Vidéo: Into eternity (sur l’héritage de nos déchets nucléaires)

Reportage (VO) « Dans l’Éternité » sur les déchets nucléaires abandonnés aux générations futures.

« Et qu’adviendra-t-il de nos descendants ?

En Finlande, un groupe de chercheurs s’est interrogé sur le devenir des déchets radioactifs. Un complexe appelé « Onkalo » (cachette en finnois) doit stocker des résidus nucléaires à plus de 5km sous terre. Le chantier durera au total 150 ans. Le réalisateur danois Michael Madsen s’interroge sur l’avenir de nos génération futur. Les déchets radioactifs mettent 100 000 ans à se désintégrer. Si on les enfouis, comment empêcher les générations suivantes de creuser pour découvrir ce qui se cache dans « Onkalo » ? Combien de trous faudra-t-il creuser pour enterrer l’ensemble de nos déchets ? Le documentaire laisse transparaître une certaine absurdité à nos modes de vies, une impuissance des scientifiques. Les ouvriers sur le chantier ne verront jamais leur œuvre terminée, il n’existe pas de solution pour faire comprendre aux populations qui nous succèderont dans 100 000 ans qu’Onkalo est un lieu de perdition. Le nucléaire est un suicide collectif. »

Dossier corruption politique: L’UPAC a rencontré deux dirigeants du PQ

La corruption fait partie de la génétique de nos actuels politiciens
La corruption fait partie de la génétique de nos actuels politiciens.

(Montréal,le 25 mars 2014) L’UPAC a rencontré le directeur général du Parti québécois et son directeur des finances en février dernier, confirme la formation de Pauline Marois.

Selon un communiqué de presse diffusé mardi soir, «le Parti Québécois n’a été soumis à aucune perquisition, n’a pas eu d’autre rencontre avec les enquêteurs et aucun document n’a été demandé».

Le PQ affirme qu’il s’agissait de «rencontres informelles» qui devaient demeurer confidentielles. Mais «puisque l’existence de cette rencontre a été révélée à un média, le Parti Québécois tient à rendre publique toute l’information à ce sujet, afin de ne pas entretenir de confusion entre la situation du Parti libéral, qui a été perquisitionné, et celle du Parti Québécois, à qui on a demandé d’expliquer sa structure et ses méthodes de financement», peut-on lire dans le communiqué.

En février, le DG du PQ, Sylvain Tanguay et le directeur des finances, Pierre Séguin, ont rencontré «de façon informelle» deux sergents enquêteurs de l’escouade Marteau, qui fait partie de l’UPAC. «Les enquêteurs ont affirmé vouloir obtenir, de tous les partis politiques, des renseignements quant au financement du parti, à sa structure et à ses méthodes de financement», selon le communiqué.

 

Cette nouvelle tombe alors que Pauline Marois enfonce le clou de l’intégrité depuis quelques jours. Elle a déjà affirmé que le PQ n’a rien à se reprocher en matière de financement. «Le Parti québécois a toujours fait respecter la loi sur le financement des partis politiques, et lorsqu’une personne a commis un acte répréhensible, nous avons immédiatement agi», disait-elle lundi.

Hypocrisie, juge Couillard

«Assez pour le Parti québécois de se draper dans la vertu! La vérité apparaît depuis le rapport Moisan (en 2006). Elle apparaît encore», a réagi le chef libéral Philippe Couillard en soirée après un rassemblement à Asbestos.

Il juge ironique que cette nouvelle soit dévoilée le jour où le PQ a déposé une plainte contre son parti. «C’est franchement inacceptable», a-t-il ajouté.  

Le quartier général du PLQ a déjà fait l’objet d’une perquisition. Y a-t-il une différence entre une perquisition et une rencontre d’information? «Oui, il y a une différence», a répondu M. Couillard. «Mais je remarque le contraste entre le discours des derniers mois – je dirais même des dernières années, souvenez-vous du foulard blanc à l’Assemblée – et les événements réels», a-t-il poursuivi.

Il accuse les péquistes d’hypocrisie et de pratiquer un double standard. «Je suis content que les gens voient que derrière les discours et la fausse vertu, il y la réalité.»

M. Couillard dit qu’il «veut bien croire» le PQ qui affirme qu’il s’agissait d’une simple rencontre d’information. «On ne présume de rien, pas plus qu’on ne présume des gens qui chez nous peuvent être amenés à rencontrer la commission. (…) Mais quand nous on a dit ça, est-ce qu’ils nous ont crus? Est-ce qu’ils n’ont pas plutôt renforcé les attaques mesquines?»

Réaction de la CAQ

En réaction à ce qu’elle appelle des « aveux » du Parti québécois, la Coalition avenir Québec a formellement nié qu’un enquêteur de l’UPAC soit venu frapper à sa porte. Elle assure aussi ne pas avoir été questionnée sur les pratiques de financement de la défunte Action démocratique du Québec, avec laquelle elle a fusionné.

« La direction de la Coalition Avenir Québec tient à préciser que jamais une telle demande ne lui a été faite de la part de l’UPAC jusqu’ici, et qu’en conséquence, une telle rencontre n’a jamais eu lieu, contrairement à ce que laisse entendre le communiqué péquiste », a affirmé la formation politique dans un communiqué.

Élections 2014 au Québec: Retour en force des habitudes criminelles des partis politiques actuels

Pierre Duchesne
Pierre Duchesne

Détournements de fonds:

MONTRÉAL,le 25  mars 2014  – Le Parti québécois (PQ) a déposé une plainte auprès du Directeur général des élections (DGEQ) en lien avec une activité de financement du Parti libéral du Québec (PLQ).

L’activité aurait permis d’amasser 428 000 $ et ne se trouverait pas dans les états financiers du PLQ, indique le candidat péquiste Pierre Duchesne. Le PQ dit avoir fait des recherches pour les y trouver.

Quant aux informations sur l’activité, elles sont tirées des documents de perquisition de l’UPAC et ont été révélées par les médias il y a plusieurs semaines déjà.

M. Duschesne croit que le Québec serait plongé dans un véritable «cauchemar» advenant une victoire libérale aux élections. Il demande aux Québécois s’ils sont prêts à revivre une succession d’allégations à l’encontre des libéraux «toutes les semaines».

M. Duchesne s’est défendu d’avoir attendu tard en campagne pour annoncer cette nouvelle alors que toutes les informations étaient connues.

 

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Dossier intégrité

 

 

Les chefs politiques du Québec font pitié
Les chefs politiques du Québec font de plus en plus pitié.

Philippe Couillard a invité, mardi, les autres chefs de parti à dévoiler leur rapport d’impôt et un bilan chiffré de leurs actifs ainsi que ceux de leurs conjoints(es). Un défi que Pauline Marois et François Legault ne relèveront pas.

Couillard soutient qu’il n’a rien à cacher. Il s’est engagé à dévoiler, d’ici le prochain débat, sa plus récente déclaration d’impôts (2012) alors qu’il était toujours dans le privé et un bilan détaillé de tous ses actifs et ceux de son épouse. Les informations seront diffusées sur le site web du Parti libéral.

«Vous allez voir que ce n’est pas très compliqué, j’ai une maison et des REER», a-t-il évoqué. Il a ensuite invité ses adversaires à suivre son exemple. «J’ai bien réussi dans la vie, je ne dis pas que je suis pauvre, vous allez voir tout ce que j’ai et on pourra comparer», a mentionné le neurochirurgien de formation.

À l’écouter parler,ce n’est pas payant être médecin,de travailler comme espion et de servir de domestique aux  potentats  d’Arabie Saoudite.Nous,le peuple,sommes une bande d’imbéciles heureux.

UNE «DIVERSION» SELON MAROIS ET LEGAULT

 

La chef péquiste Pauline Marois a décliné l’invitation de M. Couillard qui va trop loin selon elle. Sa déclaration d’intérêts suffit. Pas question de dévoiler l’ensemble de ses actifs chiffrés ni ceux de son conjoint. Elle associe la manœuvre à une diversion et a rappelé qu’elle a déjà déposé tous les documents requis au Commissaire à l’éthique.

«Il y a un code d’éthique que je respecte strictement, a-t-elle dit. Je crois qu’en demandant cela, il remet en question l’intégrité du commissaire à l’éthique qui est garant que nous respectons le code.»

Après avoir manifesté son ouverture, le chef caquiste François Legault a changé son fusil d’épaule, n’ayant visiblement pas compris, dans un premier temps, la nature de la demande de M. Couillard. Il juge que le dévoilement de son rapport d’impôt suffit et a accusé à son tour le chef libéral de vouloir créer une «diversion».

Lors de la dernière campagne électorale, en 2012, Mme Marois et M. Legault avaient accepté de dévoiler leurs déclarations de revenus au provincial. Ironiquement, le prédécesseur de M. Couillard, Jean Charest, avait refusé de le faire.

On peut  se poser la question : c’est quoi le problème d’inverser les rôles?Est-ce qu’on a changé de comptable…y aurait-il double standard?

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Philippe Couillard et le pouvoir occulte des mass médias  capitalistes et « canadian »

 

Philippe Couillard,dit le corrompu et le "pôvre" neurochirurgien espion de l'Arabie Saoudite.
Philippe Couillard,dit le corrompu et le « pôvre » neurochirurgien espion de l’Arabie Saoudite.

L’article qui suit a été écrit par Jacques Lanctot

Qu’est-ce qu’ils attendent, les journalistes, pour poser les vraies questions à Philippe Couillard, celui qui aspire à être premier ministre du Québec. 

Comme ils sont mignons et candides, ces journalistes, ceux de Radio-Canada tout particulièrement, lorsqu’ils rapportent les propos agressifs de Philippe Couillard. M. Couillard dit parler avec «ses tripes, ses viscères» et moi je lui dis qu’il y a un endroit pour le faire et c’est aux toilettes. 

Cet homme veut détruire le Québec et sa culture en voulant faire du Québec une province comme les autres, mais les journalistes radio-canadiens ne trouvent rien à redire à ce beau programme libéral, car leur mission première, comme le soulignait Gilles Duceppe, est de défendre d’abord et avant tout les valeurs sociales, culturelles et politiques du Canada. Pour l’objectivité, on repassera.

Comme ils sont mignons et candides lorsqu’ils parlent de Québec solidaire et interviewent sa chef, Françoise David, qui se comporte en gérant d’estrade ou en mouche du coche. QS est devenu l’allié du Parti libéral du Québec malgré son discours soi-disant de gauche. Les stratèges qui s’activent en coulisse, ceux qui ont pour mission de défendre bec et ongles l’unité canadienne, journalistes, politiciens et agents de la sécurité fédérale, savent qu’accorder plus de visibilité à QS, malgré ses 7 ou 8 %, ne peut que gruger l’électorat du Parti québécois dans ces comtés fragiles où chaque vote va être déterminant pour un gouvernement majoritaire péquiste. Ça, QS ne peut pas ne pas le savoir, mais il persiste et signe au nom d’un purisme qui fait fuir même ses alliés naturels.

Puis on ressort Chantal Hébert et Liza Frulla pour commenter l’actualité politique québécoise, deux personnes reconnues pour leur grande impartialité, mais on met le journaliste d’enquête Alain Gravel au repos. Pourtant, Radio-Canada n’a pas à suivre les consignes que s’est données la commission Charbonneau pendant la campagne électorale. Il y a deux semaines à peine, l’UPAC rendait publics des documents saisis en novembre dernier au siège du PLQ et dans des entreprises appartenant à Marc Bibeau, le grand argentier du parti de Philippe Couillard. On y apprend que plus de 700 000 $ (de l’argent sale, on s’entend) ont été remis à ce même parti. Mais comme on dit dans le langage judicaire, les noms ont été caviardés. Un beau défi pour des journalistes qui pourraient enquêter «sur le rôle occulte qu’aurait joué Marc Bibeau dans le financement illicite du PLQ et les stratagèmes de collusion» (Le Devoir, 4 mars 2014). 

Mais non, c’est plus facile de gloser sur le manque d’éthique de Pierre Karl Péladeau et de Pauline Marois que de se questionner sur le fait que ce même M. Bibeau, ami de Jean Charest et stratège du PLQ, siège au conseil de la Société financière Power, propriétaire du quotidien La Presse, aux côtés de Paul Desmarais Jr. M. Bibeau, ce n’est sûrement pas un deux de pique. 

Pourquoi ne pas demander à ce journaliste spécialiste des faits divers et reconnu pour sa pensée profonde, Patrick Lagacé, d’enquêter sur les liens incestueux entre ses patrons et le PLQ? Vaste programme, trop vaste même. On comprendrait sans doute mieux comment il se fait que La Pressea changé subitement la question qu’elle posait en ligne, mardi dernier: «Selon le candidat-vedette du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, « l’indépendance du Québec doit se faire. Un peuple, une nation, est légitimement en droit d’avoir un pays. » Êtes-vous d’accord avec M. Péladeau à ce sujet?» Vers 14 h, 64% des répondants étaient d’accord avec cette affirmation. C’en était trop, on a fait disparaître ce sondage maison pour le remplacer par un autre. Un détail. On appelle cela le contrôle de l’information. Aurons-nous droit à une caricature de Chapleau? Sacré Chapleau! Apolitique, mais du bon bord.

Comme disait quelqu’un sur Facebook, si PKP utilisait vraiment tous les médias qu’il possède pour favoriser l’idée d’indépendance, nous aurions droit à un véritable équilibre. Mais nous n’en sommes pas là. Par contre, Radio-Canada et La Presse ne se gênent pas pour détruire allégrement le projet d’un Québec souverain, avec la complicité de QS, un repère de la soi-disant gauche pure et dure mais qui ne fait pas peur à l’establishment. D’ailleurs, le DGE devrait, à mon avis, comptabiliser les articles de La Presse comme dépense électorale du PLQ.

Source:Canoe

En conclusion:

La roue continue et le tournage en rond   combiné au jeu de  la chaise musicale entre  le PQ et le PLQ  se poursuit.Tout se passe comme si nous n’étions pas assez éveillé pour comprendre leur petit jeu …de faire semblant.Nous assistons ,nous …le peuple québécois  écrasé par les taxes et la mauvaise gestion qui est en fait un complot  pour nous déposséder,à une mauvaise représentation  d’un numéro de cirque en faillite.Le petit monde  de la « classe politicienne » forme une petite famille dont les membres se soutiennent entre eux,car  vous  l’aurez remarqué,ils vieillissent mal et seront rapidement mis à la retraite dorée …que vous allez leur payer ,le reste de  votre vie,sans vraiment profiter de votre propre retraite.

La politique québécoise est devenue un piège à cons…et ça marche depuis longtemps…trop longtemps!Ceux et celles qui pensent faire l’indépendance du Québec en votant pour le PQ  vont   sortir de leur rêve très vite…car ces partis marchent main dans la main et aucun n’a intérêt à changer quoi que ce soit en profondeur:ils vivent grâce au système colonial.

 

 

 

LES JOURNALISTES À LA SOLDE DE L’ESTABLISHMENT S’AGITENT

 

Anarchopanda,le symbole des Manifestations Étudiantes du Printemps 2012.
Anarchopanda,le symbole des Manifestations Étudiantes du Printemps 2012.

 

 

« Ils ne savent plus que faire pour créer du mystère et vous appâter pour ce spectacle de mauvaise qualité. Ils ne savent plus que faire pour se commettre en faveur de leur poulain lors de cette élection bidon. Voici que les chefs des partis bourgeois tentent de se sortir du débat constitutionnel dans lequel les «journaleux» les ont empêtrés. Ces bonzes politiques savent trop bien que les votants éventuels n’aient rien à faire dans ce quiproquo souverainiste fédéraliste – ce foutoir pour hystérique chauviniste –, mais les «journaleux», totalement déconnectés des problèmes des salariés, et surtout, indifférents aux malheurs des pauvres et des ouvriers, persistent et s’obstinent à harceler – à tourmenter les politiciens véreux sur ce sujet pernicieux, puis, hypocritement, le coolie obstiné déclame que la question constitutionnelle poursuit les chefs… c’est-à-dire que lui, le «journaleux», poursuit les politiciens de ses obsessions pour faire de la nouvelle avec rien – que dalle – du vent.

Mais direz-vous, voir ces malandrins, pantins de partis vauriens, se quereller au milieu du poulailler pour plaire aux riches et faire ramage afin d’obtenir l’appui de leur entourage par des promesses volages, vous indiffère. Voir et entendre ces larbins se contredire à propos des affaires constitutionnelles pour lesquelles ils ne peuvent rien (la grande bourgeoisie monopoliste a tranché, c’est non à la souveraineté) c’est perte de temps direz-vous…et vous avez raison.

Ce n’est pas de constitution et de pseudo-souveraineté qu’il sera question après l’élection – quel que soit le parti au pouvoir à l’Assemblée d’opérette. Il sera question de régimes de retraite des employés de l’État (municipaux, provinciaux, parapublic, etc.). De grands assauts se préparent de ce côté comme l’ont rappelé les maires des cités – au nom de la bourgeoise d’affaires qui s’impatiente de livrer combat contre leurs employés et se demande à quel chef politique confier ce «contrat» contre les salariés. 

Observez la performance des chefs et vous saurez lequel entend se présenter comme le matamore inexpugnable dans ce combat contre le prolétariat… Pour le reste, cette élection bidon n’est que billevesée pour journalistes excités… Attendez patiemment la facture qui ne saurait tarder. Ils ne contrôlent rien, ils ne peuvent régler la crise économique systémique, tous juste savent-ils vous imposer de nouvelles taxes, de nouveaux impôts, des hausses de tarifs sans vous garantir aucun emploi.

Pour qui voter, vous demandez ? Pour personne – ils sont tous pareils. »

http://www.les7duquebec.com/non-classe/les-journalistes-a-la-solde-sagitent/

Se libérer de la Matrice en se libérant du pouvoir de l’argent

pouvoirargent003Plus de 65 ans après le procès de Nuremberg, force est de constater que les « alliés » n’ont fait que reprendre le flambeau des nazis concernant la volonté de domination mondiale. Ils  en sont devenus  de dangereux héritiers.Alors que la logique et le bon sens aurait voulu que toute forme de volonté de domination mondiale soit considéré comme un crime contre l’humanité, surtout après l’expérience des forces de l’Axe, aujourd’hui malheureusement, des personnages comme George Bush père,George W. Bush , Attali , Sarkozy,stephen Harper,Jean J. Charest ,Paul Desmarais…sa succession  et bien d’autres encore, cherchent à nous imposer un nouvel ordre mondial.
Bien évidemment cette domination mondiale ne se fera pas sans la destruction des nations, de la culture des peuples et même de leurs religions.Au Québec,nous le voyons  bien avec  plus de 50 longues années de néolibéralisme et de tournage en rond;nous sentons bien  que l’idéal  nationaliste du peuple est foulé aux pieds pour satisfaire aux caprices de l’élite  petite-bougeoise. Un Nouvel Ordre Mondial qui aura pour Dieu, l’argent, et qui cherchera a contrôler au maximum tous les habitants de la planète afin que ces derniers ne soient plus que des esclaves consommateurs, juste bon a obéir aveuglément aux diktas de ce nouvel empire digne successeur du IIIème Reich  du Führer Adolph Hitler !
Face à cette menace devenant de plus en plus envahissante surtout sous les traits d’une certaine Europe de Bruxelles, d’un Canada qui renie de plus en plus son identité au  profit d’une vision monarchiste plus britannique que les anglais eux-mêmes,d’une Amérique qui bafoue les droits et la liberté de son peuple  aux profits de multinationales et de lobbyistes,nous avons prit comme figure emblématique, Spartacus. Spartacus, l’esclave contre l’empire le plus puissant de son époque à savoir l’empire romain, qui nous a donné l’exemple du combat d’hommes libres, ou la seule règle est vaincre ou mourir !

Citations économiques

On le voit de plus en plus au quotidien : le pouvoir politique est l’esclave du pouvoir financier. La Haute finance en a besoin pour tricher, voler, taxer, racketter le citoyen, afin de réduire les rentrées fiscales et contraindre la NATION à courber l’échine devant la Haute finance pour quémander plus de prêts qui servent à payer les intérêts des dettes dont les taux sont fixés par M. LE MARCHE.

Le pouvoir d’achat des citoyens baisse, la consommation baisse, les notes des entreprises sont dégradées et elles doivent investir à un coût plus élevé (du moins pour certaines)… Tandis que les nations sont poussées vers la banqueroute, les grosses sociétés sont condamnées à s’UNIR et beaucoup vont DISPARAITRE. C’est la loi de M. LE MARCHE qui prépare le monde UNIFIE de demain.

 pour le moment,le troupeau  marche vers

l’abattoir

Regardez les Etats-Unis : 50% des Américains se partagent 2% du patrimoine des Etats-Unis. Y a t-il des mouvements sociaux ? Non, pas à notre connaissance. Les plus éclairés ne manifestent pas mais se préparent au jour de la rupture du Système car, heureusement, les marionnettistes ne contrôlent pas tout, surtout les cieux.

Chez nous, les communistes toujours grassement financés par le capital, comme le fut Karl Marx, sont silencieux. Les syndicalistes ? Ils ne disent rien. D’aucuns pensent à la retraite… Peur du lendemain ? Ce n’est pas le cas de tout le monde : à l’UMP on se bat pour être le prochain poulain du premier cercle financier du parti. Sont-ils aveugles ? C’est probable. Pourtant François Fillon n’avait-il pas dit, en devenant Premier ministre, que la France était ruinée ? Tant que le scénario évolue trop lentement vers le Nouvel Ordre Mondial, les financiers auront besoin des politiciens. Il n’y aura donc pas de révolution « spontanée » pour le moment en Occident. La classe moyenne est encore bien trop grasse.

Là aussi, la Haute finance a besoin des technocrates pour préparer le programme qui suivra la banqueroute organisée des nations. Ces technocrates sont fort bien payés pour ne par réfléchir à ce qu’ils font. Comme les politiciens, ils sont le bras actif de ce pouvoir qui agit dans l’ombre et ne veut pas apparaître au grand jour.

Les multinationales au centre du Nouvel Ordre

Mondial

Le pouvoir d’achat baisse, les entreprises ferment, les multinationales délocalisent et la puissance financière distribue sans compter du crédit pour ces projets. La plupart des gros groupes ont des comptes à l’abri des mesures fiscales des politiciens. On arrose les campagnes présidentielles et le jeu continue. Personne ne regarde du côté des paradis fiscaux. Personne n’accuse Wall Street et la City.

Le Libor, l’Euribor ? C’est déjà oublié et c’est pourtant l’un des plus gros scandales venu du passé… Le secrétaire au Trésor US qui fut un élément déterminant pour étouffer l’arnaque a-t-il été ennuyé ? Nullement. Beaucoup de petites gens travaillant au noir pour s’en sortir et pris la main dans le sac, ne bénéficient pas des largesses des ‘contrôleurs’. Il est vrai qu’ils ne sortent par des Kissinger Associated…

Ces centres financiers où l’argent va dans tous les sens, dans tous les coins du monde à partir d’un clic d’ordinateur, sont eux-même arrosés par les banques centrales. Et qui décide au sein des banques centrales ? Des politiciens américains ont accusé un cartel bancaire d’être aux manettes de la Fed.  Des émissions de télévision l’ont démontré comme d’excellents ouvrages.

Ces banques centrales décident des politiques de destruction de la monnaie et donc de renchérissement des actifs tangibles : énergie et alimentaire essentiellement. Qui paie et qui récolte ? Ces banques centrales organisent, depuis des décennies, la désintégration des économies occidentales pour introduire une société COLLECTIVISTE où une mafia doit dominer l’ensemble. Une sorte de nomenklatura qui rappelle ce qu’Alexandre Soljenitsyne décrivait si bien.

Puis viendra le moment où les politiciens devront remettre leur pouvoir ainsi qu’un grand nombre de banquiers à des institutions plus opaques : ces institutions supranationales qui préparent le futur. Le grand équilibre monétaire international sur la ruine des nations. L’institution de la Banque des Règlements Internationaux est encore inconnue de la plupart de nos contemporains. Elle a un bel avenir… Quand les gens intègreront ces trois lettres : « BRI », dans leur vocabulaire, le monde devrait être bien différent de ce qu’il est aujourd’hui.

 

L’argent est au cœur de notre système et qu’il n’y a donc pas de sujet plus capital, c’est le cas de le dire. En fait, il n’y a pas aujourd’hui de plus grand tabou. Même s’il n’est pas bien vu d’aborder certains sujets dans certains milieux, on peut parler de tout… de tout sauf de l’argent.

Notre monde tourne autour de lui, son influence sur la marche des choses est incontestable, et pourtant personne ne s’intéresse à lui, à sa nature, comme si le sujet n’avait aucun intérêt. Imaginez que l’on parle de véhicules sans jamais s’intéresser à la question du carburant ! Nous en sommes là concernant l’argent. Pourquoi ?

