeur, arrestation des principaux oligarques, inculpation annoncée de la plupart des ministres et premiers ministres qui ont servi sous l’ère Bouteflika, etc.

 

Encouragé par ces succès, il est poussé à réclamer toujours plus. Mais ces succès auraient-ils été possibles sans l’implication directe de l’armée et de son chef d’Etat-major, dont on dénonce l’intrusion dans la politique, et dont certains demandent carrément le départ? Là réside une première grande contradiction.

Que cette dénonciation de l’armée émane des milieux d’affaire véreux, voire du peuple qui en ressent la nécessité diffuse, on pourrait le comprendre. Mais comment expliquer qu’elle soit relayée par certaines élites qui crient au « dégagisme » sans discernement?

En se dispensant d’expliquer au peuple toutes les implications du processus de transition, ces élites entretiennent une confusion dangereuse.  Comme celle qui consiste à dire non à tout ce qui peut venir de l’armée, que la solution ne peut venir que du peuple. Cette posture confortable tend à ignorer l’urgence à sortir de l’impasse politique et à discréditer les arrestations des têtes de l’oligarchie politico-financière et sécuritaire.

Cette posture “dégagiste” les dédouane de tout effort d’analyse sérieux, qui intègre des données d’une grande complexité.

La première des complexités vient de la situation économique, qui est encore plus grave que ce que laissent penser les données purement financière. Certes, tout le monde admet maintenant la gravité de la crise, mais sans l’intégrer dans la problématique de la transition. Si la transition dure au delà de la fin de l’année, il est quasiment certain que les efforts de démocratisation du pays seront anihilés par les effets de la faillite financière du pays, largement prévisibles à l’horizon 2021. C’est à dire après demain.

La seconde des complexités vient de l’influence de l’argent sale sur le processus transitionnel et sur la réussite des prochaines élections libres. La plupart des élites admettent la nécessité de lutter contre ce fléau, tout en déniant à l’armée la responsabilté de conduire cette lutte, au prétexte que seule une justice indépendante aurait la légitimité pour le faire. Cet assainisement est pourtant un préalable salutaire, même s’il ne peut être rapidement achevé. Le chef d’etat-major a raison quand il parle de la menace que fait peser l’argent sale sur la démocratisation du pays. On attend de ses détracteurs qu’ils répondent sur ce point.

Les élites en question évitent, enfin, de se demander qui doit impulser et accompagner la transition.

La prise en compte de ces complexités est d’une nécessité vitale car elles conditionnent non seulement la réussite du processus de transition, mais également le succès des élections démocratiques à venir.

COMMENT CLARIFIER LE CONCEPT DE TRANSITION?

« Je n’ai jamais déjeuné avec une personne morale », disait un célèbre constitutionnaliste du XIXème siècle, Léon Duguit.

Certes, tout pouvoir émane du peuple, mais aucun peuple n’a réussi à entrer directement au Parlement ou à s’emparer du pouvoir. Il ne peut le faire qu’au travers de ses représentants.

Il convient donc de se pencher sur le processus par lequel le peuple peut dégager une représentation.

Ce processus s’est déroulé historiquement, de par le monde, de deux manières.

Soit il a résulté d’une violence révolutionnaire qui amène le pouvoir contesté à tomber entre les mains des chefs révolutionnaires qui se sont octroyé la légitimité de conduire la transition.

Soit il a résulté d’un compromis entre les représentants du peuple contestataire et du pouvoir contesté.

Nous sommes, pour l’instant du moins, dans le second cas de figure, puisque notre peuple, dans son immense sagesse, a choisi l’option de la contestation pacifique.

Dans notre cas, la transition entre l’ancien et le nouveau pouvoir ne peut être que négociée, avec la seule force qui représente le pouvoir actuel, c’est à dire l’armée.

Vouloir y échapper pourrait conduire à créer, sans le vouloir, un état de violence qui nous éloignerait de notre rêve d’une transition pacifique. Cet état de violence nous serait alors imposé par trois facteurs. La crise économique, dont la résolution n’est pas compatible avec une transition qui traine en longueur, le vide politique et institutionnel qui entrainerait l’armée dans un face à face risqué avec le peuple ainsi que l’activité subversive des differents lobbies qui exploiterait la situation pour déstabiliser le pays à leur profit. C’est d’alleurs, en substance, ce que dit Gaïd Salah.

A-t-il raison? Si non, quelle serait la solution alternative? Le manque de questionnements à ce propos est flagrant.

Pour y répondre, il convient tout d’abord d’admettre que l’échéance du 4 Juillet pour la tenue d’une élection présidentielle ne sera pas tenu, pour une multitude de raisons, et Gaïd salah, dans sa dernière déclaration, semble en convenir.

Que se passera-t-il dans ces conditions, sachant que nous serons en dehors de la constitution puisque ce cas de figure n’est pas prévu dans aucun de ses articles?

 

 Ce qui règle, du coup, le cas emblématique des 2 B. Il n’y aura plus ni de gouvernement, ni de présidence par intérim, ce qui placera ipso-facto l’armée au premier rang de la scène politique. Cette situation semble avoir été anticipée par l’armèe dès l’annonce de la démission de Bouteflika,  d’où son attachement à la solution constitutionnelle. Ce n’est pas l’idéal, mais que proposent les opposants, à part la démission des résidus de l’ancien pouvoir et le retrait de l’armée de la scène politique?

D’aucuns avancent des noms qui pourraient se voir confier immédiatement la tache de conduire la transition.

QUI PEUT PRETENDRE REPRESENTER LE HIRAK?

Il y en a qui disent que les personnalités les mieux placées sont celles qui ont émergé du Hirak, sous-entendu celles que nous servent les réseaux sociaux et autres médias électroniques, il faut rappeler que personne ne peut se présenter à El Mouradia et dire: « ouvrez-moi la porte. Je suis le représentant que le peuple a choisi ». À coup sûr, on l’éconduira, quelle que soit sa popularité réelle ou supposée. Cela devrait suffire à disqualifier toute personne présentée comme représentants du Hirak. Il est utile de rappeler que nous ne sommes pas dans un processus électif, mais dans une phase pré-transitionnelle.

Il y en a d’autres qui avancent, certainement de bonne foi,  l’idée d’organiser des consultations populaires pour désigner les représentants du Hirak, à travers l’ensemble du territoire national. Mais ce type de consultations nous renvoie immanquablement à l’équation électorale. Celle de la révision du fichier électoral, de l’instance indépendante responsable de l’organisation des élections, etc. C’est à dire justement au travail de l’équipe chargée de la transition. Tel est le problème. Il ne faut pas se voiler la face.