D’abord, parce que tout le monde croit le connaître et que, du coup, personne ne s’interroge et ne sait ce qu’il est réellement. Ensuite, parce que chacun sait d’instinct la place centrale qu’il occupe dans notre système et le rôle funeste qu’il joue, que chacun perçoit sa puissance et pressent l’ampleur des bouleversements que sa chute provoquerait, que chacun a conscience qu’ouvrir le débat suppose ou conduit à une remise en cause, de sorte que tout le monde a peur pour de multiples raisons de s’attaquer à lui et donne le change sur sa lâcheté en prétendant, contre toute évidence, qu’il est insignifiant, que ce n’est qu’un moyen, que le problème est ailleurs, qu’il ne faut pas ouvrir la boite de Pandore, etc. Ainsi l’argent est-il validé avant même d’avoir été considéré. Hé bien, je vous le dis, ces temps d’aveuglement et de lâcheté sont révolus : l’heure est à la vérité et à la révolution.

JE VAIS VOUS MONTRER LE VRAI POUVOIR DE L’ARGENT

Je vais vous montrez l’argent comme vous ne l’avez jamais vu. Je vais vous dire des évidences qui ne sont encore évidentes pour personne.

Je me présente. Je m’appelle Michel Duchaine. Je ne suis pas économiste, quoique j’ai fait un peu d’économie dans mes études et que je n’ai jamais arrêté de me renseigner sur le  sujet.Ainsi, je me suis vite aperçu que les études servaient moins à rendre libre qu’à nous transformer moralement et physiquement en rouage du système. De toute façon, malgré les apparences, mon sujet est surtout affaire d’honnêteté, de logique, d’imagination et de courage.
Il y a plusieurs années,j ‘ai eu définitivement l’intention de remettre le patriotisme au goût du jour.Non seulement le patriotisme québécois,mais aussi celui de tous les Humains de la Terre.  Il s’est vite avéré que cela relevait de l’utopie, d’une part parce que le patriotisme n’étouffe pas les journaux ayant pignon sur rue. Mais, entre-temps je m’étais mis à lire et, pour je ne sais quelle raison, mon intérêt s’était porté sur la Révolution française et en particulier sur Robespierre. Ce fut le choc de ma vie. Je ne  peux pas  dire que c’est Robespierre qui m’a éveillé à la politique,ce serait plutôt  Louis-Joseph Papineau et… René Lévesque que j’ai déjà rencontré . C’est Robespierre  qui m’a amené à réfléchir, tout en me fournissant une méthode, celle qui consiste à poser le principe et à en tirer l’une après l’autre toutes les conséquences. C’est lui qui, indirectement, m’a amené à avoir les idées que je vais développer maintenant. De manière générale, la Révolution Française  et les nombreux débats qui l’ont agité m’ont donné envie de coucher sur le papier mes réflexions sur divers sujets de société, sur des thèmes de philosophie politique. Au bout de quelques mois mon attention s’est portée naturellement sur la monnaie, dont j’ignorais alors tout.Il m’est venu, je ne sais comment, une idée impensable : un principe m’est apparu clairement et j’ai su ipso facto par quoi remplacer la monnaie, comment anéantir ce que je n’appelais pas encore l’argent.Ceci se passait à la fin des années ’70.

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Je n’avais pas de talent pour écrire mais j’avais désormais le devoir de répandre cette idée par tous les moyens en mon pouvoir et quoi qu’il m’en coûte. C’est ainsi que je me retrouve devant vous ce soir,à m’inspirer directement sur le net afin d’écrire ce texte.

Comme je vous l’ai dit, je ne suis pas économiste. Je ne vais donc pas analyser les mécanismes du système monétaire ou de la finance internationale, c’est-à-dire les jongleries et les tripotages. D’autres ne font que ça et le font très bien, je pense notamment à Pierre Jovanovic et François Asselineau. Pour ma part, je m’intéresse à la nature même de la monnaie et à ce que j’appelle « L’argent ». Car le système peut être plus ou moins bien géré et prendre différents noms, il reste que tous les systèmes que nous connaissons sont monétaires, que tous utilisent pour ainsi dire les mêmes matériaux, que tous ont des traits communs hideux parce qu’ils sont vicieux et antisociaux à la base, ce que je vais démontrer.

II. INTRODUCTION

Maintenant, cet exposé  n’a pas pour objet d’expliquer comment anéantir l’argent, comment organiser une société sans monnaie, mais seulement d’expliquer pourquoi l’argent doit être anéanti et la monnaie abolie. Le « comment » est dans le « pourquoi ». L’erreur commune est de se précipiter sur le « comment » sans maîtriser le « pourquoi », donc sans savoir les mécanismes qu’il faut briser, les principes qu’il faut reconnaître et les préjugés dont il faut se débarrasser.

En réalité, je pourrais expliquer par le menu comment organiser une Société sans monnaie. La théorie — car ce ne peut être aujourd’hui qu’une théorie — est déjà écrite. C’est l’objet de cet ouvrage : Le Civisme ou la théorie de la Cité. On peut lire ce livre d’emblée, le comprendre et y adhérer. Mais, bien que j’y rappelle rapidement les raisons pour lesquelles l’argent doit être anéanti, le lecteur, à moins de les développer par lui-même, ne dispose pas de suffisamment d’arguments pour soutenir son opinion et répandre ces idées autour de lui. Ces arguments étant exposés en long, en large et en travers dans le Réquisitoire contre l’argent ou théorie de l’Egalité, je les laisse de côté pour la plupart. En fait, chacun de ces livres contient tout mais présenté d’une manière différente. Le premier, le Réquisitoire, est théorique, philosophique en quelque sorte, le second, Le Civisme, est accès sur le côté pratique.

Donc, j’ai dis que « l’argent doit être anéanti » et non pas « aboli ». Cette nuance est importante. Elle tient à la nature de l’argent. Ceux qui parlent « d’abolition de l’argent » désignent la monnaie, ignorent ce qu’est véritablement l’argent, ils ignorent même qu’ils l’ignorent, ils se trompent d’ennemi et de tactique et, partant, ne peuvent pas le combattre sérieusement. Or c’est un principe de guerre intemporel : il faut connaître son ennemi comme soi-même pour pouvoir en triompher.

III. L’ARGENT, LA MONNAIE ET LE MOYEN D’ECHANGE 

Injustice sociale en Afrique

Il faut distinguer trois notions : celle de monnaie, celle de moyen d’échange et Largent. Ceux qui ne font pas cette distinction, ceux qui en omettent ne serait-ce qu’une seule ne feront jamais de révolution. Ils ne peuvent pas penser Largent, ils n’ont aucun recul par rapport au système, ils sont, pour ainsi dire, coincés dans la matrice capitaliste.

Pour faire simple, disons que :

  • Un moyen d’échange est le moyen pour les individus ou les citoyens qui en disposent de participer aux échanges, d’échanger leurs productions ou leur travail, sans échanger directement entre eux, plus exactement sans troquer ; c’est un moyen d’accéder au marché et d’acquérir les biens qu’il permet d’en retirer ou de jouir des services qu’il permet de s’offrir.

Vous noterez que cette définition n’indique pas sa nature, sa forme, son origine, la façon de se le procurer, ses modalités d’utilisation, son mode de fonctionnement, etc. Ce n’est pas celle de la monnaie bien que ce soit elle, la monnaie, qui inaugure ce concept. Le piège est évidemment de donner du moyen d’échange la définition de la monnaie et, dès lors, de ne pouvoir en concevoir d’autre qu’elle.

  • La monnaie, elle, une unité de valeur qui permet, d’une part, d’attribuer un prix aux choses, c’est-à-dire d’en déterminer la valeur en nombre d’unités monétaires, d’autre part, d’acquérir les choses en échange de la quantité d’unités exigée par les vendeurs ou suivant le prix fixé avec eux d’un commun accord. Or tout ce qui est à vendre constitue un marché — le marché étant l’ensemble des marchés —, et disposer d’unités monétaires est en général la condition nécessaire et suffisante pour y accéder et participer aux échanges. La monnaie est donc aussi un moyen d’échange, le moyen d’échange du système monétaire. Elle fonctionne selon un certain mode d’échange parce qu’elle met en œuvre une certaine conception de l’échange. Je n’en dis pas davantage ; je vais y revenir en détail.
  • L’argent, lui, qui s’écrit avec un « L » majuscule , écoutez bien : c’est la croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger. Je répète… C’est donc à la fois une croyance et un raccourci pour désigner la notion de « valeur marchande ». Tel est du moins le sens strict de ce nouveau terme. Telle est aussi la raison pour laquelle parler « d’abolition de l’argent » est impropre et révélateur. On n’abolit pas une croyance : on l’anéantit, on l’éradique, on la supplante.

Contrairement à ce qu’imagine instantanément un esprit capitaliste, ces concepts ne sont pas indivisibles. Ils sont effectivement liés dans le système monétaire, mais ils ne sont pas confondus par nature.

  • La monnaie est un moyen d’échange, mais un moyen d’échange n’est pas nécessairement de la monnaie.
  • La monnaie repose sur l’argent, mais l’argent peut exister sans la monnaie.
  • Par suite, un moyen d’échange peut ne pas être de la monnaie et ne pas reposer sur l’argent.

Que se passe-t-il si l’on ne fait pas ces distinctions, ce qui est lié au fait que l’on maîtrise mal les concepts de monnaie et de moyen d’échange et pas du tout celui de l’argent ?

  • Evidemment, celui qui, par intérêt ou manque d’audace intellectuelle, défend la monnaie conserve à la fois le principe de moyen d’échange et l’argent. Autant dire qu’il ne change rien, quelle que soit l’ampleur des réformes qu’il propose par ailleurs.
  • Maintenant, celui qui, malgré tout, reconnaît que la monnaie est pernicieuse mais qu’un moyen d’échange est nécessaire en est réduit, s’il est toujours sous l’emprise de l’argent, ce qui est généralement le cas, à reproduire un système d’unité, à imaginer un moyen d’échange reposant sur la notion de valeur, bref à proposer une nouvelle forme de monnaie. En réalité, il ne distingue pas la monnaie du moyen d’échange : il ignore seulement qu’il ne conçoit pas d’autre moyen d’échange que la monnaie, c’est-à-dire un moyen d’échange reposant sur l’argent. Il ne réalise pas que la monnaie telle qu’elle a toujours été est telle qu’elle doit être, que le système monétaire ne peut pas s’en passer, et qu’en modifier les propriétés et le fonctionnement (dans l’idée de créer un nouveau moyen d’échange) est insensé, illusoire et catastrophique.
  • Enfin, il y a les adeptes de la facilité qui, pour conjurer certains effets de la monnaie, imaginent naïvement qu’il suffit de la supprimer, et avec elle tout moyen d’échange, donc de revenir au troc (ce qui est impossible) ou de promouvoir le don (ce qui est absurde). Mais ils oublient l’argent — qui est le cœur et l’esprit du système qu’ils prétendent balayer et que leur solution en apparence radicale est incapable d’anéantir. Or, l’argent vivant, la monnaie réapparaîtra tôt ou tard et sûrement plus tôt qu’ils ne pensent — si tant est qu’ils soient capables de penser. Cette démarche ne consiste pas à changer les choses, mais à renoncer à certaines, à créer ainsi des vides dont la nature a horreur.

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La Belle Verte – Une planète sans monnaie où une poignée de va-nu-pieds

résolvent tout par l’opération du Saint Esprit tel le bon sauvage de Rousseau.

On voit donc que l’ignorance de ce qu’est l’argent conduit à lier moyen d’échange et monnaie, qu’il s’agisse de conserver le premier ou de supprimer la seconde, et, ce faisant, à perpétuer la nature fondamentale du système en recourant à des solutions qui sont alors contre-nature. Pour être plus clair, le système monétaire s’articule autour de trois concepts : le moyen d’échange, la monnaie et l’argent (à la base). Il y a donc, en théorie, trois angles d’attaque possibles. Mais il n’y en a plus que deux si on néglige l’argent. Dans ces conditions, il n’y a que deux stratégies envisageables, à défaut d’être judicieuses, pour changer le système : 1) conserver le moyen d’échange moyennant une modification de la monnaie — puisqu’il n’est pas question de renoncer à la notion de valeur, 2) supprimer la monnaie et tout moyen d’échange par la même occasion, puisque conserver un moyen d’échange serait la première stratégie, et adopter un mode d’échange direct basé sur la notion de valeur, puisque la notion de valeur n’a pas été identifiée comme la véritable base du système monétaire. Ces deux stratégies, opposées en apparence, ont donc en commun, outre le fait d’être aussi absurdes et inapplicables l’une que l’autre, de lier le sort du moyen d’échange et de la monnaie et, dans la mesure où aucune n’éradique l’argent, de promouvoir des systèmes objectivement ou potentiellement monétaires. Moralité : ne pas s’attaquer à l’argent condamne à l’impuissance ou à l’échec ou, comme dirait le poète, à pisser dans un violon.

Telle est la conséquence de la « croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger » qui par définition, empêche d’envisager un mode ou un moyen d’échange ne reposant pas sur la notion de valeur. En revanche, les conclusions que cette étude oblige à tirer sont, d’une part, que le système monétaire doit être attaqué par l’argent pour atteindre la monnaie et proscrire tout mode d’échange reposant sur la notion de valeur, et éviter ainsi de commettre l’erreur fatale de la première stratégie, à savoir modifier simplement le fonctionnement de la monnaie ; d’autre part, qu’il ne faut pas rejeter le principe de moyen d’échange, qu’il faut au contraire en adopter un fondé sur une autre logique et capable de l’inculquer, sous peine de tomber dans le piège de la deuxième stratégie, à savoir créer un vide dans lequel l’argent serait comme un poisson dans l’eau.

IV. POURQUOI « L’ARGENT »

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Je m’arrête un instant sur ce terme insolite de « L’argent ».

On ne peut ni penser ni combattre ce que l’on ne peut nommer, et si une chose n’a pas de nom, c’est qu’on ne la conçoit pas ou, du moins, qu’on la cerne mal. Or il n’existe aujourd’hui aucun mot pour désigner ce que je nomme l’argent. Tous ceux qui l’évoquent se rapportent en fait à la monnaie.

Certes, la notion de valeur n’est pas nouvelle, et tout le monde sait que la monnaie en est l’étalon. La nouveauté, c’est de qualifier de « croyance » le postulat selon lequel « la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger ». Ce postulat sous-entend qu’il n’y a pas d’autre mode d’échange possible que le troc et d’autre moyen d’échange que la monnaie. C’est évidemment ce que l’on est enclin à croire quand on n’en connaît pas d’autres alors que, en raison même de ce postulat tacite, on n’en cherche pas d’autre. Au mieux cherche-t-on, pour ainsi dire, au même endroit. Résultat : on tourne en rond et le système triomphe.

De fait, il est aussi impossible de concevoir l’argent — c’est-à-dire de qualifier de « croyance » et de considérer comme fausse l’idée que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger — sans connaître une alternative crédible au système monétaire, que de découvrir une alternative crédible au système monétaire sans concevoir Largent. C’est le serpent qui se mord la queue. Ceci explique (en

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Néo comprenant ce qu’est la Matrice une fois que son esprit est

déconnecté et qu’il l’a sous les yeux.

Pourquoi même les plus grands penseurs politiques, les plus grands révolutionnaires, ont éludé le problème ou s’y sont cassés les dents. On ne peut sortir de la quadrature du cercle que par hasard, pour ne pas dire par miracle. Et ce hasard s’est produit le 4 décembre 1997. C’est ce jour qu’un déclic s’est produit, que j’ai pensé, sans pouvoir expliquer comment, un moyen d’échange reposant sur une logique à des années lumières de la logique monétaire. Cette clé m’a permis d’échafauder en quelques jours une théorie que j’ai d’abord baptisée « SDT » (Société du Travail) et depuis « Civisme » .

Cette théorie offre enfin une alternative et permet d’affirmer que la notion de valeur marchande non seulement n’est plus nécessaire pour échanger mais est même un obstacle aux échanges et un fléau dans tous les domaines. Et pourtant, il m’aura encore fallu plusieurs années avant de forger le terme « l’argent ». C’est après avoir entrepris d’écrire un réquisitoire contre « l’argent », en février 2000, que me vint l’idée, le mois suivant, de personnifier l’accusé et d’éviter ainsi les périphrases. C’est alors seulement que, malgré l’infinité de choses auxquelles il renvoie, j’ai pu saisir la quintessence de l’argent et le définir avec précision.

J’ai déjà donné la définition de l’argent, mais j’ai dit que c’était sa définition au « sens strict ». En effet, tout ce qui découle de la croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger — et vous n’imaginez pas l’étendue et la profondeur des conséquences matérielles et morales de cette croyance — est une conséquence de l’argent. Il est donc possible de donner à Largent un sens large, d’invoquer « L’argent » pour toute chose qui se rapporte directement ou indirectement à lui. Cet usage présente plusieurs avantages mais aussi un dangereux inconvénient.

Il n’est pas faux de dire « L’argent » au lieu d’énoncer clairement la conséquence précise à laquelle on fait référence. Dans ces conditions, il est possible d’évoquer l’argent à tout propos — et c’est d’ailleurs ce que je fais. A force de le citer, de le dénoncer, d’attirer l’attention sur lui, les autres finiront bien par être intrigués, par s’interroger, par admettre qu’il y a en effet un problème avec « l’argent » tel qu’ils le conçoivent. Il est en effet peu probable qu’ils connaissent la définition de Largent, et donc certain qu’une partie du discours contre l’argent leur échappera ; mais ils comprendront néanmoins quelque chose qui ne sera pas totalement inexact. C’est tout l’intérêt de ce terme qui semble familier et qui, au sens large, contient bien le sens que la plupart des gens lui prêtent. Mais cet avantage est aussi un inconvénient dans la mesure où ceux qui croient savoir ce qu’est Largent risquent de ne pas se poser de questions et de rester dans l’ignorance, avec pour conséquences de mal maîtriser ce concept de base, d’être incapables de le défendre correctement et, au final, d’être plus nuisibles qu’utiles à la cause malgré leurs bonnes intentions. Ce terme étant aussi trompeur que le concept est nouveau, il ne faut donc pas hésiter à en rappeler la définition, à signaler que L’argent (« L » majuscule) n’est pas « l’argent ».

V. POURQUOI L’EGALITE ? QU’EST-CE QU’UNE SOCIETE ?

J’ai dit plus haut que l’erreur commune est de se précipiter sur le « comment » sans maîtriser le « pourquoi ».

L’argent est un paramètre social, un paramètre central de la « société » (citer la phrase de Pierre Jovanovic). On ne peut donc pas comprendre la nature et l’ensemble des effets antisociaux de l’argent sans connaître les principes d’une Société digne de ce nom. Inversement, on ne peut pas comprendre quel mode d’échange il convient d’adopter, c’est-à-dire « comment échanger dans le respect des principes de l’ordre social », si l’on ne sait pas ou si l’on a des idées fausses sur ce que doit être une Société.

Toute Société, quelle soit humaine ou animale, a pour origine et moteur l’instinct de conservation pour la simple raison qu’hors de l’état social, dans ce que les philosophes ont baptisé l’état de Nature, règne la loi du plus fort. Les individus sont livrés à eux-mêmes, ils n’ont aucun droit et, quelle que soit leur force, ils sont perpétuellement en danger, ils doivent sans cesse être aux aguets. La seule façon d’accroître sa sécurité dans un monde régit par les rapports de force est de s’associer, de s’unir, de constituer un groupe avec d’autres congénères qui, tous, tourneront leurs forces respectives contre les ennemis extérieurs et qui, au lieu de se déchirer, se défendront mutuellement. Il s’ensuit que des Citoyens ont le devoir de défendre leur Cité et chacun de leurs Concitoyens. Ce n’est pas le concept de Société qui garantit par lui-même la sécurité en tant que droit. Ce n’est pas non plus le Citoyen qui génère ce droit pour lui-même. La sécurité de chaque Citoyen est le fait de la protection dont l’entourent ses Concitoyens, ce qu’ils ne font qu’envers ceux qui font la même chose envers eux. Or, en ayant le devoir mutuel de se défendre, de se protéger, de se secourir, les Citoyens génèrent et se garantissent mutuellement le même droit : la sécurité. Ceci est vrai pour tous les droits. L’égalité en devoirs implique l’égalité en droits. L’Egalité — c’est-à-dire l’égalité des Citoyens en devoirs et en droits, ni plus ni moins — est le principe fondamental de l’ordre social. Le concept de droit n’a aucun sens que ce soit hors de la Société ou dans l’inégalité.

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Je passe sur les développements qui amènent à cette autre conclusion : un Citoyen a le devoir de participer à la vie de la Cité sous une forme reconnue par la Cité. En retour, il a le droit de profiter de tous les bienfaits de sa Cité. Et ce qui est vrai pour un Citoyen l’est aussi pour tous les Citoyens. Autrement dit, la Citoyenneté s’acquiert en remplissant un ensemble de devoirs (fondamentaux), dont celui de participer à la vie de la Cité, et confère un ensemble de droits (fondamentaux et indirects), dont celui de profiter des bienfaits de la Cité. Ceci implique soit que les Citoyens ont droit à une part égale du produit commun, fruit de la combinaison de leurs efforts, soit qu’ils ont un égal droit d’accéder au marché, ce droit étant donc conféré par la Citoyenneté. Ce sont les conditions de « production » qui déterminent quel est le meilleur voire le seul mode possible de partage ou de redistribution. Problème : l’argent exclut l’un et l’autre.

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VI. LARGENT & LE TROC

Largent — la croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger — naît du troc.

1) LE TROC : raisons, conséquences

Le troc n’est pas un moyen d’échange, mais un mode d’échange. Il consiste en un échange d’objets entre individus, donc à échanger des objets les uns contre les autres. Ce mode d’échange est le seul praticable pour des hommes qui commencent à fabriquer des objets convoités avec l’intention de les échanger. Alors, le mode de fabrication est artisanal, et les artisans qui ne participent plus aux activités collectives et n’ont donc plus droit à une part du produit commun ne peuvent pas donner leurs produits (ce qui ne satisferaient personne, sauf l’heureux élu), ils doivent les échanger, et ils échangent naturellement avec le plus offrant. Mais ceux qui participent à la vie de la Cité dans le cadre d’activités collectives et qui en retirent une part égale n’ont rien de particulier à échanger et ne peuvent déterminer l’artisan à échanger avec eux. Petit à petit, tous les Citoyens se mettent donc à s’activer pour leur propre compte afin de posséder quelque chose en propre à échanger au besoin. Car le troc implique que les protagonistes de l’échange soient propriétaires de ce qu’ils échangent. On ne peut pas échanger des biens qui ne nous appartiennent pas !

Mais pourquoi la Société reconnaît-elle et garantit-elle aux individus la propriété sur des objets qui n’ont pas été produits pour elle, dans le cadre d’un devoir envers elle, et qui sont échangés sans qu’elle ait son mot à dire ? Elle devrait s’en laver les mains ! Mais c’est précisément parce que les individus eux-mêmes n’ont pas d’autre choix pour échanger que la Cité cautionne une pratique contraire aux principes de l’ordre social, qui la dépouille de sa fonction « économique ». Alors que le troc prouve que les capacités des hommes et de la société se sont étendues, alors que le champ d’application des devoirs et des droits devraient être étendu en proportion, la Cité est paradoxalement réduite à sa fonction « politique », ramenée à sa raison première et au sens primaire : la sécurité. Les individus n’ont plus le devoir de participer à la vie de la Cité, ni les droits qui en découlaient sous sa garantie ; ils n’ont plus du Citoyen que le devoir de défendre la Cité.

Dans ces conditions, il n’est pas difficile de comprendre comment la dichotomie entre le politique et l’économique a permis, avec l’évolution, la marginalisation des femmes et l’institution de l’esclavage. Quand un Citoyen ne peut plus être défini comme un « individu participant à la vie économique et sociale de la Cité », il devient possible de « travailler », d’être utile à la Cité sans être Citoyen, sans même avoir aucun droit. C’est aussi de la réduction du Citoyen à un être politique que viennent la confusion actuelle entre citoyenneté et nationalité et l’insignifiance de ces deux concepts.

Alors que nous n’avons pas encore abordé le cœur du sujet, nous voyons que le troc — l’échange direct entre individus — est un mode d’échange dramatique d’un point de vue social. Avec lui, ce n’est plus « un pour tous, tous pour un » mais « chacun pour soi ». Quoique le cadre restreint dans lequel il se pratique limite les dégâts, il n’en détruit pas moins la Société du point de vue des Principes, les choses ne pouvant aller qu’en s’aggravant. Mais c’est précisément parce qu’il semble inoffensif en plus d’être incontournable pendant très longtemps que le troc est perçu comme un mode d’échange naturel, juste, équitable, presque vertueux, et que les réflexes qu’il induit deviennent des préjugés incurables.