Enfin, il y en a qui avancent des plateformes qui se lmitent à définir les étapes de la transition (désignation d’une présidence provisoire qui désignera elle même un gouvernement provisoire pour gérer les affaires courantes et aider à la mise en place de nouvelles règles du jeu, etc), en évoquant une conference nationale d’où émergeraient des représentants du peuple. Or le problème n’est pas tant de comment doit se dérouler la transition que de savoir comment engager le processus qui est, somme toute, plus technique que politique, l’organisation d’une conférence nationale renvoyant elle même au problème précédent.

COMMENT SORTIR DE L’IMPASSE?

D’autres enfin, dont moi même, proposent, pour sortir de l’impasse,  de confier la transition à une personnalité ou à un groupe de personnalités, qui offrent les garanties de neutralité exigées. Les détracteurs de cette idée avancent comme argument que ces personnes pourraient en profiter pour rétablir à leur profit la dictature. Mais ils raisonnent selon le paradigme ancien du Président qui a tous les pouvoirs, alors que l’instance de transition n’est là que pour 6 mois et que son seul rôle est de mettre en place les mécanismes pour une élection libre. De plus, les personnalités choisies n’auront pas le droit de participer à une quelconque élection à venir.

Le critère le plus important n’est-il pas qu’elles doivent être crédibles aux yeux du peuple, à l’instar de nos vieux sages vers qui on se tournait pour arbitrer un conflit villageois, tribal ou familial?  Pourquoi vouloir emprunter à d’autres pays ce qui est dans notre boite à outils ancestrale?

Si cette idée a un sens, quelle sera alors l’autorité qui devra désigner les sages qui se dévoueront pour assurer la transition, étant donné qu’ils ne peuvent pas être élus, pour les raisons déjà soulignées?

Par réalisme et par pragmatisme, certains leaders ont  proposé depuis le début des manifestations qu’ils le soient par la seule institution qui détient les clés du pouvoir, c’est à dire l’armée. Elle seule a aujourd’hui la légitimité pour le faire. Il est entendu que le peuple pourra toujours récuser son choix, en manifestant. Les manifestations qui se déroulent chaque semaine sont l’incarnation vivante du fameux article 7 de la constitution. Car si le peuple ne peut pas aujourd’hui dire qui il veut, faute de pouvoir l’exprimer par des élections libres, il sait par contre dire ce qu’il ne veut pas, en l’exprimant dans la rue. Son jugement est infaillible. Depuis qu’il n’a plus peur de sortir, par millions, il dispose d’un pouvoir quasi-référendaire, de rejet ou de plébiscite. Faisons-lui confiance. Il l’a montré depuis le 22 Février. Sans lui, rien n’aurait été possible. Ni le départ de Bouteflika, ni l’arrestation de ses suppôts.

 L’armée ne doit pas nous faire peur. Depuis le 22 février, elle se trouve dans l’obligation d’écouter la voix du peuple. A mon humble avis, elle continuera à s’en inspirer dans toutes les décisions qu’elle prendra, à  part celle,  irréaliste et irresponsable, de vouloir la « dégager » elle aussi.

Oui, car la peur a changé de camp comme elle a changé de nature. La faillite totale du pays est le plus grand danger qui nous guette.

Image associée

par Ali Benouari ,correspondant à Alger

 

 

 

 

 

 

Le président du Brésil,Jair Bolsonaro, menace de génocide les amazoniens autochtones

Manifestation récente à Brazilia de nombreuses tribues indigènes.

 

Parallèlement à son engagement de vendre leur « maison de forêt vierge » au secteur agroalimentaire et minier, Bolsonaro a déclaré ouvertement que « les minorités devront s’adapter … ou tout simplement disparaître ».

Membres contactés des Awá du Brésil, dont 100 seulement ne sont pas touchés par la civilisation

Le nouveau président du Brésil, Jair Bolsonaro, a fait campagne pour un plan visant  à vendre d’importantes parties de la forêt amazonienne à l’agroalimentaire, l’industrie minière. et l’hydroélectricité.

« Les minorités doivent s’adapter à la majorité, ou tout simplement disparaître », a-t-il  déclaré au cours de la campagne électorale , ajoutant que, sous son gouvernement, « pas un centimètre carré » du Brésil ne serait réservé aux peuples autochtones du pays.

Treize pour cent des terres brésiliennes sont des territoires autochtones protégés dans la forêt amazonienne,  où se réfugient la plupart des dernières tribus isolées du monde . Bolsonaro a déclaré qu’il voulait mettre toutes ces terres aux enchères.

Depuis son élection le 28 octobre, il a annoncé la fusion des ministères de l’Agriculture et de l’Environnement – ce dernier étant censé réglementer les premiers – dans un nouveau « super ministère » chargé de superviser son plan.

Le nouveau ministère sera dirigé par des politiciens du «caucus de la viande de boeuf». Un groupe de législateurs qui se sont toujours opposés à la conservation des terres autochtones, ont soutenu l’expansion de l’agriculture et tenté d’assouplir les lois sur le travail forcé.

Nous avons besoin de toute la forêt possible pour capter le carbone de l’atmosphère

C’est non seulement une atteinte grave aux droits humains des peuples autochtones du Brésil, mais également à leur capacité de continuer à jouer le rôle de  meilleurs défenseurs des forêts du monde »,  écrit  Becca Warner, journaliste spécialisée dans l’écologisme chez  The Ecologist .

«Nous avons besoin de toute la forêt possible pour capter le carbone de l’atmosphère et le garder sous clé», dit-elle. « En fait, les scientifiques s’accordent à dire qu’il est tout aussi urgent demettre  fin à la déforestation que de réduire les émissions . »

Bolsonaro ne devrait avoir aucune difficulté à faire avancer son ordre du jour devant le Congrès, car il est actuellement dominé par une alliance politique à trois ailes connue sous le nom de  Bancadas do Boi, do Bíblia e da Bala.

En anglais, il s’agit des représentants politiques de «Beef» (élevage et agro-industrie), de la «Bible» (conservateurs religieux) et de «Bullet» (l’armée).

Les peuples autochtones et leurs partisans affirment que la nouvelle pression en faveur de l’ouverture des terres forestières protégées à l’agriculture et à l’exploitation minière a  des implications génocidaires évidentes .