2) L’ARGENT : origine, conséquences

Lorsque les individus échangent entre eux, lorsque, ce faisant, ils mettent des objets en équivalence (j’insiste sur le mot « objets »), ils finissent par concevoir la notion de valeur marchande, la valeur d’un objet étant déterminée par une quantité d’autres objets. Ce mode d’échange est le troc, et nous avons vu que les hommes qui commencent à produire y recourent naturellement, sans réfléchir, sans philosopher, sans entrevoir ses conséquences. On peut donc dire que le troc s’impose à eux. Or c’est la pratique du troc qui leur inculque à son tour la notion de valeur marchande, la croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger, en un mot l’argent.

Les hommes n’ont pas inventé l’argent ; il s’est lui aussi imposé à eux. Ils ne peuvent pas concevoir l’argent avant de troquer : c’est parce qu’ils troquent qu’ils finissent par comprendre et par admettre que leur mode d’échange repose sur la notion de valeur (marchande) et que cette notion indissociable du seul mode d’échange qu’ils peuvent alors pratiquer et concevoir leur apparaît nécessaire. Plus exactement, ils raisonnent ainsi sans même en avoir conscience, ce qui est d’autant plus pervers et redoutable. Dans leur esprit, la notion de valeur marchande n’est pas seulement « nécessaire » : elle est naturelle, évidente, incontestable. Ils sont donc à la fois incapables d’envisager la possibilité de la remettre en cause, ce qui serait démentiel et sacrilège à leurs yeux, et d’imaginer un autre mode d’échange. Ils sont mentalement prisonniers de Largent. Ceci est encore vrai aujourd’hui. Autrement dit, les hommes du XXIe siècle sont toujours prisonniers de concepts hérités de la nuit des temps (il y a quelques dizaines de milliers d’années) ; ils les perpétuent machinalement ; ils se laissent entraîner par un mode d’échange qui n’a jamais été pensé. Il n’en faut pourtant pas beaucoup pour s’apercevoir que l’argent est funeste et antisocial. (Combien d’expressions populaires l’attestent sans que personne n’en tire les conséquences ?)

Pour faire ce constat, nul n’est besoin d’étudier le monde de l’argent d’un point de vue pratique : une simple analyse dialectique suffit.

Il n’y a pas de notion de valeur sans différence de valeurs. Par suite, tout système, tout mode d’échange fondé sur la notion de valeur marchande suppose une différence de valeur entre les choses, entre les produits, entre les producteurs, donc entre les « citoyens ». En clair, elle implique des différences de prix, des différences de salaires et, à terme, l’inégalité en droits. Un système régi par la notion de valeur marchande est donc inégalitaire par nature, quoi que pensent les hommes et quoi qu’ils fassent. Largent est synonyme d’inégalité. Or, quand on sait que l’Egalité est le principe fondamental de l’ordre social, il est inutile de se demander plus longtemps pourquoi aucune Société — du moins ce qui en tient lieu — ne connaît l’harmonie sous le règne de l’argent.

Par ailleurs, il saute aux yeux que Largent qui est au cœur de nos « Sociétés » n’a aucune dimension sociale. La croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger résulte d’un mode d’échange ; elle induit une conception de l’échange ; elle est concentrée sur les objets, leur soi-disant valeur et le moyen de la mesurer, non sur les citoyens, leurs droits et le moyen de les garantir ; aucune considération sociale n’entre en ligne de compte. Elle a bien sûr des conséquences sociales, mais cela n’en fait pas une conception sociale. En outre, la notion de valeur résulte d’un mode d’échange individualiste, réduit les Citoyens, en tant que protagonistes des échanges, à de simples individus et développe ainsi l’individualisme au point que nous parlons aujourd’hui, sans être choqués par la contradiction, de « sociétés individualistes ». Des individus ayant pour devise « chacun sa gueule » sont-ils vraiment Citoyens ? constituent-ils vraiment une Cité ?

Enfin, peut-être faudrait-il s’interroger aussi sur la valeur tant vantée de la notion de valeur marchande elle-même ! Que représente-t-elle en effet du point de vue des objets et de celui des hommes ?

La valeur marchande d’un objet est supposée correspondre à la valeur de l’objet lui-même. Or elle varie selon la rareté de l’objet, selon la puissance et la cupidité du propriétaire, selon les besoins du demandeur, selon l’époque, selon le lieu, etc., bref selon des considérations essentiellement extérieures à l’objet. Elle n’a donc aucun sens et n’est donc pas nécessaire du point de vue des objets. Il est possible et même probable que, dans les premiers temps du troc, les protagonistes des échanges aient pris en considération le temps et la difficulté de fabriquer, de se procurer, de déplacer les objets afin d’établir entre eux une équivalence globale. Comme ils se connaissaient et avaient encore le sens de la communauté, ils mêlaient sans doute à ces considérations matérielles des considérations humaines. On voit donc que, dès le départ, la valeur marchande des objets n’avait guère de rapport avec leur valeur intrinsèque — car ils n’en ont aucune en réalité, la seule valeur, la vraie valeur d’un objet étant celle que chaque individu lui accorde selon ses critères personnels —, que c’est donc en soi une notion artificielle et arbitraire. Encore était-ce là la situation idéale. Mais il aura sans doute fallu peu de temps pour que l’intérêt personnel prenne le pas sur toute autre considération, pour que chaque protagoniste des échanges exagère la valeur des objets qu’il était prêt à céder et dénigre celle de ceux qu’ils convoitaient, pour que la valeur marchande des objets soit finalement dictée par le plus puissant ou le moins pressé et devienne plus artificielle et plus arbitraire qu’elle ne l’est déjà par nature.

Remarquons bien que nous n’avons étudié ici que les conséquences directes de l’argent, indépendamment du mode de mesure et du système d’unité que la notion de valeur implique. A ces conséquences directes de Largent au sens strict s’ajoutent donc celles du troc que nous avons vues plus haut et celles de la monnaie qu’il nous reste à voir.

VII. LA MONNAIE

Tout ce que je vais dire maintenant se rapporte à l’argent au sens large et découle de l’argent au sens strict.

1) Origine

Une monnaie, au sens large, est un moyen d’échange. Son principe vient du troc. En effet, bien que le troc soit un échange direct entre individus, deux individus doivent parfois passer par un tiers pour parvenir à un échange satisfaisant les trois parties. Autrement dit, l’un d’eux doit échanger n’importe quoi avec un troisième pour obtenir de lui un bien qui intéresse le deuxième et qu’il pourra échanger avec ce dernier contre l’objet qu’il détient. Le bien ayant servi d’intermédiaire, que le premier n’a acquis que pour l’échanger aussitôt et n’est pas désiré pour lui-même, a servi de moyen d’échange. L’échange triangulaire ou indirect peut aussi être réalisé de manière involontaire : un individu acquiert par échange un objet, puis, après un certain temps, il s’en lasse ou désire acquérir autre chose et l’échange à son tour. Il est d’ailleurs probable que l’idée de pratiquer l’échange indirect et de recourir à des moyens d’échange ait été inspirée par ce genre d’expérience.

Sous le troc tout (excepté les services) est potentiellement un moyen d’échange : il n’y a donc pas de moyen d’échange, c’est-à-dire d’objet ayant exclusivement cette fonction. Pour autant, la pratique de l’échange indirect existe et c’est elle qui, avec l’évolution, entraîne la sélection d’objets de référence de plus en plus pratique du point de vue des échanges (monnaies primitives) puis la création de moyens d’échange standards sur le plan de la forme, de la taille, des matériaux, du poids, etc. (monnaies modernes).

Les premiers moyens d’échange, les monnaies primitives, furent des objets ayant, pour une raison ou une autre, une grande valeur aux yeux des intéressés. Ils pouvaient être désirés aussi bien pour eux-mêmes, pour être utilisés en tant qu’objets, que pour leur capacité à représenter de la valeur et à servir au besoin de moyen d’échange. Servirent de monnaies primitives des animaux (bœufs, vaches, chevaux, moutons, etc.), des objets fabriqués (armes, bijoux, etc.) ou des objets naturels (pierres, coquillages, etc.). Plusieurs monnaies primitives coexistaient. Inutile de dire que la possession en grande quantité de ces biens était déjà un symbole de richesse, de pouvoir, de réussite, de vertu et que, par conséquent, les hommes étaient prêts à toutes les bassesses pour s’en procurer le plus possible. Déjà la monnaie — le fait d’en avoir ou d’en manquer — inspirait tous les vices : l’envie, l’orgueil, le mépris, l’avarice, la servilité, etc.

Par la suite, avec la spécialisation toujours plus poussée des producteurs et l’accroissement de leur complémentarité, la fréquence des échanges augmenta et le besoin de monnaies de plus en plus pratiques se fit sentir. J’insiste sur le fait que c’est uniquement par rapport aux échanges, en tant qu’étalons de la valeur, que les monnaies devinrent pratiques, non d’un point de vue social. Pour qu’elles remplissent toujours mieux leur office, les hommes adoptèrent des standards visant à garantir la valeur de l’unité monétaire. Ils abandonnèrent progressivement les biens périssables, imposants, irréguliers ; ils donnèrent à leurs monnaies une forme (d’abord inspirée par celle de leurs monnaies primitives), donc un poids, de plus en plus uniforme ; ils réduisirent la taille, donc la valeur, de l’unité monétaire pour permettre les petites transactions comme les plus importantes ; ils comprirent assez rapidement que le métal (or, argent, cuivre) répondait le mieux à ces critères et à leur souci de rendre leur monnaie aussi infalsifiable que possible ; ils punirent de la peine capitale les contrefacteurs. Plus tard, la technique permis d’imaginer le papier monnaie dont la valeur fut gagée sur des réserves métalliques et garantie par la puissance de l’Etat. Aujourd’hui, la valeur des unités monétaires virtuelles repose presque exclusivement sur la puissance de l’Etat et la soumission générale.

Remarquons bien que les hommes ont inventé des monnaies, mais pas le principe du moyen d’échange qu’ils avaient hérité du troc et qui ne devait rien à leur imagination. Il serait donc plus juste de dire qu’ils ont façonné des monnaies plus qu’ils ne les ont inventées. Cette nuance est importante car elle réfute l’affirmation aussi courante que fausse selon laquelle « les hommes ont inventé l’argent », sous-entendu « ils avaient de bonnes raisons, ils savaient ce qu’ils faisaient, l’agent est donc une bonne chose ». Nous voyons, au contraire, qu’ils n’ont pensé à rien, qu’ils n’ont fait que suivre le chemin tracé par l’argent, c’est-à-dire la notion de valeur et l’échange individualiste.

Les premières monnaies modernes furent l’œuvre de particuliers puissants pour asseoir et étendre leur puissance. Puis les Etats, afin de payer leurs troupes et prélever des impôts sur leurs sujets, se réservèrent le monopole de la création monétaire. Enfin, les grandes banques dépouillèrent les Etats du contrôle monétaire et même de la création de monnaie pour asservir les nations par la dette. Pourtant, les monnaies sont toujours garanties par les Etats qui sont donc les complices des banques et coupables de trahison envers leurs sujets.

De par leur nature, les monnaies primitives puis standards masquèrent longtemps leur véritable raison d’être, à savoir qu’une monnaie matérielle n’est que le support de la valeur marchande qui, elle, est nécessaire à l’échange individualiste. La notion de valeur marchande est une abstraction ; tout support matériel est donc fondamentalement une illusion. J’en veux pour preuve le fait que la monnaie puisse être intégralement dématérialisée aujourd’hui sans que le système monétaire en souffre (même si cela a finalement ouvert la porte à de nouveaux abus). Dans ces conditions, la monnaie qui n’est qu’une question de confiance se confond avec l’argent qui n’est qu’une croyance. Des chiffres sur un compte bancaire, sans aucune forme de réalité, ne sont de la monnaie que pour celui qui y croit, que pour celui qui a confiance dans le système. Un tel système ne repose sur rien ; il peut s’effondrer du jour au lendemain.

La monnaie sous quelque forme que ce soit est inconcevable sans l’argent. Elle répond à une logique qui est celle de l’argent, héritée du troc. C’est parce que l’argent implique une conception individualiste de l’échange que nous concevons la monnaie comme moyen d’échange et même comme le seul et unique moyen d’échange répondant à cette logique. Or l’échange sur le mode monétaire, forme de troc indirect, perpétue l’argent, la croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger. La boucle est bouclée.

2) Nature 

Quand on demande aux gens « qu’est-ce que la monnaie ? », ils répondent infailliblement : un moyen d’échange, un étalon de valeur et, pour les plus inspirés, un moyen de pouvoir. La monnaie est tout cela, mais elle est bien davantage.

La monnaie, c’est entendu, est :

  • une unité de valeur
  • un étalon de la valeur
  • un moyen d’échange, c’est-à-dire un moyen de paiement ou d’achat

Sur ce dernier point, il faut préciser que la monnaie est à la fois un moyen d’échange individualiste et un moyen d’échange qui s’échange, caractéristiques qu’elle tient du troc.

Mais c’est également :

  • une représentation de la propriété

Puisqu’elle permet d’acheter des biens, une somme de monnaie représente potentiellement tous les biens de valeur équivalente. Inversement, tous les biens ont une valeur et représentent potentiellement de la monnaie.

  • un bien, une propriété

La monnaie qui remplace les objets qui, sous le troc, étaient échangés directement est elle-même un objet, un bien, une propriété. Une propriété éphémère, certes, puisqu’elle est destinée à payer, mais une propriété quand même. En tant que telle, elle peut être accumulée, échangée, donnée, perdue ou volée.

Même virtuelles, sous forme de chiffres sur papier ou sur écran, des unités monétaires ont une existence parce que tout le monde convient qu’elles existent, parce qu’elles ont les mêmes capacités et les mêmes défauts que des unités matérielles, parce que, comme nous l’avons vu, la monnaie est un concept qui, en dernière analyse, n’a pas besoin de support.

Elle est de ce fait :

  • un moyen d’appropriation et de dépossession

La monnaie, comme tout moyen d’échange, sert à acheter et transforme les objets payés en propriétés. Mais, dans un système monétaire, tout est question de valeur et, comme tout a une certaine valeur marchande, tout peut-être représenté par de la monnaie, tout peut-être vendu ou acheté. Fut un temps où les hommes eux-mêmes étaient littéralement des marchandises (l’achat couvrant le crime de l’asservissement) et où les dettes transformaient les débiteurs en esclaves.

Avoir de la monnaie ouvre autant la porte de la propriété que ne pas en avoir la ferme. Par ailleurs, comme nous l’avons vu, la monnaie est en soit un objet qui peut être perdu ou volé comme n’importe quel objet, et plus facilement que beaucoup puisqu’elle est faite pour être « pratique ». Or ce qui la rend pratique pour les gens honnêtes la rend tout aussi pratique pour les voleurs qui ne sont pas tous hors la loi.

Il s’ensuit qu’elle est :

  • un moyen d’accéder au marché

Ceci fut vrai de tout temps mais l’est plus encore à l’heure où tous les échanges passent par la monnaie, où les individus ne fabriquent plus rien seuls et où la satisfaction de leur moindre besoin exige qu’ils aient accès au marché, droit que seule la monnaie confère. Cette caractéristique est, du reste, celle de tout moyen d’échange. Seules les modalités particulières pour accéder au marché dépendent de la nature du moyen d’échange en question.

  • une portion de tous les droits dont la jouissance ou l’exercice passe par l’accès au marché

Nous avons dit que la monnaie est un moyen de posséder, c’est-à-dire d’acquérir le droit de propriété sur les biens achetés. Nous avons ajouté qu’elle confère le droit d’accéder au marché. La propriété découle d’ailleurs de l’exercice de ce dernier droit. Mais combien d’autres droits sont-ils eux aussi soumis à la condition d’accéder au marché, de pouvoir acheter ou payer, bref de disposer de monnaie ? Même les droits fondamentaux tels que manger, se loger, se vêtir passent par elle. Celui qui dispose d’un budget inépuisable à tous les droits ; celui qui n’a pas d’argent n’en a aucun.

  • Une matérialisation des droits, en commençant par celui d’accéder au marché

La monnaie est à la fois un bien et l’incarnation de droits. Elle matérialise donc les droits, en commençant par celui d’accéder au marché. Ils s’ensuit que les droits sont extérieurs aux individus, qu’ils sont pour ainsi dire autonomes. Ce ne sont pas les individus qui ont des droits, ce n’est pas non plus la « société » qui garantit ces droits, c’est la monnaie qui les détient et en confère aux individus qui parviennent à s’en procurer. Un individu n’a aucun droit par lui-même : il n’en a éventuellement qu’en tant que détenteur de monnaie.

  • une limite intrinsèque des droits, en commençant par celui d’accéder au marché

Un droit est naturellement borné par les besoins et les envies du citoyen, par l’exercice par ses concitoyens du même droit, par le respect des autres droits d’autrui, par la nature des choses et, au besoin par la loi. En matérialisant le droit d’accéder au marché sous forme d’unités, la monnaie fixe seule et selon ses propres règles les bornes de ce droit et de bien d’autres ; elle n’en limite pas un, elle les limite tous ; elle ne limite pas seulement leur exercice mais leur existence ; elle ne les limite pas ponctuellement mais universellement.

Par ailleurs, l’exercice d’un droit n’en ôte pas la jouissance. Un Citoyen ne perd pas ses droits à mesure qu’il les exerce. Il peut ne plus pouvoir les exercer en raison des bornes « naturelles » que leur exercice rencontre, mais il n’en est pas dépouillé. Or la monnaie impose la logique inverse. Il n’est possible de jouir des droits qu’elle incarne qu’à la condition de la céder lors de leur exercice, c’est-à-dire lors du payement. Quand on paye une chose, la somme nécessaire au paiement passe en d’autres mains et on n’en dispose plus soi-même pour payer autre chose. Quand on utilise toute sa monnaie, on n’a plus aucun droit.

  • un moyen de pression, d’exploitation, d’oppression, de corruption

Conséquence des diverses fonctions et caractéristiques de la monnaie : celui qui paye ou qui est en position d’exiger un paiement est le maître de celui qui (se) vend ou doit casquer. Comme tout le monde a un besoin vital de monnaie et que ceux qui en ont peu sont dans la dépendance de ceux qui en ont beaucoup, la monnaie est un moyen pour les puissants — qu’ils tiennent leur puissance d’une position élevée ou de leur richesse — de tout marchander, de tout acheter, de tout écraser, de tout corrompre pour, in fine, dépouiller les faibles de leurs droits (d’abord de ceux dont la jouissance ou l’exercice passe par la monnaie, puis de tous les autres) et asseoir leur domination sous le nom d’exploitation (sens économique) ou d’oppression (sens politique). Ceci est aussi vrai pour les individus, que pour tous les groupes d’individus (collectivités, associations, entreprises, états).

La monnaie, c’est du droit. De toutes ses caractéristiques, celle-là est la plus importante. Parler de droits sans jamais tenir compte du fait que la jouissance de la plupart d’entre eux dépend à l’évidence du moyen d’échange en vigueur, en l’occurrence de la monnaie, revient à brasser du vent ; c’est se condamner à ne rien comprendre aux droits, aux inégalités et à la « société » en général. Présenter la monnaie comme un simple « moyen d’échange », la réduire à un instrument économique passif, sert précisément à évacuer sa dimension (anti)sociale, à nier son rapport avec les droits, et, par la même occasion, à enterrer la question de son abolition. En effet, il n’est pas possible d’analyser sérieusement la monnaie sans se rendre compte rapidement qu’elle est aberrante à tous les niveaux et qu’il est impératif de l’abolir. Minimiser le sujet pour l’occulter complètement est donc le meilleur moyen de cautionner l’ordre des choses présent ou plutôt le désordre. Il faut donc aussi se poser la question : ceux qui détournent leur regard et intiment le silence le font-ils par ignorance, bêtise, lâcheté ou hypocrisie ? Aujourd’hui, en tout cas, cela ne peut plus être seulement de l’ignorance !

VIII. LA MONNAIE : PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT & REGLE D’OR

La monnaie est une évolution du troc qui fut le mode d’échange adopté sans réfléchir et faute de mieux par les « hommes des cavernes ». Elle repose sur l’argent qui sous-tend également le troc et n’a pas davantage été pensé. Autant dire que les concepts de base du système monétaire sont d’une extrême simplicité. Sans doute l’économie moderne est-elle complexe sous certains rapports. Il n’en demeure pas moins que ses mécanismes fondamentaux sont à la portée du premier venu. N’échappent au bon sens que les astuces des experts et les folies des escrocs. Mais les experts gèrent-ils mieux les nations qu’un bon père son foyer ? L’expérience nous apprend que non et l’avenir risque fort de nous rappeler cruellement cette vérité. La complexité de l’économie n’est finalement qu’un prétexte pour dépouiller les « citoyens » ordinaires de leur droit de gérer ou du moins de contrôler la gestion du bien commun. Celui-ci est bientôt regardé par les spécialistes comme leur bien propre et ils agissent, comme tout un chacun, en fonction de leurs intérêts particuliers.

Principes de fonctionnement

Nous avons vu que la monnaie, de par sa nature, est une calamité. Elle fonctionne, en outre, selon deux principes qui n’arrangent rien : celui des vases communicants et celui de l’attraction.

  • vases communicants

L’échange monétaire est un troc représentatif. La monnaie représente, en terme de valeur, les biens qu’elle achète et les services qu’elle paye. Elle change donc de mains au cours de la transaction, comme une vulgaire balle, et est valide entre toutes quels que soient les moyens par lesquels elles s’en sont emparés, d’où l’adage « l’argent n’a pas d’odeur ». Mis à part l’Etat et aujourd’hui les banques, personne ne la crée. Pour en avoir, il faut s’en procurer. Pour qu’il y en ait ici, il faut en prendre là. C’est le principe des vases communicants. Tout est soumis à ce principe. Quand l’Etat annonce une baisse d’impôts alors que ses dépenses augmentent, seuls les contribuables naïfs peuvent croire qu’ils ne vont pas payer autrement et doublement ; ils vont bien sûr être taxés en tant que consommateurs. Quand une entreprise investit d’un côté ou réserve son argent pour une chose, elle fait par ailleurs des économies de bouts de chandelles. Quand un client achètent, il paye avec de l’argent qu’il a lui-même reçu en tant que vendeur (travailleur). Même les produits « gratuits » pour les consommateurs sont toujours payants pour les producteurs et payés par des tiers qui y trouvent profit, lequel se réalise in fine sur les consommateurs.

Ce fonctionnement n’a rien de choquant pour un capitaliste. Pourtant, comment ne pas comprendre qu’un moyen d’échange obligeant chacun à se le procurer auprès ou aux dépens d’autrui dresse fatalement les individus les uns contre les autres ? Un tel moyen d’échange est vecteur de division et d’hostilité ; il plonge les « citoyens » dans une sorte de guerre civile larvée permanente.

  • attraction

La monnaie circule : chacun doit donc s’en procurer avant de la dépenser. Elle repose en outre sur l’argent, sur la notion de valeur marchande : il est donc inévitable qu’elle se répartisse inégalement par le simple jeu des valeurs. Enfin, elle incarne les droits : en avoir est vital ; chacun doit s’en procurer par tous les moyens et autant que possible ; ceux qui parviennent à en avoir beaucoup ont plus de droits que les autres, ils ont du pouvoir sur eux, pouvoir dont ils usent pour s’enrichir davantage et accroître encore leur pouvoir. Autrement dit, de par ses propriétés et son mode de fonctionnement, la monnaie se concentre inévitablement entre certaines mains, elle forme en quelque sorte des caillots dans le corps social, caillots qui, ayant un pouvoir d’attraction de par leur nature, ont plus tendance à grossir qu’à réduire. C’est la réalité et les mécanisme que sous-entendent les phrases suivantes : « On ne prête qu’aux riches », « l’argent va à l’argent », « selon que vous serez puissants ou misérables les jugements de cour vous feront blanc ou noir ».

La règle d’or :

Gagner de l’argent ou ne pas en perdre.

Dans un système monétaire, quelle que soit sa forme, il faut avoir de l’argent, au sens de « monnaie », donc en gagner par n’importe quel moyen aux dépens d’autrui voire à ses propres dépens ou ne pas en perdre, c’est-à-dire payer le moins possible.

Cette règle s’impose à tous (riches et pauvres, Etats et individus, patrons et syndicats), dans tous les domaines et à tous les niveaux (local, national, international). Tous ceux qui prétendent contester l’ordre des choses mais ne dénoncent pas la monnaie sont eux-mêmes des agents du système. Ils raisonnent comme leurs ennemis. Ils sont eux-mêmes les ennemis du changement. Ce sont des rebelles de carnaval, des anti-capitalistes de posture, des contre-révolutionnaires qui s’ignorent. Un employé qui court après les augmentations de salaire n’est guère différent de son patron qui court après le profit : tous les deux veulent de l’argent et cautionnent le système monétaire.

La manière légale de gagner de l’argent, de se procurer de la monnaie, est de vendre soit un bien personnel (acheté ou fabriqué) soit son travail. La loi, c’est la logique du troc. Il est également légal d’en recevoir en guise de don ou de cadeau, le donateur étant libre d’user librement de ses biens, donc de les donner s’il le désire. Inversement, il est illégal et considéré comme un vol de s’emparer de l’argent d’autrui par la force ou sans contrepartie s’il n’est pas consentant. Voilà pour la théorie ! En pratique, la notion artificielle et arbitraire de valeur sur laquelle repose la monnaie crée un flou artistique propice à de nombreux abus. Toute transaction est une escroquerie pour l’une des parties. La loi ne peut donc condamner que les plus flagrantes. De même, il n’y a aucune différence fondamentale, du point de vue de la victime, entre voler un bien de vive force ou spolier des droits par le jeu des valeurs qu’une position dominante permet d’imposer. Il y a loin dans le système monétaire entre ce qui est légal et ce qui est légitime. Tout est tellement absurde que rien n’est légitime et que la loi n’est que sophismes.

Par exemple, on sait que la monnaie vient du troc sous lequel l’échange d’objets entre eux établit leur équivalence en terme de valeur. La valeur est une notion changeante, mais il est admis que la valeur d’un objet est celle sur laquelle les protagonistes de l’échange se sont entendus. Autrement dit, l’échange consacre « la juste valeur » des choses, ce qui, dans le système monétaire, se traduit par « le juste prix ». On paye et on vend donc toujours au juste prix. Ainsi tout salaire accepté est de même le juste prix du travail. C’est oublié un peu vite que celui qui est en position de force peut imposer ses conditions et fixer la valeur de l’objet en question selon ses intérêts, sans aucun rapport avec l’objet lui-même. C’est ce que se gardaient bien d’évoquer les patrons quand ils payaient leurs employés au lance-pierre en prétendant que c’était le juste prix, quand ils les spoliaient légalement et avaient encore le front de se trouver généreux parce qu’ils leur donnaient du travail ! L’exploitation n’est jamais que du vol, un vol subtil, celui de tous les droits (sous forme monétaire) que le patron retient. Comme il ne les a pas ravis, puisqu’il ne les a pas remis à ses employés, il n’y a pas de délit ; et comme il en redistribue quand même quelques-uns, il noie le poisson et la pratique est parfaitement légale. S’il les retenait tous, ce serait manifestement de l’esclavage, lequel n’a pas toujours été interdit. Le problème est que, dans un système monétaire, il est impossible, en dehors des cas extrêmes, de fixer une limite précise entre riches et pauvres, entre normalité et exploitation, entre l’honnêteté et l’escroquerie. Combien faut-il gagner pour être riche ou pour ne pas être exploité ? Combien faut-il vendre un objet pour être honnête ou ne pas être un escroc ? Posée en termes monétaires la question est insoluble.

Nous venons de voir comment l’argent se gagne légalement et comment, inversement, les droits peuvent être spoliés tout aussi légalement au nom de la sacro-sainte valeur marchande. Par ailleurs, nous savons que la monnaie est vitale, suscite l’envie et donne du pouvoir et que, du fait même de reposer sur la notion de valeur, elle se présente sous forme d’unités anonymes et vagabondes. Entre ce qu’elle oblige à faire et ce qu’elle permet de faire, faut-il beaucoup d’imagination pour deviner tout ce que les hommes feront, légalement ou illégalement, de gré ou de force, pour s’en procurer ou ne pas en dépenser ? Certains sont prêts à tout, ils tueraient père et mère, ils sacrifieraient le monde entier, ils vendraient leur âme. Tous, à des degrés différents, sont prêts à s’abaisser pour des miettes et se prostituent d’une certaine manière. Ceux qui ne s’abaissent pas volontairement y sont contraints par la nécessité. C’est ainsi que la monnaie, l’espoir d’en gagner et la crainte d’en perdre, pousse à tous les vices et fait commettre des erreurs, des folies, des délits, des crimes, des accidents, des catastrophes.

IX. CONSEQUENCES DE L’ARGENT ET DE LA MONNAIE CONFONDUS

L’argent n’est pas neutre. Ce n’est pas un instrument, mais une croyance. Par définition, le fait que l’argent soit une croyance, qui plus est une croyance universellement partagée, implique qu’il façonne l’esprit des hommes et commande leurs actions. En les enfermant dans une conception de l’échange, il fixe la règle du jeu, il les oblige à jouer au Monopoly grandeur nature. Ils pensent bien sûr être libres d’agir, mais ils ne peuvent agir que selon ses règles, dans le cadre de ses lois. Ils peuvent d’autant moins s’échapper que les murs de leur prison sont uniquement dans leur esprit et qu’ils croient être maîtres de leurs pensées.

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La conséquence immédiate de l’argent, c’est-à-dire de la croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour changer, est un mode d’échange individualiste et inégalitaire. L’individualisme et l’inégalité ont à leur tour des conséquences sur les conceptions et les actes des hommes.

Avec l’évolution sociale et technique, ce mode d’échange engendre un moyen d’échange fondé sur la notion de valeur : la monnaie. Aux conséquences intrinsèques de l’argent s’ajoutent alors celles de la monnaie. Toutes ces conséquences sont directement ou indirectement celles de l’argent, c’est à lui qu’en revient la paternité, de sorte qu’il est correct, quoique parfois troublant, de dire l’argent à propos de chacune d’elles.

En dehors de la manière même dont est organisé le monde sous l’argent, ces conséquences sont de trois ordres : philosophiques, psychologiques et concrètes.

Les premières conséquences portent sur la façon dont les hommes conçoivent les paramètres sociaux.

  • L’argent à la place de l’Homme.  L’argent est le cœur du système monétaire. Les considérations humaines, l’Homme, sont secondaires. Il ne peut en être autrement tant que les hommes conservent la monnaie qui les assujettit à l’argent et leur inculque une conception de l’échange vide de toute dimension sociale et contraire à tous les principes de l’ordre social. L’Homme ne peut être au centre du système, c’est-à-dire de la société, qu’en tant que Citoyen. Il faut, pour cela, que la Citoyenneté ait un sens, que les individus soient considérés comme des Citoyens et traités comme tels quand ils en sont d’après les Principes, que les hommes cessent d’être obsédés par la notion de valeur et pensent en terme de droits.
  • Ignorance des Principes. Il est impossible d’établir l’harmonie sociale si l’on ignore les principes de l’ordre social. Or l’argent impose une logique tout autre, laquelle est mise en pratique par la monnaie. Bien que les hommes sentent, en tant qu’êtres êtres sociables, que leur système ne tourne pas rond, ils sont incapables d’en comprendre la cause et de trouver le remède. Etant imprégnés de préjugés monétaires, l’argent est pour eux un paramètre naturel. Ils font leur sa logique et, avec elle, toutes ses aberrations. Ils considèrent comme la dernière des évidences des choses complètement absurdes. Dans ces conditions, tous les mots relatifs à des concepts sociaux, en commençant pas la définition même d’une société, sont faussés, insignifiants ou vides de sens.
  • Matérialisation, extériorisation et circulation des droits. Largent, qui naît du troc autant qu’il le sous-tend, et qui sous-tend la monnaie autant qu’elle le perpétue, implique une forme d’échange particulière. Aux cours des échanges, des objets changent de mains. C’est de là que viennent les notions de valeur marchande et d’unité de valeur, la monnaie. Représentant les objets en terme de valeur, la monnaie change elle aussi de mains au cours des échanges. Or la monnaie n’est pas simplement une unité de valeur. En tant que moyen d’échange, elle incarne le droit d’accéder au marché. Sous l’argent, ce droit est donc matérialisé dans les unités monétaires qui seules le confèrent, il est extérieur aux individus et il circule. Autrement dit, ce droit qui permet de jouir du droit plus général de profiter des bienfaits de la Cité n’appartient pas aux Citoyens, il ne dépend en rien de la Citoyenneté, il est tout entier dans ces misérables unités que les individus doivent se disputer. C’est une logique, celle de Largent et du système monétaire, mais ce n’est certes pas celle d’une Société digne de ce nom.
  • Limitation artificielle des droits. En matérialisant les droits, en réduisant le droit d’accéder au marché à une somme d’unités, l’argent (la monnaie) en fixe les bornes en proportion. Les « citoyens » ne jouissent donc pas d’un droit conféré par la citoyenneté, d’une portée indéfinie et borné par leurs besoins et envies, par l’exercice par leurs Concitoyens de ce même droit, par la nature des choses et au besoin par la loi : leur pouvoir d’achat est limité uniquement par le nombre d’unités dont ils disposent, indépendamment de toute contrainte réelle. Même si rien en réalité ne s’opposent à ce qu’ils achètent plus, même si l’intérêt général serait qu’ils achètent davantage, leur pouvoir d’achat, leur pouvoir tout court, est bridé sans autre raison que les lois de l’argent. Cette limite inutile est aussi arbitraire qu’artificielle. Mais comme les hommes pratiquent un mode d’échange reposant sur la notion de valeur et croient mordicus qu’elle est nécessaire pour échanger, ils acceptent tout ce que cela implique (droits extériorisés, matérialisés, mobiles et restreints) aussi absurde et funeste que cela soit.
  • Incompréhension de l’inégalité / Ignorance de ce qu’est l’Egalité.La monnaie ne peut pas se répartir également et, le pourrait-elle, que les droits qu’elle confère seraient dénaturés (voir les deux points précédents). Le système monétaire est inégalitaire par nature. Mais, comme les hommes ne remettent pas Largent en cause et ne font pas le lien entre la monnaie et les droits, ils admettent que l’Egalité est impossible (ce qui est bien sûr le cas dans ces conditions) et l’imputent aux différences naturelles entre les individus. En fait, ils ne comprennent rien aux droits et à l’Egalité. Ils constatent l’inégalité entre riches et pauvres, inégalité qui se manifeste par des différences de fortune, mais au lieu d’en déduire que les uns ont plus de droits que les autres tout simplement parce qu’ils ont plus d’argent, ils l’expliquent par le fait que les riches ont plus de talents et de vertus. Outre qu’il serait facile de démonter cet argument, il est évident qu’avoir plus ou moins de monnaie n’a de sens que dans un système monétaire, puisque, dans un système non-monétaire, un homme avec ou sans talent ne peut être ni riche ni pauvre en terme de monnaie, qu’il est tout simplement Citoyen. En fait, la monnaie oblige à justifier, tant bien que mal, l’inégalité en droits qu’elle occasionne par les différences naturelles, comme si l’état de Société était l’état de Nature ; elle empêche d’admettre que l’inégalité en droits est un non sens, dans la mesure où il n’y a de droits qu’en Société et où une Société n’établit pas les droits en fonction des individus mais les attache à la Citoyenneté ; enfin, elle interdit de formuler le principe suivant : Des Citoyens ont des droits, dont celui d’accéder au marché, parce qu’ils sont Citoyens.

La conséquence générale de ces conceptions philosophiques en matière politique et économique est l’incapacité des hommes à comprendre ce qui ne tourne pas rond dans leur système et à le reproduire en tout ou partie chaque fois qu’ils essayent d’en sortir. Comme chaque partie est liée au tout, à l’argent, les modifications partielles sont illusoires, condamnées d’avance ou avec le temps. Ayant pour ainsi dire foi en l’argent, acceptant sans réserve ses commandements, ils cherchent généralement ailleurs que dans leur mode d’échange la cause du malheur commun, réflexe moins pertinent et tout aussi inefficace.

Le fait de concevoir ainsi le monde, les droits, les échanges et les rapports sociaux a à son tour des conséquences psychologiques sur la mentalité des individus, lesquelles déterminent leur comportement et leurs actes. L’ensemble des comportements et des actes, imposés par l’argent ou permis par la monnaie, façonne un contexte particulier qui marque lui aussi le caractère individuel des hommes et enfonce le clou.

REDACTION EN COURS…

L’argent 
=> individualisme et inégalité
=> conséquences sur la perception du monde
=> conséquences sur les conceptions et les actes des hommes

Monnaie
=> conséquences “philosophiques”
– L’argent à la place de l’Homme.
– Ignorance des Principes.
– Matérialisation, extériorisation et circulation des droits.
– Limitation artificielle des droits.
– Incompréhension de l’inégalité / Ignorance de l’Egalité.

=> conséquences “morales”
– Individualisme
– Mesquinerie
– Avarice
– vénalité
– Arrogance
– Jalousie
– Colère
– Stress

=> conséquences « concrètes »
– Pauvreté
– Privations
– Richesse
– gaspillage
– Exploitation (travailleurs, contribuables, automobilistes, fumeurs)
– Oppression (pas de démocratie)
– Magouilles
– Escroquerie
– Vol
– Chantage
– Rapt
– Meurtres
– Crises chroniques
– Chômage
– Divorces
– Pollution
– Oligarchie
– TOUT TOUT TOUT, du moins tout ce qui est négatif

IX. L’ARGENT EST UN TYRAN

L’argent est une croyance. Il est dans la tête des hommes. Les hommes ne peuvent pas en faire abstraction. Ils ne peuvent qu’accepter ses conséquences et se soumettre à lui. Or il commande leur conception de l’échange, la façon dont ils sont reliés entre eux ; il est au cœur des rapports sociaux et donc au centre de la Société. L’en déloger, pour mettre l’Homme à sa place, est une vue de l’esprit, d’autant plus que les hommes ne savent pas ce qu’il est. Ils ne savent d’ailleurs même pas ce qu’est la monnaie qui focalise leur attention. En effet, leur désir de recentrer la « société » sur l’Homme est une réaction aux contraintes financières qui font accorder la priorité aux considérations financières, autrement dit à la monnaie qu’ils réduisent à des unités neutres ou du moins susceptibles d’être domptées. Cette idée est la preuve qu’ils ignorent ce qu’est la monnaie, sa nature et en particulier ses principes de fonctionnement qu’il est impossible de contrarier et qui, à eux seuls, rendent vain de prétendre faire passer les considérations humaines avant les considérations financières dans un système monétaire. Mais cette idée souvent exprimée est aussi la preuve que les hommes suivent, par nature, une autre logique que celle de l’argent.

Les hommes sont des êtres sociables. Ils aspirent à vivre en Société, dans la paix, la justice et l’harmonie. Ils sentent d’instinct que l’Egalité en est la condition, ils l’invoquent depuis longtemps, ils lui courent après, ils essayent en vain de l’instaurer. De manière générale, l’Humanité tend vers l’Egalité. Je ne veux pas dire par-là que l’Egalité doit être universelle mais qu’elle doit régner parmi les hommes constitués en Société. Comme tous appartiennent à un groupe à caractère social, l’Egalité n’est étrangère à aucun. Elle est la boussole de tout citoyen et de tout individu censé l’être. Malheureusement, l’argent n’a, lui, aucune dimension sociale.

Ainsi, deux logiques, deux forces opposées se partagent l’Empire et les esprits : celle de l’argent, individualiste et inégalitaire, et celle de l’Egalité, de la Société, de l’Humanité, bref des êtres sociables que sont les hommes. La première est négative et destructrice ; la deuxième est positive et constructive. Les hommes sont donc condamnés à accomplir leur destinée avec des instruments inadéquats et des préjugés dramatiques. En Occident, ils ont malgré tout réussi à faire, sur le plan social, tout ce qui était en leur pouvoir, tout ce qui ne dépendait pas expressément de l’argent. Aujourd’hui, tout nouveau progrès doit se faire aux dépens d’une conséquence naturelle de l’argent. Il ne leur est donc possible d’avancer qu’en s’attaquant à l’argent lui-même. Toute hésitation permet à ce dernier de reprendre du terrain, ce qui se traduit, du point de vue des hommes, par une régression sociale. Cette reculade permet éventuellement de refaire un pas en avant et de masquer une lâcheté par une illusion. Les choses en resteront là tant que les hommes n’auront pas conscience de l’obstacle qui désormais se dresse nu devant eux. Cet obstacle n’est pas insurmontable par nature, mais il l’est dans le système monétaire. Dans ce système, c’est lui le roi.

L’argent ne peut exister sans régner. Il règne à la lumière ou dans l’ombre quel que soit le régime politique et le système économique. Il ne laisse aux hommes d’autre alternative que le capitalo-libéralisme ou le capitalisme d’Etat, c’est-à-dire une soumission totale ou une insubordination de façade sinon passagère. Dans tous les cas, les hommes trinquent. Quand l’argent règne sans entrave, l’aristocratie des riches, la pire, est toute puissante ; quand un pouvoir politique fort le gène aux entournures, la masse subit à la fois la dictature et la misère qui résulte des dérèglements économiques. Autrement dit, que les lois de l’argent soient respectées ou faussées, les hommes, dans leur ensemble, sont toujours perdants. Le drame est qu’ils ignorent aussi toujours la cause de leur malheur qu’ils imputent, par facilité, à leurs semblables et au régime. Quand ils sont sous une botte, ils veulent de la liberté ; quand ils ont la « liberté » et s’aperçoivent qu’elle ne profite qu’aux riches, ils veulent de l’Egalité et de l’Etat dont ils déchanteront tout autant. Ils sont ainsi pris dans un jeu de bascule : dictature ou « démocrature ».

La démocrature, c’est la dictature sous l’apparence d’une démocratie. Les riches ont bien compris qu’ils n’ont pas besoin de la force physique pour dominer. Celle-ci leur attire l’attention, suscite la haine contre eux et provoque des réactions violentes légitimes parfois incontrôlables. La Liberté est bien plus désarmante. Elle a meilleure presse, elle en impose aux naïfs, elle favorise la prospérité générale et assure leur domination. Sous le règne absolu de l’argent, les riches sont en effet assurés d’avoir tous les pouvoirs car elle (la monnaie) leur permet d’acheter et de posséder aussi bien les choses que les hommes. Ils ont par nature le pouvoir économique quels que soient les hommes aux manettes du pouvoir politique et ont en outre la possibilité soit de se faire élire, soit de faire élire qui ils veulent, soit de corrompre les élus, soit d’éliminer physiquement ou moralement leurs opposants.

Les riches ont, par définition, plus de droits, qu’ils emploient pour conserver leur suprématie en faisant simplement respecter à la lettre les lois de l’argent — dont ils sont les seuls à profiter pleinement, mais dont tout le monde espère profiter un jour. Dans ces conditions, la démocratie, le gouvernement du peuple, pour le peuple, par le peuple, est une foutaise. La démocratie est une vue de l’esprit dans l’inégalité qui est le terreau de la tyrannie. L’idée selon laquelle la démocratie apportera l’Egalité grâce à l’adoption de lois « plus justes » est un non-sens puisqu’elle prouve par elle-même que l’inégalité est et que la démocratie n’est pas. L’Egalité apportera fatalement la démocratie, mais l’inverse est un sophisme. La « Liberté » a toujours accouché de la démocratie représentative qui est une négation de la démocratie, faite par les riches, pour les riches. Et derrière les riches : l’argent.

L’argent est au-dessus des peuples, des lois humaines, des gouvernements, des riches, des banques. Ses lois s’imposent à tous car tous le vénèrent, tous l’épargnent, tous l’ignorent, tous le servent. Il règne parce qu’il est incontesté. Il tyrannise l’Humanité parce que les hommes ne l’ont pas encore reconnu comme le tyran à abattre. Aucun régime ne peut échapper à son emprise à moins de lui passer sur le corps. Aucune révolution ne peut aboutir à moins de frapper l’ancien régime à la tête.

X. LES DISCIDENTS CONTRE-REVOLUTIONNAIRES

Ce qui ne tue pas le système le rend plus fort. Or le système est tout entier dans l’argent, dans la croyance que la notion de valeur marchande est nécessaire pour échanger. C’est cette croyance qu’il faut anéantir grâce à un moyen d’échange autre que la monnaie, reposant sur les principes de l’ordre social et imposant de fait une autre conception de l’échange. Toute autre mesure en vue de changer les choses est illusoire et vaine. L’argent induit un ordre des choses inégalitaire, et l’inégalité est le terreau de la tyrannie. Tout désordre social, toute forme de tyrannie est le fruit de l’argent. Les hommes qui concourent aux désordres et agissent en tyrans ne sont que les symptômes de l’inégalité, ils ne sont que les instruments, les valets, les esclaves de l’argent. Du reste, ceux qui pâtissent de cet ordre des choses ne sont pas plus innocents que ceux qui en profitent. Les bougres au bas de l’échelle sociale sont eux aussi des adeptes de l’argent et cautionnent le système qui engendre les monstres qui les oppriment. Ils déplorent des effets dont ils chérissent la cause. Quiconque ne se dresse pas intelligemment contre l’argent est objectivement complice de tous ses forfaits. Quiconque désire malgré tout s’opposer au désordre des choses en est réduit à courir après des leurres.

Si tout tourne autour de l’argent, tout est adapté à lui, tout est fonction de lui. L’argent ne peut pas être le cœur du système sans apposer sa marque sur toutes les composantes du système, sans provoquer des dérèglements dans tous les domaines. Il est donc fatal que des problèmes apparaissent de tous côtés et que certains problèmes soient d’ailleurs purement monétaires. C’est donc à l’argent lui-même qu’il faut s’attaquer pour tout changer… ou rien ne change. Tout sujet autre que l’argent est secondaire et devient un leurre dès lors qu’il est présenté comme une priorité et que son traitement isolé (et illusoire) est considéré comme une finalité.

Voici la liste des leurres les plus courants :
– L’Etat
– Les gouvernants
– Les institutions
– Les fonctionnaires
– Les francs-maçons
– Les Bilderberg et Cie
– Les sionistes
– Les patrons
– Les syndicats
– Les riches
– Les médias (les journalistes)
– Les spéculateurs
– Les banquiers
– Les commerçants
– Les variations de prix
– La monnaie ou certaines de ses caractéristiques (thésaurisation, ciculation)
– La propriété
– La délinquance
– L’éducation
– L’école
– La religion
– La corruption
– La pollution

Ces leurres donnent lieu à des propositions voire à des courants politiques qui, à leur tour, deviennent des leurres aux yeux de leurs adversaires. Or, ceux qui font d’un de ces thèmes l’objet exclusif de leur lutte divergent et s’affrontent entre eux, mais ne diffèrent en réalité, les uns des autres, que par leurs sensibilités qui les portent vers l’un de ces thèmes plutôt que vers un autre et par leurs caractères qui les poussent vers une solution plutôt qu’une autre. Ils ont tous en commun de se tromper de cible, de se débattre en vain et d’être voués à l’échec. L’argent les condamne en quelque sorte au supplice de Sisyphe — qui devait rouler un rocher au sommet d’une montagne et devait sans cesse recommencer.

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Attention ! je ne dis pas que certains de ces leurres ne sont pas de réels problèmes et qu’il ne faut rien faire dans les domaines en question, mais que se concentrer sur eux enferme dans une réponse partielle qui ne résout pas le problème global, qui, au contraire, aggrave la situation et crée d’autres leurres, bref que vouloir agir dans ces domaines, sans s’attaquer en premier lieu à l’argent ou du moins sans avoir l’intention de s’en prendre à lui in fine, ne sert non seulement à rien mais est souvent un remède pire que le mal. Il faudra bien sûr intervenir dans certains domaines, car la Révolution trouvera en eux des obstacles et des ennemis, mais ces interventions ne sont pas l’objectif en soi. Il faut comprendre et garder à l’esprit que l’ennemi, c’est l’argent, que, s’il est indispensable d’écraser ses satellites, le but est de renverser le tyran.

Choisissez un de ces leurres. Sachant que l’Egalité est possible même si vous ne savez pas encore comment, imaginez un monde sans monnaie, une société réellement égalitaire et démocratique. Réfléchissez. Le problème posé aujourd’hui existe-t-il encore ? En est-il toujours un ? S’il ne disparaît pas de facto, les conditions ne sont-elles pas idéales pour le résoudre ? Enfin, après avoir triomphé des profiteurs et pour les empêcher à coup sûr de renaître, ne faut-il pas abolir la monnaie et éradiquer l’argent ? Conclusion : Concentrez-vous sur un de ces problèmes : vous ne le résoudrez jamais. Renversez l’argent : vous les aurez tous résolus.