Plus de 20 militants des droits à la terre  ont été tués au Brésil jusqu’à présent cette année, la plupart des décès étant liés à des conflits liés à l’exploitation forestière et à l’agroalimentaire.

Cinquante militants des droits fonciers ont été tués au Brésil l’année dernière pour avoir tenté de protéger les forêts de l’exploitation forestière illégale et de l’expansion des ranchs de bétail et des plantations de soja, selon  Global Witness .

Source: Retour à maintenant

Hormis cette tribu, répartie en quatre villages, il resterait une centaine de membres de ce peuple dans les profondeurs de la jungle et coupés de tout …

 

La forêt amazonienne est la forêt tropicale la plus vaste au monde. C’est encore aujourd’hui 8 millions de km², soit : 2/3 des forêts tropicales mondiales.
Le conseil pré-synodal se réunit ces mardi et mercredi au Vatican en préparation à la grande assemblée du mois d’octobre.

 

« Probablement, les peuples autochtones amazoniens n’ont jamais été autant menacés sur leurs territoires », a estimé le pape François lors du pré-synode sur l’Amazonie,en 2018.

 

Unissons-nous contre le monstre  Bolsonaro!

 

 

 

Survivre au Nouvel Ordre Mondial:Contrôler et abolir la consommation de ces aliments qui vous tuent chaque jour

Saviez vous que certains aliments que vous mangez quotidiennement vous tuent chaque jour un peu plus ?  Alors, analysez ce que vous mangez et commencez à faire les bons choix dès aujourd’hui. Essayez d’éviter ou de limiter la consommation de ces aliments autant que possible. Ils entraînent l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, les maladies cardiaques, le diabète, la maladie d’Alzheimer et même le cancer., sans oublier l’obésité et toute l’anxiété et la dépression qui peuvent l’accompagner.

Les gouvernements néolibéraux ,à la solde du Nouvel Ordre Mondial, ne limiteront  jamais ces aliments toxiques car ils en  récupèrent des taxes et qui plus est,permettent de limiter la population en général!Le Canada et ses gouvernements provinciaux  n’interdiront jamais la consommation de gras saturé,ni certaines variétés de viandes dont on a injecté divers éléments chimiques afin de grossir le volume …et les profits!


Sauce tomate en conserve

La sauce tomate en conserve est un tueur déguisé. C’est une source cachée de sucre et il ne vous viendrait même pas à l’esprit que cela pourrait entraîner un risque accru d’obésité, de diabète, de maladie cardiaque et même de carie dentaire. Pour éviter ces problèmes, utilisez des tomates fraîches pour préparer la sauce vous-même, ou optez pour des tomates en purée sans sucre ni sel supplémentaires et ajoutez vos propres épices. Ou du moins, optez pour des marques qui contiennent moins de sucre et de sodium.

Les sodas

Les boissons gazeuses ou sodas sont vos pires ennemis. Ils peuvent tout gâcher, qu’il s’agisse de votre peau, de votre glycémie, de vos hormones ou de votre humeur. Oubliez le marketing et les étiquettes qui disent que c’est bon pour vous ou qu’il contient des nutriments ou des vitamines. Tout ce qu’il contient, c’est du sucre, des colorants alimentaires et des conservateurs. Et les versions sans sucre ne sont pas meilleures car elles sont remplies d’édulcorants artificiels nocifs. Achetez un mixeur ou un fabricant de jus et faites votre propre jus, s’il vous plaît. Et si les bulles vous manquent, vous pouvez toujours ajouter votre jus de fruits maison à de l’eau pétillante, et voilà

 


Le sucre

Si vous aimez le sucre, il existe des moyens beaucoup plus sains de satisfaire vos envies. Le sucre crée une forte dépendance et, outre le fait d’augmenter votre glycémie et de créer de la graisse, il peut entraîner des maladies cardiaques. Évitez le sucre autant que possible pour réduire le risque de diabète, de cancer, d’obésité, de maladie cardiaque et bien plus encore. Savourez un bol de fruits ou ajoutez du miel à vos recettes au lieu de sucre.

Les charcuteries

Les charcuteries comme le salami, le jambon, le saucisson, etc. sont pleines de nitrates, de sodium, d’agents de conservation et d’additifs. Toutes ces substances peuvent augmenter le risque de cancer, de maladies cardiaques, de diabète et même de problèmes de comportement et d’apprentissage chez les enfants. Pour diminuer les effets négatifs, optez pour les charcuteries de votre boucherie locale plutôt que celles des supermarchés. Ou mieux encore, apprenez à les éviter tout court.

Les huiles végétales

L’huile végétale fait partie de la cuisine et nous n’y pensons même pas à deux fois. Mais certaines de ces huiles sont des OGM et nous n’avons encore aucune idée des effets à long terme que ces produits peuvent avoir. De plus, les huiles végétales contiennent des gras trans dangereux qui peuvent déclencher des maladies cardiovasculaires, l’obésité, le cancer et la maladie d’Alzheimer. Vérifiez l’étiquette et si l’huile est raffinée, évitez-la car elle contient des radicaux libres qui peuvent favoriser la croissance du cancer, accélérer le vieillissement et causer toutes sortes de problèmes. Optez pour des alternatives saines comme l’huile d’olive, l’huile de noix de coco ou l’huile d’avocat.

La margarine

Encore une fois, la publicité est à blamer pour les GRANDES idées fausses sur la margarine. Ce n’est pas sain ! C’est l’un des aliments les plus malsains de votre alimentation. Alors, arrêtez ça ! La margarine est comme une version très mauvaise du beurre fait d’huiles végétales hydrogénées et c’est plus contre nature que vous ne le pensez. C’est de la chimie pure. Alors qu’est-ce qu’il y a de si mauvais là-dedans ? Ce sont les gras trans qui peuvent endommager votre cœur, vos vaisseaux sanguins et altérer votre taux de cholestérol. Passez au beurre pour une alternative plus saine. D’autres alternatives saines sont l’huile d’olive et l’huile d’avocat que vous pouvez étaler sur votre pain. Évitez la margarine, s’il vous plaît !

Hot-dogs

Les hot-dogs et les autres viandes fumées et salées contiennent beaucoup d’agents de conservation qui sont mauvais pour la santé. Le Physicians Committee for Responsible Medicine a comparé les effets de la consommation de hot-dogs aux effets de la cigarette. Si vous n’êtes pas encore convaincu, sachez que les hot-dogs sont riches en sodium et en toxines qui augmentent votre risque de cancer. Si vous ne pouvez pas résister, assurez-vous au moins que vos hot-dogs sont sans produits chimiques et la fameuse saucisse issue de vraies boucheries.