Ceux qui mettent ces leurres en avant, ceux qui les agitent protègent l’argent. Ils se trompent d’ennemi et égarent les autres. Ils ne feront jamais de révolution. Ce sont, au mieux, des contre-révolutionnaires qui s’ignorent, au pire, des agents du système. Ils dénoncent des effets, ils poursuivent des lubies, mais ils ne visent pas le cœur du système. Ils peuvent tout au plus l’ébranler un temps, mais pas le renverser puisqu’ils sont eux-mêmes imprégnés des préjugés qui le soutiennent et font une mauvaise analyse du problème. Quoi qu’ils fassent dans ces conditions, même abolir la monnaie, l’argent demeure, continue de sévir et remonte bientôt sur le trône par la force des choses. Chassez le naturel, il revient au galop.

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Fight Club – La destruction des serveurs bancaires vue comme l’audace absolue.

XI. UNE TRANSITION EN COURS

Heureusement, la Révolution ne dépend pas entièrement de la volonté des hommes. Ils devront un jour se lever, mais c’est le système présent, poussé par l’argent, qui, sans le savoir, leur prépare le terrain et creuse sa propre tombe. Les révolutionnaires auront moins à créer les conditions de la Révolution qu’à saisir l’occasion qui ne manquera pas de se présenter. Ils auront moins à renverser l’argent qu’à lui donner le coup de grâce.

Si vous connaissez l’histoire des « révolutions » passées, vous savez  qu’un système peut s’effondrer en quelques jours voire en quelques heures. A un moment donné, l’ordre en place est miné de l’intérieur, les rapports de force s’inversent et, avec un peu d’audace et de courage, tout bascule. C’est le fait qu’il n’y ait jamais eu réellement de Révolution, puisque jamais l’Egalité n’a été instaurée, qui a permis à de nouvelles puissances de se constituer ou aux anciennes de relever la tête. La Révolution qui apportera l’Egalité sera, elle, invincible et irréversible.

Or, comme je l’ai expliqué, la Révolution implique une révolution au niveau de la conception de l’échange, donc l’anéantissement de l’argent et, par suite, l’abolition de la monnaie. Si j’ai raison, une évolution doit être perceptible à ce niveau dès aujourd’hui. Est-ce le cas ?

On ne peut pas nier que l’informatique a amené de grands changements dans ce domaine, qu’elle a même bouleversé le monde de la finance. Elle a permis d’effectuer sans effort des calculs jusqu’alors impossibles, de doter tous les individus d’un compte bancaire, de tout financiariser et d’accélérer les transactions jusqu’à effectuer des opérations démentes. Elle a dopé le système monétaire ; elle a rendu l’argent tout puissant. Mais la roche tarpéienne est plus proche du Capitole qu’on ne croit. Le système devenu fou et complètement virtuel est au bord de l’effondrement. L’argent croyait triompher : il ne vivait que son apothéose et s’apprête à pousser le chant du cygne. Or, quand on sait que le moyen d’échange de la Cité est inconcevable sans l’informatique, quand on sait que l’informatique est une des conditions de la Révolution selon le Civisme, il devient clair que, malgré les apparences, l’informatique est mortelle pour l’argent et la monnaie. Il est dans l’ordre des choses que le capitalisme ouvre la voie à la Révolution en favorisant une innovation qui scie la branche sur laquelle il est assis.

Plus concrètement, l’informatique permet la dématérialisation de la monnaie et sa manipulation via des cartes de crédits. La monnaie reste le moyen d’échange du système mais n’a plus de consistance, elle est purement virtuelle, ce n’est plus qu’une croyance : elle se confond désormais avec l’argent. A ce stade, la monnaie ne peut plus évoluer ; elle est au bout de son évolution. Mais le temps ne va pas s’arrêter pour autant. Dès lors, deux hypothèse : soit la monnaie n’évolue plus, ce qui contrarie la loi universelle, soit toute nouvelle évolution lui sera fatale, puisque le néant est le seul avenir du virtuel. Dans ce second cas, qui est la seule hypothèse probable, resteraient donc des cartes sans objet. Coïncidence : le Civisme prévoit des Cartes comme moyen d’échange. Ce ne sera plus des cartes de crédits servant à manipuler la monnaie mais des Cartes civiques permettant d’attester la Citoyenneté. Que seront les Cartes civiques sinon une évolution révolutionnaire des cartes de crédits, une évolution fatale à la monnaie ? Autrement dit, l’informatique qui fait la puissance de l’argent fait aussi la faiblesse de la monnaie. La dématérialisation de la monnaie, rendue possible par l’informatique, entraîne l’émergence d’un nouveau moyen d’échange et d’une nouvelle conception de l’échange qui seront fatales à argent et à la monnaie. L’informatique est à la fois un problème aujourd’hui et la solution pour demain.

Un autre indice de la transition en cours est la réalité de notre mode d’échange. En théorie, nous faisons toujours du troc via le système de représentation de la valeur marchande qu’est la monnaie. En théorie, un salaire est fonction de la valeur du travail qu’il rémunère. Sans revenir sur l’absurdité de la soi-disant équivalence entre la valeur marchande et le travail ou tout autre chose, tel était en effet le schéma appliqué du temps où les hommes étaient payés à la pièce ou à la journée. On pourrait croire qu’il en est de même lorsqu’ils sont payés, comme aujourd’hui, au mois. Mais qu’en est-il réellement lorsque des millions de travailleurs, aux activités fort différentes, sont payés au salaire minimum légal ? Dans ces conditions, ils ne sont plus payés en fonction de leur travail, mais selon un statut. Leur paiement n’est plus un troc mais la reconnaissance d’un droit, celui d’accéder au marché en proportion dudit salaire. Autrement dit, leur droit d’accéder au marché est lié d’abord à leur statut puis au nombre d’unités monétaires dont ils disposent. Ce mode d’échange est une étape entre deux modes d’échange ; il dénature le mode d’échange monétaire et annonce l’échange social selon lequel les individus auront le droit d’accéder au marché en raison de leur statut, du seul statut reconnu, celui de Citoyen.

Enfin, l’apparition de l’informatique est une conséquence de la maîtrise de l’électricité qui, elle, favorise l’industrialisation de la production. Ces progrès nous ont fait entrer dans l’ère de la production de masse. Or l’informatique et la production de masse sont les conditions nécessaires pour concevoir et mettre en œuvre un moyen d’échange utilisant la technologie de l’informatique et conférant aux Citoyens un pouvoir d’achat indéfini donc élevé. Un tel pouvoir d’achat n’a pas de raison d’être hors du contexte de production de masse, et concevoir un pouvoir d’achat obligatoirement limité, donc limité artificiellement, empêche d’adopter le principe selon lequel le droit d’accéder au marché doit être attaché à la Citoyenneté. L’absence de production industrielle oblige à recourir à la monnaie et enferme dans le système monétaire. Quoi de plus logique si l’on se souvient que la monnaie repose sur la notion de valeur qui naît du troc, c’est-à-dire d’un mode d’échange incontournable dans un contexte de production artisanale ? Il est également logique 1) que l’argent et la monnaie survivent un temps à la disparition de la production artisanale, les idées évoluant moins vite que les choses, 2) que le Civisme soit théorisé peu après l’apparition de l’informatique, puisque cela devient possible, 3) que la Cité voit le jour peu après sa théorisation, puisque, alors, toutes les conditions sont réunies et que l’argent n’a plus de raison d’être.

L’effondrement de la construction européenne est, elle aussi, l’indice d’une transition. On remarque, d’ailleurs, que l’effondrement de l’Union Européenne a pour cause ce qui semblait être la base de sa solidité : l’Euro. Unir des nations par une monnaie alors que la monnaie, par nature, divise les hommes était un non-sens. L’entreprise était vouée à l’échec. L’expérience le prouve, la vérité s’impose, même à ceux qui ne veulent pas l’admettre. Mais, surtout, l’Union Européenne était une construction contre-révolutionnaire. La Révolution qui doit avoir pour objet l’anéantissement de l’argent et l’abolition de la monnaie n’aurait jamais pu se faire dans le carcan capitaliste européen. Une Révolution ne peut avoir lieu qu’à l’échelle des nations existantes qui seules ont l’unité requise pour une telle aventure. On pouvait craindre que les peuples soient à jamais enchaînés ; la force des choses a déjoué les tyrans et  rallumé l’espoir.

Dans le même ordre d’idées, qui ne s’est jamais fait cette réflexion : « Ce n’est pas possible de voir ça à notre époque ! » Cette réflexion sous-entend qu’il y a manifestement une différence énorme entre le potentiel technique de la « société » et les conditions de vie réelles et les droits de la plupart des « citoyens ». Or il est vrai que l’écart n’a jamais était aussi grand. Pour s’en convaincre, il suffit de tracer sur un même graphique les courbes de l’évolution technique et de l’évolution politique. La première croît lentement jusqu’au XVIIIe siècle, s’accélère au XIXe et devient exponentielle au XXe. La courbe de l’évolution politique, du niveau général des droits, si l’on préfère, a la même allure que la précédente jusqu’à la fin du XIXe. Autrement dit, la fulgurante évolution technique de la fin du XXe n’a pas eu d’équivalent dans le domaine politique, et l’écart entre les deux courbes ne cesse de s’agrandir. Pire ! il semble que l’évolution des droits soit en panne, et même qu’il y ait régression. Cette régression n’est qu’un aléa de l’histoire. Une courbe progresse toujours en dents de scie. Par ailleurs, l’évolution des siècles passés indique que le progrès technique a, avec le temps, des effets dans le domaine politique. Logiquement, la modification des structures de production, pour s’adapter à l’évolution des produits, entraîne des changements de mentalité, suscite des revendications et provoque une évolution sociale. L’évolution technique fulgurante de la fin du XXe va infailliblement entraîner d’ici peu une évolution de la même ampleur dans le domaine politique. Sous cet angle, nous sommes là encore dans une période intermédiaire, entre une révolution accomplie et une autre en attente. Or une révolution dans le domaine politique qui portera les droits à un niveau inconnu, qui apportera la Démocratie et l’Egalité authentiques, ne se fera pas dans un contexte monétaire. Cette Révolution impliquera l’anéantissement de l’argent et l’abolition de la monnaie (quoi de plus révolutionnaire ?) qui, précisément, font que nous piétinons aujourd’hui.

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XII. INTERET DE CES IDEES POUR LES PATRIOTES

Les hommes de bonne volonté sont nombreux mais dispersés. Ils aspirent tous à la même chose mais par des moyen différents voire opposés, faute d’avoir identifié correctement l’ennemi. Chacun adapte sa stratégie au leurre qu’il poursuit. Le Civisme est la théorie qui peut tous les rallier dans le présent et à l’avenir. Quand ils auront compris qu’ils se focalisent sur des effets qui plongent leur racines à la même source, le but et les moyens de la lutte s’imposeront d’eux-mêmes.

Ainsi, qui ne sent pas le lien direct entre L’argent et la monnaie, entre la monnaie et le capitalisme, entre le capitalisme et l’européisme, entre l’européisme et le mondialisme, entre le mondialisme et l’immigrationnisme, donc entre L’argent et le capitalisme, L’argent et l’européisme, L’argent et le mondialisme, ‘Largent et l’immigrationnisme ?

De même, qui ne sent pas le lien direct entre L’argent et la monnaie, entre la monnaie et l’inégalité, entre l’inégalité et l’individualisme, entre l’individualisme et l’universalisme, entre l’universalisme et le droits-de-l’hommisme, entre le droits-de-l’hommisme et l’anti-France, donc entre L’argent et l’inégalité, Largent et l’individualisme, L’argent et l’universalisme, L’argent et le droits-de-l’hommisme, Largent et l’anti-France ?

Un patriote est nécessairement l’ennemi de l’anti-France, de l’immigrationnisme, du droits-de-l’hommisme,  du mondialisme, de l’européisme, du capitalisme, de l’individualisme et de l’inégalité. Mais comment les combattre victorieusement sans renverser Largent qui les alimente directement ou indirectement ?

Il a été question d’inégalité. L’inégalité et l’Egalité sont des notions floues à ce jour. Chacun est pour ou contre selon l’idée fausse qu’il se fait de l’une et de l’autre. Il est cependant évident qu’un patriote digne de ce nom ne considère pas ses compatriotes comme des marchepieds ou de la chair à canon mais comme des frères, comme des égaux. Le patriotisme bien compris est intrinsèquement égalitaire. Les patriotes doivent donc savoir en quoi l’Egalité consiste, pourquoi elle n’est pas, comment l’instaurer, et comprendre que Largent est son obstacle majeur, leur véritable ennemi — les riches, les puissants, les pauvres mêmes n’étant que ses instruments. Ils doivent également comprendre que, de la même manière qu’ils combattent L’argent et toutes ses conséquences, ils doivent défendre l’Egalité et toutes ses conséquences.

L’Egalité, qui est une réduction de l’expression « égalité des Citoyens en Devoirs et en Droits », va de pair avec les notions de Devoirs, de Droits, de Citoyenneté, de Contrat Social, de Société, de Nation, de Peuple, de territoire, de pays, de frontières, d’indépendance nationale, de souveraineté populaire et de démocratie. Il y a loin entre ce qu’implique l’Egalité bien pensée, cohérente de bout en bout, et celle que les gauchistes invoquent pour couvrir leur démagogie. Toutes ces conséquences sont liées ; qui en accepte une doit toutes les accepter ; qui en nie une est un ennemi de l’Egalité et de la patrie.

Le Civisme est une doctrine d’une logique implacable et d’un patriotisme absolu. Il est l’aboutissement de la quête de l’humanité sur le plan social. Il n’est combattu que par la mauvaise foi et les préjugés monétaires. Il est autant la voie de la Révolution que de la Résistance. Il sera incontournable demain, mais il est utile dès aujourd’hui, d’où la nécessité de le répandre sans attendre.

Cependant, l’urgence est ailleurs. Aujourd’hui, nous devons sauver la France d’un péril qui ne menace pas seulement sa liberté, comme en 1792 ou 1940, mais son existence. Elle est menacée par l’euro-modialisme qui veut la dissoudre en tant que nation, et par l’immigrationnisme débridé qui tend à l’effacer en tant que peuple. Or pour établir demain l’Egalité en France, pour accomplir la destinée du peuple français, encore faut-il qu’il y ait encore une France et un peuple français. Bien que L’argent ne soit pas étranger à ces dangers qui sont les deux faces d’une même pièce, qu’il en soit même la cause première, ce n’est pas de lui que vient la menace immédiate. Nous devons d’abord parer le coup mortel, donc repousser nos ennemis rapprochés, avant de pouvoir rendre à César ce qui est à César.

J’ai dit dans la partie précédente que l’euro-mondialisme est contre-révolutionnaire dans la mesure où la Révolution ne peut se faire que dans le cadre d’une nation. Les multiples conditions nécessaires pour qu’éclate une Révolution sont si rarement réunies qu’il est vain d’attendre qu’elles se rencontrent dans toutes les nations du monde en même temps. D’ailleurs, quand les choses sont mûres, la Révolution éclate et il est impossible de la différer. L’idée insensée que la Révolution doit être mondiale vient du fait qu’elle concernera la monnaie et qu’il semble impossible de l’abolir sans se couper du monde alors que les échanges internationaux sont manifestement nécessaires. Mais le Civisme qui explique comment organiser la Cité sans monnaie explique aussi comment l’intégrer dans un monde toujours monétaire, autrement dit comment procéder aux échanges internationaux. La crainte d’être coupé du monde n’a pas lieu d’être. Remarquons au passage que cette crainte qui pousse à prôner une révolution mondiale désarme la lutte contre le mondialisme, ce qui est de fait contre-révolutionnaire. Au contraire, le Civisme réussit la synthèse entre l’anti-capitalisme et l’anti-mondialisme.

Sur l’immigrationnisme, tous les patriotes savent déjà que l’immigration est organisée par le patronat pour des raisons économiques, pour geler ou tirer à la baisse les salaires des Français grâce au chantage que les immigrés, importés pour être exploités, permettent d’exercer sur eux en matière de rémunération, d’emploi, de condition de travail, etc. Les immigrés sont pour ainsi dire des « jaunes », des briseurs de grève. Mais l’immigration à outrance a une autre fonction aux yeux des « élites » : elle démoralise le peuple, détourne son attention de la chose publique et permet de le rouler dans la farine. L’immigrationnisme s’appuie sur un renversement des valeurs et la proscription du bon sens. Les intérêts des étrangers deviennent la priorité nationale. Quiconque s’insurge est traité de xénophobe, de fasciste. Quiconque constate les frictions inévitables entre autochtones et immigrés est traité de raciste, de nazi. Quiconque dénonce l’absence de réelle démocratie est traité de souverainiste, de populiste. Bref, grâce aux sophismes qu’ils permettent d’imaginer et de soutenir, les immigrés sont un instrument contre le peuple et la démocratie. Mais, plus encore : les immigrés sont, par définition, originaires de pays et de cultures différentes ; leurs traditions, leurs préoccupations, leurs conceptions politiques et leur vision du monde ne sont pas celles des autochtones. Ils vivent à une autre heure et marchent dans une autre direction. Aussi, quand un peuple est prêt techniquement et moralement pour une révolution, une immigration massive, en plus d’être un problème en soi, constitue une force d’inertie, donc un frein à la révolution. Nul doute que les puissants ont conscience du caractère contre-révolutionnaire de l’immigration massive. Si elle favorisait la révolution et menaçait leur suprématie, ils s’y opposeraient. Or ils en sont les promoteurs et font tous leurs efforts pour la rendre problématique. Les plus astucieux vont même jusqu’à proposer le droit de vote pour les étrangers ! C’est donc en tant que phénomène contre-révolutionnaire que le Civisme condamne l’immigration massive et prône l’arrêt de toute immigration après quarante ans de n’importe quoi, rejoignant en cela la position des patriotes  mais apportant un argument de poids capable d’en imposer aux dupes de la gaucherie.

Ainsi, l’heure n’est pas à la Révolution mais à l’insoumission, à la réaction, à l’insurrection. Les idées véritablement révolutionnaires ne sont d’ailleurs pas assez répandues pour qu’une Révolution, c’est-à-dire un véritable changement de système, un changement radical, soit possible. Le fruit n’est pas encore mûr. Ce serait donc une grave erreur de la part des rares révolutionnaires de croire qu’ils peuvent précipiter les choses. Leur rôle, aujourd’hui, est de préparer la Révolution, d’éclairer leurs compatriotes et, à défaut de pouvoir pousser le système à commettre des faux pas, de ne pas le contrarier quand il en commet. Il est bien sûr, aussi, de s’engager à fond dans le combat patriotique, car le salut de la patrie est en permanence à l’ordre du jour. Or, de ce point de vue, ces idées sur Largent et l’Egalité arment le patriotisme de principes solides, d’un idéal limpide, d’une cohérence doctrinaire qui seuls peuvent rallier tous les patriotes authentiques, les unir plus étroitement que jamais et les guider en toutes circonstances. Le Civisme, car c’est finalement de cela qu’il s’agit, est le summum du patriotisme. Il ne fait aucune concession. En fixant le but à atteindre, en traçant la route qui y conduit, il révèle tous les obstacles, il indique tous les pièges, il démasque tous les ennemis. L’argent, ses amis, leurs complices et leurs jouets sont, aujourd’hui comme demain, les ennemis de l’Egalité, de l’Humanité, de la Société, des toutes les nations en général et de la notre en particulier.

En quoi toutes ces idées sont-elles utiles aux patriotes ? Autant se demander s’il est un temps pour le courage et le bon sens ! Au fort de la tempête, il n’est certes pas nécessaire de savoir où est le port. Mais celui qui le sait est assurément meilleur capitaine que celui qui l’ignore.

XIV. LE MOT DE LA FIN

En vérité, je vous le dis, la Révolution est en marche. Elle a commencé le 4 décembre 1997. Aujourd’hui, aussi modeste soit-il, elle a fait un pas de plus. Rien ne pourra l’arrêter.

Au Québec,en ce 20 mars 2014,nous avons vu 4 chefs de partis politiques à genoux devant la croissance économique!

Le Québec un jour  abolira le pouvoir de l’argent et deviendra une nation libre!

Souvenons-nous de cette phrase de Pauline Marois,la millionnaire:«Il n’y aura pas de référendum tant que les Québécois ne seront pas prêts, a affirmé Mme Marois. On ne fera pas ça en cachette, la nuit. Calmons-nous un peu.»

… »Calmons-nous un peu. »

L’ARGENT EST UN TYRAN !
L’EGALITE OU LA MORT !

VIVE LA REVOLUTION !

Lieux mystérieux de la Terre:La pierre IKIBUYE CYA SHARI

La pierre IKIBUYE CYA SHARI  à la frontière du burundi-Akanyaru. Les légendes anciennes du terroir racontent qu'à l'intérieur de la pierre , il y avait un autre monde, dont vivent aussi les autres humains...Légende racontée par les anciens des villages voisins.
La pierre IKIBUYE CYA SHARI à la frontière du Burundi-Akanyaru.
Les légendes anciennes du terroir racontent qu’à l’intérieur de la pierre , il y avait un autre monde, dont vivent aussi les autres humains…Légende racontée par les anciens des villages voisins.Sur une immense étendue de terrain,cette pierre est unique.D’ou vient-elle?.

Dossier corruption politique:François Legault et l’alliance avec les libéraux fédéraux

François Legault,le plan B des Illuminati au Québec...en cas de défaillance des libéraux.
François Legault,le plan B des Illuminati au Québec…en cas de défaillance des libéraux.

 

QUAND ON ALLUME LES LUMIÈRES !
La vermine rampe & se terre… Chez le PLQ !!!

L’arnaque politique de Lulu & Claude Sirois mise à jour !
Le parti libéral du Canada n’est pas mort au qwebec…
Mais il sent drôle et pue de la bouche 

La vieille gang du PLC semble s’être bien nichée, doucement mais sûrement, derrière la CAQ de Legault et Sirois. Nous savons que le porte-parole officiel de la CAQ est nul autre que J.-F. Del Torchio, ce même individu qui a été sur la liste de paye du gouvernement fédéral jusqu’au 2 mai dernier. Il travaillait depuis plus de 7 ans pour le Parti Libéral du Canada, donc, sous Paul Martin, Stéphane Dion et Michael Ignatieff. C’est un secret de polichinelle de savoir que la grande famille du PLC sont tous intimes et reliés au le clan Desmarais.

De plus, d’anciens libéraux fédéraux, comme Brigitte Legault, du cabinet de Michael Ignatieff, devenue responsable de la campagne de la CAQ, et Jean-Bernard Villemaire, vétéran du PLC à Montréal, contribuent à la CAQ, Ils achètent probablement leur statut de candidats pour les prochaine élections. Source :: http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201201/30/01-4490977-dons-a-la-caq-des-avocats-genereux.php

Pourquoi pensez-vous que Charle Sirois se fait très discret ces temps-ci, que François Legault n’ose plus associer le nom de Sirois à son parti et que les grands médias se prêtent même à ce jeu malhonnête ? Nous savons tous que Charles Sirois est l’un des instigateurs principaux de ce mouvement qui est devenu un parti. 

Nous savons aussi que Charles Sirois est le Président du conseil d’administration de la Banque CIBC, Banque qui traite beaucoup entre autres avec Carlyle group – Clan Desmarais (voir schéma et lien pantin).http://www.vigile.net/Les-jeux-sont-faits-Un-pantin

Mais nous savons aussi qu’un des principaux secteurs d’activité de Sirois et sa famille, est dans le domaine de la santé. Pourquoi croyez-vous, tout à coup, que Legault veut recruter un medecin – pour son ministre de la santé – qui soit assez à droite et pro-privé en soins de santé ? Voilà la réponse : redonner au clan Sirois un retour sur son investissement. 

L’homme d’affaires Sirois et plusieurs de ses compagnies, dont Telesystem et Placements Charles Sirois, sont les actionnaires de contrôle de Plexo , une entreprise qui exploite des cliniques privées, spécialisées en santé au travail. Source : Argent/Canoë :: http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/06/20110601-061214.html

Charles Sirois est le président du conseil de la banque CIBC, et lorsque nous regardons de plus près nous constatons que John P. Manley, ex-ministre sous Jean Chrétien, est aussi de ce conseil avec Charles Sirois. Notez que Charles Sirois est le plus vieux en temps sur le CA de la CIBC, ce dernier est en poste depuis 1997 – Donc relié à Jean Chrétien, et encore une fois, au clan Desmarais.

Il ne faut pas oublier que Charles Sirois a toujours aussi été très près de Jean Charest. Sirois a été responsable du recrutement des candidats libéraux lors de l’élection de 1998. Et François Bonnardel de l’ADQ le dénoncait en 2009 – pourtant ce même Bonnardel l’appui aujourd’hui… Que doit-on penser ?