Les chips

Tous les aliments frits contiennent une substance dangereuse appelée acrylamide. Les chips ne font pas exception. L’acrylamide augmente le risque de cancer du côlon, du sein, de la prostate et du rectum. Évitez donc les chips ou faites-en une version plus saine à la maison. Mettez un peu d’huile d’olive sur les pommes de terre tranchées, saupoudrez d’une pincée de sel, et faites cuire au four. Nous vous promettons qu’elles seront délicieuses.

Les vinaigrettes en bouteille

Les vinaigrettes en bouteille sont pleines de sucre, de couleurs artificielles et de sirop de maïs à haute teneur en fructose. Une fois que vous avez noyé votre salade dans ce désastre nutritionnel, vous pourriez aussi bien manger un paquet de chips ou un hot dog à la place. Laissez tomber les vinaigrettes en bouteille et utilisez du jus de citron, du vinaigre de cidre de pomme ou du vinaigre balsamique avec de l’huile d’olive pour une vinaigrette saine.

Les sucres artificiels

Non, ce n’est pas mieux que du sucre. En fait, ils sont souvent pires. Les édulcorants artificiels comme l’aspartame, le néotame, l’acésulfame, le potassium, etc. peuvent contenir moins de calories, mais ils peuvent quand même augmenter le risque de diabète, d’hypertension, de maladie cardiaque et de syndrome métabolique. Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais de nombreuses gommes sans sucre contiennent de l’aspartame, qui est considéré comme la substance la plus dangereuse au monde. Le sucre a des substituts sains comme le miel, le sirop d’érable et le sirop d’agave, pour n’en nommer que quelques-uns.



L’alcool

Nous sommes désolés de vous l’annoncer, et encore une fois, beaucoup ne seront pas d’accord, mais l’alcool n’a aucun effet bénéfique sur la santé. Il est extrêmement riche en calories, peut causer de la déshydratation, des dommages au foie, un gain de poids, la dépression et des problèmes de peau. Sans parler des mauvaises décisions que vous prenez sous l’influence de l’alcool. Donc, si vous voulez endommager tous vos systèmes, du cerveau au foie en passant par la peau, buvez les paroles des publicitaires et buvez de l’alcool quotidiennement. Sinon, évitez-le définitivement.

Le pain blanc et les farines raffinées

Les céréales sont bonnes, non ? Le pain doit être bon aussi ? Pas si c’est du pain blanc fait avec des farines raffinées. La farine blanche est dépouillée de toutes les fibres nutritives, minéraux et vitamines, et tout ce que vous obtenez, c’est des déchets de céréales mélangés à des produits chimiques pour obtenir la belle couleur blanche. Mais derrière, il y a le risque de prise de poids, de lésions thyroïdiennes et de lésions d’organes. Optez plutôt pour les grains entiers et complets !

Les produits laitiers

Oui, le lait est la première nourriture que nous mangeons dès notre venue au monde. Mais le lait maternel est très différent du lait maternel d’une vache. De plus, en vieillissant, nous développons une intolérance au lactose. Les produits laitiers sont liés à une faible absorption de nutriments, aux migraines, à l’arthrite, au cancer, aux allergies et à l’asthme. Encore une fois, oubliez la publicité et passez au lait de coco ou au lait d’amande, ça a bon goût et ça ne vous tuera pas lentement comme du lait de vache.

Les viandes grillées au barbecue

L’odeur du barbecue est peut être une des plus difficile à laquelle résister, mais vraiment essayez. Les produits chimiques qui pénètrent dans la viande pendant le processus sont associés au risque de cancer du pancréas et du sein. Si vous ne pouvez pas résister, essayez de limiter la consommation de viande cuite au barbecue et pensez à ajouter du romarin à votre hamburger pour réduire la quantité et le nombre de carcinogènes.

Les barres de céréales énergétiques

Les barres énergétiques peuvent être nécessaires pour les athlètes qui ont besoin d’un coup d’énergie rapide, mais si ce n’est pas votre cas, essayez de résister à ces savoureuses bombes caloriques. Les barres énergétiques contiennent beaucoup de sucre, du sirop de maïs à haute teneur en fructose, des agents de conservation et peuvent contenir des gras trans. C’est donc essentiellement des bonbons pleins de calories, de sucre et d’ingrédients artificiels. En d’autres termes, c’est une bombe à retardement.

Les fast-food

Bien sûr, la restauration rapide a bon goût, c’est assez bon marché et c’est partout et bien pratique parfois. Mais qu’est-ce qui le rend si bon ? Ce sont les mêmes choses qui vous tuent lentement : les gras trans, le sucre, le sel, les agents de conservation, les additifs, les colorants et autres produits chimiques qui rehaussent l’apparence et le goût de ces aliments. La restauration rapide peut affecter votre risque de diabète, de maladies cardiovasculaires, de cancer, de troubles de l’humeur, de prise de poids, de troubles métaboliques, etc. Essayez au moins de réduire les fast-foods à une fois par mois.

Le blé

Le blé contient un glucide qui augmente soudainement et considérablement votre glycémie. Cela déclenche une production élevée d’insuline et une prise de poids. Avec le temps, votre pancréas deviendra surmené et vous deviendrez résistant à l’insuline, et vous pourrez alors devenir diabétique. L’hyperglycémie déclenche la production de composés qui accélèrent le processus de vieillissement et vous donnent une peau ridée. Ainsi, vous vieillirez plus rapidement et serez sujet au diabète, ce qui est en soi un gros problème donc limitez là aussi.

Les céréales au petit déjeuner

Encore une fois, il faut blâmer la publicité. Les céréales pour petit-déjeuner ne sont pas inoffensives comme leurs couleurs joyeuses et joyeuses et les jouets à l’intérieur de la boîte pourraient le suggérer. En fait, ils contiennent du sucre, des colorants artificiels, des agents de conservation, des produits à base d’OGM, et ils sont souvent dépouillés des éléments nutritifs qu’ils avaient avant leur transformation. Essayez plutôt des flocons d’avoine avec des fruits frais ou séchés. C’est délicieux, et c’est bon pour vous.

Les jus de fruits dans les grandes surfaces

Ne croyez pas les grosses étiquettes flashy qui font croire que le jus est fait de 100% fruits. La plupart du temps, le secret est dans les petits caractères. Les jus de fruits commerciaux contiennent souvent du sucre ajouté, des colorants, des agents de conservation et peuvent perdre leurs nutriments pendant la pasteurisation. Votre meilleur choix est de trouver un bar à jus local de confiance ou de faire votre propre jus de fruits à la maison. Nous opterions pour cette dernière solution. Amusez-vous et explorez de nouveaux goûts.

Le sel

Le sel joue un rôle important dans la régulation de notre tension artérielle. Si vous mangez trop de sel, vous souffrirez d’hypertension artérielle et serez exposé à un risque accru de maladie cardiovasculaire, qui est l’une des principales causes de décès dans le monde. Alors, n’éliminez pas tout le sel, car votre corps en a encore besoin mais limitez-en la quantité et faites attention à la teneur en sodium des aliments transformés. Seulement 3,75 grammes de sodium par jour est une quantité suffisante et sûre. Tout ce qui comporte plus de 6 grammes pose un risque sérieux pour la santé.

 

Un nouveau scandale aux relents de Cambridge Analytica pour Facebook

Facebook a intenté vendredi une poursuite contre Rankwave, une firme sud-coréenne qu’il soupçonne d’avoir utilisé illégalement les données de ses utilisateurs à des fins publicitaires.

D’après la plainte citée par CNN, Rankwave a mis en ligne au moins 30 applications sur Facebook entre 2010 et 2019. L’une d’entre elles était une application servant à déterminer la « popularité » d’une personne sur le réseau social et vérifiant le nombre d’interactions qu’elle avait eues avec d’autres utilisateurs.

Le réseau social ne peut pas conclure pour l’instant que Rankwave a bel et bien enfreint les règles en matière d’utilisation des données privées. Les soupçons de Facebook émanent du fait que l’entreprise sud-coréenne a refusé de se soumettre à des vérifications, obligatoires pour tous les partenaires de la plateforme.

L’entreprise de Mark Zuckerberg allègue que Rankwave a utilisé les données d’utilisateurs de Facebook pour « créer et vendre de la publicité ainsi que des plateformes d’analyse marketing », à l’encontre des politiques du réseau social, rapporte CNN.

« Facebook a déjà suspendu les applications les comptes associés à Rankwave, et la plainte d’aujourd’hui demande au tribunal d’appliquer les conditions de coopération de base que Rankwave a acceptées en échange de la possibilité d’exploiter des applications sur la plateforme », a écrit dans un communiqué Jessica Romero, la directrice des litiges et de la mise en application des règles de Facebook.

Rankwave reste muette

Chris Hughes,jeune pdg de Rankwave

Les partenaires de Facebook proposant des applications et des services sur le réseau social peuvent normalement accéder à certaines données des utilisateurs s’ils obtiennent leur accord explicite. L’accès à ces données permet entre autres de se connecter à d’autres services en utilisant ses identifiants Facebook, de jouer à des jeux en ligne et de remplir des questionnaires. Les entreprises n’ont pas le droit de s’en servir pour d’autres raisons.

Facebook croit toutefois savoir que Rankwave a utilisé ces données pour mousser ses affaires en « fournissant des services de consultation à des annonceurs et des entreprises de marketing », indique CNN.

Rankwave n’a pas commenté publiquement la plainte de Facebook. En février dernier, après avoir reçu une mise une demeure du réseau social, Rankwave avait indiqué ne pas avoir enfreint les règles de Facebook.

Retour sur Cambridge Analytica

 

 

Au début de l’année 2018, Facebook a été confronté à un scandale semblable lorsque le sonneur d’alerte Christopher Wylie a révélé que la firme d’analyse de données Cambridge Analytica avait eu accès de manière illégitime à des données d’utilisateurs.

Cambridge Analytica a par la suite utilisé ces données pour mettre au point des modèles de prédictions politiques très avancés, utilisés entre autres dans le cadre des campagnes du Oui au Brexit et de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

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Facebook n’a pas stocké de manière sécurisée les mots de passe. Voici ce que vous devez savoir.

Mark Zuckerberg, directeur général de Facebook. La société a déclaré que des millions de mots de passe de comptes d’utilisateurs avaient été stockés de manière non sécurisée.

 

 

 

 Facebook a déclaré jeudi que des millions de mots de passe de comptes d’utilisateurs avaient été stockés de manière non sécurisée, permettant potentiellement aux employés d’accéder aux comptes des personnes à leur insu.

La société de la Silicon Valley a annoncé la défaillance de la sécurité à peu près au même moment où Brian Krebs, rédacteur en cybersécurité, avait signalé la vulnérabilité du mot de passe. M. Krebs a déclaré qu’un audit de Facebook avait révélé que des centaines de millions de mots de passe d’utilisateurs datant de 2012 étaient stockés dans un format appelé texte brut, ce qui rend les mots de passe lisibles par plus de 20 000 employés de l’entreprise.

Facebook a déclaré qu’il n’avait trouvé aucune preuve d’abus et qu’il commencerait à alerter des millions d’utilisateurs et des milliers d’utilisateurs Instagram du problème. La société a déclaré que les personnes ne seraient pas obligées de réinitialiser leurs mots de passe.

L’échec de la sécurité est un autre embarras pour Facebook, un colosse de 470 milliards de dollars qui emploie certains des experts en cybersécurité les plus recherchés du secteur. Cela s’ajoute à la liste croissante de scandales de données qui ont terni la réputation de Facebook au cours des dernières années. L’année dernière, parmi les révélations selon lesquelles un cabinet de conseil politique aurait eu indûment accès aux données de millions de personnes , Facebook a également révélé qu’une attaque sur son réseau avait révélé les informations personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs .

En réponse, la société a déclaré à plusieurs reprises son intention d’améliorer la protection des données des personnes.

« Il n’y a rien de plus important pour nous que de protéger les informations des personnes, et nous continuerons à apporter des améliorations dans le cadre de nos efforts de sécurité en cours sur Facebook », a déclaré Pedro Canahuati, vice-président de l’ingénierie en sécurité et confidentialité de Facebook .

Voici un aperçu de ce que vous devez savoir sur la vulnérabilité du mot de passe et ce que vous pouvez faire.

Stocker les mots de passe en texte brut est une pratique de sécurité médiocre. Cela laisse les mots de passe largement ouverts aux cyberattaques ou aux abus potentiels des employés. Une meilleure pratique de sécurité aurait été de conserver les mots de passe dans un format crypté et indéchiffrable.