Comme le disait un certain lutteur de la WWF: »Chaque homme a son prix. »

Jerry Tarasofsky,le grand argentier sioniste est un proche de la CAQ.
Jerry Tarasofsky,le grand argentier sioniste est un proche de la CAQ.

Et ne pas oublier un autre richissime fédéraliste libéral qui est tout près de Charles Sirois : Jerry Tarasofsky, grand financier du B’nai Brith Senior Residence à Côte Saint-Luc ainsi que créateur d’un lodge B’nai Brith pour les diplômés de McGill. Tarasofsky est aussi sur le CA de iPerception avec le clan Sirois

Charles Sirois, suite à son travail réussi pour le PLQ, et l’élection de Jean Charest, reçu en retour près de 2 millions de dollars en subvention des programmes FIER du PLQ. Nous voyons encore le retour d’ascenseur vers les amis du parti. Croyez-vous que Charles Sirois n’a pas rien planifié de pareil avec Legault, eux qui sont des amis de l’argent et des profiteurs du système avant tout ??? Voyez la source : Y. Chartrand – Rue Frontenac :: http://www.vigile.net/L-ADQ-implique-Charles-Sirois-dans

Extrait Du Voir- Les têtes à CAQ > Je critiquerais bien le fond et la substance du programme politique en le comparant à ce que nous offre déjà TOUS les partis souverainistes sans exceptions, même celui d’Aussant, qui est pourtant le seul de sa bande au parlement, mais l’Abrasif recruté par Legault et ses copains du PLC n’ont pas encore fini de nous concocter leur catalogue de promesse printemps-été 2012… 

Désolé. Ça viendra et, alors, on verra, comme dirait l’autre. Et à ce moment-là, on séparera les hommes des enfants. Ceux qui prennent leur ambitions démesurées pour des réalités incontournables… et ceux qui prennent des risques afin d’ajuster leur discours au désirata de la population. Article complet ici ::http://me.voir.ca/steve-boudrias/2012/01/31/les-tetes-a-caq/

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En 2011,l’Alliance Démocratique du Québec dénonçeait Charles Sirois

Charles Sirois ,ce qu'on appelle un dangereux criminel en collet blanc.
Charles Sirois ,ce qu’on appelle un dangereux criminel en collet blanc.

Alors que François Legault nous est présenté comme le messie qui va nous sortir du marasme politique dans lequel la mafia libérale nous a plongé d’une manière enthousiaste, il importe de rappeler à la raison les moutons étourdis…

 

« En matinée, en commission parlementaire, Raymond Bachand a sorti une carte de sa manche en révélant que le conjoint de Pauline Marois, Claude Blanchet, était un administrateur de la compagnie I Perception, une preuve selon lui que les FIER ne sont pas un nid de libéraux. 

 

I Perception est une compagnie œuvrant dans l’analyse des sites Internet. Elle aide dans des entreprises majeures à améliorer la qualité de leur site. Dell Computer et Ford comptent parmi ses clients. Elle était détenue pour environ la moitié de ses actions par Télésystème, détenue majoritairement par Charles Sirois. »

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(le 28 mai 2012) Charles Sirois  

Charles Sirois cautionne

l’utilisation de filiales

étrangères

Le cofondateur de la Coalition Avenir Québec (CAQ), Charles Sirois, est pointé du doigt par le groupe d’observateurs et d’intervenants d’Échec aux paradis fiscaux. Cette organisation considère qu’il y a incohérence entre le message de la CAQ, qui a souvent répété que les Québécois devaient se serrer la ceinture, et le fait que Charles Sirois, lui cautionne le recours aux filiales étrangères, une pratique légale, mais qui fait perdre des centaines de millions en revenus au Canada.

D’un côté, le chef de la CAQ, François Legault a affirmé qu’il souhaitait aller chercher l’argent que perdait le Québec dans les paradis fiscaux. «Ce n’est pas toujours facile d’y arriver avec les lois internationales, mais tout ce qu’on est capable d’aller chercher dans les paradis fiscaux, allons le chercher», avait-il affirmé.

De l’autre, Charles Sirois, co-fondateur du mouvement Coalition pour l’avenir du Québec siège depuis 2007 au conseil d’administration de la Banque CIBC depuis 1997 et en est devenu le président en 2009.

Selon les rapports annuels de la Banque CIBC, des économies d’impôts au Canada de l’ordre de 1,4 milliard de dollars auraient été rendues possibles entre 2007 et 2011, en ayant recours à des filiales étrangères. Ce qui n’est pas, au Canada, une pratique illégale.

«Je trouve ça inquiétant et j’y vois une forme de conflit d’intérêts parce qu’en tant que représentant d’un parti politique, son devoir est d’aller chercher des revenus nécessaires pour le bien commun», soulève le porte-parole d’Échec aux paradis fiscaux, Claude Vaillancourt.

La CAQ soutient que Charles Sirois ne joue aucun rôle depuis que l’organisme à but non lucratif est devenu un parti politique.

Pour Claude Vaillancourt, un signal clair est nécessaire pour que la position de la CAQ sur le sujet le soit aussi. «Si on veut vraiment assurer à la CAQ, une grande indépendance, qu’un parti politique doit avoir de toute façon, bien je pense qu’il doit y avoir une rupture claire et nette entre M. Sirois et la CIBC.»

François Rebello,un vire capot péquiste.
François Rebello,un vire capot péquiste.

Rebello aussi visé

François Rebello, alors qu’il était encore du côté du Parti québécois en 2008, estimait que la valeur comptable des filiales de la CIBC dans les paradis fiscaux s’élevait à près de 9 milliards de dollars.

La même année, il avait poussé la question des paradis fiscaux plus loin faisant plusieurs recherches et publiait même dans la revue Commerce, un article sur le sujet.

En 2010, François Rebello se questionnait encore sur l’évasion fiscale et les recours possibles à cette perte de revenus pour le gouvernement. Claude Vaillancourt, d’Échec aux paradis fiscaux affirme qu’ «en tant que député du PQ, il faisait un travail très intéressant. On peut se demander s’il va pouvoir poursuivre ce travail dans la CAQ. Et il semble que non.»

La CAQ dit prendre ses distances par rapport à Charles Sirois, mais l’homme en question était au congrès de fondation de la Coalition avenir Québec, à Victoriaville en avril 2012.

Morale de l’histoire:l’argent aurait acheté  François Rebello…Qui tenait la lia$$e?

Charles Sirois devant la CIBC en avril 2012.
Charles Sirois devant la CIBC en avril 2012.

 

 

Selon J.-F. Lisée, François Legault est allé dire à l’émission Le verdict, donc devant plus d’un million de personnes, que le revenu moyen des Québécois était de 46% plus bas que celui des Américains. Il s’agit d’un mensonge éhonté, un calcul basé sur le PIB qui ne tient compte d’aucun des éléments de la réalité économique de la quasi-totalité des Québécois… Lire la suite :: http://voir.ca/societe/2012/01/26/jean-francois-lisee-quand-la-droite-se-prend-une-droite/

Vous nous prenez pour des caves ?

La politique, c’est l’art de consulter les gens sur ce à quoi ils n’entendent rien, et de les empêcher de s’occuper de ce qui les regarde car les mensonges et la crédulité s’accouplent et engendrent l’opinion. – Paul Valéry

 Sources : Argent/Canoë :: http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/06/20110601-061214.htm

 

Fukushima:le mystérieux ovni

Le mystérieux ovni  photographié près de la centrale de Fukushima ...un peu avant le tsunami.
Le mystérieux ovni photographié près de la centrale de Fukushima …un peu avant le tsunami.

 

Presqu’aucun média n’en a  fait l’écho,mais pourtant plusieurs minutes avant le cataclysme du 11 mars 2011,un ovni était photographié près de la centrale de Fukushima.

Est-ce que de mystérieux  Visiteurs observent  les désastres qui s’abattent sur notre civilisation?

Je crois que oui…et vous?

Ce n'est qu'après  la prise de ce film...et après le désastre qu'un caméraman d'une station de télévision japonaise s'était rendu compte qu'un étrange appareil avait survolé Fukushima...juste avant  le désastre.
Ce n’est qu’après la prise de ce film…et après le désastre qu’un caméraman d’une station de télévision japonaise s’était rendu compte qu’un étrange appareil avait survolé Fukushima…juste avant le désastre.
Cette photo fut prise après la série d'explosions  des  réacteurs de la centrale...Les médias sont resté muets là-dessus.
Cette photo fut prise après la série d’explosions des réacteurs de la centrale…Les médias sont resté muets là-dessus.

EN CONCLUSION

Nous ne sommes pas seuls,c’est certains,mais qui sont-ils et que font-ils avant,pendant et…après ce désastre?L’ont-ils provoqué?Voulaient-ils nous avertir?

Fukushima aura fini d’irradier les océans et les voies aériennes de notre Terre d’ici peu,si aucune  solution sérieuse n’est mise en action…maintenant.

Ces « Visiteurs » sont-ils nos Maîtres surveillant  de près et de loin nos erreurs et l’approche de notre fin certaine?

Dans peu de temps,nous serons  fixé sur notre sort,pendant que nos gouvernements politiques nous tiennent dans l’ignorance et le mensonge!

Surtout dormez,mangez et obéissez,le Nouvel Ordre Mondial étend sa puissance!

 

 

Découverte d’un virus géant vieux de 30 000 ans

Dur climat arctique

La découverte d’une troisième famille de virus géants qui a survécu à plus de 30 000 ans de congélation dans le sol de Sibérie pose d’importantes questions de santé publique.

Une équipe de virologistes français a mis en évidence l’existence de Pithovirus sibericum, qui sévissait vers la fin de l’ère de l’homme de Néandertal, dans un échantillon de sol gelé en provenance de l’extrême nord-est sibérien, dans la région autonome de Chukotka.

Elle estime qu’avec cette découverte la résurgence de virus considérés aujourd’hui comme éradiqués, tel celui de la variole, n’est plus un scénario de science-fiction.

Les chercheurs pensaient avoir atteint les limites ultimes du monde viral en terme de complexité génétique des virus géants, les seuls visibles en microscopie optique du fait de leur diamètre supérieur à 0,5 micron, après la découverte du premier représentant de la famille des Megaviridaeen 2003, puis de deux spécimens de la famille des Pandoravirus en 2013.

« L’analyse approfondie de Pithovirus révèle qu’il n’a quasiment aucun point commun avec les virus géants précédemment caractérisés. Il inaugure donc une nouvelle famille de virus, portant à trois le nombre de familles de virus géants connues à ce jour », a précisé lundi la communauté scientifique dans un communiqué.

La grande taille des virus géants n’est pas, en soi, leur caractéristique la plus intéressante. Leur originalité réside dans la complexité de leur génome.

Beaucoup de virus, parmi les plus pathogènes pour l’homme comme ceux de la grippe ou du sida, ont une dizaine de gènes qui leur suffisent largement pour proliférer.

Réchauffement climatique

Le Pithovirus en compte environ 500, certes moins que les 1900 à 2500 gènes de ses cousinsPandoravirus, mais avec un mécanisme de réplication à l’intérieur des cellules beaucoup plus sophistiqué.

L’étude de ces nouvelles entités, qui semblent beaucoup plus proches de cellules vivantes que les virus classiques, pourrait conduire à d’importantes avancées en matière biomédicale et de biotechnologie.

S’il n’est pas pathogène pour les cellules humaines, la découverte d’un virus géant capable de survivre dans le pergélisol (couche de sol gelé en permanence des régions arctiques) sur une période de plus de 30 000 ans pourrait aussi avoir des répercussions cruciales sur l’environnement.

« Cela a des implications importantes sur les risques de santé publique liés à l’exploitation des ressources minières et énergétiques des régions circumpolaires que le réchauffement climatique rend de plus en plus envisageable », dit le texte.

« La résurgence de virus considérés aujourd’hui comme éradiqués, tel celui de la variole dont le processus de réplication est similaire à celui du Pithovirus, n’est désormais plus du domaine de la science-fiction », précise-t-il.

Un des laboratoires impliqués s’est d’ailleurs attelé à quantifier de « manière réaliste » la probabilité d’un tel scénario à travers une étude métagénomique du pergélisol.

L’équipe de virologistes est constituée de chercheurs du laboratoire Information génomique et structurale d’Aix-Marseille, associés à ceux du laboratoire Biologie à grande échelle (CEA/INSERM/Université Joseph Fourier) et du Génoscope (CEA/CNRS).

 

Source :Radio Canada

Livre numérique: le Kama Sutra (l’authentique),auteur inconnu de l’Inde

kama sutra2
Chapitre I
Des différentes sortes d’amour 
Les hommes versés dans les humanités sont d’avis qu’il y a 4 sortes d’amour, savoir :
 1. Amour résultant d’une habitude continue
L’amour résultant de l’exécution constante et continue de tel ou tel acte est dit amour acquis par pratique et habitudes constantes :comme, par exemple, l’amour du commerce sexuel, l’amour de la chasse,l’amour de la boisson, l’amour du jeu, etc… 
2. Amour résultant de l’imagination
L’amour ressenti pour des choses auxquelles on n’est pas habitué,et qui procède entièrement des idées, est dit amour résultant de l’imagination : comme, par exemple, l’amour que certains hommes,femmes et eunuques éprouvent pour l’Auparishtaka ou congrès buccal,et celui que tout le monde éprouve pour des actes tels que d’embrasser et baiser, etc.
 3. Amour résultant de la foi
L’amour réciproque des 2 Parts et dont la sincérité n’est pas douteuse,quand chacun voit dans l’autre une moitié de soi-même, est dit amour résultant de la foi par expérience.
4. Amour résultant de la Perception d’objets extérieurs
L’amour résultant de la perception d’objets extérieurs est bien évident et bien connu de tout le monde, car le plaisir qu’il procure est supérieur au plaisir des autres sortes d’amour, qui n’existent que par lui.Ce qui est dit dans ce chapitre au sujet de l’union sexuelle est suffisant pour l’homme instruit ; mais pour l’édification de l’ignorant,ce même sujet va être maintenant traité au long et en détail et à leurs femmes.Une foule d’hommes sont dans la plus complète ignorance des sentiments de leur femme, et ne s’inquiètent nullement si elle est bienou mal disposée.Pour posséder à fond le sujet, il est absolument nécessaire de l’étudier.On saura alors que, comme pour faire du pain, il faut préparer la pâte,de même il faut préparer sa femme pour le commerce sexuel,si on veut qu’elle en tire satisfaction.
Chapitre II
De l’embrassement
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Cette partie des Kama Sutra, qui traite de l’union sexuelle,est aussi appelée “64” Chatushshashti. Certains vieux auteurs disent qu’on l’appelle ainsi parce qu’elle contient 64 chapitres.Suivant d’autres, l’auteur de cette partie étant un personnage nommé Panchala, et celui qui récitait la partie des Rig Veda diteDashatapa, qui contient 64 versets, se nommait aussi Panchala,le nom de “64” a été donné à cette partie de l’ouvrage en l’honneur des Iôg Veda.
D’un autre côté, les disciples de Babhravya disent que cette partie renferme 8 sujets, savoir : l’embrassement, le baiser, l’égratignure avec les ongles ou les doigts, la morsure, le coucher, la production de différents sons, la femme jouant le rôle de l’homme,et l’Auparishtaka, ou congrès buccal.Chacun de ces sujets ayant 8 divisions, et 8 multiplié par 8 donnant 64,cette partie est en conséquence appelée “64”.Mais Vatsyayana affirme que cette partie contenant aussi les sujets suivants,savoir : les coups, les cris, les actes de l’homme durant le congrès,les différentes sortes de congrès, et d’autres encore, c’est par hasard seulement que ce nom de “64” lui a été donné.On dit, par exemple : cet arbre est “Saptapama”, ou à 7 feuilles ;cette offrande de riz est “Panchavama”, ou de 5 couleurs, quoiquel’arbre n’ait pas 7 feuilles, ni le riz 5 couleurs.Quoi qu’il en soit, il est ici traité de cette partie “64”, et l’on vas’occuper du premier sujet, l’embrassement.Or l’embrassement, qui indique l’amour mutuel de l’homme etde la femme réunis, est de 4 sortes, savoir :L’action, dans chaque cas, est déterminée par le sens du mot qui la désigne.
 
Touchant
Lorsqu’un homme, sous un prétexte ou sous un autre, va au-devant ou à côté d’une femme et touche son corps avec le sien,c’est l’embrassement touchant.
 
Persant
Lorsqu’une femme, dans un endroit solitaire, se penche comme pour ramasser quelque chose, et perce, pour ainsi dire, un homme assis ou debout, avec ses seins, dont l’homme s’empare aussitôt,c’est l’embrassement persant.
Les 2 sortes d’embrassements ci-dessus n’ont lieu qu’entre personnes qui ne se parlent pas encore librement.
 
Frottant
Lorsque 2 amants se promènent lentement ensemble, dans l’obscurité,dans un lieu fréquenté ou dans un endroit solitaire, et se frottentle corps l’un contre l’autre, c’est l’embrassement frottant.
 
Pressant
Lorsque, en pareille occasion, l’un d’eux presse le corps de l’autreavec force contre un mur ou un pilier, c’est l’embrassement pressant.Ces 2 derniers embrassements sont particuliers à ceux qui saventleurs intentions réciproques.Au moment de la rencontre, 4 sortes d’embrassements sont usités, savoir :
Jataveshtitaka, ou l’enlacement du reptile
Lorsqu’une femme, se cramponnant à un homme comme un reptiles’enlace à un arbre, attire sa tête vers la sienne dans l’intention de le baiser,et, faisant entendre un léger son de soûtt soûtt, l’embrasse et le regarde avec amour, cet embrassement s’appelle l’enlacement du reptile.
 
Vrikshadhirudhaka, ou le grimpement à l’arbre l’arbre
Lorsqu’une femme, ayant placé un pied sur le pied de son amant,et l’autre sur une de ses cuisses, passe un de ses ras sur ses reinset l’autre sur ses épaules, chantonne à mi-voix comme si elle roucoulait,et veut, en quelque sorte, grimper sur lui pour avoir un baiser,cet embrassement s’appelle le grimpement à l’arbre.Ces 2 sortes d’embrassements ont lieu lorsque l’amant est debout.
Tila.Tandulaka, ou le mélange de graines de sésame et de riz
Lorsque les amants sont couchés dans un lit, et s’embrassentsi étroitement que les bras et les cuisses de l’un sont enlacés par les bras et les cuisses de l’autre, dans une sorte de frottement réciproque, cet embrassement s’appelle le mélange de graines de sésame et de riz.
 
Kshiraniraka, ou l’embrassement lait et eau
Lorsqu’un homme et une femme s’aiment violemment, et, sans s’inquiéter de se faire mal, s’embrassent comme s’ils voulaient pénétrer dans le corpsl’un de l’autre, que la femme soit assise sur les genoux de l’homme,ou devant lui, ou sur un lit, cet embrassement s’appelle le mélange de lait et d’eau.Ces 2 sortes d’embrassements ont lieu au moment de l’union sexuelle.Telles sont les 8 sortes d’embrassements que nous a relatées Babhravya.Suvamanabha nous donne, en outre, 4 manières d’embrasser de simples membres du corps, qui sont :
 L’embrassement des cuisses
Lorsque l’un des 2 amants presse avec force une des cuisses de l’autre,ou toutes les 2, contre la sienne ou les siennes propres, cela s’appelle l’embrassement des cuisses.
 
L’embrassement du jaghana, c’est-à-dire de la partiedu corps entre le nombril et les cuisses
Lorsque l’homme presse le jaghana ou partie médiane du corps de la femme contre le sien, et monte sur elle soit pour l’égratigner avec les ongles ou les doigts, soit pour la mordre, ou la frapper, ou l’embrasser, la chevelure de la femme étant dénouée et flottante, cela s’appelle l’embrassement du jaghana.
L’embrassement des seins
Lorsqu’un homme applique sa poitrine contre les seins d’une femme et l’en presse, cela s’appelle l’embrassement des seins.
 
L’embrassement du front
Lorsqu’un des amants applique sa bouche, ses yeux et son front sur la bouche, les yeux et le front de l’autre, cela s’appelle l’embrassement du front.Suivant quelques-uns, le massage aussi est une sorte d’embrassement, parce qu’il implique un contact de 2 corps. Mais Vatsyayana pense que le massage a lieu à un autre moment et dans un but différent,et comme, de plus, il est d’un autre caractère, on ne peut pas dire qu’il soit compris dans les embrassements.Il y a aussi, là-dessus, quelques versets dont voici le texte :“Le sujet tout entier de l’embrassement est de telle nature,que les hommes qui s’en enquièrent, ou qui en entendent parler,ou qui en parlent, éprouvent par cela seul un désir de jouissance.Certains embrassements non mentionnés dans les Kama Shastra doivent être néanmoins pratiqués au moment de la jouissance sexuelle,s’ils peuvent de façon ou d’autre procurer un accroissement d’amour.Les règles des Shastra sont applicables aussi longtemps que la passion de l’homme est moyenne ; mais une fois la roue d’amour mise en motion,il n’y a plus ni Shastra ni règles.”
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Chapitre III
 
Du baiser
Quelques-uns prétendent qu’il n’y a pas d’ordre ni de temps fixé pour l’embrassement, le baiser et la pression ou égratignure avecles ongles ou les doigts, mais que toutes ces choses doivent avoir lieu généralement avant l’union sexuelle : tandis que les coups et l’émission de différents sons accompagnent généralement cette union.
Vatsyayana, quant à lui, pense que tout est on à un moment quelconque,l’amour n’ayant souci ni d’ordre ni de temps.À l’occasion du premier congrès, il faut user modérément du baiser et des autres pratiques ci-dessus mentionnées, ne pas les continuer longtemps, et les alterner. Mais, aux reprises suivantes, c’est le contraire qui est de saison, et la modération n’est plus nécessaire. On peut les continuer longtemps et, afin d’attiser l’amour, les exercer toutes à la fois.Le baiser portera sur les parties suivantes : le front, les yeux, les joues,la gorge, la poitrine, les seins, les lèvres et l’intérieur de la bouche.Les gens du pays de Lat baisent aussi les endroits suivants : les jointures des cuisses, les bras et le nombril. Mais Vatsyayana est d’avis que,si ces gens pratiquent ainsi le baiser par excès d’amour et conformément aux coutumes de leur province, il n’est pas convenable de tous de les imiter.Maintenant, lorsqu’il s’agit d’une jeune fille, 3 sortes de baisers sont en usage, savoir :
Le baiser nominal
Lorsqu’une fille touche seulement la bouche de son amant avec la sienne,mais sans rien faire elle même, cela s’appelle le baiser nominal.
 
Le baiser palpitant
Lorsqu’une fille, mettant un peu de côté sa pudeur, veut toucher sa lèvre qui presse sa bouche et, dans ce but, fait mouvoir sa lèvre inférieure,mais non la supérieure, cela s’appelle le baiser palpitant.
 
Le baiser touchant
Lorsqu’une fille touche la lèvre de son amant avec sa langue,et fermant les yeux, met ses mains dans celles de son amant,cela s’appelle le baiser touchant.D’autres auteurs décrivent 4 sortes de baisers, savoir :
 

Le baiser droit
Lorsque les lèvres de 2 amants sont directement mises contact les unes avec les autres, cela s’appelle un baiser droit.
 
Le baiser penché
Lorsque les têtes de 2 amants sont penchées l’une l’autre et que,dans cette position, ils se donnent un baiser, s’appelle un baiser penché.
 