Facebook a déclaré qu’il n’avait pas trouvé de preuve d’abus, mais cela ne veut pas dire que cela ne s’est pas produit. Citant un initié de Facebook, M. Krebs a déclaré que les enregistrements d’accès avaient révélé que 2 000 ingénieurs ou développeurs avaient effectué neuf millions de requêtes pour des données contenant des mots de passe utilisateur en texte brut.

Un employé de Facebook aurait pu partager votre mot de passe avec une autre personne qui aurait alors un accès inapproprié à votre compte, par exemple. Ou bien un employé aurait pu lire votre mot de passe et l’utiliser pour vous connecter à un autre site sur lequel vous utilisiez le même mot de passe. Il y a beaucoup de possibilités.

En fin de compte, une entreprise aussi grande, riche et dotée d’un personnel suffisant que Facebook aurait dû mieux se connaître.

Il n’y a pas de moyen facile de savoir. Facebook enquête toujours et commencera à alerter les personnes dont le mot de passe aurait pu être stocké au format texte.

Facebook ne demande pas aux utilisateurs de changer leurs mots de passe, mais vous devriez le faire quand même.

Il existe de nombreuses méthodes pour définir des mots de passe forts. Par exemple, n’utilisez pas le même mot de passe sur plusieurs sites et n’utilisez pas votre numéro de sécurité sociale en tant que nom d’utilisateur ou mot de passe. Vous pouvez également configurer des fonctionnalités de sécurité telles que la vérification en deux étapes.

Il y a quelques autres mesures à prendre. Je recommande également de configurer votre compte Facebook pour recevoir des alertes dans le cas où un appareil non reconnu se connecte au compte. Pour ce faire, accédez aux paramètres de votre application Facebook, appuyez sur Sécurité et connexion, puis sur Recevoir des alertes concernant les connexions non reconnues. À partir de là, vous pouvez choisir de recevoir les alertes via des messages, des courriels ou des notifications.

Un audit des appareils connectés à votre compte peut également être en ordre, de sorte que vous sachiez quels ordinateurs portables, téléphones et autres gadgets ont déjà accès à votre compte. Sur la page Sécurité et connexion de Facebook , sous l’onglet « Où vous êtes connecté », vous pouvez voir une liste des appareils connectés à votre compte, ainsi que leurs emplacements.

Si vous voyez un gadget inconnu ou un appareil connecté depuis un emplacement étrange, vous pouvez cliquer sur le bouton “Supprimer” pour démarrer l’appareil à partir de votre compte.

 

 

 

Le peuple algérien se réveille et remet en jeu le système capitaliste fortement touché

L’ALGÉRIE SE LIBÈRE SOUS NOS YEUX!

VIVE LE PEUPLE ALGÉRIEN!

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La situation politique qui prévaut actuellement en Algérie a sérieusement impacté les entreprises françaises qui n’arrivent visiblement pas à faire fructifier leurs affaires, selon l’hebdomadaire français L’Express qui a consacré un dossier de 14 pages à l’Algérie. Le silence règne partout, y compris chez les fleurons français qui ont pignon sur rue à Alger, dont le Medef qui a observé “un silence gêné” après une demande d’interview formulée par cet hebdomadaire.

Idem dans les états-majors des grands groupes français qui se sont donné “un seul mot d’ordre : la discrétion”, indique encore la même source, affirmant qu’“il n’y a pas que sur le terrain de la géopolitique que les relations entre les deux pays sont minées. Sur le front du business aussi, le climat est tendu”. Selon Ruben Nizard, économiste de la Coface, “en une quinzaine d’années, la part des produits français dans le total des importations algériennes a été divisée par deux, tombant à moins de 10% l’an passé contre près de 25% en 2004”.
Autrement dit, analyse-t-il encore, derrière les annonces fracassantes, les investissements français en Algérie ont fondu. Interrogé par ce magazine, un haut dirigeant d’un fleuron français, ayant pignon sur rue à Alger, a répondu : “Il n’est pas question que le nom de l’entreprise apparaisse dans un dossier sur l’Algérie.” Tétanisées par la perte des parts de marché, les entreprises françaises se plaignent du climat des affaires qui prévaut en Algérie et évoquent “la froideur des statistiques qui racontent une autre histoire”. Le magazine cite les exemples de Renault et de PSA qui ont construit des unités d’assemblage de voitures, qu’il qualifie d’“usines tournevis”, et la même source évoque Alstom et la fabrication du matériel ferroviaire. “Le gouvernement a imposé que les trams qui sortent de notre usine intègrent 30% de pièces fabriquées localement”, a expliqué Raphaël Bernardelli, le responsable Afrique de l’entreprise. Ce dernier déplore que les sous-traitants locaux ne soient pas au rendez-vous. Une situation que le président de la Chambre de commerce franco-algérienne, Michel Bisac, qualifie de cauchemardesque. “Ce cauchemar administratif a fait fuir bon nombre de PME”, a reconnu M. Bisac. Mais pour l’hebdomadaire, la corruption constitue le frein majeur dans le traitement des affaires et le partenariat. “À cela s’ajoute une corruption endémique, notamment pour toutes les commandes publiques. Alors que les règles d’éthique se sont durcies dans les grands groupes français, les Bouygues, Vinci ou Bolloré ont quitté le pays”, relève-t-il. Ce magazine révélera que “Vinci aurait même refusé de s’aligner récemment sur un appel d’offres pour la construction de gazoducs.

De fait, tous les grands chantiers d’infrastructures (ports, autoroutes, aéroports) sont trustés par des groupes chinois, plus compétitifs et surtout bien moins regardants sur l’origine des fonds ou les conditions de travail des salariés”. La même source regrette que l’ex-président du FCE, Ali Haddad—qu’il cite par ailleurs—soit “l’interlocuteur préféré des patrons français (…) Il y a mieux comme carte de visite. Il reste que les intérêts économiques entre les deux pays sont considérables”. En revanche, rapporte cet hebdomadaire, “dans l’autre sens, près de 400 entreprises françaises regroupent près de 40 000 salariés en Algérie, faisant de la France le premier employeur privé étranger du pays (…). Quant au géant de la pharmacie, Sanofi, il a annoncé cet automne la construction à Sidi Abdallah de la plus grosse usine de fabrication de médicaments d’Afrique. Montant du projet : 85 millions d’euros”. Tout en déplorant “un protectionnisme ravageur” (règle 51/49, ndlr), l’interdiction d’importation de milliers de produits étrangers et l’instauration de droits de douane prohibitifs, cet hebdomadaire conclut : “Seule solution : plier bagage ou fabriquer sur place.”