Le baiser tourné
Lorsque l’un d’eux fait tourner le visage de l’autre en lui la tête et le menton,et lui donne alors un baiser, cela s’appelle baiser tourné.
Le baiser pressé
Enfin, lorsque la lèvre inférieure est pressée avec force,s’appelle un baiser pressé.Il y a aussi une cinquième sorte de baiser, qu’on appelle le grandement pressé. On le pratique en tenant la lèvre inférieureà 2 doigts, puis, après l’avoir touchée avec la langue,on la presse très fort avec la lèvre.En matière de baiser, on peut jouer à qui s’emparera des lèvres de l’autre.Si la femme perd, elle fera mine de écartera son amant en battant des mains,lui tournera le dos et cherchera querelle en disant : “Donne-moi la revanche.”Si elle une seconde fois, elle paraîtra doublement affligée ;et amant sera distrait ou endormi, elle s’emparera de sa lèvre et la tiendra entre ses dents, de façon qu’elle ne puisse puis elle éclatera de rire,fera grand bruit, se moquera de lui, tout autour, et dira ce qui lui passera par la tête, en remuant sourcils et en roulant les yeux.Tels sont, les jeux et les querelles accompagnent le baiser,mais on peut les associer aussi à l’égratignure avec les ongles et les doigts,à la morsure et aux cris ou mots. Toutefois, ces pratiques ne sont familières qu’aux hommes et aux femmes de passion intense.Lorsqu’un homme baise la lèvre supérieure d’une femme, et celle-ci,en retour, baise la lèvre inférieure de son amant, cela est le baiser de la lèvre supérieure.
kama sutra (1)
Lorsque l’un d’eux prend entre ses lèvres les 2 lèvres de cela s’appelle un baiser servant. Mais cette sorte de baiser n’est par une femme que sur un homme sans moustaches.Et si, de ce baiser, l’un des amants touche avec sa langue les dents,et le palais de l’autre, cela s’appelle le combat de la langue.Il y a de pratiquer, de la même manière, la pression des dents de l’un la bouche de l’autre.Le baiser est de 4 sortes, savoir : modéré, contracté, et doux, suivant les différentes parties du corps car différentes sortes de baisers sont appropriées du corps.Lorsqu’une femme regarde le visage de son amant pendant sommeil,et le baise pour montrer son intention ou désir, cela s’appelle un baiser qui attise l’amour.Lorsqu’une femme embrasse son amant pendant qu’il est en affaires,ou qu’il a querelle, ou qu’il regarde quelque autre chose, de façon à distraire son esprit, cela s’appelle un baiser qui distrait.Lorsqu’un amant, rentré tard la nuit, embrasse sa maîtresse endormie sur son lit afin de lui montrer son désir, cela s’appelle un baiser qui éveille.En pareille occasion, la femme peut faire semblant de dormir à l’arrivée de son amant, de sorte qu’elle puisse connaître son intention et obtenir son respect.Lorsqu’une personne embrasse l’image de la personne aimée,réfléchie dans un miroir, dans l’eau, ou sur un mur, cela s’appelle un baiser qui montre l’intention.Lorsqu’une personne embrasse un enfant assis sur ses genoux,ou une peinture, ou une image, ou une figure, en présence de la personne aimée, cela s’appelle un baiser transféré.Lorsque la nuit, au théâtre, ou dans une réunion de caste, un homme allant au-devant d’une femme embrasse un doigt de sa main si elle estdebout, ou un orteil de son pied si elle est assise ; ou lorsqu’une femme,en massant le corps de son amant, met son visage sur sa cuisse,comme si elle voulait dormir, de manière à enflammer sa passion,et embrasse sa cuisse ou son gros orteil, cela s’appelle un baiser démonstratif.Il y a aussi, sur ce sujet, un verset dont voici le texte :
Toute chose, quelle qu’elle soit, que l’un des amants fait à l’autre,celui-ci doit la lui rendre ; c’est-à-dire, si la femme embrasse l’homme,
 

 l’homme doit l’embrasser en retour ; si elle le frappe, il doit de même la frapper en retour.”
Chapitre IV
 
De la pression, ou marque, ou égratignure avec les ongles
Lorsque l’amour devient intense, c’est le cas de pratiquer la pression ou l’égratignure du corps avec les ongles.Cette pratique a lieu dans les occasions suivantes : lors de la première visite,au moment de partir pour un voyage ; au retour d’un voyage ; au momentde la réconciliation avec un amant irrité ; et enfin, lorsque la femme est ivre.Mais la pression avec les ongles n’est familière qu’aux amants à passion intense. Ceux qui s’y plaisent associent cette pratique à la morsure.La pression avec les ongles est de 8 sortes, suivant la forme des marques qui en résultent, savoir :
EUSKAL-KAMASUTRA-KAMASUTRA-BASQUE-03-17
 
1. Sonore
Lorsqu’une personne presse le menton, les seins, la lèvre inférieure ou le jaghana d’une autre, si doucement qu’il n’en reste aucune marque ou égratignure, et que le poil seul se dresse sur le corps au contact des ongles,qui eux-mêmes rendent un son, cela s’appelle une pression sonore avec les ongles.Cette pression est usitée à l’égard d’une jeune fille, lorsque son amant la masse, lui gratte la tête, et veut la troubler ou l’effrayer.
 
2. Demi-lune
La marque courbe avec les ongles, qui est imprimée sur le cou et les seins,s’appelle la demi-lune.
3. Cercle
Lorsque les demi-lunes sont imprimées l’une contre l’autre, cela s’appelle un cercle. Cette marque avec les ongles se fait généralement sur le nombril,sur les petites cavités à l’entour des fesses, et sur les jointures des cuisses.
4. Ligne
Une marque en forme de petite ligne, qu’on peut faire sur n’importe quelle partie du corps, s’appelle une ligne.
 
5. Griffe de tigre
La même ligne, si elle est courbe, et tracée sur la poitrine, s’appelle une griffe de tigre.
 
6. Patte de paon
Lorsqu’on trace une ligne courbe sur la poitrine au moyen des 5 ongles,cela s’appelle une patte de paon. On fait cette marque dans le butd’en tirer honneur, car il faut beaucoup d’adresse pour l’exécuter proprement.
 
7. Saut de lièvre
Lorsque cinq marques avec les ongles sont faites l’une près de l’autre aux environs de la mamelle, cela s’appelle le saut du lièvre.
 
8. Feuille de lotus bleu
Une marque faite sur la poitrine ou sur les hanches en forme de feuille de lotus bleu s’appelle la feuille de lotus bleu. Lorsqu’une personne,au moment de partir en voyage, fait une marque sur les cuisses ou sur la poitrine,cela s’appelle un signe de souvenir. Il est d’usage, en pareille occasion,d’imprimer 3 ou 4 lignes l’une près de l’autre avec les ongles.Les endroits sur lesquels doit porter cette pression avec les ongles sont :le creux de l’aisselle, la gorge, les seins, les lèvres, le jafhana ou partie médiane du corps, et les cuisses.Mais Suvamanabla est d’avis que, si l’impétuosité de la passion est excessive,il n’y a pas à se préoccuper de l’endroit.
Les qualités requises pour de bons ongles, c’est qu’ils soient brillants,bien plantés, propres, entiers, convexes, doux et polis.Les ongles sont de 3 sortes, suivant leur grandeur, savoir :
 – 
Petits.
 – 
Moyens.
 – 
Grands.Les grands ongles, qui donnent de la grâce aux mains et attirent, par leur apparence, le cœur des femmes, sont possédés par les Bengalis.Les petits ongles, dont on peut se servir de diverses manières,mais seulement pour donner du plaisir, sont possédés par les gens des districts méridionaux.Les ongles moyens, qui ont les propriétés des 2 autres sortes,appartiennent au peuple de Maharashtra
 
Ici finit la marque avec les ongles. On peut encore, par leur moyen,taire d’autres marques que celles ci-dessus décrites ; car, suivant l’observation des anciens auteurs, autant sont innombrables les degrés l’adresse parmi les hommes qui tous connaissent la pratique de cet art,autant sont innombrables les manières de faire ces marques.Et comme la pression ou la marque avec les ongles dépendent de l’amour,personne ne peut dire avec certitude combien de sortes différentes il en existe réellement.La raison de ceci, pour Vatsyayana, c’est que, si la variété est nécessaire en amour, l’amour doit être produit par la variété des moyens.Voilà pourquoi les courtisanes, qui font bien au fait des diversités de voies et moyens, sont si désirables car cette variété que l’on recherche dans tous les arts et amusements, tels que le tir à l’arc et autres exercices,à combien plus forte raison doit-on la rechercher en matière d’amour ?Les marques d’ongles ne doivent pas être faites sur des femmes mariées mais on peut imprimer, sur leurs parties secrètes, des sortes particulières de marques, pour remémorer ou accroître l’amour.Il y a aussi, sur ce sujet, quelques versets dont voici le texte :
L’amour d’une femme qui voit des marques d’ongles sur les parties secrètes de son corps, même si elles sont anciennes et presque effacées, se ravive et se renouvelle. S’il n’y a pas de marques longues pour rappeler à une personne le passage de l’amour, alors l’amour diminue comme il arrive lorsqu’on laisse passer un long temps sans qu’il y ait d’union.”Lorsqu’un étranger aperçoit, même de loin, une jeune femme avec des marques d’ongles sur les seins (il paraîtrait, d’après ceci,que dans les anciens temps les femmes avaient les seins découverts ;c’est ce qu’on voit dans les peintures de l’Ajunta et autres caveaux,où les seins des grandes dames et des princesses de sang royal sont représentés à nu), il est saisi pour elle d’amour et de respect.Pareillement, un homme qui porte des marques d’ongles ou de dentssur certaines parties de son corps, influence l’esprit d’une femme,si ferme qu’il soit d’ailleurs.Bref, rien n’est puissant pour accroître l’amour comme les marques d’ongles ou de morsures.
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Chapitre V
 
De la morsure et des moyens à employer à l’égard des femmes de différents pays
Tous les endroits du corps qui peuvent être baisés sont aussi les endroits qui peuvent être mordus, sauf la lèvre supérieure, l’intérieur de la bouche et les yeux.Les qualités requises pour de bonnes dents, c’est qu’elles soient égales,d’un brillant agréable à l’œil, susceptibles d’être coloriées, de proportions convenables, intactes, et que l’extrémité en soit fine.Par contre, sont défectueuses : les dents ébréchées, déchaussées, rudes,molles, grandes, ou mal plantées.Les différentes sortes de morsures sont comme suit :
 La morsure cachée
La morsure qui ne se révèle que par l’excessive rougeur de la peau mordues’appelle la morsure cachée.
 
La morsure enflée
Lorsque la peau est déprimée des 2 côtés, cela s’appelle la morsure enflée.
 
Le Point
Lorsqu’une petite portion de la peau est mordue avec 2 dents seulement,cela s’appelle le Point.
 

La ligne de Points
Lorsque de petites portions de la peau sont mordues avec toutes les dents,cela s’appelle la ligne de points.
 
Le corail et le joyau
La morsure qui` est faite avec les dents et les lèvres réunies s’appelle le corail et le joyau. La lèvre est le corail, et les dents le joyau.
 
La ligne de joyaux
Lorsque la morsure est faite avec toutes les dents, cela s’appelle la ligne de joyaux.
 
Le nuage brisé
La morsure dont les marques en forme de cercle sont inégales, ce qui provient de l’espacement des dents, s’appelle le nuage irisé. On l’imprime sur les seins.
 
La morsure du sanglier
La morsure qui consiste en plusieurs larges rangées de marques,l’une près de l’autre, et avec des intervalles rouges, s’appelle la morsure du sanglier. On l’imprime sur les seins et sur les épaules.Ces 2 derniers modes de morsure sont particuliers aux personnes de passion intense.C’est sur la lèvre inférieure que se font la morsure cachée, la morsure enflée et le point. La morsure enflée se fait encore sur la joue, ainsi que le corail et le joyau.Le baiser, la pression avec les ongles et la morsure sont les ornements de la joue gauche ; et quand il est question de joue, c’est la joue gauche qu’il faut entendre.
La ligne de points et la ligne de joyaux doivent toutes deux être imprimées sur la gorge, l’aisselle et les jointures des cuisses ; mais la ligne de points seule doit être imprimée sur le front et les cuisses.Si l’on marque avec les ongles, ou si l’on mord les objets suivants,savoir : un ornement du front, un ornement d’oreille, un bouquet de fleurs,une feuille de bétel ou une feuille de tamala, qui sont portés par une femmeaimée ou lui appartiennent, cela signifie désir de jouissance.Ici finissent les différentes sortes de morsures.En matière d’amour, un homme doit s’étudier à faire des choses agréablesaux femmes des divers pays.Les femmes des contrées centrales (c’est-à-dire entre le Gange et le Djoumnah) sont d’un caractère noble, non accoutumées aux pratiques désagréables ; elles répugnent à la pression des ongles et à la morsure.Les femmes du pays de Balhika se laissent gagner par qui les frappe.Les femmes d’Avantika aiment les plaisirs grossiers, et n’ont pas de bonnes mœurs.Les femmes du Maharashtra aiment à pratiquer les 64 arts, elles articulent des mots bas et malsonnants et veulent qu’on leur parle de même,elles sont enragées de jouissance.Les femmes de Pataliputra (c’est-à-dire la moderne Patna)sont du même tempérament que celles du Maharashtra, mais elles n’expriment leurs désirs qu’en secret.Les femmes du pays de Dravida, si bien frottées et comprimées qu’elles puissent être au moment de la jouissance sexuelle, ont l’émission du sperme très lente : c’est-à-dire qu’elles sont très lentes à parfaire le coït.Les femmes de Vanavasi sont modérément. Passionnées, elles aiment toute espèce d’amusement, couvrent leurs corps, et réprimandent ceux qui disent des mots bas, grossiers et malsonnants.Les femmes d’Avanti haïssent le baiser, la marque avec les ongles et la morsure, mais elles affectionnent différentes sortes d’unions sexuelles.Les femmes de Malwa aiment l’embrassement et le baiser,mais sans blessure, et elles se laissent gagner par qui les frappe.
Les femmes d’Abhira, et celles du pays entre l’Indus et les 5 rivières(c’est-à-dire le Pendjab), sont folles de l’Auparishtaka ou congrès buccal.Les femmes d’Aparatika sont pleines de passion ; elles font entendrelentement le son de “Sitt”.Les femmes du pays de Lat ont les désirs plus violents encore,et elles font aussi entendre le son de “Sitt”.Les femmes du Stri Rajya et de Koshola (Oude) sont pleines d’impétueux désirs ; leur sperme s’émet en grande quantité, et elles aimentà se droguer pour faciliter cette émission.Les femmes du pays d’Andhra ont des corps tendres ; elles aimentà se divertir et sont portées aux plaisirs sensuels.Les femmes de Ganda ont le cœur tendre et parlent doucement.Maintenant, si l’on s’en rapporte à Suvamana ha, les convenances de nature de telle ou telle personne, prise en particulier, importent plus que les usages généraux du pays entier, et conséquemment ces usages ne doivent pas être suivis dans tel ou tel cas donné.Les divers plaisirs, l’habillement, les exercices et divertissements d’un pays finissent par être empruntés par un autre, et l’on doit, dans le cas en question,les considérer comme originaires de ce pays même.Des choses mentionnées plus haut, savoir : l’embrassement, le baiser, etc…on doit faire d’abord celles qui accroissent la passion ; on fera ensuite celles qui n’ont pour objet que l’amusement ou la variété.Il y a aussi, là-dessus, quelques versets dont voici le texte :
Quand un homme mord violemment une femme, elle doit le lui rendre furieusement avec 2 fois autant de force. Ainsi, pour un point elle rendra une ligne de points, et pour une ligne de points un nuage basé et si elle est très surexcitée, elle entamera immédiatement une querelle d’amour.
En même temps elle saisira son amant par les cheveux, lui fera courber la tête,baisera sa lèvre inférieure, et alors, enragée d’amour, fermant les yeux,elle le mordra en divers endroits.
Même le jour et dans un lieu fréquenté, si son amant lui montre quelque marque qu’elle peut avoir imprimée sur son corps, elle sourira à cette vue,et, tournant son visage comme si elle allait l’invectiver, elle lui montrera d’un air irrité, sur son propre corps, les marques que lui-même a pu y faire.
 

Ainsi donc, si hommes et femmes agissent au gré les uns des autres,leur amour mutuel ne subira aucune diminution, fût-ce pendant un siècle.”
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Chapitre VI
 
Des différentes manières de se coucher,et des diverses sortes de congrès
Dans le cas d’un haut congrès, la femme Mrigi (Biche) devra se coucher de façon à élargir son yoni ; tandis que, dans un bas congrès,la femme Hastini (Éléphant) se couchera de manière à contracter le sien.Mais, dans un congrès égal, elles se coucheront dans la position naturelle.Ce qui vient d’être dit de la Mrigi et de la Hastini s’applique aussi àla femme Vadawa (Jument).Dans un bas congrès, les femmes feront particulièrement usage de drogues pour que leurs désirs soient promptement satisfaits.Il y a, pour la femme-biche, 3 manières de se coucher, savoir :
 
La position largement ouverte
Lorsqu’elle baisse la tête et lève la partie médiane de son corps,cela s’appelle la position largement ouverte. À ce moment,l’homme doit appliquer quelque onguent pour rendre l’entrée plus facile.
 
La position béante
Lorsqu’elle lève ses cuisses et les tient toutes grandes écartées, puis engage le congrès, cela s’appelle la position béante.
 
La position de la femme d’Indra
Lorsqu’elle ramène ses cuisses, avec ses jambes repliées dessus,sur ses côtés, et dans cette posture engage le congrès, cela s’appelle la position d’Indrani ; la pratique seule peut l’apprendre.Cette position convient aussi dans le cas d’un très haut congrès.
 

La position serrante est usitée dans le bas congrès et dans le très bas congrès,concurremment avec la position pressante, la position liante et la position de la jument.Lorsque les jambes de l’homme et de la femme sont étendues droites l’une contre l’autre, cela s’appelle la position serrante.Elle est de 2 sortes : la position de côté et la position de dos,suivant la manière dont ils sont couchés. Dans la position de côté,l’homme doit invariablement se coucher sur le côté gauche et faire coucher la femme sur le côté droit. Cette règle est à observer avec toutes sortes de femmes.Lorsque, le congrès ayant commencé dans la position serrante,la femme presse son amant avec ses cuisses, cela s’appelle la position pressante.Lorsqu’une femme place une de ses cuisses en travers de la cuisse de son amant, cela s’appelle la position liante.Lorsque la femme retient de force le Lingam dans son yoni,cela s’appelle la position de la jument. La pratique peut seule l’apprendre.Elle est surtout connue chez les femmes du pays d’Andhra.Telles sont les différentes manières de se coucher mentionnées par Babhravya. Toutefois il y en a d’autres qu’indique Suvamanabha,et que voici :Lorsque la femme lève ses 2 cuisses toutes droites, cela s’appellela position levante.Lorsqu’elle lève ses 2 jambes et les place sur les épaules de son amant,cela s’appelle la position béante.Lorsque les jambes sont contractées et maintenues ainsi par l’amant devant sa poitrine, cela s’appelle la position pressée.Lorsqu’une des jambes seulement est étendue, cela s’appelle la position demi-pressée.Lorsque la femme place une de ses jambes sur l’épaule de son amant et étend l’autre, puis met celle-ci à son tour sur l’épaule et étend la première,et ainsi de suite alternativement, cela s’appelle la fente du bambou.
 

Lorsqu’une des jambes est placée sur la tête et l’autre étendue,cela s’appelle la pose d’un clou. La pratique seule peut l’apprendre.Lorsque les 2 jambes de la femme sont contractées et placées sur son estomac,cela s’appelle la position du crabe.Lorsque les cuisses sont élevées et placées l’une sur l’autre,cela s’appelle la position en paquet.Lorsque les jambes sont placées l’une sur l’autre, cela s’appellela position en forme de lotus.Lorsqu’un homme, pendant le congrès, tourne en rond et jouit de la femmesans la quitter, la femme lui tenant toujours les reins embrassés,cela s’appelle la position tournante. Elle ne s’apprend que par la pratique.Au dire de Suvarnanabha, ces différentes positions, couchée, assise et debout, doivent être pratiquées dans l’eau, parce qu’elles y sont plus faciles.Mais Vatsyayana est d’avis que le congrès dans l’eau n’est pas convenable,étant prohibé par la loi religieuse.Lorsqu’un homme et une femme s’appuient sur le corps l’un de l’autre,ou sur un mur, ou sur un pilier, et se tenant ainsi debout engagent le congrès,cela s’appelle le congrès appuyé.Lorsqu’un homme s’appuie contre un mur, et que la femme, assise sur les mains de l’homme réunies sous elle, passe ses bras autour de son cou et,collant ses cuisses le long de sa ceinture, se remue au moyen de ses piedsdont elle touche le mur contre lequel l’homme s’appuie, cela s’appelle le congrès suspendu.Lorsqu’une femme se tient sur ses mains et ses pieds comme un quadrupède,et que son amant monte sur elle comme un taureau, cela s’appelle le congrès de la vache. À cette occasion, il y a lieu de faire sur le dos tout ce qui se fait ordinairement sur la poitrine.On peut opérer de même le congrès du chien, le congrès de la chèvre,le congrès de la biche, le violent assaut de l’âne, le congrès du chat,le bond du tigre, la pression de l’éléphant, le frottement du sanglier et l’assaut du cheval. Et, dans tous les cas, on doit imiter les allures de chacun de ces différents animaux.
Lorsqu’un homme jouit en même temps que 2 femmes, qui l’aiment également toutes 2, cela s’appelle le congrès uni.Lorsqu’un homme jouit en même temps de plusieurs femmes, cela s’appelle le congrès du troupeau de vaches.Les sortes de congrès suivantes, savoir : l’exercice dans l’eau, ou congrès d’un éléphant avec plusieurs éléphants femelles qu’on dit n’avoir lieu quedans l’eau, le congrès du troupeau de chèvres, le congrès du troupeau de biches,s’opèrent à l’imitation de ces animaux.À Gramaneri, plusieurs jeunes gens jouissent d’une femme qui peut être mariée à l’un d’eux, soit l’un après l’autre, soit tous en même temps. Ainsi l’un la tient, l’autre en jouit, un troisième s’empare de sa bouche,un quatrième de son ventre ; et de cette façon ils jouissent alternativement de chacune de ses parties.Même chose peut se faire quand plusieurs hommes se trouvent en compagnie d’une courtisane. Et les femmes du harem du Roi, de leur côté, peuvent en faire autant quand par hasard elles mettent la main sur un homme.Les gens des contrées méridionales ont aussi un congrès dans l’anus,qui s’appelle le congrès inférieur.Ainsi finissent les diverses sortes de congrès. Il y a aussi, sur ce sujet,2 versets dont voici le texte :
Une personne ingénieuse doit multiplier les sortes de congrès,en imitant les différentes espèces de bêtes et d’oiseaux.
Ces différentes sortes de congrès, opérées suivant les usages de chaque pays et la fantaisie de chaque individu, engendrent l’amour,l’amitié et le respect dans le cœur des femmes.”
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Chapitre VII
 