L’Algérie, un pays marqué par les crises politiques depuis son indépendance

En Algérie, le climat politique pourrait changer après la démission du président Abdelaziz Bouteflika. Son départ, provoqué par la pression de la rue algérienne, pourrait clore une longue période de crise qui, comme le soulignent nos archives, a commencé pratiquement dès l’indépendance du pays en 1962.

Car si l’Algérie est sortie du joug colonial français en 1962, c’est pour retomber presque immédiatement dans les griffes d’une « clique militaire corrompue ».

Peu après l’indépendance algérienne, le pouvoir est confisqué par un clan qui dirige le pays comme si c’était sa propriété privée.

L’incompétence de cette clique fait sombrer l’économie alors que l’Algérie possède pourtant d’immenses ressources naturelles et humaines.

Pour le peuple algérien, à la misère matérielle s’ajoutent bientôt la guerre civile et la terreur provoquée par l’État et des milices islamistes.

En 1990 et en 1991, les élections municipales et législatives sont remportées par le Front islamique du salut.

Plutôt que de leur céder la place, « le Pouvoir », comme appellent les Algériens le régime, préfère voir le pays s’enfoncer dans une vague de violence et de terrorisme.

Cette flambée de fureur, qui durera presque une décennie, provoquera la mort de 60 000 à 200 000 Algériens, auxquels s’ajoutent des milliers de disparus et près d’un million de réfugiés.

Cet épisode dans l’histoire de l’Algérie a profondément traumatisé les Algériens. Le régime utilise la commotion pour justifier son maintien au pouvoir.

Le président Bouteflika, symbole d’un régime corrompu

Par sa trajectoire, en raison de ses politiques, l’ex-président Abdelaziz Bouteflika est un puissant symbole des tares du régime qui gouverne l’Algérie.

Sa première élection, le 16 avril 1999, fait l’objet d’un reportage de la journaliste Danielle Levasseur au Montréal ce soir qu’anime Christine Fournier.

Élu avec 74 % des voix lors d’un scrutin que ses opposants qualifient de frauduleux et qu’ils boycottent, Abdelaziz Bouteflika promet de revitaliser l’économie et de combattre la corruption.

Du même souffle, il fait cette déclaration surprenante.

Je donnerais des garanties internationales, même à l’argent illicite, s’il devait créer des emplois, faire faire à l’Algérie une épargne de devise.

 Le président Abdelaziz Bouteflika

Pouvait-on croire à la lumière de cette annonce que l’éthique serait placée au cœur du mandat du nouveau président? On peut en douter.

Les milliers d’Algériens qui manifestaient contre l’élection d’Abdelaziz Bouteflika à cette époque-là ne s’illusionnaient guère sur cette question.

Un président muet

En 2011, dans la foulée des printemps arabes tunisien, égyptien et libyen, l’Algérie s’enflamme. Place du 1er-mai à Alger, 10 000 manifestants exigent que le président Bouteflika « dégage ».

La journaliste Émilie Dubreuil relate dans un reportage présenté au Téléjournal du 11 février 2011 qu’anime Pascale Nadeau le soulèvement dans la capitale algérienne.

Mais après quelques jours, l’Algérie retourne dans le silence.

Elle n’est pas la seule.

En 2013, le président Bouteflika est terrassé par un accident vasculaire cérébral.

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Cloué dans un fauteuil roulant, il disparaît de la scène publique. Cela ne l’empêche pas de se représenter pour un quatrième mandat en 2014.

Une nouvelle tentative de décrocher un cinquième mandat fait déborder le vase. La rue exige, et obtient, la démission présidentielle.

Le plus difficile reste maintenant à faire…et la jeunesse algérienne  vient de commencer le « travail »!

 

 

 

 

Documentaire important :Qui a tué Massoud?

Ahmed Shah Massoud, fréquemment appelé le commandant Massoud, était le commandant du Front uni islamique et national pour le salut de l’Afghanistan, du Jamiat-e Islami et le chef de l’Armée islamique, une armée ayant combattu contre l’occupation soviétique puis le régime des talibans de 1996 à 2001.

 

Sa mort provoqua un rapprochement avec les USA.

 

 

 

 

 

 

 

Un cofondateur de Facebook appelle à démanteler le groupe

JUSTIN SULLIVAN L’un des cofondateurs de Facebook appelle dans une longue tribune au vitriol à démanteler le groupe

 

 

Une nouvelle voix s’est élevée jeudi contre Facebook et pas des moindres: l’un de ses cofondateurs, Chris Hughes, a appelé dans une longue tribune au vitriol à démanteler le groupe et à lui imposer un contrôle strict.

M. Hughes, qui a fondé le réseau social avec Mark Zuckerberg il y a quinze ans dans un dortoir de l’université de Harvard, le dit tout de go dans le New York Times: « Il est temps de démanteler Facebook » en séparant le réseau social, son activité originelle, des applications Instagram et WhatsApp.

Celui qui a depuis quitté l’entreprise et affirme avoir vendu ses parts en 2012 s’en prend même directement à l’actuel patron, Mark Zuckerberg, qu’il accuse d’avoir sacrifié la protection de la vie privée des utilisateurs au profit du « clic » et d’avoir éliminé la concurrence sans état d’âme.

Ce très long texte est accompagné d’une photo où l’on peut distinguer les deux hommes, visages juvéniles, sur le campus de la prestigieuse université en 2004.

« C’est un être humain. Mais c’est son humanité même qui rend son pouvoir, hors de contrôle, si problématique », écrit aujourd’hui Chris Hughes de son ancien condisciple.

Mark Zuckerberg « a créé un Léviathan qui élimine l’esprit d’entreprise et restreint le choix des consommateurs », affirme M. Hughes, désormais membre de l’Economic Security Project qui milite pour l’instauration d’un revenu minimum d’existence aux Etats-Unis, et du Roosevelt Institute.

Selon lui, M. Zuckerberg pourrait décider à lui seul de configurer les algorithmes de Facebook pour modifier ce que les abonnés voient sur leur fil d’actualité ou les paramètres de protection de la vie privée.

« Je suis en colère du fait que la priorité qu’il a accordée à la croissance l’ait amené à négliger la sécurité et la civilité pour la course aux clics », regrette-t-il, affirmant par ailleurs que « le gouvernement doit tenir Mark pour responsable » de cette situation.

« Facebook accepte le fait que son succès s’accompagne d’une responsabilité », a réagi Nick Clegg, responsable de la communication du groupe, auprès de l’AFP.