Des diverses manières de frapper et des sons appropriés
Le commerce sexuel peut être comparé à une querelle à cause des contrariétésde l’amour et de sa tendance à tourner en dispute.L’endroit que l’on frappe avec passion est le corps,et sur le corps les endroits spéciaux sont :
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Les épaules.
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La tête.
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L’espace entre les seins.
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Le dos.
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Le jaghana, ou partie médiane du corps.
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Les côtés.Il y a 4 manières de frapper, savoir :
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Frapper avec le dos de la main.
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Frapper avec les doigts un peu contractés.
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Frapper avec le poing.
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Frapper avec la paume de la main ouverte.Les coups produisant de la douleur, il en résulte le son sifflant,qui est de diverses sortes, et les 8 sortes de plaintes, savoir :
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Le son Hinn.
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Le son tonnant.– Le son roucoulant.
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Le son pleurant.
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Le son Phoutt.
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Le son Phâtt.
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Le son Soûtt.
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Le son Plâtt.
Outre cela, il y a aussi des mots qui ont un sens, tels que : “Ma mère !”et ceux qui expriment prohibition, suffisance, désir de libération, douleur ou louange, auxquels on peut joindre des sons comme ceux de la colombe,du coucou, du pigeon vert, du perroquet, de l’abeille, du moineau, du flamant,du canard et de la caille, qui tous sont usités dans telle ou telle occasion.Les coups de poing doivent être donnés sur le dos de la femme, pendantqu’elle est assise sur les genoux de l’homme. Elle doit lui rendre ses coups,en l’invectivant comme si elle était en colère, avec accompagnement des sonsroucoulant et pleurant.Lorsque le congrès est engagé, on frappe l’espace entre les seins avec le dos de la main, lentement d’abord, puis de plus en plus vite suivant que l’excitation augmente, jusqu’à la fin.À ce moment on émettra les sons Hinn et autres, alternativement ou comme on voudra, suivant la coutume. Lorsque l’homme, faisant entendre le son Phâtt,frappe la femme sur la tête avec ses doigts un peu contractés, cela s’appelle Prasritaka, ce qui veut dire : frapper avec les doigts un peu contractés.Dans ce cas, les sons appropriés seront le son roucoulant, le son Phâtt et le son Phoutt dans l’intérieur de la bouche, et, à la fin du congrès,les sons soutirant et pleurant.Le son Phâtt est une imitation du bruit que produit la cassure du bambou ;le son Phoutt ressemble au bruit d’une chose qui tombe dans l’eau.À chaque fois qu’on lui donne un baiser ou qu’on lui fait une caresse quelconque, la femme doit répondre par un son sifflant.Pendant l’action, si la femme n’est pas habituée à être frappée,elle murmure continuellement des mots qui expriment prohibition,suffisance ou désir de libération, ou des mots tels que : “Mon père !”“Ma mère !”, entrecoupés de sons soupirant, pleurant et tonnant !Vers la fin du congrès, l’homme Pressera fortement, avec la paume des mains ouvertes, les seins, le jagnana et les côtés de la femme,et cela jusqu’à la fin ; et la femme fera alors entendre des sons tels que ceux de la caille ou de l’oie.Il y a aussi, sur ce sujet, 2 versets dont voici le texte :
Les caractéristiques du sexe masculin sont, dans l’opinion générale,la rudesse et l’impétuosité ; tandis que la faiblesse, la tendresse,la sensibilité, et une inclination à éviter les choses déplaisantes,sont les marques distinctives du sexe féminin.
L’excitation de la passion et certaines particularités d’habitude peuvent quelquefois produire, en apparence, des résultats contraires ;mais l’état naturel tant toujours par reprendre le dessus.”Aux 4 manières de frapper mentionnées plus haut, on peut ajouter l’emploi du coin sur la poitrine, des ciseaux sur la tête, de l’instrument perçant sur les joues, et des pinces sur les seins et les côtés, ce qui donne en tout 8 manières.Mais ces 4 manières de frapper avec des instruments sont particulières aux gens des contrées méridionales, et l’on en voit les marques sur les seins de leurs femmes. Ce sont des particularités locales, mais Vatsyayana est d’avis quela pratique en est douloureuse, barbare, vile, et qu’elle n’est pas du tout à imiter.En règle générale, tout ce qui est particularité locale ne doit pas adopté ailleurs sans examen. Et même dans les pays où la pratique est prévalente,il faut toujours en éviter l’abus.Voici des exemples du danger de ces pratiques : Le roi des Panchalastua la courtisane Madhavasena en se servant d’un coin pendant le congrès.Shatakami Shatavahana, roi des Kuntalas, fit perdre la vie à sa grande reine Malayavati par l’emploi d’une paire de ciseaux ; et Naradeva, dont la main était déformée, aveugla une jeune danseuse avec un instrument perçant mal dirigé.Il existe aussi, sur ce sujet, 2 versets dont voici le texte :
Relativement à ces choses, il ne peut y avoir ni énumération ni règle définie.Une fois le congrès commencé, la passion seule régit tous les actes des parties.”Ces actions passionnées, ces gestes ou mouvements amoureux, qui naissent de l’excitation du moment, dans le congrès, ne sauraient être définis :ils sont irréguliers comme des songes.Un cheval qui a une fois atteint le cinquième degré de motion poursuit sa course avec une vitesse aveugle, sans regarder aux trous, aux fossés,aux poteaux qui peuvent barrer sa route : ainsi 2 amants, dans la chaleur du congrès ; la passion les aveugle, ils vont, ils vont toujours, avec furie,sans s’inquiéter en rien des excès.Pour cette raison, l’homme qui possède à fond la science d’amour et qui connaît sa propre force, comme aussi la tendresse, l’ardeur et la force de sa maîtresse, agira en conséquence.Les différents modes de jouissance ne sont pas pour tous les temps ni pour toutes les personnes : on doit, pour les appliquer, consulter le temps,le pays et l’endroit.
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Chapitre VIII
 
Des femmes qui jouent le rôle de l’homme et du travail de l’homme
Lorsqu’une femme voit son amant fatigué par un congrès prolongé,sans qu’il ait assouvi son désir, elle doit, avec sa permission, le renverser sur le dos et lui venir en aide en jouant son rôle. Elle peut le faire aussi pour satisfaire la curiosité de l’homme, ou son propre désir de nouveauté.Il y a 2 façons d’opérer : la femme, pendant le congrès, tourne en rondet monte sur son amant, de manière à continuer l’action sans interrompre le plaisir ; ou bien elle joue le rôle de l’homme dès le commencement.Alors, sa chevelure dénouée mêlée de fleurs, souriante et haletante à la fois,elle appuiera les seins sur la poitrine de son amant, et, baissant fréquemment la tête, lui rendra ce qu’il lui faisait tout à l’heure, ses coups, ses invectives.Elle lui dira : “Tu m’as renversée, tu m’as moulue ; à mon tour de te renverser,de te moudre.” Puis elle aura des semblants de pudeur, se prétendra fatiguée,voudra cesser le congrès. Et elle fera ainsi le travail de l’homme,que nous allons maintenant exposer.Tout ce que fait un homme pour donner du plaisir à une femme s’appelle le travail de l’homme, et voici en quoi il consiste :La femme étant couchée sur le lit, et en quelque sorte absorbée par sa conversation, il dénouera sa jupe de dessous, et, si elle commence à l’invectiver, la fera taire en la couvrant de baisers. Alors, son Lingam mis en érection, il promènera ses mains sur divers endroits et maniera délicatement certaines parties du corps.Si la femme est honteuse, et que ce soit la première fois qu’ils se rencontrent,l’homme glissera ses mains entre les cuisses, qu’elle voudrait probablement tenir serrées. Si c’est une très jeune fille, il devra d’abord s’emparer de ses seins,qu’elle voudrait probablement couvrir de ses propres mains, puis il lui passera les bras sous les aisselles et sur le cou.Si, au contraire, c’est une femme expérimentée, il fera ce qui pourra être agréable à l’un et à l’autre et approprié à la circonstance. Ensuite il saisira sa chevelure, et lui tiendra le menton dans ses doigts pour lui donner des baisers.Là-dessus, si c’est une jeune fille, elle deviendra honteuse et fermera les yeux.Quel que soit le cas, la contenance de la femme lui indiquera ce qu’il devra faire pour lui rendre le congrès agréable.
 

Ici Suvamanabha observe que, tout en faisant à la femme ce qu’il juge le plus convenable pendant le congrès, l’homme doit toujours avoir soin de presser les parties de son corps sur lesquelles elle tourne les yeux.Les signes de jouissance et de satisfaction de la femme sont les suivants :son corps se relâche, elle ferme les yeux, oublie toute pudeur, et montre un désir croissant d’unir les 2 organes aussi étroitement que possible.D’un autre côté, voici les signes auxquels on reconnaît qu’elle ne jouit pas et n’est pas satisfaite : elle choque ses mains, ne laisse pas l’homme se lever,semble abattue, mord l’homme, le frappe, et continue à s’agiter après que l’homme a fini.En pareil cas, l’homme doit lui frotter le yoni avec sa main et ses doigts(comme l’éléphant frotte avec sa trompe) avant de réengager le congrès, jusqu’à ce que l’irritation soit calmée ; puis, il s’occupera d’introduire son Lingam.Voici les actes que doit faire un homme :
 
Pousser en avant
Lorsque les organes sont rapprochés convenablement et directement,cela s’appelle pousser en avant.
 
Frictionner ou baratter
Lorsqu’on tient le Lingam avec la main, et qu’on le fait tourner tout autour dans le yoni, cela s’appelle baratter.
 
Percer
Lorsque le yoni est abaissé et que le Lingam en frappe la partie supérieure,cela s appelle percer.
 
Frotter
Lorsque même chose est faite sur la partie inférieure, cela s’appelle frotter.
 

 Presser
Lorsque le yoni est longtemps pressé par le Lingam, cela s’appelle presser.
 
Donner un coup
Lorsque le Lingam est retiré à une certaine distance du yoni, et qu’il y rentre ensuite avec force, cela s’appelle donner un coup.
 
Le coup du sanglier
Lorsque le Lingam ne frotte qu’un côté seulement du yoni,cela s’appelle le coup du sanglier.
Le coup du taureau
Lorsque les 2 côtés du yoni sont ainsi frottés, cela s’appelle le coup du taureau.
 
La chasse au moineau
Lorsque le Lingam est dans le yoni, et qu’on l’y agite avec un rapide mouvement de va-et-vient, sans le retirer, cela s’appelle la chasse au moineau.C’est le dernier acte du congrès.Quand une femme joue le rôle de l’homme, elle doit, en sus des 9 opérations ci-dessus, faire les 3 suivantes :
 
La paire de pincettes
Lorsque la femme tient le Lingam dans son yoni, l’y attire, le serre et le garde ainsi longtemps, cela s’appelle la paire de pincettes.
 
La toupie
Lorsque, pendant le congrès, elle tourne en rond comme une roue,cela s’appelle la toupie. La pratique seule peut l’apprendre.
La balançoire
Lorsque, en pareil cas, l’homme soulève la partie médiane de son corps,et que la femme tourne en rond sur sa partie médiane à elle, cela s’appelle la balançoire.Si la femme est fatiguée, elle posera son front sur celui de son amant,et restera ainsi sans interrompre l’union des organes. Puis, quand elle sera reposée, l’homme se retournera et recommencera le congrès.Il y a aussi, sur ce sujet, des versets dont voici le texte :
Si réservée que soit une femme, et si bien caché qu’elle tienne ce qu’elle ressent, toutefois, lorsqu’elle monte sur un homme, elle trahit tout son amour et toute sa passion. La contenance de la femme doit faire connaître à l’homme ses dispositions, et la manière dont elle veut qu’on jouisse d’elle. La femme qui est dans ses menstrues, la femme qui a récemment accouché, et la femme grosse, ne doivent pas être autorisées à jouer le rôle de l’homme.”
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Chapitre IX
 
De l’auparishtakai  ou congrès buccal
Il y a 2 sortes d’eunuques, les uns déguisés en hommes, les autres en femmes.Les eunuques déguisés en femmes imitent celles-ci en tout : costume, parler,gestes, gentillesse, timidité, simplicité, douceur et modestie.Les actes qui s’opèrent sur le jaghana ou partie médiane des femmes se font dans la bouche de ces eunuques : c’est ce qu’on appelle Aupahshtaka.Ces eunuques trouvent dans le congrès buccal un plaisir d’imagination,en même temps qu’un gagne pain, et ils mènent la vie des courtisanes,surtout ceux qui sont déguisés en femmes.Les eunuques déguisés en hommes tiennent leurs pratiques secrètes,et quand ils veulent exercer une profession, ils choisissent celle de masseur.Sous prétexte de vous masser, un eunuque de cette sorte embrasse et attire à lui les cuisses de son client, puis il lui touche les attaches des cuisses et le jaghana,ou les parties centrales du corps.
 

Si, alors, il trouve le Lingam en érection, il le presse de ses mains et le frotte pour le maintenir dans cet état. Si, après cela et connaissant son intention,le client ne dit pas à l’eunuque de continuer, celui-ci prend sur lui de le faire et commence le congrès. Si, au contraire, le client lui ordonne d’agir,il s’y refuse et ne consent enfin qu’avec difficulté.Suit alors une série de 8 opérations pratiquées l’une après l’autre par l’eunuque,savoir :Cette pratique paraît avoir été usitée très anciennement dans certaines parties de l’Inde. Le Shushnata, un ouvrage de médecine qui remonte à 2.000 ans,décrit, au nombre des maladies dont il traite, la blessure faite au Lingam par les dents. On trouve des traces de cette pratique jusque dans le VIIe siècle.Il existe, en effet, des scènes d’Aupahshtaka dans les sculptures de plusieurs temples de Shaiva à Bhuvaneshwara, près de Kattak, dans l’Orissa,qui ont été construits vers cette époque.De telles sculptures sur de tels édifices donnent à penser que cette pratique était alors très populaire dans certaines régions. Il ne paraît pas qu’elle soit aussi en faveur aujourd’hui dans l’Hindoustan : elle a peut-être cédé la place à la sodomie, introduite depuis la période mahométane.
 
1. Congrès nominal
Lorsque, tenant le Lingam de l’homme avec sa main, et le plaçant entre ses lèvres, l’eunuque le frôle de sa bouche, cela s’appelle congrès nominal.
 
2. Mordillage des côtés
Lorsque, couvrant l’extrémité du Lingam avec ses doigts rassemblés en forme de bouton de fleur, l’eunuque en presse les côtés avec ses lèvres, en se servant aussi des dents, cela s’appelle Mordillage des côtés.
 
3. Pression extérieure
Lorsque, sollicité de continuer, l’eunuque presse le bout du Lingam avec ses lèvres serrées et l’embrasse comme s’il voulait le tirer,cela s’appelle pression extérieure.  

 
4. Pression intérieure
Lorsque, sur une nouvelle invitation de poursuivre, il introduit le Lingam plus avant dans sa bouche, le presse avec ses lèvres et ensuite le fait sortir,cela s’appelle pression intérieure.
 
5. Baiser
Lorsque, tenant le Lingam dans sa main, l’eunuque l’embrasse comme s’il faisait la lèvre inférieure, cela s’appelle baiser.
 
6. Polissage
Lorsque, après l’avoir baisé, il le caresse partout avec sa langue,et particulièrement sur l’extrémité, cela s’appelle polissage.
 
7. Succion de la mangue
Lorsque, continuant de la sorte, il en introduit la moitié dans sa bouche,l’embrasse et le suce avec force, cela s’appelle succion de la mangue.
 
8. Absorption
Et enfin, lorsque, du consentement de l’homme, l’eunuque introduit le Lingam tout entier dans sa bouche et le presse jusqu’à la racine comme s’il allait l’avaler, cela s’appelle absorption.Chacune de ces opérations terminée, l’eunuque exprime son désir d’en rester là.Malgré la première, le client veut la seconde, puis la troisième, et ainsi de suite.On peut aussi, pendant cette espèce de congrès, frapper, égratigner, etc.L’Auparishtaka est également pratiqué par des femmes dissolues et libertines,et par des servantes non mariées, qui vivent de la profession de masseuse.Les Acharyas (anciens et vénérables auteurs) sont d’avis que cet Auparishtaka est l’affaire d’un chien et non celle d’un homme, parce que c’est une pratique basse et prohibée par la Sainte Écriture, et parce que l’homme lui-même souffre en mettant son Lingam en contact avec les bouches des eunuques et des femmes.
Mais Vatsyayana soutient que les prohibitions de la Sainte Écriture ne s’appliquent pas à ceux qui fréquentent les courtisanes, et que la pratique de l’Auparishtaka n’est défendue qu’avec les femmes mariées. Quant au mal qui peut être fait à l’homme, il est aisément remédiable.Les gens de l’Inde orientale ne s’adressent pas aux femmes qui pratiquent l’Auparishtaka.Les gens d’Ahichhatra s’adressent à ces femmes, mais s’abstiennent de tout commerce avec la bouche.Les gens de Saketa ont avec ces femmes toute espèce de commerce buccal,tandis que ceux de Nagara s’en abstiennent, mais font tout le reste.Les gens du pays de Shurasena, sur la rive méridionale du Djoumnah,font tout sans hésitation, car, disent-ils, les femmes étant malpropres de nature,personne ne peut être certain de leur caractère, de leur pureté, de leur conduite,de leurs pratiques, de leurs confidences ou de leurs discours.Il n’y a pas lieu, pour cela, de les délaisser. En effet, la loi religieuse,sur l’autorité de laquelle elles sont réputées pures, établit que le pis d’une vache est propre au moment où on la trait, quoique la bouche d’une vache,et aussi la bouche de son veau, soient considérées comme malpropres par les Hindous.De même un chien est propre lorsque à la chasse il s’empare d’une biche,quoique la nourriture touchée par un chien soit d’ailleurs considérée comme très malpropre.Un oiseau est propre quand il fait tomber un fruit d’un arbre en le becquetant,quoique les objets mangés par des corbeaux ou autres oiseaux soient considérés comme malpropres.La bouche d’une femme, aussi, est propre pour donner ou recevoir des baisers,et pour d’autres actes semblables au moment du commerce sexuel.
Vatsyayana, en fin de compte, estime que, dans toutes ces matières d’amour,chacun doit agir conformément aux usages de son pays et à sa propre inclination.
Il y a aussi, sur ce sujet, des versets dont voici le texte :
 

Les serviteurs mâles de certains hommes pratiquent avec leurs maîtresle congrès buccal. Il y a aussi des citoyens qui, se connaissant bien les uns les autres, le pratiquent entre eux. Certaines femmes du harem, lorsqu’elles sont amoureuses, agissent de la bouche sur les Yonis l’une de l’autre,et certains hommes font la même chose avec les femmes.
Pour faire ceci (c’est-à-dire pour baiser le yoni), on imitera le baiser sur la bouche. Lorsqu’un homme et une femme sont couchés en sens inverse,c’est-à-dire la tête de l’un vers les pieds de l’autre, et se livrent à cette espèce de congrès, cela s’appelle le congrès du corbeau.”Ces sortes de choses passionnent tellement certaines courtisanes,qu’elles abandonnent des amants distingués, honnêtes et instruits, pour s’attacher à des personnes de basse condition, telles que des esclaves et des conducteurs d’éléphants.L’Auparishtaka, ou congrès buccal, ne doit jamais être pratiqué par un Brahmane lettré, par un ministre chargé des affaires d’un État, par un homme de bonne réputation ; car, si la pratique en est permise par les Shastra, il n’y a pas de raison pour qu’on la mette en œuvre,si ce n’est dans les cas particuliers.Ainsi, par exemple, on mentionne dans les livres de médecine le goût,la force et les qualités digestives de la viande de chien, mais il ne s’ensuit pas que le sage doive en manger.Par contre, il y a des hommes, des lieux et des temps à l’égard desquelson peut user de ces pratiques. Un homme doit, en conséquence, considérer le lieu, le temps et la pratique qu’il s’agit d’opérer, si elle convient à sa nature et à lui-même ; après quoi il pourra ou non s’y livrer, selon les circonstances.Mais après tout, ces choses étant faites secrètement et l’esprit de l’homme étant variable, comment savoir ce que fera une personne dans tel ou tel temps et pour tel ou tel objet ?
 Kama Sutra 004

 
Chapitre X
De la manière de commencer et de finir le congrès différentes sortes de congrès et querelles d’amour
Dans la chambre de plaisir, décorée de fleurs et embaumée de parfums,le citoyen, en compagnie de ses amis et serviteurs, recevra sa femme,qui viendra baignée et parée, et il l’invitera à se rafraîchir et à boire librement.Il la fera ensuite asseoir à sa gauche ; puis, prenant sa chevelure et touchant l’extrémité et le nœud de son vêtement, il l’embrassera délicatement avec son bras droit. Ils se livreront alors à une plaisante conversation sur différents sujets, et pourront aussi parler, à mots couverts, de choses qui seraient considérées comme peu séantes en société.Ils pourront chanter, avec ou sans gesticulations, jouer des instruments de musique, causer de beaux arts, et s’exciter l’un l’autre à boire. Enfin,lorsque la femme n’en pourra plus d’amour et de désir, le citoyen renverra le monde qui sera autour de lui, donnant à chacun des fleurs, des onguents,des feuilles de bétel ; et lorsqu’ils seront enfin seuls tous les 2,ils procéderont comme il a été écrit dans les précédents chapitres.Tel est le commencement de l’union sexuelle. À la fin du congrès,les amants, avec modestie et sans se regarder l’un l’autre, iront séparément au cabinet de toilette. Ensuite, assis à leurs mêmes places, ils mangeront quelques feuilles de bétel, et le citoyen appliquera de sa propre mainsur le corps de la femme un onguent de pur santal ou de quelque autre essence.Il l’embrassera alors de son bras gauche et, avec des paroles aimables,la fera boire dans une coupe qu’il tiendra dans sa propre main,où il lui donnera de l’eau à boire. Ils pourront manger des sucreries ou autres choses, à leur fantaisie, et boire des jus frais, du potage, du gruau,des extraits de viande, des sorbets, du jus de manguier, de l’extrait de jus de citron mêlé de sucre, ou toute autre chose qui soit au goût du pays et connue pour être douce, agréable et pure.
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Les amants peuvent aussi s’asseoir sur la terrasse du palais ou de la maison,pour y jouir du clair de lune et se livrer à une agréable conversation.À ce moment aussi, la femme étant couchée sur ses genoux, le visage tourné vers la lune, le citoyen lui montrera les différentes planètes, l’étoile du matin,l’étoile Polaire, et les sept Rishis ou la Grande Ourse.Ainsi finit l’union sexuelle.Le congrès est de différentes sortes, comme suit :
 
Congrès d’amour
Lorsqu’un homme et une femme qui s’aiment depuis un certain temps se trouvent enfin réunis après de Grandes difficultés ; ou lorsque l’un d’eux revient de voyage ; ou lorsqu’ ils se réconcilient après s’être séparés à la suite d’une querelle, leur congrès s’appelle le congrès d’amour. Il se pratique suivant la fantaisie des amants, et aussi longuement qu’il leur plaît.
 
Congrès d’amour subséquent
Lorsque 2 personnes se réunissent, leur amour mutuel étant encore dans l’enfance, leur congrès s’appelle le congrès d’amour subséquent.
 
Congrès d’amour artificiel
Lorsqu’un homme pratique le congrès en s’excitant lui même au moyen des 64 manières, telles que le baiser, etc… ou lorsqu’un homme et une femme ont commerce ensemble, quoique chacun d’eux aime une personne différente,leur congrès s’appelle congrès d’amour artificiel. En pareil cas, il faut employer tous les procédés et moyens indiqués par les Kama Shastra.
 
Congrès d’amour transféré
Lorsqu’un homme, du commencement à la fin du congrès, tout en opérant sur la femme, ne cesse de penser qu’il jouit d’une autre qui a son affection,cela s’appelle le congrès d’amour transféré.
Congrès à l’instar des eunuques
Le congrès entre un homme et une porteuse d’eau ou une servante de caste inférieure à la sienne, qui dure seulement jusqu’à ce que le désir soit satisfait,s’appelle congrès à l’instar des eunuques. On doit s’abstenir, dans ce cas,des attouchements extérieurs, des baisers et des diverses manipulations.
 
Congrès décevant
Le congrès entre une courtisane et un paysan, celui entre citoyens et villageoises ou femmes de banlieue s’appellent congrès décevant.
 
Congrès d’amour spontané
Le congrès entre 2 personnes attachées l’une à l’autre, et qui s’effectue au gré de leur fantaisie, s’appelle congrès d’amour spontané.Ainsi finissent les sortes de congrès.
 
Les querelles d’amour
 Nous allons parler maintenant les querelles d’amour.Une femme qui aime passionnément un homme ne peut souffrir d’entendre prononcer le nom de sa rivale, ni d’avoir aucune conversation à son sujet,ni d’être appelée de son nom par inadvertance. Si pareille chose arrive,alors commence une grande querelle : la femme pleure, se met en colère,agite sa chevelure, frappe son amant, tombe de son lit ou de son siège,et jetant à droite et à gauche guirlandes et ornements, s’étend de son long par terre.L’amant, alors, doit essayer de l’apaiser par des paroles conciliantes,et en même temps, il la relèvera avec précaution et la mettra sur son lit.Mais elle, sans répondre à ses questions, avec une colère toujours croissante,courbera la tête de son amant en tirant ses cheveux, et, après l’avoir frappé une fois, 2 fois, 3 fois sur les bras, la tête, la poitrine ou le dos,se dirigera vers la porte de la chambre.Suivant Dattaka, elle doit alors s’asseoir, l’air courroucé, près de la porte,et verser des larmes ; mais elle ne doit pas sortir, pour éviter de se mettre dans son tort.
 

Au bout d’un certain temps, lorsqu’elle juge que son amant a dit et fait tout ce qu’il pouvait pour se réconcilier, elle doit l’embrasser en lui faisant d’amers reproches, mais aussi en lui laissant voir un vif désir du congrès.Lorsque la femme est dans sa propre maison et qu’elle s’est querellée avec son amant, elle doit aller à lui et lui témoigner toute sa colère, puis le quitter. Mais ensuite, le citoyen lui ayant envoyé le Vita, le Vidushakaou le Pithamardal pour l’apaiser, elle doit revenir avec eux à la maison et passer la nuit avec son amant. Ainsi finissent les querelles d’amour.
En résumé
Un homme qui emploie les 64 moyens indiqués par Babhravya atteint son but et s’assure la jouissance d’une femme de la plus haute qualité. Il aura beau disserter savamment sur d’autres sujets, s’il ne connaît pas les 64 divisions,il n’obtiendra que peu d’estime dans l’assemblée des lettrés.Un homme, dépourvu d’autre savoir, mais bien au courant des 64 divisions,aura la prééminence dans toute société d’hommes et des femmes. Comment ne pas respecter les 64 parties si l’on considère qu’elles ont le respect des lettrés,des savants et des courtisanes ?C’est la raison de ce respect attaché aux 64 parties, du charme qu’elles possèdent et des mérites qu’elles ajoutent aux attraits naturels des femmes,que les Acharyas les appellent chères aux femmes.Un homme versé dans les 64 parties est chéri de sa propre femme,des femmes des autres et des courtisanes.
FIN