« Mais on ne peut pas faire appliquer cette responsabilité en appelant à démanteler une entreprise américaine à succès (mais uniquement) via l’introduction méticuleuse de nouvelles règles pour internet. C’est exactement ce à quoi a appelé Mark Zuckerberg », a-t-il ajouté, précisant que ce dernier rencontrait des responsables politiques cette semaine.

Le patron du réseau social doit notamment rencontrer le président français Emmanuel Macron vendredi à Paris.

– Monopole –

Facebook, qui a racheté Instagram (partage de photos) en 2012 puis WhatsApp (messagerie instantanée) en 2014, revendique 2,7 milliards d’utilisateurs mensuels sur l’ensemble de ses plateformes. Le groupe a dégagé un bénéfice de 2,43 milliards de dollars au premier trimestre cette année.

Mais il est empêtré dans une série de scandales autour des contenus motivés par la haine ou trompeurs qui circulent sur son réseau mais aussi autour de l’utilisation indue de données privées de ses abonnés. Le groupe pourrait notamment écoper d’une amende de plusieurs milliards de dollars de la part de l’agence fédérale de régulation du commerce.

Pour Chris Hughes, Facebook est devenu un monopole, qu’il convient de démanteler « dans un délai court »: régulateurs et élus doivent se saisir urgemment de ce dossier avec, le cas échéant, la menace d’un procès anti-monopole devant les tribunaux.

Et même, dit-il: « Juste démanteler Facebook n’est pas suffisant. Nous avons besoin d’une nouvelle agence, chargée par le Congrès de réguler les entreprises technologiques ».

Chris Hughes rejoint ainsi d’autres critiques virulents, comme le financier George Soros qui étrille régulièrement Facebook et d’autres géants d’internet, qu’il décrit lui aussi comme des « monopoles toujours plus puissants ».

M. Hughes rejoint aussi la sénatrice Elizabeth Warren, candidate démocrate à la présidentielle de 2020, qui a proposé récemment de « démanteler ces monopoles » et qui a d’ailleurs estimé jeudi sur Twitter que Chris Hughes avait « raison ».

Mais pour la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager, pourtant grande pourfendeuse de la puissance des colosses américains, démanteler ces géants n’est pas la meilleure solution et ne devrait être envisagée qu’en dernier recours car « il y a un risque que, même si nous démantelons ces sociétés, elles redeviennent grosses très rapidement avec les effets de réseau ».

Déjà très critiqué pour ne pas avoir anticipé les manipulations politiques orchestrées via son réseau –en particulier lors de la campagne présidentielle américaine remportée par Donald Trump en 2016–, Facebook est aussi vilipendé pour la gestion des données personnelles de ses usagers, qui fondent son modèle économique, depuis le scandale Cambridge Analytica en 2018.

 

 

 

 

Le Canada, un havre de paix pour les blanchisseurs d’argent

Le Canada ne parvient pas à stopper 99,9 % des cas de blanchiment d’argent sur son territoire, estime l’Institut C.D. Howe. Pire encore, il ne voit souvent même pas passer ce qui pourrait s’élever à plus de 100 milliards de dollars par année.

Le Fonds monétaire international a estimé il y a 20 ans que le blanchiment d’argent représentait entre 2% et 5% de l’économie mondiale.

Les dispositifs de protection et de lutte contre le blanchiment d’argent « sont parmi les plus faibles des démocraties libérales occidentales », déplore une analyse dévoilée mardi par l’Institut C.D. Howe. Non seulement les règles des autorités canadiennes ne leur permettent-elles pas de voir les crimes qui sont perpétrés, mais elles laissent leurs auteurs profiter d’un confortable anonymat en plus de multiplier les embûches sur la route de ceux qui voudraient suivre leurs traces pour les démasquer, dit son auteur, le juriste et collaborateur auprès du bureau canadien de Transparency International, Kevin Comeau.

Le Canada n’est pas le seul endroit dans le monde où l’argent des criminels, des fraudeurs et autres dirigeants corrompus peut être discrètement réintroduit dans l’économie légale, observait déjà le C.D. Howe dans une autre étude en septembre. Le Fonds monétaire international a estimé il y a 20 ans que le blanchiment d’argent représentait entre 2 % et 5 % de l’économie mondiale, ce qui équivaudrait à environ 40 milliards à 100 milliards par an au Canada. En 2011, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a avancé une estimation beaucoup plus basse (entre 5 milliards et 15 milliards) qui ne tenait toutefois compte que de l’argent issu du crime au pays. Or, on sait que les airs de plus grande respectabilité des pays développés y attirent beaucoup d’argent sale provenant d’ailleurs, une tendance que la grande permissivité des règles canadiennes ne peut que renforcer.

« Bien qu’il soit impossible d’estimer le montant exact de ce blanchiment, une estimation réaliste de la quantité d’argent sale blanchi au Canada chaque année se situerait entre 100 et 130 milliards », dit Kevin Comeau. Et si le gouvernement américain et les Nations unies ont déjà estimé que 99,9 % du blanchiment d’argent se passe sans être inquiété, poursuit-il, il n’y a pas de raison de croire que le Canada fasse mieux, bien au contraire.

Recommandations ignorées

Pour freiner ce fléau, dit le C.D. Howe, le Canada devrait changer la loi pour forcer le dévoilement de l’identité des véritables responsables et bénéficiaires des compagnies, fiducies et propriétés immobilières. Une fois débarrassées des prête-noms et administrateurs de façade, deux listes pourraient être dressées, l’une plus détaillée et réservée aux autorités, et l’autre accessible au public et où apparaîtraient au moins les noms, emplois et pays d’attache de ces personnes afin de profiter de l’oeil scrutateur des journalistes, des organisations de la société civile et autres sonneurs d’alerte. La violation de ces règles de transparence devrait être passible de sévères sanctions afin de convaincre les intermédiaires peu scrupuleux de se conformer et de mieux armer les enquêteurs.

Ces recommandations, qui avaient déjà été faites en septembre, ont malheureusement été ignorées tant dans un rapport du Sénat sur le sujet en novembre que dans la réforme de la loi fédérale sur les compagnies en décembre, déplore Kevin Comeau. Seule petite consolation, la Colombie-Britannique s’en est récemment inspirée, mais pour une réforme qui visait seulement son marché immobilier, où elle a de fortes raisons de penser que le blanchiment d’argent n’est pas étranger à la flambée des prix des dernières années.

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